Introduction
Ce guide aborde les mesures techniques de prévention
tout au long des phases de chantier
Il traite des risques « courants » auxquels sont exposés
les intervenants pendant la réalisation de leurs tâches
métier.
Pour les risques particuliers tels que le risque amiante,
le risque plomb, le risque silice, le risque électrique en
cas de travaux à proximité d’un réseau électrique
aérien, etc., il convient, en complément, de se référer à
la documentation spécifique du sujet pour déterminer
les procédures à suivre, adapter et compléter les
mesures de prévention.
A-Réalisation des travaux
La première étape d’un chantier pour s’assurer de sa
réalisation dans les meilleures conditions techniques,
organisationnelles et de prévention des risques
professionnels est l’étape de préparation qui démarre
dès l’établissement du devis/de l’offre, puis se poursuit
jusqu’au démarrage des travaux.
Lorsque les travaux vont démarrer et pour tout type
d’intervention en toiture terrasse, les conditions
météorologiques prévues sur la journée sont à vérifier
avant de se déplacer, ou en arrivant, sur le chantier.
Cette vérification de dernière minute vient compléter la
préparation préalable du chantier et permet de
déterminer si celui-ci peut être démarré en sécurité du
point de vue des conditions météorologiques.
Les opérateurs intervenant sur des chantiers
d’étanchéité sont, lors de chaque phase, soumis à des
risques.
Le présent chapitre propose tout d’abord une liste de
situations de travail courantes sur les chantiers
d’étanchéité et identifie les principaux risques associés
(§ A.1).
Puis, pour les risques identifiés, il présente les solutions
de prévention de type organisationnel, technique ou
liées à la formation des intervenants du chantier.
Il s’attache à :
- décrire les dispositions d’organisation à prévoir pour la
réalisation
des travaux,
- préciser les moyens de protection collective,
équipements de travail associés et les équipements de
protection individuelle adaptés.
Il traite également des critères de choix et d’entretien
des outillages nécessaires aux travaux.
Il renvoie aux chapitres suivants pour les critères de
choix et d’entretien des moyens de protection
collective, équipements d’approvisionnement et de
travail et équipements de protection individuelle.
A.1- LISTES DES SITUATIONS DE TRAVAIL COURANTES
ET RISQUES ASSOCIÉS
En fonction des tâches réalisées, les opérateurs
peuvent être exposés à différents risques, répertoriés
pour les principaux dans le tableau suivant. Chaque
situation n’engendrera pas systématiquement
l’exposition à tous les risques mentionnés pour cette
situation :
Les opérateurs sont également exposés à d’autres
risques comme les risques d’écrasement par retombée
de la charge lors des phases d’approvisionnement et les
risques routiers
A.2 RISQUES DE CHUTES DE HAUTEUR
En phase de préparation et/ou d’exécution, les
intervenants du chantier sont exposés aux risques de
chute de hauteur, nécessitant la mise en œuvre de
mesures de protection collective :
• en périphérie du bâtiment pour tous types de
chantiers,
• à l’intérieur de l’emprise du bâtiment lors de travaux
incluant la pose des supports d’étanchéité,
• aux abords des ouvertures de type trémies de
lanterneaux, de ventilation, etc.
A.2.1 Délimitation et protection de l’ouvrage
Vis-à-vis du domaine public, le chantier est délimité et
son accès est interdit à toute personne autre que les
intervenants pour les travaux. Afin de garantir la
sécurité des salariés de l’entreprise et réduire
notamment les risques de chute de hauteur, l’accès à la
zone de travaux d’étanchéité est limité au personnel de
l’entreprise réalisant ces travaux.
La sécurisation des zones de travail vis-à-vis des chutes
de hauteur est réalisée par des opérateurs eux-mêmes
protégés pour ce risque :
A.2.2 Périphérie des toitures terrasses
Lorsque la hauteur de l’acrotère en périphérie de
toiture terrasse n’est pas suffisante pour constituer une
protection contre les chutes de hauteur, ou que le
bâtiment est dépourvu de garde-corps permanents, il
est conseillé de proposer au maître d’ouvrage
l’installation de protections périphériques permanentes.
Elles permettront la réalisation des travaux et des
interventions ultérieures sur l’ouvrage en toute
sécurité.
Si l’installation de dispositifs permanents ne peut être
retenue, des protections périphériques de type garde-
corps provisoires doivent être installées au niveau du
plan de travail et des aires de circulation
Les garde-corps provisoires, y compris ceux comportant
des filets, doivent être conçus pour être conservés et
permettre la réalisation des relevés d’étanchéité à la
périphérie.
A.2.3 Protection des zones de réception des
matériaux
La réception des matériaux en toiture terrasse
Se fait sans dépose de la protection périphérique et
l’appareil de levage doit permettre de lever la charge
au-dessus du garde-corps pour ensuite la déposer sur la
toiture. La recette et l’appareil de levage doit être
conçu pour permettre aux opérateurs d’exécuter les
manœuvres sans se pencher au-dessus du vide.
Dans l’impossibilité de respecter ces conditions
d’usage, les opérateurs préposés à la réception des
matériaux sont équipés d’un équipement de protection
individuelle contre les chutes.
A.2.4 Protection des ouvertures
La protection des ouvertures est essentielle pour la
sécurité des opérateurs.
Dans le cas des toitures béton, elle fait partie, comme
les protections périphériques, de l’étape de sécurisation
du chantier avant son démarrage.
Équiper ou faire équiper les trémies d’une protection
temporaire en début de chantier, fixée, jusqu’à son
remplacement par l’équipement définitif. Les différents
types de protection temporaire sont décrits au
paragraphe B.3.
