randriamanantenaTomA ENS CPN 09
randriamanantenaTomA ENS CPN 09
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Présenté Par :
MEMOIRE
DE L’ECOLE NORMALE
(CAPEN)
MEMBRES DU JURY :
A notre Juge,
Madame RASOLONJATOVO Haingo Harinambinina,
Titulaire du D.E.S.S. en Education et Formation des Adultes
D.E.A. en éducation multilinguisme,
Qui nous a fait l’honneur de vouloir juger notre travail.
A notre Rapporteur,
Docteur RAKOTONIAINA Jean-Baptiste,
Docteur en anthropologie appliquée au sport,
Maître de conférences et Enseignant Chercheur à l’ENS/E.P.S.,
Chef de département l’ENS/E.P.S.,
Qui nous a fait un grand honneur de diriger ce mémoire.
Qui ont constitué un groupe d’étude durant nos cinq années de scolarité dans le but
d’obtenir un meilleur résultat final pour le bien de tous.
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE LA RECHERCHE
1.1- Historique
1.2- Objet de la recherche
1.3- But de la recherche
1.4- Délimitation du sujet
DEUXIEME PARTIE : CADRE D’ETUDE ET POSITION DU PROBLEME
2.1- Analyse de l’activité judo
2.2- Les conceptions d’enseignement du judo
2.3- Situations
2.4- Formulation du problème
TROISIEME PARTIE : HYPOTHESE ET METHODOLOGIE
3.1-Support théorique
3.2- Méthodologie: Expérimentation
QUATRIEME PARTIE : CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES
4.1. Des contenus d’apprentissage du judo scolaire
4-2 Des directives opérationnelles sur l’application de l’algorithme des
tâches.
CONCLUSION
ANNEXES :
1. Bibliographie
2. Lexique des termes japonais
INTRODUCTION
Dans le monde, le Judo ne cesse de se développer en partant du terme Jiu-jitsu au Judo
conçu par Jigoro Kano et s’est réparti dans le monde où il est devenu le troisième art martial
le plus pratiqué derrière le Karaté et le Taekwondo. Il constitue la discipline la plus pratiquée
en France, devançant le Karaté et l’Aïkido et le quatrième sport des Français en 2007.
En éducation, on insiste surtout sur l’importance essentielle des A.P.S sur l’éducation
psychomotrice de l’enfant comme moyen d’exploration et de connaissance pour développer
ses capacités sensorielles et perspectives, mais aussi aider l’enfant à atteindre le stade de la
pensée opérationnelle concrète. En un mot, les A.P.S mettent en jeu les conduites motrices de
l’homme.
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L’A.P.S en tant qu’effet de civilisation et pratique sociale sert de moyen et de support
à l’E.P.S. On ne peut apprendre au débutant le geste du champion mais il faut connaître toutes
les opérations en jeu pour pouvoir l’enseigner d’où la nécessité de :
Par méthode, il faut entendre la manière rationnelle suivie par l’esprit pour arriver à la
connaissance ou à la démonstration d’une vérité. La méthode est alors subordonnée en
première approximation à la connaissance de la matière et des ressources disponibles chez
l’apprenant. Elle se présente comme un ensemble ordonné de manière logique, de principes,
de règles et d’&tapes permettant de parvenir à un résultat.
Aussi, faire la didactique, c’est gérer les trois moyens variables constitués de :
- la finalité
- la représentation du sujet
- le contenu
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PREMIERE PARTIE
I. PRESENTATION DE LA RECHERCHE
I.1- Historique :
L’histoire a commencé au VI siècle de notre ère sur une île du Japon. Un jour de
neige, un vieux médecin japonais médite en se promenant dans la nature. En observant les
branches des arbres, il s’aperçoit que les grosses branches se cassaient sous le poids de la
neige qui s’accumulait dessus tandis que les branches les plus fines, plus flexibles, se pliaient
et se dégageaient pour se redresser et reprendre aussitôt leur forme originale.
Le vieil homme comprit tout de suite tous les profits que l’on pouvait y tirer à savoir
la non résistance et l’esquive. Ainsi fut créé le principe fondamental du Jiu-Jitsu (Technique
de souplesse).
Doué d’une vive intelligence, d’une réelle énergie et d’une inlassable persévérance,
Maître Jigoro Kano s’est attaché à dégager les principes de base communs aux différentes
écoles. Ne gardant que le meilleur, repoussant le dangereux, il dépouilla le Jiu-Jitsu de tout
mystère et en fit le JUDO « voie de la souplesse » tel que nous le connaissons et le pratiquons
aujourd’hui.
