NORMES COMPTABLES
INTERNATIONALES
DESCOGEF 1
2024/2025
Eric Arnaud KINDA
Abdallah Aziz Bambara
Connaissances de base (fondamentaux)
➢ Origines générales de la comptabilité
➢ Date de révision du SYSCOHADA
➢ Organisation générale du SYSCOHADA
➢ Les principes comptables
➢ L’organisation de la normalisation comptable
Connaissances de base (fondamentaux)
Connaissances de base (fondamentaux)
Connaissances de base (fondamentaux)
Connaissances de base (fondamentaux)
Connaissances de base (fondamentaux)
Connaissances de base (fondamentaux)
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Plan du cours
I. Les contours de la comptabilité
internationale
II. Etudes de quelques normes
MODULE I : LES CONTOURS DE LA
COMPTABILITE INTERNATIONALE
1.Origine des normes comptables
2. Enjeux de la normalisation comptable
3. Quelques dates importantes et
structuration de l’IASCF
4. Structuration des organes
5. Applicabilité des IFRS
6. Le cadre conceptuel
7. Les principes comptables
8. Panorama de quelques normes
I - ORIGINE DES NORMES INTERNATIONALES
➢ L’IASC, est né en 1972 suite à une banale conversation lors d’une conférence
internationale entre :
▪ Sir Douglas Morpeth, président de l’institut des experts comptables
d’Angleterre et Associé dans un cabinet d’audit internantional George A
Touche & Co (Deloitte) ;
▪ Sir Henry Besson, associé de Coopers & Lybrand (PWC)
Leur projet consistait à mettre en place un normalisateur international pour fournir
des règles comptables aux entreprises internationales et encourager ainsi
l’harmonisation des règles comptables nationales.
I - ORIGINE DES NORMES INTERNATIONALES
Henry Benson était parti du constat que les différences au niveau des
principes comptables étaient contraignantes pour le commerce et les
investissements internationaux et avait proposé qu’un comité d’auditeurs
rédige des normes comptables applicables aux échanges internationaux
29/06/1973 Signature à Londres de la charte de création d’un organisme
international, le comité des normes comptables internationales, l’IASC
(International Accounting Standards Committee) ayant pour objet de
mettre en forme des standards comptables de base qui seraient acceptés
dans le monde entier.
I - ORIGINE DES NORMES INTERNATIONALES
A sa création, l’IASC ou Comité des normes comptables
internationales avait pour objectifs de :
– formuler et publier des normes comptables, acceptables au plan
international, pour la préparation des états financiers ;
– promouvoir leur utilisation à l’échelle mondiale ; plus
généralement, travailler pour harmoniser les pratiques comptables et
la présentation des normes au plan international.
I - ORIGINE DES NORMES INTERNATIONALES
Les normes éditées par l’IASC ne sont pas d’application automatique et
obligatoire car le Comité ne dispose pas de pouvoir juridique nécessaire
pour imposer ses normes.
Elles sont donc indicatives et sont assorties de la possibilité pour chaque
pays de les mettre en œuvre soit intégralement, soit partiellement ou
encore de s’en inspirer tout simplement.
Pour chaque norme, il était indiqué :
– un choix principal et,
– des solutions alternatives,
Le but recherché était d’élargir au maximum la base du consensus
II - LES ENJEUX DE LA NORMALISATION
La comptabilité financière est un instrument permettant d’établir des états
financiers qui donnent des informations fidèles, elle permet les prises de
décision et la comparaison des performances pour les entreprises.
Le rôle de la Foundation est de contribuer au développement et à
l’adoption de principes comptables pertinents, équilibrés et comparables
internationalement, et d’encourager leur observance dans la présentation
des états financiers.
III – QUELQUES DATES IMPORTANTES
1973. Création de l’IASC à Londres par les instituts comptables 9 pays.
1975. Publication des deux premières normes IAS1 et IAS 2
1987-1993. Processus d’amélioration des normes : <<comparabilité des
états financiers>>.
1989. Publication du cadre conceptuel : <<cadre pour la préparation et la
présentation des états financiers>>
III – QUELQUES DATES IMPORTANTES
1995. L'Organisation Internationale des Commissions de Valeurs
mobilières (OICV-IOSCO), en accord avec l'IASC, s'engage, sous
certaines conditions, à recommander aux régulateurs nationaux
d’accepter des états financiers présentés selon les normes comptables
internationales pour toutes les émissions et cotations effectuées sur les
marchés financiers internationaux, sans nécessité de réconciliation avec
les normes locales. La CE encourage la signature de cet accord.
III – QUELQUES DATES IMPORTANTES
2000. L'OICV, conformément à son engagement, recommande à ses
membres d’accepter des états financiers présentés selon les normes
comptables internationales pour toutes les émissions et cotations
effectuées sur les marchés financiers internationaux, sans nécessité de
réconciliation avec les normes locales.
La CE présente un plan selon lequel toutes les entreprises européennes
cotées qui publient des comptes consolidés devront commencer à
utiliser les IAS/IFRS dans leurs exercices ouverts à compter du 1er
janvier 2005.
III – QUELQUES DATES IMPORTANTES
2001. Réforme de l’IASC : création de l’IASCF, de l’IASB, de l’IFRIC et du
SAC.
Présentation par la CE, le 13 février 2001, d’une proposition de règlement
visant à rendre obligatoires les normes internationales pour les comptes
consolidés des sociétés européennes cotées, pour les exercices ouverts
à compter du 1er janvier 2005.
2002. Règlement européen pour l’application des normes comptables
internationales (application des normes existantes. Nouvelles normes
IFRS 1 à IFRS 8.
III – QUELQUES DATES IMPORTANTES
2005. Publication au JOCE du 11 septembre 2002 du règlement CE n°
1606/2002 dit "IFRS 2005" : celui-ci impose aux sociétés européennes
cotées qui publient des comptes consolidés l’application des IAS/IFRS
pour les exercices ouverts à partir du 1er janvier 2005.
2009. Monitoring Board et Elaboration d’un référentiel IFRS spécifique
application aux PME. Concrétisation d’une première phase de la
révision de la constitution
2010. A compter de juillet, la dénomination des différentes entités en lien
avec l'International Accounting Standards Board (IASB) est modifiée :
III – QUELQUES DATES IMPORTANTES
2010. A compter de juillet, la dénomination des différentes entités en lien
avec l'International Accounting Standards Board (IASB) est modifiée :
- l'IASCF (International Accounting Standards Committee Foundation )
devient IFRS Foundation (International Financial Reporting Standards
Foundation ) ;
- le SAC (Standing Advisory Council ) est dénommé l' IFRS Advisory
Council ;
- l'IFRIC (International Financial Reporting Interpretations Committee ) est
rebaptisé IFRS Interpretations Committee .
- En revanche, les Trustees (membres) de l'IFRS Foundation ont
souhaité conserver la dénomination de l' IASB .
III – QUELQUES DATES IMPORTANTES
2021. Répondant au besoin d’informations cohérentes et comparables sur
le développement durable pour éclairer les décisions économiques et
d’investissement, l’IFRS Foundation a créé en 2021 l’International
Sustainability Standards Board (ISSB) qui opère aux côtés de l’IASB.
L'ISSB élabore des normes IFRS sur la divulgation en matière de
durabilité,
2023. L’International Sustainability Standards Board (ISSB) publie ses
premières normes – IFRS S1 et IFRS S2 – ouvrant la voie à une
nouvelle ère de divulgation d’informations liées au développement
durable sur les marchés financiers du monde entier.
L'OICV approuve les deux premières normes de l'ISSB à la suite d'un
examen approfondi des normes
III – QUELQUES DATES IMPORTANTES
2024. Entrée en vigueur à partir du 01 janvier 2024 des deux premières
normes de l’ISSB à savoir IFRS S1 : Obligations générales en matière
d’informations financières liées à la durabilité et IFRS S2 : Informations à
fournir en lien avec les changements climatiques.
2024 : Avril 2024, l’IASB publie une nouvelle norme IFRS 18 :
Présentation et informations à fournir dans les états financiers (la «
norme ») remplace IAS 1 Présentation des états financiers et aura un
impact sur toutes les entités qui utilisent actuellement les Normes
internationales d'information financière (les « normes IFRS de
comptabilité »).
III – QUELQUES DATES IMPORTANTES
2024 : Mai 2024, l’IASB publie la norme IFRS 19 : Filiales sans
responsabilité publique - Informations à fournir qui prescrit les
informations que peuvent fournir ces entités au lieu des informations
requises par les autres normes. La norme est applicable aux exercices
ouverts à compter du 1er janvier 2027 au niveau de l'IASB. Elle peut
être appliquée par anticipation
MODULE I : LES CONTOURS DE LA
COMPTABILITE INTERNATIONALE
1.Origine des normes comptables
2. Enjeux de la normalisation comptable
3. Quelques dates importantes et
structuration de l’IASCF
4. Structuration des organes
5. Applicabilité des IFRS
6. Le cadre conceptuel
7. Les principes comptables
8. Panorama de quelques normes
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
OBJECTIFS DU MONITORING BOARD
Comité de surveillance de la Fondation IFRS (Conseil de surveillance)
Institué à New Dehli en Inde en 2009, les trustees sont devenus
responsables vis-à-vis du comité de surveillance (Monitoring Board)
Les principales responsabilités du Monitoring Board sont de garantir que
les Administrateurs continuent de s'acquitter de leurs fonctions telles
que définies par les Statuts de la Fondation IFRS , ainsi que
d'approuver la nomination ou la reconduction des Administrateurs.
Le Conseil de surveillance réunit les administrateurs au moins une fois par
an, ou plus souvent si nécessaire.
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
OBJECTIFS DU MONITORING BOARD
Comité de surveillance de la Fondation IFRS (Conseil de surveillance)
Les membres du Conseil de Surveillance sont des représentants de :
• le Conseil de l'Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) ;
• le Comité de croissance et des marchés émergents de l'OICV ;
• l'Agence des services financiers du Japon (JFSA) ;
• la Commission européenne ;
• la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis ;
• la Comissão de Valores Mobiliários (CVM) du Brésil ;
• la Commission des services financiers (FSC) de Corée ;
• le ministère des Finances de la République populaire de Chine ; et
• la Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni.
• Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire est observateur.
Le Conseil de surveillance est actuellement présidé par Takashi Nagaoka,
commissaire adjoint aux affaires internationales de la JFSA.
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
OBJECTIFS DE L’IFRS FOUNDATION
L’IFRS Foundation anciennement IASCF est un organisme privé à but
non lucratif, indépendant et d’intérêt international. C’est l'entité juridique
sous laquelle opère l' International Accounting Standards Board (IASB).
Mission : Leur mission est de faciliter l’élaboration de normes IFRS de
haute qualité qui apportent transparence, responsabilité et efficacité aux
marchés financiers du monde entier.
La fondation est enregistrée dans l’Etat du Delaware aux États-Unis le
08 mars 2001. Elle est gérée par un conseil de 22 membres appelés
trustees (ou administrateurs) représentant l’ensemble de la
communauté comptable. Deux sont normalement associés
principaux de cabinets comptables internationaux de premier plan.
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
COMPOSITION ET FONCTIONNEMENT DE L’IFRS FOUNDATION
Les Trustees sont nommés pour une durée de 3 années, qui peut être
renouvelée une fois. Le président est élu en leur sein.
Il est désigné pour un mandat de trois années qui peut être renouvelé
une fois, sans prise en compte de la durée de ses précédents mandats
en tant que Trustee. Les Trustees sont rémunérés par l'IFRS
Foundation et se réunissent au moins deux fois par an.
Les décisions sont prises à la majorité simple, à l'exception des
décisions relatives à la fin d'un mandat d'un Trustee , à des
amendements à la constitution qui doivent être approuvés par au moins
3/4 des votes.
Erkki Liikanen est président des administrateurs de l'IFRS Foundation depuis le 1er octobre
2018.
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
ROLES DE LA FOUNDATION
➢ collecter des contributions financières provenant des principaux
cabinets comptables, d’institutions financières, d’entreprises
internationales et professionnelles ;
➢ désigner les membres de l’IASB, de l’IFRS IC et de l’IFRS AC sur la
base de leur compétence et de façon à s’assurer qu’il n’y a pas
domination d’un intérêt particulier ou d’une zone géographique ;
➢ superviser le travail de l’IASB, la structure d’ensemble, approuver la
Constitution (Statuts) et ses changements.
Les Amériques (6) Europe (6) Asie-Océanie (6) Afrique (1)
Robert Pozen Erkki Liikanen Teresa Ko Suresh P. Kana
Etats-Unis Finlande (Président) Hong Kong (VP) Afrique du Sud
Fin du 2nd mandat : Fin du 1er mandat : 30 Fin du 2nd mandat : 31 Fin du 2nd mandat : 31
31/12/2026 septembre 2027 décembre 2024 décembre 2024
Remplacé par une
Sénégalaise et fin du 1er
mandat 31 décembre 2027
Jorge Familiar Steven Maijoor Su-KSukjoon Lee
Mexique Pays Bas Corée du Sud
Fin de mandat : 31 décembre Fin de mandat : 31 décembre Fin de mandat : 31 décembre
2024 2025 2025
Rudolf Bless Richard Sexton Wencai Zhang
Etats Unis UK Chine
Fin de mandat 31 décembre Fin de mandat : 31 décembre Fin de mandat : 31 décembre Autres (3)
2026 2026 2025
Kenneth Robinson Erhard Schipporeit Chong-Tee Ong Sarah J. Al Suhaimi
Etats-Unis Allemagne Singapour Arabie Saoudite
Fin du 2nd mandat : 31 Fin du 2nd mandat : 31 Fin du mandat : 31 décembre Fin du 2nd mandat : 31
décembre 2026 décembre 2026 2026 décembre 2024
Isabel Saint Malo Morgan Després Keiko Tashiro Koushik Chatterjee
Panama France Japon Inde
Fin de mandat : 31 décembre Fin de mandat : 31 décembre Fin du mandat : 31 décembre Fin de mandat : 31 décembre
2025 2026 2024 2025
Maria Theofilaktidis Bertrand Badré Masamichi Kono 1 siège vacant
Canada France Japon
Fin du 2nd mandat : 31 Fin de mandat le 31 décembre Fin du 2nd mandat : 31
décembre 2025 2026 décembre 2026
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
COMITES DE LA FOUNDATION
L'IFRS Foundation a également constitué les comités suivants :
➢ comité d'audit ;
➢ comité chargé de l'éducation ;
➢ comité exécutif ;
➢ comité financier ;
➢ comité chargé du financement à long terme ;
➢ comité de nomination ;
➢ comité de révision des procédures.
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développement durable présentées par un éventail d'experts lors de cet
événement hybride à Londres, les 24 et 25 juin.
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
ROLES DE L’IASB
Le Board de l’IFRS Foundation a l’entière responsabilité de toutes les
questions techniques, notamment la préparation et la publication des
normes comptables internationales.
Les objectifs principaux :
– Elaborer les normes comptbales internationales appelées IAS/IFRS
– Approuver les interprétations préparées par l’IFRS IC
Le nombre de membres au sein du Board est de 14 maximum dont 3
au plus peuvent travailler à temps partiel
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
ROLES DE L’IASB
Les membres du Board sont nommés pour une période de 5 années,
qui peut être renouvelée pour une durée de 3 ans avec la possibilité
toutefois de la porter à 5 ans.
Leur recrutement est basé sur leur compétence professionnelle et leur
expérience professionnelle récente.
Un équilibre doit être trouvé dans la répartition de ses membres entre
auditeurs, préparateurs d'états financiers, utilisateurs d'états financiers,
universitaires et régulateurs financiers.
Le Dr Andreas Barckow est le président et a débuté son mandat en juillet 2021.
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
MEMBRES DE L’IASB
Suite à la dernière revue, un rééquilibrage géographique a également été
opéré suite au regroupement des deux zones « Amérique du Nord » et «
Amérique du Sud » en une seule zone « Amériques ». Les membres du
Board qui ne seront désormais que 14 au maximum proviendront de
différentes régions dans les proportions suivantes :
zone Europe : 4,
zone Asie – Océanie : 4,
zone Amérique : 4,
zone Afrique : 1, (Bruce Mackenzie Afrique du Sud)
zone at-large : 1.