Lorsque cela est possible, l’installation des structures
définitives (lanterneaux, trappes d’accès, exutoires de
fumées, machines, etc.) est à privilégier. Dans le cas
d’un équipement présent sur une trémie d’accès, des
consignes claires doivent être données pour qu’il soit
refermé après chaque utilisation.
Dans l’impossibilité de protéger certaines trémies, il y a
lieu d’en interdire l’accès en procédant comme pour les
chantiers réalisés par tronçons.
Pour les autres supports (acier, bois, …), la protection
des ouvertures est à effectuer avant dépose des filets
de sécurité en sous-face .
A.2.5 Protection en sous-face de toiture
terrasse
Le choix de filets de sécurité, comme moyen de
protection collective, n’est retenu que lorsqu’il est
techniquement impossible de mettre en oeuvre un
autre moyen de protection collective empêchant la
chute. Ils ont pour rôle de servir de surface de recueil
dans le cas de la chute d’un opérateur.
La pose ou la dépose des supports de toiture terrasse
(tôles d’acier nervurées, panneaux de particules,
panneaux de contreplaqué, etc.) sont les situations de
travaux les plus courantes pouvant nécessiter la mise
en oeuvre d’une protection de type filets de sécurité en
grandes nappes, sous la zone de travaux.
Installés en sous-face de toiture, ils doivent être
complétés par une protection collective périphérique à
l’ouvrage (cf. § A.2.2 et B.1).
Le choix du type de filets à installer est fait en fonction
des caractéristiques de la structure sur laquelle ils vont
être installés.
S’il est techniquement impossible de mettre en place
des filets de sécurité, les opérateurs doivent se
protéger en s’équipant d’un système d’arrêt de chute,
les points d’ancrage étant définis par l’encadrement
A.2.6 Opérations de métrés en toiture
terrasse
L’accès à la toiture se fait depuis l’intérieur du bâtiment
au moyen des équipements adaptés présents sur le
site, ou depuis l’extérieur du bâtiment, à partir d’une
échelle d’accès en bon état
Les éléments porteurs et non porteurs de la toiture sont
identifiés. Les éléments fragiles sont exclus des zones
de circulation pendant la réalisation des métrés.
Tout déplacement sur la toiture terrasse se fait en
faisant face aux acrotères ou aux trémies (lanterneaux,
verrières, …).
Depuis la toiture terrasse, les opérations de métrés sont
faites prioritairement au moyen d’équipements évitant
de s’approcher d’une zone à risque vis-à-vis des chutes
de hauteur (appareils de mesure sans contact, de type
laser par exemple).
Lorsqu’il est nécessaire de s’approcher d’une partie
d’ouvrage à risque pour en connaître l’état et la
composition, un système d’arrêt de chute doit être
utilisé. La personne équipée de son harnais doit être
compétente pour définir son point d’ancrage.
Si une intervention près du vide exige de se baisser,
celle-ci doit être réalisée à genoux plutôt qu’accroupi
(position instable).
A2.7 Accès aux postes de travail en hauteur
La toiture peut être accessible soit depuis l’intérieur du
bâtiment, soit depuis l’extérieur du bâtiment. Les
moyens d’accès sont déterminés en fonction des
caractéristiques du chantier et du bâtiment, et doivent
permettre des accès sécurisés à la zone de travaux,
pendant toute leur durée.
A2.8 Vérifications périodiques
Les moyens de protection mis en place en périphérie du
bâtiment, ainsi que sur les ouvertures ou en sous-face
du bâtiment font l’objet de vérifications de leur état et
de leur bonne installation pendant toute la durée du
chantier.
Tout défaut constaté (déformation, manque d’un
élément, filet déchiré, brûlé, défaut de fixation, …)
implique la remise en conformité immédiate de la
protection pour poursuivre les travaux.
Protections périphériques ou en sous-face par filets
de sécurité
Les filets font l’objet d’un contrôle visuel quotidien :
• contrôle de l’état : tout défaut constaté (déchirure,
coupure, abrasion, défaut de fixation…) implique un
arrêt temporaire du chantier pour procéder à la remise
en conformité de la protection.
• vérification de l’absence d’objet ayant chuté dans les
filets : tout opérateur constatant un objet tombé dans
les filets doit le signaler à son encadrement qui prend
les mesures nécessaires pour le récupérer avant la
poursuite des travaux.
Pour les chantiers d’une durée supérieure à une
semaine, un contrôle hebdomadaire de l’état de
conservation des filets est à réaliser, avec
enregistrement de ces contrôles.
A.3 RISQUES DE CHUTE DE PLAIN-PIED
Afin d’éviter les risques de chutes de plain-pied pour le
voisinage ou les éventuels occupants du bâtiment
faisant l’objet des travaux,
• une information préalable relative aux travaux à
effectuer est réalisée,
• pendant le chantier, les zones de circulation pour les
personnes extérieures au chantier sont balisées,
notamment lors d’intervention en milieu occupé.
Le personnel de chantier est également exposé aux
risques de chute de plain-pied.
Afin de limiter les risques, l’organisation du chantier
doit être telle que :
• son accès est limité au seul personnel de l’entreprise
réalisant les travaux,
• l’implantation des zones de stockage des matériaux,
matériels et déchets est clairement définie,
• les déplacements entre postes de travail et zones de
stockage sont limités au maximum.
Les postes de travail doivent être en permanence
maintenus en état de propreté par :
• une évacuation des déchets au fur et à mesure de
leur production, vers une zone dédiée, à distance de la
zone de pose, pour une évacuation ultérieure de la
toiture,
• ou un acheminement direct des déchets vers les
bennes de stockage non situées en toiture,
• un nettoyage a minima quotidien.