Le judo est devenu un sport scolaire obligatoire et en 1919, le Kodokan est reconnu
comme une institution nationale.
En France, le judo apparaît dans les années 1930 mais il s’est développé surtout après
la 2ème guerre mondiale grâce aux actions de Maître KAWAISHI, Moshe FELDENKRAIS et
10
Paul BONNET-MAURY, président fondateur de la Fédération Française de Judo en
décembre 1946.
Le Judo est une méthode de combat de corps à corps à mains nues. Ses principes
fondamentaux sont l’efficacité maximale dans l’usage de la force aussi bien physique que
mentale mais aussi la prospérité et les bienfaits mutuels.
Jigoro KANO a conçu le Judo comme une forme idéale d’éducation physique : il ne
maltraite pas le corps mais contribue à sa santé et favorise un développement physique, moral
et harmonieux épousant les finalités de l’E.P.S.
Le judo ne doit pas être considéré comme un simple art martial dont l’objectif est
purement sportif. Il faut le voir un peu plus largement comme une discipline physique et
mentale à adapter dans la vie quotidienne. Son principe essentiel c’est de démontrer la
meilleure façon d’atteindre son objectif en faisant usage de l’efficacité maximale du corps et
de l’esprit et s’adapter au but que l’on poursuit.
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Le judo est donc un engagement, une recherche (DO) constante et un
perfectionnement continu, tant technique que physique et également moral pour pouvoir
appliquer ce même principe à la vie quotidienne. Ce qui nous amène vers une vie meilleure et
plus rationnelle.
Ce qui nous amène à proposer une nouvelle forme d’enseignement avec un contenu
réaliste du JUDO éducatif dont l’intérêt est de faire acquérir aux élèves un comportement
digne d’être appliqué dans la vie quotidienne grâce a l’adaptation rapide en situation de
combat. L’acquisition d’un tel comportement constitue le but de notre recherche.
Les plus jeunes judokas pratiquent leur sport de manière ludique grâce aux
entraînements sous forme de jeux proposés par l’entraîneur ou l’enseignant qui les aide à
prendre confiance en eux et à découvrir leur corps dans son évolution. De ce fait, nous allons
limiter notre travail sur l’adaptation rapide des élèves en situation de combat par le biais du
« KAKARI-GEIKO » dans le Judo éducatif.
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DEUXIEME PARTIE
II- CADRE D’ETUDE ET POSITION DU PROBLEME
Il en découle, par exemple, que le règlement ne saurait être seulement fixé pour des
raisons de sécurité (A.Barbot, 1989) car il définit un ensemble de contraintes imposant des
comportements spécifiques. La modification récente des dispositions concernant la dimension
des manches des judogis a apporté une preuve supplémentaire dans ce sens.
-L’absence d’incertitude liée au milieu de pratique (P. Parlebas, 1985) qui est une
surface adaptée de dimensions restreintes. La durée limite du combat est limitée à l’avance,
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-la présence d’un seul adversaire direct, face à face durant le temps du combat et
l’absence de tout partenaire,
Ainsi, un ensemble de règles protège les combattants (ne pas faire mal et unanimement
présenté comme « la règle d’or ») et détermine les modalités de pratique, définissant
notamment les moyens de gagner un combat.
II-1-1-2-Espace d’affrontement :
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Figure 1 : Travaux d’observation de J.P Adami et G. Couturier
« A la distance de lutte, la présence de l’autre s’impose par son impact sur le système
perceptif (vision déformée, rythme de sa respiration, odeur, chaleur,…)…Ces éléments
constituent ensemble les signes irréfutables d’une relation d’engagement avec un autre
corps ».
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II-1-2-Les modalités de préhension :
DEFENSE
Il est le premier élément défensif, il permet de maintenir l’adversa ire dans une posture
qui limite ses initiatives tout en prenant des informations en permanence, les mains jouant le
rôle de capteurs.
ATTAQUE
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-une fonction tonico-posturale : il permet la « mise en tension » correspondant à un
lien direct, ferme, et de conserver la disponibilité nécessaire au déclenchement de toute action
en réglant la distance d’affrontement et le placement relatif,
Pour A.Barbot (1988 notamment) et J.Badreau, A.Barbot (1991), « toutes les taches
motrices proposées en sport de combat de préhension (S.C.P) doivent présenter les caractères
suivants :
-deux sujets,
-dont la sécurité est assurée par un règlement spécifique que doit (doivent) faire
respecter un (ou plusieurs) arbitre(s) ».