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
OBJECTIFS DE L’IFRS AC
Il a pour objectif :
✓ de permettre à des organismes ou à des particuliers qui s'intéressent à
l’information financière internationale de s'associer à son processus de
normalisation.
✓ informer le Conseil des points de vue des organisations et des individus
siégeant au Conseil sur les grands projets normatifs
✓ de conseiller l’IASB sur son programme de travail et les travaux
prioritaires.
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IV – STRUCTURATION DES ORGANES
OBJECTIFS DE L’IFRS IC
Les questions de reporting financier nouvellement identifiées qui n'ont pas
été spécifiquement traitées dans les IFRS ;
Les questions qui donnent lieu ou qui pourraient donner lieu à des
interprétations non satisfaisantes ou contradictoires
L'IFRS Interpretations Committee est composé de 14 membres votants et
de trois observateurs (la Commission européenne, le Comité de Bâle
sur le Contrôle Bancaire et l'OICV-IOASCO International Organization of
Securities Commissions).
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
Une nouvelle organisation : l’ISSB
Les administrateurs de l'IFRS Foundation ont annoncé la création de
l'International Sustainability Standards Board (ISSB) le 3 novembre
2021 lors de la COP26 à Glasgow , suite à une forte demande du
marché pour sa création.
L’ISSB élabore, dans l’intérêt public, des normes qui donneront lieu à
une référence mondiale complète et de haute qualité en matière
d’informations sur le développement durable, axée sur les besoins
des investisseurs et des marchés financiers.
SCHEMA RESUMANT LA PLACE ET LE ROLE DE
CHACUNE DES PARTIES PRENANTES A L’IASCF
MONITORING BOARD (Comité de surveillance)
IFRS Foundation (Trustees)
IFRS
Advisory
International
Council International Accounting
Sustainability
(Provides
Standards Board (IASB) Standards Board (ISSB)
advice to
trustees,
IASB & ISSB)
Normalisateur
en liaison
International Financial Reporting Standards
Interpretation Committee (IFRS IC)
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
Une nouvelle organisation
MONITORING BOARD (Comité de surveillance)
IFRS foundation (Trustees)
IFRS
Advisory
Council
International
International Accounting (Provides
Sustainability advice to
Standards Board (IASB) Standards Board (ISSB) trustees,
IASB & ISSB)
Standard Advisory
Committee
IV – STRUCTURATION DES ORGANES
Une nouvelle organisation
Nomme Conseil de surveillance (6)
Se rapporte Approuve et surveille les
Conseil administrateurs
IFRS Foundation (22 administrateurs).
Nomme et supervise les membres des comités et du conseil
et collecte des fonds et élabore la stratégie
IAS Board : 14 membres ISS Board : 14
(maximum 3 à temps membres
partiel)
Établit le programme technique,
Établit le programme technique, approuve les normes, les
approuve les normes, les exposés- exposés-sondages et les
sondages et les interprétations interprétations ISSB
IFRS Interpretations
committee : 14 IFRS Advisory Concil
membres Environ 40 membres
MODULE I : LES CONTOURS DE LA
COMPTABILITE INTERNATIONALE
1.Origine des normes comptables
2. Enjeux de la normalisation comptable
3. Quelques dates importantes et
structuration de l’IASCF
4. Structuration des organes
5. Applicabilité des IFRS
6. Le cadre conceptuel
7. Les principes comptables
8. Panorama de quelques normes
V – APPLICABILITE DES NORMES INTERNATIONALES
A partir du 1er janvier 2019, les entités de l’espace OHADA qui font appel à l’épargne
public ou qui sont cotées en bourse doivent appliquer les normes IFRS pour la
présentation de leurs états financiers et 2018 pour les comptes individuels. Ces EF
devront faire l’objet de certification et être déposés à l’Antenne de Bourse de l’Etat
partie
Sociétés dont les
Sociétés dont les
actions sont Autres sociétés
obligations sont cotées
cotées
IAS/IFRS
IAS/IFRS obligatoires Non obligatoire
obligatoires pour
Comptes pour les exercices (possibilité sur option
les exercices
consolidés ouverts à compter du et en fonction des
ouverts à compter
1er janvier 2019 besoins de la SM)
du 1er janvier 2019
IAS/IFRS
IAS/IFRS obligatoires
obligatoires pour
Comptes pour les exercices
les exercices Non obligatoire
individuels ouverts à compter du
ouverts à compter
1er janvier 2018
du 1er janvier 2018
V – APPLICABILITE DES NORMES INTERNATIONALES
Le règlement européen impose l’utilisation des normes de l’IASB pour les comptes
consolidés des groupes européens cotés a été adopté le 7 juin 2002 par le Conseil
et le 19 juillet 2002 par le Parlement (publié au journal officiel le 11 septembre
2002).
Sociétés dont les
Sociétés dont les
actions sont Autres sociétés
obligations sont cotées
cotées
IAS/IFRS obligatoires
pour les exercices
IAS/IFRS Option laissée aux
ouverts à compter du
obligatoires pour Etats membres
Comptes 1er janvier 2005
les exercices d’autoriser ou
consolidés Option laissée aux
ouverts à compter d’obliger l’utilisation
Etats membres de
du 1er janvier 2005 des IAS/IFRS
reporter le délai au 1er
janvier 2007
Option laissée aux
Option laissée aux Option laissée aux
Etats membres
Etats membres Etats membres
Comptes d’autoriser ou
d’autoriser ou d’obliger d’autoriser ou
individuels d’obliger
l’utilisation des d’obliger l’utilisation
l’utilisation des
IAS/IFRS des IAS/IFRS
IAS/IFRS
MODULE I : LES CONTOURS DE LA
COMPTABILITE INTERNATIONALE
1.Origine des normes comptables
2. Enjeux de la normalisation comptable
3. Quelques dates importantes et
structuration de l’IASCF
4. Structuration des organes
5. Applicabilité des IFRS
6. Le cadre conceptuel
7. Les principes comptables
8. Panorama de quelques normes
VI – LE CADRE CONCEPTUEL
Publiée en 2018 par l’IASB, la version définitive du cadre conceptuel
remplace la version initiale publiée en 1989 et révisé en 2010. Ce cadre
conceptuel est applicable aux entreprises depuis les exercices ouverts
depuis le 1er janvier 2020.
En rappel, le cadre conceptuel est un système cohérent d’objectifs et de
principes fondamentaux liés entre eux qui a pour objet de donner une
représentation utile de l’entreprise.
VI – LE CADRE CONCEPTUEL
Le Cadre conceptuel de l’information financière (le « Cadre conceptuel ») décrit l’objectif et
les fondements conceptuels de l’information financière à usage général. Il a pour objet
d’aider :
(a) l’International Accounting Standards Board (le « Conseil ») à élaborer des normes
IFRS (des « normes ») qui reposent sur des concepts cohérents ;
(b) les préparateurs à élaborer des méthodes comptables cohérentes lorsqu’aucune
norme ne s’applique à une transaction ou à un autre événement donné, ou lorsqu’une
norme permet un choix de méthode comptable ;
(c) toutes les parties à comprendre et à interpréter les normes.
Le Cadre conceptuel n’est pas une norme. Il ne prime aucunement sur quelque norme ou
quelque disposition d’une norme que ce soit.
VI – LE CADRE CONCEPTUEL
Le cadre conceptuel prévoit, en particulier :
✓ Les Objectifs et caractéristiques qualitatives de l’information
financière à usage général
✓ La nature des documents composant les états financiers (sans
donner d’exemples d’états financiers) ;
✓ Les principaux utilisateurs,
✓ Des hypothèses de base ;
✓ Des principes ou objectifs devant être respectés;
✓ Des définitions (ce qu’est un actif, une charge,…) et des règles
d’évaluation.
VI – LE CADRE CONCEPTUEL
Le cadre conceptuel est décomposé en 8 chapitres permettant d'aborder
les thématiques suivantes :
chapitre 1 « Objectif de l'information financière à usage général » :
performances financières de la comptabilité et de la gestion ;
chapitre 2 « Caractéristiques qualitatives de l'information financière » : mise en
avant des notions de pertinence de l'information et d'image fidèle ;
chapitre 3 « Les états financiers et l'entité comptable » : informations à fournir
en complément des états financiers ;
chapitre 4 : « Éléments des états financiers » : définitions des composantes des
états financiers (actif, passif, unité de comptabilisation, contrat exécutoire,
capitaux propres, produits et charges) ;
VI – LE CADRE CONCEPTUEL
Le cadre conceptuel est décomposé en 8 chapitres permettant d'aborder
les thématiques suivantes :
chapitre 5 « Comptabilisation et décomptabilisation des éléments des états
financiers » : principes liés à la comptabilisation ou sortie d'un élément d'actif ou
de passif en application des principes d'information pertinente et d'image fidèle ;
chapitre 6 « Évaluation des éléments des états financiers » : approche par le
coût historique ou la valeur actuelle (juste valeur, valeur d'utilité ou coût actuel) ;
chapitre 7 « Présentation et informations fournies » : notions de communication
dans les états financiers pour assurer la pertinence, l'image fidèle, la
comparabilité et la compréhension des documents ;
chapitre 8 « Concepts de capital et de maintien du capital » : distinction entre le
capital financier et le capital physique.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Pour une bonne information, un jeu complet d’états financiers
comprend cinq documents :
❑ un bilan : balance sheet
❑ un compte de résultat : income statement
❑ un tableau des flux de trésorerie : cash flow statement, IAS 7
❑ Des notes annexe : accounting policies and notes
❑ un état de variation des capitaux propres : changes in equity
statement
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Objectifs, utilité et limites de l’information financière à usage
général (chap I du cadre conceptuel)
L’objectif de l’information à usage général est de fournir des informations
utiles aux principaux utilisateurs des états financiers à savoir, les
investisseurs, les prêteurs, et les autres créanciers actuels ou
potentiels en vue de la prise de décision sur la mise à disposition des
ressources à l’entité (§ 1.2).
Les états financiers peuvent être utiles aux autres utilisateurs bien qu’ils
ne soient pas prioritaires (§ 1.10).
Ils visent à fournir une information sur les ressources économiques, les
créances et leurs variations (performance financière), ainsi que
l’efficience et l’efficacité du management à gérer l’utilisation de ces
ressources (§ 1.4).
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
– L’hypothèse de base pour la préparation des EF :
la continuité d’exploitation : les états financiers sont
normalement préparés selon l’hypothèse qu’une
entreprise est en situation de continuité d’exploitation et
poursuivra ses activités dans un avenir prévisible
Les états financiers sont établis sur la base de l’hypothèse de
continuité d’exploitation (§ 3.9), sur une période considérée avec des
données comparatives N–1 (§ 3.3-3.4) au niveau d’une entité
comptable
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Caractéristiques qualitatives de l’information financière utile (chap
II du cadre conceptuel)
Les caractéristiques qualitatives de l’information financière utile permettent de
déterminer les types d’informations qui peuvent être les plus utiles aux
investisseurs, prêteurs et autres créanciers actuels et potentiels qui s’appuient
sur les informations contenues dans le rapport financier de l’entité comptable
(les informations financières) pour prendre des décisions au sujet de cette
entité.
Pour être utile, l’information financière doit être pertinente et donner une image
fidèle de ce qu’elle est censée représenter. L’utilité de l’information
financière est accrue lorsque celle-ci est comparable, vérifiable, diffusée
rapidement et compréhensible.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Caractéristiques qualitatives de l’information financière utile (chap
II du cadre conceptuel)
– Les caractéristiques essentielles de l’information financière :
➢ pertinence,
➢ image fidèle,
Les caractéristiques secondaires/auxiliaires :
➢ Comparabilité
➢ Vérifiabilité
➢ Rapidité
➢ intelligibilité (Compréhensivité)
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Le cadre conceptuel établit une distinction entre :
– Les caractéristiques qualitatives (1/2) :
1. La Pertinence (§ 2.6-2.10) :
L’information doit influencer les décisions économiques des
utilisateurs en les aidant à évaluer des événements passés, présents ou
futurs.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Le cadre conceptuel établit une distinction entre :
– Les caractéristiques qualitatives (1/2)
La notion d’importance relative :
L’information est significative si son omission ou son inexactitude peut
influencer les décisions économiques que les utilisateurs prennent sur
la base des états financiers. Ce principe permet de ne pas mentionner
des informations non significatives. Il permet de ne pas noyer le lecteur
sous une avalanche de faits non significatifs.
l’importance relative constitue un aspect de la pertinence propre à une entité, qui dépend de
la nature ou de l’ampleur (ou des deux) des éléments auxquels l’information a trait dans le cadre du rapport financier
de cette entité. Par conséquent, le Conseil ne peut préciser un seuil quantitatif uniforme pourl’importance relative ou
déterminer à l’avance ce qui pourrait s’avérer significatif dans une situation particulière.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Le cadre conceptuel établit une distinction entre :
– Les caractéristiques qualitatives (2/2)
2. La notion d’image fidèle :
L’information doit présenter une image fidèle des transactions et autres
événements, afin de refléter raisonnablement l’entité économique.
Une image qui serait parfaitement fidèle comporterait trois caractéristiques. Elle serait exhaustive,
neutre et exempte d’erreurs. Bien sûr, la perfection n’est que rarement — voire jamais —
atteignable. L’objectif du Conseil est de favoriser le plus possible la présence de ces qualités.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Le cadre conceptuel établit une distinction entre :
– Les caractéristiques qualitatives (2/2)
2. La notion d’image fidèle :
L’exhaustivité : Pour être fiable, l’information contenue dans les états
financiers doit être exhaustive, autant que le permettent le souci de
l’importance relative et le souci du coût. Une omission peut rendre
l’information fausse ou trompeuse et, en conséquence, non fiable et
insuffisamment pertinente
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Le cadre conceptuel établit une distinction entre :
– Les caractéristiques qualitatives (2/2)
2. La notion d’image fidèle :
La neutralité : Les informations contenues dans les états financiers
doivent être choisies et présentées sans parti pris.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Le cadre conceptuel établit une distinction entre :
– Les caractéristiques qualitatives (2/2)
2. La notion d’image fidèle :
La prudence : Pour préparer les estimations dans des conditions
d’incertitude, la prudence est la prise en compte d’un certain degré de
précaution dans les jugements nécessaires.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Caractéristiques qualitatives de l’information
financière utile (chap II du cadre conceptuel)
– Les caractéristiques qualitatives auxiliaires au
nombre de 4 :
1. La comparabilité (1/2) :
L’évaluation et la présentation des informations doivent être effectuées
de façon cohérente et permanente afin de les rendre comparables d’un
exercice à un autre, mais aussi d’une société à une autre.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Caractéristiques qualitatives de l’information
financière utile (chap II du cadre conceptuel)
– Les caractéristiques qualitatives auxiliaires au
nombre de 4 :
1. La comparabilité (2/2) :
Le principe de comparabilité implique que les utilisateurs soient
informés des méthodes comptables utilisées dans la préparation des
états financiers et de tout changement apporté à ces méthodes, ainsi
que des effets de ces changements.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Caractéristiques qualitatives de l’information
financière utile (chap II du cadre conceptuel)
– Les caractéristiques qualitatives auxiliaires au
nombre de 4 :
2. La vérifiabilité
La vérifiabilité aide à fournir aux utilisateurs l’assurance que
l’information donne une image fidèle. La vérification peut être directe
ou indirecte.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Caractéristiques qualitatives de l’information
financière utile (chap II du cadre conceptuel)
– Les caractéristiques qualitatives auxiliaires au
nombre de 4 :
3. La rapidité
L’information doit être fournie à bonne date.
Les utilisateurs ont besoin pour leur prise de décisions économiques
d’une information fiable, mais aussi rapide.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
Caractéristiques qualitatives de l’information
financière utile (chap II du cadre conceptuel)
– Les caractéristiques qualitatives auxiliaires au
nombre de 4 :
4. La compréhensibilité
L’information est compréhensible lorsqu’elle est classée, définie et
présentée de façon claire et concise.
