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randriamanantenaTomA ENS CPN 09

Ce mémoire présente une recherche sur l'enseignement des sports de combat, spécifiquement le judo, dans le milieu scolaire à Madagascar. Il met en lumière l'importance d'une approche éducative adaptée pour développer les compétences physiques et mentales des élèves, tout en soulignant les défis rencontrés dans l'enseignement actuel. L'objectif est de proposer une méthode d'enseignement réaliste et efficace qui favorise l'apprentissage et l'application des techniques de judo dans la vie quotidienne.

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Ce mémoire présente une recherche sur l'enseignement des sports de combat, spécifiquement le judo, dans le milieu scolaire à Madagascar. Il met en lumière l'importance d'une approche éducative adaptée pour développer les compétences physiques et mentales des élèves, tout en soulignant les défis rencontrés dans l'enseignement actuel. L'objectif est de proposer une méthode d'enseignement réaliste et efficace qui favorise l'apprentissage et l'application des techniques de judo dans la vie quotidienne.

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Présenté Par :

RANDRIAMANANTENA Tom Antsa


UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
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ECOLE NORMALE SUPERIEURE


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CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE

EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE


xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

L’ENSEIGNEMENT DES SPORTS DE COMBAT


DE PREHENSION EN MILIEU SCOLAIRE

MEMOIRE

POUR L’OBTENTION DU CERTIFICAT D’APTITUDE PEDAGOGIQUE

DE L’ECOLE NORMALE

(CAPEN)

Présenté et soutenu publiquement le 23 octobre 2009

Par : RANDRIAMANANTENA Tom Antsa

Né le 13 novembre 1983 à Soavinandriana Antananarivo 101

MEMBRES DU JURY :

Président : Professeur RAMAMBAZAFY Ralainony Jacques (FLSH)

Juge : Madame RASONJATOVO Haingo Harinambinina (E.N.S.)

Rapporteur : Docteur RAKOTONIAINA Jean-Baptiste (E.N.S.)


REMERCIEMENTS
A notre Président du Jury,
Professeur RAMAMBAZAFY Ralainony Jacques (FLSH)
Docteur d’état, chargé de cours des sciences sociales à l’ENS/EPS qui nous a fait
l’insigne honneur de présider le jury de ce mémoire.

A notre Juge,
Madame RASOLONJATOVO Haingo Harinambinina,
Titulaire du D.E.S.S. en Education et Formation des Adultes
D.E.A. en éducation multilinguisme,
Qui nous a fait l’honneur de vouloir juger notre travail.

A notre Rapporteur,
Docteur RAKOTONIAINA Jean-Baptiste,
Docteur en anthropologie appliquée au sport,
Maître de conférences et Enseignant Chercheur à l’ENS/E.P.S.,
Chef de département l’ENS/E.P.S.,
Qui nous a fait un grand honneur de diriger ce mémoire.

Aux membres de la grande famille de l’E.N.S,


Les enseignants dans le C.E.R./E.P.S.
Les responsables administratifs et techniques

A tous les étudiants de la Promotion VAIKA,

Qui ont constitué un groupe d’étude durant nos cinq années de scolarité dans le but
d’obtenir un meilleur résultat final pour le bien de tous.

A ma Femme et à mon Fils,


A mes Parents, à mon Frère et à mes Sœurs,
Qui n’ont jamais cessé de m’encourager et de m’octroyer des soutiens affectifs et
moraux.

A tous ceux qui, de près ou de loin, m’ont aidé,


Je vous serai éternellement reconnaissant !
SOMMAIRE

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE LA RECHERCHE
1.1- Historique
1.2- Objet de la recherche
1.3- But de la recherche
1.4- Délimitation du sujet
DEUXIEME PARTIE : CADRE D’ETUDE ET POSITION DU PROBLEME
2.1- Analyse de l’activité judo
2.2- Les conceptions d’enseignement du judo
2.3- Situations
2.4- Formulation du problème
TROISIEME PARTIE : HYPOTHESE ET METHODOLOGIE
3.1-Support théorique
3.2- Méthodologie: Expérimentation
QUATRIEME PARTIE : CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES
4.1. Des contenus d’apprentissage du judo scolaire
4-2 Des directives opérationnelles sur l’application de l’algorithme des
tâches.
CONCLUSION
ANNEXES :
1. Bibliographie
2. Lexique des termes japonais
INTRODUCTION
Dans le monde, le Judo ne cesse de se développer en partant du terme Jiu-jitsu au Judo
conçu par Jigoro Kano et s’est réparti dans le monde où il est devenu le troisième art martial
le plus pratiqué derrière le Karaté et le Taekwondo. Il constitue la discipline la plus pratiquée
en France, devançant le Karaté et l’Aïkido et le quatrième sport des Français en 2007.

A Madagascar, dans les deux seuls établissements où se pratique le Judo, l’éducation


générée par les professeurs d’E.P.S est absente. En effet, le Judo dans ces deux établissements
est enseigné par des maîtres dont le seul but est de former des experts sans se soucier de la
base fondamentale éducative interne qu’aurait apportée un spécialiste en E.P.S.

D’après le discours du président de la Fédération Malgache d’Athlétisme : « Les


professeurs d’E.P.S à l’école doivent s’acquitter de leur rôle et de leur devoir vis-à-vis du
sport, c'est-à-dire enseigner et apprendre les bases des disciplines sportives… ».

Si on se réfère à l’arrêté 3176/94 fixant le contenu du programme de l’E.P.S à


Madagascar dans les niveau I, II, II, les finalités de l’E.P.S visent la formation pour le
développement de la personnalité de l’enfant, de l’adolescent et des jeunes, ainsi que leur
épanouissement physique, intellectuel et moral.

En éducation, on insiste surtout sur l’importance essentielle des A.P.S sur l’éducation
psychomotrice de l’enfant comme moyen d’exploration et de connaissance pour développer
ses capacités sensorielles et perspectives, mais aussi aider l’enfant à atteindre le stade de la
pensée opérationnelle concrète. En un mot, les A.P.S mettent en jeu les conduites motrices de
l’homme.

7
L’A.P.S en tant qu’effet de civilisation et pratique sociale sert de moyen et de support
à l’E.P.S. On ne peut apprendre au débutant le geste du champion mais il faut connaître toutes
les opérations en jeu pour pouvoir l’enseigner d’où la nécessité de :

- déterminer le contenu ou es système de savoir et de connaissance à


transmettre,

- construire les situations d’un apprentissage c'est-à-dire définir les tâches


à proposer par l’aménagement du milieu et proposer des consignes qui traduisent les
intentions.

- déterminer les critères et les procédés d’évaluation.

La didactique se présente comme l’étude de la technique et de la méthode


d’enseignement.

Par méthode, il faut entendre la manière rationnelle suivie par l’esprit pour arriver à la
connaissance ou à la démonstration d’une vérité. La méthode est alors subordonnée en
première approximation à la connaissance de la matière et des ressources disponibles chez
l’apprenant. Elle se présente comme un ensemble ordonné de manière logique, de principes,
de règles et d’&tapes permettant de parvenir à un résultat.

Aussi, faire la didactique, c’est gérer les trois moyens variables constitués de :

- la finalité

- la représentation du sujet

- le contenu

Où l’éducateur est amené à inventer.

8
PREMIERE PARTIE
I. PRESENTATION DE LA RECHERCHE

I.1- Historique :

L’histoire a commencé au VI siècle de notre ère sur une île du Japon. Un jour de
neige, un vieux médecin japonais médite en se promenant dans la nature. En observant les
branches des arbres, il s’aperçoit que les grosses branches se cassaient sous le poids de la
neige qui s’accumulait dessus tandis que les branches les plus fines, plus flexibles, se pliaient
et se dégageaient pour se redresser et reprendre aussitôt leur forme originale.

Le vieil homme comprit tout de suite tous les profits que l’on pouvait y tirer à savoir
la non résistance et l’esquive. Ainsi fut créé le principe fondamental du Jiu-Jitsu (Technique
de souplesse).

Doué d’une vive intelligence, d’une réelle énergie et d’une inlassable persévérance,
Maître Jigoro Kano s’est attaché à dégager les principes de base communs aux différentes
écoles. Ne gardant que le meilleur, repoussant le dangereux, il dépouilla le Jiu-Jitsu de tout
mystère et en fit le JUDO « voie de la souplesse » tel que nous le connaissons et le pratiquons
aujourd’hui.