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II-2-Les conceptions d’enseignement du Judo :
-comme une éducation physique (pour rendre le corps humain fort, sain et utile)
Le combat n’est pas, pour J. Kano l’objet principal de la méthode qu’il crée, mais
seulement l’une de ses racines, l’un de ses aspects .Le judo de J. Kano est la voie de
l’utilisation la plus efficace de l’esprit et du corps, un principe invariable pour réaliser au
mieux toutes choses dans tous domaines.
19
II-2-1-2-La méthode KAWAISHI :
La grande force de maître Kawaishi qui est un des disciples de kano, est d’avoir su
transposer et adapter les principes d’enseignement du judo japonais à la méthode occidentale.
Il a fondé sa propre méthode, la méthode kawaishi qui fut utilisée partout dans le monde.
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-YAKU-SOKU-GEIKO : dans le même esprit que le nage komi, cet exercice s’effectue
en déplacement permanent lors duquel tori profite d’opportunités pour lancer des attaques.
Uke chute à chaque fois, n’esquive ni ne bloque les attaques (sorte de randori d’étude).
-KAKARI-GEIKO : est une sorte de randori dans lequel on impose un thème, forme
d’entraînement où l’un attaque et l’autre se défend sans toutefois contrer son adversaire.
-RANDORI : se traduit par « entraînement libre », c’est une forme de combat souple,
dans lequel les deux sont partenaires plus qu’adversaires puisqu’ils doivent permettre à l’autre
de travailler. Il faut donc ne pas bloquer l’autre, tout en opposant une résistance modérée pour
simuler les conditions d’un combat.
II-3-Situations :
II-3-1-Théorie de la situation :
-Mais la physiologie posturale, dit que sous l’action d’une force déséquilibrante, le
corps n’est pas incliné. Au contraire, l’organisme a la capacité de compenser la force
perturbante par des mouvements, qui l’amène dans une attitude appropriée à la situation pour
stabiliser la posture fondamentale.
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L’intervention contrariante de l’adversaire vient non seulement de l’incertitude
de sa réaction, mais surtout à sa capacité à créer une composante de force autre que celle que
l’on veut lui imposer d’où le mécanisme d’adaptation.
Dans ce cas, la technique n’est pas applicable telle qu’elle est dans la situation de
combat réel. Il faut alors, amener l’adversaire dans une situation telle que l’application de
cette technique soit possible.
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Tableau 1 : Actions à mener selon les moyens et contraintes imposées
DEFENSE ATTAQUE
KUMI KATA +
POSTURE -
Les mouvements
complémentaires au tokui-
waza ne sont pas
KUMI KATA - quelconques : ils sont
choisis à partir du tokui-
POSTURE + waza pour répondre aux
situations où celui-ci
s’avère inopérant.
KUMI KATA -
POSTURE -
23
Selon cette corrélation, la tactique comprend 3 phases :
a).percevoir :
C’est en ce sens que le tokui waza est très important. C’est un référentiel d’analyse
de l’adversaire. En effet, selon la théorie des jeux, adapter des moyens à des fins n’a de sens
que par rapport à une règle. Les mouvements complémentaires au tokui waza ne sont pas
quelconques. Ils ont été travaillés pour répondre aux situations où le kumi kata et la posture
adverse sont inadéquats au déclenchement du tokui waza.
« Le judo a profondément évolué. Il est devenu en quelque sorte un sport adulte, grâce
au travail physique mais surtout aux recherches techniques. Désormais la technique répond à
une situation donnée alors qu’auparavant elle se composait d’un amas de connaissances. »
CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES :
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Tableau 2 : Postures à adopter en fonction des différentes circonstances rencontrées
KUMI KATA
PREFERENTIEL
PREFERENTIEELEL
KUMIKATA (-)
POSTURE (-) Kumi kata (+) Kumikata (+) Kumikata(-)
Posture (+) Posture (-) Posture (+)
FEINTES Changement
-combinaison de kumi kata
-confusion
CONTINUITE CONTINUITE
EN ATTAQUE CONTINUITE : EN ATTAQUE
ET EN ATTAQUE ET DEFENSE ET DEFENSE
DEFENSE
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II-4- FORMULATION DU PROBLEME
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TROISIEME PARTIE
III- HYPOTHESE ET METHODOLOGIE
III-1-Support théorique
Ces caractéristiques essentielles ne peuvent être assimilées qu’à travers des savoir
faire (techniques connues et répertoriées). Cependant, l’observation courante montre qu’il y a
un décalage entre l’équipement technique acquis et situation réelle.
