Biochimie médicale
Enseignant:
Dr KAM Sami Eric Durée: 20 Heures
Dr KAGAMBEGA Windmi TP: 20 Heures
Objectif général:
Etudier les anomalies biochimiques des pathologies humaines
Objectifs spécifiques:
connaitre les notions de base sur les processus analytiques
et l’assurance qualité en biochimie clinique;
identifiant les métabolites et les enzymes d’intérêt clinique
des principales voies métaboliques;
comprendre les principales voies d’exploration biochimique.
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PLAN
I. Généralités
II. Etapes des analyses de Laboratoire
III. Interprétation des résultats d’analyse
IV. Principales méthodes de dosage biochimiques
V. Principaux appareils de mesures biochimiques
VI. Quelques explorations biochimiques
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I. Généralités
I. Généralités
Définition: Biochimie médicale
Branche de la biologie analyse des molécules se
trouvant dans les différents fluides corporels (sang, urines
LCR…)
Intérêt:
Détection des maladies avant l’apparition de leurs symptômes.
Ces résultats permettent aux cliniciens de traiter le malade le
plus tôt possible.
I. Généralités
Intérêt:
Diagnostic de maladies métaboliques
Affections liées aux changements que subissent les différentes
catégories de substances chimiques dans l’organisme.
Perturbation dans les métabolismes des glucides, des lipides,
des protides et des minéraux (Ca, Mg…).
I. Généralités
Place de la Biochimie clinique
Cadre général de l’analyse biochimique
qualité de l’analyse biochimique
partie intégrante de la qualité de l’acte médical au service
du malade.
Aptitude d’un produit ou d’un service à satisfaire les
exigences explicites ou implicite du client = couple
médecin-malade.
Composantes de la qualité:
Qualité technique (fiabilité, sensibilité, spécificité….)
Qualité chronologique (urgence)
Qualité informative
Qualité économique
Cadre général de l’analyse biochimique
Exigences de la qualité en biochimie médicale:
Exigences de standardisation:
Un résultat sur un même prélèvement devrait identique ou au
moins très proche quel que soit le laboratoire qui le réalise .
Exigences scientifiques:
Des exigences traduites dans des textes réglementaires
émanent des sociétés savantes.
Cadre général de l’analyse biochimique
Exigences scientifiques:
Nationale:
Contenu :
Règles d’organisation et de fonctionnement
Réalisation des analyses
Organisation de l’Assurance Qualité
Stockage et conservation des archives
Analyses de biologie médicale destinées
à la recherche médicale
GBEA, 2009
Cadre général de l’analyse biochimique
Exigences scientifiques:
Internationale:
Norme ISO 15189; 2022
Seule norme spécifique au Laboratoire de biologie médicale
Exigences concernant la qualité et la compétence .
Seul référentiel pour l'accréditation des LBM.
Elle demeure volontaire au Burkina Faso
Cadre général de l’analyse biochimique
Notion de Biosécurité:
Mesures à prendre pour éviter des dommages non
intentionnels (infections accidentelles, toxines…) causés à
l’homme et à l’environnement par les activités de biologie.
Cadre général de l’analyse biochimique
Notion de Biosûreté
Mesures visant à prévenir:
la perte
le vol
le mésusage
le détournement
ou la libération intentionnelle d’agents pathogènes, de
toxines ou d’autres biens liés aux installations de
confinement biologique
II. Etapes des analyses de Laboratoire
Question clinique Réponse biochimique
Etapes analyses Laboratoire
Formulaire de demande
d’analyses avec données cliniques Compte rendu
Prélèvement du patient Interprétation
Envoi au laboratoire Recueil
Réception et identification Contrôle de qualité
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Analyse
II. Etapes des analyses de Laboratoire
Phase préanalytique
Phase analytique
Phase pos-tanalytique
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1. Phase préanalytique
Informations aux patients et utilisateurs
Formulaire de demande d’analyses avec données cliniques
Prélèvement et étiquetage des échantillons
Transport au laboratoire
Réception et identification
Prétraitement (Centrifugation par exemple: Généralement
3mn entre 1000g et 3000g)
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
La qualité d’un résultat d’analyse repose sur l’utilisation d’un
prélèvement adapté au but poursuivi, surtout en ce qui
concerne les prélèvements sanguins (qui représente la
grande majorité des prélèvements en biochimie)
Les analyses de sang peuvent être réalisées:
Sang total : gaz sang, ions par électrodes sélectives
Plasma: ionogramme par exemple
Sérum (sang coagulé): enzymes par exemple
NB: un certain nombre de dosages nécessitent un traitement
rapide, conservation et/ou transport dans la glace.
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
Problèmes de coagulation sanguine
Coagulation:????
Cascade complexe de réactions enzymatiques nécessitant du
calcium et aboutissant à la transformation du fibrinogène en
fibrine.
CONSEQUENCES:
fibrine dans l’échantillon:
-Quantité insuffisante d’anticoagulant Panne d’automate:
-Homogénéisation mal faite du tube -Bouchage des tuyaux
-Coagulation non complète -Encrassage d’électrodes
(examen précoce)
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
Choix de l’anticoagulant
Choix de l’anticoagulant en fonction du dosage à réaliser.
