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Biochimie Médicale 2025

Le document présente un cours de biochimie médicale, axé sur l'étude des anomalies biochimiques liées aux pathologies humaines. Il couvre les processus analytiques, l'assurance qualité en biochimie clinique, ainsi que les méthodes de dosage et d'interprétation des résultats d'analyse. L'objectif est de fournir aux étudiants les connaissances nécessaires pour diagnostiquer et traiter les maladies à travers l'analyse des fluides corporels.

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Biochimie Médicale 2025

Le document présente un cours de biochimie médicale, axé sur l'étude des anomalies biochimiques liées aux pathologies humaines. Il couvre les processus analytiques, l'assurance qualité en biochimie clinique, ainsi que les méthodes de dosage et d'interprétation des résultats d'analyse. L'objectif est de fournir aux étudiants les connaissances nécessaires pour diagnostiquer et traiter les maladies à travers l'analyse des fluides corporels.

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Biochimie médicale

Enseignant:
Dr KAM Sami Eric Durée: 20 Heures
Dr KAGAMBEGA Windmi TP: 20 Heures
Objectif général:
Etudier les anomalies biochimiques des pathologies humaines

Objectifs spécifiques:

 connaitre les notions de base sur les processus analytiques

et l’assurance qualité en biochimie clinique;

 identifiant les métabolites et les enzymes d’intérêt clinique

des principales voies métaboliques;

 comprendre les principales voies d’exploration biochimique.


2
PLAN

I. Généralités

II. Etapes des analyses de Laboratoire

III. Interprétation des résultats d’analyse

IV. Principales méthodes de dosage biochimiques

V. Principaux appareils de mesures biochimiques

VI. Quelques explorations biochimiques


3
I. Généralités
I. Généralités

Définition: Biochimie médicale


Branche de la biologie analyse des molécules se
trouvant dans les différents fluides corporels (sang, urines
LCR…)

Intérêt:
Détection des maladies avant l’apparition de leurs symptômes.
Ces résultats permettent aux cliniciens de traiter le malade le
plus tôt possible.
I. Généralités

Intérêt:
Diagnostic de maladies métaboliques
Affections liées aux changements que subissent les différentes
catégories de substances chimiques dans l’organisme.

Perturbation dans les métabolismes des glucides, des lipides,


des protides et des minéraux (Ca, Mg…).
I. Généralités
Place de la Biochimie clinique
Cadre général de l’analyse biochimique

qualité de l’analyse biochimique


 partie intégrante de la qualité de l’acte médical au service
du malade.
 Aptitude d’un produit ou d’un service à satisfaire les
exigences explicites ou implicite du client = couple
médecin-malade.

Composantes de la qualité:
 Qualité technique (fiabilité, sensibilité, spécificité….)
 Qualité chronologique (urgence)
 Qualité informative
 Qualité économique
Cadre général de l’analyse biochimique

Exigences de la qualité en biochimie médicale:

Exigences de standardisation:
Un résultat sur un même prélèvement devrait identique ou au
moins très proche quel que soit le laboratoire qui le réalise .

Exigences scientifiques:
Des exigences traduites dans des textes réglementaires
émanent des sociétés savantes.
Cadre général de l’analyse biochimique

Exigences scientifiques:

 Nationale:
Contenu :
 Règles d’organisation et de fonctionnement
 Réalisation des analyses
 Organisation de l’Assurance Qualité
 Stockage et conservation des archives
 Analyses de biologie médicale destinées
à la recherche médicale
GBEA, 2009
Cadre général de l’analyse biochimique

Exigences scientifiques:

 Internationale:
Norme ISO 15189; 2022

 Seule norme spécifique au Laboratoire de biologie médicale

 Exigences concernant la qualité et la compétence .

 Seul référentiel pour l'accréditation des LBM.

 Elle demeure volontaire au Burkina Faso


Cadre général de l’analyse biochimique

 Notion de Biosécurité:

Mesures à prendre pour éviter des dommages non

intentionnels (infections accidentelles, toxines…) causés à

l’homme et à l’environnement par les activités de biologie.


Cadre général de l’analyse biochimique

 Notion de Biosûreté
Mesures visant à prévenir:
 la perte
 le vol
 le mésusage
 le détournement
 ou la libération intentionnelle d’agents pathogènes, de
toxines ou d’autres biens liés aux installations de
confinement biologique
II. Etapes des analyses de Laboratoire
Question clinique Réponse biochimique
Etapes analyses Laboratoire
Formulaire de demande
d’analyses avec données cliniques Compte rendu

Prélèvement du patient Interprétation

Envoi au laboratoire Recueil

Réception et identification Contrôle de qualité

15
Analyse
II. Etapes des analyses de Laboratoire

 Phase préanalytique

 Phase analytique

 Phase pos-tanalytique
II. Etapes des analyses de Laboratoire

1. Phase préanalytique

 Informations aux patients et utilisateurs


 Formulaire de demande d’analyses avec données cliniques
 Prélèvement et étiquetage des échantillons
 Transport au laboratoire
 Réception et identification
 Prétraitement (Centrifugation par exemple: Généralement
3mn entre 1000g et 3000g)
II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin


 La qualité d’un résultat d’analyse repose sur l’utilisation d’un
prélèvement adapté au but poursuivi, surtout en ce qui
concerne les prélèvements sanguins (qui représente la
grande majorité des prélèvements en biochimie)

 Les analyses de sang peuvent être réalisées:


 Sang total : gaz sang, ions par électrodes sélectives
 Plasma: ionogramme par exemple
 Sérum (sang coagulé): enzymes par exemple

NB: un certain nombre de dosages nécessitent un traitement


rapide, conservation et/ou transport dans la glace.
II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin

Problèmes de coagulation sanguine


 Coagulation:????
Cascade complexe de réactions enzymatiques nécessitant du
calcium et aboutissant à la transformation du fibrinogène en
fibrine.

