0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues483 pages

Abecedaire Pour Une Vie Benie

L'Abécédaire pour une vie bénie présente 50 prédications sur le Psaume 119, soulignant l'importance de l'intégrité et de l'obéissance à la Parole de Dieu pour mener une vie heureuse. Le texte insiste sur la nécessité de croire et de se conformer aux enseignements bibliques, tout en avertissant contre l'incrédulité et les choix contraires à la volonté divine. En fin de compte, il rappelle que le bonheur véritable découle d'une marche fidèle selon la loi de l'Éternel.

Transféré par

patrickmagnoux60
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues483 pages

Abecedaire Pour Une Vie Benie

L'Abécédaire pour une vie bénie présente 50 prédications sur le Psaume 119, soulignant l'importance de l'intégrité et de l'obéissance à la Parole de Dieu pour mener une vie heureuse. Le texte insiste sur la nécessité de croire et de se conformer aux enseignements bibliques, tout en avertissant contre l'incrédulité et les choix contraires à la volonté divine. En fin de compte, il rappelle que le bonheur véritable découle d'une marche fidèle selon la loi de l'Éternel.

Transféré par

patrickmagnoux60
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
Vous êtes sur la page 1/ 483

L'Abécédaire

pour

une vie bénie


----
50 prédications
sur
le Psaume 119

Jean-Michel Ravé © 2007


l'Abécédaire pour une vie bénie
(1) (Aleph)

1 - Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie

L'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le coeur
est tout entier à lui. 2 Chroniques 16: 9 (v. L. S)

... pour manifester sa puissance à l'égard de ceux dont le coeur est tout entier à
lui. (v. Bible annotée)

Si les bontés de l'Éternel se renouvellent chaque matin en dépit de l'adversité


(Lamentations Jérémie 3: 23), elles se renouvellent particulièrement en faveur de
ceux et celles qui ont à coeur de marcher dans le chemin étroit qui a été tracé par
le Seigneur Jésus. Un chemin d'obéissance à la Parole de Dieu, une obéissance
qui amène la bénédiction même au travers de l'affliction, de l'épreuve, des
larmes.
Cette obéissance, à elle seule, prouvera que nous aimons celui qui nous a donné
le souffle de vie, que nous aimons celui qui a donné sa propre vie, son propre
sang pour que nous ayons le droit de devenir "ENFANTS DE DIEU" et
bénéficiaires des nombreuses promesses faites à ceux et celles qui ont choisi de
"marcher selon la loi de l'Éternel". (Psaume 119: 1)

... à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu,
[savoir] à ceux qui croient en son nom... Jean 1: 12 (v. D & D. M)

Déjà bien avant le sacrifice volontaire de Jésus en notre faveur, les hommes qui
marchaient avec Dieu, qui l'honoraient en suivant ses commandements,
bénéficiaient d'une affection particulière de la part de l'Éternel dont ses
différentes caractéristiques se signalaient au travers des noms sous lesquels il
s'était présenté à divers hommes :

El-Schaddaï (Dieu Tout-Puissant, Genèse 17:1),


Yahvé-Jiré (L'Éternel pourvoira, Genèse 22:13-14),
Yahvé-Rapha (L'Éternel qui te guérit, Exode 15:26),
Yahvé-Raah (L'Éternel mon Berger, Psaume 23:1),
Yahvé-Schalom (L'Éternel Paix, Juges 6:24),
Yahvé-Tsidkenu (L'Éternel notre justice, Jérémie 23:6), etc...

Que de noms pour nous faire du bien !


Que de noms qui nous rappellent qu'il fut un temps où ces noms ont mis en avant
les fonctions qu'ils définissaient ! Mais aussi que de noms inusités aujourd'hui
parce que la foi n'est plus au rendez-vous en raison du fait qu'elle n'est plus
alimentée abondamment par la Parole de Dieu.

La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de


Christ. Romains 10: 17 (v. L. S)

N'est-ce pas parce que quelques-uns tordent le sens des Écritures ou mettent de
côté sa Parole, que les noms de Dieu qui viennent d'être cités ne trouvent plus
d'applications dans certaines vies, alors que dans d'autres ses caractéristiques se
manifestent toujours au travers d'une puissance qui démontre qu'il est
TOUJOURS le même ?

Eh quoi ! si quelques-uns n'ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la


fidélité de Dieu ? Romains 3: 3 (v. L. S)

Dieu n'est point un homme pour mentir, Ni fils d'un homme pour se repentir. Ce
qu'il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t-il pas ?
Nombres 23: 19 (v. L. S)

En Jésus-Christ, nous pouvons avoir autant que les croyants de l'ancienne


alliance !
Nous pouvons avoir plus encore ! Mais, pour être au bénéfice de ses bontés, il
est indispensable de croire ce que les croyants du temps passé ont cru, de croire
ce que le Fils de Dieu nous a dit, et cela dans chacun des domaines dont il nous a
parlé.
Sans aucun doute nous nous faisons plus de mal que de bien en interdisant à
Dieu d'agir dans certains domaines de notre vie ou en refusant de croire qu'il est
toujours le même !
Nous lui faisons de la peine même si son amour envers nous n'a pas changé et
qu'il nous bénisse en abondance lorsque nous lui faisons confiance dans les
tranches de vie que nous lui confions, celles où il rencontre notre foi !
La foi vient de ce qu'on entend, venons-nous de lire, mais, déjà dans l'ancienne
alliance, le prophète Esaïe s'étonnait de l'incrédulité des hommes : "Qui a cru à
ce qui nous était annoncé ?" (Esaïe 53: 1), paroles reprises par l'apôtre Jean
(Jean 12: 38) et par Paul (Romains 10: 16).

Il est vrai que si des hommes n'ont pas voulu croire lorsque Jésus était avec eux,
s'ils n'ont pas voulu croire lorsque les disciples, agissant au nom du Seigneur,
accomplissaient les mêmes oeuvres que leur Maître, nous pouvons comprendre
que le même manque de foi puisse se retrouver de nos jours.
Cela peut-il nous donner des excuses pour affermir notre incrédulité ?

Si la Bible nous présente des hommes et des femmes dont la foi a été honorée et
d'autres où l'incrédulité a été l'obstacle majeur à l'envoi de la bénédiction, ne
devons-nous pas choisir la conduite des premiers plutôt que celle de ceux qui
sont passés à côté du salut, de la grâce, de l'amour de Dieu ?
Les mauvais choix d'une partie de ceux qui nous ont précédés font qu'aujourd'hui
nous sommes devant un christianisme qui s'est étiolé au fil des siècles. Un
christianisme qui s'accommode de son immobilité et dont quelques-uns de ses
membres n'hésitent pas à parler de "légendes" lorsqu'il est question d'oeuvres
extraordinaires que la Bible dépeint tant dans l'Ancien que le Nouveau
Testament !

Les yeux de l'Éternel parcourent toute la terre, pour manifester sa puissance à


l'égard de ceux dont le coeur est tout entier à lui. 2 Chroniques 16: 9 (v. Bible
Annotée)

"Si quelqu'un m'aime", disait Jésus à l'ensemble de ses disciples (y compris à


celui qui allait le trahir), "si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole. " (Jean 14:
23)

Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie


Psaume 119: 1 (v. L. S)

Voilà une proclamation qui met en évidence que le bonheur, le vrai bonheur
dépend de notre comportement. S'agiter comme une girouette, suivre l'opinion
du moment, puis faire volte-face lorsque le vent a tourné, tous ces changements
ne peuvent contribuer, ni à la stabilité, ni au bonheur. Le doute ne fait
qu'entretenir un manque d'équilibre, de stabilité aussi bien dans la vie courante
que dans le domaine de la foi.

Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de
côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque
chose du Seigneur... Jacques 1: 6 (v. L. S)

En regardant autour de nous, nous constatons que certains de nos contemporains


ont une ligne de conduite toute tracée, une ligne dont ils ne s'écarteront ni à
droite ni à gauche. Sont-ils heureux pour autant ?
Hélas le bonheur ne dépend pas uniquement d'une marche régulière dans une
direction donnée, faut-il encore être certain que le but à atteindre en vaut la
peine ! Raison pour laquelle l'Écriture précise bien que notre intégrité à suivre un
chemin n'apportera le bonheur que si ce chemin est en conformité avec la Loi de
Dieu !

Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, Qui marchent selon la loi de
l'Éternel ! Psaume 119: 1 (v. L. S)

Cette marche requiert donc une connaissance qui ne se trouve pas chez tous, une
connaissance qui doit se développer au fil des jours, au fur et à mesure que nous
avançons dans le chemin que Christ nous a tracé, si du moins nous voulons
garder au fond de notre coeur les enseignements reçus au début de notre
engagement.

Le psaume 119 n'a pas son pareil dans toute la Bible pour mettre en avant la
valeur incalculable de la Parole de Dieu. Il nous a été donné afin que nous
comprenions l'importance qu'il y a à prêter une attention toute particulière à cette
parole divine qui révèle que notre foi en Dieu n'aura de valeur que si nous
croyons ce qu'il dit et que nous nous appliquons à faire ce qu'il demande, ce qu'il
commande !

Il est à craindre que, dans le corps de Christ, il y ait des éléments qui placent
leurs paroles, leurs idées à la place de celles du Seigneur Jésus. (Ne l'ai-je pas
déjà fait?)

Comme lui, mais pour d'autres raisons, ils auraient tendance à dire : "MAIS
MOI JE...".
Ils connaissent ce que l'Écriture déclare , mais préfèrent agir différemment !
"La Bible dit ceci ou cela, mais moi je... "
Et d'ajouter encore, comme pour se disculper de leur désobéissance : "De toute
façon Dieu me connaît, il sait comme je suis" .

Il est vrai que Dieu sait comme nous sommes ! Il sait ce que nous sommes !
Malgré cela, il a accepté de nous prendre tel que nous étions, non pour nous
encourager à rester comme il nous a trouvés, mais afin de nous modeler à son
image, à l'image de Christ. Arrêtons donc de faire passer notre façon de penser et
d'agir à la place de ce que le Seigneur a prescrit pour notre bien présent et
éternel !

Tu as prescrit tes ordonnances, Pour qu'on les observe avec soin. Ps. 119: 4 (v.
D. M)

En lisant ce texte nous devons comprendre qu'il est impératif de se plier à la


volonté de Dieu et de prendre la décision d'abandonner toutes nos idées
personnelles, toutes celles qui sont en contradictions avec la Parole de Dieu.
Mais voilà ! Faut-il encore sonder les Écritures ! Faut-il avoir envie de les
sonder ! Avoir le désir d'être de plus en plus conforme à ce que Dieu demande !
Sans doute cela impliquera-t-il un changement dans certains domaines de nos
vies si nous prenons l'engagement de nous soumettre !
Sans aucun doute le bénéfice en sera grand puisque l'obéissance vaut mieux que
les sacrifices ! (1 Samuel 15: 22)
Une chose est certaine :

Plus nous nous conformerons à ce que disent les Écritures, moins le péché
pourra nous envelopper ! (Hébreux 12: 1)

Parce que ce qui est bon n'habite pas en nous, dans notre chair (Romains 7: 18),
il devrait nous être facile de comprendre que nos idées personnelles doivent
céder la place à la pensée de l'Esprit de Dieu qui nous ramènera TOUJOURS à
ce qui a été écrit.
Est-ce que j'ai envie d'être conduit par l'Esprit de Dieu ?
Quel enfant de Dieu ne dirait pas "OUI" ?

Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la
vérité... Jean 16: 13 (v. L. S)
Pour ce faire, il va de soi qu'il faut se laisser conduire, qu'il faut rester sous le
joug de Christ, le joug du Seigneur qui a marché lui-même dans l'obéissance à la
Parole de Dieu son Père.
Si Jésus a pu marcher continuellement dans la volonté de son Père lors de son
séjour terrestre alors qu'il a été tenté comme nous pouvons toujours l'être, s'il a
été fidèle en toutes choses, est-ce qu'aujourd'hui, alors qu'il est assis à la droite
de Dieu, il va nous mener en dehors des sentiers qu'il a suivis ?

Oh ! que mes voies soient réglées de manière à ce que j'observe tes statuts !
Psaume 119: 5 (v. Bible annotée)

Puissent mes actions être bien réglées, Afin que je garde tes statuts ! (v. L. S)

Déjà le début de ce psaume 119 met une base solide sur laquelle nous pourrons
construire une vie heureuse. (Attention une vie heureuse ne veut pas dire une vie
dépourvue de luttes, de persécutions)

Nous avons vu qu'il était primordial de prendre la Parole de Dieu comme fil
conducteur de notre vie. Suite à notre engagement à suivre Christ, nous devons
faire en sorte que nos actes civils et "religieux" soient en conformités avec les
Saintes Écritures. Nous devons, jour après jour, adapter notre vie à ce que nous
avons clairement compris même si notre vieille nature ou notre entourage nous
pousse dans des voies opposées à celles prescrites.

Je (Paul) dis donc : Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs
de la chair. (convoitises de la chair. - v. D. M)
Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires
à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce
que vous voudriez. Galates 5: 16-17 (v. L. S)

Nous qui avons le privilège de ne plus vivre sous la loi de l'Ancien Testament,
combien nous devrions être reconnaissants d'avoir si peu de règles qui doivent
légiférer la vie chrétienne ! Combien il devrait nous être facile de conformer nos
actions à ce que le Nouveau Testament demande, même dans les détails qui nous
paraissent insignifiants.
Ainsi, par exemple, l'épître aux Corinthiens nous apprend que c'est "une honte
pour l'homme d'avoir les cheveux longs" (1 Corinthiens 11: 14).
Sans vouloir couper les cheveux en quatre, avouons quand même qu'il est facile
d'être agréable à Dieu dans ce domaine ! Et pourtant....
Bien entendu la longueur des cheveux des hommes ou des femmes, de même
que leurs tenues n'influencent en rien la qualité du salut accordé à ceux et
celles qui ont accepté Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur.

Simplement, à partir du moment où Dieu a exprimé son désir de nous voir agir
d'une façon plutôt que d'une autre (généralement de celles que nous avions
lorsque nous étions dans les ténèbres), un comportement contraire ne peut
qu'affaiblir la portée de la Parole de Dieu dans un coeur et permettre ainsi à
l'ennemi de nos âmes de nous suggérer d'autres points de "peu de valeur" qu'il va
nous inviter à modeler selon notre convenance.

Ces "petits riens" que l'on pourrait rejeter sous prétexte qu'ils ne sont pas
essentiels à une marche avec le Seigneur ont pourtant une utilité cachée qu'il
nous appartient de découvrir. Le Seigneur ne se serait pas donné la peine de nous
donner ce genre de détails s'il n'avait pas une raison particulière pour le faire !

À force de supprimer certains "petits riens", nous affaiblissons le respect que


nous prétendons avoir de la Parole de Dieu. Cela aura pour conséquence de nous
discréditer aux yeux du monde.
Ces "petits riens", tels les vis ou les boulons d'un véhicule, maintiennent une
cohérence de l'ensemble. Au fur et à mesure que vous en supprimez, vous prenez
le risque de tout voir s'écrouler et de rendre inutilisable le véhicule en question
ou la foi que vous prétendez avoir dans ce que Dieu nous a transmis, la Bible !

Rappelons bien que ces... détails n'influencent pas la qualité du salut offert par
grâce mais qu'ils pourraient (au conditionnel) bien affecter le témoignage que
nous désirons rendre.
Le Seigneur Jésus ne nous enseigne-t-il pas à être fidèles dans les PETITES
choses afin de prouver que l'on peut nous en confier de grandes ? (Luc 16: 10)

Puissent mes actions être bien réglées, Afin que je garde tes statuts !
Alors je ne rougirai point, À la vue de tous tes commandements. Psaume 119: 5-
6 (v. L. S)

Un jour nous nous trouverons devant le tribunal de Christ !


Plaise à Dieu que ce soit vrai ! Car ce tribunal-là n'est fait que pour ceux et celles
qui se seront engagés dans le chemin étroit.
Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun
reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps. 2 Corinthiens
5: 10 (v. L. S)

Exhortons-nous les uns les autres afin que nous marchions tous d'un même coeur
et acceptons de bonne grâce d'être repris lorsqu'un frère ou une soeur dans la foi
constate que nous marchons à côté de la Parole de Dieu. Mieux vaut "rougir" de
nos manquements maintenant que d'être confus le jour où nous passerons devant
le Juge !

Il est vrai que si la réprimande agace notre vieille nature, elle est néanmoins une
bénédiction si notre coeur est droit devant le Seigneur : "Que le juste me frappe,
c'est une faveur, qu'il me châtie, c'est de l'huile sur ma tête" (Psaume 141: 5)

L'apôtre Paul désirait ardemment que les croyants marchent dans la droiture.

Serions-nous d'accord qu'il discipline nos vies, s'il en avait la possibilité,


comme il disciplinait la vie de ses contemporains ?

L'esprit de Dieu qui l'a conduit à écrire les versets qui vont suivre, l'as fait pour
que nous prenions en considération ce que l'Église a vécu à son époque afin que
nous nous soumettions de bon coeur aux commandements de Dieu dans notre
époque, dans ce temps où l'Église Laodicéenne dénigre les enfants de Dieu qui
veulent rester fidèles aux enseignements de leurs pères.

Nous sommes prêts aussi à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance
sera complète. 2 Corinthiens 10: 6 (v. L. S)

... je (Paul) dis encore d'avance à ceux qui ont péché précédemment et à tous les
autres que, si je retourne chez vous, je n'userai d'aucun ménagement... 2
Corinthiens 13: 2 (v. L. S)

Je veux garder tes statuts


Psaume 119: 8

Cet acte volontaire qu'exprime le psalmiste à la fin de cette première strophe, est
un encouragement ferme à marcher selon les ordonnances de Dieu : JE VEUX !
Je veux Seigneur !
Mais j'ai besoin de ton secours pour rester ferme dans ma décision, j'ai besoin
de la communion fraternelle, de cette armée de soldats de Christ qui veut, elle
aussi marcher en vainqueurs sous les ordres de son Roi !
Je veux garder TA PAROLE, garder la Parole de Dieu, Jésus-Christ qui a les
paroles de la Vie éternelle (Jean 6: 68) afin que, toujours, je puisse chanter et
vivre les paroles de ce vieux cantique de R. Saillens :

Jusquíà la mort, soumis à ta puissance,


Nous voulons vivre et mourir sous tes lois,
Toi qui pour nous poussas líobéissance
Jusquíà la mort, et la mort de la croix.