3 grandes classe d’anticoagulant avec des codes de couleur:
complexant du calcium (Oxalates, Citrates, EDTA)
Plus utilisé en hématologie, ne sont pas adapté pour les
dosages du Ca, Mg et enzymatique (complexassions ion
cofacteur)
Inhibiteur glycolyse (fluorure de sodium)
Pour la détermination de la glycémie
Inhibiteurs enzymatiques de la coagulation ‘héparine)
Sont les moins gênants en biochimie
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
Anomalies de l’échantillons
Lactescence:
présence de grosses particules (lipoprotéines, chylomicrons)
provenant de l’absorbance intestinale des graisses
alimentaires. Perturbe toutes les mesures optiques surtout
enzymatique et immunologique (turbidimétrie/néphélométrie)
Doit être signalée au clinicien en vue d’examens
complémentaires.
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
Anomalies de l’échantillons
Hémolyse:
Destruction des globules rouges, suivie de la libération
d’hémoglobine. Peut être due: prélèvement difficile,
aspiration trop forte par une seringue, mauvaises
conservations. Perturbe les mesures optiques (400-600nm)
et du K+
Doit également être signalée au clinicien
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
Anomalies de l’échantillons
Ictère:
Présence de pigment jaune provenant de la dégradation de
l’hémoglobine, la bilirubine. Peut perturber certaines mesures
optiques.
Doit également être mentionné au clinicien.
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
Anomalies de l’échantillons
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
Quelques erreurs liées au prélèvement
II. Etapes des analyses de Laboratoire
1.1. Prélèvement sanguin
Echantillons sanguins
Potentiellement dangereux
Manipulés avec soin: Port de blouse, gants, lunettes de
protection
II. Etapes des analyses de Laboratoire
2. Phase analytique
Étiquetage secondaires des échantillons
Calibration/étalonnage des automates
Contrôle de qualité interne et externe (CIQ et EEQ)
Analyse des échantillons des patients
Validation analytique/technique (Technicien)
Enregistrement des résultats
II. Etapes des analyses de Laboratoire
2. Phase analytique
Calibration/étalonnage des automates
La solution étalon permet l ’étalonnage de l’appareil
(courte/droite/intervalle de linéarité) à partir de différentes
niveaux de concentration.
II. Etapes des analyses de Laboratoire
2. Phase analytique
Contrôle de qualité
La qualité des résultat nécessite une surveillance constante
des méthodes et de l’appareil.
Procédure réalisée au sein du laboratoire en association
avec la mesure de spécimens de patients pour évaluer si le
système analytique opère correctement en fonction de
limitesde tolérance préétablies (sérum de contrôle)
II. Etapes des analyses de Laboratoire
2. Phase analytique
Types de contrôle de qualité
Contrôle interne de qualité = Contrôle intralaboratoire
(évaluation interne de la qualité), CIQ/CQI .
Contrôle externe de qualité (CQE/EEQ) = comparaison
interlaboratoire par le biais d'une réalisée par d’une tierce
organisation.
II. Etapes des analyses de Laboratoire
3. Phase post-analytique
Compte rendu des résultats
Validation biologique (Biologiste)
Diffusion des comptes rendus
Gestion des échantillons
III. Interprétation des résultats d’analyse
III. Interprétation des résultats d’analyse
Après la validation analytique, l’interprétation impose trois
types de connaissances complémentaires:
Les Fluctuations de la concentration chez les sujets sains,
et selon les facteurs physiologiques (espèce, âge, sexe, états
physiologiques, alimentation, etc.)
La Capacité du test à différencier les sujets « malades » des
sujets non-malades.
Les moyens d’estimer comment le test valide ou infirme la
probabilité pré-test
III. Interprétation des résultats d’analyse
Variations analytiques:
Variation pré-instrumentale
Concerne les fluctuations des résultats attribuables aux étapes
de séparation et de traitement des spécimens biologiques
(centrifugation, dilution…....)
Variation instrumentale
Liée à la méthode de mesure
III. Interprétation des résultats d’analyse
Variations biologiques:
Le normal et le pathologique
Intra individuelle
Variation chez un individu en dehors de toute pathologie, en
fonction de l’heure de prélèvement, de l’état de repos…
Interindividuelle
Due à l'âge, le sexe et le poids...
III.1. Intervalle de référence ou Norme
Décrit en général les fluctuations des analytes chez des
sujets sains.
Par convention l’intervalle dans un groupe de sujets définis
décrit les 95 % situés au centre de la population concernée
IL est donc normal mais peu fréquent d’observer une valeur
en dehors de l’intervalle de référence chez un sujet sain.
III.2. Détermination d’un intervalle de référence
Sélection des individus de référence
Population parfaitement définies quant à leur état physiologique
et pathologique, dans des conditions de prélèvement et de
traitement des échantillons bien codifiées.
Production de valeurs de référence
-Prospective : prélèvements de spécimens pour les analyser
-Rétrospective : bases de données des centres de santé
Traitement des valeurs de référence
Tests statistiques: distribution, hétérogénéité, valeurs
aberrantes…
III.2. Détermination d’un intervalle de référence
IV. Principales méthodes de dosages
biochimiques
IV. Méthodes de dosage
Différents types d'analyses
Quantitatif :
Fournit un chiffré de l'analyte à mesurer
Qualitatif :
Apporte des informations sur la présence ou l’absence
(positif/négatif) de l’analyte.
IV. Méthodes de dosage
Sensibilité et spécificité des analyses
IV. Méthodes de dosage
Sensibilité et spécificité des analyses
Sensibilité
Capacité d’un test à identifier correctement des individus
affectés par une maladie ou par un problème de santé.
La sensibilité d’un test correspond à la probabilité que le test
soit positif chez les personnes malades.
IV. Méthodes de dosage
Sensibilité et spécificité des analyses
Spécificité
Capacité d’un test à identifier correctement les individus
non-affectés par une maladie ou par un problème de santé.