 CONSEQUENCES:
 fibrine dans l’échantillon:
-Quantité insuffisante d’anticoagulant  Panne d’automate:
-Homogénéisation mal faite du tube -Bouchage des tuyaux
-Coagulation non complète -Encrassage d’électrodes
(examen précoce)
II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin

Choix de l’anticoagulant
 Choix de l’anticoagulant en fonction du dosage à réaliser.
 3 grandes classe d’anticoagulant avec des codes de couleur:
 complexant du calcium (Oxalates, Citrates, EDTA)
Plus utilisé en hématologie, ne sont pas adapté pour les
dosages du Ca, Mg et enzymatique (complexassions ion
cofacteur)
 Inhibiteur glycolyse (fluorure de sodium)
Pour la détermination de la glycémie
 Inhibiteurs enzymatiques de la coagulation ‘héparine)
Sont les moins gênants en biochimie
II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin


II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin


II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin

Anomalies de l’échantillons
 Lactescence:
 présence de grosses particules (lipoprotéines, chylomicrons)
provenant de l’absorbance intestinale des graisses
alimentaires. Perturbe toutes les mesures optiques surtout
enzymatique et immunologique (turbidimétrie/néphélométrie)

 Doit être signalée au clinicien en vue d’examens


complémentaires.
II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin

Anomalies de l’échantillons
 Hémolyse:
 Destruction des globules rouges, suivie de la libération
d’hémoglobine. Peut être due: prélèvement difficile,
aspiration trop forte par une seringue, mauvaises
conservations. Perturbe les mesures optiques (400-600nm)
et du K+

 Doit également être signalée au clinicien


II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin

Anomalies de l’échantillons
 Ictère:
 Présence de pigment jaune provenant de la dégradation de
l’hémoglobine, la bilirubine. Peut perturber certaines mesures
optiques.

 Doit également être mentionné au clinicien.


II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin

Anomalies de l’échantillons
II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin

Quelques erreurs liées au prélèvement


II. Etapes des analyses de Laboratoire

1.1. Prélèvement sanguin

Echantillons sanguins
 Potentiellement dangereux
 Manipulés avec soin: Port de blouse, gants, lunettes de
protection
II. Etapes des analyses de Laboratoire

2. Phase analytique

 Étiquetage secondaires des échantillons


 Calibration/étalonnage des automates
 Contrôle de qualité interne et externe (CIQ et EEQ)
 Analyse des échantillons des patients
 Validation analytique/technique (Technicien)
 Enregistrement des résultats
II. Etapes des analyses de Laboratoire

2. Phase analytique

 Calibration/étalonnage des automates


La solution étalon permet l ’étalonnage de l’appareil
(courte/droite/intervalle de linéarité) à partir de différentes
niveaux de concentration.
II. Etapes des analyses de Laboratoire

2. Phase analytique

 Contrôle de qualité
 La qualité des résultat nécessite une surveillance constante
des méthodes et de l’appareil.
 Procédure réalisée au sein du laboratoire en association
avec la mesure de spécimens de patients pour évaluer si le
système analytique opère correctement en fonction de
limitesde tolérance préétablies (sérum de contrôle)
II. Etapes des analyses de Laboratoire

2. Phase analytique

 Types de contrôle de qualité


 Contrôle interne de qualité = Contrôle intralaboratoire
(évaluation interne de la qualité), CIQ/CQI .

 Contrôle externe de qualité (CQE/EEQ) = comparaison


interlaboratoire par le biais d'une réalisée par d’une tierce
organisation.
II. Etapes des analyses de Laboratoire

3. Phase post-analytique

 Compte rendu des résultats


 Validation biologique (Biologiste)
 Diffusion des comptes rendus
 Gestion des échantillons
III. Interprétation des résultats d’analyse
III. Interprétation des résultats d’analyse

Après la validation analytique, l’interprétation impose trois


types de connaissances complémentaires:

 Les Fluctuations de la concentration chez les sujets sains,


et selon les facteurs physiologiques (espèce, âge, sexe, états
physiologiques, alimentation, etc.)

 La Capacité du test à différencier les sujets « malades » des


sujets non-malades.

 Les moyens d’estimer comment le test valide ou infirme la


probabilité pré-test
III. Interprétation des résultats d’analyse

Variations analytiques:

 Variation pré-instrumentale
Concerne les fluctuations des résultats attribuables aux étapes
de séparation et de traitement des spécimens biologiques
(centrifugation, dilution…....)

 Variation instrumentale
Liée à la méthode de mesure
III. Interprétation des résultats d’analyse

Variations biologiques:
Le normal et le pathologique

 Intra individuelle
Variation chez un individu en dehors de toute pathologie, en
fonction de l’heure de prélèvement, de l’état de repos…

 Interindividuelle
Due à l'âge, le sexe et le poids...
III.1. Intervalle de référence ou Norme

 Décrit en général les fluctuations des analytes chez des


sujets sains.

 Par convention l’intervalle dans un groupe de sujets définis


décrit les 95 % situés au centre de la population concernée

 IL est donc normal mais peu fréquent d’observer une valeur


en dehors de l’intervalle de référence chez un sujet sain.
III.2. Détermination d’un intervalle de référence

 Sélection des individus de référence


Population parfaitement définies quant à leur état physiologique
et pathologique, dans des conditions de prélèvement et de
traitement des échantillons bien codifiées.