A.4 RISQUE DE BRÛLURES, INCENDIE / EXPLOSION
Le chantier est organisé en prévoyant l’implantation
des matériaux, des postes de travail pour respecter les
distances de sécurité lors des opérations à risques
(soudage ou collage au bitume chaud, découpes
générant des étincelles, ...) et pour laisser tous les
accès utilisables en cas d’urgence. Les accès ne doivent
jamais être encombrés.
La consigne comprenant les mesures pour prévenir et
éteindre les incendies est écrite et commentée au
personnel.
Puis elle lui est remise ou est affichée sur le chantier.
A.4.1 Stockage des matériaux et produits
Pour limiter les risques d’incendie, les matériaux et
produits sont stockés dans des zones tenant compte de
la configuration
de la toiture terrasse.
L’organisation du chantier se fait en définissant :
• la (ou les voies) d’évacuation du personnel et d’accès
des secours,
• les zones de stockage des produits et matériaux
(bitume, isolant, rouleaux de membrane d’étanchéité
bitumineuse, essence, vernis d’imprégnation, …), ainsi
que des bouteilles de gaz,
• les zones de stockage des déchets en prévoyant des
contenants appropriés afin d’éviter leur dispersion (big-
bags, bennes spécifiques, …),
• les zones de stockage ou les consignes particulières
de stockage des matériaux légers en cas d’avis de vent
fort ou de tempête (stockage de préférence hors toiture
terrasse),
• les distances d’éloignement entre chaque zone et
chaque poste de travail, qui sont propres à chaque
chantier.
Pour les petites terrasses, les quantités de matériaux
stockés en toiture sont à limiter au maximum.
A.4.2 Bouteilles de gaz
Les formats de bouteille sont principalement de 13 kg
et 35 kg, exprimés en kilogrammes de gaz dans la
bouteille pleine en usage, tout déplacement est réalisé
avec le robinet fermé. Il est obligatoire de maintenir les
bouteilles en position verticale et stable. Les bouteilles
de gaz vides sont évacuées de la toiture rapidement. Il
est interdit de recharger des bouteilles vides sur la
toiture
A.4.3 Appareils de soudage et de chauffe -
Raccordement et fonctionnement
Les appareils de soudage utilisés engendrent
l’exposition des opérateurs à des risques de brûlures ;
ce sont principalement les chalumeaux et les rampes.
Chalumeaux
Les chalumeaux sont des appareils aéro-flamme,
portatifs,individuels, fonctionnant à pression limitée par
des détendeurs de sécurité.
Rampes
Les rampes sont des appareils mobiles comprenant
plusieurs becs de chauffe montés sur un support muni
de deux roulettes et dont le fonctionnement et la
commande sont identiques à ceux du chalumeau.
Les souffleurs à air sont à privilégier pour le séchage.
Fondoirs
Les fondoirs, utilisés essentiellement pour réaliser du
collage et du surfaçage au bitume chaud, sont des
réservoirs de capacité de 50 à 250 litres, reposant sur
un berceau enveloppe.
Ils comportent une chambre de chauffe avec brûleurs
sur rampe de chauffe et fonctionnent à pression limitée.
Ils sont équipés d’une double paroi, avec isolation de la
cuve, d’un couvercle à large ouverture afin de faciliter
le remplissage, d’un robinet de soutirage intégré, d’un
thermomètre. Ils sont complétés d’un bac de rétention
de capacité une fois et demie celle du fondoir et
permettant de poser le récipient de soutirage lors de
son remplissage.
Appareils de soudure à air chaud manuels et
automates de soudure
Les appareils de soudure utilisés pour les membranes
d’étanchéité synthétiques sont généralement des
matériels manuels de soudage, électriques, produisant
l’air chaud nécessaire.
Pour des grandes surfaces, il existe également des
automates fonctionnant sur le même principe.
Ils permettent la réalisation d’assemblages de
recouvrements de membranes par thermosoudure.
Détendeur, tuyaux et raccords
réguler la pression de sortie du gaz à une valeur
déterminée (4 bars pour les travaux d’étanchéité).
Il est conseillé de sélectionner des détendeurs équipés
d’une valve d’excès de débit (ou valve de sécurité), qui
arrête l’écoulement du gaz en cas de rupture, de
coupure importante ou de débranchement du tuyau.
Certains détendeurs sont à pression variable.
Le détendeur doit être vissé sans excès, à l’aide d’une
clé adaptée.
Il doit être adapté à l’appareil à raccorder et choisi en
fonction des caractéristiques (débit) de l’appareil
desservi (1,5 à 4 bars).
Des tuyaux souples adaptés (notamment à la pression
de gaz) sont utilisés pour alimenter les chalumeaux à
partir de bouteilles de propane. Ils sont tenus éloignés
de toute flamme (chalumeau, rampe, fondoir). La
longueur maximale des tuyaux à utiliser est de 20
mètres, pour limiter la quantité de gaz accumulée dans
le tuyau.
Utilisation du chalumeau ou de la rampe
La notice d’instructions du fabricant du chalumeau ou
de la rampe doit être strictement respectée.
Le nombre de bouteille à chaque poste de travail est
limité à un, sauf en cas de couplage.