La spécificité d’un test correspond à la probabilité que le test
sera négatif parmi les personnes non-malades.
IV. Méthodes de dosage
Diversité des méthodes
Les gaz du sang :
Renseignements sur la fonction respiratoire, et permet de
connaître l'équilibre acido-basique de l'organisme.
Les lipides du sang : maladies cardiovasculaires et les
risques de thromboses
Les protéines du sang : inflammation, des maladies du foie
(cirrhose), des maladies héréditaires, des maladies rénales,
des infections, des cancers...
IV. Méthodes de dosage
Diversité des méthodes
Les glucides
Le principal examen sanguin des glucides est la glycémie.
Les enzymes du sang
Ionogramme sanguin
Les vitamines
Les hormones
Les méthodes les plus utilisées en biochimie sont les
dosages enzymatique et immunologique.
IV. Méthodes de dosage
III.1. Principe des dosages enzymatiques
Dosage d’une enzyme :
On peut doser la quantité d’enzyme présent dans un milieu en
mesurant son activité à condition que cette activité ne dépende
que de la quantité d’enzyme.
Dosage de substrat :
En ajoutant à l’échantillon une quantité fixe et connue de
l’enzyme spécifique d’un substrat, on peut déterminer la
concentration de ce substrat.
IV.1. Principe des dosages enzymatiques
Dosage de substrat : par une méthode de point final
Après le temps nécessaire pour que la réaction enzymatique
soit terminée : mesure au niveau du plateau.
IV.1. Principe des dosages enzymatiques
Dosage de substrat : par une méthode cinétique
A travers une approximation sur l’équation de Michaelis. On
considère la concentration en substrat négligeable devant Km
et l’équation de vitesse dévient: V= (Vm/ Km).[S]
IV. Méthodes de dosage
IV.2. Principe techniques immunologiques
Mise en évidence du complexe Ag-Ac qui se forme lors de
la réaction entre l’antigène et l’anticorps correspondant.
Cette réaction présente une très grande spécificité.
IV.2. Principe techniques immunologiques
Utilisation d’anticorps spécifiques pour identifier et
éventuellement quantifier les Ag
IV.2. Principe techniques immunologiques
Si l’Ag est moléculaire et soluble, les complexes Ag-Ac
forment un précipité.
Si l’Ag est particulaire ou cellulaire (bactéries, hématies,
billes de latex…) les complexes Ag-Ac forment un agglutinat.
IV.2. Principe techniques immunologiques
Dosage immunoenzymatique
Modification d’une activité enzymatique (diminution ou
augmentation) lors de la réalisation du complexe antigène-
anticorps.
IV.2. Principe techniques immunologiques
Immunofluorescence
ces méthodes ajoutent à la spécifié de la réaction
immunologique la sensibilité des mesures de fluorescence.
fluorochrome remplaçant l’enzyme
Immunodosage sans marqueurs
La quantité de complexe Ag-Ac en solution est évaluée en
mesurant la diminution de la lumière incidente = Turbidimétrie
Immunodosage sans marqueurs
Turbidimétrie
Immunodosage sans marqueurs
La déviation de la lumière dans un précipité dépend de sa
concentration.
L’observation de la lumière diffractée selon un angle ὰ par
rapport à la direction incidente s’appelle la néphélométrie
Immunodosage sans marqueurs
Néphélométrie
o Application = Ig, complément, facteurs rhumatoïdes
Immunodosage sans marqueurs
Néphélométrie
Méthode de référence du dosage des protéines spécifiques
Turbidimétrie
Principe utilisé pour le dosage des protéines spécifiques,
CRP, Albumine, Transferrine, Haptoglobine, LDL-Chol
Méthode pratique, plus économique mais considérée comme
moins exacte et moins précise que la néphélométrie
IV. Méthodes de dosage
IV.3. Principe chimie sèche
Développée au début pour des détermination qualitative ou
semi-quantitative dans les urines sous forme de bandelettes
réactives.
Les supports et les réactifs sont à l’état sec lors de leur
conservation, mais ils sont humidifiés par l’échantillon et
parfois par de très faible volume de réactifs.
Sont simples et adaptables à de nombreuses méthodes
enzymatiques ou immunologique pour des analyses
quantitatives.
V. Principaux appareils de mesures
biochimiques
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
Méthode physique d’analyse des corps en solution fondé sur
des lois d’absorption de la lumière et par extension des
rayonnements UV et IR
Application ++ fréquente en biologie médicale
Identification des molécules en se fondant sur leur
absorption des rayonnements (spectre d’absorption)
spécifique.
Détermination de la concentration d’un composé de spectre
connu (Lois de Lambert-Beer).
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
Rayonnement lumineux spécifiques
Lumière visible blanche = 400-700 nm
Rayonnement UV (< 400 nm)
Rayonnement IR (> 700 nm)
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
Conséquences de l’interaction des rayonnements avec les
molécules:
Altérations des molécules.
vibrations (atomes vibrent les uns par rapport aux autres
comme s’ils étaient liés par des ressorts).
Rotations (l’ensemble d’une molécule peut tourner dans
l’espace)
Transitions électroniques (rarement).
En fonction des liaisons chimiques, des photons de différentes
longueurs d’onde sont absorbés totalement ou partiellement
La plupart des substances organiques ont la propriété
d’absorber l’énergie de rayonnement de certaines longueurs
d’onde, fournissant un spectre caractéristique.
Une substance est caractérisée à chaque longueur d’onde
par son coefficient d’extinction moléculaire ɛ.