Jusquíà la mort ! cíest notre cri de guerre,


Le libre cri díun peuple racheté ;
Jusquíà la mort nous aurons pour bannière
Ta croix sanglante, ô Christ ressuscité !

À nous de retenir les principaux verbes employés dans ces 8 premiers versets du
psaume 119 ; verbes qui, au travers des Écritures, nous rappellent ce que l'Esprit
de Dieu a déclaré et répété aux hommes.

MARCHER
Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne
s'arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s'assied pas en compagnie des
moqueurs,
Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la médite jour et nuit !
Psaume 1: 1-2 (v. L. S)

GARDER
Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père
l'aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Jean 14:
23 (v. L. S)

CHERCHER
Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre
coeur. Jérémie 29: 13 (v. L. S)
OBSERVER
... enseignez-leur à observer tout ce que je (Jésus) vous ai prescrit. Et voici, je
suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. Matthieu 28: 20 (v. L. S)

APPRENDRE
Moi, l'Éternel, ton Dieu, je t'instruis pour ton bien, Je te conduis dans la voie
que tu dois suivre. Esaïe 48: 17 (v. L. S)

(Et encore) GARDER


... voici, je (Jésus) viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la
prophétie de ce livre ! Apocalypse 22: 7 (v. L. S)

***

Dieu veut me conduire


Je veux être conduit !
Alors...
Pourquoi ne pas faire le chemin ensemble en le laissant tenir les rênes de ma
vie ?
Ai-je plus confiance en ce que je pense ou dans ce qu'il a dit ?

À moi de regarder la vie en face et de mesurer les dégâts qu'a occasionnés ma


façon de faire ou de penser, puis ensuite, de réfléchir à tout ce que Dieu a fait de
bon dans ma vie chaque fois que j'obéissais à sa Parole !

***

Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble
de coeur Matthieu 11: 29-30 (v. L. S)

Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, Qui marchent selon la loi de
l'Éternel !
J-M Ravé 21 avril 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse
Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(2) (Beth)

2 - Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier?

Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? Psaume 119: 9 (v. L.
S)

Comment le jeune homme rendra-t-il pure sa conduite ? (Bible annotée)

En lisant la deuxième section du psaume 119, ma première réaction fut d'être


surpris en constatant que, pour une question aussi importante que celle qui vient
d'être relevée, la réponse ne soit pas plus développée alors que dans d'autres
domaines les détails et les rappels foisonnent !

Puis, en réfléchissant, j'ai réalisé que la simplicité de la réponse - "En se


dirigeant d'après ta parole" - était due au fait que la question posée n'aurait
jamais dû être posée dans le peuple de Dieu.

N'était-il pas évident, et ne l'est-il pas toujours, que ceux et celles qui
appartiennent à Dieu, aussi bien Israël que l'Église de Jésus-Christ, se doivent de
suivre les enseignements de l'Écriture ?
Évident qu'ils ne devraient pas faire de recherches pour trouver le bonheur et la
sainteté ailleurs qu'en Dieu, mais, au contraire, qu'ils devraient persévérer dans
le chemin qui conduit à la Vie éternelle en se nourrissant de la Parole bénie du
Seigneur ?

... désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que
par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon.
1 Pierre 2: 2-3 (v. L. S)

Ainsi le psalmiste n'avait donc pas besoin de développer davantage la réponse à


la question posée, chacun SACHANT pertinemment comment il devait se
comporter ! Ce qui lui importait c'était plutôt de mettre en valeur cette Parole de
Dieu, afin que personne ne se méprenne de son importance, de rappeler la valeur
des commandements et la richesse qu'ils contiennent pour autant qu'on les mette
en pratique.
La véritable question que nous pourrions alors nous poser serait de savoir
pourquoi on a posé une telle question et pourquoi certains doivent encore se
la poser aujourd'hui dans la communauté chrétienne.

Depuis que Dieu s'est choisi un peuple (Israël ou l'Église), il a toujours demandé
à ce que les parents instruisent leurs enfants dans ses voies.

À partir du moment où l'enfant a été "bercé" dans la Parole du Seigneur, il y a


des questions qui ne devraient plus être posées ! Et encore moins lorsque l'enfant
est parvenu à un certain âge si l'éducation "religieuse" qu'il a reçue a été bien
faite, tant en théorie qu'en pratique, et qu'il a été conduit à "expérimenter Dieu"
dans sa vie !

Ces commandements, que je te (l'Éternel) donne aujourd'hui, seront dans ton


coeur.
Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta
maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.
Deutéronome 6: 6-7 (v. L. S)

La nouvelle alliance n'a pas abrogé l'obligation des parents d'instruire leurs
enfants dans la foi et dans la crainte de Dieu.

... pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les
instruisant selon le Seigneur. Éphésiens 6: 4 (v. L. S)

... pères, n'irritez point vos enfants, mais nourrissez-les sous la discipline, et en
leur donnant les instructions du Seigneur. (v. D. M)

La réponse que nous donne le psalmiste met en avant qu'il ne peut y avoir
d'autres possibilités que celle déjà exprimée par ses pères : celle de diriger sa
vie d'après la Parole de Dieu.

Une réponse simple qui ne supporte aucune discussion puisqu'elle correspond à


la pensée de Dieu, à SA volonté !

Une réponse simple qui va amener des éléments complémentaires pour


démontrer comment on met en valeur l'enseignement reçu afin que le conseil
donné puisse se traduire par des actes qui démontreront que la foi exprimée n'est
pas une foi de charlatan qui promettrait beaucoup sans rien apporter de concret.

Ainsi nous voyons cet homme supplier Dieu afin qu'il ne s'égare point des
commandements
(Ne me laisse pas m'égarer loin de tes commandements ! v 10).

- Supplication du jeune homme bien enseigné qui craint que le monde ne fasse
de lui sa proie ?
- Supplication d'un père qui a compris que son exemple est indispensable pour
amener ses enfants à avoir la crainte de Dieu ?

Attitude oh combien louable que chacun devrait avoir continuellement !


Attitude que les responsables de famille devraient vivre puisque, sans exemple à
suivre, l'enfant ne comprendrait pas que lui-même soit tenu de mettre en pratique
ce que ses parents négligeraient de faire.

"Ne me laisse pas m'égarer loin de tes commandements ! " Est-ce bien le cri
de mon coeur aujourd'hui ?
Un cri qui fait comprendre que je désire être remis rapidement sur la bonne voie
afin que je ne salisse pas le nom du Seigneur et que mon témoignage ne sois pas
celui d'un hypocrite qui dit et ne fait pas, et dont l'avenir éternel - dans la
présence de Dieu - serait fort compromis.

L'homme qui s'écarte du chemin de la sagesse reposera dans l'assemblée des


morts. Proverbes 21. 16 (v. L. S)

Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes statuts... Psaume 119: 118 (v. L. S)

Comment suis-je perçu par ceux qui m'entourent ?


Mon engagement personnel de témoin de Christ correspond-il à ce que j'inculque
à mes enfants ou à ce que je voudrais leur apprendre ? (Je sens déjà leur regard
sur moi...)
Mes paroles, mes encouragements, mes exhortations me condamnent-ils en
regard de mes actes qui seraient différents de ce que je "prêche" ?

Si Jésus a pu dire à ses disciples qu'ils devaient être des témoins d'abord à
Jérusalem avant d'en devenir pour le monde, nous devons comprendre qu'il nous
faut d'abord l'être dans notre propre maison, c'est-à-dire vis-à-vis de notre
conjoint, de nos enfants, de tout le cercle familial et du voisinage.
Il n'est pas question de tout faire pour être accepté par notre entourage, il est
question d'être un témoin de Christ, un témoin qui reste fidèle indépendamment
des circonstances et des éventuelles rébellions, difficultés, persécutions,
épreuves de la foi.
Ceux qui nous sont proches ont autant de valeur aux yeux de Dieu que les
inconnus à qui nous aimerions témoigner de l'amour de Dieu !
Comment pourrions-nous être des témoins véritables ailleurs si nous ne pouvons
pas l'être dans notre propre foyer ?
("Seigneur aide-moi à être ce que tu désires que je sois au milieu des miens !")

Notons la progression du témoignage qui devrait être rendu tout au long de notre
vie, une progression qui va de l'endroit où nous habitons pour s'étendre vers
l'extérieur, un peu comme une tache d'huile qui s'étale en partant de son centre
vers l'extérieur.

... vous serez mes témoins à :


(1) Jérusalem, (2) dans toute la Judée, (3) dans la Samarie, et (4) jusqu'aux
extrémités de la terre. Actes 1: 8 (v. L. S)

En quelque sorte le Seigneur Jésus pourrait nous dire aujourd'hui :


" Vous serez mes témoins :
(1) à la maison, (2) dans le voisinage, (3) sur le lieu de travail et (4) plus loin
encore si c'est la volonté de Dieu".

Comment le jeune homme rendra-t-il pure sa conduite ? (Bible annotée)


En suivant l'exemple de parents qui marchent dans la crainte de Dieu !
De parents qui respectent et mettent en pratique ce qu'ils ont compris des Saintes
Écritures puisque c'est aux parents d'enseigner à leur progéniture la voie qu'elle
doit suivre ! (Proverbes 22. 6)

Comme il serait bon d'entendre un peu partout le conseil ci-dessous qui laisse
sous-entendre que l'éducation donnée a été faite par des parents soucieux du
bien-être de l'âme de leur enfant !

Mon fils, garde les préceptes de ton père,


Et ne rejette pas l'enseignement de ta mère. Proverbes 6:20 (v. L. S)

Puis-je dire ces versets à mes enfants ou dois-je leur dire : "faites ce que je dis et
non pas ce que je fais" ?
Il y des hommes qui sont chargés de grandes responsabilités au niveau de la
communauté, mais quel que soit le poids de leurs obligations, celles de parents
dépassent toutes les autres car l'enjeu d'une vie n'est pas le bien-être terrestre,
même s'il a son importance, mais la sécurité éternelle !

Comment le jeune homme rendra-t-il pure sa conduite ?


Comment le jeune homme, la jeune fille ont-ils été élevés ?

Parents en mission ou parents en démission ?


L'auteur du psaume 119, loin de vouloir être un démissionnaire en répondant
d'une manière aussi simpliste, aussi élémentaire va, au contraire, démontrer que
pour se diriger d'après la Parole de Dieu :

Il faut être déterminé, avoir une ferme volonté en prenant une attitude
SANS RÉSERVE, une attitude qui ne laisse place à aucun sous-entendu.

Je serre ta parole dans mon coeur, afin de ne pas pécher contre toi. Ps. 119: 11
(v. L. S)

Une image puissante qui nous montre que la Parole de Dieu a une telle valeur
aux yeux du psalmiste qu'il semble impossible qu'on puisse lui arracher des
concessions quant au respect qu'il a pour elle. Ne dira-t-il pas, au verset 14, qu'il
la considère comme un trésor ?

Un tel engagement, une telle détermination m'oblige à regarder si j'ai le même


comportement, si je n'ai pas déjà pris des libertés avec l'Écriture, si je n'ai pas
relâché mon étreinte et perdu quelques enseignements le long de ma route pour
avoir minimisé leur importance et qu'en conséquence, j'aurais déjà péché pour
avoir méprisé un commandement de Dieu : "Je serre ta parole dans mon coeur,
afin de ne pas pécher contre toi. "

Parole du Seigneur Jésus :

Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui
enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le
royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les
observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Matthieu 5: 19
(v. L. S)
Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi (l'apôtre Paul), et ce que vous
avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. Philippiens 4: 9
(v. L. S)

Il est possible que nous ayons besoin de revenir sur nos pas pour "récupérer" ce
que nous avons perdu au fil des ans.
- Perdu sous l'influence du monde.
- Perdu sous l'influence de notre vieille nature qui s'oppose toujours à Dieu et à
sa Parole.
- Perdu sous la pression de l'Adversaire de nos âmes qui a su nous vaincre en
nous convainquant que telle ou telle partie de la Parole de Dieu n'était pas aussi
nécessaire qu'on pouvait le penser. Toujours aussi perfide, il sait encore faire
croire qu'en gardant simplement le strict minimum, on peut se passer aisément
du superflu tout en se qualifiant de "chrétien".

Suis-je le "Chrétien de Dieu" ou celui du diable ?


Y a-t-il du superflu dans la Parole de Dieu ?
Le Seigneur nous a-t-il laissé des informations inutiles que l'on peut abandonner
en cours de route ?
Tout n'est-il pas précieux et utile pour notre marche chrétienne ?

Je pense à cette femme de la parabole, celle qui avait 10 drachmes et qui, en


faisant ses comptes, s'aperçut qu'elle en avait perdue une (Luc 15: 8-9). En
transposant ces dix drachmes aux dix commandements (Exode Chapitre 20), en
les comptant et en les recomptant dans ma vie, le compte est-il bon ?
N'ai-je pas besoin d'un peu de lumière (Luc 15: 8), ne serait-ce déjà que pour y
voir un peu plus clair dans ma vie.
Suis-je d'accord que le Saint-Esprit m'éclaire afin qu'il mette en évidence ce que
j'aurais (au conditionnel) pu perdre depuis que j'ai donné ma vie à Christ ?

Alors qu'a priori nous désirons être enseignés de Dieu...

Béni sois-tu, ô Éternel ! Enseigne-moi tes statuts ! Psaume 119: 12 (v. L. S)

... sommes-nous encore enseignables ?

Dieu peut-il nous apprendre des "nouveautés" si nous n'avons pas été capables
de retenir les leçons précédentes ?
Ne va-t-il pas plutôt nous dire de nous remettre à l'ouvrage et d'assimiler ce que
nous devrions savoir depuis longtemps ou de mettre en pratique ce que nous
connaissons de SA Parole ?

En tant que parents - et Dieu est notre Père, le meilleur Père qui puisse exister -
en tant que parents, nous savons qu'il nous faut enseigner nos enfants à observer
certaines règles pour vivre en société. Nous savons que c'est après de multiples
répétitions que l'élève (docile) montre qu'il a bien appris la leçon en répétant ou
en appliquant les instructions qui lui ont été fournies.

De mes lèvres j'énumère toutes les sentences de ta bouche. Psaume 119: 13 (v.
L. S)

Loin de vouloir réciter par coeur les commandements de Dieu comme une leçon
bien apprise, nous sommes plutôt conviés à nous les répéter dans certaines
occasions. Particulièrement lorsque les circonstances pourraient nous faire
tomber dans les filets de l'adversaire si nous avions le malheur de les oublier !
Nous sommes aussi encouragés à nous les rappeler les uns aux autres pour que
nous puissions nous exhorter mutuellement, faute de quoi nous pourrions avoir
cru pour rien.

Je (Paul) vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous
avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si
vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en
vain. 1 Corinthiens 15: 1-2 (v. L. S)

Maintenant de quelle façon vais-je accepter les commandements de Dieu, tous


les commandements de Dieu ?
Sont-ils comme un boulet que je dois traîner derrière moi ?
Est-ce que je les mets en pratique un peu à contrecoeur montrant ainsi que si je
ne les rejette pas, c'est parce que je tiens quand même à avoir la Vie éternelle ?
Ou sont-ils un joug doux et léger que je porte en plaisante compagnie, celle de
mon Sauveur ?

Je me réjouis en suivant tes préceptes... Psaume 119: 14 (v. L. S)

Je fais mes délices de tes statuts... Psaume 119: 16 (v. L. S)

Sans amour, tout devient fardeau !


Le conjoint avec lequel nous avons lié notre vie devient un fardeau lorsqu'il n'y a
plus d'amour à partager, à donner.
Le travail devient le bagne quand on n'aime plus ce que l'on fait.
Et Dieu, lorsqu'il n'est plus aimé ou pas aimé, pourrait bien passer pour être un
tyran avec ses lois, ses ordonnances, ses commandements, ses avertissements,
alors qu'en réalité, il n'est rien d'autre qu'un Père qui nous "a tant aimés", un Père
qui veut nous discipliner pour notre bien-être.

... ses commandements ne sont pas pénibles... 1 Jean 5: 3

Comme l'auteur du psaume 119, manifestons notre amour pour l'Éternel en


exaltant ses enseignements, en relevant qu'ils sont "délicieux" et qu'ils méritent
d'être médités. (Psaume 119: 15-16)

Comment le jeune homme rendra-t-il pure sa conduite ?


(Bible annotée)

"Venez, mes fils", disait le roi David, "écoutez-moi ! Je vous enseignerai la


crainte de l'Éternel. " (Psaume 34: 11)

Puissions-nous dire la même chose à nos enfants, même si ces derniers sont
devenus majeurs et ont acquis leur indépendance car la crainte de l'Éternel est
le commencement de la sagesse (Psaume 111: 10).
Un simple commencement qui laisse présager un avenir heureux et béni parce
qu'à l'écoute de la Parole de Dieu.
Un simple commencement qui permet de poursuivre la route ensemble, attachés
par un lien plus puissant que les liens du sang : celui de l'Esprit qui nous a unis
en Christ pour l'éternité.

Ne me laisse pas m'égarer loin de tes commandements !

- Supplication du jeune homme bien enseigné qui craint que le monde ne fasse
de lui sa proie ?
- Supplication de mes enfants ?
- Supplication d'un père et d'une mère qui ont compris que leur exemple est
indispensable pour amener leurs enfants à avoir la crainte de Dieu et à la garder
jusqu'à la fin de leur jour ?

Ne permets pas que je m'égare loin de tes commandements !

***********

Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous.


Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous
demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père.
Et la promesse qu'il nous a faite, c'est la vie éternelle. 1 Jean 2: 24-25

J-M Ravé 28 avril 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(3) (Gimel)

3 - 176 versets et nous n'avons peut-être pas encore compris!

Fallait-il qu'il aime la Parole de Dieu l'auteur du plus long psaume de la Bible,
lui qui tout au long de ces 176 versets fait l'éloge des commandements, des
ordonnances, des lois, des préceptes divins !

Pourquoi le Seigneur l'a-t-il donc poussé à redire, de différentes façons,


l'importance qu'il y a à suivre les enseignements divins ?
N'avons-nous pas quelque chose à apprendre au travers de cette insistance à
communiquer à l'homme la parfaite volonté de Dieu ? Ces répétitions ne sont-
elles pas exagérées ? Non ! nous dit l'apôtre Paul.