Nous nous sommes interrogés s’il est possible d’établir le schéma de causalité (VON
NEUMANN et MORGENSTERN 1944) du combat réel.
Autrement dit, peut-on schématiser les conditions dans lesquelles les combattants
sont placés et énumérés les actions parmi lesquelles peuvent s’exercer le choix compte tenu
des moyens dont on dispose et des contraintes extérieures.
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III-1-2-Cadre structurel du traitement didactique du JUDO
éducatif :
a)-logique interne :
-La continuité immédiate du combat engendrée par l’enchaînement des attaques oblige
le combattant à organiser des stratégies d’actions offensives et défensives selon un plan
d’action, un projet (d’où l’importance de l’anticipation et de la prise de décision rapide en
fonction des représentations produites par la marque).
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III-1-3.Détérmination d’un contenu d’enseignement du judo
éducatif :
Intérêt :
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S’il cède Alors je le tire, pivote et MOROTE
O-SOTO
LEGENDE:
GB : Garde Basse
GH : Garde Haute
- Technique de fauchage
O-Soto-Gari
Ko-Uchi-Gari
O-Uchi-Gari
- Mouvement de hanche
G.H: Kubi-Nage
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• Combinaison / enchaînement
- Combinaison :
- Enchainement
GB (MOROTE) + Ko-Uchi-Gari
Déplacements spéciaux:
Latéral
3 Formes En diagonal
En cercle
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En effet, selon maître MUFIME 10e DAN : « L’adversaire n’est pas battu au moment
de la projection, mais bien avant, lorsqu’il a perdu l’initiative du combat »
C’est à partir de ces premiers principes du combat de préhension que l’on devrait
construire et élaborer le comportement adapté des élèves dans un cycle optimal de
l’enseignement du Judo en milieu scolaire.
Pour mieux caractériser notre recherche, voici un tableau montrant les programmes
détaillés de chaque séance (tableau 4).
SUMO Toho-body
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3 Apprentissage des techniques Garde basse : UKI GOSHI
UKI GOSHI et KUBI NAGE Garde haute : KUBI NAGE
O-GOSHI- MOROTE +
a) Se determiner: MOROTE
KAKARI-GEIKO
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III-2-1-2- Procédés pédagogiques utilisés
• Schéma de principe
Simple
Général
Particulier
Complexe
III-2-1-3 Déroulement:
• Choix de la population:
L’un G.T destiné à apprendre quelques techniques pour les amener à un combat,
l’autre G.E appliquant également le KaKari.Geiko avec quelques techniques jusqu’au combat.
On a pris ici des élèves débutants.
• Durée de l’apprentissage
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Nous avons alors pris un cycle de 12 séances et disposons d’1 heure et demie par
séance pour chaque groupe.
Avant l’élaboration du programme, nous avons demandé aux élèves de remplir des
fiches individuelles. Elles visent à réunir des données concernant la performance et surtout le
poids des élèves afin de bien équilibrer ces données.
Distribution des groupes et poids : Le tableau ci-dessous montre la liste des élèves du
G.E et du G.T ainsi que les catégories de poids qui sont de -35Kg, -40 Kg, +40 Kg qui nous
seront utiles pendant le combat final.
GROUPES GROUPES
POIDS SEXE
EXPERIMENTAUX (G.E) TEMOINS (G.T)
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Après avoir effectué les onze séances d’apprentissage et d’expérimentation lors de
cette recherche, la douzième et dernière séance est conçue pour la compétition ou test final
afin d’estimer et de vérifier l’efficacité de l’étude expérimentale.
Ce contrôle final a pour but de vérifier grâce aux résultats obtenus, l’efficacité de
l’apprentissage. Ce test a été fait le 20 Septembre 2009 et nous nous sommes limités au
combat debout, ce qui nous a permis d’obtenir les résultats suivants :
POIDS GAGNANTS
Nous pouvons constater d’après le tableau que le nombre de victoire du G.E est
proportionnel par rapport à celui du G.T. Nous pouvons affirmer que l’enseignement du
JUDO reçu par le G.E avec l’application du K.K Geiko est plus important que celui reçu par
le G.T qui est basé sur l’application des techniques de combat.
Par contre, en se familiarisant avec le combat, le G.T a quand même acquis le sens du
combat mais n’arrive pas à contrôler l’action et la réaction adverses.