La mesure de la lumière non absorbée, transmise ou
réfléchie permet de déduire la quantité de la lumière
absorbée et donc la quantité de substance dans certaines
conditions.
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
Spectre caractéristique de molécules
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
En transmission
Monochromateur: permet de décomposer la lumière et
sélectionner la longueur d’onde voulue.
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
En transmission
Cuves (classes):
En quartz pour travailler dans l’UV, avec limite de
perméabilité optique vers 200nm.
En verre, pour le visible et le proche, avec limite de
perméabilité optique vers UV 320nm.
En polystyrène, à usage unique, avec une La transmission >
95%) au-dessus de 400nm.
V.1. Photométrie d’absorption moléculaire
Spectrophotomètres en transmission
Semi-automate Automate
Loi de Lambert-Beer:
Les valeurs du coefficient dépendent fortement du milieu : pH,
température…..
Limites de la loi de Lambert-Beer.
Additivité des absorbances:
Si deux substances en solution dans le même solvant
absorbent à la même longueur d’onde, leurs absorbances
s’additionnent.
Interférences
Cela exprime un grand nombre d’interférences (hémolyse ou
hyper-bilirubinémie)
NB: Cela nécessite de faire des dosages avec blanc réactif
Limites de la loi de Lambert-Beer
Cette loi est exclusivement vérifiée pour :
Des solutions diluées, en pratique 2-10mol/L, ce qui
impose parfois de diluer les spécimens dans un volume
notable de réactifs.
Cela doit être vérifié lors de la mise au point de tout
nouveau dosage; et est vérifié par les fabricants de
coffrets de réactifs.
Des milieux non diffusants (limpide), c'est-à-dire
transparents.
Application de la loi de Lambert-Beer
La plupart des substrats et minéraux d’ intérêt biologique ne
possèdent pas de spectre d’absorption spécifique, voire
n’absorbent pas du tout les rayonnements lumineux (Ca2+,
glucose, urée…)
Pour analyser de telles substances, il est nécessaire de les
faire réagir avec une ou plusieurs autres molécules pour:
Soit former des complexes qui absorbent la lumière
Soit produire des molécules dérivées qui absorbent la
lumière
Etalonnage/Calibration d’un spectrophotomètre
Ensemble des opérations
appliquées à un instrument
permettant de déterminer
les erreurs (écarts) par
rapport aux valeurs d’un
étalon.
Courbe d’étalonnage/Calibration
V.2. Photométrie d’absorption atomique
Tout atome peut absorber les radiations qu’il peut émettre.
(loi Kirchhoff)
Peu fréquente car délicate à mettre en œuvre, elle
s’adresse à des éléments traces exigeant des précautions
particulières dans le traitement de l’échantillon.
pas de spectres à proprement parlé : Aspect quantitatif
seulement.
Un rayonnement électromagnétique monochromatique est
envoyé sur la population d’atomes à doser mis à l’état de
vapeur.
V.2. Photométrie d’absorption atomique
Ces atomes vont absorber une partie du rayonnement. La
mesure de I0 et It permet de connaître la concentration de
l’élément à doser.
V.2. Photométrie d’absorption atomique
V.3. Photométrie d’émission
La coloration caractéristique obtenue lorsqu’on brule des
métaux est connue depuis plusieurs siècles.
Le chauffage d’un métal dans une flamme développe une
série de réaction complexe :
évaporation de la couche d’eau,
évaporation de particules du métal,
puis atomisation.
Ces atomes peuvent réagir avec d’autres particules de la
flamme (OH par ex) = mélange de molécules, d’atomes et
d’ions.
V.3. Photométrie d’émission
Lors du retour à l’état fondamental, l’énergie absorbée est
restituée et émise sous forme de lumière avec une longueur
d’onde caractéristique du métal.
V.3. Photométrie d’émission
Principe
V.4. Fluorimétrie
Exploite la propriété que possèdent certaines molécules
organiques de pouvoir émettre un rayonnement lumineux
après excitation par un rayonnement ultra-violet ou proche
visible (souvent laser).
Peut être une spectroscopie atomique ou une spectroscopie
moléculaire.
Longueur d’onde du rayonnement émis par la molécule est
différente et toujours plus élevée que la longueur d’onde du
rayonnement d’excitation.
Plus spécifiques et sensibles que l’absorption UV
V.4. Fluorimétrie
Autres Méthodes d’analyses Biochimiques
Chimiques spécifiques
Protéine, réaction du biuret :
Sels de cuivre en milieu alcalin chélates de cuivre avec
les liaisons peptidiques coloration rose violet ;
Méthodes séparatives:
Electrophorèse (gel d’agarose, gel de polyacrilamide, acétate
de cellulose, capillaire) et la chromatographie (CCM,CPG,
CPGCM, HPLC)
Electrophorèse
Technique de séparation dans un champs électrique
Electrophorèse
Technique de séparation dans un champs électrique
Electrodes spécifiques
La potentiométrie: dosage ionique en reliant une mesure
de potentiel d’électrode à une activité d’espèce en solution.
Le système de mesure se comporte comme une pile: la
différence de potentiel mesurée aux bornes du système est une
fonction logarithmique de l’activité de l’ion à mesurer.
pH-mètres
Notion de marqueurs biologiques
La médecine moderne, afin d’améliorer le diagnostic
des maladies ou leur traitement et dans le souci
d’efficacité comme de sécurité,
fait de plus en plus appel à l’analyse de
paramètres biologiques du malade.
Ces paramètres constituent des indicateurs
biologiques de l’état du sujet,
Sont appelées marqueurs biologiques.