Avant la mise en service d’une bouteille et son
raccordement au chalumeau ou à la rampe, il est
nécessaire :
• d’enlever le capuchon protecteur et de s’assurer que
la bouteille ne présente aucune fuite,
• de s’assurer que le robinet d’alimentation du
chalumeau (de la rampe) est fermé et que le tuyau
souple (de couleur
orange) est bien raccordé au chalumeau (à la rampe) ,
• de s’assurer que le détendeur, approprié à l’appareil
est bien monté,
• de vérifier que les éléments du circuit sont en bon
état. Le robinet de la bouteille est ensuite ouvert et
l’étanchéité de l’installation est contrôlée.
L’utilisation d’une flamme est interdite pour vérifier les
fuites.
L’allumage des brûleurs peut ensuite être effectué,
après avoir vérifié qu’il n’y a pas de flamme ou de foyer
de combustion au voisinage immédiat de la bouteille.
Utilisation du fondoir
La notice d’instructions du fabricant du fondoir doit être
strictement respectée.
À chaque étape, les mêmes principes de prévention
sont à suivre que pour un chalumeau ou une rampe :
implantation des matériaux, matériels, installation du
circuit et utilisation d’un fondoir.
Le nombre d’extincteurs doit être adapté : deux
extincteurs positionnés à proximité de chaque fondoir. Il
est nécessaire de s’assurer qu’ils sont opérationnels.
Utiliser des extincteurs à poudre exclusivement ; ne
jamais utiliser d’extincteur à eau.
Utilisation d’un appareil de soudure à air chaud
manuel ou automate de soudure à air chaud
brancher l’appareil sur une installation électrique
adaptée, en utilisant des câbles appropriés ; ne pas
l’utiliser sous la pluie ,
• procéder à un essai de soudage conformément aux
instructions de soudage du fabricant de matériaux et
contrôler la soudure d’essai,
• ne jamais procéder à l’ouverture de l’appareil lorsque
celui-ci est sous tension. Le débrancher
avant,
• tenir éloignés l’appareil et les organes de soudage
(buses, plaques de soudage) des matériaux
inflammables et bouteilles de gaz, présents sur le
chantier,
• ne jamais toucher les buses et plaques de soudage ;
attendre le refroidissement complet de l’appareil. Ne
jamais orienter le jet d’air chaud vers une personne,
• transporter l’appareil dans sa mallette dotée d’une
poignée et de roulettes ; le laisser refroidir avant de le
placer dans la mallette,
• en cas de dysfonctionnement de l’appareil, procéder à
son arrêt immédiat et le débrancher,
• pour toute interruption des travaux, mettre le
chauffage hors circuit, procéder à l’extinction de
l’appareil et le débrancher.
Formations et protections individuelles
Les opérateurs doivent être informés, sensibilisés,
formés aux risques de brûlures, incendie, explosion. Les
équipements de protection individuelle nécessaires
pour les opérations de soudage devront être adaptés
selon le type de travaux : gants, chaussures de
sécurité, dans tous les cas et protections auditives
selon le niveau de bruit généré.
A.4.4 Entretien des matériels
Les matériels (chalumeaux, rampes, fondoirs, appareils
ou automates de soudure, …) doivent faire l’objet d’un
entretien régulier, consigné afin de pouvoir en réaliser
le suivi. La fréquence d’entretien est adaptée en
fonction de la fréquence d’utilisation. Les notices des
fabricants doivent être strictement respectées en la
matière. Toute défectuosité détectée sur un matériel
doit être immédiatement signalée et celui-ci retiré du
circuit d’utilisation pour réparation ou remplacement.
A.4.5 Autres produits inflammables (vernis
d’imprégnation, produits de systèmes d’étanchéité
liquide, solvants, nettoyants, colles, …)
La mise en oeuvre de produits inflammables présente
des risques. Il est nécessaire de consulter les données
d’étiquetage
des produits utilisés ainsi que les Fiches de Données de
Sécurité (FDS). Ces dernières sont à tenir à disposition
sur les chantiers. Le point éclair des produits renseigne
sur la température la
plus basse à laquelle ils émettent suffisamment de
vapeurs pour former, avec l’air ambiant, un mélange
gazeux susceptible
de s’enflammer sous l’effet d’une source de chaleur
telle qu’une flamme. Plus le point éclair est bas, plus les
risques d’inflammabilité sont importants. Pour des
applications en extérieur, des précautions particulières
sont à prendre et notamment l’éloignement de toute
flamme nue.
En atmosphère confinée, les risques d’incendie et
d’explosion sont accentués. Une étude particulière est à
réaliser afin de définir les dispositions adaptées en
matière de choix du matériel utilisable dans de telles
atmosphères, de ventilation des locaux et
d’équipements de protection individuelle
A.4.6 Conduite à tenir en cas de départ de
feu
En cas de départ de feu (feu de propane ou autres
matériaux), et si celui-ci ne peut être contenu très
rapidement, les
consignes d’évacuation doivent être respectées et les
services de secours doivent être sollicités sans délai (cf.
§ E.4).
Une bouteille de gaz propane présente un risque
d’explosion si elle est en contact avec une flamme ou
une très forte élévation de température. Debout, elle
peut « brûler au robinet » sans dommage si la flamme
ne vient pas « lécher » la bouteille. Il ne faut jamais
coucher la bouteille car du propane liquide pourrait
s’écouler, entraîner sa surchauffe et son éclatement.
Fuite de gaz enflammé à la sortie de la bouteille Si le
robinet n’a pas été endommagé, le fermer :
• après avoir éteint la flamme au moyen d’un
extincteur à
poudre,
• en se protégeant les mains à l’aide de linges mouillés
et/ou de gants appropriés (cuir par exemple). S’il est
endommagé, ne pas chercher à éteindre le feu.