Dès 1885, le Kodokan, sous la direction de Jigoro Kano, enseignait la méthode du


judo jusqu’à nos jours.

Le judo est devenu un sport scolaire obligatoire et en 1919, le Kodokan est reconnu
comme une institution nationale.

En France, le judo apparaît dans les années 1930 mais il s’est développé surtout après
la 2ème guerre mondiale grâce aux actions de Maître KAWAISHI, Moshe FELDENKRAIS et

10
Paul BONNET-MAURY, président fondateur de la Fédération Française de Judo en
décembre 1946.

Le judo fut introduit à Madagascar en 1949 par un adjudant chef de l’armée


française appelé NEVOT. Le tout premier Dojo a été installé à Antananarivo.

I.2- Objet de la recherche :

Le Judo est une méthode de combat de corps à corps à mains nues. Ses principes
fondamentaux sont l’efficacité maximale dans l’usage de la force aussi bien physique que
mentale mais aussi la prospérité et les bienfaits mutuels.

Le judo vise au développement du corps et à l’entraînement aux différentes formes


d’attaque et de défense.

Jigoro KANO a conçu le Judo comme une forme idéale d’éducation physique : il ne
maltraite pas le corps mais contribue à sa santé et favorise un développement physique, moral
et harmonieux épousant les finalités de l’E.P.S.

I.3- But de la recherche :

Le judo ne doit pas être considéré comme un simple art martial dont l’objectif est
purement sportif. Il faut le voir un peu plus largement comme une discipline physique et
mentale à adapter dans la vie quotidienne. Son principe essentiel c’est de démontrer la
meilleure façon d’atteindre son objectif en faisant usage de l’efficacité maximale du corps et
de l’esprit et s’adapter au but que l’on poursuit.

11
Le judo est donc un engagement, une recherche (DO) constante et un
perfectionnement continu, tant technique que physique et également moral pour pouvoir
appliquer ce même principe à la vie quotidienne. Ce qui nous amène vers une vie meilleure et
plus rationnelle.

Ce qui nous amène à proposer une nouvelle forme d’enseignement avec un contenu
réaliste du JUDO éducatif dont l’intérêt est de faire acquérir aux élèves un comportement
digne d’être appliqué dans la vie quotidienne grâce a l’adaptation rapide en situation de
combat. L’acquisition d’un tel comportement constitue le but de notre recherche.

I-4- Délimitation du sujet :

Les plus jeunes judokas pratiquent leur sport de manière ludique grâce aux
entraînements sous forme de jeux proposés par l’entraîneur ou l’enseignant qui les aide à
prendre confiance en eux et à découvrir leur corps dans son évolution. De ce fait, nous allons
limiter notre travail sur l’adaptation rapide des élèves en situation de combat par le biais du
« KAKARI-GEIKO » dans le Judo éducatif.

Ainsi, il ne s’agit plus d’enseigner une ou plusieurs techniques, mais surtout


développer des aptitudes spécifiques de chacun face à l’adversaire en usant de sa décision
motrice.

12
DEUXIEME PARTIE
II- CADRE D’ETUDE ET POSITION DU PROBLEME

II-1-Analyse de l’activité Judo :

Rappelons que chaque APS porteuse de contraintes spécifiques impose un type de


comportement, de communication qui lui est propre. Pour identifier ce système de contraintes,
Pierre Parlebas (1991) précise « avoir proposé, il y a une vingtaine d’années, le concept de
logique interne des situations motrices … Les traits de logique internes ne se rapportent pas
exclusivement au système objectif de l’activité, ni exclusivement aux particularités
subjectives de l’acteur : plus subtilement ils témoignent de l’interaction entre l’acteur et le
système…Le rapport au temps, à l’adversaire permet de conjuguer ces deux pôles
indissociables : le joueur qui joue et le jeu auquel il joue. » Nous serons amenés à nous
positionner clairement sur les traits essentiels à prendre en compte quant à la logique interne
de l’activité Judo.

Il en découle, par exemple, que le règlement ne saurait être seulement fixé pour des
raisons de sécurité (A.Barbot, 1989) car il définit un ensemble de contraintes imposant des
comportements spécifiques. La modification récente des dispositions concernant la dimension
des manches des judogis a apporté une preuve supplémentaire dans ce sens.

II-1-1-La notion de duel :

II-1-1-1- Les caractéristiques du duel en combat :

Le duel est caractérisé par :

-L’absence d’incertitude liée au milieu de pratique (P. Parlebas, 1985) qui est une
surface adaptée de dimensions restreintes. La durée limite du combat est limitée à l’avance,

14
-la présence d’un seul adversaire direct, face à face durant le temps du combat et
l’absence de tout partenaire,

-la codification : pour R. Pfister (1986), « chaque pratique est, en substance, la


codification de la manière dont il est permis de dominer l’adversaire » (pris dans le sens
d’agir sur lui, de l’agresser).Cette conception prend un relief tout particulier en Judo
(motricité contrariée).

Ainsi, un ensemble de règles protège les combattants (ne pas faire mal et unanimement
présenté comme « la règle d’or ») et détermine les modalités de pratique, définissant
notamment les moyens de gagner un combat.

II-1-1-2-Espace d’affrontement :

Selon ( J.P.Adami et G. Couturier, 1977 ), l’espace d’affrontement « se définit par le


volume englobant la totalité du couple, avec comme base inférieure la surface des quatre
appuis au sol, et comme base supérieure la surface passant par les quatre saisies du kimono ».
P.Parlebas (1981) utilise le concept de distance de garde pour qualifier « la distance
d’affrontement moteur séparant les deux adversaires d’un duel ludo-sportif au moment qui
précède immédiatement l’acte offensif de l’un d’entre eux ».

Nous utilisons ci-dessous la figuration relevée dans les travaux d’observation de


J.P.Adami et G.Couturier (1977) (figure1).

15
Figure 1 : Travaux d’observation de J.P Adami et G. Couturier

Cet espace, ou volume, peut être décrit comme


un cône tronqué dont le diamètre du haut est fait
de la chaîne liant bras et épaules des opposants
(chaîne cinématique horizontale ), et celui du
bas dont la circonférence passe par les quatre
appuis.

L’espace d’affrontement interpénétré, la


possibilité d’agir directement sur le corps de
l’opposant dans la perspective de le maîtriser
impliquent une lutte corps à corps réduisant la distance d’affrontement au point d’aboutir au
contact. E.T.Hall (1971) qualifie la distance de combat de « distance intime » :

« A la distance de lutte, la présence de l’autre s’impose par son impact sur le système
perceptif (vision déformée, rythme de sa respiration, odeur, chaleur,…)…Ces éléments
constituent ensemble les signes irréfutables d’une relation d’engagement avec un autre
corps ».

16
II-1-2-Les modalités de préhension :

Le Judo, en raison même de la terme originale (judogi) des deux partenaires, se


caractérise par une grande agrippée (kumi kata) le distinguant notamment de la lutte qui, faute
de tenue adaptée, implique une garde enveloppante.

La garde est une composante essentielle de l’activité dans la mesure où elle


conditionne toutes les actions. Elle englobe non seulement la posture relative et la distance
séparant les deux opposants, mais également la notion centrale de contrôle. Celui-ci est un
intermédiaire, un moyen de liaison qui remplit plusieurs fonctions, parfois simultanément.

DEFENSE

Il est le premier élément défensif, il permet de maintenir l’adversa ire dans une posture
qui limite ses initiatives tout en prenant des informations en permanence, les mains jouant le
rôle de capteurs.

ATTAQUE

Le contrôle, tout en assurant la protection vis-à-vis de l’opposant, permet la première


phase de la construction de l’attaque que nous appelons pré action.

Le contrôle remplit simultanément plusieurs fonctions :

-une fonction de liaison et d’équilibration : il permet de tenir l’opposant, de lui


communiquer des moments de force pour « conduire le couple », et de s’équilibrer
relativement à lui,

-une fonction de contrôle : il permet de limiter la disponibilité de l’opposant,

17
-une fonction tonico-posturale : il permet la « mise en tension » correspondant à un
lien direct, ferme, et de conserver la disponibilité nécessaire au déclenchement de toute action
en réglant la distance d’affrontement et le placement relatif,

-une fonction de perception : il permet la prise d’information sur l’opposant (fonction


kinesthésique essentiellement).C’est de la qualité de celle-ci que dépend la pertinence des
actions d’attaque et de défense.