La discipline consistant à étudier les marqueurs
biochimiques = biochimie clinique (médicale) ou
chimie clinique .
Qu’est ce qu’un marqueur biologique
composé présent dans les fluides biologiques des malades
mais absent de ceux des sujets sains.
Ou composé dont les teneurs chez un ensemble homogène
de malades , sont statistiquement très éloignées de celles
d’un ensemble de sujets sains, donnant un caractère
discriminant à sa mesure.
V. Quelques Explorations Biochimiques
Explorations Biochimiques du Foie
Fonctions spécifiques:
Métabolisme: énergétique, vitaminique, du fer et oligoéléments
Synthèse des protéines sériques (80%):
Albumine, transferrine, facteurs de la coagulation
Fonctions d’épuration et de détoxication:
élimination de la bilirubine
élimination des xénobiotiques et de l’alcool
Synthèse des acides biliaires
Indispensables pour la digestion des lipides
Fonctions spécifiques:
Fonctions spécifiques:
Grands syndromes hépatiques:
Grands syndromes hépatiques:
Profils biologiques des principaux syndromes:
Explorations Biochimiques des Reins
Rappel: Fonctions du rein:
Fonction excrétrice: élimination des déchets (p.ex. azotés:
urée, créatinine): par filtration glomérulaire, +/- sécrétion tubulaire
Ajustement des pertes: (p.ex. eau et électrolytes) par filtration
glomérulaire et réabsorption/sécrétion tubulaire
Fonction endocrine: contrôle de l’hémodynamique rénale et
systémique (SRAA), de l’érythropoïèse, du métabolisme
phosphocalcique
Mesure de la fonction rénale :
Urée: marqueur qui permet d’identifier le dysfonctionnement du
rein mais est sujette à de multiple variation
Cystatine C (protéase à cystéine): marqueur fiable de la
fonction rénale, son intérêt est en cours d’évaluation
Créatinine: marqueur dont l’utilisation est la plus répandue pour
apprécier la fonction rénale
Débit de Filtration Glomérulaire (DFG): est basée sur la
mesure de la créatinine sérique par plusieurs formules parmi
lesquelles on a : MDRD, CKD-EPI, Cockroft-Gault,
Mesure de la fonction rénale :
L’insuffisance rénale chronique: pathologie asymptomatique,
silencieuse ; et est définie comme étant un dysfonctionnement
des reins sur une durée d’au moins trois mois.
Une perturbation des fonctions rénales entraine des taux de
créatinine supérieurs à la normale (53-123 µmol/l chez l’homme
et 53-97,3 µmol/l chez la femme)
L’insuffisance rénale peut aussi être définie par la persistance
pendant plus de trois mois d’une diminution du Débit de Filtration
Glomérulaire (DFG) en dessous de 60ml/min/1,73m2
Exploration biochimique du diabète
Le bilan glycémique évalue la concentration de sucre
dans le sang.
Un organisme en bonne santé doit réguler seul la valeur de
la glycémie
Un bon équilibre glycémique est le garant d'une baisse du
risque d'affection oculaire, rénale, artérielle ou nerveuse.
Autrement dit, l'ensemble des complications liées au
diabète.
Régulation du métabolisme glucidique:
Régulation nerveuse
Ex: Les centres hypothalamiques commandent l'appétit , la satiété
et la production d'hormones hypophysaires
Régulation hormonale
Un système hypoglycémiant: l’insuline
Un système hyperglycémiant: un groupe d’hormones
Glucagon+++
Cortisol
Adrénaline
Hormone de croissance GH
hormones thyroïdiennes
Rein: Manifestation de la glycosurie en cas de glycémie très
élevée (>1,8g/L)
Diabète sucré:
maladie métabolique caractérisée par une hyperglycémie
chronique.
Deux principales formes de diabète
Diabète de type 1
Diabète de type 2
Diabète de type 1
Surtout sujet jeune (avant 30 ans)
Le pancreas ne fabrique plus d’insuline
Insulinodependant
« diabète maigre »
traitement par INSULINE
Diabète de type 1
Diabète de type 2
80% des cas de diabète
sujets de plus de 40 ans, davantage les femmes
Il existe une difficulte d’action de l’insuline
non insulinodependant « diabète gras»
ttt par medicaments sensibilisant les cellules à
l’action de l’insuline
Diabète de type 2
Principaux symptômes du Diabète
Augmentation de la production d’urine (polyurie)
Soif excessive
Perte de pois
Faim accrue
Fatigue
Cicatrisation lente des plaies
Infections à levures
Picotements ou engourdissement dans les pieds et ou les
orteils
Diagnostic du diabète:
la glycémie à jeun
et la glycémie de 2h après une charge orale de glucose
(HGPO).
Interprétation des résultats
A jeun Et HGPO
< 1 g/l < 1,40 g/l Sujet normal
1 - 1.26 g/l 1,40 – 2 g/l Sujet intolérant au glucose
> 1.26 g/l > 2g/l Sujet diabétique
Diabète sucré
TTT
Quel que soit le type, le traitement repose sur:
Instauration d’un régime alimentaire;
Administration d’hypoglycémaints oraux
Insulinothérapie dans les diabètes avancés.
Surveillance biologique du diabète:
Glycémie 4 à 6mmol/l
Hémoglobine glyquée: HbA1c
Le moyen le plus fiable pour évaluer le bon équilibre du
diabète et l'efficacité du traitement.