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QUATRIEME PARTIE
IV- CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES
Pour perfectionner le Kakari-Geiko dans cette recherche, nous avons proposé quelques
contenus d’apprentissage du Judo scolaire et des directives opérationnelles sur l’application
de l’algorithme des tâches.
Pour être efficace, le combattant doit maîtriser les trois éléments indissociables de
l’action :
le contrôle
le déplacement relatif
Dans notre analyse de la logique interne de l’activité, nous avons insisté sur les rôles
essentiels attribués aux contrôles. Pour projeter, renverser, amener sur le dos, immobiliser, le
contrôle est au cœur de l’action, du simple contact au contrôle, véritable « outil de
précision » :
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Figure 2 : Les différents contrôles initiaux (N°1 à N°4)
40
Figure 3 : Les différents contrôles intermédiaires (N°5 à N°10)
41
Figure 4 : Les différents contrôles dominants (N°11 à N°14)
42
Figure 5 : Les différents contrôles finaux (N°15 à N°20)
43
• P.O n° 2 : Principe du placement/Déplacement d’action
optimale
Rappelons que « les règles d’actions définissent les conditions à respecter et les
éléments à prendre en compte pour que l’action soit efficace » (J.F Grehaigne et Coll., 1988).
Sur ceux, l’ensemble des règles d’actions s’articule autour des trois pôles en
interaction que nous avons déjà évoqués :
- Le contrôle
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Les principes opérationnels ci-dessus pourrons se traduire par :
Quelles règles d’action appliquer avec les trois composantes que nous venons de
définir ? Elles sont au nombre de trois et conditionnent la réussite :
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Tous les principes proposés sont dépendants de cette réaction dialectique.
Pour cela, il faut prendre l’initiative du contrôle et des actions afin de créer les
conditions favorables à une séquence d’attaque (ou reconstruire sa « ligne de défense » selon
l’expression de P. Albertini, 1983-1984) dans une continuité du rapport de gestion de force
afin de prendre l’avantage sur l’adversaire (obtenir des résultats techniques comptabilisés à la
marque). Ce premier principe et les applications qui en résultent déterminent une approche
pédagogique centrée sur la création, l’activité exploratoire.
46
réactif. Il peut être rattaché au concept japonais du « ju ». Il s’agit de profiter de l’initiative
adverse et d’utiliser, en fonction des informations prélevées, des schémas moteurs internes
acquis dans l’intentionnalité.
Pour vaincre l’adversaire, il faut créer un rapport de force favorable qui passe par :
- L’établissement d’un contrôle dominant (même
momentanément),
Pour être efficace, il est préférable (plus économique, plus rentable) d’attaquer les
points faibles de l’adversaire, qu’ils soient crées par une réaction ou « données » par
l’opposant.
Ceci implique trois types de compétences déterminant l’habilité motrice (J-P Famose,
1985).
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- Prise d’information, repérage des indices pertinents,
A notre sens, appartiennent aux principes de gestion à la fois ceux qui sont
spécifiques à l’activité (cf M.Brousse, 1994) et ceux qui présentent une forte transversalité,
c'est-à-dire qui sont applicables à la pratique sportive au sens le plus large (cf A. Hebrard et C
Pineau, 1994).
48
- Dans le rôle de projeteur, assurer le déroulement du corps
projeté,
Il s’agit ici de donner et surtout de faire vivre des principes de gestion applicables à
l’ensemble des pratiques physiques :
Hiérarchisation des tâches, chronologie des tâches pour réaliser une projection :
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3) Réglage du pré action, ces trois tâches sont fortement dépendantes des
tâches informationnelles,
Les contrôles, points d’appuis sur l’opposant, sont les lieux privilégiés d’une lutte pour
l’obtention de la prédominance dans le couple mécanique, le lieu central de l’opposition ou
« première ligne ». C’est ici que s’illustre le principe d’action n°1 ou principe dialectique : »
Poser des problèmes à l’opposant/ résoudre les problèmes posés par l’opposant ».
50
IV-2-2- De la notion d’algorithme des tâches dans l’apprentissage du
Judo
51
CONCLUSION
Tout au long de ce travail, pour l’analyse de l’activité comme pour les propositions
pratiques, nous avons poursuivi un double objectif :
Contrôle,
Placement/déplacement d’action,
Leur rapprochement,
Nous avons volontairement insisté sur les créations de situation car leur apprentissage
permet de donner du sens à l’action. Les situations d’apprentissage sont dès lors référées à un
objectif de formation pour l’intervenant et à une intentionnalité, une logique de l’action qui va
de la saisie initiale à la projection ou au contrôle final pour l’élève ;
53
ANNEXES
1. BIBLIOGRAPHIE
A. Ouvrages :
ADAMI (J.-P.), COUTURIER (G), Une approche nouvelle du judo de haut niveau, Paris,
Editions Sport et Plein air, 1977.