Pour A.Barbot (1988 notamment) et J.Badreau, A.Barbot (1991), « toutes les taches
motrices proposées en sport de combat de préhension (S.C.P) doivent présenter les caractères
suivants :

-deux sujets,

-en situation d’affrontement,

-pouvant se déplacer dans un espace limité,

-pouvant se saisir (selon un règlement explicité),

-dont la sécurité est assurée par un règlement spécifique que doit (doivent) faire
respecter un (ou plusieurs) arbitre(s) ».

A.Terrisse (1988), tout en soulignant le bien fondé de « l’affrontement qui devient


l’acquis central de la pratique », précise que « pour un débutant placé en situation
d’opposition duelle contraignante sans y être trop préparé, son comportement se traduit par
deux attitudes : ou le refus et la fuite, ou la violence et l’agressivité, qui ne sont qu’une même
réponse inadaptée à une situation conflictuelle ».

18
II-2-Les conceptions d’enseignement du Judo :

II-2-1-Les conceptions traditionnelles d’enseignement et d’apprentissage


du JUDO :

II-2-1-1-La méthode KODOKAN :

Le kodokan est une institution pour l’étude et la pratique du judo où le mot


« kodo » veut dire apprendre, prouver et pratiquer le principe et « kan » veut dire endroit, lieu.
J.Kano tenait à ce nom « judo kodokan » pour faire de ce principe un objectif principal de vie
pour apprendre. Cela était un peu long et Kano l’a baptisé JUDO.

La méthode Kodokan de J. Kano repose sur l’utilisation efficace de l’énergie.


Tout le monde ou presque croit connaître ce qu’est le judo (kodokan judo kano). Le judo est
compris par la majorité des personnes, pratiquantes ou non soit :

-comme un sport (jusqu’au plus haut niveau)

-comme un moyen de défense

-comme une éducation physique (pour rendre le corps humain fort, sain et utile)

-comme une formation morale

-comme un moyen de perfectionnement (travail sur soi et fortifier son esprit)

-comme un moyen de culture

-comme un art (martial).

Le combat n’est pas, pour J. Kano l’objet principal de la méthode qu’il crée, mais
seulement l’une de ses racines, l’un de ses aspects .Le judo de J. Kano est la voie de
l’utilisation la plus efficace de l’esprit et du corps, un principe invariable pour réaliser au
mieux toutes choses dans tous domaines.

19
II-2-1-2-La méthode KAWAISHI :

La grande force de maître Kawaishi qui est un des disciples de kano, est d’avoir su
transposer et adapter les principes d’enseignement du judo japonais à la méthode occidentale.
Il a fondé sa propre méthode, la méthode kawaishi qui fut utilisée partout dans le monde.

La méthode de kawaishi divise les techniques du judo en deux parties fondamentales :


technique du judo debout et technique du judo au sol. Or on ne s’intéresse ici qu’aux
techniques du judo debout qui sont constituées uniquement de projection (Nage waza)
réparties en plusieurs catégories :

-lancements de jambe (ashi waza)

-lancements de hanche (koshi waza)

-lancements d’épaule (kata waza)

-lancements de bras (te waza)

-sacrifices (sutemi waza)

II-2-2-Les formes d’entraînement : les formes traditionnelles

-TANDOKU- RENSHU : se pratique seul, les mouvements techniques sont répétés


dans le vide, c’est un travail de modélisation mentale du placement spatial du corps et de celui
du partenaire imaginaire.

-UCHI-KOMI : signifie « rentrer dedans ».Se pratique à deux pour travailler en


répétition l’entrée d’une projection sans faire chuter le partenaire.

-NAGE-KOMI : se pratique à deux, c’est la suite logique de l’uchi-komi puisqu’il


s’agit de répéter plusieurs fois une technique entière, avec chute lorsque l’on travaille le nage-
waza.

20
-YAKU-SOKU-GEIKO : dans le même esprit que le nage komi, cet exercice s’effectue
en déplacement permanent lors duquel tori profite d’opportunités pour lancer des attaques.
Uke chute à chaque fois, n’esquive ni ne bloque les attaques (sorte de randori d’étude).

-KAKARI-GEIKO : est une sorte de randori dans lequel on impose un thème, forme
d’entraînement où l’un attaque et l’autre se défend sans toutefois contrer son adversaire.

-RANDORI : se traduit par « entraînement libre », c’est une forme de combat souple,
dans lequel les deux sont partenaires plus qu’adversaires puisqu’ils doivent permettre à l’autre
de travailler. Il faut donc ne pas bloquer l’autre, tout en opposant une résistance modérée pour
simuler les conditions d’un combat.

-SHIAI : il s’agit de combat comme en compétition. C’est aussi une appellation de


certaines compétitions.

II-3-Situations :

II-3-1-Théorie de la situation :

L’intervention contrariante de l’adversaire implique chez l’autre, une incertitude


dans le plan d’action qui tend à tout faire reposer sur l’adaptation tactique en situation de
combat réel.

-Robert LASSERE « …déséquilibrer pour projeter… » suppose que l’adversaire est


incliné sur ses appuis.

-Mais la physiologie posturale, dit que sous l’action d’une force déséquilibrante, le
corps n’est pas incliné. Au contraire, l’organisme a la capacité de compenser la force
perturbante par des mouvements, qui l’amène dans une attitude appropriée à la situation pour
stabiliser la posture fondamentale.

21
L’intervention contrariante de l’adversaire vient non seulement de l’incertitude
de sa réaction, mais surtout à sa capacité à créer une composante de force autre que celle que
l’on veut lui imposer d’où le mécanisme d’adaptation.

Dans ce cas, la technique n’est pas applicable telle qu’elle est dans la situation de
combat réel. Il faut alors, amener l’adversaire dans une situation telle que l’application de
cette technique soit possible.

II-3-2-Corrélation entre attaque/ défense en judo debout :

L’analyse approfondie et rationnelle des problèmes qui se présentent au cours


du combat réel consiste à énumérer les actions parmi lesquelles peuvent s’exercer le choix
compte tenu des moyens dont on dispose et des contraintes imposées (voir tableau 1).

22
Tableau 1 : Actions à mener selon les moyens et contraintes imposées

DEFENSE ATTAQUE

1. PARADE/ ESQUIVE RENRAKU –WAZA : enchaînement


Réactions compensatrices ou continuité en attaque
conditionnées CONTRE-RIPOSTES ou continuité en
2. RIPOSTES défense.
-GAESHI-WAZA
-SKASHI-WAZA
3. Défense de GARDE

Mais l’existence de la défense


de garde oblige à changer le
Le principe du gain maximal et de la
plan d’action représenté par le
perte minimale impose l’utilisation
tokui-waza. Ce qui impose la
d’une technique d’attaque dont on
notion de mouvements
connaît les continuités en attaque et
complémentaires au tokui-waza
en défense. Cette technique
compte tenu des possibilités
dénommée TOKUI-WAZA est
suivantes :
caractérisée par un kumi kata donné.

KUMI KATA +
POSTURE -
Les mouvements
complémentaires au tokui-
waza ne sont pas
KUMI KATA - quelconques : ils sont
choisis à partir du tokui-
POSTURE + waza pour répondre aux
situations où celui-ci
s’avère inopérant.
KUMI KATA -
POSTURE -

+ : obtenu adéquat au déclenchement du tokui waza


- : non obtenu non adéquat au déclenchement du tokui waza

23
Selon cette corrélation, la tactique comprend 3 phases :

1. Prendre son kumi kata préférentiel qui correspond au déclenchement de l’attaque


escomptée (tokui waza), directement ou après feintes.

2. Savoir si l’adversaire est attaquable c’est-à-dire :

a).percevoir :

-la position réciproque des avant-bras à l’aggripage mutuel

-et la réaction posturale adverse.

b) répondre à la question : sont-elles adéquates au déclenchement de


l’attaque escomptée ? Normalement, l’entraînement doit faciliter une telle analyse.

C’est en ce sens que le tokui waza est très important. C’est un référentiel d’analyse
de l’adversaire. En effet, selon la théorie des jeux, adapter des moyens à des fins n’a de sens
que par rapport à une règle. Les mouvements complémentaires au tokui waza ne sont pas
quelconques. Ils ont été travaillés pour répondre aux situations où le kumi kata et la posture
adverse sont inadéquats au déclenchement du tokui waza.