VII – LES PRINCIPES COMPTABLES
– La contrainte du coût pesant sur l’information
financière utile:
Le rapport cout/avantage :
Les avantages obtenus de l’information doivent être supérieurs au coût
qu’il a fallu consentir pour les produire
QCM
Répondre par vrai ou faux aux différentes questions en indiquant sur votre
copie que le numéro de la question et la mention « vrai ou faux »
Le cadre conceptuel : OUI/NON
Indique à qui s’adressent les états financiers et précise leur
O
contenu
Précise quel sont les objectifs des états financiers
O
Donne des exemples d’états financiers
N
Donne des définitions
O
Fixe des règles de comptabilisation
O
Fixe des règles d’évaluation
O
Propose des caractéristiques pour une informations utile
O
Prévoit le plan des comptes N
QCM
Pour une bonne information, quels sont les éléments constitutifs des états
financiers
1. balance sheet
2. reporting statement
3. income statement
4. changes in equity statement
5. TAFIRE statement
6. cash flow statement
7. patrimonial situation
8. accounting policies and notes
QCM
Dans le processus d’élaboration des normes internationales, le schéma
suivant est d’application :
1. Consultation / Etude préalable / Rédaction et publication de la norme
2. Etude préalable / Consultation / Rédaction et publication de la norme
3. Autre
QCM
Les caractéristiques qualitatives des états financiers sont au nombre de :
1. 4 caractéristiques essentielles et 2 auxiliaires
2. 2 caractéristiques essentielles et 4 auxiliaires
3. 4 caractéristiques essentielles et 4 auxiliaires
4. 2 caractéristiques essentielles et 2 auxiliaires
QCM
1. Parmi les affirmations suivantes, laquelle est fausse ?
A L’objectif du cadre conceptuel est d’aider les responsables de la
préparation des états financiers à appliquer les normes d’information
financière internationales et à traiter les sujets qui doivent encore faire
l’objet d’une norme d’information financière internationale.
B L’objectif du cadre conceptuel est d’aider les utilisateurs des états
financiers à interpréter l’information contenue dans les états financiers
préparés conformément aux normes d’information financière
internationales.
C L’objectif du cadre conceptuel est d’aider l’IASB à développer les futures
normes d’information financière internationales.
D Le cadre conceptuel est une norme qui comporte des dispositions
normatives en matière d’évaluation et d’informations à fournir.
VIII - PANORAMA DES NORMES IFRS
Les normes comptables internationales évoluent
régulièrement. Il appartient aux étudiants d’effectuer des
recherches et de suivre l’actualité en vue d’actualiser
continuellement leurs connaissances.
NB : Ne vous perdez pas : le numéro d’une norme abrogée
n’est pas réutilisé et une nouvelle norme prend le numéro
suivant selon un ordre séquentiel
Lien utile :
http://www.focusifrs.com/menu_gauche/normes_et_interpretati
ons/textes_des_normes_et_interpretations/tableau_sommaire
MODULE I : LES CONTOURS DE LA
COMPTABILITE INTERNATIONALE
1.Origine des normes comptables
2. Enjeux de la normalisation comptable
3. Quelques dates importantes et
structuration de l’IASCF
4. Structuration des organes
5. Applicabilité des IFRS
6. Le cadre conceptuel
7. Les principes comptables
8. Panorama de quelques normes
VIII - PANORAMA DES NORMES IFRS
IAS 1 - Présentation des états financiers (1975
dernière révision 2007)
Remplacés en 2024 par IFRS 18
VIII - PANORAMA DES NORMES IFRS
IAS 2 Stocks (1975 révisé en 2005)
IAS 2 définit les stocks et
spécifie les dispositions
relatives à la
comptabilisation des
stocks en tant qu’actif et
charge ; l’évaluation des
stocks et les informations
à fournir sur les stocks.
VIII - PANORAMA DES NORMES IFRS
IAS 3 - États financiers consolidés (1976)
Remplacés en 1989 par IAS 27 et IAS 28
IAS 4 - Comptabilisation de l'amortissement (1976)
Supprimé en 1999
IAS 5 - Informations à fournir dans les EF (1976)
Remplacée par IAS 1 à compter du 1er juillet 1998
IAS 6 - Réponses comptables à l'évolution des prix (1976)
Remplacée par IAS 15, qui a été retirée en décembre 2003
IAS 7 Tableau des flux de trésorerie (1977
révisé en 1992)
Un tableau de flux de
trésorerie est exigé dans Le tableau de flux de
le cadre d’un jeu complet trésorerie aide les
d’états financiers. Il utilisateurs à apprécier
fournit des informations la capacité de l’entité à
au sujet des variations de générer de la trésorerie
trésorerie et et des équivalents de
d’équivalents de trésorerie et à
trésorerie. Les déterminer les besoins
transactions sans effet de qu’à l’entité d’utiliser
trésorerie sont exclues. ces flux de trésorerie.
IAS 8 Méthodes comptables, changements
d’estimations comptables et erreurs (1978
révisé en 2003)
IAS 8 spécifie les critères de
sélection et de changement de
méthodes comptables, ainsi
que le traitement comptable et
l’information à fournir relative
aux changements de méthodes
comptables, aux changements
d’estimations comptables et à
la correction d’erreurs.
VIII - PANORAMA DES NORMES IFRS
IAS 9 - Comptabilisation des activités de recherche et
développement
Remplacée par IAS 38 en vigueur le 1er juillet 1999
IAS 10 Evénements postérieurs à la période
de reporting (1978 révisé en 2003)
Impose la fourniture
Spécifie quand une d’informations
entité doit ajuster ses concernant la date de
états financiers en l’autorisation de
fonction publication des états
d’événements financiers et des
postérieurs à la événements
période de reporting. postérieurs à la
période de reporting.
IAS 11 Contrats de construction (remplacés
en 2018 par IFRS 15)
IAS 12 Impôts sur le résultat (1979)
IAS 12 spécifie le traitement
comptable des impôts sur le
résultat ; y compris
comment comptabiliser les
conséquences fiscales
actuelles et futures :
IAS 13 Présentation de l'actif et du passif
courants (Remplacée par IAS 1 à compter du 1er juillet 1998)
IAS 14 Information sectorielle (Remplacée par IFRS 8
à compter du 1er janvier 2009)
IAS 15 Informations reflétant les effets des
changements de prix (retirées en décembre 2003)
IAS 16 Immobilisations corporelles (1983)
Les questions
Elles sont détenues pour plus fondamentales concernant
d’une période comptable pour la comptabilisation des
être utilisées dans la production immobilisations corporelles
ou la fourniture de biens ou de portent sur la
services ou à des fins comptabilisation des actifs
administratives. Elles incluent et la détermination de leur
aussi des actifs loués à des tiers valeur comptable ainsi que
mais non des immeubles de les dotations aux
placement. Les immeubles de amortissements et les
placement sont couverts par IAS pertes de valeurs
40 Immeubles de placement. correspondantes
IAS 17 Contrats de location (remplacé en 2018 par
IFRS 15)
IAS 18 Chiffre d’affaires (Remplacé par IAS 19 (2011) en
vigueur le 1er janvier 2013)
IAS 19 Avantages sociaux (1985
dernière révision 2011)
IAS 19 traite de la comptabilisation
et de l’information à fournir par les
employeurs au titre des avantages
du personnel, sauf ceux auxquels
s’applique IFRS2 Paiement fondé sur
des actions.
IAS 20 Comptabilisation des
subventions publiques et information à
fournir sur l’aide publique (1984)
IAS 20 spécifie la comptabilisation
et la présentation des subventions
publiques et l’information sur
d’autres formes d’aide publique.
IAS 21 Effets des variations des cours des
monnaies étrangères (1985 dernière rév. 2003)
IAS 21 spécifie
comment il convient IAS 21 spécifie
d’intégrer des comment il convient
transactions en de convertir les
monnaie étrangère et états financiers dans
des activités à la monnaie de
l’étranger dans les présentation.
états financiers d’une
entité
IAS 22 Regroupements d'entreprises (Remplacé
par IFRS 3 à compter du 31 mars 2004)
IAS 23 Coût d’emprunt (1984 rév. 20O7)
Les entités doivent inscrire à l'actif
les coûts d'emprunt qui sont
directement attribuables à
l'acquisition, la construction ou la
production d'un actif qualifié, comme
un élément du coût de cet actif. Elles
doivent comptabiliser les autres coûts
d'emprunt en charges dans la période
au cours de laquelle elles les
encourent.
IAS 24 Informations relatives aux
parties liées (1984 rév. 2009)
L’objectif d'IAS 24 "Information relative aux
parties liées" est d’assurer que les états
financiers d’une entité contiennent les
informations nécessaires pour attirer l’attention
sur la possibilité que la position financière et le
résultat puissent avoir été affectés par
l’existence de parties liées et par des
transactions et soldes, y compris des
engagements, avec celles-ci.
IAS 25 Comptabilisation des
investissements (Remplacée par IAS 39 et IAS 40 en vigueur
en 2001)
IAS 26 Comptabilité et rapports financiers
des régimes de retraite (1987)
La comptabilisation
des prestations de
IAS 26 s’applique aux retraite (et autres
états financiers des avantages du
régimes de prestations personnel) dans les
de retraite. états financiers des
employeurs est
spécifiée dans IAS 19
Avantage du personnel.
IAS 27 Etats financiers individuels
(1989 rev. 2011)
IAS 27 traite des états financiers et
aussi de la comptabilisation des
participations dans des filiales, des
entités contrôlées conjointement et
des entreprises associées lorsque
l’investissement présente des états
financiers individuels.
IAS 28 Participations dans des entreprises associées
et coentreprises (1989 Rev. 2011)
Une entreprise associée entité sur
laquelle l’investisseur a une
influence notable.
IAS 29 Information financière dans les
économies hyperinflationnistes (1989)
IAS 29 s’applique aux états
financiers d’une entité dont la
monnaie dune économie
hyperinflationniste .
IAS 30 Informations à fournir dans les états
financiers des banques et institutions financières
similaires (Remplacée par IFRS 7 à compter du 1er janvier 2007)
IAS 31 Participations dans des coentreprises
(remplacées par IFRS 11 et IFRS 12 à compter du 1er janvier 2013)
IAS 32 Instruments financiers :
Présentation (1995 Rev. 2003)
IAS 32 spécifie la présentation relative
aux instruments financiers. La
comptabilisation et l’évaluation ainsi que
la présentation des instruments financiers
font l’objet respectivement de IAS 39
Instruments financiers : comptabilisation
et évaluation et de IFRS 7 Instruments
financiers : informations à fournir.
IAS 33 Résultat par action (1997 Rev.
2003)
Elle s’applique aux
IAS 33 spécifie les principes entités dont les actions
de détermination et de ordinaires ou actions
présentation du résultat par ordinaires potentielles
action, de manière à par exemple les
améliorer les comparaisons obligations
de la performance entre convertibles, les
entités différentes pour une actions et les bons de
même période de reporting et souscription d’actions)
entre périodes de reporting sont cotées.
différentes pour la même
entité.
IAS 34 Information financière
intermédiaire (1998)
Cette norme spécifie le
contenu minimum d’un
rapport financier
Un rapport financier intermédiaire ainsi que
intermédiaire est un jeu les principes de
complet ou résumé comptabilisation et
d’états financiers relatifs d’évaluation à appliquer
à une période inférieure à aux états financiers
un exercice. complets ou résumés
relatifs à une période
intermédiaire.
IAS 35 Activités abandonnées (Remplacée par la norme IFRS 5 à
compter du 1er janvier 2005)
IAS 36 Dépréciation d’actifs (1998 Rev. 2004)
Une provision est
incluse dans l’état de la
La présente norme situation financière à la
établit la distinction meilleure estimation de
entre les provisions et la dépense nécessaire à
les passifs éventuels. l’extinction de
l’obligation à la fin de la
période de reporting
IAS 38 Immobilisations incorporelles
(1998 Rev. 2004)
IAS 38 énonce les critères de
comptabilisation et l’évaluation
d’immobilisations incorporelles et
exige des informations les
concernant.
IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et
évaluation (remplacés par IFRS 9 à compter du 1er janvier 2018 où IFRS 9 est
appliqué)
IAS 40 Immeubles de placement (2000 Rev. 2003)
Un immeuble de placement est un Une entité doit
terrain ou un immeuble (y compris adopter soit le modèle
une partie de l’immeuble) ou les de la juste valeur, soit
deux, détenu pour en retirer des le modèle du coût
loyers, pour valoriser le capital ou pour tous les
les deux. Il n’est pas occupé par son
propriétaire et n’est pas utilisé dans immeubles de
la production ou la fourniture de placement.
marchandises et de services ou à Si le modèle du coût
des fins administratives. Ce ne sont est utilisé, il convient
pas des biens qui sont détenus en d’indiquer la juste
vue de la vente dans le cours
valeur.
normal de l’activité.
IAS 41 Agriculture (2001)
IAS 41 prescrit le traitement
comptable, la présentation des
états financiers et les informations Les actifs biologiques
à fournir liées à l’activité agricoles. et les produits
L’activité agricole est la gestion agricoles au moment
par une entité de la transformation de la récolte sont
biologique d’animaux vivants ou de
évalués à la juste
plantes (actifs biologiques) et la
récolte d’actifs biologiques en vue
valeur diminuée des
de la vente, ou pour la coûts de vente.
transformation en produits
agricoles ou en d’autres actifs
biologiques.
IFRS 1 Première adoption des normes
internationales d’information financière (2003 Rev. 2008)
IFRS 1 s’applique lorsqu’une entité adopte pour la
première fois les normes internationales d’information
financière(IFRS) dans ses états financiers annuels .Les
états financiers IFRS doivent inclure une déclaration
explicite et sans réserve de conformité aux IFRS
− Fournit un point de départ de la présentation de
l’information financière selon les IFRS
− A pour but d’assurer que les informations dans les
premiers états financiers IFRS d’une entité ainsi que
dans ses rapports intermédiaires sont transparentes et
comparables sur toutes les périodes présentées
IFRS 2 Paiement fondé sur des actions (2004)
Les transactions dont le
paiement est fondé sur des
actions et qui sont réglées en
IFRS 2 impose à une instrument de capitaux propres
entité de sont généralement celles dans
comptabiliser dans lesquelles des actions ; des
ces états financiers options sur actions des autres
les transactions dont instruments de capitaux
le paiement est fondé propres sont attribués aux
sur des actions. salariés ou à d’autres parties
en échange de biens ou de
services.
IFRS 3 Regroupements d’entreprises (2004 Rev. 2008)
Un regroupement
d’entreprise est une Cette norme a pour
transaction ou un autre but d’améliorer la
événement dans lequel pertinence ; la
une entité présentant les fiabilité et la
états financiers comparabilité de
(l’acquéreur); obtient le l’information sur les
contrôle d’une ou regroupements
plusieurs autres d’entreprises et
activités (l’entreprise leurs effets .
acquise).
IFRS 4 Contrats d’assurance (remplacés en 2023 par IFRS 17)
IFRS 5 Actifs non courants détenus en vue de la
vente et activités abandonnées (2004)
Une entité doit classer
un actif non courant (ou
un groupe destiné à être
cédé) comme détenu en
vue de la vente si sa
valeur comptable est
recouvrée
principalement par le
biais d'une transaction
de vente plutôt que par
l'utilisation continue.
IFRS 6 Prospection et évaluation des ressources
minérales (2004)
Une entité ne doit pas
appliquer IFRS 6 aux Une entité ne doit
dépenses encourues : pas appliquer IFRS 6
aux dépenses
avant la prospection et encourues :
l'évaluation de
ressources minérales, après que la
telles que les dépenses faisabilité technique
encourues avant que et la viabilité
l'entité n'ait obtenu les commerciale de
droits légaux de l'extraction d'une
prospecter une zone ressource minérale
spécifique ; ont été démontrées.
IFRS 7 Instruments financiers : informations à
fournir (2005)
IFRS 7 s'applique aux Une entité doit fournir
instruments financiers des informations
comptabilisés ou non. permettant aux
utilisateurs de ses
états financiers
d'évaluer l'importance
des instruments
financiers au regard de
sa situation et de sa
performance
financières.
IFRS 8 Secteurs opérationnels (2008)
Un secteur opérationnel
est une composante
d'une entité dont les L'expression
résultats opérationnels "principal décideur
sont régulièrement opérationnel"
examinés par le principal identifie une
décideur opérationnel de fonction, pas
l'entité et pour nécessairement un
lesquelles pour laquelle dirigeant ayant un
des informations titre particulier.
financières isolées sont
disponibles.