Je (Paul) ne me lasse point de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela
est salutaire. Philippiens 3: 1 (v. L. S)

... c'est votre sûreté, que je vous écrive les mêmes choses. (v. D. M)

176 versets pour nous faire comprendre : " que l'homme ne vivra pas de pain
seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu". (Deutéronome
8:3 ; Matthieu et Luc 4: 4)

176 versets et nous n'avons peut-être pas encore compris !


Et dire que, pour certains, nous pouvons passer pour des casse-pieds (je peux
passer pour un casse-pieds) à force d'insister sur le seul point sensible qui est mis
en avant dans l'Écriture, le seul point qui agace l'homme épris de liberté, d'une
liberté qui lui interdit de se soumettre à la volonté du Père céleste :
L'OBÉISSANCE !

Avons-nous l'ardent désir de suivre ce que dit Dieu ?


L'ardent désir de mettre SA Parole au dessus de tout, y compris de nos
propres aspirations, ou sommes-nous liés par des habitudes, des réflexions
qui font que ce psaume 119, en raison de ses multiples répétitions, est la
portion des Écritures sur laquelle nous passons sans nous arrêter de crainte
d'être interpellés ?
Plaise à Dieu que mon coeur ait toujours l'ardent désir de suivre le Seigneur et de
mettre en pratique ce qu'il m'enseigne afin qu'à mon tour je puisse dire :

Fais du bien à ton serviteur pour que je vive... Psaume 119: 17 (v. L. S)

En entrant dans cette troisième section du psaume 119, deux pensées fortes
ressortent de cette première partie du verset 17, une partie que plusieurs d'entre
nous tiennent à s'approprier.

La première est le souhait, le désir ardent que Dieu nous fasse du bien.
Combien de prières ne lui sont-elles pas adressées dans ce sens lorsque
l'adversité ou l'épreuve nous masque les bontés de Dieu ou que certaines
difficultés freinent notre marche ou, plus simplement, parce que nous avons
envie de connaître SA volonté?

Ô Éternel, souviens-toi de moi, ne m'oublie pas... Jérémie 15: 15 (v. L. S)

Fais-moi dès le matin entendre ta bonté ! Car je me confie en toi. Fais-moi


connaître le chemin où je dois marcher ! Car j'élève à toi mon âme. Psaume 143:
8 (v. L. S)

Quand tout est sombre et noir autour de moi... Lorsque, Seigneur, je ne vois plus
ta main... (chant tzigane),
Oui Seigneur, lorsqu'il en est ainsi, surtout lorsqu'il en est ainsi, souviens-toi de
moi, ne m'oublie pas !

Qui sait si dans notre ardeur à réclamer la bénédiction sur notre vie, notre foyer,
nous ne mettons pas en avant nos oeuvres pour incliner son coeur en notre
faveur. Qui sait si nous ne lui énumérons pas tout ce que nous avons fait pour lui,
laissant ainsi sous-entendre que l'on pourrait... mériter (un peu) quelques grâces
supplémentaires qui nous permettraient de vivre ! (vivre : La deuxième pensée)

Souviens-toi de moi, ô mon Dieu... et n'oublie pas mes actes de piété à l'égard
de la maison de mon Dieu et des choses qui doivent être observées ! Néhémie
13: 14 (v. L. S)

Loin de vouloir me comparer à Néhémie quant à son engagement envers


l'Éternel, je relève simplement que si un homme comme lui, à pu s'imaginer ne
plus être dans les pensées de Dieu, dans ses préoccupations, à combien plus forte
raison je peux, moi aussi, m'interroger lorsque je ne vois plus la main de Dieu,
que je ne comprends plus ce qui se passe et que seul le silence réponde à mes
interrogations.

Mais..., car il y a un "mais" de taille, en ce qui me concerne en ce qui nous


concerne tous :
Les silences de Dieu occasionnels ne seraient-ils pas la conséquence de notre
désobéissance plutôt qu'une mise à l'épreuve ?
La question reste posée et c'est à chacun d'entre nous de regarder si, aujourd'hui,
notre vie est toujours réglée d'après la Parole de Dieu !

Fais du bien à ton serviteur pour que je vive...


Le bien que le psalmiste désire n'est certainement pas celui que le monde
propose et que le Seigneur dispense largement selon les besoins de ses enfants.
Nous pouvons manger à notre faim, avoir un toit sur la tête et bénéficier du
superflu pour nous rendre la vie plus agréable sans pour autant avoir ce qui
contribue à la Vie.

Est-ce vraiment vivre lorsque Dieu semble être à des millions de kilomètres ?

Est-ce vivre lorsqu'il nous laisse comme dans une salle d'attente afin de savoir si
nous allons persévérer et rester fidèles en dépit de son silence, de ce silence
destiné à forger notre patience et à maintenir à niveau notre foi ? (Il n'est pas
question des silences consécutifs à nos refus d'obéir)

Est-ce vraiment vivre lorsque l'on se souvient des époques où nous étions bénis
et que, depuis quelque temps, nous ne "sentons" plus sa présence au point d'avoir
l'impression d'être devenu un orphelin ?

Est-ce vraiment vivre, que de vivre sans la présence de notre Père céleste, sans
l'amitié du Seigneur Jésus ?

Fais du bien à ton serviteur...

Tu m'as fait connaître les sentiers de la vie (c'était autrefois, hier...),


Tu me rempliras de joie par ta présence (ma foi pour demain, pour tout à
l'heure ?). Actes 2: 28 (v. L. S)
Tu me conduiras par ton conseil (mon espérance qui laisse entrevoir mon
obéissance),
Puis tu me recevras dans la gloire (là où tu as préparé une place pour ceux qui
craignent ton Nom) Psaume 73: 24. (v. L. S)

Fais du bien à ton serviteur pour que je vive...


Avez-vous remarqué qu'entre le désir de recevoir quelque chose de Dieu (fais du
bien), et la raison pour laquelle cette demande est faite (pour que je vive), il y a
deux petits mots qui ont une grande importance puisqu'ils positionnent le
demandeur par rapport à Dieu.

Puis-je décemment dire " ton serviteur" (ou ta servante) en regard de mon
engagement vis-à-vis de Dieu ?
Suis-je véritablement disponible entre les mains de mon Dieu ?
Inutile de répondre par l'affirmative si nous agissons avec légèreté concernant
SA Parole en l'interprétant selon nos aspirations car...

... le psalmiste poursuit sa demande dans le seul but d'observer la Parole de


Dieu !

Fais du bien à ton serviteur, pour que je vive ET QUE J'OBSERVE TA


PAROLE ! Psaume 119: 17 (v. L. S)

1) La demande : fais du bien


2) En faveur de : ton serviteur
3) Le motif de la demande : pour que je vive
4) L'engagement : que j'observe ta parole.

Honnêtement ! Pour quelle raison ai-je envie que Dieu me fasse du bien ?
Pour que je puisse vivre librement en m'adonnant aux plaisirs du monde qui me
semblent légitimes et en oubliant que celui qui aime quelque chose ou quelqu'un
plus que Jésus n'est pas digne du Royaume de Dieu ! (Matthieu 10: 37) ; en
oubliant qu'il me demande de racheter le temps en raison des jours mauvais qui
s'approchent, de ces jours où la prédication de l'Évangile ne sera peut-être plus
autorisée ? (Éphésiens 5: 16)

Non Seigneur ! Fais-moi du bien pour que je vive à ta gloire !


Garantis ma santé, mes cinq sens, ma mobilité, renouvelle ma jeunesse comme
celle de l'aigle (Psaume 103: 5, v. D) afin que j'aie toujours la possibilité d'être
un fidèle serviteur travaillant pour l'avancement de ton royaume jusqu'au jour
où tu me feras rentrer à la maison !

Poursuivant sa requête, le psalmiste, conscient de ses limites, n'hésite pas à


demander à ce que l'Éternel lui ouvre les yeux.
En effet, si par la foi il croit que Dieu répond à la prière, il craint néanmoins de
passer à côté de la bénédiction, il craint de ne point voir les merveilles de sa loi,
de ne point en saisir toute la valeur.

Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta loi ! Psaume 119: 18
(v. L. S)

Dessille mes yeux, Afin que je voie les merveilles de ta loi. (versions Osterwald,
Bible annotée et D.M.)

Au sens propre : sépare mes "paupières l'une l'autre" (deciller les yeux de
quelqu'un = lui faire voir la vérité ; faire prendre conscience à quelqu'un de la
réalité, de la vérité.)

Une fois de plus la Parole de Dieu me surprend. Elle m'étonne en me faisant


comprendre que notre psalmiste, quoique bien éveillé, bien conscient, demande à
ce que Dieu intervienne afin qu'il lui ouvre les yeux alors qu'auparavant il avait
vu que les sentiers de Dieu étaient sous ses yeux : " J'ai tes sentiers sous les
yeux. " (Psaume 119: 15)

N'avait-il pas déjà les yeux ouverts pour comprendre que là où il marchait ce
n'était pas le chemin du monde ?
Pourtant, dans ce cas précis, l'auteur du psaume 119 met en avant qu'il faut une
intervention divine pour que ses yeux voient afin de ne pas manquer la beauté de
la Loi de Dieu.

Tout comme lui, nous avons les yeux ouverts et connaissons les différences qu'il
y a entre le chemin de Dieu et ceux que propose le monde.
Mais tout comme lui, nous avons aussi un sérieux besoin que le Seigneur ouvre
lui-même nos yeux afin que nous voyions et comprenions bien que Sa Parole est
merveilleuse !
Qu'elle le sera d'autant plus une fois que nous la mettrons en pratique (Jacques 1:
22) au lieu de nous tromper nous-mêmes par des réflexions dont la source sort
des ténèbres.
Alors que son coeur soupire après Dieu, le psalmiste met en avant qu'il n'est
qu'un étranger sur la terre et qu'en conséquence il a besoin d'un guide, d'un plan
pour conduire sa vie afin d'éviter les embûches qui pourraient être dressées
contre lui et lui faire perdre l'amour qu'il a pour son Dieu :

Je suis un étranger sur la terre : Ne me cache pas tes commandements !


Psaume 119: 19 (v. L. S)

Si le monde, les plaisirs du monde n'affectent pas notre vie spirituelle, alors nous
sommes, nous aussi, des voyageurs et des étrangers sur la Terre.
Et si malheureusement nous constatons que nous avons encore plus de facilité à
suivre le monde ou les penchants du monde que le Seigneur, nous ferions bien de
prendre au sérieux l'apôtre Pierre qui nous exhorte à nous conduire comme des
étrangers et des voyageurs sur la Terre, comme des gens de passage qui sont en
route vers leur patrie.

Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à


vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme. 1 Pierre 2: 11
(v. L. S)

... afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la
volonté de Dieu, pendant le temps qui (lui) reste à vivre dans la chair.
C'est assez, en effet, d'avoir dans le temps passé accompli la volonté des païens,
en marchant dans :
La dissolution, les convoitises, l'ivrognerie, les excès du manger et du boire, et
les idolâtries criminelles. 1 Pierre 4: 2 (v. L. S)

Aujourd'hui encore notre situation est identique à celle du psalmiste :


Nous avons besoin que Dieu nous révèle Sa parole ! "Ne me cache pas tes
commandements !"
Nous en avons d'autant plus besoin que nos yeux et notre intelligence pourraient
être troublés en raison de tous les panneaux indicateurs, plus ou moins
provocateurs, qui nous invitent à suivre des chemins différents à celui proposé
par le Seigneur Jésus. Des chemins où ceux qui y marchent semblent vivre dans
le bonheur alors que l'enfant de Dieu est averti qu'il aura des tribulations. "Vous
aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j'ai (Jésus) vaincu le
monde. " (Jean 16:33)
Large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a
beaucoup qui entrent par là. Matthieu 7: 13 (v. L. S) - (et beaucoup qui y
retournent !)

Aujourd'hui encore nous avons besoin que le Seigneur Jésus nous ouvre l'esprit.
Nous avons besoin de crier à Lui afin que nous comprenions la valeur de SA
parole et que nous arrêtions de jeter aux orties ce qui nous dérange ou ce qui
dérangerait notre train-train quotidien si nous mettions en pratique certaines
directives données à ceux et celles qui s'appellent de SON Nom !

Alors il (Jésus) leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprissent les Écritures. Luc 24:
45 (v. L. S)
(... pour entendre les Écritures. v. D. M)

N'oublions pas : 175 versets sur 176 (moins le v. 122) dans le psaume 119
pour nous faire comprendre : " que l'homme ne vivra pas de pain
seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu".
Un sérieux rappel qui devrait nous faire prendre en considération la raison pour
laquelle le Seigneur s'est donné la peine d'insister à ce point.

Dans cette aventure de pèlerins-voyageurs qui traversent un monde où de


nombreuses lois et règlements choquent notre conscience chrétienne, il nous est
facile de comprendre la douleur de l'auteur du psaume 119 lorsqu'il met en avant
que son âme est brisée !
.... brisée par le désir qui toujours la porte vers tes lois. Psaume 119: 20 (v. L. S)

Ne souffrons-nous pas de constater que l'immoralité, selon les Écritures, devient


la règle de conduite à suivre si l'on veut être bien vu ? Que le mensonge a plus de
valeur que la vérité ? Que le mal est appelé "bien" et le bien "mal" ?
Notre âme n'est-elle pas brisée, nos coeurs ne sont-ils pas travaillés quand on
inculque, quasi de force, une autre morale à nos enfants que celle que nos
ancêtres nous ont léguée ?

Oui, Seigneur ! Je désire, plus que jamais plonger mes regards dans Ta LOI
parfaite car c'est le seul moyen d'être heureux et de l'être en dépit des
circonstances.

Celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui
aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'oeuvre,
celui-là sera heureux dans son activité. Jacques 1: 25 (v. L. S)

Prions toujours et agissons toujours pour que notre vie soit davantage en
conformité avec celle de notre divin modèle.

Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver
jusqu'à la fin une pleine espérance, en sorte que vous ne vous relâchiez point,
et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des
promesses. Hébreux 6: 11-12 (v. L. S)

Sans persévérance, point d'héritage et sans obéissance point de...


Mais laissons le psalmiste montrer ce qu'il en est de ceux qui connaissent la
Parole de Dieu et qui s'égarent loin d'elle, nous verrons alors qu'il ne mâche pas
ses mots.
Que cette parole puisse toujours me marquer car, en parlant ainsi, elle ne fait que
mettre en lumière la pensée de Dieu.

Tu menaces les orgueilleux, ces maudits, qui s'égarent loin de tes


commandements. Psaume 119: 21 (v. L. S)

Voilà bien un qualificatif que je n'aimerais pas entendre sortir de la bouche du


Seigneur à mon égard ! Qualificatif qui s'adresse spécialement à des personnes
qui se sont éloignées des commandements de Dieu, c'est-à-dire qu'ils les ont
connus et on fait le choix de suivre un autre chemin)
Sans doute n'y a-t-il pas besoin de s'étendre longuement sur la signification de ce
verset mettant en avant l'orgueil de l'homme qui veut faire sa propre volonté :
"L'Écriture dit ceci, mais moi je... "
Par ce comportement absurde, il se place lui-même sous la malédiction (ces
maudits), sous la condamnation puisqu'ayant connu la volonté du Seigneur, il a
délibérément changé de chemin et s'est égaré dans ses propres voies, ses propres
pensées, sa propre façon de voir.

Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. Jacques 4: 6 (v. L.
S)

Que le Seigneur nous aide à obéir à Sa parole pour qu'il n'ait pas à s'opposer à
nous.
Sachons être suffisamment humbles et abandonner toute prétention à faire notre
propre volonté au détriment de la sienne ! (Je me mets dans le "nous" car,
comme l'apôtre Paul, je peux aussi dire : "Misérable que je suis... ", lorsque je
regarde avec honnêteté le chemin parcouru depuis que je connais Jésus-Christ.
Romains 7: 24)

L'observation de Sa parole, notre obéissance à ce que nous avons compris de Sa


parole fera que nous serons aptes, par sa grâce, à résister à la pression d'autorités
qui, par tous les moyens légaux ou non, feront tout leur possible pour que nous
fassions des compromis quant à notre foi.

Des princes ont beau s'asseoir et parler contre moi, Ton serviteur médite tes
statuts.
Tes préceptes font mes délices, Ce sont mes conseillers. Psaume 119: 23-24 (v.
L. S)

Que me conseille le monde ?


Que me conseillent mes relations non converties à Jésus-Christ ?
Que me conseille ma vieille nature ?
Que me conseille la Parole de Dieu ?

Quel courant de pensées vais-je suivre sachant que j'ai 175 versets dans le
psaume 119 qui me rappellent, en long et en large, que " l'homme ne vivra pas de
pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" ?

Sans vouloir occulter l'amour de Dieu, l'insistance du Saint-Esprit à répéter


sans cesse l'importance qu'il y a mettre en pratique la Parole de Dieu, devrait
nous amener à une profonde réflexion et nous éclairer sur cet amour. Un amour
qui ne cesse de pousser l'homme à choisir la bonne voie afin que son éternité ne
soit pas vécue dans un lieu de tourments éternels, l'enfer !

Alors si quelques-uns hésitent encore aujourd'hui à poursuivre leur marche dans


le chemin étroit, à respecter les indications qui sont données, leur situation est
alarmante car la Bible déclare que même les insensés ne peuvent s'égarer dans la
voie sainte que le Seigneur a tracée pour ses rachetés !

Il y aura là un chemin frayé, une route, Qu'on appellera la voie sainte ; Nul
impur n'y passera ; elle sera pour eux seuls ; Ceux qui la suivront, même les
insensés, ne pourront s'égarer.
Sur cette route, point de lion ; Nulle bête féroce ne la prendra, Nulle ne s'y
rencontrera ; Les délivrés y marcheront. Esaïe 35: 8-9 (v. L. S)

En conclusion de ce chapitre : si les insensés ne peuvent pas se perdre dans le


chemin étroit réservé aux rachetés, faut-il croire que certains sont morts
spirituellement, raison pour laquelle ils ne réagissent plus à la Sainte Écriture et
ne peuvent plus lui obéir ?
Et s'ils sont morts... c'est d'une résurrection qu'ils ont besoin, d'une nouvelle
naissance !

