[1]
0. INTRODUCTION
0.1. CONSTATATION DES FAITS
La dérive du secteur public au Congo Kinshasa, comme ailleurs dans la
plupart des pays africains subsaharienne, se, caractérise par une anarchie énorme
déficit dans la prise des décisions rationnelles, le gaspillage des ressources
financières l'accumulation des déficits des gestions, la gabegie un fort endettement
et un déséquilibre financière systémique. Aujourd’hui le management des entités
s'adapte à un contexte en évolution en RDC, la gestion pose problème que celui des
entreprises du portefeuille de l’État une immobilisation comptable se constitue d'un
actif générant un avantage économique durable pour l'entreprise. En effet les
immobilisations comptables figurent à l'actif immobilisé du bilan de l'entreprise
chacune représente une valeur patrimoniale, qui peut, en revanche être isolée de
l’activité de ce fait, elle est évaluable de manière fiable à tout moment de son cycle
de vie.
Tels sont les constats faits qui nous a poussées à parler sur leur de
problème dans notre présent travail.
0.2. PROBLEMATIQUE
L'amortissement est conçu comme la répartition du coût de
l’immobilisation sur sa durée probable de vie (c’est-à-dire d'utilisation par
l'entreprise) de façon à refléter la perte de potentiel physique et économique en
égard avec conditions réelles d'exploitation. L’amortissement peut être utilisé pour
mesurer la performance mais aussi pour lisser les résultats.
Pour déterminer l'amortissement, il faut évaluer la durée probable
d'utilisation du bien, sa valeur résiduelle et son rythme de consommation. Cette
durée peut être différente de la durée de vie physique du bien pour deux raisons
principales :
L’évolution du progrès technologique peut rendre un bien obsolète bien avant
qu’il ne meurt physiquement (autrement dit, la durée de vie technologique est
différente de la durée de vie physique) ;
La politique de renouvellement des immobilisations menée concrètement par
l'entreprise peut conduire à ce que la durée d'utilisation effective soit
inférieure à la durée de vie technologique.
Si la durée de vie d’utilisation de l’immobilisation est nettement
inférieure à sa durée technologique, il est probable que l'entreprise pourra revendre
l'immobilisation à un certain prix : c'est la valeur résiduelle (ou récupérable).
[2]
Eu égard à ce qui précède, notre préoccupation se résume à des
questions ci-après :
Quelle est la méthode d'amortissement appliquée dans l’établissement de
transport au Congo en commun « Transco » en sigle ?
La méthode d’amortissement utilisée par Transco permet-il le renouvellement
des immobilisations ?
0.3. HYPOTHESE
L’hypothèse de recherche est définie par PONGERE (2004) comme
étant « une proposition des réponses aux questions que l'on se pose à propos de
l'objet de recherche formulé en des termes tels que l’analyse et observation puisse
fournir une réponse » pour ce qui concerne notre travail, nous dégageons des brèves
réponses aux questions que nous nous sommes posées dans cette recherche.
L’établissement de transport en commun TRANSCO appliquerait la méthode
d’amortissement linéaire ;
La méthode d’amortissement utilisée à TRANSCO ne permettrait pas le
renouvellement des immobilisations.
0.4. DEMARCHE METHODOLOGIQUE
La méthodologie est un ensemble des opérations par les qu’elles une
discipline cherche à atteindre la vérité qu’elle poursuit, la démontre et la vérifié Elle
se subdivise en méthodes et techniques.
Nous avons utilisé les méthodes suivantes :
1. Méthode analytique.
C'est une méthode qui nous a servi d’étudier et d'analyser la méthode
d'amortissement utilisée à la société de transport en commun, TRANSCO en sigle.
2. Méthode descriptive
Cette méthode nous a aidés de décrire le phénomène étudié dans son
ensemble et dans ses aspects particuliers .En s'attardant particulièrement l'aspect
économique et financière pour ainsi proposer des pistes des solutions une problèmes
qui s’y posent au sein de TRANSCO.
3. Méthode historique
La méthode historique nous a aidés à présenter notre champ
d'investigation à travers les différents faits.
[3]
En ce qui concerne les techniques, nous avons recouru aux :
1. Technique d'interview
Pour compléter les informations et d'autres renseignements utiles au
développement du sujet sous examen par la conversation avec les cadres de
l'entreprises et les hommes de science unités en gestion d'entreprise.
2. technique documentaire
Pour ressembler la matière devant faire la substance de notre étude par
la consultation de divers ouvrages et autres documents ayant fait au sujet sous
études.
0.5. INTERET DU SUJET
L’intérêt qui à notre sujet se vocalise sur trois points :
Intérêt personnel
Ayant opté pour la formation en sciences commerciales et financières,
option comptabilité, il nous a semblé intéressant pour sanctionner la fin de notre
cycle de graduat, en élaborant un travail lié dans le domaine de la comptabilité. En
vue d'approfondir nos connaissances acquises tout au long de notre cursus
universitaire.
Intérêt professionnel
Nous aide à concilier la théorie à la pratique apprise.
Intérêt scientifique 1
Du point de vue scientifique, ce travail aidera tout chercheur à traiter
d'un sujet similaire, d'avoir les données qui l'aidera à bien effectuer ses recherches et
d’éveiller la conscience de futur chercheur dans le même domaine.
0.6. DELIMITATION DE L’ETUDE
Pour des raisons de précision et de concision, tout travail qui se veut
scientifique doit être limité dans le temps et dans l'espace.
1
( ) PINTO, R et GRAWITZ, M, Méthodes des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris 1971, p.336-339.
[4]
Du point de vue spatial, notre étude porte sur entité publique qui est la
société de transport en commun TRANSCO en sigle.
Du point de vue temporel, notre étude est limitée sur la période allant
de 2018 à 2021, soit une période de quatre ans.
0.7. STRUCTURE DE TRAVAIL
En se référant des perspectives qui animent notre réflexion dans cette
étude, nous avons jugé utile de la répartir en trois chapitres hormis, l'introduction et
la conclusion :
Le chapitre premier aborde l’élucidation conceptuelle ;
Le chapitre deuxième traite le champ empirique de l’étude ;
Le chapitre troisième s’attèle sur l’étude de cas pratique.
[5]
CHAPITRE PREMIER : ELUCIDATION CONCEPTUELLE
SECTION I : NOTION SUR L’ENTREPRISE
Pour satisfaire ses besoins, l’homme consomme les biens et services
qu’il se procure et échange contre la monnaie. La production des biens et services
impliquent la mise en œuvre des ressources matérielles, de travail et de capital
nécessaires à la réalisation de l’objet social pour lequel l’entreprise a été créée.
Le Professeur BUSHABU, quant à lui confirme que la communication
entre l’auteur et le lecteur ne peut être possible que si le premier utilise un code
accessible par le second.
Dans cette optique de permettre une lecture aisée de notre travail et
d’éviter des interprétations contradictoires, nous avons jugé important de procéder
par la définition des concepts clés autour desquelles gravitera notre démarche
scientifique.
I.1.1. DEFINITION DE L’ENTREPRISE
Le concept « entreprise » admet que plusieurs acceptions selon les
différents auteurs, entre autre :
Pour CHARRON et SEPARI, l’entreprise est considérée comme un acteur
économique produisant les biens et des services pour d’autres acteurs en
dégageant les bénéfices ;
D’après BERNET, l’entreprise est une unité économique qui produit des biens
et services en vue de les vendre afin de couvrir ses charges et dégager un
profit ;
Selon le Professeur Augustin MAPAPA MBANGALA, l’entreprise peut être
définie comme une unité économique organisée qui, par combinaison des
facteurs de production, produit des biens et/ou des services pour un marché
déterminé en poursuivant des objectifs multiples.
Il ressort de cette définition que l’entreprise est aussi bien un hôtel
qu’une organisation non gouvernementale, une association sans but lucratif qu’une
entreprise publique ou privée, une grande entreprise qu’une toute petite entreprise,
… Elle exerce ses activités aussi bien dans le secteur marchand que non marchand
(Augustin M. Mapapa, 2015).2
2
( ) A. CORHAY, M. MAPAPA, Fondement de gestion financière, éd. ULG, Liège, 2015.
[6]
I.1.2. ROLES DE L’ENTREPRISE
La gestion efficiente de l’entreprise suppose la poursuite de trois
objectifs qui caractérisent son rôle :
a) Rôle économique
Satisfaire les biens de la clientèle aux meilleures conditions de prix et la
qualité ;
Veiller et apporter l’équilibre entre l’offre et la demande ;
Innover ou créer de nouveaux procédés ;
Participer au développement économique.
b) Rôle social
L’entreprise jour un double rôle :
L’entreprise doit fournir les emplois ;
L’entreprise doit chercher l’amélioration de la condition morale et matérielle
des agents qui collaborent au fonctionnement de celle-ci.
c) Rôle financier
Celui-ci consiste à assurer la rentabilité de l’entreprise et son équilibre
financier.
Ces trois rôles apparemment opposés ne peuvent être atteints que par
le développement de la productivité économique de l’entreprise.