 Production de valeurs de référence


-Prospective : prélèvements de spécimens pour les analyser
-Rétrospective : bases de données des centres de santé

 Traitement des valeurs de référence


Tests statistiques: distribution, hétérogénéité, valeurs
aberrantes…
III.2. Détermination d’un intervalle de référence
IV. Principales méthodes de dosages
biochimiques
IV. Méthodes de dosage

Différents types d'analyses

 Quantitatif :
Fournit un chiffré de l'analyte à mesurer

 Qualitatif :
Apporte des informations sur la présence ou l’absence
(positif/négatif) de l’analyte.
IV. Méthodes de dosage

Sensibilité et spécificité des analyses


IV. Méthodes de dosage

Sensibilité et spécificité des analyses

 Sensibilité
 Capacité d’un test à identifier correctement des individus
affectés par une maladie ou par un problème de santé.

 La sensibilité d’un test correspond à la probabilité que le test


soit positif chez les personnes malades.
IV. Méthodes de dosage

Sensibilité et spécificité des analyses

 Spécificité
 Capacité d’un test à identifier correctement les individus
non-affectés par une maladie ou par un problème de santé.

 La spécificité d’un test correspond à la probabilité que le test


sera négatif parmi les personnes non-malades.
IV. Méthodes de dosage

Diversité des méthodes

 Les gaz du sang :


Renseignements sur la fonction respiratoire, et permet de
connaître l'équilibre acido-basique de l'organisme.
 Les lipides du sang : maladies cardiovasculaires et les
risques de thromboses
 Les protéines du sang : inflammation, des maladies du foie
(cirrhose), des maladies héréditaires, des maladies rénales,
des infections, des cancers...
IV. Méthodes de dosage

Diversité des méthodes

 Les glucides
Le principal examen sanguin des glucides est la glycémie.
 Les enzymes du sang
 Ionogramme sanguin
 Les vitamines
 Les hormones

Les méthodes les plus utilisées en biochimie sont les


dosages enzymatique et immunologique.
IV. Méthodes de dosage

III.1. Principe des dosages enzymatiques


 Dosage d’une enzyme :
On peut doser la quantité d’enzyme présent dans un milieu en
mesurant son activité à condition que cette activité ne dépende
que de la quantité d’enzyme.

 Dosage de substrat :
En ajoutant à l’échantillon une quantité fixe et connue de
l’enzyme spécifique d’un substrat, on peut déterminer la
concentration de ce substrat.
IV.1. Principe des dosages enzymatiques

 Dosage de substrat : par une méthode de point final


Après le temps nécessaire pour que la réaction enzymatique
soit terminée : mesure au niveau du plateau.
IV.1. Principe des dosages enzymatiques

 Dosage de substrat : par une méthode cinétique


A travers une approximation sur l’équation de Michaelis. On
considère la concentration en substrat négligeable devant Km
et l’équation de vitesse dévient: V= (Vm/ Km).[S]
IV. Méthodes de dosage

IV.2. Principe techniques immunologiques

 Mise en évidence du complexe Ag-Ac qui se forme lors de


la réaction entre l’antigène et l’anticorps correspondant.

 Cette réaction présente une très grande spécificité.


IV.2. Principe techniques immunologiques

 Utilisation d’anticorps spécifiques pour identifier et


éventuellement quantifier les Ag
IV.2. Principe techniques immunologiques

 Si l’Ag est moléculaire et soluble, les complexes Ag-Ac


forment un précipité.
 Si l’Ag est particulaire ou cellulaire (bactéries, hématies,
billes de latex…) les complexes Ag-Ac forment un agglutinat.
IV.2. Principe techniques immunologiques

 Dosage immunoenzymatique

Modification d’une activité enzymatique (diminution ou


augmentation) lors de la réalisation du complexe antigène-
anticorps.
IV.2. Principe techniques immunologiques

 Immunofluorescence
 ces méthodes ajoutent à la spécifié de la réaction
immunologique la sensibilité des mesures de fluorescence.
 fluorochrome remplaçant l’enzyme
 Immunodosage sans marqueurs

La quantité de complexe Ag-Ac en solution est évaluée en


mesurant la diminution de la lumière incidente = Turbidimétrie
 Immunodosage sans marqueurs

 Turbidimétrie
 Immunodosage sans marqueurs

 La déviation de la lumière dans un précipité dépend de sa


concentration.
 L’observation de la lumière diffractée selon un angle ὰ par
rapport à la direction incidente s’appelle la néphélométrie
 Immunodosage sans marqueurs

 Néphélométrie
o Application = Ig, complément, facteurs rhumatoïdes
 Immunodosage sans marqueurs

 Néphélométrie
Méthode de référence du dosage des protéines spécifiques

 Turbidimétrie
 Principe utilisé pour le dosage des protéines spécifiques,
CRP, Albumine, Transferrine, Haptoglobine, LDL-Chol

 Méthode pratique, plus économique mais considérée comme


moins exacte et moins précise que la néphélométrie
IV. Méthodes de dosage

IV.3. Principe chimie sèche

 Développée au début pour des détermination qualitative ou


semi-quantitative dans les urines sous forme de bandelettes
réactives.
 Les supports et les réactifs sont à l’état sec lors de leur
conservation, mais ils sont humidifiés par l’échantillon et
parfois par de très faible volume de réactifs.
 Sont simples et adaptables à de nombreuses méthodes
enzymatiques ou immunologique pour des analyses
quantitatives.
V. Principaux appareils de mesures
biochimiques
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire

 Méthode physique d’analyse des corps en solution fondé sur


des lois d’absorption de la lumière et par extension des
rayonnements UV et IR

Application ++ fréquente en biologie médicale


 Identification des molécules en se fondant sur leur
absorption des rayonnements (spectre d’absorption)
spécifique.

 Détermination de la concentration d’un composé de spectre


connu (Lois de Lambert-Beer).
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire

Rayonnement lumineux spécifiques


 Lumière visible blanche = 400-700 nm
 Rayonnement UV (< 400 nm)
 Rayonnement IR (> 700 nm)
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire

Conséquences de l’interaction des rayonnements avec les


molécules:
 Altérations des molécules.
 vibrations (atomes vibrent les uns par rapport aux autres
comme s’ils étaient liés par des ressorts).
 Rotations (l’ensemble d’une molécule peut tourner dans
l’espace)
 Transitions électroniques (rarement).