Pour ma part, je veux prier comme le psalmiste :

Fais du bien à ton serviteur pour que je vive


et
QUE J'OBSERVE TA PAROLE !

Prier comme lui tout en pensant à ceux qui sont peut-être en train de mourir
spirituellement : Fais du bien à................... pour qu'il revive !

... si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi ;
si je vis maintenant dans la chair,
je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour
moi. Galates 2: 20 (v. L. S)

***

... nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.
Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous
mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions,
nous sommes au Seigneur. Romains 14: 7-8 (v. L. S)

J-M Ravé 5 mai 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(4) (Daleth)

4 - (1) Poussière d'homme

Il y a des mots insignifiants qui, selon la façon dont ils sont employés, selon leur
association avec d'autres mots, changent de valeur. Si, par exemple, nous
parlions de poussière, nous pourrions parler de poussière d'or, de poussière
d'étoiles ou de poussière d'homme.
Trois expressions parmi tant d'autres qui font penser à la richesse, la poésie ou à
la mort.
Cette dernière expression, "poussière d'homme" ne se trouve pas dans le langage
courant, néanmoins elle est suffisamment significative pour ramener l'homme à
la raison en le réduisant à son état originel (Genèse 3: 19) :

"... tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière !"

Bien avant que la technique moderne nous permette de visionner un film dans le
sens inverse afin de remonter le temps, l'homme, dans toute sa simplicité et sans
artifice, s'emploie régulièrement à rappeler le passé. Souvent il évoque le courant
d'une vie pour mettre en valeur, peut-être un peu tardivement, les actions de celui
qui gît au fond d'un cercueil.

Enterrement de première classe ou enterrement de seconde classe, seul le


décorum fait la différence, une différence que n'affectera en rien celui qui va
retourner dans la terre, puis dans l'oubli pour de nombreux assistants qui ne
pensent peut-être pas qu'ils sont, eux aussi, poussière tirée de la poussière !

Si cette terrible sentence nous rappelle qu'Adam et Eve ont péché, n'est-elle pas
là - souvent dans les dernières pages de nos journaux à la rubrique "avis
mortuaires"- pour nous inviter sérieusement à la réflexion car la même sentence
est sur chacun d'entre nous : "... tu es poussière, et tu retourneras dans la
poussière !"

Si, lors des cérémonies funéraires ce texte de Genèse 3: 19 est souvent cité au
moment où le corps est rendu à la terre, j'ai choisi de parler de la poussière
aujourd'hui et au présent en m'impliquant moi-même comme a su le faire l'auteur
du psaume 119.

Mon âme est attachée à la poussière... Psaume 119: 25 (v. L. S)

En reconnaissant déjà maintenant que je suis poussière, né de la poussière, que


mon origine vient de cette terre sur laquelle je marche, je ne puis faire autrement
que d'admettre que je suis lié à elle et que c'est elle qui un jour m'absorbera si
Christ n'est pas encore revenu enlever son Église comme il l'a promis. (1
Thessaloniciens 4: 16-17)

En reconnaissant que je suis poussière, j'aurai la possibilité de m'interroger sur la


signification de la vie sans "brûler la chandelle par les deux bouts" selon une
expression populaire qui rappelle qu'autrefois ce mode d'éclairage était coûteux
et qu'il n'était pas question de le gaspiller en l'utilisant à mauvais escient !

Comment brûles-tu ta vie ?


L'utilises-tu avec sagesse ou, au contraire, profites-tu de toutes les occasions qui
te sont données pour jouir, pour abuser de plaisirs qui deviennent malsains
lorsqu'ils dépassent la norme et surtout lorsqu'ils volent le temps consacré à
Dieu ?
Ces plaisirs qui volent les jours, les mois et les années, temps perdu dont il
faudra quand même rendre compte !

Jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton coeur à la joie pendant les
jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton coeur et selon les regards de
tes yeux ; mais sache que pour tout cela Dieu t'appellera en jugement.
Ecclésiaste 11: 9 (v. L. S)

Si cet avertissement ne s'adresse qu'à la jeunesse, c'est sans doute parce que les
plus âgés ont été jeunes et, qu'ayant été avertis, ils ont agi en conséquence en
étant vigilants aux avertissements de Dieu. À moins qu'ils n'aient agi à l'opposé
en vivant leur vie sans se soucier des paroles de sagesse qui leur avaient été
données !
Quoiqu'il en soit les "poussières d'homme" que nous sommes, devraient
davantage prendre en considération que le temps qui leur est imparti sur la Terre
est un temps mesuré, un temps défini par Dieu, un temps que la science la plus
évoluée ne pourra rallonger d'une seconde !
Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient ; Et sur ton livre
étaient tous inscrits Les jours qui m'étaient destinés, Avant qu'aucun d'eux
existât. Psaume 139: 16

Si Moïse dans une de ses prières adressées à l'Éternel pouvait dire : "Enseigne-
nous à bien compter nos jours" (Psaume 90: 12),

Si le roi David pouvait demander : "Dis-moi quel est le terme de ma vie, quelle
est la mesure de mes jours ; que je sache combien je suis fragile" (Psaume 39: 4),

Si l'apôtre Jacques nous met en garde en nous rappelant : "Vous êtes une
vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît" (Jacques 4:14)...

... et si j'en crois l'auteur du psaume 119, alors comme lui, en toute honnêteté,
je ne puis que réclamer à mon tour :

... Rends-moi la vie selon ta parole ! Psaume 119: 25 (v. L. S)

Mais de quelle vie s'agit-il ?


D'abord, en priorité, la vie éternelle qu'avaient nos premiers parents avant la
chute !
"Rends-moi cette vie-là Seigneur !
Tu as donné Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé pour que j'entre déjà maintenant
dans cette Vie tout en sachant que je n'en bénéficierai pleinement qu'à partir du
moment où je serai entré dans ton Royaume !
Tu as promis, par la bouche de ton disciple bien-aimé, que si le monde passait
ainsi que toutes ses convoitises, ceux qui feraient la volonté de Dieu vivraient
éternellement quand bien même ils seraient morts ! "( 1 Jean 2: 17 ; Jean 11: 25)

Avez-vous l'assurance de la vie éternelle ? La certitude que si vous quittiez le


monde maintenant, vous seriez accueillis à bras ouverts dans le Royaume de
Dieu ?

Si notre vie est précieuse aux yeux de Dieu (et elle l'est), elle l'est
particulièrement durant cette période terrestre durant laquelle va se définir
l'avenir de nos âmes immortelles.
Un avenir en fonction de nos choix et non de prières faites en faveur des morts !
Il est bon de rappeler cette vérité afin de ne pas vivre dans l'illusion en croyant
que d'autres vont s'occuper de notre âme alors que nous aurions négligé de le
faire !

Enseigne-nous à tellement compter nos jours, que nous en puissions avoir un


coeur rempli de sagesse. Psaume 90: 12 (v. D. M)
Enseigne-nous à bien compter nos jours, Afin que nous appliquions notre coeur
à la sagesse. (v. L. S)

Depuis quelques années, j'ai collé dans mon bureau un mètre servant à mesurer,
non pas les distances, mais mon temps de vie écoulé.

J'ai quelque peu "trafiqué" ce mètre en réduisant sa largeur de moitié dès le


chiffre 70, âge moyen de la vie, indiqué dans le Psaume 90 au verset 10.
70 ans ! Une frontière qui s'approche et devrait me rendre de plus en plus
sensible à la grâce que le Seigneur m'accorde chaque fois qu'il me donne un jour
supplémentaire à vivre alors que bien d'autres s'en sont allés avant d'avoir
aperçu, même de loin, cette borne particulière.
Depuis l'installation de ce mètre, j'ai pris l'habitude, à mon anniversaire, de
colorier au feutre rouge le chiffre correspondant à mon âge. Chaque année je
prends conscience que cette ligne rouge s'allonge, s'allonge, s'allonge... montrant
ainsi que ma vie diminue, diminue... et qu'elle diminue toujours plus vite à ce
qu'il me semble.

Ainsi lorsque je suis installé dans mon fauteuil il me suffit de relever la tête pour
me rendre compter qu'il est urgent de "racheter le temps", urgent de se donner à
fond pour le Seigneur, urgent de délaisser ce qui pourrait entraver ma marche
dans le chemin étroit, urgent et indispensable d'avoir l'assurance de la VIE
ÉTERNELLE !

Si la vision de ce mètre me donne une idée du temps écoulé, par contre il ne peut
me donner la mesure du temps qu'il me reste à vivre, raison pour laquelle je dois
me préparer à rencontrer mon Dieu. Bien plus encore que JE DOIS ÊTRE
PRÊT À LE RENCONTRER !
Conscient de cette réalité, il m'appartient donc d'aspirer plus profondément à
vivre pour Christ et non pour le monde et à faire en sorte que si mon âme est
encore attachée à la poussière je puisse crier de tout mon coeur :

Rends-moi la vie selon ta parole !


Après avoir compris que je retournerai à la poussière (à moins que le Seigneur
Jésus revienne chercher les siens), comme le psalmiste, je suis conscient que,
derrière ce verset 25 il y a une pensée profonde qui met en avant l'idée que j'ai
perdu quelque chose d'important, que j'ai perdu quelque chose que je possédais
déjà : "rends-moi..."

Qu'aurais-je bien pu perdre depuis que je connais le Seigneur ?


Pour réclamer ce que j'ai perdu, je dois prendre conscience que je n'ai plus en ma
possession ce que je demande à Dieu !
Mais qu'est-ce que je vais lui demander ?
Suis-je conscient d'avoir fait une perte ? (pour autant que j'en ai fait une, bien
entendu !)

Nous avons déjà vu comment l'auteur du psaume 119 cherchait à mieux


connaître la Parole de Dieu, avons-nous la même volonté et, tout comme lui,
sommes-nous en mesure de faire un constat honnête de notre vie ?
Nous devrions !
En effet, cet homme nous est présenté comme quelqu'un de sérieux quant à sa
recherche, à son désir de communion avec le Seigneur.
En dépit de cette attitude exemplaire, il est conscient d'un manque, conscient
qu'il ne possède plus ce qu'il a déjà eu parce qu'il est attaché à la poussière.

Comme lui, pouvons-nous admettre qu'il pourrait y avoir un lien qui nous
interdirait de vivre librement, un lien qui nous attacherait à la poussière et que
cette chaîne nous empêcherait d'avoir la Vie, de retrouver la Vie ou du moins
d'en bénéficier davantage !

Sans vouloir chercher ce qui aurait pu attacher le psalmiste à la poussière,


retenons simplement le fait accompli et réfléchissons à notre propre situation en
essayant de trouver ce qui nous lie personnellement à la poussière.

Nous pouvons entendre par "poussière" tout ce qui n'entrera jamais dans le
Royaume de Dieu et tout ce qui nous empêche de vivre dans la liberté des
enfants de Dieu.

Combien de "paroles de Dieu", de textes bibliques ont-ils perdu de leur valeur


parce que la "poussière" les a recouverts, parce que nous nous sommes bien plus
intéressés à faire plaisir à notre chair, ou, tout aussi grave, parce que nous avons
davantage tenu à nos propres raisonnements qu'à la pensée de Dieu ? (La bible
dit...., mais moi je...)

... les soucis du siècle, la séduction des richesses et l'invasion des autres
convoitises, étouffent la parole, et la rendent infructueuse... Marc 4: 19 (v. L. S)

Veux-tu poursuivre du regard ce qui va disparaître ? Proverbes 23: 5 (v. L. S)

À quoi suis-je donc attaché dans ce monde ?


Attaché veut dire : lié, laissant sous-entendre par là, que l'on est privé de liberté !
À quoi suis-je donc lié ?
Qu'est-ce qui pourrait me RETENIR suffisamment pour que je ne me donne pas
davantage pour le Seigneur alors que j'ai tout en LUI ?

... en lui (en Jésus) vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent
la parole et la connaissance... 1 Corinthiens 1: 5

Vous avez tout pleinement en lui (en Jésus), qui est le chef de toute domination
et de toute autorité. Colossiens 2: 10

Quels sont les objets, les activités, les personnes ou les pensées qui me
retiennent captif et qui ne me permettent plus de mettre Jésus à la première
place ?

Faut-il encore rappeler ce que Jésus disait à ses disciples : "Celui qui aime son
père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi..." (Matthieu 10: 37) ?
Amour pourtant légitime envers sa famille, mais amour qui doit passer au second
plan, la priorité étant d'abord donnée à celui qui nous a sauvés de la
condamnation éternelle !

Ne pas laisser la priorité à celui qui y a droit, finira par produire un "accident"
dont les seules victimes seront celles qui n'ont pas respecté l'ordre établi par
Dieu !

Faut-il retourner le couteau dans la plaie et le faire d'autant plus si le monde ou


les amis du monde passent eux aussi avant Jésus ?
Faut-il retourner le couteau dans la plaie et le faire inlassablement jusqu'à ce que
nous comprenions...
... jusqu'à ce que JE comprenne bien que la sainteté et la justice de Dieu ont
autant de valeur que son amour !
Son amour, si grand soit-il, n'amoindrira jamais cette sainteté et cette justice que
la Bible ne manque pas de nous relater afin que nous vivions avec la crainte
respectueuse que nous devons à notre Père céleste ! " Rends-moi la vie selon ta
parole !"

Rends-moi cette vie que j'ai perdue, rends-nous cette vie abondante que nous
avons connue ! (Si nous l'avons perdue)

"Ce que j'ai contre toi", disait le Seigneur Jésus à l'une des Églises présentées
dans l'Apocalypse (2:4),

Ce que j'ai contre toi,


c'est que tu as abandonné ton premier amour.

Rends-nous la vie, cette vie que nous vivions lorsque notre coeur brûlait pour
toi Seigneur ! C'est uniquement de cela que nous avons besoin : retrouver cette
liberté que tu nous avais offerte, cette liberté qui nous faisait courir vers les lieux
de prières, de cultes ou d'évangélisation et qui nous faisait voir toutes les autres
activités comme secondaires !

Comment avons-nous pu perdre cette Vie abondante ?


Comment nous sommes-nous laissé lier par l'ennemi de nos âmes ?
Rends-moi la Vie selon TA Parole !
Si, par la grâce de Dieu nous n'avons pas perdu notre premier amour, sachons,
comme les prophètes du temps passé, prophètes qui ne participaient pas au péché
du peuple...
... sachons nous impliquer afin que le corps de Christ reconnaisse, ensemble, le
péché du peuple de Dieu, ce péché qui altère l'image de Jésus-Christ et qui fait
que certaines Églises se vident.

Nos infidélités sont nombreuses, Nous avons péché contre toi. Jérémie 14: 7 (v.
L. S)

Nous avons péché, nous avons commis l'iniquité, nous avons été méchants et
rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes
ordonnances. Daniel 9: 5 (v. L. S)
Que le "je" et nous" s'entremêlent sans que nous cherchions à nous justifier en
croyant que nous ne sommes pas comme ces... "publicains", comme le reste des
hommes (Luc 18: 11) car il ne fait aucun doute qu'à divers moments de notre vie
chrétienne, nous avons fait passé le Roi des rois en second plan quand ce n'est
pas en arrière-plan, dans le lointain de nos préoccupations.

Mon âme est attachée à la poussière : Rends-moi la vie selon ta parole !


Fais-moi revivre, selon ta parole ! (Bible annotée, Osterwald, D. M)

Aujourd'hui le Seigneur Jésus pourrait nous rappeler un texte que nous avons
tendance à n'utiliser que dans l'évangélisation.
Si nous voulions prêter attention à ce qui sera mis en gras dans le verset que je
vais mentionner, nous nous rendrons vite compte qu'il y a un message pour les
convertis, un message complet, un message conditionnel lié à la Vie éternelle :

... QUICONQUE VIT et croit EN MOI ne mourra jamais. Crois-tu cela ?


Jean 11: 26

Nous savons que croire en Jésus n'est pas suffisant pour avoir la vie éternelle :
les démons et Satan ne peuvent pas faire autrement que croire en l'existence du
Fils de Dieu, cependant l'enfer leur est réservé.

Vivre en LUI ! Voilà la pensée qui va de pair avec la foi ! Vivre en LUI et vivre
pour LUI !
N'est-ce pas un peu ce que le psalmiste évoquait lorsqu'il relevait qu'il était
attaché à la poussière et qu'il avait besoin de retrouver la Vie ?
N'est-il pas devenu tout-à-coup notre porte-parole ?

Si oui, que le Seigneur nous aide donc à nous détacher de tout ce que LUI
considère comme poussière.
Sachons bien que ce détachement ne pourra se faire qu'à partir du moment où
nous reconnaîtrons que nous sommes liés, attachés à quelque chose qui nous a
volé la liberté que nous avions autrefois, au temps de notre premier amour ! cette
liberté qui nous faisait courir dans la "Maison de Dieu".

Associons-nous pleinement à la prière du psalmiste. Il décrit volontairement sa


vie au Dieu qui ne manque jamais de pardonner celui qui confesse son péché et
qui a le désir sincère de l'abandonner.
Pour confesser, il faut parler !

Je raconte mes voies, et (comme conséquence) tu m'exauces... Psaume 119: 26a


(v. L. S)

Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et
les délaisse obtient miséricorde. Proverbes 28: 13 (v. L. S)

Suis-je capable de reconnaître que j'ai perdu quelque chose ? Capable d'admettre
que je me suis attiédi et qu'en conséquence j'ai tendance à vivre plus dans la
poussière que dans la présence de Dieu ?

Il n'est pas question de se culpabiliser à outrance pour les fois où nous avons
manqué quelques rencontres avec le Seigneur, les fois où nous avons manqué la
communion fraternelle et la sainte Cène.

Si le Seigneur admet fort bien que l'on puisse retirer son fils ou son boeuf tombé
dans un puits le jour du sabbat (Luc 14: 5), il peut comprendre qu'il puisse y
avoir des circonstances exceptionnelles qui nous empêchent de nous unir au
corps de Christ.

Simplement, soyons vigilants et faisons en sorte que ce ne soit toujours le jour


du Seigneur que notre fils ou notre boeuf tombe dans un puits afin d'avoir une
excuse valable pour ne pas se soumettre aux désirs du Seigneur.