I.1.3. MOYENS DE L’ENTREPRISE
Pour fonctionner, l’entreprise affecte les ressources mises à sa
disposition à l’acquisition des biens. Ce faisant les moyens d’action dont dispose
l’entreprise sont notamment les suivants :
1. Les biens matériels ou corporels : il s’agit de bâtiments, terrains, matériels de
transports, ordinateurs et autres équipements informatiques, matériels et
mobiliers du bureau, machines et outillages industriels, emballages
commerciaux et immobilisés, matières premières… ;
2. Les biens immatériels ou incorporels : constitués des logiciels, des brevets et
licences de fabrication de la clientèle, du fonds commercial ;
[7]
3. Des stocks : (marchandises, matières premières, emballages commerciaux des
produits finis…) ;
4. Le personnel : c’est-à-dire les travailleurs ou le facteur humain ou les
ressources humaines. L’entreprise a besoin des chauffeurs, des mécaniciens,
des ingénieurs, des comptables, des agents commerciaux, des vendeurs… Ces
travailleurs doivent être rémunérés conformément aux dispositions du Code
de Travail et des Conventions collectives ;
5. Les moyens financiers : nous avons banque et caisse.
I.1.4. DIFFERENTES FONCTIONS DE L’ENTREPRISE
D’une façon générale, quelle que soit, l’entreprise concernée, on
retrouve toujours les mêmes fonctions qui peuvent être décrites comme suit :
1. Fonction Achat : (des biens et services) qui met l’entreprise en relation avec
les fournisseurs. Son rôle est d’assurer, dans des conditions compétitives, un
approvisionnement conforme aux critères retenus, disponible dans les formes
et délais requis et contrôlables ;
2. Fonction Production : Cheville ouvrière des fabrications des produits finis, son
rôle est de mettre à la disposition du marché, au rythme et dans les délais
requis, avec la qualité exigée, les produits dont la fabrication lui est confiée
dans les conditions de coût de revient fixées ;
3. Fonction Marketing : Service qui est en veille active pour le secteur d’activité
et ses débouchés, son rôle est d’identifier des marchés potentiels et leurs
besoins ainsi que l’adaptation des produits et services et des méthodes
commerciales ; 3
4. Fonction Vente : Service qui permet la réalisation du chiffre d’affaires et
d’entretien, les relations avec les clients. Son rôle est d’assurer la vente, la
commercialisation des biens et services offerts par l’entreprise ;
5. Fonction Gestion des Ressources Humaines : Le service du personnel est
chargé de la gestion des ressources humaines, en prise directe sur le climat
social et la culture d’entreprise ainsi que l’adaptation aux métiers à la mobilité
professionnelle… Son rôle est d’assurer de manière qualitative et quantitative,
le niveau et la réparation des effectifs et qualifications nécessaires à l’activité
et aux évolutions nécessaires à l’activité et aux évolutions prévisibles du
rythme et de la nature de cette activité ;
6. Fonction Informatique : Responsable des systèmes d’information et de
gestion, son rôle est de définir, mettre en place et adapter l’organisation du
3
( ) LE LARGE, G, Organisation et gestion de l’entreprise, éd. PUF, Paris 2004, p.18.
[8]
traitement et des échanges automatisés des données et de l’information en
assurant le bon fonctionnement, la maintenance, l’évolution technique et
opérationnelle, puis assurer la gestion des bases des données ;
7. Fonction Financière : Elle est chargée de l’adéquation des financements aux
besoins et de l’information financière. Son rôle est de prévoir, assurer et gérer
les capitaux et la trésorerie de l’entreprise ;
8. Fonction Recherche et Développement : Ce service est le laboratoire du
devenir des activités de l’entreprise. Le département est chargé d’assurer le
développement des idées, produits, moyens de production, outils et revenus
nécessaires à la permanence et au renouveau des activités de l’entreprise ;
9. Fonction Comptable : Pôle de convergence de toutes les informations
concernant la vie de l’entreprise sous forme chiffrée, cette direction est
chargée de, d’ :
a) Assurer le rassemblement, l’analyse, le classement et l’enregistrement des
données comptables ;
b) Etablir les états financiers et comptables annuels légaux au terme de
chaque exercice comptable ;
c) Respecter les obligations déclaratives ;
d) Analyser les informations financières produites ;
e) Mettre en œuvre le contrôle de gestion.
I.1.5. CLASSIFICATION DES ENTREPRISES
Du point de vue économique, les entreprises peuvent être classées
selon leur taille, la nature de leur activité ou le secteur dans lequel elles évoluent.
I.1.6. TAILLE DE L’ENTREPRISE
Selon ce critère, on distingue les entreprises de grande taille, les petites
et moyennes entreprises (PME), les micros et petites entreprises (MPE) et les toutes
petites entreprises (TPE). Il n’existe pas une définition uniforme de la taille des
entreprises. Chaque environnement utilise des critères qui lui sont propres. C’est
ainsi qu’une PME dans un pays donné peut être considérée comme une grande
entreprise dans un autre pays. Quelle que soit la classification adoptée, on fait
souvent référence au critère de l’effectif (nombre de personne occupées) pour définir
la taille d’une entreprise ? Dans l’Union Européenne par exemple, est considérée
comme :
Micro entreprise : entreprise de 0 à 9 personnes employées ;
[9]
Petite entreprise : entreprise de 10 à 49 personnes employées ;
Moyenne entreprise : entreprise de 50 à 249 personnes employées ;
Grande entreprise : entreprise de plus de 249 personnes employées.
Mais l’introduction d’un critère financier (chiffre d’affaire et/ou total du
bilan) est un complément nécessaire pour saisir la véritable importance d’une
entreprise, ses performances et sa situation par rapport à la concurrence.
I.1.7. NATURE D’ACTIVITE
On distingue généralement trois formes d’entreprise selon l’activité
économique : entreprise commerciale, entreprise industrielle, et entreprise de
service.
L’entreprise commerciale est celle qui vend en l’état les stocks de
marchandises achetées. C’est l’exemple des magasins, des grandes surfaces, des
boutiques de modes, etc. Le patrimoine de ces entreprises n’exige pas un
investissement énorme en équipement, comparativement à ce que l’on peut observer
dans une entreprise industrielle.
L’entreprise industrielle est celle qui transforme les matières premières
en produits finis ; lesquels destinés à la vente. Il peut s’agir d’une activité artisanale
(boulangerie, menuiserie, savonnerie), ou d’une industrie exige beaucoup de moyens
d’investissements en équipement et en fonds de roulement.
L’entreprise de service est celle qui vend des services à d’autres agents
économiques. Très souvent, le service vendu n’est pas stockable, contrairement aux
entreprises commerciale et industrielle. C’est le cas d’une société de transport, d’une
polyclinique, d’une société de nettoyage, etc.4
I.1.8. SECTEUR D’ACTIVITE
En économie libérale néo-classique, les entreprises peuvent être
groupées en deux grands secteurs d’activité : le secteur public et le secteur privé. La
différence entre les deux est essentiellement juridique. Le secteur public regroupe
plusieurs catégories de services publics, dont les services publics régaliens (défense
nationale, justice, police, etc.), les services publics de l’Etat-providence ou services
publics en réseaux ou services marchands (distribution d’eau, d’électricité, poste,
télécommunication, transport, etc). Toutes ces activités ont en commun la mission
4
( )A. CORHAY, M. MAPAPA, op.cit, 2015.
[10]
qui leur est assignée par les pouvoirs publics-propriétaires juridiques - à savoir
l’intérêt général.
Par contre, les activités du secteur privé appartiennent aux personnes
privées qui ont pour principal objectif, la réalisation de lucre. Il existe aussi des
entreprises mixtes dans lesquelles pouvoirs publics et investisseurs privés mettent
ensemble des ressources pour la réalisation d’une activité économique. Dans
pareilles entreprises, très souvent, le part des pouvoirs publics est minoritaire, c’est-
à-dire inférieur à 50% de l’ensemble du capital engagé.
I.1.9. CRITERES DE PERFORMANCE
Les critères de performance permettent de déterminer les indicateurs
auxquels on se réfère pour évaluer une entreprise. Le choix de ces indicateurs fait
référence aux objectifs poursuivis par l’entreprise, aux ressources utilisées et aux
résultats obtenus. Il existe plusieurs critères de performance. Cependant, quel que
soit le concept de la performance que l’on adopte et qui est nécessairement
multicritère, l’analyse consistera à s’assurer de ce les ressources sont obtenues et
utilisées avec efficience, efficacité, et pertinence, pour réaliser les objectifs de
l’organisation (figure 1).
Le critère de pertinence exige que l’on analyse à priori les moyens dont
dispose et la façon dont ceux-ci seront utilisés pour atteindre les retenus. Ce qui
implique la prise en compte de l’adéquation entre objectifs et moyens. Il peut s’agir
du respect des normes, aux choix de projet par rapport aux moyens disponibles.
Le critère d’efficacité est relatif à la production. Ce critère représente un
enjeu considérable pour toute entreprise qui se veut performante. Cependant, si
l’objectif de production est prioritaire, il ne peut être défini indépendamment des
moyens requis pour le réaliser : le critère d’efficience - atteindre un objectif donné,
en l’occurrence un niveau élevé de production - se double d’un critère d’efficience -
l’obtenir en minimisant la consommation de moyens de production, c’est-à-dire
l’obtenir au moindre coût (sans gaspillage des ressources). (Albert CORHAY et
Mapapa MBANGALA, 2015).5
5
( )A. CORHAY, M. MAPAPA, op.cit, 2015.
[11]
Figure 1.1. Conception de performance en gestion
Objectifs
PERTINENCE EFFICACITE
Moyens Résultat
Source : Albert CORHAY, M. MAPAPA, Fondement de Gestion Financière, éd. ULG,
Liège6
I.1.10. PATRIMOINE DE L’ENTREPRISE
Le patrimoine de l’entreprise consiste en « l’ensemble des biens et
dettes » d’une personne juridique.
En droit Congolais, la notion de patrimoine est liée à celle de la
personnalité juridique. Selon le système comptable OHADA, le patrimoine est
l’ensemble des actifs que l’entreprise a sous son contrôle et des ressources mises à
sa disposition par les propriétaires (associés) ou les tiers en vue de réaliser son
exploitation.
Le patrimoine est une notion centrale du système comptable OHADA :
la comptabilité doit donner une image fidèle du patrimoine. Toute entreprise soumise
a l’obligation de tenir des comptes, doit procéder à l’enregistrement comptable des
mouvements affectant son patrimoine. Le patrimoine de l’entreprise ne se limite plus
à sa conception juridique, mais englobe tous les biens dont l’entreprise, sans en être
propriétaire, à la maîtrise et supporte les risques.
SECTION II : LES IMMOBILISATIONS
I.2.1. INTRODUCTION
Le Système Comptable OHADA définit les immobilisations comme les
biens ou valeurs destinés à rester durablement dans l’entreprise et dont la durée de
vie est supérieure à une année.
6
( ) A. CORHAY, M. MAPAPA, Op.cit.
[12]
En SYSCOHADA, l’actif immobilisé comprend :
les immobilisations incorporelles ;
les immobilisations corporelles ; et
les immobilisations financières.
Les comptes des immobilisations, autres que les comptes
d’immobilisations financières, sont classés respectivement à partir de la nature
élémentaire des éléments qui les composent (immobilisations incorporelles et
corporelles), et selon leur destination dans l’entreprise (usage professionnel, social
ou autre). Ils ne se consomment pas par le premier usage.7
Les immobilisations financières sont une catégorie d’immobilisations qui
regroupe certaines titres (titres de participation et valeurs immobilières
immobilisées).
Les biens de peu de valeur ou dont la consommation est très rapide
peuvent être considérés comme entièrement consommés dans l’exercice de leur mise
en service et, par conséquent, ne pas être classés dans les immobilisations.