En fonction des liaisons chimiques, des photons de différentes


longueurs d’onde sont absorbés totalement ou partiellement
 La plupart des substances organiques ont la propriété
d’absorber l’énergie de rayonnement de certaines longueurs
d’onde, fournissant un spectre caractéristique.

 Une substance est caractérisée à chaque longueur d’onde


par son coefficient d’extinction moléculaire ɛ.

 La mesure de la lumière non absorbée, transmise ou


réfléchie permet de déduire la quantité de la lumière
absorbée et donc la quantité de substance dans certaines
conditions.
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
Spectre caractéristique de molécules
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
En transmission

Monochromateur: permet de décomposer la lumière et


sélectionner la longueur d’onde voulue.
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
En transmission

 Cuves (classes):

 En quartz pour travailler dans l’UV, avec limite de


perméabilité optique vers 200nm.

 En verre, pour le visible et le proche, avec limite de


perméabilité optique vers UV 320nm.

 En polystyrène, à usage unique, avec une La transmission >


95%) au-dessus de 400nm.
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire

Spectrophotomètres en transmission

Semi-automate Automate
Loi de Lambert-Beer:

Les valeurs du coefficient dépendent fortement du milieu : pH,


température…..
Limites de la loi de Lambert-Beer.

 Additivité des absorbances:


Si deux substances en solution dans le même solvant
absorbent à la même longueur d’onde, leurs absorbances
s’additionnent.

 Interférences
Cela exprime un grand nombre d’interférences (hémolyse ou
hyper-bilirubinémie)

NB: Cela nécessite de faire des dosages avec blanc réactif


Limites de la loi de Lambert-Beer

Cette loi est exclusivement vérifiée pour :


 Des solutions diluées, en pratique 2-10mol/L, ce qui
impose parfois de diluer les spécimens dans un volume
notable de réactifs.

 Cela doit être vérifié lors de la mise au point de tout


nouveau dosage; et est vérifié par les fabricants de
coffrets de réactifs.

 Des milieux non diffusants (limpide), c'est-à-dire


transparents.
Application de la loi de Lambert-Beer

 La plupart des substrats et minéraux d’ intérêt biologique ne


possèdent pas de spectre d’absorption spécifique, voire
n’absorbent pas du tout les rayonnements lumineux (Ca2+,
glucose, urée…)

 Pour analyser de telles substances, il est nécessaire de les


faire réagir avec une ou plusieurs autres molécules pour:
 Soit former des complexes qui absorbent la lumière
 Soit produire des molécules dérivées qui absorbent la
lumière
Etalonnage/Calibration d’un spectrophotomètre

Ensemble des opérations

appliquées à un instrument

permettant de déterminer

les erreurs (écarts) par

rapport aux valeurs d’un

étalon.
Courbe d’étalonnage/Calibration
V.2. Photométrie d’absorption atomique

 Tout atome peut absorber les radiations qu’il peut émettre.


(loi Kirchhoff)
 Peu fréquente car délicate à mettre en œuvre, elle
s’adresse à des éléments traces exigeant des précautions
particulières dans le traitement de l’échantillon.
 pas de spectres à proprement parlé : Aspect quantitatif
seulement.

 Un rayonnement électromagnétique monochromatique est


envoyé sur la population d’atomes à doser mis à l’état de
vapeur.
V.2. Photométrie d’absorption atomique

 Ces atomes vont absorber une partie du rayonnement. La


mesure de I0 et It permet de connaître la concentration de
l’élément à doser.
V.2. Photométrie d’absorption atomique
V.3. Photométrie d’émission

 La coloration caractéristique obtenue lorsqu’on brule des


métaux est connue depuis plusieurs siècles.
 Le chauffage d’un métal dans une flamme développe une
série de réaction complexe :
 évaporation de la couche d’eau,
 évaporation de particules du métal,
 puis atomisation.
 Ces atomes peuvent réagir avec d’autres particules de la
flamme (OH par ex) = mélange de molécules, d’atomes et
d’ions.
V.3. Photométrie d’émission

 Lors du retour à l’état fondamental, l’énergie absorbée est


restituée et émise sous forme de lumière avec une longueur
d’onde caractéristique du métal.
V.3. Photométrie d’émission

 Principe
V.4. Fluorimétrie

 Exploite la propriété que possèdent certaines molécules


organiques de pouvoir émettre un rayonnement lumineux
après excitation par un rayonnement ultra-violet ou proche
visible (souvent laser).
 Peut être une spectroscopie atomique ou une spectroscopie
moléculaire.
 Longueur d’onde du rayonnement émis par la molécule est
différente et toujours plus élevée que la longueur d’onde du
rayonnement d’excitation.
 Plus spécifiques et sensibles que l’absorption UV
V.4. Fluorimétrie
Autres Méthodes d’analyses Biochimiques
Chimiques spécifiques
 Protéine, réaction du biuret :
Sels de cuivre en milieu alcalin chélates de cuivre avec
les liaisons peptidiques coloration rose violet ;
Méthodes séparatives:

Electrophorèse (gel d’agarose, gel de polyacrilamide, acétate

de cellulose, capillaire) et la chromatographie (CCM,CPG,

CPGCM, HPLC)
Electrophorèse

Technique de séparation dans un champs électrique


Electrophorèse

Technique de séparation dans un champs électrique


Electrodes spécifiques

 La potentiométrie: dosage ionique en reliant une mesure


de potentiel d’électrode à une activité d’espèce en solution.