Jean Paul Coche, professeur de judo, médaillé à Munich, a pu écrire :

« Le judo a profondément évolué. Il est devenu en quelque sorte un sport adulte, grâce
au travail physique mais surtout aux recherches techniques. Désormais la technique répond à
une situation donnée alors qu’auparavant elle se composait d’un amas de connaissances. »

CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES :

L’apprentissage consiste à doter le combattant des armes adoptées aux différentes


circonstances qu’il peut rencontrer. Ces armes sont choisies à partir du tokui waza (arme
favorite) pour répondre aux situations où il s’avère inopérant (voir tableau 2).

24
Tableau 2 : Postures à adopter en fonction des différentes circonstances rencontrées

KUMI KATA
PREFERENTIEL
PREFERENTIEELEL

KUMIKATA (-)
POSTURE (-) Kumi kata (+) Kumikata (+) Kumikata(-)
Posture (+) Posture (-) Posture (+)

FEINTES Changement
-combinaison de kumi kata
-confusion

Exploitation Attaquer directement Attaque par


directe de la par un mouvement un
situation établie en de mêmes phases mouvement
fonction de la TOKUI - initiales que le tokui de même
faiblesse de la WAZA waza, mais de direction et
garde adverse direction différente, utilisant le tai
exploitant les sabaki du
prédispositions tokui waza
posturales de uke

CONTINUITE CONTINUITE
EN ATTAQUE CONTINUITE : EN ATTAQUE
ET EN ATTAQUE ET DEFENSE ET DEFENSE
DEFENSE

25
II-4- FORMULATION DU PROBLEME

Comment permettre l’appropriation par les élèves de la logique décisionnelle des


sports de combat de préhension tel que le judo, avec peu de temps, avec un effectif
pléthorique, une grande hétérogénéité des classes, pour ainsi provoquer et observer des
transformations attendues par l’application efficace et efficiente des principes opérationnels
déterminés.

26
TROISIEME PARTIE
III- HYPOTHESE ET METHODOLOGIE

La construction d’une activité scolaire originale du JUDO éducatif à travers


l’enseignement par adaptation de l’élève à un contexte significatif permet de construire et de
développer la pensée tactique tout en tenant compte des contraintes de faisabilité et des
problèmes d’appropriation d’éléments significatifs et spécifiques en combat de préhension,
associant l’aspect perceptif et l’aspect moteur du combat.

III-1-Support théorique

III-1-1-Schéma de causalités de la situation de combat

Les techniques représentent les possibilités fonctionnelles de l’homme


correspondant à l’objectif assigné. Les autres techniques apparaissent comme des réponses
modulées en fonction des variations de la situation.

Ces caractéristiques essentielles ne peuvent être assimilées qu’à travers des savoir
faire (techniques connues et répertoriées). Cependant, l’observation courante montre qu’il y a
un décalage entre l’équipement technique acquis et situation réelle.

Ainsi, les insuffisances de l’équipement technique viennent du fait que lors de


l’apprentissage, il n’utilise qu’une partie des chaînes de causalités et de corrélation du combat
réel (principe de négligeabilité de BACHELARD).

Nous nous sommes interrogés s’il est possible d’établir le schéma de causalité (VON
NEUMANN et MORGENSTERN 1944) du combat réel.

Autrement dit, peut-on schématiser les conditions dans lesquelles les combattants
sont placés et énumérés les actions parmi lesquelles peuvent s’exercer le choix compte tenu
des moyens dont on dispose et des contraintes extérieures.

28
III-1-2-Cadre structurel du traitement didactique du JUDO
éducatif :

a)-logique interne :

Le judo éducatif se caractérise comme :

-une activité d’affrontement : créer par son action la réaction de l’adversaire et


l’exploiter dans le but de projeter cet adversaire conformément au règlement.

-une activité d’interaction : succession de situation offensive et défensive


« imprévisible » mais pouvant être anticipée (contradiction interne).

-une activité contradictoire : actualisant pour chaque action le risque de perdre ou de


gagner.

-une activité à alternance stratégique de continuité et/ou de rupture dans


l’affrontement.

b)-principes d’action fondamentaux :

-Le combattant doit poser des problèmes à l’adversaire et simultanément résoudre à


ceux qui lui sont posés. L’opérationnalisation de ce principe se traduit par l’énoncé suivant :
être le premier à réagir pour porter une projection à l’adversaire ce qui équivaut à un avantage
technico-tactique, décisif, soit pour mettre terme au combat (ippon) soit pour permettre une
action complémentaire pour créer l’incertitude chez l’adversaire et d’alternatif pour soi même.

-La continuité immédiate du combat engendrée par l’enchaînement des attaques oblige
le combattant à organiser des stratégies d’actions offensives et défensives selon un plan
d’action, un projet (d’où l’importance de l’anticipation et de la prise de décision rapide en
fonction des représentations produites par la marque).

29
III-1-3.Détérmination d’un contenu d’enseignement du judo
éducatif :

Nous avons utilisé la notion d’algorithme pour déterminer notre contenu


d’enseignement du judo éducatif. En éducation physique, l’algorithme est une visualisation
sous forme d’un arbre des événements possibles et des réponses motrices que l’on peut leur
apporte. Il fait correspondre à chaque éventualité motrice la ou les réponses motrices
utilisables.

Intérêt :

L’apport des algorithmes en éducation physique et sportive réside principalement dans


la clarification, pour l’élève, de la complexité des possibilités motrices et décisionnelles de
l’A.P.S support. Ainsi on peut présenter clairement à l’élève « la cascade des décisions dans
l’A.P.S utilisée sous le mode : « SI…ALORS ».

Le contenu scolaire de JUDO éducatif est présenté dans le tableau 3 :

Tableau 3 : Le judo éducatif scolaire

Action de Tori Réaction de Uke Décisions motrices Techniques

Alors je le tire, pivote en MOROTE (garde haute)


tai sabaki et le fais KUBINAGE (garde basse)
SI JE POUSSE S’il résiste
basculer

S’il recule un Alors je pousse et lui O-SOTO-GARI


appui ou s’il cède fauche

Alors je le tire, pivote sur MOROTE


mes appuis et fais KUBI NAGE
S’IL POUSSE
basculer

30
S’il cède Alors je le tire, pivote et MOROTE

SI JE TIRE le fais basculer KUBINAGE

S’il résiste ou Alors je le pousse et le O-UCHI


avance un appui bloque ou je le fauche et
KO-UCHI
pousse

Je le pousse et lui bloque O-UCHI

S’IL TIRE un appui KO-UCHI

O-SOTO

LEGENDE:

TORI: force agressive (Attaque)


UKE : Force agressée (Défense)

GB : Garde Basse

GH : Garde Haute

• Modes d’exécution fondamentale :

- Technique de fauchage

 O-Soto-Gari

 Ko-Uchi-Gari

 O-Uchi-Gari

- Mouvement de hanche

 G.H: Kubi-Nage

 G.B: Morote Seoi Nage

 Garde d’une seule main: IPPON SEOI NAGE

31
• Combinaison / enchaînement

- Combinaison :

O-Soto G.H (KUBI NAGE) ou

Ko-Uchi + G.B (MOROTE) ou

O-Uchi G. D’une seule main (IPPON SEOI NAGE)

- Enchainement

G.H (KUBINAGE) O-Soto-Gari

GB (MOROTE) + Ko-Uchi-Gari

G. D’une seule main (IPPON SEOI NAGE) O-Uchi-Gari

Déplacements spéciaux:

Latéral

3 Formes En diagonal

En cercle

III-2- Méthodologie: Expérimentation

Nous avons auparavant déterminé notre contenu de formation à partir de la notion


d’algorithme qui est une formalisation de savoir en action, respectant, la logique d’interaction
en JUDO. L’important en JUDO est tout d’abord de placer son Kumikata préférentiel pour
pouvoir projeter son adversaire, donc pour pouvoir prendre l’initiative du combat.

32
En effet, selon maître MUFIME 10e DAN : « L’adversaire n’est pas battu au moment
de la projection, mais bien avant, lorsqu’il a perdu l’initiative du combat »

La question se pose alors une fois le Kumikata placé :

Que dois-je faire pour réussir ou pour atteindre mon but ?