I.2.2. PRESENTATION DES COMPTES DE L’ACTIF IMMOBILISE
Les comptes principaux de la classe 2 sont :
21 Immobilisations incorporelles ;
22 Terrains
23 Bâtiments, installations techniques et agencements ;
24 Matériel, mobilier et actifs biologiques ;
25 Avances et acomptes versés sur immobilisations ;
26 Titres de participation ;
27 Autres immobilisations financières ;
28 Amortissements ;
29 Dépréciations des immobilisations.
I.2.3. EVALUATION DES IMMOBISATIONS
I.2.3.1. Evaluation du coût d’entrée
Lors de son entrée dans le patrimoine de l’entreprise, la valeur de
l’immobilisation est ainsi déterminée :
7
( ) DOBIL, MARCEL, Comptabilité OHADA, éd. Karthala et AECC, Tome I, Paris, 2013.
[13]
Le bien acquis à titre onéreux est comptabilisé à son côut d’acquisition. Ce
coût d’acquisition est déterminé par l’addition des éléments suivants :
- le prix d’achat net de rabais, remises et ristournes après déduction des
taxes récupérables ;
- les frais accessoires après déduction des taxes récupérables c’est-à-dire
ceux directement l’acquisition et la mise en état d’utilisation du bien dans
la mesure où ils ont accru sa valeur vénale (frais taxes) ;
- droits de douane, frais d’installation et de montage non récupérables,
commissions et assurances, frais de préparation du site, frais et
démolition, etc) ; les autres tels que les droits de mutation et
d’enregistrement, les frais notariés, les charges d’emprunts sont à imputer
dans les charges.
Le bien produit par l’entreprise est comptabilisé à son coût de production ce
coût de production est déterminé par l’addition des élemnts suivants :
- le coût d’acquisition de matières et fournitures consommées ;
- les charges directes de production ;
- les charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être
raisonnablement rattachées à la production du bien.
Le bien acquis à titre gratuit est comptabilisé à sa valeur vénale ;
Le bien reçu à titre d’apport en nature est comptabilisé à la valeur figurant
dans l’acte d’apport.
La valeur d’entrée des titres de participation dans le patrimoine est
déterminée par les termes de contrat d’acquisition ou de l’acte d’apport. Celui-ci est
le prix d’acquisition majoré des frais accessoires d’acquisition correspondant aux
droits de souscription.
Sont exclus du coût d’entrée des titres, les frais ci-après :
les droits de mutation ;
des honoraires des différents conseils ;
des commissions des banques, des agents de change ;
des frais de courtage ;
des impôts.
Ces frais sont inscrits directement en charges dans le compte 6311
Frais sur titres et ne sont pas portés au coût d’acquisition des titres de participation.
[14]
I.2.3.2. Evaluation à la clôture de l’exercice
Les immobilisations connaissent des dépréciations constatées par les
amortissements et des provisions lors de l’évaluation postérieure. Les valeurs
d’entrée sont corrigées pour les ajuster aux conditions économiques à la date de
clôture par la réévaluation selon les dispositions prévues dans chaque pays.
Lorsque la valeur comptable des titres de participation est supérieure à
la valeur d’inventaire qui est une valeur réelle ou valeur du marché, une provision
pour dépréciation est constituée.8
La détermination de la valeur l’inventaire des titres libellés en devises se
fait par une conversion en unités monétaires légales du pays sur la base du cours de
change à la date de clôture de l’exercice. Un écart de conversion est dégagé à cet
effet.
I.2.3.3. Fonctionnement des comptes de l’actif immobilisé
I.2.3.3.1. Immobilisations incorporelles
Les immobilisations incorporelles sont des biens immatériels, acquis ou
créés par l’entité, non pas pour être vendus ou transformés, mais pour servir de
façon durable à son activité et susceptibles de générer des avantages futurs.
Ils se subdivisent en 9 comptes divisionnaires qui constituent les points
de ce chapitre :
211 Frais de développement ;
212 Brevets, licences, concessions, et droits similaires ;
213 Logiciels et sites internet ;
214 Marques ;
215 Fonds commercial ;
216 Droit au bail ;
217 Investissements de création ;
218 Autres droits et valeurs incorporels ;
219 Immobilisations incorporelles en cours.
Le compte 211 Frais de développement (FRD)
Ce sont les dépenses qui correspondent à l’effort réalisé par
l’entreprise en matière de recherche scientifique ou technique et de développement.
Ces dépenses comprennent :
8
( ) LASSEQUE, PIERRE, Lexique de la comptabilité, éd. Dunod, Paris, 2012.
[15]
1) Les frais de recherche : ensemble des travaux qui « concourent à l’analyse
des propriétés, des structures, des phénomènes physiques et naturels en vue
d’organiser en lois générales, au moyen de schémas explicatifs et de théories
interprétatives, les faits dégagés de cette analyse. Ils sont comptabilisés en
charges par nature (charges du personnel, charges externes, etc) et non en
immobilisation ; recherche fondamentale ;
2) Les coûts de développement : dépenses qui résultent de développement d’un
projet interne pour lequel l’entité est capable de démontrer qu’elle satisfait à
toutes les conditions requises : projet nettement individualisé, ayant de
sérieuses chances de réussite technique, de rentabilité commerciale et de
viabilité économique).
Lorsque les conditions sont simultanément remplies, les frais de recherche et
de développement :
Engagement des dépenses
D C D C
6xx Charges par nature x
4 ou 5 Comptes concernés x
Clôture de l’exercice
D C D C
211 Frais de recherche de développement x
721 Production immob. x
Amortissement
D C D C
6812 Dotations aux amortissements x
2811 Amortissements frais recherche x
Dépréciation
D C D C
6913 Dotations aux dépréc. Immo. Incorp. x
291 Provisions pour déprec. Immo Incorp. x
[16]
Brevet, licences, concession, franchise et droits similaires (212)
Brevet d’invention : droit conférant à un inventeur l’exclusivité temporaire de
l’exploitation ce qu’il a inventé.
Licence d’exploitation : contrat cédant à un tiers le droit d’exploiter une marque de
fabriquer un brevet d’invention ou un procédé moyennant paiement d’une redevance
(fixe et des royalties) ;
Clientèle : ensemble de personnes qui achètent habituellement les
produits/marchandises d’une entreprises ;
Concession commerciale : contrat par lequel un industriel s’engage pour une certaine
période à vendre certaines marchandises à un détaillant à l’exclusion de tout autre
dans un secteur donné moyennant certaines conditions (cas par exemple de
concession automobile).
Concession de service public : contrat par lequel l’Etat ou une collectivité (concédant)
ou à une personne, généralement de droit privé (concessionnaire), l’exécution d’un
service public, à ses risques et périls, pour une durée déterminée (généralement
longue) moyennant paiement d’une redevance.
Franchisage : système de distribution par lequel une entité (franchisée) et autorisée
à utiliser le savoir-faire commercial, la marque, l’enseigne, et/ou les techniques
commerciales d’une autre le franchiser), pour vendre ses produits/marchandises en
bénéficiant de la notoriété et de l’image de marque du franchiseur.
Nom commercial : dénomination sous laquelle une entreprise exerce son commerce.
En cas de cession du fonds commercial, l’acquéreur est en droit de conserver le nom
commercial de son prédécesseur en le faisant précéder de la mention "successeur
de…", "ancienne maison de…", ou ancien établissement…
Les logiciels (213)
Programmes nécessaires au traitement informatique de la comptabilité.
Ils comprennent les logiciels d’exploitation (programmes de fonctionnement de
l’ordinateur et les logiciels d’application (programmes de traitement des matières
particulières : paie, gestion des stocks, etc). ils reçoivent le même traitement
comptable que les frais de 213, s’ils peuvent être assimilés à ceux-ci.
[17]
La marque (214)
Nom ou texte permettant au public d’identifier les produits ou les
marchandises d’une entité et de les distinguer de ceux des concurrents. L’enseigne,
le dessin ou le logo en constituent la partie imprononçable sous forme de signe,
l’inscription ou d’image apposée sur le support quelconque (immeuble p. ex) qui
rappelle l’activité exercée.
Le Fonds commercial (214)
Ensemble comprenant la clientèle, l’achalandage, la marque, l’enseigne
et le droit au bail (si ce dernier n’a pas fait l’objet d’un prix distinct).
Droit au bail (216)
Somme versée ou due au locataire précédent en considération du
transfert de l’acheteur des droits résultant tant des conventions que de la législation
sur la propriété commerciale. Le pas de porte est le montant qu’on paie au locataire
précédent pour acquérir le droit de renouvellement du bail.
Investissements de création (217)
Dépenses jugées particulièrement importantes que les fabricants, les
producteurs, les éditeurs et les distributeurs des programmes consacrent à l’étude et
à la production de certains ouvrages et de certaines éditions ainsi que les frais de
collection exposés dans l’industrie textile.
Immobilisations incorporelles en cours (219)
Constatation des coûts de production des actifs immobilisés incorporels
élaborés par l’entité par et pour elle-même, mais non encore achevés à la clôture
d’un exercice comptable.
I.2.3.2. Immobilisations incorporelles (AIC)
Les (AIC) sont des biens matériels acquis ou créés par l’entité, non pas
pour être vendus mais pour être utilisés de façon durable comme instrument de
travail pour la réalisation de ses opérations professionnelles ou non.
Compte 22 Terrains
Les terrains sont des espaces considérés en fonction de leur étendue,
de leur configuration, de leur nature ou de l’emploi qu’on veut en faire. Ce compte
[18]
est ouvert dès que l’entreprise est propriétaire du sol et du sous-sol ou lorsque, sous
certaines conditions, ces biens sont mis à sa disposition par des tiers.
Classification des terrains
221 Terrains agricoles et forestiers ;
222 Terrains nus ;
223 Terrains bâtis ;
224 Travaux de mise en valeur des terrains ;
225 Terrains de carrières-tréfonds ;
226 Terrains aménagés ;
227 Terrains mis en concession ;
228 Autres terrains :
229 Aménagement de terrains en cours.
Le compte 23 bâtiments, installations techniques et agencements
Ce sont des constatations de l’entreprise en matériaux divers destinées
à l’exploitation ou non. Ils comprennent les fondations et leurs appuis, les murs, les
planchers, les toitures, ainsi que les aménagements faisant corps avec eux. Ces
éléments en sont cependant exclus qu’ils peuvent en être facilement détachés ou
encore lorsque de par leurs nature et importance, il se justifie une inscription
distincte en comptabilité, notamment pour des raisons de rythme d’amortissement
différent de celui des bâtiments, par exemple, la climatisation.