Le système de mesure se comporte comme une pile: la


différence de potentiel mesurée aux bornes du système est une
fonction logarithmique de l’activité de l’ion à mesurer.
pH-mètres
Notion de marqueurs biologiques
 La médecine moderne, afin d’améliorer le diagnostic
des maladies ou leur traitement et dans le souci
d’efficacité comme de sécurité,

fait de plus en plus appel à l’analyse de


paramètres biologiques du malade.
 Ces paramètres constituent des indicateurs

biologiques de l’état du sujet,

Sont appelées marqueurs biologiques.

 La discipline consistant à étudier les marqueurs


biochimiques = biochimie clinique (médicale) ou
chimie clinique .
Qu’est ce qu’un marqueur biologique

 composé présent dans les fluides biologiques des malades


mais absent de ceux des sujets sains.

 Ou composé dont les teneurs chez un ensemble homogène


de malades , sont statistiquement très éloignées de celles
d’un ensemble de sujets sains, donnant un caractère
discriminant à sa mesure.
V. Quelques Explorations Biochimiques
Explorations Biochimiques du Foie
 Fonctions spécifiques:

Métabolisme: énergétique, vitaminique, du fer et oligoéléments

Synthèse des protéines sériques (80%):


Albumine, transferrine, facteurs de la coagulation

Fonctions d’épuration et de détoxication:


 élimination de la bilirubine
 élimination des xénobiotiques et de l’alcool

Synthèse des acides biliaires


Indispensables pour la digestion des lipides
 Fonctions spécifiques:
 Fonctions spécifiques:
 Grands syndromes hépatiques:
 Grands syndromes hépatiques:
 Profils biologiques des principaux syndromes:
Explorations Biochimiques des Reins
 Rappel: Fonctions du rein:

Fonction excrétrice: élimination des déchets (p.ex. azotés:


urée, créatinine): par filtration glomérulaire, +/- sécrétion tubulaire

Ajustement des pertes: (p.ex. eau et électrolytes) par filtration


glomérulaire et réabsorption/sécrétion tubulaire

Fonction endocrine: contrôle de l’hémodynamique rénale et


systémique (SRAA), de l’érythropoïèse, du métabolisme
phosphocalcique
 Mesure de la fonction rénale :

Urée: marqueur qui permet d’identifier le dysfonctionnement du


rein mais est sujette à de multiple variation

Cystatine C (protéase à cystéine): marqueur fiable de la


fonction rénale, son intérêt est en cours d’évaluation

Créatinine: marqueur dont l’utilisation est la plus répandue pour


apprécier la fonction rénale

Débit de Filtration Glomérulaire (DFG): est basée sur la


mesure de la créatinine sérique par plusieurs formules parmi
lesquelles on a : MDRD, CKD-EPI, Cockroft-Gault,
 Mesure de la fonction rénale :

L’insuffisance rénale chronique: pathologie asymptomatique,


silencieuse ; et est définie comme étant un dysfonctionnement
des reins sur une durée d’au moins trois mois.

Une perturbation des fonctions rénales entraine des taux de


créatinine supérieurs à la normale (53-123 µmol/l chez l’homme
et 53-97,3 µmol/l chez la femme)

L’insuffisance rénale peut aussi être définie par la persistance


pendant plus de trois mois d’une diminution du Débit de Filtration
Glomérulaire (DFG) en dessous de 60ml/min/1,73m2
Exploration biochimique du diabète
 Le bilan glycémique évalue la concentration de sucre
dans le sang.

 Un organisme en bonne santé doit réguler seul la valeur de


la glycémie

 Un bon équilibre glycémique est le garant d'une baisse du


risque d'affection oculaire, rénale, artérielle ou nerveuse.
Autrement dit, l'ensemble des complications liées au
diabète.
Régulation du métabolisme glucidique:
 Régulation nerveuse
Ex: Les centres hypothalamiques commandent l'appétit , la satiété
et la production d'hormones hypophysaires

 Régulation hormonale
 Un système hypoglycémiant: l’insuline
 Un système hyperglycémiant: un groupe d’hormones
 Glucagon+++
 Cortisol
 Adrénaline
 Hormone de croissance GH
 hormones thyroïdiennes
 Rein: Manifestation de la glycosurie en cas de glycémie très
élevée (>1,8g/L)
Diabète sucré:

maladie métabolique caractérisée par une hyperglycémie

chronique.

Deux principales formes de diabète

 Diabète de type 1

 Diabète de type 2
Diabète de type 1

Surtout sujet jeune (avant 30 ans)

Le pancreas ne fabrique plus d’insuline

Insulinodependant
« diabète maigre »

traitement par INSULINE


Diabète de type 1
Diabète de type 2
80% des cas de diabète
sujets de plus de 40 ans, davantage les femmes

Il existe une difficulte d’action de l’insuline

non insulinodependant « diabète gras»

ttt par medicaments sensibilisant les cellules à


l’action de l’insuline
Diabète de type 2
Principaux symptômes du Diabète

 Augmentation de la production d’urine (polyurie)

 Soif excessive

 Perte de pois

 Faim accrue

 Fatigue

 Cicatrisation lente des plaies

 Infections à levures

 Picotements ou engourdissement dans les pieds et ou les


orteils
Diagnostic du diabète:

 la glycémie à jeun

 et la glycémie de 2h après une charge orale de glucose


(HGPO).

Interprétation des résultats


A jeun Et HGPO

 < 1 g/l  < 1,40 g/l  Sujet normal


 1 - 1.26 g/l  1,40 – 2 g/l  Sujet intolérant au glucose
 > 1.26 g/l  > 2g/l  Sujet diabétique
Diabète sucré

TTT

Quel que soit le type, le traitement repose sur:

 Instauration d’un régime alimentaire;

 Administration d’hypoglycémaints oraux

 Insulinothérapie dans les diabètes avancés.