Arrangeons-nous pour que l'exception soit l'accident, l'imprévu ou une raison de


force majeure qui nous empêche de vivre les rencontres fraternelles et non pas
l'inverse !
Que ce ne soit jamais notre présence qui soit exceptionnelle voire...
accidentelle !

Voici, oh ! qu'il est agréable, qu'il est doux pour des frères de demeurer
ensemble !
C'est comme l'huile précieuse...
C'est comme la rosée de l'Hermon...
Car c'est là que l'Éternel envoie la bénédiction, La vie, pour l'éternité. Psaume
133. 1-3 (v. L. S)
***

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où
Christ est assis à la droite de Dieu.
Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre.
Colossiens 3: 1-2 (v. L. S)

***

Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.


1 Corinthiens 11: 31 (v. L. S)

J-M Ravé 12 mai 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(5) (Daleth)

5 - (2) Sentez votre misère

Ces dernières semaines, nous avons vu comment l'auteur du psaume 119 était
attaché à la Parole de Dieu, comment il désirait mieux la connaître, comment il
désirait avancer davantage dans LE Chemin, le seul chemin qui puisse conduire
à vivre éternellement dans la présence du Seigneur.

Mais, suite à ces 24 premiers versets au travers desquels nous ne manquons pas
de relever la conduite exemplaire de cet homme ...

- Je veux garder tes statuts,


- Je serre ta Parole dans mon coeur,
- Je médite tes ordonnances,
- J'ai tes sentiers sous les yeux...

... voilà qu'il nous déconcerte lorsque nous nous apercevons qu'un tel homme
demande à Dieu qu'il lui REDONNE la vie ! Qu'avait-il donc fait pour perdre
cette Vie ?

Mon âme est attachée à la poussière : Rends-moi la vie selon ta parole !


Psaume 119: 25 (v. L. S)

Si un tel homme a pu comprendre qu'en dépit de son amour pour le Seigneur et


pour sa Parole, qu'en dépit de sa persévérance à marcher dans les voies de Dieu,
il était attaché à la poussière de ce monde et que cet attachement le séparait de la
Vie, nous devrions certainement réfléchir.
Réfléchir à notre engagement avec le Seigneur et regarder à tout ce qui nous
empêche de bénéficier de cette Vie abondante promise par le Fils de Dieu à ses
brebis, cette Vie qui semble parfois ne couler qu'au goutte à goutte !

Je (Jésus) suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans
l'abondance. Jean 10: 10 (v. L. S)

En reconnaissant son état, en faisant l'aveu qu'il était attaché à la poussière,


attaché à un monde sans valeur, puis en racontant ses voies à l'Éternel, nous
constatons que Dieu tient compte de la confession faite dans la droiture de coeur.

Dieu exauce celui qui redemande la Vie abondante qu'il avait perdue, mais
ne donne rien à celui qui reste sur ses positions, à celui qui refuse d'admettre que
sa vie n'est pas conforme à ce que les Saintes Écritures demandent.

Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée...


Psaume 32: 3 (v. L. S)

Je raconte mes voies, et tu m'exauces... Psaume 119: 26 (v. L. S)

Combien de plaintes, combien de lamentations n'ont-elles pas mis en évidence la


vie amère de ceux et celles qui n'ont jamais voulu reconnaître devant Dieu
qu'elles étaient plus attachées à la poussière de ce monde qu'au Seigneur ?
Combien de frères et de soeurs dans la foi ont-ils une vie où la vie ne consiste
qu'à survivre sans que la joie du salut soit au rendez-vous et qu'en raison de cet
état, il n'y a plus d'ardeur pour aller dans la maison du Seigneur ?
Combien font-ils la sourde oreille alors que le Saint-Esprit les exhorte,
aujourd'hui encore, à se désaltérer à la source d'eau vive plutôt qu'aux sources
mondaines dont les joies éphémères ne laissent qu'un goût d'amertume ?

Mon peuple a commis un double péché : Ils m'ont abandonné, moi qui suis une
source d'eau vive, Pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, Qui ne
retiennent pas l'eau. Jérémie 2: 13 (v. L. S)

Mon âme est attachée à la poussière : Rends-moi la vie selon ta parole !


Il y a donc une parole de Dieu qui nous invite à revenir à LUI si nous nous
sommes égarés ! Une parole qui pourrait donner une nouvelle orientation à notre
vie ! Oh que cette parole vienne et qu'elle transforme chaque vie qui a perdu son
premier amour ! Mais quelle est donc cette merveilleuse parole ?
Inutile de la chercher bien loin :

Cette parole, tu la connais !

C'est justement parce que tu la connais et que tu n'as pas envie d'obéir que tu ne
disposes plus de la vie abondante promise à ceux qui suivent le Seigneur Jésus.
C'est parce que tu sais ce que Dieu veut de toi et que tu ne veux pas ce qu'il veut
que ton âme est attachée à la poussière.
C'est parce que tu ne veux pas te soumettre, que tu te retrouves attaché à la
poussière !
Une poussière qui t'empêche de voir le bonheur d'appartenir à Christ, une
poussière qui finit par te cacher les merveilles de la Loi de Dieu, une poussière
qui ne te permet plus de trouver le bonheur en Dieu, dans le corps de Christ.

Rends-moi la vie selon ta parole !


Simple parole qui nous invite à marcher dans l'obéissance !
Simple parole qui a mis en avant un trait particulier de notre vie que Dieu ne
veut plus voir.

Simple parole qui devient une barrière infranchissable sans la clé adéquate ! Une
barrière qui ne nous permet plus d'aller de l'avant, de grandir, de jouir de la joie
de son salut. Mais une barrière qui peut s'ouvrir instantanément dès que le mot-
clé est prononcé : Un "Oui Seigneur" qui est le seul "sésame" qui permette de
marcher de progrès en progrès.

Combien de fois n'ai-je pas tourné en rond en refusant d'obéir à la pensée de


Dieu pour ma vie ?
Combien de temps n'ai-je pas perdu en cherchant des excuses ou des textes
bibliques qui pourraient conforter ma position comme si Dieu pouvait se
contredire ou faire des exceptions pour ma petite personne ?
Mais combien de fois le soleil ne s'est-il pas levé lorsque, vaincu par l'amour et
la patience de Dieu, je me pliais enfin à sa volonté en reprenant ma marche dans
le chemin qu'il avait tracé pour ma vie, un chemin conforme à l'Écriture ?

"Oui Seigneur" !
Deux mots ! Rien que deux mots que je devrais savoir par coeur car notre Père
céleste aime à les entendre en toute circonstance, aussi bien sur terre que dans le
Ciel :

Et j'entendis l'autel qui disait : Oui, Seigneur Dieu tout-puissant, tes jugements
sont véritables et justes. Apocalypse 16: 7 (v. L. S)

Dieu ne fait pas d'erreur !


S'il juge que je dois aller dans telle ou telle direction, abandonner telle ou telle
relation, faire ceci ou cela, ne devrais-je pas me conformer à sa volonté, lui qui a
tout accompli pour sortir l'homme de sa misère et de sa perdition, pour M'EN
sortir ?

N'avons-nous pas un Dieu merveilleux qui, de tout temps, a oeuvré pour que
l'homme pécheur ne reste pas dans son péché ? Un Dieu merveilleux qui offre
son amour pour inviter son enfant rebelle à se jeter dans ses bras !

Dès le jardin d'Éden, avant que nos premiers parents en soient expulsés à cause
de leur désobéissance, il laissa entrevoir un salut parfait pour toute l'humanité,
un salut qui, aujourd'hui encore, est le garant de l'amour de Dieu :
"Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque
croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle". (Jean 3: 16)

Mépriserions-nous cet amour en marchant dans la désobéissance après


avoir obéi ?

Quoique nous n'ayons jamais connu le jardin d'Éden, il y a dans le coeur de


l'homme la nostalgie de cet endroit, le désir ardent de retrouver ce Paradis perdu.
Dieu nous comprend et il VEUT nous le redonner à SA façon et non selon la
nôtre ! Il nous comprend et il cherche à nous faire accepter le meilleur qu'il a
préparé pour les hommes.

Semblables à Adam et Eve chassés de ce lieu béni et qui, tout en avançant sur
une terre désormais maudite, ne pouvaient s'empêcher de se retourner pour
regarder encore une fois ce jardin perdu, nous soupirons souvent comme ils ont
soupiré.
Nous soupirons après le vrai bonheur car Dieu a mis dans le coeur de l'homme la
pensée de l'éternité ! (Ecclésiaste 3: 11)

Cette même pensée, ce même désir de retrouver la communion avec notre Père,
notre Créateur, a poussé le psalmiste à chercher la face de Dieu, à sonder les
Écritures, à demander l'aide de l'Éternel afin de mieux comprendre ses voies.

Exemple à suivre même si un instant nous avons pu supposer qu'il avait fait une
marche arrière parce qu'il demandait à ce que Dieu lui redonne la Vie. Notre
jugement n'est-il pas dû au fait que nous avons voulu qu'il nous ressemble ?
Nous qui sommes souvent lents à comprendre les Écritures, nous qui vivons
dans le temps de la grâce et qui parfois utilisons à mauvais escient les mots
"grâce" et "amour" pour s'accorder des libertés que nos pères dans la foi ne se
seraient jamais permises.

Certes notre psalmiste avait pris conscience qu'il était attaché à la poussière,
certes il savait que la vie qu'il menait n'était plus une vie autant bénie
qu'auparavant, mais cela voulait-il vraiment dire qu'il s'était détaché de Dieu,
qu'il avait fui sa présence ?

Plutôt que de rester sur la pensée que l'auteur du psaume 119 s'était éloigné du
Seigneur pour s'attacher aux choses passagères de ce monde : "Mon âme est
attachée à la poussière", je découvre plutôt que sa réflexion est conséquente à sa
marche dans la sanctification.

En effet, un homme qui avait un tel attachement à son Dieu et à sa Parole,


un homme qui avait continuellement la pensée de Dieu dans son coeur,
aurait-il pu délibérément se détourner de celui pour lequel il vivait ?

Assurément non, car il faisait partie de cette race de croyants qui préfère passer
"un jour dans les parvis de Dieu plutôt que mille ailleurs", cette race de croyants
qui préfère "se tenir sur le seuil de la maison de Dieu" plutôt que "d'habiter sous
les tentes de la méchanceté" (Psaume 84: 10)

Quelles sont mes préférences ? Ou, plus exactement, où est-ce que l'on a
l'habitude de me rencontrer ?
Dans la maison de Dieu ou en compagnie de ceux et celles qui ne se préoccupent
pas du salut de leur âme ? (Il n'est pas question du temps passé à gagner son pain
à la sueur de notre front.)

Mon âme est brisée par le désir qui toujours la porte vers tes lois. Psaume 119:
20 (v. L. S)

" Je suis avide de tes commandements ", dira-t-il plus tard ! (Psaume 119: 131)
C'est parce qu'il y avait un feu brûlant dans le coeur de ce croyant que,
soudainement, il remarque qu'il y a eu un changement dans sa vie, un
changement qu'il n'aurait pas perçu si son coeur avait été partagé entre les
plaisirs du monde, et le service pour Dieu.
Attaché à la poussière ! Voilà la terrible constatation qu'il fait de sa propre vie
alors qu'auparavant il avait l'impression de marcher dans la foi triomphante !
Amère constatation qui ne le laisse pas indifférent :

Mon âme pleure de chagrin : Relève-moi selon ta parole ! Psaume 119: 28

Comment a-t-il pu en arriver à cet état d'âme ?


Tout simplement parce que l'Éternel a répondu à sa prière !
Tout simplement parce que toutes les réponses du Seigneur n'apportent pas
immédiatement la joie ! Elles l'apportent d'autant moins lorsque l'on demande à
être éclairé sur notre propre vie et que Dieu montre un point particulier qui doit
changer.

En examinant le parcours de cet homme, nous avons déjà mis en avant:

1) La volonté qu'il avait de vivre selon ce qu'il connaissait de la Parole de Dieu.


2) Le désir ardent d'en connaître davantage !
3) Sa demande à ce que Dieu lui ouvre les yeux.

Ai-je la même volonté, les mêmes désirs ?


Il le faudrait !
Car de telles aspirations vont dans le sens des pensées de Dieu qui ne veut pas
que nous nous contentions d'une vie chrétienne au rabais où l'on garderait
simplement le principe d'être sauvé par grâce sans vouloir s'engager davantage.
Le salut de notre âme aurait-il moins d'importance que les oeuvres auxquelles
nous consacrons notre temps pour entretenir notre vie terrestre ?
Devrions-nous avoir moins de zèle pour le Seigneur que pour notre employeur ?
Lequel des deux a fait le plus pour nous ?

.... mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en


mieux à l'oeuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le
Seigneur. 1 Corinthiens 15: 58 (v. L. S)

Ainsi donc l'auteur du psaume 119 a été exaucé, Dieu lui a ouvert les yeux afin
qu'il progresse dans la sanctification en lui révélant des points particuliers dans
sa vie qui mettaient en évidence qu'il était encore attaché à la poussière !
Ne nous étonnons donc pas qu'après il puisse être "travaillé" intérieurement au
point de crier "Rends-moi la vie ". En effet, il est impossible de vivre comme
avant lorsque Dieu a mis en lumière un point qu'il désire voir changer !
Des révélations semblables se produisent régulièrement dans la vie des enfants
de Dieu qui ont à coeur de glorifier le Seigneur. Ces révélations mettent toujours
en évidence des détails toujours plus petits qui pourraient passer insignifiants à
nos yeux, mais qui deviennent des montagnes infranchissables pour ceux qui
n'ont pas envie de lâcher prise !

Dans cette situation, celle où Dieu met en lumière un nouveau point qui doit
changer dans notre vie, notre "oui Seigneur" ne pourra être prononcé qu'à partir
du moment où nous aurons compris la nécessité d'obéir.

Fais-moi comprendre la voie de tes ordonnances... Psaume 119: 27 (v. L. S)

Pourrait-il y avoir un moment dans notre existence terrestre où nous n'aurions


pas besoin de faire cette demande ?
En principe non, car nous ne connaissons la volonté de Dieu qu'en partie.
Non, parce que nous ne nous connaissons pas nous-mêmes !
Nous nous connaissons si mal qu'il nous est parfois bien difficile de dire
pourquoi nous avons préféré vivre attachés à la poussière plutôt que dans la
présence de Dieu, difficile de croire que le Saint-Esprit ait encore tant à faire
dans nos vies alors que nous pensons avoir tellement progressé !
N'ayons pas une trop haute opinion de nous-mêmes ! Sachons être enseignables !

Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que votre rire se
change en deuil, et votre joie en tristesse. Jacques 4:9 (v. L. S)

Cette misère nous est parfois inconnue parce que nous avons les yeux fixés sur
des richesses qui n'en sont pas : " tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable,
pauvre, aveugle et nu" (Apocalypse 3: 17).
Mais à partir du moment où nous avons réalisé qu'il y a encore un monde entre
ce que Dieu attend de nous et ce que nous sommes en réalité, alors, oui, nous
pouvons regretter d'être si éloignés des objectifs de Dieu, alors oui, il est normal
de demander le secours du Seigneur pour être davantage conformes à ce qu'il
nous demande.

Qu'en tout temps nous puissions avoir la même pensée que celle du Roi David
qui s'inquiétait de savoir s'il était toujours à la place que Dieu voulait pour lui, de
savoir s'il marchait toujours dans la vérité :
Regarde si je suis sur une mauvaise voie,
Et conduis-moi sur la voie de l'éternité !
Psaume 139: 24 (v. L. S)

Par ces paroles, nous voyons que ceux et celles qui sont conduits par l'Esprit de
Dieu ont les mêmes désirs.
Pour chacun, la priorité est donnée aux choses d'en haut et non à celles d'en
bas !
Pourquoi l'est-elle donnée?
Parce qu'ils ont déjà goûté que le Seigneur est bon !
L'avons-nous déjà goûté ? (1 Pierre 2: 3)

Ce désir que Dieu conduise notre vie implique obligatoirement une lutte
continuelle.
Une lutte afin de résister aux tiraillements qui se font de toutes parts lorsque des
voix externes ou internes nous proposent des ersatz de bonheur ou des
satisfactions passagères qui ont la particularité de nous détourner de la route
royale, du chemin étroit.

... la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à


ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce
que vous voudriez. Galates 5: 17 (v. L. S)

Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l'Esprit vous faites
mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par
l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Romains 8: 13-14

Apprendre à mourir de son vivant ! Apprendre à mourir aux aspirations d'un


monde qui nous voit à peine passer et qui pourtant fait tout pour que nous
travaillions pour lui au détriment de notre âme.

Apprendre à vivre la Vie que Dieu nous a offerte en nous faisant passer de la
mort à la Vie ! Réclamer toujours davantage cette Vie tout en se nourrissant du
pain de la Parole de Dieu !

Fais-moi comprendre la voie de tes ordonnances, Et je méditerai sur tes


merveilles ! Psaume 119: 27
L'objet de mes méditations, de mes réflexions doit donc porter sur les
commandements de Dieu.
Ma vie tout entière doit donc être ramenée au domaine spirituel afin que mes
activités correspondent le mieux possible à ce que l'Écriture m'enseigne.

Suis-je prêt à ce défi ?

Suis-je prêt à me conformer à la volonté de Dieu, à faire plier ma volonté à la


sienne, y compris dans les "petits détails" qu'il me demande de changer :

Petits détails qui pourraient devenir des montagnes sur lesquelles flotterait
le drapeau de ma désobéissance, si...

***

Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la
même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché,
afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté
de Dieu... 1 Pierre 4: 1

Enseigne-moi à faire ta volonté! Car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me
conduise sur la voie droite! Psaume 143: 10 (v. L. S)

J-M Ravé 19 mai 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(6) (Daleth)

6 - (3) J'ai fait mon choix, et toi l'as-tu fait?

"Aucun péché n'est anodin. Il est commis contre un Dieu infini, et peut avoir
de graves conséquences. Aucun grain de sable n'est insignifiant dans le
mécanisme d'une montre. " Jeremy Taylor, 1613-1667

C'est avec une citation de ce prédicateur anglican que je désire ouvrir ce 3 ème
volet concernant le paragraphe attribué à la lettre "Daleth" dans le psaume 119.
En effet, il est bon de rappeler que le péché, si petit soit-il à NOS yeux, est assez
gros pour interrompre la marche du croyant dans la sanctification, tout comme le
moindre grain de sable est suffisamment volumineux pour stopper la montre la
plus perfectionnée.