La valeur du bâtiment n’inclut pas celle du terrain sur lequel il est bâti,
que l’entreprise soit propriétaire du terrain ou pas. Car, elle peut construire sur le sol
d’autrui.
Cette valeur inclut par contre trois types de coûts :
Le coût de la peinture extérieure et intérieure des constructions neuves ;
Le coût de tous les aménagements permanents tels que les dépenses
d’addition d’eau, d’électricité, des appareils de conditionnement d’aire, de
télévisions câblées ;
Le coût du matériel installé avant l’occupation du bâtiment.
Subdivisions
Le compte 23 se subdivise en :
231 Bâtiments industriels, agricoles, administratifs et commercial sur sol
propre ;
[19]
232 Bâtiments industriels, agricoles, administratifs et commercial sur sol
d’autrui ;
233 Ouvrages d’infrastructure ;
234 Installations techniques ;
235 Aménagements de bureaux ;
237 Bâtiments industriels, agricoles et commerciaux mis en concession ;
238 Autres installations ;
239 Bâtiments et installations en cours.9
Le compte 24 Matériel
C’est l’ensemble des équipements, des machines et de mobiliers utilisés
de façon durable dans l’exploitation. Il s’agit de matériels de bureau, informatique,
de bureautique, de transport et de mobilier de bureau.
Subdivisions
Le compte 24 se subdivise en :
241 Matériel et outillage industriel et commercial ;
242 Matériel et outillage agricole ;
243 Matériel d’emballage récupérable et identifiable ;
244 Matériel et mobilier ;
245 Matériel de transport ;
246 Immobilisations animales et ;
247 Agencements et aménagements du matériel ;
248 Autres matériels ;
249 Matériel en cours.
Ecritures sur acquisitions et cessions des immobilisations corporelles : 22,
23 et 24.
Acquisition
D C D C
22 Terrains x
23 Bâtiments x
24 Matériel… x
481 Créances et dettes HAO x
9
( ) NGOMA-YA-NZUZI, Manuel du système comptable OHADA théorie et pratique, éd. Bruyant, Bruxelles, 2015.
[20]
D C D C
81 Valeur comptable de cession x
28 d’immobilisation x
22 Amortissement x
23 Terrains x
24 Bâtiments x
Matériel…
485 Créances sur cessions d’immobilisation x
82 Produits de cessions d’immobilisations x
Amortissements et provisions pour dépréciation
D C D C
68 Dotation aux amortissements x
28 Amortissement x
69 Dotation aux amortissements x
29 Provision pour dépréciations x
Réévaluation
D C D C
21 Immobilisations incorporelles x
22 Terrains x
23 Bâtiments x
24 Matériel x
106 Ecart de réévaluation x
106 Ecart de réévaluation x
28 Amortissement x
I.2.3.3. Immobilisations financières (IF)
Ce sont des biens monétaires utilisés durablement par l’entreprise
matérialisés par différentes sortes titres, notamment avances et acomptes sur
immobilisations, les titres de participation et les autres immobilisations financières.
Le compte 25 Avances et acomptes versés sur AIC
Il enregistre des sommes d’argent versées par l’entreprise à un
fournisseur immobilisations corporelles au titre d’avance (à la commande ou
l’acompte (partie terminée de la commande).
[21]
Subdivisions
251 Avances et acomptes versés sur immobilisations incorporelles ;
252 Avances et acomptes versés sur immobilisations corporelles.
Comptabilisation
D C D C
25x Avances et acomptes x
5 Compte financier concerné x
Montant versé au fournisseur à la
commande
2x Immobilisation concernée x
25x Avances et acomptes x
481 Fournisseur d’investissement x
A la réception de la facture définitive
Le compte 26 Titres de participation
Ce sont les actions ou les parts sociales de sociétés que l’entreprise
possède de façon durable, soit pour contrôler ces sociétés, soit pour y exercer une
influence. Ce contrôle peut être exclusif, (majorité des droits de vote), conjoint
(partage) ou simplement d’une influence notable.
Le compte 26 Titres de participation se subdivise en :
261 Titres de participation dans des sociétés sous contrôle exclusif ;
262 Titres de participation dans des sociétés sous contrôle conjoint ;
263 Titres de participation dans des sociétés conférant une influence notable ;
265 Participation dans des organisations professionnelles ;
266 Parts dans des Groupements d’intérêt Economique (GIE) ;
268 Autres titres de participation.10
Comptabilisation
D C D C
26 Titres de participation x
10 Capital x
4x ou 5x Tiers ou trésorerie x
472 Versements restants x
10
( ) GBENITO, E., GUSTAVE, Referentiel comptable, 2014.
[22]
Dépréciation
D C D C
697 Dotations aux provisions financières x
296 Provisions/dépréciation titre de participation x
Cession
D C D C
81 Valeurs comptables de cession d’immo x
26 Titres de participation x
4 ou 5 Comptes de tiers ou de trésorerie x
826 Produits sur cession d’immobilisations x
financières
296 Provisions/dépréciations titres de participation x
296 Reprises des provisions financières x
Le titre de participation est un écrit qui matérialise un droite propriété
sur une entité et dont la possession durable est estime utile à l’activité de l’entreprise
du fait qu’il lui permet d’exercer une certaine influence sur la société émettrice et
d’en assurer le contrôle.11
Le contrôle exclusif : lorsqu’une entreprise détient plus de 56% des
droits de vote à l’assemblée générale d’une autre participation majoritaire, droit de
désigner, pendant deux exercices successifs, la majorité des membres des organes
d’administration, de direction ou de surveillance d’une autre entreprise. Dans des
sociétés sous contrôle exclusif, ces titres sont enregistrés dans le compte 261 Titres
de participation.
Le contrôle est conjoint : lorsqu’il est exercé sur une entreprise par un
nombre limité d’associés (actionnaires). Les décisions résultant de leur commun
accord. Ses titres sont inscrits dans le compte 62 Titres de participation dans des
sociétés sous contrôle conjoint. L’entreprise qui détient une proportion des titres
d’une autre société comprise entre 10 et 50% a une participation dans celle-ci. Au-
delà de 50%, on parle des relations maison-mère et filiales.
L’influence notable : est celle qu’exerce une entreprise qui détient au
moins 20% des droits de vote d’une autre entreprise. Ses titres de participation sont
11
( ) NGOMA-YA-NZUZI, Op.cit, 2015.
[23]
enregistrés dans le compte 263 Titres de participation dans des sociétés conférant
une influence notable.
Contrôle exclusif, conjoint ou influence notable, le système comptable
de l’OHADA ne se préoccupe pas de la libération partielle ou totale des titres. Seule
la notion de contrôle est mise en avant dans l’intitulé des comptes. Il y a prime de
contrôle sur la libération des titres. Toutefois, la part non libérée des titres, constitue
une dette inscrite au compte 472 Versements restant à effectuer sur titres non
libérés et dont il devra être fait mention distinctement dans l’état annexé.
Remarque : Les dépôts et cautionnements peuvent aussi faire l’objet de cession. Ils
sont cédés en même temps que le bien principal.
Exemple : La cession d’une ligne téléphonique implique celle de la caution pour
garantir les communications post-payées.
Le compte 27 : Autres Immobilisations Financières (AIF)
Les AIF sont des non-titres de participation que l’entreprise a l’intention
de conserver durablement et non de les revendre à brève échéance. Ce sont des
parts de capital social ou des placements à long terme, tels que les titres immobilisés
de l’activité de portefeuille (TIAP), des titres participatifs des créances liées à des
participations, des prêts et des créances non commerciaux, des certificats
d’investissement, des fonds communes de placement, des dépôts et cautionnements.
Comptabilisation
Accord du prêt
D C D C
27x Prêts x
5 Compte de trésorerie x
Fin d’exercice (existence d’un profit de change)
D C D C
27x Prêts x
479 Ecarts de conversion-passif x
[24]
Fin d’exercice (existence d’une perte de change)
D C D C
478 Ecarts de conversion-passif x
27x Ecarts prêts X
697 Dotations aux provisions financières x
297 Provisions pour dépréciation x
I.2.3.4. Amortissements et dépréciations des immobilisations (compte 28
et 29)
Amortissements
L’amortissement se définit comme étant la constatation comptable
obligatoire de l’amoindrissement de la valeur des immobilisations qui se déprécient
de façon certaine et irréversible avec le temps, l’usage, ou en raison du changement
des techniques, de l’évolution de marchés (obsolescence) ou de toute autre cause.
Pour l’entité, il consiste à repartir le coût du bien sur sa durée probable d’utilisation
selon un plan prédéfini. Autrement dit, l’amortissement est la valeur pécuniaire qu’on
garde chaque année dans le but de renouveler le bien à la fin de sa durée de vie.
Quelques termes usuels relatifs aux amortissements
Annuité d’amortissement (A) : montant de l’amortissement annuel
correspondant à la dépréciation de l’immobilisation amortissable de l’exercice
comptable ;
Amortissement cumulé (AC) : somme des amortissements depuis la mise en
service de l’immobilisation jusqu’à la fin d’un exercice comptable donné :
Valeur nette comptable (VNC) ou valeur résiduelle (VR) : différence entre la
VO et les AC d’une immobilisation ;
Durée de vie utile de l’actif immobilisé (DA) : temps probable d’utilisation de
l’actif au terme duquel il sera totalement amorti. A la fin de cette période, la
valeur nette comptable est égale à zéro ;
Taux d’amortissement (I) : coefficient généralement exprimé en pourcentage,
qu’on applique à la valeur d’origine pour déterminer l’annuité d’amortissement
de l’exercice : (i) = (100 x A) IVO ;
Date de mise en service : date du début des amortissements du bien. Elle est
généralement postérieure à celle d’acquisition/production. Si elle n’est pas
[25]
donnée, on considère la date d’acquisition/production comme date de mise en
service ;
Base d’amortissement : coût réel d’achat/production à la première année ou la
VNC les années suivantes ;
Système d’amortissement : méthode de calcul de l’anuité d’amortissement.
Remarque : En principe toutes les immobilisations corporelles seraient
amortissables, excepté terrains et les œuvres d’art. mais, certaines
immobilisations incorporelles sont aussi amortissables (cas de
brevets, inventions et de licences, et sous certaines conditions, de
logiciels des coûts de développement ainsi des sites Internet et du
fonds de commerce).