Reflète la glycémie moyenne du sujet durant les 3 mois qui
précèdent le prélèvement
normalement ≤ 7%
Surveillance biologique du diabète:
Micro albuminurie:
Elimination d’albumine supérieure à la normale mais
inférieure à la quantité pouvant être détectée par les
bandelette réactive.
Valeurs comprises entre 30-300 mg/24h.
Indicateur précoce de la dénaturation de la barrière
glomérulaire
Exploration biochimique des lipidiques sanguins
RAPPELS
• Cholestérol / Triglycérides
• Lipoprotéines
Cholestérol (total)
Molécule lipidique
indispensable à l ’organisme:
30% alimentaire (=Exogène)
250-500mg
70% synthétisé par
l ’hépatocyte (= Endogène)
700mg
à l ’origine des hormones stéroïdes (cortisone, cortisol,
aldostérone, oestrogènes, progestérone, testostérone) vitamine
D, sels biliaires.
Constituant des Mb cellulaires, gaine de myéline des
neurones
Cholestérol (total)
Variation en fonction de l ’âge et du sexe
augmentation régulière de 0,5 mmol/L tous les 10 ans de
30 à 60 ans
F<H (F avant ménopause)
grossesse: augmentation
Facteurs environnementaux
Alcool
Tabac
Obésité
Cholestérol total
Triglycérides
Composés lipidiques
glycérol +3AG
principale réserve d ’énergie
1g TG = 2,3 x 1g glucide ou protéine
sont stockés dans le tissus adipeux
Triglycérides
Variation en fonction de l ’âge et du sexe
H: augmentation régulièrement jusqu ’à 40 ans puis
stable
F: stable jusqu ’à la ménopause, puis augmentation
grossesse: augmentation
Facteurs environnementaux
aliments riche en glucides rapides, Acides gras mono ou poly
graisses saturés insaturés
alcool
tabac
obésité
CORTICOIDES, OESTROG, TG
CYCLOSPORINE
Structure générale d’une lipoprotéine
Composition des lipoprotéines plasmatiques
5 classes selon leur composition, leur densité:
Chylomicrons
Very Low Density Lipoprotein
Intermediate Density Lipoprotein
Low Density Lipoprotein
Hight Density Lipoprotein
Rôle Lipoprotéines
CHYLOMICRONS
Transport des TG d ’origine alimentaire
Apport d ’acides gras aux tissus (tissu adipeux,
foie, muscle) sous l ’action de la lipoprotéine lipase
et grâce au récepteur de l’apoE
Rôle Lipoprotéines
VLDL
Transport des TG d ’origine endogène
action de la lipoprotéine lipase
se transforment en IDL
IDL
Transport des TG/Chol
convertis en LDL ou captés par le foie
Rôle Lipoprotéines
LDL
Principal transport du cholestérol (sous
forme estérifié)
captées par les cellules grâce au récepteur
LDL
HDL
Captent le cholestérol des cellules
périphériques ou des autres lipoprotéines
assurent son retour vers le foie
(cholestérol estérifié éliminé dans la bile)
Rôle Lipoprotéines
apolipoprotéines
Rôle structural
Rôle de ligand (récepteurs Membranes
cellulaires)
Rôle de cofacteur enzymatique
activateur ou inhibiteur d’enzymes intervenant dans le
métabolisme des lipoprotéines
Ex: apo CII activateur, apoCIII inhibiteur de la lipoprotéine lipase
Exploration d ’une Dyslipidémies
Quelques circonstances de réalisation :
o En cas de prise de poids,
o De contraception orale ( bilan pré thérapeutique)
o Lorsqu’une anomalie lipidique est connue
o Chez les sujets présentant une atteinte cardiovasculaire.
Exploration d ’une Dyslipidémies
mal cardiovasc,
Sujet NON à risque Sujet à risque
facteur de risque
Bilan: CT, TG Bilan: CT, TG, HDL, LDL
Normal Anomalie Normal Anomalie
Pas de bilan Confirmation par Surv ts 3a Conf par 2ème bil
avant: 2ème bilan
Ts les ans si puis bil + complet
45a (H), 55a (F) puis bilan + Diabète
Lp(a), LPG, ...
Puis tous les 5a complet
(HDL, LDL,…)
A jeun depuis de 12h
Exploration d ’une Dyslipidémies
Evaluation:
Risque athérogène = propension à développer des plaques
d’athérome sur les parois artérielles (athérosclérose); et de ce
fait le risque de développer une maladie cardiovasculaire.
Aspect du sérum
Après 12 h (24h) de repos à +4°C
Augmentation LDL ou HDL: sérum clair
Augmentation VLDL ou IDL: sérum opalescent
Augmentation chylomicrons: sérum initialement lactescent
devient couche crémeuse et sous-nageant clair
Exploration biochimique des enzymes sanguins
Définition:
Les enzymes sont des catalyseurs (Jöns Jakob Berzelius,
1823), c’est-à-dire des substances capables d’accroître la
vitesse d’une réaction chimique sans être elles-mêmes
modifiées pendant le processus.
Classification
Cycle de vie des enzymes:
Le volume cellulaire est déterminé par des pompes ioniques
membranaires ATP-dépendantes qui intègrent le potassium
et rejettent Ca++, Na+ et H2O.
Si ATP intracellulaire vient à manquer, le fonctionnement de
ces pompes ioniques est perturbé, la cellule gonfle. On note
une augmentation du Ca++ intracellulaire.
Cycle de vie des enzymes:
Il y a formation de vésicules et de brèches membranaires
par lesquels les enzymes vont quitter la cellule atteinte et se
déverser dans le milieu extracellulaire.