Fuite de gaz enflammé sur les autres éléments
Fermer le robinet de la bouteille avant toute
intervention pour éteindre le feu.
Autres produits inflammables (vernis d’imprégnation,
produits de systèmes d’étanchéité liquide, solvants,
nettoyants, …)Consulter les fiches de données sécurité.
A.5 RISQUES LIÉS AUX MANUTENTIONS
MANUELLES
Le choix des équipements d’approvisionnement du
chantier doit tenir compte des mêmes paramètres, liés
au chantier, que le choix des équipements de
protection contre les chutes de hauteur (cf. § A.2.1). Il
doit également permettre :
• si possible un déchargement mécanisé des palettes
de constituants avec acheminement directement en
toiture : grue, grue auxiliaire sur camion, …
• sinon, un approvisionnement en toiture avec des
équipements mécanisés adaptés : grue sur potence de
toiture terrasse, monte-matériaux, …
Organiser la répartition mécanisée des matériaux par
zone de travail au moment des livraisons de façon à
limiter ainsi les reprises et manutentions lors de la mise
en œuvre.
Une livraison des matériaux support de toiture terrasse
avant sécurisation du chantier par la pose des filets de
sécurité peut permettre de réaliser la répartition des
supports de toiture terrasse par le dessous au moyen
de plateformes élévatrices mobiles de personnes.
En toiture, il est nécessaire de prévoir des équipements
d’aide à la manutention et de privilégier la manutention
de charges lourdes à deux, lorsqu’aucun équipement
adapté n’est disponible.
Un casque, des gants et des chaussures de sécurité
seront notamment nécessaires pour les opérations de
déchargement et manutentions manuelles.
A.6 RISQUES LIÉS À L’EMPLOI D’OUTILLAGES
MANUELS OU ÉLECTROPORTATIFS
A.6.1 Généralités
Les travaux d’étanchéité nécessitent d’utiliser des outils
manuels ou électriques qu’il est indispensable de
maintenir en bon état pour limiter les risques liés à leur
utilisation :
• l’entretien de chaque matériel est à réaliser en
conformité avec la notice du fabricant,
• les consommables (lames, disques, mèches, …) sont à
remplacer régulièrement en respectant les
préconisations du fabricant, pour limiter les risques de
casse, les vibrations, etc…
• un enregistrement de ces opérations d’entretien et de
remplacement permet leur suivi régulier.
Tout défaut de fonctionnement constaté entraîne l’arrêt
de l’utilisation de l’appareil et sa réparation ou, le cas
échéant, son renvoi au constructeur.
Certains appareils peuvent nécessiter une révision par
le constructeur à une périodicité dépendante de sa
fréquence d’utilisation ; ces opérations sont également
à enregistrer.
A.6.2 Risques de
projections/rejets/blocage/effet rebond
Les opérations de clouage, découpe, meulage,
tronçonnage,
perçage, vissage, couturage, … peuvent provoquer des
projections et rejets de débris, particules, éléments
cassés.
Les opérations de découpe, meulage, tronçonnage,
peuvent également occasionner un blocage de l’outil,
créant une forte
secousse pour l’opérateur pouvant entraîner l’éjection
de la machine (effet rebond) et le contraindre à la
lâcher.
Tout outil de découpe ou de fixation ne doit être utilisé
que par du personnel formé à son utilisation, qui a pris
connaissance de sa notice d’utilisation et la respecte
strictement.
Les notices d’utilisation sont à tenir à disposition des
opérateurs sur le chantier.
Ces outils présentent généralement des sécurités et
protections (capots) qui ne doivent jamais être
débrayées, démontées, forcées, supprimées.
Privilégier les appareils de découpe, meulage,
tronçonnage, comportant des sécurités intégrées
assurant notamment l’arrêt automatique de l’outil en
cas de chute accidentelle, le freinage de la lame avec
son immobilisation rapide lors de l’arrêt et réduisant le
risque de recul en cas de blocage.
Les consommables et accessoires utilisés sont toujours
compatibles avec l’outil.
Pour les meuleuses, tronçonneuses, le type de disque
est à adapter au matériau à découper pour limiter les
risques de casse de celui-ci. L’élément à découper doit
être fixé pour éviter qu’il ne se dérobe sous l’effet de la
machine.
Pour les outils de fixation (cloueurs, visseuses), les
clous et vis doivent être adaptés au support auquel ils
sont destinés.
Pour les cloueurs à poudre, le choix des cartouches est
essentiel pour garantir une fixation correcte.
Sélectionner la cartouche appropriée ainsi que le
réglage de puissance selon les recommandations du
fabricant.
Pour la réalisation des opérations de clouage, découpe,
meulage, tronçonnage, perçage, vissage, couturage, …
prendre les précautions suivantes :
• vérifier le bon état de l’appareil et ses accessoires
avant chaque utilisation,
• travailler dans une position garantissant la stabilité et
un effort aisé (travail à hauteur d’épaule, position
stable, etc.) et organiser son poste de travail pour
éviter la circulation d’autres personnes à proximité,
• lors de découpes, éviter de redémarrer avec le disque
dans le matériau ; laisser atteindre sa pleine vitesse au
disque avant de le replacer dans la coupe,
• ne pas se positionner dans l’axe des projections
potentielles,
• ne pas forcer sur la machine,
avant d’implanter des clous au cloueur à poudre,
toujours vérifier que personne ne se trouve derrière ou
en dessous de l’endroit d’intervention ; ne jamais
laisser charger un cloueur lorsqu’il n’est pas utilisé ;
retirer la bande chargeur de cartouche avant de le
nettoyer, de l’entretenir, de le réviser ; Ranger
systématiquement les outils lorsqu’ils ne sont pas en
usage.