I.2.3.5. Méthodes d’amortissement
Il y a plusieurs méthodes d’amortissement, notamment :
L’amortissement constant ou linéaire ;
L’amortissement dégressif ;
L’amortissement accéléré ;
Les amortissements spéciaux.
a) L’amortissement constant ou linéaire
L’annuité (montant) d’amortissement reste constante pendant toute la
durée d’amortissement de l’utilisation et linéaire parce que le cumul des
amortissements est directement proportionnel au temps.
Le taux d’amortissement est fonction de la durée de vie utile de
l’immobilisation : c’est le quotte entre 100 et cette la durée de vie utile de
l’immobilisation. Ei DC, pour éviter l’arbitraire, le Gouvernement impose les durées de
vie moyennes, et donc des taux d’amortissements linéaires selon les principaux types
d’immobilisations amortissables.
[26]
Durée de vie utile et taux d’amortissement linéaire
Tableau : Taux d’amortissement
Types d’immobilisations Durée utile Taux
d’amortissement
Immeuble bâti (selon matériaux) 20 à 50 ans 5 à 2%
Matériel de transport 3 à 5 ans 33,33 à 20%
Machines/autres biens d’équipements 8 à 12 ans 12,5 à 8%
Agencements & installations 6 à 10 ans 16,67 à 10%
Immobilisations animales 5 à 10 ans 20 à 10%
Source : Cours de Gestion Financière, G3, SCF/J, 2022.12
L’annuité d’amortissement se calcule de deux manières : le produit du
taux d’amortissement par la valeur historique ou bien le quotient de cette valeur
historique par la durée de vie utile de l’immobilisation amortissable.
Toutefois, pour les immobilisations acquises/créés et mises en service
au cours d’un exercice comptable, la première annuité d’amortissement est calculée
au prorata tempris, c’est-à-dire, proportionnellement au nombre de mois qui
séparent le mois de mise en service de la fin de l’exercice. Pour l’appréciation de la
durée totale d’amortissement, cette première annuité est complétée pour une année.
La fraction d’année de ce premier amortissement sera récupérée à la fin de l’exercice
qui suit le nombre entier d’années de la durée d’amortissement et sera également
comptée pour une année.13
Pour chaque actif immobilisé amortissable, le comptable établit une
fiche individuelle d’amortissement linéaire. Cette fiche donne toutes les informations
sur l’identification et historique de cet actif. Le traitement comptable varie selon que
l’immobilisation est mise en service au début de l’exercice au cours d’exercice, mais
l’écriture comptable est la même dans les deux cas.
12
( ) P. BIDIKI, Cours de Gestion Financière, G3, SCF/J, 2022.
13
( ) BRENVE MANN, B. et SEPARI, S., Economie d’entreprise, éd. Dunod, Paris, 2004, p. 3.
[27]
CHAPITRE DEUXIEME : CHAMP EMPIRIQUE
Pour mieux cerner la quintessence de cette étude, il convient de
présenter notre champ empirique en l’occurrence TRANSCO pour fixer les esprits de
nos lecteurs.
SECTION I : PRESENTATION DE TRANSCO
Bien que la plupart des entreprises du secteur de transport soient des
véritables canards boiteux, la Société de Transport en Commun se maintient encore
et connait, malgré tout, un fonctionnement plus ou moins optimal.
2.1.1. APERCU HISTORIQUE
L’Etablissement de transports au Congo « en sigle TRANSCO » est un
établissement public qui est sous tutelle du Ministère des Transports et Voies de
Communication, avec un mandat reçu du Gouvernement de la République
Démocratique du Congo à assurer le transport en commun sur l’ensemble du
territoire national.
TRANSCO a pour objet, tant à Kinshasa qu’en provinces où il peut être
mené à ouvrir des succursales, le transport des personnes et des biens par route.
Etablissement public TRANSCO est un établissement de droit Congolais,
crée par le décret n°13/001 du 13 Janvier 2013 pour une durée déterminée et dont
le siège se trouve à Kinshasa au 35 avenue Bosango (ex. Route Siforco), quartier
Matadi dans la Commune de Masina.
Mais le lancement de ses activités par l’ancien Chef de l’Etat KABILA
KABANGE Joseph était intervenu le 30 Juin 2013 avec un lot de 300 bus standards et
mini bus, de marques Mercedes Benz pimpants neufs. Deux lignes ont été lancées ce
jour-là à savoir : la ligne 03 qui partait de la Commune de Ngiri-ngiri pour la gare
centrale à la Gombe et la seconde ligne, la ligne 04 qui partait de Kintambo Magasin
pour le terminus qui est la gare centrale. Deux semaines plus tard au regard des
besoins exprimés par la population Kinoise, la ligne 04 va prolongée d’itinéraire pour
atteindre l’UPN, d’où la ligne 04 va se transformer cette fois-là pour un parcours
partant de la gare centrale pour atteindre l’UPN dans la Commune de Ngaliema. Et
puis, par la suite, d’autres lignes vont voir le jour progressivement selon le planning
de l’établissement jusqu’à faire sortir les deux cents autres bus commandés pour le
[28]
nombre de 500 bus qui se trouvaient dans le parc jusqu’au 31 Décembre 2014. Ce
qui fait que l’établissement TRANSCO ouvre au total 17 lignes dans la Ville Province
de Kinshasa. Cette initiative venait matérialisée la ferme volonté politique du Chef de
l’Etat ainsi que du Gouvernement de cette époque de résoudre l’épineux problème de
transport en commun en République Démocratique du Congo.
L’histoire nous renseigne qu’il y a eu dans le passé plusieurs sociétés du
genre dans notre pays en l’occurrence :
OTCZ ;
STK ;
SITAZ ;
SOTRAZ ;
STUC ;
CITY-TRAIN.
Mais qui n’avaient pas tenus longtemps, espérons voir TRANSCO vivre
longtemps. Depuis 31 Avril 2018 les activités de TRANSCO se sont présentées de la
manière suivante : 28 lignes urbaines à Kinshasa et deux autres lignes interurbaine,
Kinshasa-Kikwit et inter urbain et urbain est de plus au moins 280 bus avec 2.570
agents et cadres répartis comme suit :
Sédentaires de la DG : 14
Sédentaires de la DJRH : 64
Sédentaires de la DEX : 80
Sédentaires de la DAF : 45
Régulateurs : 180
Agents de la DT : 193
Conducteurs : 844
Percepteurs : 800
Contrôleurs : 270
Caissiers : 56
Agents du pointage biométrique : 231
2.1.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE
Le TRANSCO a son siège social sis avenue Bosango n°35 sur la Route
Siforco, quartier Matadi dans la Commune de Masina, Ville Province de Kinshasa. Elle
est limitée par :
[29]
A l’Est, bornée par l’Aéroport Internationale de N’djili ;
A l’Ouest par le quartier Matadi ;
Au nord par l’Eglise catholique saint Bana Bankitu ; et enfin
Au Sud par la Commune de Kimbanseke.
2.1.3. OBJECTIFS ET MISSIONS
L’Etablissement TRANSCO a pour missions :
D’assurer un transport en commun par route des passagers et leurs biens à
Kinshasa en particulier et vers tous le territoire de la République Démocratique
du Congo en général dans les jours à venir ;
D’assurer la mobilité des personnes et leurs biens d’un lieu à un autre en
République Démocratique du Congo moyennant paiement du frais de
transport ;
De mener des études pertinentes pour résoudre durablement les problèmes
du transport en commun dans le pays. Sur ce, la société TRANSCO peut
exploiter d’autres activités connexes pour autant que celle-ci ne soit pas
incompatible avec son objet social.
2.1.4. STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT
A l’instar de toute entreprise publique, la société TRANSCO jusque-là
comprend deux organes, à savoir :
Le Conseil Administration ;
Le Comité de Gestion.
Le troisième organe (Commissaire aux comptes) n’est pas encore
fonctionnel.
2.1.5. STATUT JURIDIQUE
Le TRANSCO est établissement public de transport en commun créée
par de décret n°13/001 du 10 Janvier 2013 du Premier-Ministre de l’époque Augustin
MATATA PONYO MAPON, sous le statut d’un établissement public dénommé
Transport au Congo et qui est sous tutelle du Ministère des Transports et Voies de
Communication.
[30]
2.1.6. LE CONSEIL D’ADMINISTRATION
C’est un organe de conception, d’orientation, de contrôle et de décision
ayant des pouvoirs étendus pour poser des actes administratifs et engage l’entité
dans un esprit de disposition légale conformément à son objet social.
Le Conseil d’Administration est dirigé par un Président du Conseil
d’Administration (PCA).
2.1.7. LE COMITE DE GESTION
Il est un organe d’exécution de la décision du Conseil d’Administration
et assure ses responsabilités dans les limites de pouvoir de leurs délégués. Il exécute
le budget, élabore les états financiers et dirige le personnel et l’ensemble des
services.
Cet organe est composé des directions différentes, à savoir :
Le Direction Générale (DG) ;
La Direction Juridiques et Ressources Humaines (DJRH) ;
La Direction Administrative et Financière (DAF) ;
La Direction Technique (DT) ;
La Direction Exploitation (DEX).
Tableau n°2 : des directeurs généraux de TRANSCO
Directeurs Généraux Périodes
Monsieur HENRIQUET Juin 2013 - Septembre 2013
Monsieur Dominique MAUSSION Septembre 2013 - Septembre 2015
Monsieur Michel KIRUMBA KIMUHA Octobre 2015 - Octobre 2019
Monsieur MBONGI Blackson Octobre 2019 - Juillet 2021
Monsieur TSHIPAMBA NGAMBAMALU Chief
Source : DRH, Transco, 2022.
2.1.7.1. La Direction Juridique et Ressources Humaines
Elle donne l’évolution des effectifs, la situation juridique et des
contentieux, l’évolution de la prise en charge des soins de santé et l’environnement
ainsi que la communication. Dans cette direction et au sein de ce service, nous
trouvons deux sections, à savoir :
[31]
Section du personnel ;
Section juridique.