Une fois hors de la cellule, les enzymes peuvent emprunter
plusieurs voies pour regagner la circulation sanguine.
Cycle de vie des enzymes:
Leur diffusion est conditionnée par :
• La proximité entre les cellules lésées et les capillaires
sanguins
• L'épaisseur de la membrane basale des capillaires, qui
est variable selon les tissus
Cycle de vie des enzymes:
Les enzymes déversées dans le sang pourront être dirigées
vers des organes (foie, reins, intestin) qui les capte pour les
dégrader et les éliminer
L'activité enzymatique sanguine est la résultante de ces 3
étapes
C'est cette résultante qui sera dosée dans le sang des
malades
Activité enzymatique sérique:
Certaines enzymes sont présentes de façon physiologique
dans le sang de tout individu sain. Cette présence
enzymatique à plusieurs origines:
Sécrétion tissulaire
Activité musculaire
Renouvellement cellulaire
Activité enzymatique sérique:
Sécrétion tissulaire
Chez un individu normal, dans les conditions physiologiques
habituelles, à chaque seconde, près de 50 millions de
cellules meurent et sont renouvelées.
Il y a une libération constante d'enzymes dans la circulation.
Le sang est lui-même à l'origine de nombreuses enzymes
sériques, car les hématies et les plaquettes se renouvellent
rapidement.
Activité enzymatique sérique:
Activité musculaire
Les muscles occupent un très grand volume dans l’organisme,
et libèrent donc lors de leur fonctionnement un pool important
d’enzymes différentes
Activité enzymatique sérique:
Renouvellement cellulaire
Le foie sécrète de nombreuses enzymes dont :
• Les enzymes de la coagulation
• Les enzymes de l’épuration plasmatique des
glycoprotéines
Principaux marqueurs enzymatiques:
Transaminases
Phosphatases
Lactate déshydrogénase (LDH)
Créatinine phospho-kinase
Gamma-GT
Amylases
Lipases
1. Transaminases
Elles catalysent le transfert d’un groupement aminé NH2 d’un
acide aminé AA sur un acide cétonique. On en connaît 2
importantes: ASAT et ALAT
1. Transaminases
Importances cliniques
Hépatites virales + nécrose: élévation 20,50 à 100 fois
Hépatites toxiques: élévation 20 fois environ
Hépatite alcoolique: élévations plus modestes
Mononucléose infectieuse, cholestase intra hépatique
Cirrhose: augmentation suivant le statut de la cirrhose,
carcinome primaire ou métastatique
1. Transaminases
Importances cliniques
ALT est l’enzyme le plus spécifique du foie, persiste >AST
AST lors des infarctus du myocarde (maxi après18-24 h),
AST sont augmentées dans les dystrophies musculaires,
embolies pulmonaires (AST x 2 ou 3)
Augmentations moyennes dans pancréatites aigues,
cytolyse musculaire gangrènes, maladies hémolytiques
2. Phosphatases
Il existe 2 sortes de phosphatases caractérisées par le pH
maximal de leur activité, leur localisation:
phosphatases alcalines, qui agissent à pH alcalin (PAL),
phosphatases acides (PA). Peuvent provenir de la prostate
(PAP) et diffuser jusqu'aux sérums et urines.
Toutes les deux ont le même substrat: le mono ester de
l'acide phosphorique
2. Phosphatases
Significations cliniques
Investigations des maladies hépatobiliaires et des os
Maladies hépatobiliaires: synthèse PAL augmentée dans
obstructions biliaires, hépatocytes près des canalicules
biliaires.
PAL passe dans circulation => cancer tête pancréas ou calcul
biliaire (augmentation plus 3 x, proportionnel au degré
obstruction:10-12 x niveau base)
2. Phosphatases
Significations cliniques
Obstruction intra hépatique: cancer ou médicaments type
chlorpromazine, cholestase intra hépatique,
Hépatite infectieuse: augmentations plus faibles
Maladies des os: maladie de Paget (ostéite déformante):
augmentation 10-25 fois
Ostéomalacie: augmentation modérée, bloquée par vitamine D
2. Phosphatases
Significations cliniques
Rachitisme: augmentation de 2-3 fois.
Hyperparathyroïdie primaire ou secondaire: modérée
Fortes augmentations dans cancers des os
Taux de référence Homme 20-50 ans= 38-94 U/L, > 60 ans =
43-88. Femme 20-50 ans = 28-78, > 60 ans 40-111
3. Les lactate-déshydrogénases : LDH
Ce sont des enzymes cytoplasmiques catalysant les réactions
de réduction céto-acides en acide alcool.
La LDH est présente dans de nombreux tissus, elle n'est pas
spécifique.
3. Les lactate-déshydrogénases : LDH
LDHH4 (LD1) et H3M (LD2) prédominent dans cœur, reins et
GR
HM3 (LD4) et M4 (LD5) dans foie et muscles squelettiques
Sportif, augmentation LD1, diminution de LD5
Infarctus et insuffisance cardiaque entraînent des
augmentations modérées.
Pas de modifications dans péricardites
3. Les lactate-déshydrogénases : LDH
Significations cliniques
Hémolyses: même pattern avec réticulocytose
Anémie mégaloblastique (B12, folates): augmentation LD1 et
LD2
Maladies hépatiques: augmentations plus faibles que celles
des transaminases surtout dans hépatites toxiques avec ictère
(10x), taux plus faibles dans hépatites virales et mononucléose
Cirrhose ou ictère obstructif: LDH normale ou peu augmentée
maladie primitive du foie ou anoxie secondaire: LD5 (M4)
4. Créatinine phospho-kinase
Enzyme musculaire présente essentiellement dans le muscle
strié. Elle catalyse :
Créatine-phosphate + ADP ==> Créatine + ATP
Rôle fondamental dans la contraction musculaire en
constituant des réserves en énergie pouvant être directement
utilisable par la cellule.