Des gants, des lunettes avec protections latérales, des
chaussures de sécurité, des protecteurs auditifs contre
le bruit seront notamment nécessaires pour les
opérations réalisées avec ces types d’outils.
A.6.3 Risque électrique
Canalisations - Câbles d’alimentation,
enrouleurs, etc.
Le bon état de l’isolant des câbles et des rallonges est
indispensable ; il est à vérifier quotidiennement.
Appareils semi-fixes (grues, monte-matériaux,
compresseurs, scie à eau sur table, etc.).
S’assurer du maintien de la ventilation naturelle des
moteurs et autres organes.
Outils portatifs (aspirateurs à eau, tronçonneuses,
disqueuses visseuses, malaxeurs, etc.)
Le bon état de l’isolant des câbles des outils portatifs
est à vérifier quotidiennement.
Lorsque cela est possible, privilégier l’emploi d’outils
portatifs sur batterie.
L’utilisation des outils portatifs « standard » sous la
pluie, filaire ou sur batterie, est à proscrire. En aucun
cas, les câbles électriques ne doivent être positionnés
dans l’eau.
Pour des environnements particuliers, les outils
portatifs utilisés sont à adapter : humidité, zone ATEX
(atmosphère explosive), …
A.6.4 Risques liés au bruit
Les tâches réalisées dans le cadre de travaux
d’étanchéité, telles que les découpes à la meuleuse et à
la tronçonneuse, le
clouage, le vissage, le couturage, le soudage au
chalumeau, …, exposent les opérateurs à des niveaux
de bruit pouvant dépasser les seuils réglementaires,
aussi bien pour l’exposition moyenne quotidienne (VLEP
sur 8 h), que pour l’exposition
instantanée aux bruits très courts (niveaux de crêtes).
Les tâches concomitantes des autres corps d’état sont
également des sources d’exposition.
Les actions de prévention à mettre en oeuvre, pour
respecter les seuils réglementaires, dépendent des
niveaux de bruit
émis :
• 80 dB(A) en exposition moyenne / 135 dB(C) en
niveau de crête : en cas de dépassement de ces valeurs
d’exposition
inférieures, une information, sensibilisation, formation
des opérateurs et la fourniture d’équipements de
protection
individuelle contre le bruit (PICB) doivent a minima être
réalisées,
• 85 dB(A) en exposition moyenne / 137 dB(C) en
niveau de crête : en cas de dépassement de ces valeurs
d’exposition
supérieures, un programme de mesures de réduction
de l’exposition au bruit doit être mis en oeuvre, les
tâches bruyantes doivent être signalées et le contrôle
de l’utilisation effective des PICB doit être réalisé,
• 87 dB(A) en exposition moyenne / 140 dB(C) en
niveau de crête : le dépassement de ces valeurs limites
d’exposition
(VLE) implique des mesures immédiates de réduction
du bruit, avec l’identification des causes de l’exposition
excessive et l’adaptation des mesures de prévention.
Des mesures de prévention s’imposent tant
organisationnelles
que techniques :
• le choix des outils électroportatifs (meuleuse, cloueur,
visseuse, scie circulaire, chalumeau…) est orienté pour
limiter les risques : opter pour des outils dont le niveau
de bruit émis (niveau de pression acoustique en dB(A))
est le
plus faible possible ;
• des protections individuelles contre le bruit, adaptées,
doivent être mises à disposition des opérateurs exposés
; il
convient également de s’assurer qu’ils les portent
pendant les phases de travail bruyantes. Les opérateurs
doivent être informés, sensibilisés, formés aux risques
liés au bruit.
A.6.5 Risques liés aux vibrations
Des tâches réalisées dans le cadre de travaux
d’étanchéité
(découpe, clouage, vissage, …) exposent les opérateurs
à des
vibrations notamment transmises aux membres
supérieurs.
Des seuils d’exposition réglementaires sont à
respecter :
• valeur d’exposition journalière (rapportée à une
période de référence de 8 heures), au-delà de laquelle
l’employeur doit
déclencher des actions de prévention : 2,5 m/s2 (valeur
de l’accélération pondérée en m/s2).
• valeur limite d’exposition au-delà de laquelle
l’employeur doit prendre des mesures techniques ou
organisationnelles
visant à réduire au maximum l’exposition : 5 m/s2. Pour
réduire l’exposition aux risques de vibrations, il
convient :
• d’identifier les tâches concernées : il s’agit
notamment des opérations de démolition,
de percements, de clouage, de sciage, de vissage… Les
valeurs vibratoires des outils utilisés sont déclarées par
le fabricant dans sa notice technique.
• de choisir les outils (tronçonneuse, meuleuse, cloueur,
visseuse, perceuse,
burineur, …) avec une émission vibratoire la plus faible
possible, ou comportant des dispositifs anti-vibratiles
réduisant
la transmission des vibrations à la main et au bras
(poignée antivibratile, système amortisseur incorporé,
plot élastomère…).
Consulter la documentation du fabricant (notice
d’instructions, documentation technique) précisant le
niveau vibratoire
(valeur de l’accélération pondérée en m/s2).
Tenir également compte du poids de l’outil lors de son
achat, en privilégiant l’outil le plus léger.
• d’entretenir les machines et contrôler les systèmes
antivibratiles régulièrement ; les remplacer lorsque
c’est nécessaire.
• de limiter la durée d’exposition aux vibrations, par
exemple en prévoyant des rotations de postes, des
temps de récupération, l’alternance de tâches
exposantes et non exposantes.