IFRS 9 Instruments financiers (2018)
Remplace IAS 39
s’applique à la
comptabilisation des IFRS 9 met l’accent
instruments financiers sur l’anticipation
(actifs et passifs des risques (via les
financiers). pertes attendues), la
clarté des
3 grands volets : classifications, et
- Classification et
une approche plus
évaluation des actifs
financiers
économique des
- Dépréciation (impairment) instruments
- Couverture (hedge financiers.
accounting)
IFRS 10 États financiers consolidés (2011)
IFRS 10 présente un les trois éléments
modèle unique de suivants:
consolidation qui
identifie le contrôle pouvoir sur l'autre
comme étant la base entité;
pour la consolidation de exposition, ou droits, à
toutes sortes d'entités. des rendements
La Norme fournit une variables de cette
définition du contrôle autre entité; et
qui comprend les trois capacité d'utiliser son
éléments pouvoir afin d'impacter
ses rendements.
IFRS 11 Partenariats (2011)
La norme adresse les incohérences dans
l'information financière relative aux
partenariats en introduisant une seule
méthode de comptabilsation pour les
participations dans les entités sous
contrôle commun; en conséquence, la
méthode de l'intégration proportionnelle
est supprimée.
IFRS 12 Informations à fournir sur les intérêts
détenus dans d’autres entités (2011)
L'objectif d'IFRS 12 est d'exiger une
information qui puisse permettre aux
utilisateurs des états financiers
d'évaluer la base du contrôle, toute
restriction sur les actifs consolidés et
les passifs, les expositions aux risques
résultant des participations dans des
entités structurées non consolidées et
la participation des intérêts
minoritaires dans les activités des
entités consolidées.
IFRS 13 Évaluation de la juste valeur (2011)
L'entité doit utiliser des
techniques d'évaluation qui
Prix qui serait reçu
sont appropriées aux
pour vendre un actif
circonstances et pour
ou payé pour
lesquelles il existe des données
transférer un passif
d'entrée suffisantes pour
lors d’une
évaluer la juste valeur,
transaction
maximisant l'utilisation de
ordonnée entre des
données d'entrée observables
intervenants du
qui sont pertinentes et
marché à la date
minimisant l'utilisation de
d’évaluation
données d'entrée non
observables.
IFRS 14 Comptes de report réglementaires
(traduction officielle en cours) (2014)
L'objectif de cette norme
intermédiaire est
d'améliorer la
comparabilité de
l'information financière
pour les entités qui
exercent des activités à
tarifs réglementés.
IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés des
contrats conclus avec des clients (2014)
Le principe de base de la
nouvelle norme est de
Sont exclus les
comptabiliser le produit
contrats qui relèvent
pour décrire le transfert de
de normes spécifiques
biens ou de services à un
: les contrats de
client, et ce pour un
location, les contrats
montant qui reflète le
d’assurance et les
paiement que l'entité
instruments
s'attend à recevoir en
financiers.
contrepartie de ces biens
ou services.
IFRS 16 Contrats de location (2016)
Un contrat de location est un La classification des
accord qui transmet au contrats de location se
preneur un droit d’utiliser un fonde sur le degré
actif pour une période de d’imputation au bailleur
temps. A des fins comptables, ou au preneur des risques
les contrats de location sont et des avantages inhérents
classés en contrats de à la propriété d’un actif
location-financement ou de loué.
location simple.
IFRS 17 Contrats d’assurance (2017)
IFRS 17 spécifie la La norme s’applique
comptabilisation des à ces contrats , que
contrats d’assurance l’entité soit ou non
émis par une entité règlementée en tant
quelconque. Elle qu’assureur et que le
spécifie aussi la contrat soit ou non
comptabilisation des considéré comme un
traités de réassurance contrat d’assurance
émis ou détenus par une à des fins légales.
entité.
MODULE II : LES IMMOBILISATIONS
CORPORELLES (IAS 16)
(IAS 16 / IAS 36 / IAS 20 / IAS 21 /
IAS 33 / IAS 40 / IAS 41 / IFRS 16 /
IFRS 18 / IFRS 19 / IFRS S1 / IFRS
S2)
Processus d’élaboration d’une norme
1. L'équipe technique de l'IASB est chargée d'identifier et d'analyser
tous les problèmes comptables associés au sujet traité ;
2. Analyse des règles existantes aux niveaux nationaux et des
pratiques adoptées et échanges de vues avec les normalisateurs
comptables nationaux ;
3. Consultation avec le Standing Advisory Council de la possibilité
d'inscrire ce projet dans le programme de travail de l'IASB* ;
4. L'IASB met en place un groupe consultatif pour le conseiller ;
5. L'IASB publie un document de travail ("discussion paper ") pour
appel à commentaires ;
Processus d’élaboration d’une norme
6. L'IASB analyse les commentaires reçus concernant le document de
travail qu'il a publié ;
7. L'IASB publie un exposé-sondage ("exposure draft ") qui présente
également les opinions divergentes et le fondement des conclusions
("basis for conclusions ")* ;
8. L'IASB analyse les commentaires reçus sur l'exposé-sondage* ;
9. L'IASB étudie l'opportunité de tenir une réunion publique sur le
thème envisagé et d'effectuer des tests sur le terrain ;
10. L'IASB approuve la norme définitive, puis la publie. La norme
présente les opinions divergentes* et le fondement des conclusions
* Ces étapes sont imposées par les dispositions de la constitution de l'IASCF.
Processus d’élaboration d’une interprétation
1. Identification du problème (évaluation de la question posée,
préparation d'une analyse concernant son champ d'application et
vérification pour s'assurer qu'elle remplit les critères d'inscription au
programme de travail de l'IFRIC).
2. Publication d'un projet d'interprétation approuvé par les membres de
l'IFRIC*.
3. Examen des commentaires reçus*.
4. Décision d'adoption définitive par l'IFRIC*.
5. Ratification par l'IASB*.
* Ces étapes sont imposées par les dispositions de la constitution de l'IASCF.
Processus d’élaboration / langue officielle
L'anglais est la langue officielle de travail et de discussion de tous les
documents (documents de travail, exposés-sondages, normes,
interprétations...).
Toutefois, l'IASB peut approuver des traductions dans d'autres langues si
le processus suivi assure un niveau de qualité suffisant de la traduction
et peut également autoriser d'autres traductions.
Tous les documents officiels sont ceux approuvés par l'IASB en anglais.
Définitions préliminaires
✓ Immobilisations corporelles
✓ Coût historique
✓ Juste valeur
✓ Valeur actuelle
✓ Valeur de marché
✓ Amortissement
✓ Montant amortissable
✓ Durée d’utilité
Définitions préliminaires
Immobilisation corporelle (SYSCOHADA Révisé)
Une immobilisation corporelle est un actif physique
détenu, soit pour être utilisé dans la production ou la
fourniture de biens ou de services, soit pour être loué à
des tiers, soit à des fins de gestion interne et dont
l'entité attend qu’il soit utilisé sur plus d’un exercice.
Définitions préliminaires
Immobilisation corporelle (IFRS)
Ce sont des actifs physiques qui sont détenus par une
entreprise soit pour être utilisés dans le cadre de la
production ou la fourniture de biens et de services, soit
pour être loués à des tiers, soit à des fins
administratives
Et dont on s’attend à ce qu’ils soient utilisés sur plus
d’un exercice.
Définitions préliminaires
Coût historique
Pour les actifs, montant de trésorerie ou d’équivalents
de trésorerie payé ou juste valeur de la contrepartie
donnée pour les acquérir au moment de leur entrée
dans le patrimoine.
Juste valeur
Définition IFRS 13 : Prix qui serait perçu à l’occasion
de la vente d’un actif ou qui serait payé pour transférer
une dette, dans le cadre d’une opération conclue à des
conditions normales, entre des intervenants de marché
à la date d’évaluation.
Définitions préliminaires
Valeur actuelle
Valeur d'estimation du moment qui s'apprécie en
fonction du marché et de l'utilité d'un bien pour
l'entreprise. Cette valeur est déterminée dans le cadre
de la continuité de l'exploitation ou d'utilisation, ou le
cas échéant, dans l'hypothèse de non - continuité.
Valeur de marché
Prix fixé par le marché, à une date précise, pour un
bien ou un élément nettement précisé quant à sa
nature et à son objet.
Définitions préliminaires
Amortissement
Répartition systématique du montant amortissable d’un
actif sur sa durée d’utilité.
Montant amortissable
Coût d’un actif ou tout autre montant substitué au coût
dans les états financiers, diminué de sa valeur nette
réalisable.
Définitions préliminaires
Durée d’utilité
Période pendant laquelle l’entreprise s’attend à utiliser
un actif à travers :
- soit le nombre d’unités de production
- ou d’unités similaires
que l’entreprise s’attend à obtenir de l’actif.
Application
ISPP après avoir utilisé son bus universitaire pendant 8 ans décide de le revendre.
Après insertion d’annonces dans les journaux, M. Alpha, nouvel entrepreneur est
intéressé par le bus de UTM. A ce titre, UTM cède le bus pour un prix de 5 000 000
FCFA . Les annonces ont couté à UTM 500.000 FCFA.
M. Alpha quant à lui rafraichit la peinture du bus et change les pneus pour 1 500 000
FCFA pour s’assurer une bonne utilisation.
En votre qualité de personne aguerri des normes IFRS, il vous est demandé de
définir et donner la valeur des éléments suivants :
a- Le prix de vente du bus,
b- Le prix d’achat du bus,
c- Le coût historique du bus (a inscrire chez M. Alpha),
d- La valeur nette réalisable du bus (pour AubN),
e- Le coût actuel du bus (valeur actuelle),
f- La juste valeur du bus.
Application
a- Le prix de vente du bus, 5M
b- Le prix d’achat du bus, 5M
c- Le coût historique du bus, 6,5M
d- La valeur nette réalisable du bus, 4,5M
e- Le coût actuel du bus, 6,5M
f- La juste valeur du bus. 5M
I. Objectifs de l’IAS 16
L’objectif d'IAS 16 consiste à prescrire le traitement comptable
pour les immobilisations corporelles de sorte que les utilisateurs
des états financiers puissent distinguer :
– les informations relatives aux investissements d'une entité
dans ses immobilisations corporelles
– et celles relatives aux variations de cet investissement
La norme IAS 16 définit l’immobilisation corporelle* sur la
notion de ressource contrôlée sur plus d’un an plutôt que sur
celle d’entité du patrimoine (propriété juridique).
I. Objectifs de l’IAS 16
✓ De cette définition, ressortent deux notions principales :
Le critère à prendre en compte pour déterminer le patrimoine
comptable n’est plus celui de propriété, mais celui de contrôle.
Contrôle Le transfert de contrôle :
Transfert de l’essentiel des risques (dommages à autrui, entretien)
Transfert de l’essentiel des avantages
Exclusions :
Risque de non recouvrabilité ou de remboursement
Les éléments utilisés à moins d’un an sont considérés comme rentrant
Durée d’utilisation
dans le cycle d’exploitation normale de l’entreprise et donc comme
supérieure à un an
charge
II. La comptabilisation
Le coût d’une immobilisation corporelle doit être
comptabilisé en tant qu’actif si, et seulement si :
il est probable que les avantages économiques futurs
associés à cet élément iront à l’entité ;
Et le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.
I. Objectifs de l’IAS 16
Définition : potentiel de contribuer directement ou indirectement à des
flux nets de trésorerie au bénéfice de l’entité .
Avantages L’avantage économique s’apprécie :
économiques Par accroissement de profit, ou
futurs Par réduction de coûts
Les flux peuvent provenir :
Soit de l’exploitation de l’actif
Soit de sa sortie
Acquise à titre Produite par Acquise à titre
onéreux l’entreprise gratuit
La valeur à Comptabilisée
Estimation fiable retenir est le Comptabilisée
coût à son coût de
à la juste valeur
d’acquisition production
Champ d’application
La norme IAS 16 s’applique à la comptabilisation des
immobilisations corporelles, sauf lorsqu’une autre norme impose
ou autorise un traitement comptable différent.
Elle ne s’applique pas :
- aux immobilisations corporelles classées en « destinées à être
cédées » selon les dispositions de la norme IFRS 5 « Actifs non
courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées » ;
- aux actifs biologiques qui ne sont pas des plantes productrices
(IAS 41).
- aux droits miniers ou réserves de minerais.
II. La comptabilisation
Le coût d’acquisition comprend :
➢ Le prix d’achat hors taxes récupérables, net de réductions
commerciales (rabais, remises, ristournes)
➢ Les coûts directs nécessaires à la mise en état d’utilisation du
bien (frais de préparation d’un site, transport, manutention,
installation, honoraires des architectes,…) ;
➢ Les frais futurs prévisibles de démontage ou de restauration
d’un site qu’il conviendra d’engager à l’issue de la période
d’utilisation de l’actif.
II. La comptabilisation
Sont à exclure du coût retenu pour la valorisation du bien :
Les frais administratifs et autres frais généraux, sauf lorsqu’ils
peuvent être directement rattachés à l’acquisition ou à la mise en
état d’utilisation, comme les droits de mutation, honoraires et frais
d’actes directement rattachables à l’acquisition d’un bien
immobilier.
Le coût des immobilisations bénéficiant de subventions d’équipement
peut, selon l’option exercée, être amputé du montant de la
subvention (voir IAS 20)
Illustration
Une ligne de mise en bouteilles est immobilisée dans les comptes
d’un producteur de boissons minérales à Koubri. Un ensemble de
coûts se greffe à cette acquisition. Sont-ils immobilisables selon
IAS 16 ?
1. Livraison de la ligne par le fabricant (prise en charge par le client) O
2. Huile pour le moteur principal de la ligne N
3. Livraison de divers consommables pour la machine N
4. Divers frais d’achats de la ligne (frais de déplacement pour visite N
d’une même ligne chez un concurrent) N
5. Heures de négociations du prix de la ligne du directeur des
achats N
6. Frais de démarrage de la ligne N
7. Convoyage par l’acquéreur d’une partie de la ligne non livrée par
son fabricant O
Illustration
La ligne L1 de mise en bouteilles est immobilisée dans les comptes
de la BRAKINA, producteur de bière. Un ensemble de coûts se
greffe à cette acquisition. Sont-ils immobilisables selon IAS 16 ?
8. Réalisation d’une dalle en béton pour réception du moteur
principal de la ligne O
9. Peinture des tapis roulants de la ligne pour les harmoniser avec
les lignes déjà présentes dans l’usine N
10. Pertes opérationnelles liées à la mise en route de la ligne N
11. Remise exceptionnelle sur le prix brut de la ligne intervenant
deux mois plus tard que sa mise en service O
12. Honoraires ingénieurs pour certification de la machine O
II. La comptabilisation
II.1. Cas des paiements à terme
Dans le cadre d’une acquisition avec paiement à terme, le cout de
l’immobilisation doit tenir compte de l’incidence « temps » et doit ainsi
être actualisé.
L’actualisation doit être effectuée pour tout paiement à terme intervenant
au-delà des conditions habituelles de crédit.
L’objectif de cette actualisation est de neutraliser l’effet « coût du crédit »
dans l’évaluation d’un actif.
La désactualisation se fera par incrémentation d’équivalents de charges
financières.
II. La comptabilisation
II.1. Cas des paiements à terme
Illustration : Les données
Une machine est acquise en N et financée comme suit:
100 KFCFA au comptant
110 KFCFA à terme (1 an) ;
121 KFCFA à terme (2 ans) ; le taux d’actualisation retenu est de 10% par an.
1. Pour quel montant apparaîtra la machine dans l’actif brut du bilan et
selon IAS 16 en N ?
2. Passer toutes les écritures nécessaires
II. La comptabilisation
II.1. Cas des paiements à terme
Solution
En N, on actualise les deux montants payés à terme:
les 100 KFCFA payés comptant sont enregistrés pour
100KFCFA.