Précisons encore que :


- Plus la montre est perfectionnée, plus elle sera sensible au moindre corps
étranger. La petite poussière qui paraît insignifiante pourra la bloquer ou la
ralentir pour qu'elle ne donne plus l'heure exacte. Raison pour laquelle un
entretien est nécessaire.
- Plus le chrétien est avancé dans la foi, plus sûrement il sera immobilisé dans sa
marche par la révélation d'un "petit détail" qu'il devra supprimer de sa vie afin de
ne pas rester immobilisé. Un entretien de sa vie est donc indispensable !
Une montre de qualité qui ne fonctionne plus n'a aucune utilité, de même un
chrétien de valeur qui refuse d'avancer ne peut plus servir à la gloire de Dieu
puisqu'il ne lui est plus soumis.

Ainsi donc, nous devons en déduire qu'il n'y a pas de dimension à nos péchés
aux yeux du Créateur (excepté le péché contre le Saint-Esprit). Quelle que soit la
valeur que nous leur attribuons, quelle que soit l'importance que nous leur
accordons, ils ont tous la même particularité :

... Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face (la face de Dieu) et l'empêchent
de vous écouter. Esaïe 59: 2 (v. L. S)
(... vos péchés ont fait qu'il a caché [sa] face de vous, afin qu'il ne vous entende
point. v. D. M)

Ce sont vos péchés qui vous privent de ces biens. Jérémie 5: 25 (v. L. S)
(.... vos péchés ont empêché qu'il ne vous arrivât du bien. v. D. M)

Notre croissance chrétienne est donc liée à cette sanctification, qui au fil du
temps, nous conduira à devenir de plus en plus sensibles à nos imperfections, à
celles que l'Esprit de Dieu nous révélera au fur et à mesure de notre marche.
Refuser d'obéir au Seigneur sous prétexte que nous jugeons que tel ou tel
comportement ne change en rien notre foi, ne peut que bloquer, pour une durée
indéterminée, notre édification, notre croissance. Un refus équivaut à un acte de
rébellion contre l'autorité souveraine !

Si vous êtes rebelles à la parole de l'Éternel, la main de l'Éternel sera contre


vous... 1 Samuel 12: 15 (v. L. S)

Refuser d'obéir au Seigneur sous prétexte que d'autres peuvent faire ce que Dieu
nous demande d'abandonner, ne pourra que nous abaisser au lieu de nous élever.
Notre Père ne demandera jamais à un bébé ou un adolescent dans la foi ce qu'il
demande à celui ou celle qui a de nombreuses années de vie chrétienne derrière
lui.

Quand j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je jugeais comme un enfant, je


pensais comme un enfant ; mais quand je suis devenu homme, j'ai aboli ce qui
était de l'enfance. 1 Corinthiens 13: 11 (v. D. M)

Si nous croyons que nous avons acquis une certaine maturité, alors n'excusons
pas nos manquements, nos "petits péchés" en prenant pour modèle ceux qui
s'attendent à ce que nous soyons des exemples :

... sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en
pureté. 1 Timothée 4: 12 (v. L. S)
Exhorte de même les jeunes gens à être modérés, te montrant toi-même à tous
égards un modèle de bonnes oeuvres, et donnant un enseignement pur, digne,
une parole saine, irréprochable, afin que l'adversaire soit confus, n'ayant aucun
mal à dire de nous. Tite 2: 6-8 (v. L. S)

Si notre vie chrétienne ne nous apporte plus la joie d'appartenir à Christ, n'y
aurait-il pas eu une révélation du Seigneur dans notre coeur ? Une révélation qui
nous a profondément attristés ! Une révélation dont nous ne voulons pas tenir
compte !

Le Seigneur n'aurait-il pas mis le doigt sur un obstacle, un "petit péché" caché ?
Un "petit péché" appelé par Satan un "péché mignon", si mignon qu'il prétend
qu'il ne vaut pas la peine de s'en séparer, mais si important aux yeux de Dieu,
qu'il nous masque sa face et nous ferme la porte à de nombreuses bénédictions.
Croyons bien que nous n'avons pas la mesure adéquate pour peser le poids d'un
péché ou d'un acte de désobéissance. Ce n'est pas à nous qu'il appartient de
soupeser nos... manquements afin d'en calculer les éventuelles conséquences.

Jésus a payé le prix fort, ne l'oublions pas !


Il a payé le prix pour que nous ayons la possibilité de trouver la liberté !
Voudrions-nous quand même rester esclaves de nos pensées, de notre façon de
voir pour profiter un instant d'un mauvais bonheur, d'une mauvaise liberté? Ne
préférons-nous pas faire connaître notre désir de soumission tout en réclamant
son aide pour obtenir la victoire ?

Comme nous le disions la semaine dernière, ces petits détails, dont nous ne
voulons pas nous séparer, pourraient bien devenir des montagnes ! Des
montagnes impressionnantes sur lesquelles nous planterions un drapeau : celui
de notre désobéissance !
Un drapeau qui flotterait à la vue de tout le monde chrétien et païen qui nous
observe, mais aussi à la vue de toutes les puissances des ténèbres qui ne
manqueraient pas de relever le point faible de l'armure, le défaut de la cuirasse !

"Aucun péché n'est anodin. Il est commis contre un Dieu infini, et peut avoir
de graves conséquences... (J. Taylor)

Une conscience, exercée à écouter la voix de Dieu et associée à un coeur


désireux d'obéir, ne nous empêchera pas de recevoir la bonne et mauvaise
nouvelle qu'il y a encore un "détail" à changer dans notre vie.

D'abord la mauvaise nouvelle pour la chair, pour la vieille nature qui ne


manquera pas de se plaindre d'être toujours bousculée car : " la chair a des désirs
contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils
sont opposés entre eux" (Galates 5: 17)

Ensuite, la bonne nouvelle de constater que nous sommes toujours sous le


"contrôle" de Dieu. Il veille à ce que nous marchions de progrès en progrès (dans
l'obéissance) en nous faisant aller à un rythme qu'il a choisi en fonction de notre
avancement spirituel.

Sommes-nous en panne ? Sommes-nous arrêtés par une poussière, un grain de


sable dont nous ne voulons pas nous séparer ?
Si oui, C'EST LA PREUVE QUE LA CHAIR a encore son mot à dire et qu'elle
A DES EXIGENCES QUI SONT CONTRAIRES À CEUX DE L'ESPRIT !

L'auteur du psaume 119 nous a fait connaître que l'Éternel lui a ouvert les yeux
sur son état et qu'il l'a fait parce qu'il avait prié pour qu'il en soit ainsi (Psaumes
119: 18).
Sans doute faisons-nous la même chose quand nous demandons à ce que soit mis
en lumière tout ce qui doit changer dans notre vie afin de plaire à notre Bien-
Aimé Sauveur ?

Suite à sa prière qui devait le conduire à mieux connaître les lois de Dieu, le
psalmiste reçu le choc de sa vie : il réalisa qu'il était encore attaché à la poussière
en dépit de son ardent désir d'être plus proche de son Dieu !
Grande désillusion, qui, au lieu de le pousser à regimber contre la vérité, à
murmurer contre Dieu, va le conduire à se jeter au pied du Seigneur.

Si jusqu'à présent nous n'avons pas cherché à comprendre comment il avait pu


perdre la Vie - "rends-moi la vie selon ta parole", demandait-il au verset 25,
maintenant nous pouvons supposer qu'il y avait des zones d'ombres dans son
témoignage, des occasions où la vérité se faisait malmener. Raison pour laquelle
il s'écria :

Éloigne de moi la voie du mensonge ! (Psaume 119: 29)

Un cri que JE tiens ... et que NOUS devrions tous pousser sans exception ! Non
pas que nous sommes des menteurs caractérisés ! Loin de là ! Mais sachant qu'il
reste toujours des habitudes fâcheuses liées à notre vieille nature, nous pourrions
avoir tendance à trafiquer la vérité afin de donner une meilleure image de ce que
nous sommes.

Éloigne de nous la voie du mensonge !


Que plus jamais nous ne déformions la réalité, que plus jamais nous cherchions à
l'arranger, à l'exagérer, à la rendre différente en l'appelant "notre vérité" !
Que ceux qui "mentent légèrement" ne soient plus poussés à mentir en toute
connaissance de cause dans le but de faire plaisir à leurs auditeurs !
Que nous sachions aussi tenir nos engagements, que nous nous abstenions de
faire des promesses qu'il ne nous sera pas possible de tenir !

Mieux vaut pour toi ne point faire de voeu, que d'en faire un et de ne pas
l'accomplir. Ne permets pas à ta bouche de faire pécher ta chair... Ecclésiaste
5: 5-6 (v. L. S)

Si le mensonge grossier ne se manifeste plus dans la vie des enfants de Dieu,


nous devons quand même reconnaître qu'il arrive des moments où la vérité ne
ressemble pas toujours à 100% à celle que Dieu connaît. Voilà pourquoi il n'est
pas déraisonnable de se joindre au psalmiste et de supplier le Seigneur qu'il
éloigne de nous la voie du mensonge, de ces petits mensonges insignifiants qui
cependant viennent altérer notre ciel et nous empêcher de recevoir la bénédiction
de Dieu sur nos activités.

... renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son
prochain... Éphésiens 4: 25 (v. L. S)

O Éternel ! qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne


sainte ?
Celui qui marche dans l'intégrité, qui pratique la justice Et qui dit la vérité
selon son coeur. Psaume 15: 1-2 (v. L. S)

L'enjeu est de taille ! Le Dieu de Vérité ne peut rien construire sur du mensonge
et ne promet rien de bon à ceux qui le pratiquent : "Mais, pour les lâches, les
incrédules... et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de
soufre... " (Apocalypse 21: 8)
Il n'y aurait donc pas un menteur, un "gentil menteur", un "petit menteur", un
"gentil petit menteur chrétien" qui puisse passer entre les gouttes de la justice de
Dieu ! (Tous les menteurs avons-nous lu ! TOUS sans exception !)

Si tel est le cas, je désire impérativement me joindre à la demande du psalmiste !


Je refuse de rester plus longtemps sur un terrain où la frontière entre la vérité et
le mensonge ne serait pas suffisamment nette, ce terrain mouvant où ceux qui me
regardent s'interrogent pour savoir de quel côté je me trouve.

Acceptez-vous qu'il y ait une frontière bien délimitée dans votre vie ?
Une frontière où la vérité serait tellement distante du mensonge qu'il y
aurait un gouffre suffisamment large qui les sépare et qu'il vous serait alors
impossible de passer d'un bord à l'autre ?
C'est en tout cas ce que je demande pour ma vie !

Éloigne de moi la voie du mensonge, Et accorde-moi la grâce de suivre ta loi !


Psaume 119: 29 (v. L. S)

Pourquoi Dieu éloignerait-il la voie du mensonge ?


Devons-nous comprendre que s'il ne le faisait pas, cela réduirait notre
responsabilité puisqu'il aurait placé à nos côtés la possibilité de glisser dans le
mauvais chemin ?
Non !
Dieu n'est pas responsable de nos péchés, de nos mensonges, de nos
désobéissances !
Il n'éloignera la voie du mensonge de notre vie qu'à la condition expresse que
nous le désirions ardemment.
Tant que quelqu'un voudra garder la possibilité de tordre plus ou moins la Vérité,
cette voie ténébreuse sera toujours à ses côtés. C'est SON choix, pas celui de
Dieu !
Nous le verrons alors passer d'un chemin à l'autre tout en constatant les effets
désastreux qui se manifesteront par une stagnation de sa vie "chrétienne" et son
étonnement de ne pas progresser malgré ses nombreuses années de vie dans le
corps de Christ.

LOIN DE MOI LA VOIE DU MENSONGE car j'ai fait mon choix !

Je choisis la voie de la vérité,


je place tes lois sous mes yeux.
Psaume 119: 30 (v. L. S)

Pour terminer ce troisième volet, une petite récapitulation s'impose afin que nous
puissions mieux nous identifier à l'auteur du psaume 119 qui nous présente le
développement d'une marche dans la sanctification.
À nous de calquer notre attitude sur tout ce que l'Esprit Saint a mis en lumière au
travers de ce psaume pour notre enseignement.
Pour ce faire, nous allons simplement reprendre ce qui a été dit la semaine
passée en rappelant les 3 points qui devraient caractériser notre vie d'enfant de
Dieu.

1) La volonté de vivre déjà selon ce que l'on connaît de la Parole de Dieu.


2) Le désir ardent d'en connaître davantage !
3) Demander à ce que Dieu ouvre nos yeux afin qu'il nous montre ce qui lui
déplaît dans notre vie.

Ces démarches, agréables au Seigneur, vont lui permettre de nous révéler les
barrières qu'il y a sur notre route ou de les remettre en évidence si nous les avons
oubliées.
Ces barrières sont les choses que Dieu nous demande de lâcher ou des actes
d'obéissance qui sont conformes aux Saintes Écritures et que nous avons
négligés.

Il va aussi nous rendre attentifs que ces "petites choses" ne sont pas aussi
insignifiantes que nous l'imaginions. Désormais elles vont revenir régulièrement
à notre esprit jusqu'à ce que nous capitulions devant notre Père céleste ou que
nous campions sur nos positions au risque de déplaire à celui qui a donné sa vie
pour nous libérer du joug du péché.

La non-obéissance n'est-elle pas une voie proposée par l'ennemi de nos âmes ?
Inutile de faire croire que nous n'avons pas compris la pensée de Dieu, il connaît
nos coeurs ! Ne nous mentons pas à nous-mêmes et sachons reconnaître que,
parfois, nous n'avons pas envie d'obéir.

Comme nous le comprenons, la voie du mensonge n'est pas uniquement celle qui
nous mène à ne pas dire la vérité à 100%, elle est aussi la voie qui est contraire à
la VOIE DE DIEU.

Si je choisis la voie de la vérité par opposition à celle de mentir, en tant qu'enfant


de Dieu, racheté par l'oeuvre de Christ à la Croix, je dois choisir en même temps
la Voie de la Vérité par opposition à celle du monde, celle du prince des
ténèbres.
Afin de démontrer que j'ai fait le bon choix et que j'appartiens bien à Christ, je
place les lois de Dieu sous mes yeux (Psaume 119: 30) afin que ce soient elles
qui régissent ma vie.

Le choix de marcher dans la vérité doit être confirmé par d'autres démarches qui
prouveront notre sincérité :

Je choisis la voie de la vérité, Je place tes lois sous mes yeux.


Je m'attache à tes préceptes ...
Je cours dans la voie de tes commandements... Psaume 119 : 30-32 (v. L. S)

1 - Je choisis la voie de la vérité (le meilleur choix)


Moi et ma maison, nous servirons l'Éternel. Josué 24: 15 (v. L. S)
Je (Jésus) suis le chemin, la vérité, et la vie... Jean 14: 6 (v. L. S)

2 - Je place tes lois sous mes yeux (pour apprendre et suivre les conseils de
Dieu)
Les commandements de l'Éternel sont purs, ils éclairent les yeux. Psaume 19: 8
(v. L. S)
... l'observation des commandements de Dieu est tout. 1 Corinthiens 7: 19 (v. L.
S)

3 - Je m'attache à tes préceptes ( je suis lié à eux et non plus à la poussière)


Garde mes enseignements comme la prunelle de tes yeux. Lie-les sur tes doigts,
Écris-les sur la table de ton coeur. Proverbes 7: 2-3 (v. L. S)
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. Matthieu 6: 21(v. L. S)

4 - Je cours dans la voie de tes commandements.


Tu me conduiras par ton conseil puis tu me recevras dans la gloire. Psaume 73:
24 (v. L. S)

Une telle démonstration d'attachement n'a pas laissé le Seigneur indifférent. Son
action a été telle que le psalmiste s'aperçoit que son coeur a été élargi et que
désormais il peut... foncer dans les voies de Dieu !

Je cours dans la voie de tes commandements, Car tu élargis mon coeur.


Psaume 119: 32 (v. L. S)

Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en


Jésus-Christ. Philippiens 3: 14 (v. L. S)

***
Peux-tu courir ?
Oui! Si les chaînes de la désobéissance et du mensonge ont été brisées au nom
du Seigneur Jésus !
L'ont-elles été dans ta vie ?

Quel est l'homme qui craint l'Éternel ?


L'Éternel lui montre la voie qu'il doit choisir.
Psaume 25: 12 (v. L. S)

J-M Ravé 26 mai 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(7) (Hé)

7 - (1) Des répétitions qui vont plus loin que le rappel

Quand vous priez, n'usez pas de vaines redites, comme ceux des nations, car ils
s'imaginent qu'ils seront exaucés en parlant beaucoup. Ne leur ressemblez donc
pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui
demandiez. Matthieu 6: 7-8 (v. D)

Le Seigneur Jésus nous enseigne à aller droit au but lorsque nous prions. Il nous
demande aussi de ne pas répéter sans cesse la même chose car nos répétitions
pourraient bien être le signe d'un manque de foi. Celui qui a planté l'oreille n'est
pas sourd ! (Psaume 94: 9)

Puisqu'il en est ainsi, que penser du psaume 119 où, tout au long des 176 versets,
on a l'impression de relire ce que l'on a déjà lu auparavant ?

Ce ne sera qu'en examinant d'un peu plus près ce merveilleux psaume que nous
pourrons découvrir que les paroles qui semblent être de "vaines redites" sont en
réalité de nouvelles prières qui n'ont rien à voir avec les précédentes.
Notre progression dans la lecture de ce psaume va nous permettre, avec le
secours de l'Esprit saint, de découvrir que ces "répétitions" mettent en valeur la
marche progressive de leur auteur. Elles vont nous montrer que chaque "redite"
est assortie d'un complément différent des précédents dont nous ferions bien de
prêter attention pour que notre vie soit aussi une vie qui porte du fruit agréable
au Seigneur.

Alors que nous commençons notre lecture au verset 33 qui engage le paragraphe
d'une nouvelle lettre de l'alphabet hébreu (Hé), nous pourrions être étonnés de
retrouver à nouveau la demande d'être enseigné.
Ne l'avait-il pas déjà faite au verset 13 et au verset 26 ?

Ces répétitions, quasi identiques, laissent cependant entrevoir une progression


dans sa découverte et son engagement de croyant, d'enfant de Dieu.