• de sensibiliser les opérateurs aux risques liés aux
vibrations. Selon l’évaluation des risques réalisée, il
peut être nécessaire
de porter des équipements de protection individuelle
(gants) contre les vibrations.
A.7 RISQUES CHIMIQUES
A.7.1 Risques liés à l’application de produits
L’application de produits de type vernis d’imprégnation,
constituants de systèmes d’étanchéité liquide ou
l’emploi de solvants, nettoyants, colles, … peut
exposer, par contacts, projections, inhalation de
vapeurs émises, les opérateurs à des risques
dépendant des produits manipulés.
Il est indispensable de réaliser l’évaluation du risque
chimique avant de choisir un système ou produit à
mettre en œuvre. Privilégier les produits les moins
dangereux et selon l’évolution de la technique,
substituer les produits utilisés par des références de
produits moins dangereux.
dans tous les cas, il est important de se protéger le
corps par un vêtement de travail couvrant les bras et
les jambes, associé aux EPI adaptés selon le produit et
les mentions de sa FDS : gants, appareil de protection
respiratoire avec filtres, bottes, lunettes avec protection
latérale. Certaines situations de travaux salissants,
avec application de résine par exemple, peuvent
nécessiter le port d’une combinaison jetable.
A.7.2 Risques liés à l’émission de poussières
et fibres
Certaines tâches émissives exposent les opérateurs aux
poussières et /ou aux fibres.
Identifier ces tâches : elles correspondent
principalement à la démolition de protection lourde, aux
découpes et
percements de béton, aux découpes d’isolants fibrés ;
• Limiter le nombre d’opérateurs présents dans la zone
lors de la réalisation de ces
tâches ;
• Privilégier les outils dotés d’un système d’aspiration à
la source, ou permettant d’en rapporter un ou de
réaliser la tâche émissive à l’humide lorsque c’est
possible (arrosage/vaporisation/ humidification lors des
opérations de sciage, tronçonnage de béton,
déplacement de gravillons…) ;
• Dans tous les cas, il convient de se protéger le corps
par un vêtement de travail couvrant les bras et les
jambes et
de le compléter par les EPI adaptés à la situation :
gants, appareil de protection respiratoire, lunettes avec
protection
latérale.
A.8 AUTRES RISQUES
A.8.1 Risques d’écrasement et de retombée de la
charge
Durant des opérations d’approvisionnement et
particulièrement lors de phases de levage de charges,
• l’opérateur qui pilote l’engin de levage doit être formé
à son utilisation et le cas échéant, être en possession
d’une
autorisation de conduite
• un opérateur doit être positionné au niveau du sol et
un autre situé au niveau de la zone de réception en
toiture,
• au sol, la zone située sous la charge est à baliser et
son accès interdit,
• l’opérateur situé au sol ne doit en aucun cas se
positionner sous la charge,
A.8.2 Risques de collision/heurts
et d’accès restreint aux seules personnes du chantier.
Les circulations des véhicules et engins du chantier sont
bien délimitées, repérées et distinctes des
cheminements des piétons.
Les opérateurs circulant à pied empruntent uniquement
les voies de circulation piétonne. En cas de nécessité de
circuler sur une voie de véhicules, ils marchent du côté
opposé au sens de circulation.
A.8.3 Risques pour l’environnement
Les travaux réalisés peuvent entraîner des nuisances
(bruit, poussières, émanations de vapeurs de
solvants…) et génèrent
la production de déchets.
Il est nécessaire de rester très vigilant pour limiter leurs
conséquences et :
• d’arrêter systématiquement les chalumeaux, moteurs,
machines ou engins lorsqu’ils ne sont pas en usage,
• de réaliser les opérations émissives de poussières
(sciage, ponçage, par exemple) avec des outils équipés
d’un système
d’aspiration à la source ou d’un système d’arrosage,
• de stocker les contenants des produits liquides dans
des bacs de rétention pour éviter, en cas de fuite, la
pollution du sol,
• de stocker les matériaux et déchets, en zone dédiée,
dans des conteneurs appropriés le cas échéant, pour
limiter les
risques de dispersion du fait du vent,
• de ramasser les déchets au fur et à mesure de leur
production, pour les placer dans les
conteneurs dédiés.
B.1 ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION
INDIVIDUELLE (EPI)
B.1.1 Casque
Le casque protège des risques de heurts et de chocs à la tête.
Le port du casque est nécessaire lors des travaux de montage de structures (échafaudage,
protections collectives de type
garde-corps, …) et lors des phases d’approvisionnement.
Sur certains chantiers, il est rendu obligatoire, quels que soient les travaux réalisés.
B.1.2 Gants
Ils protègent des risques de lésions de tous types aux mains et poignets : brûlures, coupures,
piqûres, …
Le port des gants est nécessaire lors des travaux de manutention, des travaux exposant à la
chaleur et aux
produits chimiques.
Les principaux critères de choix sont leurs performances et notamment leur
• résistance mécanique : à l’abrasion, au tranchage, à la déchirure, à la perforation, à la coupure,
aux chocs,
• protection contre la chaleur et/ou le feu : résistance au feu et à la chaleur de contact, …
(utilisation de
fondoir, de chalumeau, soudage de matériaux, de membrane, échauffement du métal des tôles
d’acier
manutentionnées, tronçonnage, meulage, …),
• résistance aux produits chimiques : vernis d’imprégnation, constituants de systèmes d’étanchéité
liquide, nettoyants, solvants, colles et résines…
B.1.3 Lunettes ou masques de protection
Les lunettes ou masques de protection protègent de toute lésion oculaire par projection de
poussières,
d’éclats, de produits, …
Ce type d’équipement de protection est à porter pour les travaux de tronçonnage, meulage,
scellement au pistolet,
burinage, découpes d’isolants fibrés, manipulations de produits chimiques, …
B.1.4 Chaussures de sécurité
Les chaussures de sécurité sont à porter pour toutes situations de travail.