L’actualisation des deux montants payés à terme donne:
110 x (1,1)-1 + 121 x (1,1)-2 = 200 KFCFA
II. La comptabilisation
II.1. Cas des paiements à terme
Solution
LIBELLES DEBIT CREDIT
MATERIEL INDUSTRIEL 300
BANQUE 100
FOURNISSEURS D’IMMOBILISATIONS 200
FOURNISSEURS D’IMMOBILISATIONS 110
CHARGES FINANCIERES (200 X 10%) 20
FOURNISSEURS D’IMMOBILISATIONS 20
BANQUE 110
II. La comptabilisation
II.1. Cas 2 des paiements à terme
Enoncé :
Une entreprise acquiert le 1er octobre N un équipement qui sera réglé
en 3 fois, selon l’échéancier suivant :
20 000 KFCFA au comptant ; 30 000 KFCFA à 1 an ; 50 000 KFCFA à 2
ans.
Elle aurait pu obtenir un prêt équivalent au taux de 8 %.
Cet équipement est amortissable selon le mode linéaire en 4 ans.
II. La comptabilisation
II.1. Cas 2 des paiements à terme
Solution :
Le coût d’acquisition de l’équipement sera estimé à :
20 000 + 30 000 x (1,08)–1 + 50 000 x (1,08)–2 = 90 645 KFCFA.
01-10-N
Matériels (B) 90 645
Fournisseurs (B) 70 645
Banque (B) 20 000
31-12-N
Dotations aux amortissements (CR) 5 665
Amortissements matériels (B) 5 665
(90 645 x ¼ x 3/12)
II. La comptabilisation
Capital Intérêts Amortissement Annuités
Année 1 70 645 5 652 24 348 30 000
Année 2 46 297 3 703 46 297 50 000
31-12-N
Charges d’intérêts (CR)
(70 645 x 8% x 3/12) 1 413
Fournisseurs (B) 1 413
Intérêts courus au 31-12-N
01-01-N+1
Fournisseurs (B) 1 413
Charges d’intérêts (CR) 1 413
Extourne intérêts courus au 31-12-N
01-10-N+1
Charges d’intérêts (70 645 x 8 %) 5 652
Fournisseurs (B) 24 348
Banque (B) 30 000
II. La comptabilisation
31-12-N+1
Dotations aux amortissements (CR) 22 661
Amortissements matériels (B) 22 661
(90 645 x 1/4)
Charges d’intérêts (CR)
(46 297 x 8% x 3/12) 926
Fournisseurs (B) 926
Intérêts courus au 31-12-N+1
01-01-N+2
Fournisseurs (B) 926
Charges d’intérêts (CR) 926
Extourne intérêts courus au 31-12-N+1
01-10-N+2
Charges d’intérêts (B) ( 46 297 x 8%) 3 703
Fournisseurs (B) 46 297
Banque (B) 50 000
II. La comptabilisation
II.2. Cas de révisions ou inspections majeures
Lorsqu’une inspection majeure est réalisée sur une immobilisation son
coût est comptabilisé dans la valeur comptable de l’immobilisation
corporelle, si les critères de comptabilisation sont satisfaits.
il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet
élément iront à l’entité ;
Et le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.
II. La comptabilisation
II.2. Cas de révisions ou inspections majeures
Cas d’application
Nous utilisons actuellement un matériel de production mis en service en
juillet N-4, amortissable en linéaire sur 10 ans et dont la valeur brute à
l’actif est de 18 000 000. En N, nous avons effectué des travaux sur ce
matériel, afin d’augmenter sa capacité de production d’environ 20%. Le
coût de ces travaux a été de 1 200 000
TAF : Devons nous comptabiliser en charges ou les ajouter à la
valeur nette comptable du matériel à l’actif ?
II. La comptabilisation
II.2. Cas de révisions ou inspections majeures
Ces dépenses améliorent le niveau de performance du matériel et
permettent ainsi de générer des avantages économiques futurs. Elles
doivent donc être comptabilisées à l’actif (elles sont ajoutées à la valeur
nette comptable du matériel).
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
Les immobilisations corporelles doivent être amorties de manière
systématique sur leur durée d’utilisation.
Une immobilisation est amortissable lorsque sa durée d’utilisation est
déterminable, c’est-à-dire lorsque l'usage attendu de l'actif est limité dans
le temps, notamment pour des raisons physiques, techniques ou
juridiques.
Le mode d’amortissement retenu doit refléter le rythme de consommation
des avantages économiques attendus de l’actif.
L’amortissement ne s’exprime pas forcément en années d’utilisation. Il
peut aussi être basé sur des données physiques (nombre de pièces à
produire par exemple).
Le point de départ de l’amortissement est le moment où l’immobilisation
est prête à être utilisée.
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
Le montant amortissable* (valeur d’origine diminuée de la valeur
résiduelle*) est réparti de manière systématique sur la durée d’utilité*
de l’actif.
Le montant amortissable est le coût d’acquisition (ou de production)
diminué de la valeur résiduelle du bien.
Celle-ci correspond au montant que l‘entreprise obtiendrait de sa
cession après déduction des frais de vente.
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
Enoncé
Une entreprise de livraison de colis achète des véhicules de livraison
au prix de 30 000 KFCFA. Ces véhicules sont cédés après 3 années
d’utilisation pour 25 % de leur prix d’achat, alors que leur durée de
vie est estimée à 5 ans. Les frais de revente de ces véhicules sont
estimés à 600 KFCFA. La méthode linéaire est celle qui reflète le
mieux le rythme de consommations des avantages économiques
futurs.
Solution
Dotations aux amortissements
= [30 000 – (7 500 – 600)] x 1/3 = 7 700.
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
Nota 1 :
Un amendement d’IAS 16 de mai 2014 précise que l’utilisation d’une
méthode d’amortissement fondée sur les revenus n’est pas
appropriée, car les revenus générés par une activité qui inclut
l’utilisation d’un actif reflètent des facteurs autres que la
consommation des avantages économiques liés à cet actif.
Cet amendement s’applique de façon prospective aux exercices
commençant à partir du 1er janvier 2016.
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
Nota 2 :
L’amortissement est constaté, même si la juste valeur de
l’actif est supérieure à sa valeur comptable, aussi
longtemps que la valeur résiduelle de l’actif n’excède pas
sa valeur comptable.
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
Données
UTM a acquis en N un GROUPE ELECTROGENE ultra puissante
pour palier aux coupures intempestives d’électricité dans les
conditions suivantes (il sera fait abstraction de la TVA). Le groupe a
été livré le 12 février N et mis en service le 1 avril N.
Prix d’achat du groupe : 130 000 000
Frais de transport : 5 000 000
Droits de douane : 2 000 000
Frais de formation des opérateurs : 8 000 000
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
Données
La durée d’utilisation prévue du groupe est de 3 ans. Elle
devrait être revendue au prix de 40 000 000. Les frais
d’intermédiaire s’élèveraient à FCFA à 3 000 000.
Ce nouveau groupe devrait permettre à L’UTM d’accroître
la quantité d’heures de formation dans les proportions
suivantes :
N : + 100 000 heures ;
N+1 : + 230 000 heures ;
N+2 : + 180 000 heures ;
N+3 : + 20 000 heures
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
TAF :
1. Pour quelle valeur le matériel sera-t-il inscrit à l’actif ?
2. Déterminer la base amortissable.
3. Présenter le tableau d’amortissement du bien, sachant
que la méthode d’amortissement choisie est le mode des
unités de production (arrondir les valeurs au millier de
francs inférieur).
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
SOLUTION :
1. Le matériel sera inscrit à l’actif pour :
130 000 000 + 5 000 000 + 2 000 000= 137 000 000
2. La base amortissable :
137 000 000 - (40 000 000 – 3 000 000) = 100 000 000
Le mode d’amortissement utilisé doit refléter le rythme selon
lequel l’entité s’attend à consommer les avantages économiques
futurs liés à l’actif.
Le mode d’amortissement appliqué à un actif doit être examiné
au moins à la fin de chaque période annuelle.
II. La comptabilisation
II.3. Détermination de la base amortissable
3. Tableau d’amortissement (en fonction des quantités produites)
Total des qtés : 100 000 + 230 000 + 180 000 + 20 000
= 530 000
Amortissemen
Années Calcul Dotation Dotation VCN
ts cumulés
N 100 000 000 X 100/530 18 867 000 18 867 000 81 133 000
N+1 100 000 000 X 230/530 43 396 000 62 263 000 37 737 000
N+2 100 000 000 X 180/530 33 962 000 96 225 000 3 775 000
N+3 100 000 000 X 20/530 3 775 000 100 000 000 0
II. La comptabilisation
Révision ultérieure du plan d’amortissement
Les méthodes et les durées d’amortissement doivent être
périodiquement réexaminées dans le but d’ajuster la charge
d’amortissement à d’éventuelles modifications dans les conditions de
l’exploitation.
Ces modifications sont considérées comme des changements
d’estimation et non comme des changements de méthodes au sens
de l’IAS 8. Il n’y a donc pas lieu de retraiter les amortissements
antérieurs ni les données comparatives.
II. La comptabilisation
Révision ultérieure du plan d’amortissement
Exemple :
La durée d’utilisation d’un équipement acquis 160 000 début N–2 et
amorti linéairement, a été estimée à 8 ans. Sa valeur prévisible de
revente est estimée à 15 % de la valeur d’origine.
Compte tenu de l’augmentation des cadences de production depuis
l’exercice N–1, la durée d’utilisation résiduelle est estimée à 3 ans à la
clôture de l’exercice N-1 et la valeur probable de revente négligeable.
Les annuités d’amortissement N–2 et N–1 ?
La valeur nette comptable à fin N–1 ?
Les annuités d’amortissement de N à N+2 ?
II. La comptabilisation
Révision ultérieure du plan d’amortissement
Solution
• Les annuités d’amortissement N–2 et N–1 ont été calculées ainsi :
(160 000 x 0,85) x 1/8 = 17 000
• La valeur nette comptable à fin N–1 est égale à :
160 000 – (2 x 17 000) = 126 000.
• Les annuités d’amortissement de N à N+2 seront de :
126 000 x 1/3 = 42 000.
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
La norme IAS 16 exige l’approche par composants pour les
immobilisations significatives. Le champ d’application est double :
- l’acquisition ou le renouvellement de tout ou partie d’un actif
immobilisé ;
- les programmes d’entretien et de révision des immobilisations :
L’approche par composants, dans ce cas, implique la création d’une
immobilisation « coûts d’entretien» amortie sur la durée entre deux
entretiens ou révisions. L’approche par composants est retenue
dès lors qu’il existe, au moment de l’acquisition du bien, un
programme échelonné d’entretien et de révision du bien.
En conséquence, aucune charge n’est provisionnée pour ces prestations.
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
A l’acquisition, l’entité ventile le montant d’une immobilisation
corporelle en ses parties significatives dès lors que :
• les éléments d’actif sont dissociables ;
• les éléments d’actif ont une utilisation différente ;
• la durée d’utilité de chaque élément est différente ;
• le coût de chaque élément peut être évalué de façon fiable et qu’il
est significatif par rapport au coût total de l’immobilisation.
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Répartir le coût total d'un actif entre
ses différents éléments constitutifs
&
Comptabiliser chaque élément séparément
(Approche par composants)
Déterminer
la nécessité !
de
Regrouper des éléments
individuellement non significatifs
&
Appliquer les critères d'immobilisation
à leur valeur globale
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
En résumé :
Lorsque des éléments constitutifs d’une immobilisation corporelle ont
chacun des durées d’utilisation différentes, chaque élément est
comptabilisé séparément dès son entrée dans l’entité. L’immobilisation est
dite «décomposable ».
On distingue : un élément principal ou structure et un ou plusieurs autres
éléments ou composants.
Les composants sont comptabilisés dans des subdivisions spécifiques de
l’immobilisations concerné.
Chaque élément de l’immobilisation visée à l’alinéa précédent doit être
comptabilisé séparément dès son acquisition ou son remplacement.
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Deux situations peuvent se présenter, selon que l'entité dispose
directement ou non des éléments permettant cette décomposition :
Décomposition validée par des pièces justificatives
pour les immobilisations acquises neuves à titre onéreux (factures)
pour les immobilisations produites par l'entité
(contrôle de gestion)
Décomposition non validée par des pièces justificatives
• lors de l'acquisition d'un bien d'occasion ;
• en cas d'apport de biens ;
• pour les immobilisations acquises neuves à titre onéreux, lorsque les
factures liées à l'achat des immobilisations, ne font pas figurer le coût des
différents éléments composant l'actif.
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Il conviendra dans ce dernier cas :
• d'utiliser les pièces justificatives des dépenses effectives de
renouvellement.
S’il n’est pas possible de déterminer la valeur comptable de l’élément remplacé,
l’entité peut utiliser le coût de remplacement comme une indication du coût de
l’élément remplacé à l’époque où il a été acquis ou construit.
• de chercher à obtenir les informations nécessaires auprès de ses
fournisseurs ;
• d'appliquer au coût d'acquisition, le pourcentage de ventilation des
catégories de composants constaté sur des immobilisations récentes
ou rénovées,
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
La décomposition peut se révéler impossible, généralement dans les cas
suivants :
• l’entité a identifié des éléments susceptibles d'être remplacés mais ne
connaît pas l’échéance à laquelle ce remplacement devrait avoir lieu ;
• l’entité ne dispose d'aucune information lui permettant de conclure à
l'obligation d'effectuer des remplacements d'éléments au sein de
l'immobilisation.
Nota : Même si les composants ne sont pas identifiables à
l'origine, ils le deviennent en principe lors de la survenance de la
dépense de remplacement.
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Modalités d’amortissement
L’amortissement de la structure est effectué sur la durée d’utilisation.
Le composant est amorti sur la durée propre d’utilisation.
Et le dernier composant renouvelé est amorti sur …la durée résiduelle
d’amortissement de la structure.
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
CAS D’UN AVION
• Fuselage (durée d'utilité : 30 ans)
• Sièges (durée d'utilité : 10 ans) ;
• Moteur (durée d'utilité : 15 ans) ;
• Train d'atterrissage (durée d'utilité : 5 ans) ;
• Réacteurs (durée d'utilité : 4 ans).
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
CAS D’UN
IMMEUBLE
Etanchéité / Toiture
INFRASTRUCTURE
Façade
Ascenseurs
Installation électrique
INSTALLATIONS Groupe électrogène
TECHNIQUES Climentisation / désenfumage
Installation de sureté et de surveillance
Plomberie / canalisations
Finition
AGENCEMENTS
Second œuvres / Abords
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Cas d’application
Une entreprise achète, le 01-01-N, un four qui permet de
chauffer à très haute température (montants en KFCFA).
DONNEES VALEURS
Prix d’achat total 420 000 HT
Dont prix des parois 60 000 HT
Durée d’utilisation des parois 6 ans
Durée d’utilisation du four 10 ans
NB : Montants en Kilo franc (Kf)
Passez les écritures nécessaires (TVA 18%)
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
SOLUTION
Le four et les parois doivent être amortis sur leur durée
d’utilisation respective
DONNEES CALCUL DOTATION
Four Structure (420 000 – 60 000) / 10 36 000
Four Composant parois 60 000 / 6 10 000
TOTAL 46 000
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Comptabilisation
01/01/N DEBIT CREDIT
2411 Four (structure) 360 000
2412 Four (composant parois) 60 000
4451 TVA déductible sur immob 75 600
481 Fournisseur d’immobilisation 495 600
31/12/N DEBIT CREDIT
6813 Dotations aux amortissements 46 000
28411 Amort du four (structure) 36 000
28412 Amort du four (parois) 10 000
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Cas du remplacement d’un composant identifié dès
l’origine
Le composant remplacé doit être sorti de l’actif, sa valeur
nette comptable étant comptabilisée en charges.
La valeur du composant de remplacement est en
contrepartie inscrite à l’actif, et doit alors être amortie
selon son propre plan d’amortissement.
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Cas d’application
Les parois sont changées le 01/01/N+6 pour 65 000 F.
La durée théorique d’utilisation des nouvelles parois
serait de 6 ans
Passez les écritures nécessaires
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
SOLUTION
01/01/N+6 DEBIT CREDIT
2841 Four (parois) 60 000
812 VNC des éléments d’actifs cédés 0
2412 Four (composant parois) 60 000
2412 Four (composant parois) 65 000
481 Fournisseurs d’immobilisation 65 000
481 Fournisseurs d’immobilisation 65 000
521 Banque 65 000
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
SOLUTION
31/12/N+6 DEBIT CREDIT
681 DAP du four (parois) 65 000/4 16 250
28412 Amort (composant 16 250
parois°
681 Dotations aux amortissements 36 000
28411 Amort (structure) 36 000
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Cas du remplacement imprévu d’un composant
Un composant séparé qui n’a pas été identifié dès l’origine doit
l’être ultérieurement si les conditions de comptabilisation d’un
composant sont réunies.