1. Section du personnel
La section du personnel a plusieurs bureaux que nous citons : Bureau
Gestion et Suivi Carrière des Agents, ce bureau est chargé de faire :
La formation d’embauche au sein de la société ;
Identification des agents ;
La procédure de clôture des dossiers administratifs des agents en cas de
résiliation du contrat de travail ou de décès de l’agent ;
Mettre à jour les dossiers administratifs et individuels de chaque agent ;
Tenir les statistiques mensuelles des agents (cas de sorti, entrée et
mutations) ;
Faire des formalités pour les agents transférés ou promus ;
Faire rapport au service de paie pour révision de la rémunération.
A. Bureau Formation
Ce bureau s’occupe de la formation des agents avant de les embaucher,
créer une formation continue, ainsi que le suivi de tous les dossiers formation des
agents et cadres à l’interne comme à l’externe, il est aussi chargé de collecter et
examiner des besoins en formation et des candidats à l’élaboration du planning
annuel de formation.
B. Bureau Paie
Ce bureau s’occupe de l’organisation et gestion de la paie, ainsi que du
traitement des primes et rémunérations, il s’occupe également de la mécanisation du
planning annuel de formation.
C. Bureau Social
Le soleil tient compte de la relation entre TRANSCO et ses agents. Ce
dernier s’occupe de la mise à jour de la situation familiale des agents aux centres de
santé et hôpitaux reconnus par TRANSCO, calculer les frais de substance, centraliser
et examiner de demande d’assistance sociale, ainsi que la prise en charge des
obsèques. Il convient de noter aussi l’organisation des activités sportives.
[32]
D. Bureau Pointage
Ce bureau s’occupe di pointage des agents. Il faut aussi noter en
passant qu’à TRANSCO, le pointage se fait dans une palette de date allant du 15 du
mois passé au 15 du mois en cours.
Cette section a plusieurs bureaux, à savoir :
Bureau Juridique : s’occupe essentiellement des contentieux liant
l’établissement aux tiers, les auditions des cas orientés vers ce bureau ;
Bureau accident : il est chargé de superviser les cas liés aux accidents, à tort
ou à raison et aussi des agents en cas d’accident ;
Bureau Sonas : s’occupe de suivi des dossiers accidents des agents auprès de
l’assureur national qui est la SONAS pour des éventuelles indemnisations, ainsi
que l’assurance de la flotte du charroi de TRANSCO ;
Bureau des relations extérieures : s’occupe des dossiers des agents accidentés
au niveau de la CNSS, et le calcul des contributions légales sur rémunérations
des agents auprès des institutions fiscales et parafiscales ;
Bureau de sécurité, prévention et environnement : la mission primordiale est
d’assurer la sécurité interne et externe des agents et cadres ainsi que de tous
les patrimoines de l’établissement.
2.1.7.2. Direction d’exploitation
Elle fait la répartition du parc roulant, la synthèse du trafic payant et
non payant et le contrôle des passagers ; en outre, cette direction s’occupe de
l’exploitation, on y retrouve les régulateurs, percepteurs, les contrôleurs, conducteurs
et les parqueurs. Dans cette direction, il y a des services qui sont misent en place,
dont je peux citer :
Le service commercial ;
Le service mouvement ;
Le service contrôle ;
Le service études et analyses ;
Le service de billetterie.
[33]
2.1.8. ORGANIGRAMME DE TRANSCO
Président du Conseil d’Administration
Direction Générale
Direction Juridiq. et Ress. Hum. Direction Adm. et Fin. Direction Technique Direction Exploitation
Service personnel Service Comptabilité Ateliers Coordination d’Exploitation
Service juridique Service Trésorerie Service maintenance Corrective Service Mouvements
Service de gestion Service Ordonnancement et Service Contrôle
hydrocarbures
Passation des marchés Service Commerciale
Service Maintenance,
infrastructures et équipements
Service Informatique Service Etudes et Analy
Service Magasin
Service Billetterie
Source : DRH, Transco/Janvier 2022.
[34]
SECTION II : ANALYSE SWOT (FORCES, POORTUNITES ET MENACES)
L’analyse sur la santé d’une entreprise porte sur plusieurs angles dont
les acteurs internes de l’organisation et les facteurs externes liés à l’environnement.
Plusiers types d’analyse existent, pour notre part nous retiendrons l’analyse SWOT et
l’analyse PESTEL pour effectuer l’analyse sur les recettes au sein de la TRANSCO.
II.1. L’ANALYSE SWOT OU MATRICE SWOT
Le terme SWOT est acronyme issu de l’Anglais :
Streenght (Forces) ;
Weaknesses (Faiblesses) ;
Opportunities (Opportunités) ;
Theats (Menaces).
D’autres dénominations équivalentes en Français existent :
FFOM : Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces.
AFOM : Stouts, Faiblesses, Opportunités, Menaces.
L’analyse SWOT est un outil de stratégie d’entreprise dont le but est de
prendre en compte dans la stratégie les facteurs internes en maximisant les
potentiels des forces et des opportunités et en minimisant les effets des faibles et les
menaces.
Tableau n°3 : Illustration de l’analyse SWOT
Positif Négatif
(Pour atteindre l’objectif) (Pour atteindre l’objectif)
Forces Faiblesses
Facteurs internes S W
Strenghts Weakness
Opportunities Menaces
Facteurs externes
O T
(Environnements)
Opportunities Theats
Source : http://fr.wikipedia.org; page consulté le 20 Août 2022 à 13h16’.
Les forces : ce sont les points positifs internes à l’entreprise qui peuvent être
utilisées tirer parti des opportunités ou pour minimiser les menaces ;
Les faiblesses : ce sont les aspects négatifs internes pour lesquels les marges
d’amélioration doivent exister ;
Des opportunités : elles concernent les possibilités positives mais externes à
exploiter ;
[35]
Les menaces : il s’agit des écueils, des problèmes venant de l’extérieur auquel
on est confronté ;
Renforcer les équipes de contrôle, en véhicules et en moyens logistique et
technique ;
promouvoir une politique incitative en faveur de l’industrie locale tout en
veillant aussi sur le mécanisme de dumping. Ce dans le but de protéger
l’industrie (production locale contre la concurrence étrangère.
[36]
CHAPITRE TROISIEME : ETUDE DE CAS ET RESULTATS
DE RECHERCHE
Ce chapitre nous conduit : une analyse descriptive et statistique aussi
qu’à la présentation des résultats issus à nos investissements.
III.1. ETUDE DES CAS
III.1.1. Le calcul de l’amortissement
Pour pratiquer l’amortissement, il faut bien sûr, évaluer chaque année
la dépréciation subie par les immobilisations. Cette évaluation est fonction des
anticipations faites sur trois points :
Durée de vie utile du bien : l’amortissement s’étend normalement sur toute la
vie utile du bien ; on détermine cette durée en se fondant sur l’expérience, et
sa mesure, de ce fait, est empreinte d’imprécision. Par suite, dans les faits, un
bien totalement amorti peut être encore utilisé de façon productive ; l’inverse
peut également se produire, mais les entreprises n’ont pas (fiscalement)
intérêt à minorer leurs amortissements ;
Valeur totale à amortir : elle est théoriquement égale à la différence entre la
valeur d’origine du bien et la valeur résiduelle prévue à la fin de sa vie ; le
plus souvent, concrètement, on considère implicitement que la valeur
résiduelle sera nulle et la base de calcul de l’amortissement est la valeur
d’origine du bien ;
Rythme de l’amortissement : il doit refléter autant possible le rythme réel de
dépréciation. En fonction de leurs prévisions, les entreprises font un choix
parmi les méthodes disponibles pour le calcul des annuités et établissent un
plan d’amortissement (Daniel GOUADAIN, Ely Madiodio FALL, 1987, 416p).
III.1.2. Les méthodes d’amortissement
Quatre méthodes disponibles, qui reposent, en majorité, sur une
évaluation forfaitaire de la dépréciation.
III.1.2.1. L’amortissement constant ou linéaire
Dans ce système forfaitaire simple, on admet que, durant toute sa vie
utile, le bien se déprécie de façon régulière, constante. La charge annuelle
d’amortissement ne varie donc pas d’un exercice sur l’autre ; pour la calculer, on
[37]
divise le coût de revient de l’immobilisation par le nombre d’années d’utilisation, ou,
ce qui revient au même, on multiplie ce coût par le taux linéaire (si n est la durée de
vie utile, taux = (100/n) %).
Exemple :
Le bilan à amortir à une valeur d’origine d’un million de francs, sa durée
de vie est de 10 ans ; le taux linéaire est de 10% ; les annuités d’amortissement sont
égales à 100.000F.
III.1.2.2. L’amortissement décroissant ou dégressif
Il repose sur l’idée que la dépréciation est plus importante en début de
vie de l’équipement ; on pratique donc des amortissements plus forts les premières
années. De la sorte, au cas où le matériel deviendrait prématurément périmé,
l’entreprise aurait déjà récupéré une bonne partie de sa valeur et serait mieux à
même de procéder au remplacement. Avec cette méthode également, les charges
totales occasionnées par les immobilisations demeurent à peu près stables dans le
temps : les charges autres que celles d’amortissement, particulièrement celles
d’entretien, ayant tendance à croître avec l’usure, leur progressivité est compensée
par la dégressivité de l’amortissement (Daniel GOUADAIN, Mars, 2000, pp. 85-99).
III.1.2.3. L’amortissement décroissant ou dégressif
Il repose sur l’idée que la dépréciation est d’autant plus importante que
l’immobilisation est ancienne : on applique des taux croissants à la valeur d’origine.
Peu avantageux fiscalement, puisque les charges d’amortissement les
plus fortes ne sont déduites que tardivement des bénéfices imposables, ce système
est d’utilisation peu fréquente.
III.1.2.4. L’amortissement variable ou amortissement fonctionnel
Considérant que la durée d’utilisation d’un bien dépend beaucoup de
son degré d’utilisation, on proportionne l’annuité d’amortissement aux services
rendus dans l’année.
Exemple :
Soit un véhicule d’une valeur de 1.000.000F, utilisable pour rouler
100.000 kilomètres ; il sera amorti proportionnellement au nombre de kilomètres
[38]
parcourus durant chaque exercice, c’est-à-dire, s’il parcourut 30.000km la première
année, pour 300.000F, 20.000km la deuxième année pour 200.000F…
Si plusieurs méthodes d’amortissement sont ainsi a priori concevables,
dans les faits deux systèmes sont surtout utilisés : l’amortissement linéaire en raison
de sa simplicité, l’amortissement dégressif du fait de son intérêt fiscal.