Elles comportent un marquage, précisant notamment leurs performances.
Pour les travaux des métiers de l’étanchéité, les chaussures adaptées sont marquées S
(écrasement), P (perforation semelle), SRC (antiglisse) et sont à tige haute rigide (pour protéger
des entorses et foulures).
B.1.5 Protections auditives
Des moyens de protection contre le bruit sont obligatoires pour toute exposition au bruit à partir de
80 dB
(seuil réglementaire).
Les Protecteurs Individuels Contre le Bruit (PICB) sont à porter pendant les travaux de soudage au
chalumeau, tronçonnage, meulage, clouage, vissage, couturage, travaux de démolition au marteau-
piqueur, lors des manipulations de tôles , ..., et pendant toute la durée d’exposition au bruit :
• par l’opérateur réalisant la tâche bruyante,
• et par les opérateurs présents à proximité, également exposés au bruit.
B.1.6 Appareil de protection respiratoire
Il protège contre les risques d’inhalation de particules, de poussières, de fibres, d’aérosols, de
vapeurs et de gaz.
Son type (masque à usage unique ou demi-masque à cartouche(s) avec ou sans ventilation
assistée, …) est déterminé
en fonction de la nature des travaux et de l’évaluation des risques. Le type de cartouche(s) est
également à adapter aux
travaux.
B.1.7 Système d’arrêt de chute
ou de retenue
Selon la configuration de la zone de travaux, un système d’arrêt de chute ou de retenue est à
utiliser pour les travaux en hauteur en l’absence de moyen de protection collective contre les
chutes de hauteur :
• tant que les dispositifs de protection collective ne sont pas installés et tout au long de leur phase
d’installation,
• pour toute intervention particulière, ponctuelle et de courte durée, pour laquelle il n’est pas
possible d’installer de moyens de protection collective.
Le système retenant la chute est à privilégier.
Le système d’arrêt de chute ou de retenue est constitué de trois éléments.
• Les points d’ancrage, conformes aux normes, sont définis par l’encadrement et sont présentés
aux opérateurs. Ils sont déterminés en fonction de la structure d’accueil. Ils doivent être accessibles
en sécurité.
Pour leur installation et leur utilisation, leurs vérifications (dont vérifications réglementaires
périodiques), il est impératif
De se référer à la documentation du fabricant.
Pour les points d’ancrage déjà en place, leur vérification par un intervenant compétent est
indispensable. Ils doivent également faire l’objet d’une vérification réglementaire périodique
(annuelle).
• L’élément de liaison doit être adapté à la position des points d’ancrage en tenant compte du
facteur de chute, du tirant
d’air et de manière à éviter, en cas de chute,les mouvements pendulaires. Il est constitué d’une
longe de longueur adaptée, de connecteurs et d’un absorbeur d’énergie.
Les connecteurs sont adaptés au dispositif de points d’ancrage (fixes, ou coulissant sur ligne de
vie).
• Le harnais, dispositif de préhension du corps, est constitué de sangles, boucles et éléments de
réglage ; il est ajusté au corps et adapté aux travaux à réaliser (attache dorsale ou sternale).
Les conditions d’usage du harnais et du système de liaison sont indiquées sur la notice d’utilisation
du fabricant qui est strictement à respecter ; elles comportent notamment le poids maximal de
l’utilisateur.
Les opérateurs doivent être formés au port du harnais et à l’utilisation d’un système d’arrêt de
chute, sur les aspects
théoriques de protection mais également sur les aspects pratiques d’utilisation et d’entretien.
Les modalités d’utilisation du système d’arrêt de chute ou de retenue, sur le chantier, doivent être
explicitées dans une
notice.
Les systèmes d’arrêt de chute et de retenue font partie de la dotation des EPI et font l’objet d’une
vérification annuelle par
une personne ou un organisme compétent.
En cas d’usage pour contrer une chute, le système d’arrêt de chute doit être mis au rebut.
Sur chantier ou dans le véhicule, le système antichute est stocké avec soin à l’abri de l’humidité, du
rayonnement solaire,
des poussières, des produits chimiques… Il est recommandé de prévoir des sacs de rangement.
Le bon état des composants du système d’arrêt de chute ou de retenue est vérifié à chaque
utilisation. En cas de doute, il
est indispensable de demander l’avis de son responsable
B.1.8 Genouillères
Les genouillères protègent des lésions aux genoux.
Elles sont à porter dans toute situation de travaux en position à genoux.
Les genouillères de type 2, intégrées au pantalon, sont à préférer pour le confort. Pour le bon
positionnement de la poche recevant la protection, la taille du pantalon doit être adaptée à
l’utilisateur.
À défaut, des genouillères de type 1 peuvent être rapportées sur le pantalon.
B.1.9 Vêtements de travail et de protection
Les vêtements de travail sont à porter pour toutes situations de travail.
Ils sont de taille adaptée et comportent des manches longues, y compris pour les tee-shirts.
En complément, certains vêtements de protection à usage spécifique contre la pluie, contre le froid
ou des vêtements
haute visibilité, peuvent être fournis.
En fonction du chantier et/ou sur demande du maître d’ouvrage, le gilet haute visibilité peut être
nécessaire (selon
l’évaluation des risques) ou rendu obligatoire.