ALBERTINI (P.), Pour une pratique et une pédagogie de l’opposition codifiée, Judo,
1983.n°59, p. 37-39.
BADREAU (J.), BARBOT (A.), Sport de combat de préhension en EPS, Publication de
l’AEES, 1990, p.124-133.
BARBOT (A.), Sport de combat de Préhension au collège, Marseille, SNEP, Académie
d’Aix-Marseille, 1986.
COLLINET (S.), Algorithme et EPS. Un exemple : les sports de combat de préhension, Revue
EPS, 1992, n°237, p.25-28.
FAMOSE (J.-P.), L’habileté motrice : analyse et enseignement, revue STAPS, 1985, n° 12,
vol.6, p. 31-48.
HALL (E.T.), Le langage silencieux, Paris, Editions du Seuil, 1984.
HEBRARD ‘A.), PINEAU (C.), Schéma directeur du programme d’EPS, Revue EPS, 1994,
n°247, p.49-54.
PARELBAS (P.), Dynamique de l’interaction et de la commmunication motrice dans les
activités physiques et sportives, Recherches en activités physiques et sportives, 1985, n°1, p.9-
29.
TERRISSE (A.), Sport de combat – Pour un enseignement dialectique, Revue EPS, 1991,
n°229, p.23-26.
B. Mémoire :
RASOLONJATOVO (H.H.), Essai de mise en place d’une stratégie de formation pour
l’amélioration de la conduite motrice des élèves de 13-15 ans à propos du Karaté éducatif,
2000.
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2. LE LEXIQUE DU JUDOKA
A
Anza Assis en tailleur.
Arashi Tempête
Ashi Pied ou jambe.
Ashi-waza Ensemble des techniques de jambes ou de pieds.
Atemi Coup à main nue
Ate-waza Ensemble des techniques de coups frappés sur les points vitaux.
Ayumi Marche, pas
Ayumi ashi Déplacement glissé naturel. Ce déplacement est utilisé comme un
pas normal mais en glissant les pieds au sol¨
B
Barai Balayé comme dans De ashi barai. Lorsqu’il est utilisé en début de mot se
dit Harai.
Budo Terme général utilisé pour tous les arts martiaux japonais.
Bushido La voie du Guerrier, c'est le code d'honneur des samuraï
Budo Ensemble des arts martiaux
C
Chui Pénalité pour faute sérieuse ou pour cumule de petite faute, valant un
Yuko pour l’adversaire.
D
Dan (du 1er au 10ème) niveau, degré de grade pour les ceintures noires. En
Suisse, les examens de dan se font sur un programme et un règlement
établi par la fédération et avec des experts nationaux.
Do La voie, également méthode, principe ou doctrine.
Dojo Littéralement lieu où l’on étudie la voie. Salle d’entraînement.
Do chu no sei Maxime : plus on se déplace rapidement plus on doit être concentré,
mieux on est concentré et mieux on maîtrise Uke.
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E
Ebi La crevette
Ei sho ji Temple shintoïste de Tokyo lieu du 1er Kodokan en 1882.
Empi Le coude
Eri Revers
F
Fusen gashi Victoire par forfait
G
Gashi La victoire
Gaeshi Renverser
Garami Tordre, enrouler
Gari Fauchage
Gake Accrochage
Gatame Contrôle (également katame)
Gi Vêtement
Go 5
Go-kyo Les cinq groupes d’enseignement des nage-waza du Kodokan. Il fut
établit en 1885 et modifié en 1920 par Kano lui-même et est resté tel quel
jusqu’à maintenant.
Goshi Hanche (également koshi)
Go-no-sen Contrer une initiative
Guruma La roue
H
Hadaka Nu
Hajime Commencez !
Hano-Rhi Pionnier du judo Suisse. (cf. historique).
Hansoku-make Pénalité pour faute très grave ou cumule de faute valant un Ippon pour
l’adversaire.
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Hantai Décision en fin de combat si les combattants ont le même nombre de
points.
Hara Ventre
Haraï Fauchage (également barai)
Hidari Gauche
Hikite La main qui tire.