Un plan d’amortissement propre à ce composant est appliqué à
compter de sa comptabilisation séparée à l’actif.
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
Cas d’application
Un camion a été acheté le 1 / 1 / N. le moteur n’avait pas été
identifié comme composant. Le 1 / 1 / N+2, le moteur casse.
DONNEES VALEURS
Prix d’achat du camion 60 000
Durée d’utilisation du camion 5 ans
Mode d’amortissement Linéaire
Cout de remplacement du moteur 6 000
Estimation de la valeur d’origine du moteur remplacé 3 600
Passez les écritures nécessaires
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
SOLUTION
01/01/N+2 DEBIT CREDIT
812 VNC des éléments d’actifs 2 160
cédés
2845 Amort du mat de tpt (3 600 * 1 440
2/5)
245 Matériel de transport 3 600
2845 Amort du mat de tpt 22 560
((60 000 – 3 600) * 2/5) pour
solde du compte débité
28451 Amort du matériel de transp 22 560
II. La comptabilisation
II.4. Décomposition des immobilisations
SOLUTION
01/01/N+2 DEBIT CREDIT
2451 Matériel de tpt (structure) 56 400
245 Matériel de 56 400
transport
2452 Matériel de tpt (moteur) 6 000
481 Fournisseur d’immobilisation 6 000
II. La comptabilisation
II.5. Opération de démantèlement
Les coûts de démantèlement obligatoire font partie du cout initial des
biens (acquis ou produits)
L’évaluation se fait aux coûts qui seraient supportés aujourd’hui
(valeur actualisée des frais de démantèlement
La contrepartie de l’inscription à l’actif des frais de déamantèlement
est la comptabilisation d’une provision pour démantèlement au passif
Ensuite, la contrepartie de l’accroissement du passif créé en raison
de l’écoulement du temps et calculé sur le taux d’actualisation
antérieurement utilisé (désactualisation), est une Dotations aux
provisions financières pour risques et charges
II. La comptabilisation
II.5. Opération de démantèlement
Schéma comptable :
- Constatation de la provision pour démantèlement
Immobilisation
Provision pour démantèlement
- A l’inventaire
Dotation aux amortissements au 31/12
Dotation aux amortissements
Amortissement
Constatation de l’effet de la désactualisation
Charges financières
Provision pour démantèlement
II. La comptabilisation
II.5. Opération de démantèlement
Cas d’application
L’entreprise UTM a acquis le 02/01/N une machine outil
d’une valeur de 1000 KF la durée d’utilité de la machine est
de 2ans.
Les frais de démantèlement au terme de la durée d’utilité
s’élèvent à 200KF. Le taux d’actualisation est de 10%.
➢ TAF :
1. Calculer le coût d’acquisition de cette machine.
2. Passer les écritures d’acquisition au 02 janvier.
3. Passer les écritures nécessaires au 31 décembre N
et N +1
II. La comptabilisation
II.5. Opération de démantèlement
SOLUTION
1. Coût d’acquisition de la machine
Le coût d’acquisition est composé du prix d’acquisition
majoré de la valeur actuelle des frais de
démantèlement.
Valeur actuelle des frais de démantèlement :
200 (1 ,10)-2 = 165,28
Coût d’acquisition de la machine :
1000 + 165,28 = 1165,28
II. La comptabilisation
II.5. Opération de démantèlement
Comptabilisation
La nécessité de suivre l’estimation de ces coûts sur
l’ensemble de la durée d’utilité de l’immobilisation
nécessite généralement un suivi spécifique.
01/01/N DEBIT CREDIT
Immobilisations corporelles 1 000
(structure)
Immobilisations corporelles 165,28
(composant)
fournisseurs d'investissement 1 000
Provision pour démantèlement 165,28
II. La comptabilisation
II.5. Opération de démantèlement
Comptabilisation 31/12 et 31/12/N+1
Pour la désactualisation ou l’incrémentation de la
provision au 31/12/N, on aura : 200(1,1)-1 =181,81
L’écart constaté s’élève à : 181,81 - 165,28 = 16,53
Cet écart est enregistré en charge financière.
31/12/N DEBIT CREDIT
Charges financières 16,53
Provision pour 16,53
démantèlement
31/12/N DEBIT CREDIT
Dotation aux amortissements 582,64
(1165,28/2)
Amortissement Machine outil 582,64
II. La comptabilisation
II.5. Opération de démantèlement
Comptabilisation 31/12 et 31/12/N+1
Pour la désactualisation ou l’incrémentation de la
provision au 31/12/N+1, on aura : 200 (1,1)-0 = 200
L’écart constaté s’élève à : 200 - 181,81 = 18,19
31/12/N+1 DEBIT CREDIT
Charges financières 18,19
Provision pour 18,19
démantèlement
II. La comptabilisation
II.5. Opération de démantèlement
Comptabilisation 31/12 et 31/12/N+1
Toujours à la même date :
31/12/N+1 DEBIT CREDIT
Dotation aux amortissements 582,64
(1165,28/2)
Amortissement Machine outil 582,64
Total provision = 165,28+16,53+18,19=200
Total des charges liées aux frais de
démantèlement déjà enregistrées =
16,53+(165,28/2)+18,19+(165,28/2) = 200
II. La comptabilisation
II.6. Cas d’échanges
Une immobilisation corporelle acquise en échange d’un ou plusieurs
actifs non monétaires, ou d’une combinaison d’actifs monétaires et non
monétaires, est évaluée à la juste valeur*du bien donné en échange,
sauf si la juste valeur du bien reçu est plus fiable.
sauf lorsque l’échange n’a pas de réalité commerciale ou que ni la juste
valeur de l’actif reçu ni celle de l’actif donné en échange ne sont
mesurables de manière fiable. Le résultat de cession ne peut alors être
reconnu dans l’état de résultat global. Le bien reçu sera enregistré
pour la valeur comptable du bien échangé ou la valeur du bien
connu.
La substance commerciale d’un échange est effective lorsque des flux de
trésorerie futurs (ou leur valeur actuelle) vont être modifiés du fait de la
transaction de manière significative.
II. La comptabilisation
II.6. Cas d’échanges
La juste valeur est celle du bien donné en échange, sauf si la juste valeur
du bien reçu est plus évidente.
Si l’immobilisation acquise n’est pas mesurable à la juste valeur, le
bien est inscrit à la valeur nette comptable du bien dont on se
sépare dans l’échange.
II. La comptabilisation
II.6. Cas d’échanges
Cas d’application :
L’entité Y a échangé une immobilisation corporelle AV contre une autre similaire
BM détenue par l’entité X.
À la date de l’échange, AV a une valeur comptable de 200 (valeur brute 300 et
total amortissements 100). Les deux biens ont approximativement la même
juste valeur à la date de la transaction, soit 230.
TAF : Donnez les écritures découlant de cette opération, chez Y, en
supposant que :
a) cette transaction a une substance commerciale ;
b) cette transaction n’a pas de substance commerciale.
II. La comptabilisation
II.6. Cas d’échanges
Cas d’application :
a) La transaction a une substance commerciale
II. La comptabilisation
II.6. Cas d’échanges
Cas d’application :
b) La transaction n’a pas de substance commerciale.
Le résultat de cession ne peut alors être reconnu dans l’état de résultat global. Le
bien reçu sera enregistré pour la valeur du bien échangé.
II. La comptabilisation
II.7. Cas des productions immobilisées
Les immobilisations produites pour elle-même par l’entité sont évaluées
selon les mêmes principes que ceux utilisés pour les immobilisations
acquises.
Valorisation au cout
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Deux méthodes d’évaluation postérieure sont possibles selon IAS 16 :
- Modèle du cout
La valeur comptable d’un actif évalué au coût est la suivante :
- Modèle de la réévaluation
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
EN SYSCOHADA :
L'écart de réévaluation représente la contrepartie au passif du bilan des
augmentations de valeur d'éléments actifs soit dans le cadre d'une réévaluation
légale, soit dans celui d'une réévaluation libre. La différence entre les valeurs
réévaluées et les valeurs nettes précédemment comptabilisées constitue l'écart
de réévaluation.
L'écart de réévaluation s'inscrit distinctement au passif du bilan dans les capitaux
propres. L'écart de réévaluation n'a pas la nature d'un résultat et ne peut
être utilisé à compenser les pertes de l'exercice de réévaluation. Il n'est pas
distribuable ; il peut être incorporé en tout ou partie au capital.
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
En rappel, La juste valeur est le prix qui serait reçu pour vendre un actif,
ou payé pour transférer un passif (prix de sortie), lors d’une transaction
normale entre intervenants du marché à la date d’évaluation (IFRS 13).
L’utilisation du modèle de la réévaluation est conditionnée à la
mesure fiable de la juste valeur de l’immobilisation corporelle.
Lorsque la juste valeur d’un actif réévalué diffère de manière significative
de sa valeur comptable, une nouvelle réévaluation est nécessaire.
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
La réévaluation peut ne concerner que certaines catégories
d’immobilisations corporelles, mais toutes les immobilisations
appartenant à la même catégorie doivent être réévaluées. Une
catégorie d’immobilisations corporelles est un regroupement
d’actifs de nature et d’usage similaires.
L’écart de réévaluation positif d’un actif est inscrit en autres
éléments de résultat global*, sauf s’il compense une perte
antérieure constatée en charges.
Quand l’écart est négatif, il s’impute en priorité sur l’écart de
réévaluation positif précédemment constaté et en charges, à
concurrence du surplus.
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Que deviennent les écarts de réévaluation ?
Les écarts de réévaluation peuvent être transférés en réserves
distribuables au rythme de l’amortissement du bien ou lors de la cession
de l’immobilisation réévaluée, de telle sorte que la réévaluation n’ait pas
pour effet de réduire les montants distribuables en raison de
l’augmentation des dotations aux amortissements consécutive à celle-ci.
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Comment est traité l’immobilisation réévaluée ?
a) la valeur comptable brute est ajustée d’une manière qui concorde
avec la réévaluation de la valeur comptable de l’actif. Le cumul des
amortissements à la date de réévaluation est ajusté pour qu’il
corresponde à la différence entre la valeur brute de l’actif et sa valeur
comptable déduction faite du cumul des pertes de valeur
b) le cumul des amortissements est déduit de la valeur comptable brute
de l’actif.
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Application
Une immobilisation corporelle est acquise le 1/01/N au prix de 100 000 ¤
HT. Amortissable en linéaire sur 20 ans, elle fait partie d’une catégorie
d’immobilisations évaluées selon le modèle de la réévaluation.
Le 31/12/N, sa juste valeur s’établit à 95 500 ¤.
Le 31/12/N + 1, sa juste valeur s’élève à 108 000 ¤.
Le 31/12/N + 2, sa juste valeur s’établit à 93 500 ¤.
Le 31/12/N + 3, sa juste valeur s’élève à 72 000 ¤.
Passez les écritures nécessaires
Hypothèse : valeur significative à + 6 000
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Application
Le 31/12/N, l’immobilisation est d’abord amortie de 5 000 (100 000/20).
Sa valeur comptable s’établit à 95 000 ¤. Elle est comparée à la juste
valeur de l’immobilisation (95 500). L’écart n’étant pas jugé significatif,
aucune réévaluation n’est effectuée.
Le 31/12/N + 1, l’immobilisation est amortie de 5 000. Sa valeur
comptable s’élève à 90 000 ¤. Elle est comparée à sa juste valeur
(108 000). L’écart est significatif. L’immobilisation est réévaluée de
18 000 (108 000 – 90 000).
Deux manières de procéder sont possibles :
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Application
Une immobilisation corporelle est acquise le 1/01/N au prix de 100 000 ¤
HT. Amortissable en linéaire sur 20 ans, elle fait partie d’une catégorie
d’immobilisations évaluées selon le modèle de la réévaluation.
Le 31/12/N, sa juste valeur s’établit à 95 500 ¤.
Le 31/12/N + 1, sa juste valeur s’élève à 108 000 ¤.
Le 31/12/N + 2, sa juste valeur s’établit à 93 500 ¤.
Le 31/12/N + 3, sa juste valeur s’élève à 72 000 ¤.
Passez les écritures nécessaires
Hypothèse : valeur significative à + 8 000
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
– ou méthode a : augmentation de la valeur brute de l’immobilisation et
des amortissements de 20 % (soit 108 000 / 90 000).
– méthode b (qui sera retenue pour la suite de l’illustration) : écrasement
des amortissements
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Application
Une immobilisation corporelle est acquise le 1/01/N au prix de 100 000 ¤
HT. Amortissable en linéaire sur 20 ans, elle fait partie d’une catégorie
d’immobilisations évaluées selon le modèle de la réévaluation.
Le 31/12/N, sa juste valeur s’établit à 95 500 ¤.
Le 31/12/N + 1, sa juste valeur s’élève à 108 000 ¤.
Le 31/12/N + 2, sa juste valeur s’établit à 93 500 ¤.
Le 31/12/N + 3, sa juste valeur s’élève à 72 000 ¤.
Passez les écritures nécessaires
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Le 31/12/N + 2, l’immobilisation est amortie de 6 000 (108 000/18). Sa
valeur comptable s’élève à 102 000 ¤. Elle est comparée à la juste valeur
de l’immobilisation (93 500). L’écart est significatif. L’immobilisation est
réévaluée négativement de – 8 500 (93 500 – 102 000).
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Application
Une immobilisation corporelle est acquise le 1/01/N au prix de 100 000 ¤
HT. Amortissable en linéaire sur 20 ans, elle fait partie d’une catégorie
d’immobilisations évaluées selon le modèle de la réévaluation.
Le 31/12/N, sa juste valeur s’établit à 95 500 ¤.
Le 31/12/N + 1, sa juste valeur s’élève à 108 000 ¤.
Le 31/12/N + 2, sa juste valeur s’établit à 93 500 ¤.
Le 31/12/N + 3, sa juste valeur s’élève à 72 000 ¤.
Passez les écritures nécessaires
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Le 31/12/N + 3, l’immobilisation est amortie de 5 500 (93 500/17). Sa
valeur comptable s’élève à 88 000 ¤. Elle est comparée à la juste valeur
de l’immobilisation (72 000). L’écart est significatif. L’immobilisation est
réévaluée négativement de – 16 000 (72 000 – 88 000).L’écart de
réévaluation a un solde créditeur qui n’est que de 9 500. Il convient donc
de constater en résultat une dépréciation de 6 500.
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
La notion d’OCI ou autres éléments du résultat global (IAS 1) :
La conception de la notion de résultat est différente en normes IFRS de
la conception qui existe en normes SYSCOFADA Révisé.
Selon le référentiel IFRS les éléments de charges ou de produits sont
enregistrés soit dans le résultat soit directement dans les capitaux
propres.
Les éléments enregistrés directement dans les capitaux propres sont
présentés et regroupés dans un état appelé « autres éléments du
résultat global » souvent désigné par son acronyme anglais OCI (Other
Comprehensive Income).
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
Les principaux éléments qui composent les OCI sont :
• les variations de juste valeur des actifs financiers disponibles à la
vente,
• les gains ou pertes actuariels sur les régimes de retraite,
• les variations de juste valeur des couvertures de flux de trésorerie,
• la variation des écarts de conversion provenant des filiales dont les
comptes sont établis en devises étrangères,
• les variations de valeur des actifs corporels ou incorporels (si option
exercée pour la juste valeur).
La comptabilisation en OCI s’explique principalement par l’introduction
de la juste valeur qui a comme conséquence d’entrainer des variations
de la valeur des actifs ou des passifs de l’entreprise indépendantes de la
performance opérationnelle de l’entreprise.
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
La lecture du résultat s’en trouve modifié par exemple en 2021 un grand
groupe du secteur énergie affichait les résultats suivants (en Mo USD) :
Le résultat net traduit principalement la performance opérationnelle du
groupe sur son activité.