Surveillance biologique du diabète:

 Glycémie 4 à 6mmol/l

 Hémoglobine glyquée: HbA1c

 Le moyen le plus fiable pour évaluer le bon équilibre du

diabète et l'efficacité du traitement.

 Reflète la glycémie moyenne du sujet durant les 3 mois qui

précèdent le prélèvement

 normalement ≤ 7%
Surveillance biologique du diabète:

 Micro albuminurie:
 Elimination d’albumine supérieure à la normale mais
inférieure à la quantité pouvant être détectée par les
bandelette réactive.

 Valeurs comprises entre 30-300 mg/24h.

 Indicateur précoce de la dénaturation de la barrière


glomérulaire
Exploration biochimique des lipidiques sanguins
RAPPELS
• Cholestérol / Triglycérides
• Lipoprotéines
Cholestérol (total)
 Molécule lipidique
indispensable à l ’organisme:
 30% alimentaire (=Exogène)
250-500mg
 70% synthétisé par
l ’hépatocyte (= Endogène)
700mg

 à l ’origine des hormones stéroïdes (cortisone, cortisol,


aldostérone, oestrogènes, progestérone, testostérone) vitamine
D, sels biliaires.

 Constituant des Mb cellulaires, gaine de myéline des


neurones
Cholestérol (total)
 Variation en fonction de l ’âge et du sexe
augmentation régulière de 0,5 mmol/L tous les 10 ans de
30 à 60 ans
F<H (F avant ménopause)
grossesse: augmentation

 Facteurs environnementaux
Alcool
Tabac
Obésité

 Cholestérol total
Triglycérides

 Composés lipidiques
 glycérol +3AG
 principale réserve d ’énergie

1g TG = 2,3 x 1g glucide ou protéine

 sont stockés dans le tissus adipeux


Triglycérides
 Variation en fonction de l ’âge et du sexe
H: augmentation régulièrement jusqu ’à 40 ans puis
stable
F: stable jusqu ’à la ménopause, puis augmentation
grossesse: augmentation

 Facteurs environnementaux
aliments riche en glucides rapides, Acides gras mono ou poly
graisses saturés insaturés
alcool
tabac
obésité
CORTICOIDES, OESTROG,  TG 
CYCLOSPORINE
Structure générale d’une lipoprotéine
Composition des lipoprotéines plasmatiques

5 classes selon leur composition, leur densité:

 Chylomicrons

 Very Low Density Lipoprotein

 Intermediate Density Lipoprotein

 Low Density Lipoprotein

 Hight Density Lipoprotein


Rôle Lipoprotéines

CHYLOMICRONS

 Transport des TG d ’origine alimentaire

 Apport d ’acides gras aux tissus (tissu adipeux,


foie, muscle) sous l ’action de la lipoprotéine lipase
et grâce au récepteur de l’apoE
Rôle Lipoprotéines

VLDL
 Transport des TG d ’origine endogène
 action de la lipoprotéine lipase
 se transforment en IDL

IDL
 Transport des TG/Chol
 convertis en LDL ou captés par le foie
Rôle Lipoprotéines
LDL
 Principal transport du cholestérol (sous
forme estérifié)
 captées par les cellules grâce au récepteur
LDL

HDL
 Captent le cholestérol des cellules
périphériques ou des autres lipoprotéines
 assurent son retour vers le foie
(cholestérol estérifié éliminé dans la bile)
Rôle Lipoprotéines
apolipoprotéines
 Rôle structural
 Rôle de ligand (récepteurs Membranes
cellulaires)

 Rôle de cofacteur enzymatique


activateur ou inhibiteur d’enzymes intervenant dans le
métabolisme des lipoprotéines
Ex: apo CII activateur, apoCIII inhibiteur de la lipoprotéine lipase
Exploration d ’une Dyslipidémies

Quelques circonstances de réalisation :

o En cas de prise de poids,

o De contraception orale ( bilan pré thérapeutique)

o Lorsqu’une anomalie lipidique est connue

o Chez les sujets présentant une atteinte cardiovasculaire.


Exploration d ’une Dyslipidémies
mal cardiovasc,
Sujet NON à risque Sujet à risque
facteur de risque

Bilan: CT, TG Bilan: CT, TG, HDL, LDL

Normal Anomalie Normal Anomalie

Pas de bilan Confirmation par Surv ts 3a Conf par 2ème bil


avant: 2ème bilan
Ts les ans si puis bil + complet
45a (H), 55a (F) puis bilan + Diabète
Lp(a), LPG, ...
Puis tous les 5a complet
(HDL, LDL,…)

A jeun depuis de 12h


Exploration d ’une Dyslipidémies

Evaluation:
Risque athérogène = propension à développer des plaques
d’athérome sur les parois artérielles (athérosclérose); et de ce
fait le risque de développer une maladie cardiovasculaire.
Aspect du sérum

Après 12 h (24h) de repos à +4°C

 Augmentation LDL ou HDL: sérum clair

 Augmentation VLDL ou IDL: sérum opalescent

 Augmentation chylomicrons: sérum initialement lactescent


devient couche crémeuse et sous-nageant clair
Exploration biochimique des enzymes sanguins
Définition:

Les enzymes sont des catalyseurs (Jöns Jakob Berzelius,

1823), c’est-à-dire des substances capables d’accroître la

vitesse d’une réaction chimique sans être elles-mêmes

modifiées pendant le processus.


Classification
Cycle de vie des enzymes:
 Le volume cellulaire est déterminé par des pompes ioniques
membranaires ATP-dépendantes qui intègrent le potassium
et rejettent Ca++, Na+ et H2O.