 J’exerce mon action sur l’adversaire

 J’utilise l’action de mon adversaire

 J’exerce une réaction de mon adversaire pour l’utiliser

C’est à partir de ces premiers principes du combat de préhension que l’on devrait
construire et élaborer le comportement adapté des élèves dans un cycle optimal de
l’enseignement du Judo en milieu scolaire.

III-2-1- Déroulement et procédés pédagogiques de l’expérimentation

III-2-1-1-Notre plan de formation

Pour mieux caractériser notre recherche, voici un tableau montrant les programmes
détaillés de chaque séance (tableau 4).

Cette expérimentation s’est déroulée au C.E.G Avaradoha où nous avons obtenu


l’autorisation d’intervenir auprès des élèves de la classe de 6ème.

Tableau 4 : Plan de séance de la formation

Séance Numéro Thèmes Contenus

1 Apprentissage des Ukemis Ushiro Ukemi : arrière


(chutes) et des déplacements
Mae mawariukemi : avant

2 Jeux Touche genou

SUMO Toho-body

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3 Apprentissage des techniques Garde basse : UKI GOSHI
UKI GOSHI et KUBI NAGE Garde haute : KUBI NAGE

4 Etude technique avec UKI GOSHI avec déplacement


déplacement et application du
KUBI NAGE avec déplacement
Kakari Geiko
Kakari Geiko

5 Renforcement des techniques UKI GOSHI+KUBI NAGE


avec technique de fauchage
Apprentissage O-Soto-Gari

6 Application des techniques Beaucoup plus de série de Kakari-Geiko

O-GOSHI- MOROTE +

7 Travail sur Garde basse O-Uchi-Gari avec déplacement un petit peu


de Kakari- Geiko

8 Travail de la garde basse avec O-GOSHI- MOROTE +


enchaînement d’une technique O-Uchi-Gari avec plusieurs séries de
de jambe
Kakari- Geiko

9 Renforcement de Uchi Komi tactique


l’enchaînement et de la Moroté S-N + O-Uchi Gaari
combinaison
O-Uchi +Moroté S.N

a) Se determiner: MOROTE

10 Travailler le mouvement fort b) Se determiner: KUBI NAGE

KAKARI-GEIKO

11 Renforcement et Ippon Seoi nage


perfectionnement
Mouvement fort + quelque chose

12 Compétition Organisation de compétition : Arbitrage...

34
III-2-1-2- Procédés pédagogiques utilisés

• Schéma de principe

Simple

Approche Grand jeu (Touche genou,


technique pré sportif petits assauts, sumo,
T.H.B,…)

Général
Particulier

Approche Jeu Kakari Geiko


systématique complet Systématique

Complexe

III-2-1-3 Déroulement:

• Choix de la population:

La population se compose d’élèves de la classe de 6e du CEG Avaradoha, se divisant


en deux groupes :

L’un G.T destiné à apprendre quelques techniques pour les amener à un combat,
l’autre G.E appliquant également le KaKari.Geiko avec quelques techniques jusqu’au combat.
On a pris ici des élèves débutants.

• Durée de l’apprentissage

Dans tout processus d’enseignement, il a été vérifié que la quantité d’enseignement a


une influence sur la qualité d’apprentissage.

35
Nous avons alors pris un cycle de 12 séances et disposons d’1 heure et demie par
séance pour chaque groupe.

• Test de niveau initial :

Avant l’élaboration du programme, nous avons demandé aux élèves de remplir des
fiches individuelles. Elles visent à réunir des données concernant la performance et surtout le
poids des élèves afin de bien équilibrer ces données.

Distribution des groupes et poids : Le tableau ci-dessous montre la liste des élèves du
G.E et du G.T ainsi que les catégories de poids qui sont de -35Kg, -40 Kg, +40 Kg qui nous
seront utiles pendant le combat final.

Tableau 5 : Liste des élèves participants

GROUPES GROUPES
POIDS SEXE
EXPERIMENTAUX (G.E) TEMOINS (G.T)

RAVELOSON Felana (1997) F RASOARIMALALA

-35Kg Ravaka (1997)

RAMAROLAHY Henintsoa F RAZAFINDRAVONY


Olivia (1998)
(1999)

TANTELINIAINA Patricia F PATUREAU Angeline


(1997) Noella (1997)

RAVONJISON Finaritra RAZAFININDRINA


-40Kg M
(1993) Tahiana (1998)

RANDRIANARISOA Tsanta ANDRIARIMALALA


M
(1998) Avotra Joel (1998)

+40Kg RAMADIONONANA Mamy M RASOLOMANJATO


(1998) Kevin (1998)

36
Après avoir effectué les onze séances d’apprentissage et d’expérimentation lors de
cette recherche, la douzième et dernière séance est conçue pour la compétition ou test final
afin d’estimer et de vérifier l’efficacité de l’étude expérimentale.

III-2-1-4- Test final :

Ce contrôle final a pour but de vérifier grâce aux résultats obtenus, l’efficacité de
l’apprentissage. Ce test a été fait le 20 Septembre 2009 et nous nous sommes limités au
combat debout, ce qui nous a permis d’obtenir les résultats suivants :

Tableau 6 : Résultats du test final

POIDS GAGNANTS

-35 Kg RAVELOSON Felana (G.E)

RAZAFINDRAVONY Olivia (G.T)

PATUREAU Angeline Noella(G.T)

-40 Kg RAVONJISON Finaritra (G.E)

RANDRIANARISOA Tsanta (G.E)

+40 Kg RASOLOMANJATO Kevin (G.E)

III-2-2- Interprétation des résultats

Nous pouvons constater d’après le tableau que le nombre de victoire du G.E est
proportionnel par rapport à celui du G.T. Nous pouvons affirmer que l’enseignement du
JUDO reçu par le G.E avec l’application du K.K Geiko est plus important que celui reçu par
le G.T qui est basé sur l’application des techniques de combat.

Par contre, en se familiarisant avec le combat, le G.T a quand même acquis le sens du
combat mais n’arrive pas à contrôler l’action et la réaction adverses.

37
QUATRIEME PARTIE
IV- CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES

Pour perfectionner le Kakari-Geiko dans cette recherche, nous avons proposé quelques
contenus d’apprentissage du Judo scolaire et des directives opérationnelles sur l’application
de l’algorithme des tâches.

IV-1- Des contenus d’apprentissage du JUDO scolaire

IV-1-1- De la définition du principe opérationnel (P.O).

Pour être efficace, le combattant doit maîtriser les trois éléments indissociables de
l’action :

 le contrôle

 le déplacement relatif

 le moment de force transmis.

• P.O n° 1 : Principe de contrôle optimal :

Dans notre analyse de la logique interne de l’activité, nous avons insisté sur les rôles
essentiels attribués aux contrôles. Pour projeter, renverser, amener sur le dos, immobiliser, le
contrôle est au cœur de l’action, du simple contact au contrôle, véritable « outil de
précision » :

Contrôles initiaux, contrôles intermédiaires, contrôles dominants, contrôles dominants


verrouillées, contrôles finaux- clefs, strangulation, contrôle- immobilisation.

Pour le contrôle, le combattant peut créer les conditions favorables à l’attaque.

39
Figure 2 : Les différents contrôles initiaux (N°1 à N°4)

40
Figure 3 : Les différents contrôles intermédiaires (N°5 à N°10)

41
Figure 4 : Les différents contrôles dominants (N°11 à N°14)

42
Figure 5 : Les différents contrôles finaux (N°15 à N°20)

43
• P.O n° 2 : Principe du placement/Déplacement d’action
optimale

Recherche des décalages (vertical, angulaire, horizontal) :

- Se pencher /pencher l’opposant

- Se mettre en parallèle / Mettre l’opposant parallèle à soi

- S’approcher de l’opposant/ approcher l’opposant de soi

- Augmenter les surfaces de contact avec l’opposant.

• P.O n° 3 : Principe du moment de force optimale :

Le combattant doit créer un moment de force entraînant le passage de l’équilibre au


déséquilibre du couple (utilisation motrice du corps de l’attaquant dans les trois dimensions
de l’espace et dans le temps).

L’objectif est d’amener l’élève à maîtriser les mécanismes constitutifs de l’action :


pivot/ engrènement, mobilité intense. Les forces internes et les forces externes doivent être
coordonnées et orientées vers l’horizontale pour réaliser le passage de l’opposant de la
verticale à l’horizontale.