Le résultat global permet d’appréhender l’enrichissement ou
l’appauvrissement du groupe sur une période en intégrant deux impacts
principaux: l’effet juste valeur et l’effet change.
II. La comptabilisation
II.7. Evaluation postérieure
La présentation du résultat global s’effectue :
soit dans un seul état « Etat du résultat net et résultat global » qui
comprend les éléments contenus dans le résultat net et dans le résultat
global ;
soit dans deux états distincts consécutifs « Etat du résultat net » et « Etat
du résultat global ».
II. La comptabilisation
II.8. Mise au rebut ou cession d’actifs
Une immobilisation corporelle doit être sortie de l'actif:
• lors de sa vente (date à laquelle celui qui l’obtient en acquiert le
contrôle selon IFRS 15)
• lorsque aucun avantage économique futur n'est attendu de son
utilisation ou de sa vente.
On comptabilise systématiquement en produits ou en charges le
résultat de cession, qui est égal à la différence entre le prix de
cession et la valeur comptable.
Un profit réalisé du fait de la cession d'une immobilisation corporelle
ne peut être classé dans les produits des activités ordinaires.
II. La comptabilisation
II.9. Dépenses ultérieures
Les dépenses ultérieures liées à l’utilisation courante de
l’immobilisation (entretien et réparations) sont comptabilisées en
charges.
Les dépenses de renouvèlement de certains éléments
d’immobilisations corporelles (ex : renouvèlement du revêtement
intérieur d’un four, des sièges d’un avion) sont immobilisées comme
l’acquisition d’un actif distinct lorsque les critères sont réunis et l’actif
remplacé est éliminé.
Les dépenses ultérieures activables suivent les mêmes règles de
comptabilisation que les coûts initiaux.
II. La comptabilisation
II.10. Informations à fournir
La norme IAS 16 exige une information détaillée en annexe.
Les états financiers doivent indiquer, pour chaque catégorie d’actifs
corporels :
- les méthodes d’évaluation utilisées pour définir la valeur d’inscription
brute ;
- les modes et durées d’amortissement utilisés ;
- la valeur brute et le cumul des amortissements à l’ouverture et à la
clôture de l’exercice (en début et en fin de période) ;
- les entrées, sorties, acquisitions par voie de regroupement
d’entreprises, les augmentations et diminutions résultant des
réévaluations, les pertes de valeur comptabilisées, les
amortissements, les différences de changes nettes, tout autre
mouvement.
IAS 16 : Divergences et convergences
IAS 16 : Divergences et convergences
MODULE II : DEPRECIATION D’ACTIFS
(IAS 36)
(IAS 16 / IAS 36 / IAS 20 / IAS 21 /
IAS 33 / IAS 40 / IAS 41 / IFRS 16)
I.Objectif de l’IAS 36
Fournir aux entreprises un cadre comptable leur permettant de
s'assurer que leurs actifs sont comptabilisés pour une
valeur n'excédant pas le montant qui sera recouvré
directement par une éventuelle cession ou indirectement
par leur utilisation.
I.Objectif de l’IAS 36
Une entreprise doit apprécier à la fin de chaque période
de « reporting » s’il existe un quelconque indice
montrant qu’un actif a pu perdre de la valeur. S’il
existe un tel indice, l’entreprise doit estimer la valeur
recouvrable* de l’actif.
Remarque : la norme IAS 36 utilise, pour la perte
de valeur des actifs, le terme « dépréciation »
(impairment), laissant aux éléments du passif, le
terme de « provision » (IAS 37).
II. Principe général de l’IAS 36
La perte de valeur d’un actif est égale à l’excédent de la valeur
comptable par rapport à la valeur recouvrable*.
La valeur recouvrable* est définie comme étant le montant le plus élevé
entre la juste valeur diminuée des coûts de sortie* de l’actif et sa
valeur d’utilité*.
La juste valeur diminuée des coûts de sortie* peut être déterminée même
s’il n’existe pas de marché actif* (transactions récentes sur des actifs
similaires…).
Toutefois, s’il n’existe aucune base permettant de déterminer de manière
fiable le prix que l’on pourrait obtenir d’une transaction normale visant
la vente de l’actif dans des conditions actuelles de marché,
l’entreprise peut considérer que la valeur recouvrable est égale à la
valeur d’utilité.
II. Principe général de l’IAS 36
En présence d'un indice de perte de valeur, les actifs corporels et
incorporels à durée de vie définie (donc amortissables) doivent
faire l'objet d'un test.
Les indices de perte de valeur devant être pris en considération
doivent être recherchés à partir des sources d'informations
internes et externes.
II. Principe général de l’IAS 36
En présence d'un indice de perte de valeur, les actifs corporels et
incorporels à durée de vie définie (donc amortissables) doivent
faire l'objet d'un test.
Les indices de perte de valeur devant être pris en considération
doivent être recherchés à partir des sources d'informations
internes et externes.
Selon les normes IFRS, une société doit définir un nombre le plus important possible
d'unités génératrices de trésorerie (UGT) la composant, ces UGT doivent être largement
indépendantes dans leurs opérations et l'entreprise doit allouer ses actifs à chacune de
ces UGT. C'est à l'échelle de ces UGT que se font les tests de valeur (impairment tests)
ponctuellement s'il y a des raisons de penser que leur valeur a baissé ou chaque année
si elles comprennent du goodwill.
II. Principe général de l’IAS 36
Une unité génératrice de trésorerie (UGT) est un groupe d'actifs
financiers de même nature qui génère des flux entrants de
trésorerie pour une entreprise. Selon les normes IFRS, une
société doit apprécier la valeur de ses UGT à la clôture de ses
comptes pour les valoriser correctement.
Une UGT est le plus petit groupe identifiable d’actifs dont l’utilisation
continue génère des entrées de trésorerie largement
indépendantes des entrées de trésorerie générées par d’autres
actifs ou groupes d’actifs. L'entreprise doit allouer ses actifs à
chacune des UGT indépendantes dans leurs opérations.
II. Principe général de l’IAS 36
Une UGT doit être définie de façon cohérente et constante sur
plusieurs exercices comptables. Quand il existe un marché actif
pour la production résultant d'un groupe d'actifs, ce paquet
d'actifs constitue une UGT, même si cette production est destinée
à un usage interne.
Si les entrées de trésorerie de 2 ensembles d’actifs n’apparaissent
pas comme indépendantes, il convient de regrouper ces 2
ensembles d’actifs au sein d’une UGT.
La norme comptable IAS 36 recommande la conduite des tests de
dépréciation au niveau des actifs pris isolément, et en cas
d'impossibilité au niveau de la plus petite unité génératrice de
trésorerie.
II. Principe général de l’IAS 36
Il se peut que la conception et la gestion des opérations d'une entité
ne reflètent pas la structure juridique du groupe. Selon les
circonstances, une UGT peut correspondre à une entité juridique,
une division, une ligne de produits, une zone géographique, un
emplacement physique (tel qu'un hôtel ou un magasin de détail)
ou un ensemble d'actifs.
Exemple 1 - Identification de l'UGT : niveau le plus bas d'entrées de
trésorerie largement indépendantes
Une compagnie de bus fournit des services sous contrat avec une
municipalité qui exige un service minimum sur chacun des cinq
itinéraires distincts. Les actifs consacrés à chaque itinéraire et les
flux de trésorerie de chaque itinéraire peuvent être identifiés
séparément. L'une des routes fonctionne avec une perte
importante.
II. Principe général de l’IAS 36
Analyse : Étant donné que l’entité n’a pas la possibilité de réduire
aucune de ces lignes de bus, le niveau le plus bas d’entrées de
trésorerie identifiables qui sont largement indépendantes des
entrées de trésorerie provenant d’autres actifs ou groupes d’actifs
sont les entrées de trésorerie générées par les cinq lignes
ensemble. L'UGT est l'entreprise de bus dans son ensemble.
II. Principe général de l’IAS 36
Exemple 2 - Identifier l'UGT : chaîne de supermarchés
L'entité A possède et exploite 10 supermarchés dans une grande
ville (ville B), chaque magasin résidant dans une banlieue
différente de la ville B. Chaque supermarché de la ville B achète
ses stocks par l'intermédiaire de la centrale d'achat de l'entité A.
Les politiques de prix, de marketing, de publicité et de ressources
humaines (à l'exception de l'embauche du personnel local de
chaque supermarché) sont décidées par l'entité A. L'entité A
exploite également 50 autres supermarchés dans d'autres
grandes villes du pays.
II. Principe général de l’IAS 36
Les supermarchés de la ville B ont probablement des clientèles
différentes car ils résident dans des banlieues différentes. Ainsi,
bien que les opérations soient gérées au niveau de l’entreprise
par l’Entité A, chaque supermarché génère des entrées de
trésorerie largement indépendantes de celles des autres
supermarchés. Il est donc probable que chaque supermarché de
la ville B constitue une UGT distincte.
En déterminant si chaque supermarché est une UGT distincte,
l’Entité A pourrait également considérer si :
• les rapports de gestion surveillent les revenus supermarché par
supermarché dans la ville B, et
• comment la direction prend les décisions concernant la poursuite
ou la fermeture de ses supermarchés (par exemple, magasin par
magasin ou sur une base région/ville).
II. Principe général de l’IAS 36
Sources d'informations internes :
➢ obsolescence ou dégradation physique d’un actif ;
➢ changement important survenu dans le degré ou le mode
d’utilisation d’un actif ayant un impact négatif (actif non utilisé,
actif dont la durée d’utilité devient finie, alors qu’elle était
indéfinie) ;
➢ performance économique inférieure aux prévisions.
II. Principe général de l’IAS 36
Sources d'informations externes :
➢ baisse de la valeur de marché de l’actif considéré ;
➢ changement important survenu dans l’environnement technique,
économique, juridique ou de marché ;
➢ évolution à la hausse des taux d’intérêt ;
➢ valeur comptable de l’actif net supérieure à la capitalisation
boursière.
METHODOLOGIE SCHEMATIQUE DE
DEPRECIATION
II. Principe général de l’IAS 36
La comptabilisation de la baisse d’une perte de valeur est différente selon
la méthode de valorisation de l’actif.
a) actifs au coût : la reprise est constatée en produit au compte de
résultat ;
b) actifs réévalués : la reprise est traitée comme une augmentation de
l’écart de réévaluation en autres éléments du résultat global* (soit
directement en capitaux propres sans passer par le résultat de la
période), sauf pour la partie antérieurement constatée en charges.
La valeur comptable d’un actif, augmentée suite à la reprise d’une
perte de valeur, ne doit pas être supérieure à la valeur comptable
qui aurait été déterminée en l’absence de constatation de pertes
de valeurs sur les exercices antérieurs.
IAS 36
Cas d’application
Le coût d’acquisition d’un matériel informatique
inscrit au poste immobilisations corporelles est de
KF 45 000,
Le matériel a été mis en service le 1er avril 2016.
Sa durée d’utilité est de 4 ans et sa valeur résiduelle
à l’issue de cette période est de 5 000 KF.
IAS 36
Aux dates de clôture des exercices les valeurs de marché ou d’utilité
se présentent comme suit :
- au 31 décembre 2016, la valeur d’utilité est estimée à 40 000 KF
et la valeur de marché à 42 000 KF,
- au 31 décembre 2017, la valeur de marché est à 25 000 KF
et la valeur d’utilité à 22 000 KF,
- au 31 décembre 2018, la valeur de marché est à 20 000 KF
TAF : Calculer sa valeur amortissable, les amortissements, la
dépréciation à constater et la valeur comptable jusqu’au 31
décembre 2018.
IAS 36
SOLUTION :
Valeur amortissable :
45 000 – 5 000 (valeur résiduelle) = 40 000 KF
Le calcul des amortissements jusqu’au 31
décembre 2018 se présente comme suit avec
une mise en service le 1er avril 2016
Comptabilisation IAS 36
Dépréc
Valeur
Valeur Valeur ia-tion
Valeur Valeur Valeur compta
compta Dota- comptabl complé
Année amortis compta- recouv- -ble
b avt tions e (plan -
-sable ble rable après
dépréc initial) mentair
dépréc
e
31/12/2016
45 000 40 000 7 500 37 500 42 000 37 500 37 500
(9 mois)
31/12/2017 37 500 32 500 10 000 27 500 25 000 27 500 -2 500 25 000
31/12/2018 25 000 20 000 8 889 16 111 20 000 17 500 + 1 389 17 500
MODULE II : COMPTABILISATION DES SUBVENTIONS
PUBLIQUES ET INFORMATIONS A FOURNIR SUR
L’AIDE PUBLIQUE
(IAS 20)
(IAS 16 / IAS 36 / IAS 20 / IAS 21 /
IAS 33 / IAS 40 / IAS 41 / IFRS 16)
Champ d’application
IAS 20 traite de la comptabilisation des subventions publiques et des
aides publiques. Cependant, sont exclus du champ d’application:
Les problèmes survenant lors de la comptabilisation des subventions
dans les états financiers reflétant les effets des variations des prix
Les subventions publiques couvertes par la norme IAS 41 sur
l’agriculture
La participation de l’Etat dans la propriété de l’entreprise
L’aide publique fournie sous forme d’avantages octroyés pour la
détermination du bénéfice fiscal (exonérations fiscales, crédits d'impôt
pour investissement et taux réduits d'impôt sur le résultat)
Champ d’application
IAS 20
Aides publiques
Subventions Mesure prise par l'Etat destinée à
Transfert de ressources à une entreprise, en échange du fournir un avantage économique
fait que celle-ci s’est conformée ou se conformera à spécifique à une entreprise ou une
certaines conditions liées à ses activités opérationnelles. catégorie d'entreprises répondant à
certains critères.
Attachés à des Liées au résultat
actifs (subventions (subventions d’exploitation et Inclure ces informations dans les
d’équipement) d’équilibre) notes annexes uniquement
A comptabiliser et inclure
En informations dans les notes
annexes.
Fait générateur et comptabilisation
Exemple d’aide publique :
L’exonération de taxe professionnelle pour une entreprise incitée à
s’installer dans une zone économique sinistrée est assimilée à une aide
publique, dont la comptabilisation n’est pas préconisée par la norme IAS
20.
La norme IAS 20 ne traite pas de l’aide publique fournie à une entreprise
sous forme d’avantages qui sont octroyés pour la détermination du résultat
imposable ou qui sont déterminés ou limités par la base du passif d’impôt
sur le résultat (tels que les exonérations fiscales, les crédits d’impôt
pour investissement, les amortissements accélérés et les taux réduits
d’impôt sur le résultat).
Fait générateur et comptabilisation
On ne comptabilise les subventions publiques qu’à partir du moment où il
existe une assurance raisonnable :
• que l’entreprise se conformera aux conditions attachées aux
subventions ;
• Et que les subventions seront reçues.
Les subventions d’équipement sont soit rapportées aux résultats au même
rythme que les amortissements, soit déduites de la valeur de l’actif qu’elles
financent.
Les subventions d’exploitation sont soit enregistrées en produits, soit
déduites des charges qu’elles compensent.
Contenue de l’IAS 20
Nota :
Une subvention peut prendre la forme d'un transfert d'actif non
monétaire, comme par exemple un terrain à l'usage de l'entreprise.
Dans ce cas, la subvention et l'actif sont généralement comptabilisés à
la juste valeur de l'actif non monétaire.
Ils peuvent également être comptabilisés pour un montant symbolique.
Présentation dans les Etats Financiers
Subvention
Méthode 1 Méthode 2
Subventions liées aux actifs Subventions liées aux actifs
Produits différés au passif ( et non Immobilisation nette de
en capitaux propres) et subvention à l’actif
immobilisation brute à l’actif
Subventions liées au résultat
Subventions liées au résultat Déduite des charges
Produit du compte de qu’elle compense
résultat
Contenue de l’IAS 20
Cas d’application :
Le 01/10/N, une entreprise obtient une
subvention publique de 100 000 000 pour
acquérir un actif amortissable dont le coût
est de 150 000 000. Ce matériel s’amortit en
linéaire sur 5 ans.