- La première fois, sa demande fut suivie par l'apprentissage et la répétition des


lois de Dieu :
Enseigne-moi tes statuts ! De mes lèvres j'énumère toutes les sentences de ta
bouche... Psaume 119: 12-13 (v. L. S)

- La seconde fois, nous constatons qu'il a le désir de comprendre ce qu'il a


appris :
Enseigne-moi tes statuts ! Fais-moi comprendre la voie de tes ordonnances...
Psaume 119: 26-27 (v. L. S)

Cette marche progressive : apprendre, puis comprendre, nous conduit


aujourd'hui à découvrir que si notre psalmiste a demandé une fois de plus à être
enseigné, il l'a fait dans le but de retenir jusqu'à la fin (de sa vie), non pas les lois
ou les commandements dont il a déjà pris connaissance, mais la voie dans
laquelle il a été conduit.

Enseigne-moi, Éternel, la voie de tes statuts, pour que je la retienne jusqu'à la


fin ! Psaume 119:33 (v. L. S)

Apprendre les commandements de Dieu, les comprendre et ne plus rester


dans le chemin qui conduit à la vie éternelle deviendrait un non-sens, une
absurdité dont les conséquences se répercuteraient jusque dans l'éternité.

D'ailleurs, en sautant plusieurs versets, nous pouvons constater que sa prière a


été exaucée et qu'il pourra continuer sa marche d'un pas sûr.
Il la poursuivra en découvrant peu à peu les limites qui jalonnent le chemin
étroit, ces limites qui lui feront comprendre à partir de quel moment il pourrait se
trouver en dehors du chemin de la volonté de Dieu ou à quel moment il pourrait
dépasser la frontière entre le bien et le mal, entre l'obéissance et la
désobéissance !

Je vois des bornes à tout ce qui est parfait... Psaume 119:96 (v. L. S)
J'ai vu la fin de toute perfection... (v. D)

La perfection des commandements de Dieu est sans limite ! On ne peut trouver


aucune faille dans ses enseignements ! Celui qui prétendrait faire mieux que
Dieu serait supérieur à lui ! Qui pourrait donner un conseil au Seigneur ? "Ceins
tes reins comme un vaillant homme ; Je t'interrogerai, (dit l'Éternel) et tu
m'instruiras. " Job 38: 3
Est-ce que je connais les limites à ne pas franchir ? Celles qui, une fois passées,
me feront me retrouver sur un autre chemin que celui qui a été tracé pour les
enfants de Dieu ?

Ainsi donc notre psalmiste demande à être enseigné afin de rester dans la voie de
Dieu. Pour lui, point de contestation, point de "mais, moi je... " ! Au contraire !

Tous les "mais" qu'il emploiera seront utilisés pour mettre en valeur sa
décision de marcher selon la volonté du Seigneur (version Darby) :

- ... mais maintenant je garde ta parole. (v. 67)


- ... mais moi, je n'ai pas abandonné tes préceptes. (v. 87)
- ... mais je n'oublie pas ta loi. (v. 109)
- ... mais je ne me suis pas égaré de tes préceptes. (v. 110)
- ... mais j'aime ta loi. (v. 113)
- ... mais mon coeur a eu peur de ta parole. (v. 161)

Comme il eut été bon de rencontrer un homme qui, tel que lui, n'utilise pas le
"mais" pour contester le contenu de la Parole de Dieu ou pour marcher
différemment des enseignements connus : "mais moi je fais comme ci, moi je
fais comme ça !"

Mieux encore ! Que nous puissions lui ressembler et n'utiliser cette conjonction
(le mais) uniquement pour appuyer notre engagement, notre foi en Christ, et
cela, quelles que soient les circonstances : "Enseigne-moi, Éternel, la voie de tes
statuts, pour que je la retienne jusqu'à la fin !"

Jusqu'à la fin !

Depuis que nous avons donné notre vie à Christ (si nous l'avons fait), il ne fait
aucun doute que nous avons appris de nombreux textes bibliques qui, par la
suite, nous ont été expliqués afin que nous ne tordions pas le sens des Écritures
par notre propre raisonnement.
Ensuite, par une lecture régulière de la Parole de Dieu nous avons découvert, au
fur et à mesure de notre marche dans la sanctification, de nouvelles frontières
qu'il ne nous est plus permis de franchir sous peine d'attrister le Saint-
Esprit qui habite en nous.
Mais qu'en est-il aujourd'hui de la voie dans laquelle nous avions reçu les
"statuts de Dieu" ?
Qu'en est-il de ce chemin dans lequel nous nous étions engagés lorsque nous
avions décidé de passer par la porte étroite ?
Nous connaissons plus ou moins le contenu de la Bible, nous sommes sans doute
passés par les eaux du baptême, mais depuis....

.... depuis toutes ces années sommes-nous toujours en marche dans cet étroit
chemin balisé par les commandements de Dieu ?

Arrêtons-nous un instant et faisons le point :


Ma boussole, mon désir de sanctification, de plaire à Dieu, est-il toujours aussi
ardent qu'au temps de mon premier amour ?
Un premier amour qui laisserait sous-entendre qu'un second aurait pris la place !
En effet, il ne peut pas y avoir de premier sans qu'il y ait un suivant ! "Ce que j'ai
contre toi, c'est que tu as tu as abandonné ton premier amour. " (Apocalypse 2: 4)

Est-ce que j'aime encore le Seigneur avec la même intensité qu'autrefois ?


Une question que je dois me poser afin de savoir si je n'ai pas été infidèle à mon
Seigneur en partageant mon coeur avec quelqu'un d'autre que lui !
Où est mon coeur ? Où est mon trésor ? Là où est mon trésor, là où est ce que
j'aime le plus, là aussi se trouvera mon coeur ! (Matthieu 6: 21)

Si par malheur j'avais partagé mon coeur, si par malheur, quelqu'un d'entre nous
avait un autre amour, souvenons-nous que Celui qui nous aime est riche en
amour pour nous pardonner si nous confessons notre faute et que nous
abandonnons ce qui nous a éloigné de lui.
Écoutons la voix de celui qui nous redemande de revenir à lui, écoutons la voix
du bon berger qui recherche la brebis qui s'est égarée loin des verts pâturages, la
brebis infidèle qui trouve meilleure l'herbe dans le champ du voisin, dans le
champ du monde :

Reviens, infidèle Israël ! ... Je ne jetterai pas sur vous un regard sévère ; Car
je suis miséricordieux, dit l'Éternel Jérémie 3: 12 (v. L. S)

Et toi, reviens à ton Dieu, Garde la piété et la justice, Et espère toujours en


ton Dieu.
Osée 12: 6 (v. L. S)
À celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres...
À celui qui vaincra je (Jésus) donnerai... Apocalypse 2 : 7, 17, 26 (v. L. S)

Ces textes m'impressionnent et ne manquent pas de parler à mon coeur en voyant


le sérieux qui est demandé à l'enfant de Dieu !
S'engager avec Christ n'est pas une mince affaire !
Marcher contre vents et marées, n'est pas une promenade !
L'enjeu n'est pas rien non plus ! Pensons-y : la vie éternelle dans ou hors de la
présence de Dieu !

La voie que j'ai choisie de vivre correspond-elle à celle que Dieu a tracée pour
moi ?
Quelle trace ai-je laissée derrière moi ces dernières années ?

Mes choix terrestres ont dessiné une ligne pointillée dont chaque point est
marqué par l'empreinte de mes pas.
Des pas qui se dirigent là où mon coeur a ses attaches et qui révèlent d'où je
viens !
Si les cheveux de ma tête sont tous comptés par Dieu (Matthieu 10: 30), mes pas
ne doivent-ils pas l'être aussi?

Ne fréquente pas l'homme colère, Ne va pas avec l'homme violent, de peur que
tu ne t'habitues à ses sentiers, et qu'ils ne deviennent un piège pour ton âme.
Proverbes 22: 24-25 (v. L. S)

Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. 2 Corinthiens 6: 14
(v. L. S)

La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste ... à se préserver
des souillures du monde. Jacques 1: 27

Ancien et Nouveau Testaments s'accordent pour nous mettre en garde contre nos
fréquentations volontaires, celles qui sont conséquentes à nos choix et qui
pourraient nuire à la bonne santé de nos âmes.
Les disciples de la première époque, les disciples de l'Église naissante,
éprouvaient le besoin de se réunir chaque jour dans le temple ou dans les
maisons afin d'enseigner la bonne Parole de Dieu.
Leurs pas les conduisaient régulièrement vers les lieux où l'on partageait le "pain
du ciel", la Parole qui sort de la bouche de Dieu. Actes 2: 46 ; Actes 5: 42 ;
Hébreux 3: 13 (... exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps
qu'on peut dire : Aujourd'hui !...).
Sans vouloir parler de nous réunir chaque jour, avons-nous au moins à coeur de
courir vers le rassemblement des frères lorsqu'ils ont lieu aux jours que nous
connaissons ? Notre coeur serait-il attristé de manquer la rencontre avec LE
Bien-Aimé ?

Enseigne-moi, Éternel, la voie de tes statuts, pour que je la retienne jusqu'à


la fin.
Si le psalmiste demande à être enseigné afin de garder l'UNIQUE voie que Dieu
propose, s'il demande l'intelligence pour garder la loi de Dieu, notre coeur ne
devrait-il pas demander la même chose pour que, jusqu'à la fin de nos jours, nous
soyons à la place que Dieu désire ?

Il est si facile de s'égarer même avec une bonne carte dans les mains ! Un
moment d'inattention, des panneaux auxquels nous n'avons pas prêté attention et
voilà que nous nous retrouvons sur une route secondaire.

Alors que j'ai la Parole de Dieu entre les mains, alors que j'ai mémorisé certains
textes bibliques, alors que j'ai reçu l'instruction pour mieux la comprendre, mon
insouciance et les goûts de liberté de ma vieille nature pourraient bien me mener
en dehors du chemin étroit.

"Mon Seigneur et mon Dieu..., aide-moi à ne jamais oublier que la grâce que tu
m'as offerte ne m'autorise pas à vivre légèrement avec ta Parole.
Rappelle-moi à l'ordre chaque fois que je me conduis d'une façon qui te déplaît
et aide-moi à me servir du "mais" uniquement pour renforcer mon attachement à
ta volonté et non pour affirmer une indépendance qui ne pourrait que nuire à ma
santé spirituelle, c'est ma prière faite dans le nom de ton Fils Bien-Aimé, dans le
nom de Jésus-Christ. "

Enseigne-moi ! Non pas une rengaine lassante pour fatiguer le Dieu des cieux,
mais un leitmotiv, un refrain qui se renouvelle avec toujours plus d'intensité et
qui, manifestement, est agréable à l'Éternel.

Heureux l'homme qui craint l'Éternel, Qui trouve un grand plaisir à ses
commandements. Psaume 112: 1 (v. L. S)
Quoique le psalmiste ait un coeur bien disposé, sa démarche nous révèle qu'il est
conscient de ses points faibles, qu'il a besoin de Dieu pour connaître Dieu pour
recevoir de lui les ressources nécessaires afin de rester attaché aux
commandements qui marquent le chemin qu'emprunte le croyant fidèle :

Enseigne-moi le chemin de tes préceptes, je veux en suivre les traces Psaume


119: 33 (version Sefarim, Bible du Rabbinat français)

Selon les différentes versions nous avons les mots : suivre, observer, garder et
retenir jusqu'à la fin ou jusqu'au bout.
Il faudrait une mauvaise volonté évidente pour croire qu'il ne faille pas être
déterminé à aller de l'avant, à poursuivre son chemin coûte que coûte !
Réveillons vite ceux qui sont allongés sur un oreiller de paresse en croyant que
le fait d'avoir donné son adhésion à la foi chrétienne est suffisant pour que les
portes du Royaume des cieux s'ouvrent à leur passage.
Si tel était le cas, on se demande pourquoi il est tant parlé de persévérance dans
le Nouveau Testament !

Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi Et que je l'observe de tout mon
coeur ! Psaume 119: 34 (v. L. S)

Voilà ce dont j'ai besoin : une intelligence renouvelée !


Ne faut-il pas une intelligence renouvelée pour comprendre la voie de Dieu,
comprendre que le laisser-aller est un anesthésiant qui désensibilise le chrétien
négligent ?
... soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence... " Romains 12:
2 (v. L. S)
("Le renouvellement de votre entendement ou de votre esprit" - selon d'autres
versions)

... c'est en lui (en Jésus) que vous avez été instruits à ... être renouvelés dans
l'esprit de votre intelligence... Éphésiens 4: 21-24 (v. L. S)

Ces paroles ne sont pas que de belles phrases, elles deviennent véritablement une
réalité pour ceux et celles qui veulent avancer sur cette "route royale" de TOUT
LEUR COEUR !

Il y a bien des années en arrière, notre foyer avait l'habitude de se retrouver


devant le petit écran sitôt le souper terminé,
Nous nous réunissions afin de regarder une émission de jeu dont nous ne
manquions pas de parler lorsque des visites venaient à la maison.
Et oui ! Notre bouche parlait alors de l'abondance du coeur, (Matthieu 12: 34),
une abondance qui me fait "rougir" maintenant.
(Sans jeter la pierre à qui que ce soit en raison de ce que je viens de dire : quel
est votre sujet de conversation principal, celui sur lequel vous allez revenir
régulièrement ?)

Quoique le Seigneur eut quand même une place dans notre vie puisque nous
étions engagés dans son service, force est de constater que notre coeur n'était pas
tout entier pour lui.
Fort heureusement, dans sa grâce infinie, il nous a fait comprendre que cette
nourriture-là n'était pas suffisante pour nous élever dans la foi. Petit à petit nous
commençâmes timidement à changer nos habitudes et à réserver un ou deux
soirs par semaine pour des études bibliques.
Aujourd'hui, en faisant le bilan de chaque mois, nous pouvons compter sur les
doigts d'une seule main les soirs où n'avons pas de réunions, des réunions qui
dépassent bien souvent l'heure !

Dieu ayant renouvelé notre intelligence, nous nous demandons comment, par le
passé, nous pouvions regarder de telles bêtises et comment nous pouvions les
partager avec nos semblables !

"Enseigne-moi le chemin de tes préceptes, je veux en suivre les traces"

Ce désir ardent, exprimé ici différemment que dans nos versions habituelles,
n'est pas en contradiction avec la pensée de recevoir l'instruction pour mieux
connaître le chemin de Dieu.

Simplement cette version met bien en évidence que les traces des statuts de
Dieu, de ses ordonnances et de ses lois - pour en faire la même distinction que
dans le lévitique 26:46 - ces traces-là ne peuvent pas se trouver dans le
monde païen et dans les activités qu'il nous propose.

Que le Seigneur nous accorde à tous l'intelligence, afin que nous gardions sa loi
et que nous l'observions de tout notre coeur. Qu'il ouvre les yeux de notre
intelligence afin que nous comprenions sa Parole, et qu'il nous enseigne à ne pas
franchir les limites qu'il a fixées pour notre sécurité et notre bonheur.

APPRENDRE, COMPRENDRE et GARDER LE CAP

pour

ARRIVER AU BON PORT

J-M Ravé 2 juin 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(8) (Hé)

8 - (2) De l'état de "stupide" à celui d'intelligent!

Êtes-vous encore sans intelligence, et ne comprenez-vous pas ? Marc 8: 17 (v.


L. S)

Le Seigneur Jésus s'étonne de la réaction de ses disciples. Sans doute s'étonne-t-


il aussi de nos propres comportements.
Il est surpris de leur raisonnement, tout comme il pourrait être surpris par notre
façon d'interpréter sa Parole.
Il est surpris que ceux qui vivent dans sa proximité, ceux qui l'ont déjà vu à
l'oeuvre, ne comprennent pas la signification de ses paroles lorsqu'il parle de
levain (Marc 8:15- 21).

Ce n'est qu'après avoir "réveillé" leur intelligence qu'ils comprirent - enfin -


qu'ils ne devaient surtout pas se nourrir du levain des pharisiens, c'est-à-dire de
leurs enseignements, de leurs doctrines (Matthieu 16: 11).

Nous qui sommes les disciples du Seigneur, les disciples de la dernière heure,
nous qui avons été enseignés à de multiples reprises, qui avons vu la
manifestation de Dieu autour de nous et dans nos vies, ne sommes-nous pas un
peu comme les apôtres ?
N'avons-nous pas encore du mal à comprendre certaines paroles du Maître ? Et,
lorsque nous les avons comprises, n'avons-nous pas à lutter pour les mettre en
pratique, à lutter contre cette vieille nature qui veut toujours exercer sa tyrannie ?

Certes, il y a dans nos coeurs ce désir ardent de l'enfant de Dieu qui demande à
être enseigné, à être instruit dans les voies divines. Il y a cette volonté semblable
à celle du psalmiste qui nous a déjà montré, dans le psaume 119, qu'il aspirait à
mieux connaître le Seigneur.
Mais comprenons bien que le désir d'apprendre, de mémoriser la Parole de Dieu,
ses lois, ses commandements ne sauraient être suffisant !

S'il est vrai que la mise en pratique doit suivre l'enseignement reçu (Matthieu 7:
24 ; Jacques 1: 22), cette mise en pratique ne plaira pas forcément à Dieu si elle
est faite d'une façon machinale, sans avoir conscience de ce que l'on fait et
pourquoi on le fait.
"Vous êtes devenus lents à comprendre", disait l'apôtre Paul aux Hébreux (5:11) ;
sans doute devrait-il nous dire la même chose lorsque nous ne voulons pas nous
incliner devant l'autorité de la Parole de Dieu !
Voilà pourquoi aujourd'hui nous nous arrêtons un peu plus longuement sur le
verset 34 du psaume 119, texte que nous avons à peine survolé la semaine
passée.

Donne-moi l'intelligence...

Nous avons déjà vu que notre psalmiste a pris la décision de garder les statuts de
Dieu (v. 8), qu'il médite sur leur contenu (v. 15), qu'il les observe (v. 22 & 27).
Sa détermination est nette, cependant sa bonne volonté et son engagement
sérieux ne sauraient combler une déficience qui, aussi bizarre que cela puisse
paraître, va nous montrer qu'il a l'intelligence de comprendre qu'il n'a pas
d'intelligence !