 Si ATP intracellulaire vient à manquer, le fonctionnement de


ces pompes ioniques est perturbé, la cellule gonfle. On note
une augmentation du Ca++ intracellulaire.
Cycle de vie des enzymes:
 Il y a formation de vésicules et de brèches membranaires
par lesquels les enzymes vont quitter la cellule atteinte et se
déverser dans le milieu extracellulaire.

 Une fois hors de la cellule, les enzymes peuvent emprunter


plusieurs voies pour regagner la circulation sanguine.
Cycle de vie des enzymes:
 Leur diffusion est conditionnée par :
• La proximité entre les cellules lésées et les capillaires
sanguins
• L'épaisseur de la membrane basale des capillaires, qui
est variable selon les tissus
Cycle de vie des enzymes:

 Les enzymes déversées dans le sang pourront être dirigées


vers des organes (foie, reins, intestin) qui les capte pour les
dégrader et les éliminer
 L'activité enzymatique sanguine est la résultante de ces 3
étapes
 C'est cette résultante qui sera dosée dans le sang des
malades
Activité enzymatique sérique:

 Certaines enzymes sont présentes de façon physiologique


dans le sang de tout individu sain. Cette présence
enzymatique à plusieurs origines:
 Sécrétion tissulaire
 Activité musculaire
 Renouvellement cellulaire
Activité enzymatique sérique:
 Sécrétion tissulaire
 Chez un individu normal, dans les conditions physiologiques
habituelles, à chaque seconde, près de 50 millions de
cellules meurent et sont renouvelées.
 Il y a une libération constante d'enzymes dans la circulation.
 Le sang est lui-même à l'origine de nombreuses enzymes
sériques, car les hématies et les plaquettes se renouvellent
rapidement.
Activité enzymatique sérique:
 Activité musculaire
Les muscles occupent un très grand volume dans l’organisme,
et libèrent donc lors de leur fonctionnement un pool important
d’enzymes différentes
Activité enzymatique sérique:
 Renouvellement cellulaire
Le foie sécrète de nombreuses enzymes dont :
• Les enzymes de la coagulation
• Les enzymes de l’épuration plasmatique des
glycoprotéines
Principaux marqueurs enzymatiques:
 Transaminases
 Phosphatases
 Lactate déshydrogénase (LDH)
 Créatinine phospho-kinase
 Gamma-GT
 Amylases
 Lipases
1. Transaminases
Elles catalysent le transfert d’un groupement aminé NH2 d’un
acide aminé AA sur un acide cétonique. On en connaît 2
importantes: ASAT et ALAT
1. Transaminases
Importances cliniques
 Hépatites virales + nécrose: élévation 20,50 à 100 fois
 Hépatites toxiques: élévation 20 fois environ
 Hépatite alcoolique: élévations plus modestes
 Mononucléose infectieuse, cholestase intra hépatique
 Cirrhose: augmentation suivant le statut de la cirrhose,
 carcinome primaire ou métastatique
1. Transaminases
Importances cliniques
 ALT est l’enzyme le plus spécifique du foie, persiste >AST
 AST lors des infarctus du myocarde (maxi après18-24 h),
 AST sont augmentées dans les dystrophies musculaires,
embolies pulmonaires (AST x 2 ou 3)
 Augmentations moyennes dans pancréatites aigues,
 cytolyse musculaire gangrènes, maladies hémolytiques
2. Phosphatases
 Il existe 2 sortes de phosphatases caractérisées par le pH
maximal de leur activité, leur localisation:
 phosphatases alcalines, qui agissent à pH alcalin (PAL),
 phosphatases acides (PA). Peuvent provenir de la prostate
(PAP) et diffuser jusqu'aux sérums et urines.
 Toutes les deux ont le même substrat: le mono ester de
l'acide phosphorique
2. Phosphatases
 Significations cliniques
 Investigations des maladies hépatobiliaires et des os
 Maladies hépatobiliaires: synthèse PAL augmentée dans
obstructions biliaires, hépatocytes près des canalicules
biliaires.
 PAL passe dans circulation => cancer tête pancréas ou calcul
biliaire (augmentation plus 3 x, proportionnel au degré
obstruction:10-12 x niveau base)
2. Phosphatases
 Significations cliniques
 Obstruction intra hépatique: cancer ou médicaments type
chlorpromazine, cholestase intra hépatique,
 Hépatite infectieuse: augmentations plus faibles
 Maladies des os: maladie de Paget (ostéite déformante):
augmentation 10-25 fois
 Ostéomalacie: augmentation modérée, bloquée par vitamine D
2. Phosphatases
 Significations cliniques
 Rachitisme: augmentation de 2-3 fois.
 Hyperparathyroïdie primaire ou secondaire: modérée
 Fortes augmentations dans cancers des os
 Taux de référence Homme 20-50 ans= 38-94 U/L, > 60 ans =
43-88. Femme 20-50 ans = 28-78, > 60 ans 40-111
3. Les lactate-déshydrogénases : LDH
 Ce sont des enzymes cytoplasmiques catalysant les réactions
de réduction céto-acides en acide alcool.
 La LDH est présente dans de nombreux tissus, elle n'est pas
spécifique.
3. Les lactate-déshydrogénases : LDH
 LDHH4 (LD1) et H3M (LD2) prédominent dans cœur, reins et
GR
 HM3 (LD4) et M4 (LD5) dans foie et muscles squelettiques
 Sportif, augmentation LD1, diminution de LD5
 Infarctus et insuffisance cardiaque entraînent des
augmentations modérées.
 Pas de modifications dans péricardites
3. Les lactate-déshydrogénases : LDH
 Significations cliniques
 Hémolyses: même pattern avec réticulocytose
 Anémie mégaloblastique (B12, folates): augmentation LD1 et
LD2
 Maladies hépatiques: augmentations plus faibles que celles
des transaminases surtout dans hépatites toxiques avec ictère
(10x), taux plus faibles dans hépatites virales et mononucléose
 Cirrhose ou ictère obstructif: LDH normale ou peu augmentée
 maladie primitive du foie ou anoxie secondaire: LD5 (M4)
4. Créatinine phospho-kinase
 Enzyme musculaire présente essentiellement dans le muscle
strié. Elle catalyse :
Créatine-phosphate + ADP ==> Créatine + ATP