III.1.3. L’amortissement et la loi fiscale
La charge d’amortissement venant diminué le résultat taxable, et donc
l’impôt, le législateur n’a pas laissé la détermination de son montant à la seule
appréciation des entreprises : de ce fait, leurs décisions en ce domaine obéissent
beaucoup plus à des considérations fiscales qu’à des impératifs de gestion. Toutefois,
si la loi détermine quelles sont les dotations maximales (et minimales) à
comptabiliser, elle laisse aux entreprises, dès lors que ses prescriptions sont
respectées, la liberté de retenir la méthode qui a leurs préférences.
Dans la mesure où elles l’estiment nécessaire, notamment pour la
sincérité de leur bilan, les entreprises ont la possibilité de pratiquer un
amortissement supérieur à celui fiscalement autorisé ; dans le cas cependant, la
différence entre l’amortissement « économique » et l’amortissement fiscal doit être
réintégré au bénéfice imposable.
Inversement, il arrive que les entreprises n’utilisent pas toutes les
possibilités que leur offre l’amortissement fiscal, notamment parce que leur bénéfice
en serait trop réduit, au détriment de leur réputation financière.
Dans les pays membres de l’OHADA, les dotations fiscalement
déductibles du bénéfice imposable sont déterminées par application soit de
l’amortissement linéaire, soit de méthodes plus favorables aux intérêts des
entreprises : amortissement dégressif, voire méthodes propres à certaines
législations nationales, amortissement accéléré en particulier (Oumar SAMBE,
Momadou Ibra DIALLO, 1999).
III.1.4. La comptabilité des amortissements
Il est question dans ce point de présenté quelques écritures de
comptabilisation des amortissements pour fixer les esprits de nos potentiels lecteurs.
[39]
1. Les écritures de fin d’exercice
Elles doivent permettre de constater la diminution de valeur d’un
élément d’actif et de traiter celle-ci, dans certaines limites, comme une charge de
l’exercice.
a) L’amortissement, diminution de valeur d’un élément d’actif
Cette diminution peut à priori être inscrite :
Soit directement au crédit du compte de l’élément concerné ;
Soit au crédit d’un compte particulier ouvert à cet effet.
Le plan comptable a choisi la première solution l’enregistrement dans
un compte ad hoc pour les immobilisations corporelles et incorporelles : il s’agit du
compte 28 Amortissements, qui est subdivisé en comptes divisionnaires (et sous-
comptes) en fonction de la nature des biens concernés.
281 Amortissements des immobilisations incorporelles ;
282 Amortissements des terrains ;
283 Amortissements des bâtiments, installations techniques et agencements ;
284 Amortissements du matériel.
Pour chaque type de bien amortissable, il est ouvert un compte
d’amortissements distinct ; et il y a bien sûr concordance entre le numéro de ce
compte et celui du compte d’immobilisations correspondant (exemple : le compte
Matériel de transport porte le numéro 245, le compte Amortissements du matériel de
transport, le numéro 2845). Les comptes d’amortissements ont vocation à recevoir
les crédits successifs représentant la dépréciation des biens concernés, jusqu’à la fin
de la période d’amortissement (Alain VIANDIER et Christian LAUZAINGHEIN, 1993).
Lorsqu’un bien est entièrement amorti, le total des amortissements est
égal à la valeur d’origine, et par suite le solde débiteur du compte d’immobilisations
est égal au solde créditeur du compte d’amortissements. Tant que le bien reste en
service (et même s’il n’est plus utilisé), il continue à figurer au bilan.
Grâce à cette pratique, on peut retrouver pour chaque bien
amortissable :
[40]
Sa valeur d’origine ;
Le montant cumulé des amortissements auquel il a donné lieu ;
Sa valeur résiduelle ou valeur nette comptable (différence entre la valeur
d’origine et le montant cumulé des amortissements), qui est nulle pour un
bien totalement amorti.
Les comptes d’amortissements, quoique créditeurs, ne fifurent pas au
passif du bilan : les amortissements sont en effet inscrits à l’actif, en déduction de la
valeur d’origine de chacune des immobilisations auxquelles ils s’appliquent, de façon
à dégager la valeur nette de celles-ci.
b) L’amortissement, charge de l’exercice
Etant simultanément considéré comme une charge de l’exercice,
l’amortissement est porté au débit soit d’un compte de classe 6 (si la charge est
considérée comme relevant des activités ordinaires) soit d’un compte de classe 8
(dans l’hypothèse contraire), à savoir :
68 Dotations aux amortissements ;
85 Dotations hors activités ordinaires.
A ce stade, nous pouvons donc provisoirement admettre que les
écritures sont de types suivants :
Amortissement (au titre des activités ordinaires) des immobilisations :
68 Dotations aux amortissements X
28 Amortissements X
Amortissement (hors activités ordinaires) des immobilisations :
85 Dotations HAO X
28 Amortissements X
c) Amortissement économique et amortissement dérogatoire
Dans les faits, le jeu d’écritures proposé par le Plan Comptable est
sensiblement plus complexe. En raison de l’impact fiscal de l’amortissement, il est,
sauf exception, de l’intérêt des entreprises d’amortir autant que la loi le permet, en
pratiquant l’amortissement dégressif et/ou accéléré. La conséquence en est qu’elles
[41]
enregistrent des dotations excédant souvent la dépréciation réelle des biens
concernés, et obtiennent de ce fait des états financiers péchant par pessimisme,
puisque minorent aussi bien la valeur des actifs que le montant du résultat, et ne
donnant pas une image fidèle de leur situation et de leur résultat.
Aussi, innovant par rapport à ses prédécesseurs et suivant l’exemple
des plans français de 1982 et 1999, le Plan Comptable a-t-il choisi de distinguer deux
catégories d’amortissements et d’aménager en conséquence les modes de
comptabilisation.
L’amortissement économique correspond à l’objet normal d’un
amortissement et constate donc l’usure ou l’obsolescence effective du bien ; il est
enregistré au compte 681 Dotations aux amortissements d’exploitation ; le
« surplus » d’amortissement, motivé uniquement par le souci de bénéficier
d’avantages fiscaux, est qualifié d’amortissement dérogatoire ; il est enregistré au
compte 851 Dotations aux provisions réglementées.
Les différents comptes divisionnaires des classes 6 et 8 appelés à jouer
sont donc finalement les suivants :
681 Dotations aux amortissements d’exploitation ;
687 Dotations aux amortissements à caractère financier (amortissement des
primes de remboursement des obligations, notamment) ;
851 Dotations aux provisions réglementées ;
852 Dotations aux amortissements H.A.O (cas où la dépréciation est due à
une destruction accidentelle ou à une restructuration de l’entreprise) ;
S’agissant de l’amortissement des immobilisations, l’entreprise crédite, en
contrepartie des débits portés aux comptes 681 et 851 ;
Le compte 28 (ou un de ses comptes divisionnaires ou sous-comptes), pour le
montant de l’amortissement économique ;
Le compte 252 Amortissements dérogatoires, pour celui de l’amortissement
dérogatoire.
Les amortissements dérogatoires sont en effet considérés comme des
« réserves provisoires », constituées par prélèvement sur les bénéfices avant que
ceux-ci ne soient frappés par l’impôt (réserves non libérées d’impôt) : c’est la raison
pour laquelle ils sont comptabilisés comme des ressources, en classe 1, parmi les
provisions réglementées (compte 25), dont ils forment une des rubriques (Erik de la
VILLEGUERIN, 1996).
[42]
Ces « réserves » sont réintégrées lorsque la dotation fiscale devient
inférieure à la dotation économique : la différence est portée au débit du compte 252
par le crédit du compte862 Reprises de provisions réglementées ; une reprise est
également effectuée (en débitant le compte 252) lorsque le bien concerné quitte le
patrimoine avant la fin de son amortissement.
Pour l’amortissement des immobilisations les écritures sont donc de
types suivants :
Constatation de l’amortissement en début de période (d’amortissement) :
681 Dotations aux amortissements d’exploitations X
851 Dotations aux provisions réglementées X
28 Amortissements X
151 Amortissements dérogatoires
Constatation de l’amortissement en fin de période (d’amortissement) :
681 Dotations aux amortissements d’exploitations X
151 Provisions réglementées X
à
28 Amortissements X
861 Reprises de provisions réglementées X
La cession de l’immobilisation
Lorsque le bus de TRANSCO se brule, on doit constater la sortie au
tableau d’amortissement en passant cette écriture :
Débit Crédit Libellé Débit Crédit
81 Valeurs comptables des cessions X
28 d’immobilisations X
Classe 2 Amortissement X
Compte de la classe 2
[43]
Pour annuler l’immobilisation
Débit Crédit Libellé Débit Crédit
28 Amortissement X
81 Valeurs comptables des cessions X
d’immobilisation
III.2. PRESENTATION DES TABLEAUX D’AMORTISSEMENT DE TRANSCO DE
2018 A 2021
Voici les 25 bus marque Mercedes achetés par l’établissement public
Transco le 1er Juillet 2016 au prix d’achats de 143.775.135FC et mise en circulation le
1er Janvier 2018.