Hikkiwake Egalité
Hizza Genou
Hon Fondamental, de base
I
Ippon-Shobu Compétition qui se termine obligatoirement par un Ippon.
Idori A genoux
Ippon Point maximum, il termine le combat comme un KO. Valeur 10 points.
Ippon Gashi Victoire par ippon
J
Jikan Temps d’arrêt du Chrono en compétition.
Jime Etranglement, étrangler (également shime)
Jiu-jitsu Ancienne forme du Judo d’où Kano tira sa méthode.
Joseki Place d’honneur, là où se trouve l’examinateur (aussi dit shômen).
Judo Voie de la souplesse. Art martial développé par Jigoro Kano à partir de
1882.
Judo-gi Kimono de Judo
Judoka Pratiquant du judo
Juji Croisé, en forme de croix
Juji 10
Ju-no-kata Kata du Kodokan : Formes de souplesses ou céder pour mieux vaincre,
datant environ de 1887.
58
K
Kashi La victoire (également Gashi)
Kake Exécuter, l’une des 4 phases du mouvement, celle ou Tori exécute
l’action qui provoquera la chute de Uke.
Kakari geiko Forme d'entraînement ou l'un attaque et l'autre défend
Kami Haut
Kake-ji-ai Un seul combattant qui rencontre plusieurs adversaires 5, 7 ou 10.
Kata Formes. Le kata est une façon de travailler avec des mouvements imposés
en opposition au Randori qui est l’exercice libre.
Kachi-nuki-ji-ai Forme de combat par équipe où le vainqueur rencontre le suivant de
l’équipe adverse.
kaeshi Contrer
Kaeshi-waza Techniques de contre prises.
Kano Jigoro (1860-1938) Fondateur du Judo né à Mikage et décédé sur le bateau
Hikkawa-maru qui le ramenait d’un voyage en Europe. Fonda le Kodokan
en 1882.
Kansetsu Luxation.
Kansetsu-waza Ensemble des techniques de luxations.
Katame-waza Ensemble des techniques de contrôle.
Keikoku Pénalité pour faute grave ou fautes répétées valant un Waza-ari pour
l’adversaire.
Ken-ken Appuyer sur un mouvement en insistant. Par ex. uchi mata.
Kiken Abandon
Kiken Gashi Victoire par abandon
Kime Décision
Kito-ryu Méthode je ju-jitsu pratiquée par Kano et dont il s’inspira pour le Judo. Il
en tira notamment le koshiki no kata.
Ko Petit
Kodokan Nom de l’école de Kano. Existe encore aujourd’hui à Tokyo (endroit où
l’on étudie la voie).
Koka Le plus petit avantage valant 3 points.
Koshi Hanche (également goshi)
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Koshi-waza Ensemble de toutes les techniques de hanches.
Kuatsu Techniques de réanimation japonaises.
Kumi Prendre, saisir.
Kumi-kata Forme de saisies du judo-gi.
Kuzushi Le déséquilibre. Une des 4 phases d’un mouvement. On distingue 8
principales directions de déséquilibre (happo no kozushi).
Kyo Groupe
Kyu Du 5ème au 1er classement de grades avant la ceinture noir (dan) marron =
1er, bleu = 2ème, vert = 3ème, orange = 4ème, jaune = 5ème.
M
Mae En avant, de Face
Maitta Abandon en frappant le tatami ou l’adversaire de la main ou en criant
maitta.
Make La défaite.
Makki-komi Projeter en enroulant
Matte Arrêtez !
Ma sutemi Waza Techniques de sacrifices de face
Migi Droite
Morote A deux mains
Nage Projection
Nage-waza Ensemble de toutes les techniques de projection.
Ne-waza Ensembles de toutes les techniques se pratiquant au sol.
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O
O Grand : par ex. O soto gari = grand fauchage extérieur
Obi Ceinture
Osaekomi Immobilisation, en arbitrage signifie que l’immobilisation compte.
Osaekomi-waza Ensembles des techniques d’immobilisation.
R
Randori Exercice libre forme d’entraînement du combat sans arbitre ni vainqueur
ni perdant.
Rei Le salut. Deux formes sont utilisées couramment, le salut debout ritsu-rei
et le salut à genou le za-rei.
Renraku Enchaîner
Renraku-waza Techniques de combinaisons aussi appelées enchaînements.
Ryu Ecole, Méthode
Ryote A deux mains
S
Sabaki Esquiver, trouver
Sensei Le maître, le professeur.
Shiai Compétition
Shiai-jo Surface de compétition
Shido Pénalité valant un koka pour l’adversaire.