 Rôle fondamental dans la contraction musculaire en


constituant des réserves en énergie pouvant être directement
utilisable par la cellule.
4. Créatinine phospho-kinase
 Significations cliniques
 Maladies du muscle squelettique: dystrophie musculaire de
Duchenne: élévation avant signes cliniques chez jeune
 Diminution avec l’évolution de la masse musculaire
 Fortes valeurs dans maladies musculaires (polymyosites et
maladies similaires)
 Valeurs normales dans maladies neurogènes (myasthénie,
sclérose multiple, poliomyélite, parkinson)
4. Créatinine phospho-kinase
 Significations cliniques
 Normalement, seulement CK MM (CK3) est élevée dans les
dystrophies musculaires et myopathies
 CK2 (MB) peut être élevée dans les maladies musculaires ou
exercice brutal
 Marqueur cardiaque: CK MM prédomine dans le muscle
(squelettique et cardiaque), mais CK MB est plus spécifique du
cœur
5. Gamma-glutamyl transférase (GGT)
 Transpeptidase de nature glycoprotéique liée aux membranes
cellulaires (mitochondrie, réticulum endoplasmique) et
retrouvée dans de nombreux organes: rein, foie, pancréas,
rate, intestin grêle, cerveau
 GGT sérique provient surtout de la sphère hépatobiliaire
Augmentée dans obstruction intra ou post-hépatique
 Elle catalyse transfert des radicaux g-glutamyl du glutathion
(ou d'autres peptides) vers des acides aminés
 GSH + AA ==ɣ-GT==> ɣ-Glutamyl-AA + cystéinylGlycine
5. Gamma-glutamyl transférase (GGT)
 Significations cliniques
 Plus sensible que PAL, 5’NT ou transaminases (ictère
obstructif, inflammation voies biliaires, cholécystite)
 Stéatose hépatique, intoxications, néoplasme hépatique
 Élevée plus précocement que 5’NT dans maladies hépatiques
 Augmenté chez consommateur alcool, phénytoine,
phénobarbital (induction enzymatique) et cas de cirrhose
6. Amylases
 Le sérum contient plusieurs isoenzymes d'origine salivaire et
pancréatique.
 hydrolyse des liaisons α1-4 glucosidiques de l'amidon, du
glycogène et des dextrines.
 L'amidon est ainsi transformé en dextrines, elles mêmes
transformées en oses
6. Amylases
 Significations cliniques
 Investigation des fonctions pancréatiques
 Pancréatite aigue: augmentation (4 à 6 fois) avec maximum en
12-72 heures, retour normale en 3-4 jours. 20% des cas sont
sans modification
 Détection des complications: pseudo kystes, ascites, liquides
pleuraux
7. Lipases
 Enzymes qui hydrolysent les esters du glycérol qui sont en
émulsion dans la lumière intestinale
 Cette réaction n'est possible qu'après celle préalable de sels
biliaires
 On retrouve l'enzyme en très faible quantité dans la
muqueuse gastrique bien qu'elle soit sécrétée par le pancréas,
mais aussi par les érythrocytes, les leucocytes et présente
dans le plasma
7. Lipases
 Significations cliniques
 Exploration des désordres pancréatiques (sérum, plasma,
ascites, liquide pleural)
 Attaque pancréatite aigue: augmentation en 4-8 heures,
maximum 24 h environ, diminution en 8-14 jours (+ long que
amylases)
 Augmentation en général parallèle à amylase, souvent plus
importante mais sans parallélisme avec sévérité
7. Lipases
 Significations cliniques
 Souvent ascite, liquide pleural gauche. Parfois pseudo kyste
avec élévation persistante
 Plus spécifique que amylase dans syndromes abdominaux
ulcère perforé, obstruction intestinale…etc.), lipase non
augmentée
 Pancréatite chronique: souvent diminution à la longue après
destruction tissulaire
Bibliographie:
 Ambroise, M. Introduction au laboratoire de Biochimie
Médicale. Document 1995-Revu janvier 2006. 198p
 Pierre, V. Biochimie clinique. Ed (2e) Ditions Médicales
internationales, Allée de la Croix Bossée F-94234 Cachan
cedex. 356p
TD-1

 Exploitation de fiches techniques d’analyses biochimiques:


 Importance clinique du marqueur
 Méthode de dosage
 Principe de la méthode
 Longueur d’adsorption
 Interférences
TD-2
I. Question de cours:
1. Définissez le terme marqueur biologique
2. Citez les principaux marqueurs d’exploration des fonctions
rénale et hépatique

II. Cas clinique


Mlle Anne-Cécile D., 50 ans, est admise aux urgences,
accompagnée par son ami qui s’inquiète des signent cliniques
suivants: Soif excessive, Fatigue générale, Cicatrisation lente
des plaies, Perte de poids, Faim accrue et une polyurie. Le
clinicien suspecte une maladie métabolique.
TD
1. Définissez le terme maladie métabolique.
2. Quel diagnostic suspectez-vous ?
3. Comment pouvez-vous le confirmer ?
4. Quel traitement proposerez-vous en fonction des types
principaux de cette maladie métabolique que vous connaissez?
TD
5. Si la pathologie suspectée se confirmait, Quels autres
examens biochimiques demanderez-vous pour sa surveillance?

6. Le médecin craint une complication de cette maladie pouvant


conduire à trouble cardiaque. Il décidé donc d’évaluer le risque
athérogène. Quels paramètres biochimiques prescririez-vous ?

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