Rappelons que « les règles d’actions définissent les conditions à respecter et les
éléments à prendre en compte pour que l’action soit efficace » (J.F Grehaigne et Coll., 1988).

Sur ceux, l’ensemble des règles d’actions s’articule autour des trois pôles en
interaction que nous avons déjà évoqués :

- Le contrôle

- Le moment de force transmis

- Le placement / déplacement d’action

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Les principes opérationnels ci-dessus pourrons se traduire par :

- Prendre une garde mixte classique,

- Exercer une puissante traction qui provoquera une avancée ou


une réaction en bloc vers l’arrière avec prise d’appui.

Si les informations reçues en retour indiquent la deuxième probabilité, la décision


tactique doit déterminer une attaque vers l’arrière.

Quelles règles d’action appliquer avec les trois composantes que nous venons de
définir ? Elles sont au nombre de trois et conditionnent la réussite :

- Contrôle : fixer l’adversaire sur ses appuis en le tassant vers le


bas et l’arrière (les techniques par allègement existent, certes, mais elles sont
beaucoup plus rares).

- Placement / déplacement d’action : se déplacer pour se


rapprocher de l’adversaire, c'est-à-dire parcourir le secteur ou angle
d’impulsion tout en maintenant la fixation. Ce placement /déplacement
d’action entraîne le passage de l’équilibre au déséquilibre du couple.

- Moment de force transmis : par une action de grande amplitude


(action de force interne selon un large secteur d’impulsion), la jambe étant
l’élément le plus visible mais non l’essentiel, l’attaquant rend le vecteur poids
moteur P, ce qui constitue une force externe non négligeable.

IV-1-2-Principe d’action (P.A)

 P.A n°1 : Principe dialectique

L’analyse du combat dans une perspective dialectique (A.Terrisse, 1991) caractérise


l’interaction du duel de préhension. Elle fixe en quelque sorte un cadre donnant la logique des
situations d’enseignement.

45
Tous les principes proposés sont dépendants de cette réaction dialectique.

Dès lors, le principe numéro 1 à respecter- en opposition avec les propositions de A.


Barbot (1988), de A. Barbot et J. Bardeau (1991) et les dernières productions fédérales
(méthode française d’enseignement du Judo-Jujitsu, 1990)- consiste, comme en tennis ou en
sport collectif, à poser des problèmes à l’adversaire.

Pour cela, il faut prendre l’initiative du contrôle et des actions afin de créer les
conditions favorables à une séquence d’attaque (ou reconstruire sa « ligne de défense » selon
l’expression de P. Albertini, 1983-1984) dans une continuité du rapport de gestion de force
afin de prendre l’avantage sur l’adversaire (obtenir des résultats techniques comptabilisés à la
marque). Ce premier principe et les applications qui en résultent déterminent une approche
pédagogique centrée sur la création, l’activité exploratoire.

Dans le but de gagner le combat, il existe deux voies différentes mais


complémentaires.

Le combat peut, en fonction des circonstances créer, construire les conditions


optimales de l’attaque. Dans ce ces, il est à l’initiative du contrôle et des actions il adopte de
la sorte un comportement de type prédictif. L’anticipation est ici omniprésente, caractérisent
l’intentionnalité de la conduite. Dans cette perspective, l’approche pédagogique s’appuie sur
la création et l’activité exploratoire, elle peut être rattachée au concept japonais de « go ». Il
s’agit aussi de créer la stabilité pour utiliser ses propres schémas moteurs internes ou son
schéma technico-tactique personnel.

Le combattant peut également profiter des contrôles et actions de son adversaire. Il y a


donc dans ce cas une nécessaire harmonisation, notamment dans les déplacements, avec
parfois pour les meilleurs, une véritable anticipation impliquant un décalage permanent des
informations. Le comportement du combattant est ici de type adaptatif ou, plus précisément

46
réactif. Il peut être rattaché au concept japonais du « ju ». Il s’agit de profiter de l’initiative
adverse et d’utiliser, en fonction des informations prélevées, des schémas moteurs internes
acquis dans l’intentionnalité.

 P.A n°2 : Principe de déstabilisation de l’opposant

Pour vaincre l’adversaire, il faut créer un rapport de force favorable qui passe par :
- L’établissement d’un contrôle dominant (même
momentanément),

- La création, l’initiative du mouvement, se mobiliser/mobiliser


l’autre, conduire le déplacement,

- La création d’incertitude, de danger par la contrainte et la


déformation liée au contrôle, par le déséquilibre lié au déplacement, en
masquant son attaque le plus longtemps possible et en évitant les attaques
« téléphonées » par les différents éléments de préaction (position, posture,
saisie et déplacement) qui constituent autant d’indices révélateurs permettant
de percevoir et anticiper le déclenchement de l’attaque.

 P.A n° 3 : Principe de la pertinence de l’action.

Pour être efficace, il est préférable (plus économique, plus rentable) d’attaquer les
points faibles de l’adversaire, qu’ils soient crées par une réaction ou « données » par
l’opposant.

Ceci implique trois types de compétences déterminant l’habilité motrice (J-P Famose,
1985).

47
- Prise d’information, repérage des indices pertinents,

- Disposer de savoir-faire adaptés (schémas moteurs internes)

- Disposer des pouvoirs moteurs, c'est-à-dire des ressources


indispensables à la réussite.

IV-1-3 Principes de Gestion (P.G)

A notre sens, appartiennent aux principes de gestion à la fois ceux qui sont
spécifiques à l’activité (cf M.Brousse, 1994) et ceux qui présentent une forte transversalité,
c'est-à-dire qui sont applicables à la pratique sportive au sens le plus large (cf A. Hebrard et C
Pineau, 1994).

 P.G n° 1 : Principe de gestion du rapport de force


attaque/défense :

- Gestion de la chronologie des taches et de leur nécessaire


hiérarchisation (cf. la notion d’algorithme des taches, S. Collinet, 1992) en
fonction des informations prélevées,

- Gestion du capital énergétique disponible et du couple risque/


sécurité en fonction du score,

- Gestion des apprentissages de schémas technico-tactiques


prenant en compte les dispositions personnelles (points forts et points faibles).

 P.G n° 2 : Principe de sécurisation

Dans une activité où l’implication affective liée à l’agression autorisée et au risque


physique qui en découle est omniprésente, la mise en œuvre d’un apprentissage spécifique
amenant une sécurisation effective est indispensable pour conserver un plaisir certain à
pratiquer et pour ne pas hypothéquer les plaisirs attendus. La règle d’or classique de ne pas
faire mal implique une responsabilisation de chacun des deux opposants :

48
- Dans le rôle de projeteur, assurer le déroulement du corps
projeté,

- Dans le rôle de celui qui subit, se retenir, se dérouler et frapper.

 P.G n°3 : Principes généraux

Il s’agit ici de donner et surtout de faire vivre des principes de gestion applicables à
l’ensemble des pratiques physiques :

- Principe d’échauffement préalable à toute activité physique,

- Principe de la progressivité de l’entraînement,

- Principe à respecter pour pratiquer les assouplissements,

- Principe à respecter pour appliquer la musculation, etc.…

IV-2- Des directives opérationnelles sur l’application de l’algorithme des tâches :

IV-2-1- De la notion de dialectique Attaque/ Défense

Combattre, c’est assumer simultanément les rôles d’attaquant et de défenseur (A.


Terrisse, 1991). Pour mieux appréhender les procédures mises en œuvre, six points seront
abordés.

Hiérarchisation des tâches, chronologie des tâches pour réaliser une projection :

1) Tâche informationnelle : perception visuelle de la situation

2) Saisie contrôle/ mise en tension : perception tactile et surtout


kinesthésique de la situation,

49
3) Réglage du pré action, ces trois tâches sont fortement dépendantes des
tâches informationnelles,

4) Tâche de lancement du corps de l’attaquant,

5) Rapprochement, mise en parallèle et inclinaison des corps, soit


l’utilisation de l’un des sept grands principes d’action ou de réaction de situation,

6) Tâche de guidage jusqu ‘à l’horizontale et sur le dos du projeté.

Rappel sur les moyens de lancement :

a) La posture du corps de l’attaquant et l’utilisation de l’énergie potentielle


(poids moteur),

b) L’utilisation des forces internes :

- Forces musculaires du corps qui se plie et se déplie,

- Force élastique de l’ensemble du corps, « posture armée ».