4. Créatinine phospho-kinase
Significations cliniques
Maladies du muscle squelettique: dystrophie musculaire de
Duchenne: élévation avant signes cliniques chez jeune
Diminution avec l’évolution de la masse musculaire
Fortes valeurs dans maladies musculaires (polymyosites et
maladies similaires)
Valeurs normales dans maladies neurogènes (myasthénie,
sclérose multiple, poliomyélite, parkinson)
4. Créatinine phospho-kinase
Significations cliniques
Normalement, seulement CK MM (CK3) est élevée dans les
dystrophies musculaires et myopathies
CK2 (MB) peut être élevée dans les maladies musculaires ou
exercice brutal
Marqueur cardiaque: CK MM prédomine dans le muscle
(squelettique et cardiaque), mais CK MB est plus spécifique du
cœur
5. Gamma-glutamyl transférase (GGT)
Transpeptidase de nature glycoprotéique liée aux membranes
cellulaires (mitochondrie, réticulum endoplasmique) et
retrouvée dans de nombreux organes: rein, foie, pancréas,
rate, intestin grêle, cerveau
GGT sérique provient surtout de la sphère hépatobiliaire
Augmentée dans obstruction intra ou post-hépatique
Elle catalyse transfert des radicaux g-glutamyl du glutathion
(ou d'autres peptides) vers des acides aminés
GSH + AA ==ɣ-GT==> ɣ-Glutamyl-AA + cystéinylGlycine
5. Gamma-glutamyl transférase (GGT)
Significations cliniques
Plus sensible que PAL, 5’NT ou transaminases (ictère
obstructif, inflammation voies biliaires, cholécystite)
Stéatose hépatique, intoxications, néoplasme hépatique
Élevée plus précocement que 5’NT dans maladies hépatiques
Augmenté chez consommateur alcool, phénytoine,
phénobarbital (induction enzymatique) et cas de cirrhose
6. Amylases
Le sérum contient plusieurs isoenzymes d'origine salivaire et
pancréatique.
hydrolyse des liaisons α1-4 glucosidiques de l'amidon, du
glycogène et des dextrines.
L'amidon est ainsi transformé en dextrines, elles mêmes
transformées en oses
6. Amylases
Significations cliniques
Investigation des fonctions pancréatiques
Pancréatite aigue: augmentation (4 à 6 fois) avec maximum en
12-72 heures, retour normale en 3-4 jours. 20% des cas sont
sans modification
Détection des complications: pseudo kystes, ascites, liquides
pleuraux
7. Lipases
Enzymes qui hydrolysent les esters du glycérol qui sont en
émulsion dans la lumière intestinale
Cette réaction n'est possible qu'après celle préalable de sels
biliaires
On retrouve l'enzyme en très faible quantité dans la
muqueuse gastrique bien qu'elle soit sécrétée par le pancréas,
mais aussi par les érythrocytes, les leucocytes et présente
dans le plasma
7. Lipases
Significations cliniques
Exploration des désordres pancréatiques (sérum, plasma,
ascites, liquide pleural)
Attaque pancréatite aigue: augmentation en 4-8 heures,
maximum 24 h environ, diminution en 8-14 jours (+ long que
amylases)
Augmentation en général parallèle à amylase, souvent plus
importante mais sans parallélisme avec sévérité
7. Lipases
Significations cliniques
Souvent ascite, liquide pleural gauche. Parfois pseudo kyste
avec élévation persistante
Plus spécifique que amylase dans syndromes abdominaux
ulcère perforé, obstruction intestinale…etc.), lipase non
augmentée
Pancréatite chronique: souvent diminution à la longue après
destruction tissulaire
Bibliographie:
Ambroise, M. Introduction au laboratoire de Biochimie
Médicale. Document 1995-Revu janvier 2006. 198p
Pierre, V. Biochimie clinique. Ed (2e) Ditions Médicales
internationales, Allée de la Croix Bossée F-94234 Cachan
cedex. 356p
TD-1
Exploitation de fiches techniques d’analyses biochimiques:
Importance clinique du marqueur
Méthode de dosage
Principe de la méthode
Longueur d’adsorption
Interférences
TD-2
I. Question de cours:
1. Définissez le terme marqueur biologique
2. Citez les principaux marqueurs d’exploration des fonctions
rénale et hépatique
II. Cas clinique
Mlle Anne-Cécile D., 50 ans, est admise aux urgences,
accompagnée par son ami qui s’inquiète des signent cliniques
suivants: Soif excessive, Fatigue générale, Cicatrisation lente
des plaies, Perte de poids, Faim accrue et une polyurie. Le
clinicien suspecte une maladie métabolique.
TD
1. Définissez le terme maladie métabolique.
2. Quel diagnostic suspectez-vous ?
3. Comment pouvez-vous le confirmer ?
4. Quel traitement proposerez-vous en fonction des types
principaux de cette maladie métabolique que vous connaissez?
TD
5. Si la pathologie suspectée se confirmait, Quels autres
examens biochimiques demanderez-vous pour sa surveillance?
6. Le médecin craint une complication de cette maladie pouvant
conduire à trouble cardiaque. Il décidé donc d’évaluer le risque
athérogène. Quels paramètres biochimiques prescririez-vous ?