Shi-han Le Maître par exemple Kano shi-han.
Shime Etrangler
Shime-waza Ensemble de toutes les techniques d’étranglement.
Shissei Postures.
Sode Manche : par ex. Sode tsurikomi goshi = faire tsurikomi goshi en tenant la
manche
Sogo Gashi Victoire par combinaison
Sonomama Ne bougez plus ! Pour arrêter les combattants sans qu’ils se lâchent.
Soremade C’est la fin du combat ou de l’exercice.
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Soto Extérieur : par ex. O soto gari = grand fauchage extérieur
Sukui Cueillir à l’épuisette (sukui nage = projeter en cueillant)
Sutemi Sacrifice
Sutemi-waza Technique de sacrifice.
Tachi Debout
Tachi-waza Ensemble de toutes les techniques de judo qui se pratiquent debout.
Tai Corps
Tai-sabaki Déplacement du corps par un pas circulaire en pivot sur le pied d’appuis.
(lit. esquive du corps)
Tandoku-renshu Exercices d’entraînement se pratiquant seul.
Tanto Couteau
Tatami Tapis de Judo
Te Main
Te-waza Ensemble de toutes les techniques de bras ou de mains.
Toketa Fin de l‘immobilisation, elle n’est plus valable.
Tokui-waza Mouvement favori ou spéciale.
Tomoe Tourbillon
Tori Celui qui exécute.
Tsugi-ashi Marche en pas chassés.
Tsukuri Action préparatoire du mouvement, le déplacement. 1ère des 4 phases
d’un mouvement.
Tsuri-gane Testicules
U
Uchi-komi Exercices de répétition des entrées d’un mouvement ayant pour but de
l’automatiser.
Uke Celui qui subit l’exercice de Tori.
Ukemi La chute, ou technique de chute. Développé par Kano pour rendre
supportable l’étude des nage-waza. On distingue 4 formes d’Ukemi :
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Ushiro-ukemi : Chute arrière
Yoko-ukemi : Chute de côté
Mae-ukemi : Chute avant
Mae-mawari-ukemi : Chute avant roulée.
W
Waza Techniques
Waza-ari Avantage de valeur 7 points, presque Ippon. Deux Waza-ari valent un
Ippon.
Y
Yaku-soku-geiko Forme d’entraînement libre mais sans résistance ou selon convention
préalable (promesse).
Yoshi Reprenez ! Après un Sonomama.
Yoko Coté, de coté.
Yoko sutemi waza Techniques de sacrifice latérale
Yudansha Porteur de dan.
Yuko Avantage d’une valeur de 5 points entre le koka et le waza-ari.
Yusei gashi Victoire par supériorité
Z
Zarei Salut agenouillé.
Zori Sandales japonaises en paille de riz.
Zubon Pantalon.
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3. LA LISTE DES FIGURES ET TABLEAUX :
Les figures :
Les tableaux :
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RESUME
Titre de la mémoire : « L’enseignement des sports de combat de préhension en milieu scolaire »
Auteur : Tom Antsa RANDRIAMANANTENA
Nombre de pages : 52 pages
Nombre de tableaux : 6
Nombre de figures : 5
Résumé : L’éducation physique a été basée sur l’enseignement sportif depuis un certain temps à
Madagascar. Dans l’esprit des gens, que ce soit de simple citoyen ou même des enseignants en
Education Physique et Sportive, l’éducation physique équivalait à sport.
De nos jours, quelques précisions méritent d’être mises en exergue. L’orientation actuelle de l’Education
Physique et Sportive exige un enseignement centré sur l’élève mais non plus sur la matière dans le but
de développer à la fois, la personnalité de l’enfant, de l’adolescent, des jeunes et leur épanouissement
physique, intellectuel et moral.
Le JUDO est conçu comme la forme idéale en éducation physique : sa pratique même en étant un sport
de combat, ne maltraite pas le corps mais contribue par contre à sa santé et favorise un développement
physique et moral harmonieux.
L’analyse de l’activité JUDO ainsi que ses contenus d’apprentissage en milieu scolaire, aident
l’enseignant non expert, à exprimer et élaborer un plan d’enseignement raisonnable en matière de JUDO
éducatif.
Mots clés : Réaction, contrôle, sport duel, préhension, préaction, perception, situation.
Directeur de mémoire : Docteur Jean Baptiste RAKOTONIAINA
Adresse de l’auteur : Lot V J 7 bis C Ambohimiandra – ANTANANARIVO 101