Les contrôles, points d’appuis sur l’opposant, sont les lieux privilégiés d’une lutte pour
l’obtention de la prédominance dans le couple mécanique, le lieu central de l’opposition ou
« première ligne ». C’est ici que s’illustre le principe d’action n°1 ou principe dialectique : »
Poser des problèmes à l’opposant/ résoudre les problèmes posés par l’opposant ».

Ces principes recouvrent également la notion d’action/ réaction : lutte de contrôle :


égaliser (au moins) les forces, « résister » ; mais aussi résister, puis céder et obtenir un
contrôle et une direction d’action plus pertinente.

50
IV-2-2- De la notion d’algorithme des tâches dans l’apprentissage du
Judo

Algorithme des tâches, de la posture sans contact à l’action d’attaque.

1) Situation d’exercice : aspiration et balayage avec deux contrôles


du même côté pour Ko-Uchi-Gari ou Barai,

Adaptation : Si Uke avance plutôt déplié/déformé vers l’avant, le


choix de la direction de l’attaque sera l’avant de Uke

2) Situation d’exercice : contrôle Kumi Kata croisé, De Ashi Barai


ou Ko SotoGari. Algorithme de la saisie et réalisation du choix, décision.

Adaptation : en fonction du positionnement de Uke à l’issue de


sa réaction, Tori peut pratiquer préférentiellement un renversement.

51
CONCLUSION
Tout au long de ce travail, pour l’analyse de l’activité comme pour les propositions
pratiques, nous avons poursuivi un double objectif :

- D’abord celui de ne rien oublier de la richesse et de la complexité de


l’activité Judo. Dans cette perspective, nous avons inventorier les différentes
approches et analyses proposées dans le travail, puis extrait les éléments présentant la
plus grande pertinence à nos yeux en les mettant en relation avec une analyse
mécanique de l’activité.

- Ensuite, celui de donner une vision synthétique au travers des éléments


que nous avons définis comme les trois éléments ou invariants de l’action :

 Contrôle,

 Placement/déplacement d’action,

 Moment de force transmis.

Ces situations se caractérisent par trois éléments :

 La mise en parallèle des deux corps,

 Leur rapprochement,

 L’inclinaison dans le sens de l’action ou de la réaction.

Nous avons volontairement insisté sur les créations de situation car leur apprentissage
permet de donner du sens à l’action. Les situations d’apprentissage sont dès lors référées à un
objectif de formation pour l’intervenant et à une intentionnalité, une logique de l’action qui va
de la saisie initiale à la projection ou au contrôle final pour l’élève ;

53
ANNEXES
1. BIBLIOGRAPHIE
A. Ouvrages :
ADAMI (J.-P.), COUTURIER (G), Une approche nouvelle du judo de haut niveau, Paris,
Editions Sport et Plein air, 1977.
ALBERTINI (P.), Pour une pratique et une pédagogie de l’opposition codifiée, Judo,
1983.n°59, p. 37-39.
BADREAU (J.), BARBOT (A.), Sport de combat de préhension en EPS, Publication de
l’AEES, 1990, p.124-133.
BARBOT (A.), Sport de combat de Préhension au collège, Marseille, SNEP, Académie
d’Aix-Marseille, 1986.
COLLINET (S.), Algorithme et EPS. Un exemple : les sports de combat de préhension, Revue
EPS, 1992, n°237, p.25-28.
FAMOSE (J.-P.), L’habileté motrice : analyse et enseignement, revue STAPS, 1985, n° 12,
vol.6, p. 31-48.
HALL (E.T.), Le langage silencieux, Paris, Editions du Seuil, 1984.
HEBRARD ‘A.), PINEAU (C.), Schéma directeur du programme d’EPS, Revue EPS, 1994,
n°247, p.49-54.
PARELBAS (P.), Dynamique de l’interaction et de la commmunication motrice dans les
activités physiques et sportives, Recherches en activités physiques et sportives, 1985, n°1, p.9-
29.
TERRISSE (A.), Sport de combat – Pour un enseignement dialectique, Revue EPS, 1991,
n°229, p.23-26.

B. Mémoire :
RASOLONJATOVO (H.H.), Essai de mise en place d’une stratégie de formation pour
l’amélioration de la conduite motrice des élèves de 13-15 ans à propos du Karaté éducatif,
2000.

55
2. LE LEXIQUE DU JUDOKA
A
Anza Assis en tailleur.
Arashi Tempête
Ashi Pied ou jambe.
Ashi-waza Ensemble des techniques de jambes ou de pieds.
Atemi Coup à main nue
Ate-waza Ensemble des techniques de coups frappés sur les points vitaux.
Ayumi Marche, pas
Ayumi ashi Déplacement glissé naturel. Ce déplacement est utilisé comme un
pas normal mais en glissant les pieds au sol¨

B
Barai Balayé comme dans De ashi barai. Lorsqu’il est utilisé en début de mot se
dit Harai.
Budo Terme général utilisé pour tous les arts martiaux japonais.
Bushido La voie du Guerrier, c'est le code d'honneur des samuraï
Budo Ensemble des arts martiaux

C
Chui Pénalité pour faute sérieuse ou pour cumule de petite faute, valant un
Yuko pour l’adversaire.

D
Dan (du 1er au 10ème) niveau, degré de grade pour les ceintures noires. En
Suisse, les examens de dan se font sur un programme et un règlement
établi par la fédération et avec des experts nationaux.
Do La voie, également méthode, principe ou doctrine.
Dojo Littéralement lieu où l’on étudie la voie. Salle d’entraînement.
Do chu no sei Maxime : plus on se déplace rapidement plus on doit être concentré,
mieux on est concentré et mieux on maîtrise Uke.

56
E
Ebi La crevette
Ei sho ji Temple shintoïste de Tokyo lieu du 1er Kodokan en 1882.
Empi Le coude
Eri Revers

F
Fusen gashi Victoire par forfait

G
Gashi La victoire
Gaeshi Renverser
Garami Tordre, enrouler
Gari Fauchage
Gake Accrochage
Gatame Contrôle (également katame)
Gi Vêtement
Go 5
Go-kyo Les cinq groupes d’enseignement des nage-waza du Kodokan. Il fut
établit en 1885 et modifié en 1920 par Kano lui-même et est resté tel quel
jusqu’à maintenant.
Goshi Hanche (également koshi)
Go-no-sen Contrer une initiative
Guruma La roue

H
Hadaka Nu
Hajime Commencez !
Hano-Rhi Pionnier du judo Suisse. (cf. historique).
Hansoku-make Pénalité pour faute très grave ou cumule de faute valant un Ippon pour
l’adversaire.

57
Hantai Décision en fin de combat si les combattants ont le même nombre de
points.
Hara Ventre
Haraï Fauchage (également barai)
Hidari Gauche
Hikite La main qui tire.
Hikkiwake Egalité
Hizza Genou
Hon Fondamental, de base

I
Ippon-Shobu Compétition qui se termine obligatoirement par un Ippon.
Idori A genoux
Ippon Point maximum, il termine le combat comme un KO. Valeur 10 points.
Ippon Gashi Victoire par ippon

J
Jikan Temps d’arrêt du Chrono en compétition.
Jime Etranglement, étrangler (également shime)
Jiu-jitsu Ancienne forme du Judo d’où Kano tira sa méthode.
Joseki Place d’honneur, là où se trouve l’examinateur (aussi dit shômen).
Judo Voie de la souplesse. Art martial développé par Jigoro Kano à partir de
1882.
Judo-gi Kimono de Judo
Judoka Pratiquant du judo
Juji Croisé, en forme de croix
Juji 10
Ju-no-kata Kata du Kodokan : Formes de souplesses ou céder pour mieux vaincre,
datant environ de 1887.