Tableau n°4 : Amortissement en 2018
Années Bus/Mercedes Vo Taux Annuité Amortissement VNC
2018 Bus 001 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 002 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 003 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 004 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 005 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 006 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 007 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 008 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 009 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 010 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 011 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 012 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 013 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 014 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 015 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 016 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 017 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 018 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 019 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 020 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 021 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 022 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 023 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 024 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
2018 Bus 025 143 775 135,00 20% 28755027 28755027 115020108,00
Source : Nous même sur base des éléments fournis par le service comptabilité/Transco 2022
[44]
Tableau n°5 : Amortissement en 2019
Années Bus/Mercedes Vo Taux Annuité Amortissement VNC
2019 Bus 001 143 775 135,00 20% 28755027 28755027,00 115020108,00
2019 Bus 002 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 003 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 004 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 005 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 006 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 007 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 008 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 009 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 010 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 011 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 012 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 013 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 014 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 015 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 016 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 017 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 018 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 019 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 020 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 021 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 022 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 023 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 024 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2019 Bus 025 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
Source : Nous même sur base des éléments fournis par le service comptabilité/Transco 2022
Tableau n°6 : Amortissement en 2020
Années Bus/Mercedes Vo Taux Annuité Amortissement VNC
2020 Bus 001 143 775 135,00 20% 28755027 28755027,00 115020108,00
2020 Bus 002 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2020 Bus 003 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 004 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 005 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 006 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 007 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 008 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 009 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 010 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 011 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 012 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 013 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 014 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 015 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
[45]
2020 Bus 016 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 017 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 018 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 019 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 020 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 021 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 022 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 023 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 024 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2020 Bus 025 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
Source : Nous même sur base des éléments fournis par le service comptabilité/Transco 2022
Tableau n°7 : Amortissement en 2021
Années Bus/Mercedes Vo Taux Annuité Amortissement VNC
2021 Bus 001 143 775 135,00 20% 28755027 28755027,00 115020108,00
2021 Bus 002 143 775 135,00 20% 28755027 57510054,00 86265081,00
2021 Bus 003 143 775 135,00 20% 28755027 86265081,00 57510054,00
2021 Bus 004 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 005 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 006 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 007 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 008 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 009 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 010 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 011 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 012 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 013 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 014 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 015 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 016 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 017 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 018 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 019 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 020 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 021 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 022 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 023 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 024 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
2021 Bus 025 143 775 135,00 20% 28755027 115020108,00 28755027,00
Source : Nous même sur base des éléments fournis par le service comptabilité/Transco 2022
[46]
III.2.1. Les résultats de recherches
Faisant les recherches sur l’Etablissement public TRANSCO en ce qui
concerne les amortissements, nous avons constatés que cet établissement public
utilise la méthode d’amortissement linéaire que l’Etat Congolais demande aux entités
d’appliquer. Il faut savoir que, dans toutes les entités qu’une immobilisation soit
amortie, il y a des conditions d’où nous avons : la nature du bien ; la durée de vie et
ensuite le seuil.
La nature : un bien qui appartient dans la classe 2 et qui est de l’entité elle-
même ;
La durée : doit-être utilisée à l’entité pour une durée de 1 an ;
Seuil : dépend par un montant déterminé. Parce que d’autres entités
considèrent les autres immobilisations comme un bien consommable d’où n’y
a pas moyen de faire l’amortissement, et à TRANSCO le seuil est de 500
Dollars Américain.
TRANSCO estime que cette méthode coïncide avec leur exploitation qui
est le transport en commun d’où y a la présence de bus qui fait le transport, en
utilisant cette méthode, TRANSCO ne cherche pas récupérer son argent investit tout
de suite comme font les entreprises pétrolières et minières qui investissent le gros
montant, et utilisent l’amortissement dégressif pour récupérer une grande partie de
somme investit dès la première année.
Il faut savoir que, les amortissements dans chaque entité sont
obligatoires, parce qu’ils sont une charge qui vient diminuer le résultat de l’entité lors
de calcul de l’impôt sur le bénéfice et profit (IBP). Et la somme d’amortissement se
transforme en provision pour remplacer l’immobilisation qui arrive à terme de sa
durée de vie. Entité s’autofinance pour acquérir une nouvelle immobilisation.
Mais TRANSCO nonobstant cette provision d’amortissement,
l’établissement n’est pas à mesure de remplacer ou acheter le nouveau bus neuf. La
cause serait le prix de billet est plus bas, alors que selon le calcul, le prix du billet
devrait être à 1500FC, sur lequel l’Etat prend en charge 300FC seulement à travers
les subventions d’exploitation et d’équipement que le Gouvernement octroi à
l’établissement.
[47]
CONCLUSION
La démarche de cette étude s’inscrit dans le cadre d’un travail de fin de
cycle et qui a porté sur « Analyse de la gestion des immobilisations » dans un
établissement public, cas de TRANSCO, de 2018 à 2021.
Dans cette étude, nous nous sommes posés les questions de savoir
quelle est la méthode d’amortissement pour renouveler ses immobilisations (bus) et
si cette méthode d’amortissement qu’il utilise lui permet-il de renouveler ses
immobilisations.
Pour répondre à ces questionnements, nous avons émis deux
hypothèses selon lesquelles l’établissement de Transport en Commun TRANSCO
appliquerait la méthode d’amortissement linéaire et que cette dernière ne lui
permettrait pas de renouveler ses immobilisations.
Nous avons utilisé les méthodes analytique, descriptive et historique
ainsi que les techniques d’interview et documentaire.
Après analyses et investigations, il est nécessaires de conclure que :
L’établissement public TRANSCO fait recours à la méthode d’amortissement
linéaire pour ses immobilisations ainsi que la méthode d’inventaire intermittent
dans la journalisation des flux ;
La méthode d’amortissement utilisée par TRANSCO ne lui permet pas de
renouveler ses immobilisations (bus) parce que le prix de billet fixé par l’Etat
est dérisoire voire insignifiant ; ce qui cause de sérieux problème à cette
entité ;
Le service de comptabilité de TRANSCO n’est pas tellement organisé suite au
mauvais emplacement du bureau, la comptabilité étant un système nerveux
les conditions de travail doivent permettre aux comptables de bien travailler.
Par rapport à ces résultats, nous confirmons nos hypothèses. Nous
suggérons aux responsables de l’Etablissement TRANSCO d’améliorer la qualité de
son service de comptabilité pour augmenter sa performance.
[48]
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
1) ALBERT CORHAY, M. MAPAPA, Fondement de gestion financière, éd. ULG, Liège,
2015.
2) BRENVE MANN, B et SEPARI, S, Economie d’entreprise, éd. Dunod, Paris, 2004 ;
3) DOBIL, MARCEL, Comptabilité OHADA, éd. Karthala et AECC, Tome I, Paris, 2013 ;
4) GBENITO E., GUSTAVE, Référentiel comptable OHADA, éd. SGF, Valence, 2014 ;
3) LASSEQUE, PIERRE, Lexique de la comptabilité, éd. Dunod, Paris, 2012 ;
5) LELARGE, G, Organisation et gestion de l’entreprise, Paris, éd. PUF, 2004 ;
6) NGOMA-YA-NZUZI, Manuel du système comptable OHADA théorie et pratique, éd.
Bruyant, Bruxelles, 2015 ;
7) PINTO, R et GRAWITZ, M, Méthodes des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris, 1971 ;
II. AUTRE DOCUMENT
CPPCC, Seminaires sur l’appropriation de l’OHADA revisé : amélioration du
traitement comptable rapportant aux immobilisations, Kinshasa, 2017.
[49]
TABLE DES MATIERES
Epigraphe………………………………………………………………………………………………………….I
Dedicace………………………………………………………………………………………………………….II
Remerciements……………………………………………………………………………………………….III
0. INTRODUCTION .................................................................................................................. 1
CHAPITRE PREMIER : ELUCIDATION CONCEPTUELLE...................................................... 5
SECTION I : NOTION SUR L’ENTREPRISE ........................................................................... 5
I.1.1. DEFINITION DE L’ENTREPRISE .............................................................................. 5
I.1.2. ROLES DE L’ENTREPRISE ......................................................................................... 6
I.1.3. MOYENS DE L’ENTREPRISE ..................................................................................... 6
I.1.4. DIFFERENTES FONCTIONS DE L’ENTREPRISE ..................................................... 7
I.1.5. CLASSIFICATION DES ENTREPRISES .................................................................... 8
I.1.6. TAILLE DE L’ENTREPRISE ........................................................................................ 8
I.1.7. NATURE D’ACTIVITE ................................................................................................. 9
I.1.8. SECTEUR D’ACTIVITE ............................................................................................... 9
I.1.9. CRITERES DE PERFORMANCE ............................................................................... 10
I.1.10. PATRIMOINE DE L’ENTREPRISE ......................................................................... 11
I.2.2. PRESENTATION DES COMPTES DE L’ACTIF IMMOBILISE ................................ 12
I.2.3. EVALUATION DES IMMOBISATIONS .................................................................... 12
I.2.3.1. Evaluation du coût d’entrée ............................................................................ 12
I.2.3.2. Evaluation à la clôture de l’exercice .............................................................. 14
I.2.3.3. Fonctionnement des comptes de l’actif immobilisé ..................................... 14
I.2.3.3.1. Immobilisations incorporelles ...................................................................... 14
I.2.3.2. Immobilisations incorporelles (AIC) ............................................................... 17
I.2.3.3. Immobilisations financières (IF) ..................................................................... 20
I.2.3.4. Amortissements et dépréciations des immobilisations (compte 28 et 29)
........................................................................................................................................... 24
I.2.3.5. Méthodes d’amortissement ............................................................................. 25
CHAPITRE DEUXIEME : CHAMP EMPIRIQUE ..................................................................... 27
SECTION I : PRESENTATION DE TRANSCO ...................................................................... 27
2.1.1. APERCU HISTORIQUE ............................................................................................ 27
2.1.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE ................................................................................ 28
2.1.3. OBJECTIFS ET MISSIONS ...................................................................................... 29
2.1.4. STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT ................................................................... 29
2.1.5. STATUT JURIDIQUE ............................................................................................... 29
2.1.6. LE CONSEIL D’ADMINISTRATION ........................................................................ 30
2.1.7. LE COMITE DE GESTION ....................................................................................... 30
2.1.7.1. La Direction Juridique et Ressources Humaines ......................................... 30
2.1.7.2. Direction d’exploitation ................................................................................... 32
2.1.8. ORGANIGRAMME DE TRANSCO ........................................................................... 33
[50]
SECTION II : ANALYSE SWOT (FORCES, POORTUNITES ET MENACES) ..................... 34
II.1. L’ANALYSE SWOT OU MATRICE SWOT ................................................................. 34
CHAPITRE TROISIEME : ETUDE DE CAS ET RESULTATS DE RECHERCHE .................. 36
III.1. ETUDE DES CAS ....................................................................................................... 36
III.1.1. Le calcul de l’amortissement ........................................................................... 36
III.1.2. Les méthodes d’amortissement ...................................................................... 36
III.1.2.1. L’amortissement constant ou linéaire ......................................................... 36
III.1.2.2. L’amortissement décroissant ou dégressif ................................................. 37
III.1.2.3. L’amortissement décroissant ou dégressif ................................................. 37
III.1.2.4. L’amortissement variable ou amortissement fonctionnel ........................ 37
III.1.3. L’amortissement et la loi fiscale...................................................................... 38
III.1.4. La comptabilité des amortissements .............................................................. 38
III.2. PRESENTATION DES TABLEAUX D’AMORTISSEMENT DE TRANSCO DE 2018
A 2021 .................................................................................................................................. 43
III.2.1. Les résultats de recherches ............................................................................. 46
CONCLUSION .......................................................................................................................... 47
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................. 48
TABLE DES MATIERES .......................................................................................................... 49