Passez les écritures nécessaires
Contenue de l’IAS 20
Solution :
Si on utilise la première méthode, on obtient
les dotations aux amortissements et les
reprises de subventions données dans le
tableau suivant :
Contenue de l’IAS 20
Incidence
Anné Dotations aux Subvention rapportée au
sur le
es amortissements compte de résultat
résultat
N 150 000 000 x 20%X 3/12 = 7 500 000 100 000 000 x 20% x 3/12 = 5 000 000 (2 500 000)
N+1 150 000 000 x 20% = 30 000 000 100 000 000 x 20% x = 20 000 000 (10 000 000)
N+2 150 000 000 x 20% = 30 000 000 100 000 000 x 20% x = 20 000 000 (10 000 000)
N+3 150 000 000 x 20% = 30 000 000 100 000 000 x 20% x = 20 000 000 (10 000 000)
N+4 150 000 000 x 20% = 30 000 000 100 000 000 x 20% x = 20 000 000 (10 000 000)
N+5 150 000 000 x 20% x 9/12 = 22 500 000 100 000 000 x 20% x 9/12 = 15 000 000 (7 500 000)
Contenue de l’IAS 20
Solution :
Les écritures suivantes seront
comptabilisées en N :
01/10/N DEBIT CREDIT
Immobilisations 150 M
Banque 150 M
Banque 100 M
Produits constatés 100 M
d’avance
Contenue de l’IAS 20
Solution :
Les écritures suivantes seront comptabilisées
au 31/12/N :
31/12/N DEBIT CREDIT
Dotations aux amorti 7,5 M
Amortissement 7,5 M
Produits constatés d’avance 5M
Subventions rapportées 5M
au R+
Contenue de l’IAS 20
Solution :
Si on applique la seconde méthode, les
dotations aux amortissements annuelles
seront les suivantes :
Base d’amortissement :
150 000 000 – 100 000 000 = 50 000 000
Contenue de l’IAS 20
Incidence sur le
Années Dotations aux amortissements
résultat
N 50 000 000 x 20%X 3/12 = 2 500 000 (2 500 000)
N+1 50 000 000 x 20% = 10 000 000 (10 000 000)
N+2 50 000 000 x 20% = 10 000 000 (10 000 000)
N+3 50 000 000 x 20% = 10 000 000 (10 000 000)
N+4 50 000 000 x 20% = 10 000 000 (10 000 000)
N+5 50 000 000 x 20% x 9/12 = 7 500 000 (7 500 000)
Contenue de l’IAS 20
Solution :
Les écritures suivantes seront
comptabilisées en N :
01/10/N DEBIT CREDIT
Immobilisation 150 M
Banque 150 M
Banque 100 M
Immobilisation 100 M
Contenue de l’IAS 20
Solution :
Les écritures suivantes seront comptabilisées au
31/12/N :
31/12/N DEBIT CREDIT
Dotations aux amort 2,5 M
Amortissement 2,5 M
L’impact sur le résultat est le même quelle que soit la
méthode. Cette deuxième méthode n’est pas
envisagée par le système comptable OHADA.
Contenue de l’IAS 20
Cas du remboursement d’une subvention Publique
Quand elle devient remboursable, une subvention doit
être comptabilisée en tant que changement
d’estimation comptable.
Le remboursement est
impute d’abord sur les
produits différés non
amortis liés à la subvention
Remboursement d’une
subvention liée au résultat
Le remboursement
est ensuite imputé
en charges
Contenue de l’IAS 20
Cas du remboursement d’une subvention Publique
Quand elle devient remboursable, une subvention doit
être comptabilisée en tant que changement
d’estimation comptable.
Remboursement imputé en fonction de la
méthode de présentation :
soit sur les produits différés ;
Remboursement d’une Ou soit en augmentation de la valeur
subvention liée à un actif comptable de l’actif (le cumul
d’amortissement qui aurait été passé en
charges en l’absence de la subvention
doit être immédiatement constaté en
charges)
Contenue de l’IAS 20
Application :
Si l’entité ayant perçu une subvention de 24 000 KF suite à
l’embauche d’une personne handicapée de plus de 50 ans pour une
durée de 24 mois, le licencie après seulement 9 mois d’activité,
Quel traitement ?
Contenue de l’IAS 20
Application :
Si l’entité ayant perçu une subvention de 24 000 KF suite à
l’embauche d’une personne handicapée de plus de 50 ans pour une
durée de 24 mois, le licencie après seulement 9 mois d’activité,
Quel traitement ?
Le remboursement de la subvention sera imputé sur le produit différé
à hauteur de 15 000 KF et comptabilisé en charge pour les 9 000 KF.
Contenue de l’IAS 20
Informations à fournir en annexe :
IAS 20 impose de fournir les mentions suivantes en annexe :
La méthode comptable adoptée, y compris les méthodes de présentation
dans les états financiers,
La nature et l’étendue des subventions comptabilisées dans les états
financiers,
Une indication des autres formes d’aides publiques dont l’entreprise a
directement bénéficié,
Les conditions non remplies et toute autre éventualité relative à l’aide
publique qui a été comptabilisée.
QCM
1. Les subventions publiques ne peuvent être comptabilisées en capitaux
propres que si elles sont destinées à financer des actifs éligibles, dont la
phase de réalisation est longue.
Faux : Quelle que soit la destination de la subvention et quelle que soit la
nature de l’actif qu’elle finance, une subvention n’est jamais créditée en
capitaux propres selon la norme IAS 20, et doit faire l’objet d’une
comptabilisation en résultat.
2. Quand elle devient remboursable, une subvention publique doit être
comptabilisée en tant que changement de méthode comptable.
Faux : Quand elle devient remboursable, une subvention publique doit être
comptabilisée en tant que changement d’estimation comptable, et non
de méthode comptable.
QCM
1. Selon IAS 20, le remboursement d’une subvention liée au résultat doit
être imputé comme suit :
- D’abord sur les produits différés non amortis, puis en charges.
- Sur les produits différés uniquement.
- En augmentation de la valeur comptable de l’actif.
2. Toutes les subventions publiques donnent lieu à un flux entrant de
trésorerie.
Faux
MODULE II : OPERATIONS EN MONNAIE ETRANGERE
(IAS 21)
(IAS 16 / IAS 36 / IAS 20 / IAS 21 /
IAS 33 / IAS 40 / IAS 41 / IFRS 16)
Champ d’application
Terminologie
Faire la différence entre :
Monnaie locale : La monnaie locale est la monnaie dans
laquelle l’entité tient sa comptabilité.
Monnaie fonctionnelle : La monnaie fonctionnelle est la
monnaie de l’environnement économique principal dans
lequel opère l’entité. L’environnement économique principal
dans lequel une entité fonctionne est normalement celui
dans lequel elle génère et dépense principalement sa
trésorerie.
Terminologie
Faire la différence entre :
Monnaie de Présentation : La monnaie de présentation est la
monnaie retenue pour la présentation des états financiers.
Eléments monétaires : droit de recevoir (ou une obligation de
livrer) un nombre déterminé ou déterminable d’unités
monétaires. Exemples; créances, dettes, trésorerie
Eléments non monétaires : absence de tout droit de recevoir
(ou de toute obligation de livrer) un nombre fixe ou
déterminable d’unités. Exemples : immobilisations ,stocks
Comptabilisation des transactions
I. Principes de comptabilisation de l’IAS 21
Les différences sont enregistrées en produits ou en charges
de l’exercice au cours duquel elles sont survenues.
« lorsque l’opération est réglée lors d’un exercice ultérieur, la
différence de change constatée lors de chaque exercice
jusqu’à celui au cours duquel a lieu le règlement, est
déterminée en tenant compte du changement intervenu
dans les taux de change lors de chaque exercice.
Les pertes et gains de change latents sont donc comptabilisés en
résultat de l’exercice au cours duquel ils surviennent »
I. Principes de comptabilisation de l’IAS 21
L’approche du Système Comptable OHADA est différente
de celle des normes internationales. En effet, le
Système Comptable OHADA préconise la
comptabilisation des différences de change en écart de
conversion à la clôture de l’exercice et non en compte
de produit ou de charge.
I. Principes de comptabilisation de l’IAS 21
Cas d’application
Le 15/11/N, une entreprise a acquis des marchandises aux
Etats-Unis pour un montant de 100 000 $ payables dans 3
mois. Elle n’a procédé à aucune opération de couverture de
change.
Le cours de $ a évolué comme suit :
15/11/N : 1$= 655
31/12/N : 1$= 590
15/2/N+1(date de paiement de la facture) : 1$= 557
I. Principes de comptabilisation de l’IAS 21
TAF
Sachant que l’entreprise clôt ses comptes au
31//N, comptabiliser selon le SYSCOHADA et les
normes IFRS les écritures qui vous semblent
nécessaires au 31/12/N et au 15/2/N+1.
I. Principes de comptabilisation de l’IAS 21
SOLUTION
Ecriture selon le système comptable OHADA
15/11/N DEBIT CREDIT
6012 Achat de marchandises Etats -Unis 65 500 000
(655 x 100 000)
401 Fournisseurs 65 500
000
31/12/N
401 Fournisseur (100Mx(655-590)) 6 500 000
479 Ecart de conversion 6 500 000
passif
I. Principes de comptabilisation de l’IAS 21
SOLUTION
Ecriture selon le système comptable OHADA
01/01/N+1 DEBIT CREDIT
479 Ecart de conversion passif 6 500 000
401 Fournisseur 6 500 000
15/02/N+1
401 Fournisseur 65 500 000
5… Trésorerie 55 700 000
776 Gain de change 9 800 000
(100Mx(655-557))
I. Principes de comptabilisation de l’IAS 21
SOLUTION
Ecriture selon les IFRS
31/12/N DEBIT CREDIT
401 Fournisseur 6 500 000
7*** Gain de change 6 500 000
(590-655) x 100 000
15/02/N+1
401 Fournisseur (590 x 100 000) 59 000 000
7*** Gain de change 3 300 000
(557-59) x 100 000
5*** Banque (557 x 100 55 700 000
000)
I. Principes de comptabilisation de l’IAS 21
Remarque
L’impact sur le résultat est le même :
9 800 000 = 6 500 000 + 3 300 000
Les normes IFRS impose un étalement du
gain sur la durée du contrat alors que le
système comptable OHADA diffère le
gain au terme du contrat.
QCM
1. Selon IAS 21, qu’appelle-t-on « monnaie fonctionnelle » (ou monnaie de
fonctionnement) ?
- La monnaie dans laquelle les états financiers sont présentés.
- La monnaie de l’environnement économique principal dans lequel l’entité
opère.
- La monnaie appliquée aux éléments dits monétaires du bilan (état de
situation financière).
2. Selon IAS 21, qu’appelle-t-on « monnaie de présentation » ?
- La monnaie dans laquelle les états financiers sont présentés.
- La monnaie de l’environnement économique principal dans lequel l’entité
opère.
- La monnaie appliquée aux éléments dits monétaires du bilan.
QCM
3. Est-il possible, selon IAS 21, pour une entité d’utiliser une monnaie de
présentation différente de sa monnaie fonctionnelle pour établir ses
états financiers ?
- Non
- Oui, en utilisant le taux applicable à la clôture de l’exercice.
- Oui
4. Selon la norme IAS 21, les pertes de change latentes sont
comptabilisées en résultat.
OUI
QCM
4. La norme IAS 21 relative aux effets des variations des cours des
monnaies étrangères s’applique à la comptabilité de couverture d’éléments
en monnaie étrangère.
Faux : La norme s’applique à la conversion du résultat et de la situation
financière des activités à l’étranger, et à la comptabilisation des
transactions et soldes en monnaie étrangère, exception faite des
instruments dérivés de monnaies étrangères et des instruments de
couverture (application d’IFRS 9).
MODULE II : RESULTAT DE (BASE) PAR ACTION
(IAS 33)
(IAS 16 / IAS 36 / IAS 20 / IAS 21 /
IAS 33 / IAS 40 / IAS 41 / IFRS 16)
I.Objectif et principe de l’IAS 33
Un chiffre clé pour l’appréciation de la performance
d’une entreprise en générale ou l’évaluation de ses
actions en particulier est le résultat par action
(earnings per share : EPS)
L’objectif de la norme IAS 33 est de prescrire les
principes de détermination et de présentation du
résultat par action afin d’améliorer les comparaisons
de la performance entre différentes entreprises pour
une période donnée, ou pour une même entreprise
entre périodes de reporting différentes.
Champ d’application
La norme IAS 33 s’applique aux entreprises dont les actions
ordinaires* ou les actions ordinaires potentielles* sont cotées
ou en voie de l’être sur des marchés organisés.
Les entreprises non cotées mais qui présentent un résultat
par action doivent appliquer la totalité des dispositions de la
norme IAS 33
Traitement comptable
Une entité doit déterminer deux types de résultat par action :
- le résultat de base par action ;
- le résultat dilué par action.
Le résultat de base par action permet de fournir une mesure
de la quote-part de chaque action ordinaire d’une entité mère
dans la performance de l’entité au cours de la période.
Elle distingue le cas échéant :
- le résultat des activités poursuivies ;
- le résultat des activités abandonnées.
Traitement comptable
Une entité doit déterminer deux types de résultat par action :
- le résultat de base par action ;
- le résultat dilué par action.
Les modalités de calcul du résultat par action : le résultat
de base par action doit être calculé en divisant le résultat
net de l’exercice attribuable aux actionnaires ordinaires par
le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en
circulation au cours de l’exercice.
I.Objectif et principe de l’IAS 33
Résultat de l’exercice attribuable aux
actionnaires ordinaires
Résultat
de base
par action
Nombre d’actions ordinaires en
circulation au cours de l’exercice
I. Objectif et principe de l’IAS 33
Résultat de l’exercice attribuable aux
actionnaires ordinaires + Intérêts ou
dividendes constatés pour des actions
potentielles dilutives
Résultat
dilué
par action Nombre d’actions ordinaires en
circulation au cours de l’exercice +
Nombre moyen d’actions émises lors de
la conversion en actions ordinaires de
toutes les actions potentielles dilutives
I. Traitement comptable de l’IAS 33
Cas d’application
Les données financières de la filiale sont les
suivantes :
Bénéfice net attribuable aux porteurs d’actions 2 852
ordinaires de l’entité mère
Actions ordinaires en circulation 2 000
Obligations convertibles 200
Chaque bloc de 10 obligations est convertible en 2
actions ordinaires.
Charge d’intérêt de l’exercice au titre de la 30
composante dette de l’obligation convertible
Impôt courant et différé afférent à la charge d’intérêt 10
I. Traitement comptable de l’IAS 33
TAF
1. Déterminer le résultat de base par action
2. Calculer le résultat dilué par action
I. Traitement comptable de l’IAS 33
SOLUTION :
1. Déterminer le résultat de base par action
Bénéfice net attribuable aux
porteurs d’actions ordinaires de
Résultat de base par action = l’entité
Actions ordinaires en circulation
2 852
Résultat de base par action =
2 000
Résultat de base par action = 1,43
I. Traitement comptable de l’IAS 33
SOLUTION :
2. Calculer le résultat dilué par action
Prise en compte de l’effet net d’impôt des intérêts au titre des
obligations convertibles : 2 852 + 30 – 10 = 2 872
Détermination du nombre d’actions ordinaires à prendre en
compte dans le calcul du résultat dilué : 2 000 + ((200/10) x 2)=
2 040
Détermination du résultat dilué par action : 2 872/ 2 040 = 1,40
I. Traitement comptable de l’IAS 33
Application 2 :
TAF : Déterminez le résultat de base par action.
I. Traitement comptable de l’IAS 33
SOLUTION :
TAF : Déterminez le résultat de base par action.
I. Traitement comptable de l’IAS 33
Application 2 :
Le calcul est basé ici sur le nombre de mois pendant lesquels les actions sont en
circulation et non pas le nombre de jours. Cette approximation est permise par la
norme IAS 33.
1re possibilité : calcul à partir des actions en circulation
(2 550 × 7/12) + (3 750 × 2,5/12) + (3 400 × 2,5/12) = 2 977
2e possibilité : calcul à partir des actions émises et des actions propres
(3 000 × 12/12) + (1 200 × 5/12) – (450 × 12/12) – (350 × 2,5/12) = 2 977
MODULE II : IMMEUBLE DE PLACEMENT
(IAS 40)
(IAS 16 / IAS 36 / IAS 20 / IAS 21 /
IAS 33 / IAS 40 / IAS 41 / IFRS 16)