58
K
Kashi La victoire (également Gashi)
Kake Exécuter, l’une des 4 phases du mouvement, celle ou Tori exécute
l’action qui provoquera la chute de Uke.
Kakari geiko Forme d'entraînement ou l'un attaque et l'autre défend
Kami Haut
Kake-ji-ai Un seul combattant qui rencontre plusieurs adversaires 5, 7 ou 10.
Kata Formes. Le kata est une façon de travailler avec des mouvements imposés
en opposition au Randori qui est l’exercice libre.
Kachi-nuki-ji-ai Forme de combat par équipe où le vainqueur rencontre le suivant de
l’équipe adverse.
kaeshi Contrer
Kaeshi-waza Techniques de contre prises.
Kano Jigoro (1860-1938) Fondateur du Judo né à Mikage et décédé sur le bateau
Hikkawa-maru qui le ramenait d’un voyage en Europe. Fonda le Kodokan
en 1882.
Kansetsu Luxation.
Kansetsu-waza Ensemble des techniques de luxations.
Katame-waza Ensemble des techniques de contrôle.
Keikoku Pénalité pour faute grave ou fautes répétées valant un Waza-ari pour
l’adversaire.
Ken-ken Appuyer sur un mouvement en insistant. Par ex. uchi mata.
Kiken Abandon
Kiken Gashi Victoire par abandon
Kime Décision
Kito-ryu Méthode je ju-jitsu pratiquée par Kano et dont il s’inspira pour le Judo. Il
en tira notamment le koshiki no kata.
Ko Petit
Kodokan Nom de l’école de Kano. Existe encore aujourd’hui à Tokyo (endroit où
l’on étudie la voie).
Koka Le plus petit avantage valant 3 points.
Koshi Hanche (également goshi)

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Koshi-waza Ensemble de toutes les techniques de hanches.
Kuatsu Techniques de réanimation japonaises.
Kumi Prendre, saisir.
Kumi-kata Forme de saisies du judo-gi.
Kuzushi Le déséquilibre. Une des 4 phases d’un mouvement. On distingue 8
principales directions de déséquilibre (happo no kozushi).
Kyo Groupe
Kyu Du 5ème au 1er classement de grades avant la ceinture noir (dan) marron =
1er, bleu = 2ème, vert = 3ème, orange = 4ème, jaune = 5ème.

M
Mae En avant, de Face
Maitta Abandon en frappant le tatami ou l’adversaire de la main ou en criant
maitta.
Make La défaite.
Makki-komi Projeter en enroulant
Matte Arrêtez !
Ma sutemi Waza Techniques de sacrifices de face
Migi Droite
Morote A deux mains

Nage Projection
Nage-waza Ensemble de toutes les techniques de projection.
Ne-waza Ensembles de toutes les techniques se pratiquant au sol.

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O
O Grand : par ex. O soto gari = grand fauchage extérieur
Obi Ceinture
Osaekomi Immobilisation, en arbitrage signifie que l’immobilisation compte.
Osaekomi-waza Ensembles des techniques d’immobilisation.

R
Randori Exercice libre forme d’entraînement du combat sans arbitre ni vainqueur
ni perdant.
Rei Le salut. Deux formes sont utilisées couramment, le salut debout ritsu-rei
et le salut à genou le za-rei.
Renraku Enchaîner
Renraku-waza Techniques de combinaisons aussi appelées enchaînements.
Ryu Ecole, Méthode
Ryote A deux mains

S
Sabaki Esquiver, trouver
Sensei Le maître, le professeur.
Shiai Compétition
Shiai-jo Surface de compétition
Shido Pénalité valant un koka pour l’adversaire.
Shi-han Le Maître par exemple Kano shi-han.
Shime Etrangler
Shime-waza Ensemble de toutes les techniques d’étranglement.
Shissei Postures.
Sode Manche : par ex. Sode tsurikomi goshi = faire tsurikomi goshi en tenant la
manche
Sogo Gashi Victoire par combinaison
Sonomama Ne bougez plus ! Pour arrêter les combattants sans qu’ils se lâchent.
Soremade C’est la fin du combat ou de l’exercice.

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Soto Extérieur : par ex. O soto gari = grand fauchage extérieur
Sukui Cueillir à l’épuisette (sukui nage = projeter en cueillant)
Sutemi Sacrifice
Sutemi-waza Technique de sacrifice.

Tachi Debout
Tachi-waza Ensemble de toutes les techniques de judo qui se pratiquent debout.
Tai Corps
Tai-sabaki Déplacement du corps par un pas circulaire en pivot sur le pied d’appuis.
(lit. esquive du corps)
Tandoku-renshu Exercices d’entraînement se pratiquant seul.
Tanto Couteau
Tatami Tapis de Judo
Te Main
Te-waza Ensemble de toutes les techniques de bras ou de mains.
Toketa Fin de l‘immobilisation, elle n’est plus valable.
Tokui-waza Mouvement favori ou spéciale.
Tomoe Tourbillon
Tori Celui qui exécute.
Tsugi-ashi Marche en pas chassés.
Tsukuri Action préparatoire du mouvement, le déplacement. 1ère des 4 phases
d’un mouvement.
Tsuri-gane Testicules

U
Uchi-komi Exercices de répétition des entrées d’un mouvement ayant pour but de
l’automatiser.
Uke Celui qui subit l’exercice de Tori.
Ukemi La chute, ou technique de chute. Développé par Kano pour rendre
supportable l’étude des nage-waza. On distingue 4 formes d’Ukemi :

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Ushiro-ukemi : Chute arrière
Yoko-ukemi : Chute de côté
Mae-ukemi : Chute avant
Mae-mawari-ukemi : Chute avant roulée.

Ura ou Ushiro En arrière ou sur l’arrière.


Uto Point vital à frapper qui se trouve entre les deux yeux. (nage no kata)

W
Waza Techniques
Waza-ari Avantage de valeur 7 points, presque Ippon. Deux Waza-ari valent un
Ippon.

Y
Yaku-soku-geiko Forme d’entraînement libre mais sans résistance ou selon convention
préalable (promesse).
Yoshi Reprenez ! Après un Sonomama.
Yoko Coté, de coté.
Yoko sutemi waza Techniques de sacrifice latérale
Yudansha Porteur de dan.
Yuko Avantage d’une valeur de 5 points entre le koka et le waza-ari.
Yusei gashi Victoire par supériorité

Z
Zarei Salut agenouillé.
Zori Sandales japonaises en paille de riz.
Zubon Pantalon.

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3. LA LISTE DES FIGURES ET TABLEAUX :

Les figures :

Figure 1 : Travaux d’observation de J.P Adami et G. Couturier

Figure 2 : Les différents contrôles initiaux (N°1 à N°4)

Figure 3 : Les différents contrôles intermédiaires (N°5 à N°10)

Figure 4 : Les différents contrôles dominants (N°11 à N°15)

Figure 5 : Les différents contrôles finaux (N°15 à N°20)

Les tableaux :

Tableau 1 : Actions à mener selon les moyens et contraintes imposées

Tableau 2 : Postures à adopter en fonction des différentes circonstances rencontrées

Tableau 3 : Le judo éducatif scolaire

Tableau 4 : Plan de séance de la formation

Tableau 5 : Liste des élèves participants

Tableau 6 : Résultats du test final

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RESUME
Titre de la mémoire : « L’enseignement des sports de combat de préhension en milieu scolaire »
Auteur : Tom Antsa RANDRIAMANANTENA
Nombre de pages : 52 pages
Nombre de tableaux : 6
Nombre de figures : 5

Résumé : L’éducation physique a été basée sur l’enseignement sportif depuis un certain temps à
Madagascar. Dans l’esprit des gens, que ce soit de simple citoyen ou même des enseignants en
Education Physique et Sportive, l’éducation physique équivalait à sport.

De nos jours, quelques précisions méritent d’être mises en exergue. L’orientation actuelle de l’Education
Physique et Sportive exige un enseignement centré sur l’élève mais non plus sur la matière dans le but
de développer à la fois, la personnalité de l’enfant, de l’adolescent, des jeunes et leur épanouissement
physique, intellectuel et moral.

Le JUDO est conçu comme la forme idéale en éducation physique : sa pratique même en étant un sport
de combat, ne maltraite pas le corps mais contribue par contre à sa santé et favorise un développement
physique et moral harmonieux.

L’analyse de l’activité JUDO ainsi que ses contenus d’apprentissage en milieu scolaire, aident
l’enseignant non expert, à exprimer et élaborer un plan d’enseignement raisonnable en matière de JUDO
éducatif.

Mots clés : Réaction, contrôle, sport duel, préhension, préaction, perception, situation.
Directeur de mémoire : Docteur Jean Baptiste RAKOTONIAINA
Adresse de l’auteur : Lot V J 7 bis C Ambohimiandra – ANTANANARIVO 101

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