Ne soyons pas choqués de cette apparente contradiction. Simplement, il y a une


intelligence que l'homme naturel ne possède pas : celle qui concerne le domaine
spirituel !
Et, pour prendre conscience de ce manque, il faut bien sûr, avoir faim et soif de
Dieu comme l'auteur du psaume en question ou comme le prophète Jérémie qui
n'hésite pas à assimiler la Parole de Dieu à une nourriture.

J'ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées ; Tes paroles ont fait la joie et
l'allégresse de mon coeur... Jérémie 15: 16 (v. L. S)

N'ayons pas honte à reconnaître, devant le Créateur, que nous sommes des
ignorants et que nous avons, non seulement besoin de connaître ses lois, mais
aussi d'en avoir un minimum de compréhension afin de les mettre en pratique
avec joie plutôt que de les mépriser faute de savoir les apprécier.
Il n'y a pas de honte non plus à reconnaître que notre intelligence spirituelle est
bien inférieure à d'autres.

Je suis plus stupide que personne et je n'ai pas l'intelligence d'un homme ; Et je
n'ai pas appris la sagesse de manière à posséder la connaissance du Très-Saint.
Proverbes 30: 2-3 (Bible Annotée)

Donc être sans intelligence spirituelle n'est pas dramatique en soi, à partir de
l'instant où nous avons suffisamment d'intelligence pour comprendre notre
infirmité spirituelle et ne pas vouloir rester dans l'état que nous venons de
découvrir.

De grands hommes de Dieu, et non des moindres, ont su reconnaître qu'à une
certaine époque de leur vie ils étaient... "stupides" !
Prenez, par exemple, Asaph, auteur de plusieurs psaumes, qui, sous l'injonction
du roi David, fut désigné comme responsable de la louange lorsque l'Arche de
l'alliance rentra dans Jérusalem !
Voyez cet homme reconnaître que les circonstances plus ou moins malheureuses
par lesquelles il passait avaient faussé son jugement :

J'étais stupide et sans intelligence, J'étais à ton égard (à l'égard de Dieu)


comme les bêtes. Psaume 73: 22 (v. L. S)

Pourquoi comme les bêtes ?


Simplement parce que c'est sa nature animale qui avait pris le dessus. Une nature
qui ne cherche qu'à satisfaire les désirs de la chair au point d'envier le bien des
autres. Il avait perdu la vision de l'éternité, oublié qu'elle pourrait être la fin de
ceux et celles qui n'ont pour dieu que leur ventre ou les plaisirs du monde.

"J'étais" disait-il... ! Apprécions le renouvellement de son esprit lorsque Dieu


l'éclaira et qu'il lui donna l'intelligence pour comprendre les voies divines. Il
réalisa alors que le méchant ne triompherait pas toujours et qu'en aucun cas, il ne
devait envier le bonheur des païens.

N'ai-je pas besoin d'une intelligence semblable à la sienne pour comprendre la


même chose et prendre conscience de l'importance qu'il y a à mettre en pratique
la Parole de Dieu ?
Ne suis-je pas un peu "stupide et sans intelligence" lorsque je préfère faire ma
volonté plutôt que celle du Seigneur ?

Sans doute certains penseront que ce n'est que du rabâchage et qu'il devient
fatiguant de revenir toujours à l'essentiel (comme le psaume 119 le fait), tandis
que d'autres pourraient penser que ce n'est simplement que du radotage laissant
ainsi supposer une précoce sénilité !
S'il en était ainsi, la plupart des prophètes et des hommes de Dieu que les Saintes
Écritures nous présentent, auraient été des gâteux quand on relève le nombre de
fois où ils sont intervenus auprès du peuple pour l'exhorter à revenir à Dieu, à
mettre en pratique ses commandements !

Il est plus sage, plus intelligent de croire que leur "entêtement" à répéter les
mêmes choses démontre plutôt qu'ils avaient à faire à des personnes au
coeur endurci.

L'homme a-t-il changé aujourd'hui ?


Sans parler de ceux qui sont réfractaires à l'Évangile, nous devons, hélas,
constater qu'il y a toujours la même dureté de coeur dans le peuple de Dieu
qu'aux temps bibliques. Un peu partout, il y a des âmes plus ou moins "rebelles"
qui ont décidé de vivre leur vie chrétienne à leur manière.

Et puis, nous ne devons pas ignorer ces moments de "douce folie" où l'on essaie
de faire le bras de fer, non pas avec Dieu, ce serait peine perdue, mais avec ses
commandements. Des commandements que l'on voudrait manipuler, modeler
afin de leur donner une forme qui nous convienne, mais une forme qui ne
ressemblera plus à l'original.

Modifier la loi de Dieu, la modifier pour qu'elle soit à notre convenance, fait
qu'en réalité, nous ne pratiquons plus les enseignements du Seigneur, mais que
nous observons NOTRE PROPRE LOI :
Celle que nous nous sommes fabriquée à partir d'extrait de la Parole de Dieu !

("Il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine... " 2
Timothée 4: 3)

Donne-moi l'intelligence,
pour que je garde ta loi ....

Si un homme tel que le psalmiste a pu faire cette prière, moi qui suis loin de lui
ressembler, je puis, sans honte, faire la même demande afin que, comme lui, je
puisse garder ce que Dieu a dit.
Que je puisse le garder dans la même forme qu'il nous l'a transmis, sans en
tordre le sens comme le font les personnes mal affermies dans la foi.
"... il y a des points difficiles à comprendre, (c'est vrai pour moi aussi) dont les
personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres
Écritures, pour leur propre ruine. " 2 Pierre 3: 16 (v. L. S)

J'ai donc besoin de cette intelligence afin de mieux comprendre pourquoi tel ou
tel texte me prive de certaines libertés apparentes, pourquoi d'autres me
"contraignent" à me charger de "fardeaux", alors que parfois j'ai le sentiment que
c'est moi qui aurait besoin d'être soulagé !

J'ai besoin de cette intelligence pour savourer la Parole de Dieu, pour la garder,
pour rester fermement attaché à la "vraie Parole", celle qui n'est pas déformée
par mes propres raisonnements, ceux qui démontreraient que je manque
d'intelligence et de connaissance.

... frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues...
2 Thessaloniciens 2: 15 (v. L. S)

(Restons) attachés à la vraie parole telle qu'elle a été enseignée, afin d'être
capables d'exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs.
(D'après Tite 1: 9)

"Seigneur, donne-moi, à moi aussi, l'intelligence pour que je comprenne de


mieux en mieux que l'observation de ta Parole vaut mieux que n'importe quel
sacrifice, n'importe quelle oeuvre, et même n'importe quelle activité faite au nom
du Seigneur Jésus ! (Matthieu 7: 22 et suivants)
Donne-moi cette intelligence sans laquelle je resterais la bouche fermée devant
les adversaires de l'Évangile qui ne manqueraient pas de tourner en dérision ma
foi.
Donne-moi cette intelligence pour que je garde tes commandements sans que je
les massacre en leur faisant dire ce que je voudrais qu'ils disent.
Donne-moi cette intelligence qui fera que TA PAROLE aura tant de valeur à mes
yeux que RIEN ni personne ne pourront la remplacer. "

Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi,


et que je l'observe de tout mon coeur !
Au travers de ce verset cité dans son entier, nous constatons que l'intelligence de
l'homme naturel, de celui qui est conscient de l'existence de Dieu, conscient que
la Parole de Dieu est différente de celle des hommes...
... nous constatons donc que les méditations de notre ami le psalmiste, ont fait
germer en lui le désir d'avoir une autre compréhension de ce qui est écrit.
Quoiqu'il n'ait pas encore reçu l'intelligence demandée, il sait ce qu'il veut et
pourquoi il le veut !

Nous pourrions presque dire qu'il a trouvé la perle ou le trésor de grand prix
(Matthieu 13: 44-50) et qu'en conséquence, il va tout mettre en oeuvre pour
garder et faire valoir la richesse qu'il a découverte.

En faisant un saut dans le futur, en allant au verset 130, nous verrons


effectivement qu'il a reçu l'intelligence pour mieux comprendre ce qu'il avait du
mal à saisir auparavant :

La révélation de tes paroles éclaire, Elle donne de l'intelligence aux simples.


Psaume 119: 130 (v. L. S)

En attendant, et afin de ne pas être troublé par des pensées étrangères, par des
doctrines de démons, il demande à son Dieu qu'il le conduise lui-même.

Conduis-moi dans le sentier de tes commandements ! Car je l'aime. Psaume 119:


35

Belle demande qui, sans le dire, montre que l'obéissance est devenue un état
normal dans la vie de cet homme.
En effet, comment pourrait-on marcher dans le chemin étroit balisé par les
commandements de Dieu et agir en dépit du bon sens, c'est-à-dire sans se soucier
de la volonté du Seigneur clairement exprimée ?

Dépasser les bornes ! - "Je vois des bornes à tout ce qui est parfait... (v. 96 ) -
Expression qui démontre clairement que le terrain sur lequel se situe celui qui a
franchi la frontière, n'est plus le même qu'auparavant.
Adam, Eve, Agar et bien d'autres ont dépassé les bornes. Certains sont même
allés si loin qu'ils ont dépassé les limites de la patience de Dieu ! Sur quel terrain
suis-je aujourd'hui ?

(Adam) Où es-tu ? Genèse 3: 9 (v. L. S)


(Agar) ... où vas-tu ? Genèse 16: 8 (v. L. S)
... où est l'honneur...., la crainte qu'on a de moi (L'Éternel) ? Malachie 1: 6 (v. L.
S)
Où est votre foi ? Luc 8: 25 (v. L. S)

Conduis-moi dans le sentier de tes commandements ! Car je l'aime.


En langage plus simple le psalmiste pourrait dire : "J'aime ta parole, j'aime tes
commandements et je veux que tu continues à me conduire dans ce chemin que
j'ai décidé d'emprunter."

N'est-ce pas un peu le désir de tout enfant de Dieu qui a à coeur de rester dans ce
chemin resserré dont parle le Seigneur Jésus ? Un chemin où il faut veiller et se
surveiller afin de ne pas attrister le Saint-Esprit en ayant un comportement
tendancieux qui ferait que ceux qui nous observent ne savent plus si nous
appartenons à Christ ou non, s'il est le Maître de notre vie ou non !

Ainsi, en marchant dans "le sentier des commandements", seule une glissade, un
faux-pas pourraient faire que nous nous trouvions en dehors du bon chemin ;
conséquence d'un manque de vigilance et non une décision formelle de changer
de direction, de vivre autrement de ce que les Écritures enseignent.

À ce propos j'ai été profondément attristé cette semaine à propos d'un


anniversaire auquel je participerai, un anniversaire important puisque ce sera
l'occasion de célébrer les 80 ans d'un membre de la famille.
Ce qui m'attriste dans cette célébration, c'est que je n'ai pas prêté attention à la
date de cet anniversaire qui se déroulera un dimanche et qui empêchera ma
propre famille de participer au culte.
Si j'avais été un peu plus vigilant, il ne fait aucun doute que la rencontre aurait
pu être avancée d'un jour sans que cela ne nuise à personne.
Ceux et celles qui ont reconnu la richesse qu'il y a à s'assembler le jour du
Seigneur peuvent comprendre qu'en dépit de la fête, montrant le respect dû aux
parents, celui accordé au Roi des rois a été déplacé, relégué au second plan par
inattention.

Bien sûr ce n'est pas un drame ! Ni le salut, ni l'engagement chrétien ne sont en


jeu !
C'est un simple accident de parcours et non une habitude !
Un simple constat qui permet de réaliser combien il est nécessaire de prendre un
temps de réflexion avant de donner son accord pour quoi que ce soit. Mais aussi
un constat qui permet de relever la "température" de l'amour et de la fidélité que
l'on prétend avoir pour le Seigneur.

"Alors, oui Seigneur ! Désormais j'insiste de tout mon coeur : Conduis-moi afin
que je me conduise bien, que je sois le témoin que tu désires, l'ouvrier docile que
tu puisses utiliser !"

Conduis-moi dans le sentier de tes commandements ! Car je l'aime.


Décidément, j'aime de plus en plus l'auteur du psaume 119, ce psaume que je
trouvais lassant autrefois en raison des mêmes thèmes qui revenaient sans cesse,
sans que j'en comprenne la signification.

Lui, il avait trouvé le trésor de grand prix, celui pour lequel tout pouvait être
abandonné !
Il l'avait trouvé et l'appréciait.
L'ai-je aussi trouvé ?
Et si oui, quelle valeur lui ai-je attribuée ?

Ai-je bien réalisé que mon engagement personnel va définir la valeur que je
donne au salut que Dieu m'a offert?

Ai-je bien réalisé que mon engagement personnel va définir la valeur que je
donne à la Parole de Dieu.

***
Donne-moi l'intelligence,
pour que je garde ta loi
Et que je l'observe de tout mon coeur !

***
Alors il (Jésus) leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprissent les Écritures. Luc
24: 45

Merci Seigneur de ce que tu le fais encore aujourd'hui !

J-M Ravé 9 juin 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(9) (Hé)

9 - (3) Choisir l'Or de Dieu plutôt que l'or des fous

Et ceux qui auront été intelligents, luiront comme la splendeur de l'étendue ; et


ceux qui en auront amené plusieurs à la justice [luiront] comme des étoiles, à
toujours et à perpétuité. Daniel 12: 3 (v. D. M)

Ceux qui [en] auront rendu [d'autres] intelligents resplendiront comme la


splendeur de l'étendue, et ceux qui en auront conduit beaucoup à la justice seront
comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. v. Bible annotée

Ce texte, présenté au travers de deux versions de la Bible peu usitées, nous remet
en mémoire l'importance qu'il y a à demander l'intelligence selon Dieu. Il nous
montre le bénéfice éternel qui en découlera.

Nous avons besoin de cette intelligence spirituelle pour comprendre et garder la


loi de Dieu (Psaume 119: 34), ensuite pour la mettre en pratique (Jacques 1: 22),
et enfin pour instruire notre prochain afin qu'à son tour il s'engage dans le
chemin étroit (2 Timothée 4: 1-2).

Cette intelligence dont il est question est celle que le Seigneur accordera à ceux
et celles qui ont vraiment à coeur de marcher avec Dieu et d'obéir à ce qu'ils ont
déjà compris.
Pour les autres, il en sera comme au temps où le Seigneur marchait sur cette
Terre : les mystères de Dieu leur seront cachés et leur compréhension de
l'Écriture sera voilée en raison de l'endurcissement de leur coeur provoqué par la
"non-obéissance".

Dès l'instant où nous avons reçu quelques "révélations" de la Parole de Dieu


concernant la façon dont nous devons nous comporter et que nous ne voulons
pas nous soumettre, il va de soi qu'il ne sert à rien d'être éclairés sur d'autres
domaines.
Tant que nous n'aurons pas reconnu l'autorité du Seigneur supérieure à la nôtre,
sa Parole supérieure à nos pensées, tant que nous n'aurons pas plié le genou
devant sa volonté, tant que nous n'aurons pas voulu réformer ce qu'il a mis en
évidence dans nos vies...
... il est inutile de s'attendre à recevoir davantage de Dieu !

L'intérêt pour la Parole de Dieu n'est profitable qu'à condition de la mettre


en pratique dans sa propre vie !
L'auteur du psaume 119 nous a déjà montré, au travers des 30 premiers versets,
combien il prêtait attention aux lois, aux ordonnances, aux commandements de
Dieu, combien son désir était d'avoir l'intelligence pour les comprendre afin de
les mettre en pratique.

L'étude de ce psaume, durant ces dernières semaines, nous a révélé une


évolution continuelle dans sa quête de Dieu, une progression qui nous a
permis de constater que ces "redites" n'étaient pas de simples répétitions, mais,
bien au contraire, la manifestation d'un désir intense qui, chaque fois qu'elles
étaient reformulées, l'étaient en passant à un degré supérieur.

Parce qu'il avait la volonté d'aller de l'avant avec Dieu et non simplement l'envie
d'un paresseux qui désire beaucoup mais qui ne fait rien - "L'âme du paresseux a
des désirs qu'il ne peut satisfaire" (Proverbes 13: 4) -, l'intelligence lui sera
donnée pour saisir la pensée de Dieu (Psaume 119: 130)

C'est donc bien en donnant la priorité à ce que Dieu dit, en s'attachant à ce qu'il
nous a transmis, que l'intelligence des choses de Dieu peut être reçue.
Le Seigneur ayant mis dans le coeur de l'homme la pensée de l'éternité
(Ecclésiaste 3: 11) chacun est donc responsable d'approfondir ses recherches en
utilisant d'abord les capacités intellectuelles qui lui ont été données tout comme
l'auteur du psaume 119 l'a fait.

Malheureusement, chez plusieurs, ce désir de recherche n'a pas été entretenu


d'où une piètre connaissance de la Parole de Dieu et de sa volonté !
Ce n'est pas à l'intelligence que l'insensé prend plaisir, C'est à la manifestation de
ses pensées. Proverbes 18: 2 (v. L. S)

Le sot ne prend pas plaisir à l'intelligence, Mais bien à étaler ce qu'il a dans le
coeur. (v. Bible annotée)

Reconnaissons que si nous regardons en arrière, plusieurs d'entre nous avoueront


que le Seigneur a usé de bonté, de grâce et d'une infinie patience lorsque qu'ils
buttaient sur un obstacle qu'ils n'avaient pas envie de franchir en raison de
l'autorité qu'avait en encore la vieille nature.
Combien ne regrettent-ils pas ce temps perdu à lutter vainement contre la
volonté de Dieu ou contre les serviteurs qu'il employait lorsqu'ils annonçaient
une Parole qui, comme un chien dans un jeu de quille, venait chambouler leur
train-train quotidien ?

Résistance inutile ! Résistance dangereuse !


Écoutons l'auteur des Proverbes qui, mieux que moi, saura dépeindre l'état d'une
vie - de sa vie, de ma vie, de ta vie peut-être - lors d'un passage difficile où la
chair luttait contre l'Esprit.

Comment ai-je pu ne pas écouter la voix de mes maîtres, ne pas prêter l'oreille à
ceux qui m'instruisaient ?
Peu s'en est fallu que je n'aie éprouvé tous les malheurs au milieu du peuple
et de l'assemblée. Proverbes 5: 13-14 (v. L. S)

Celui qui vous écoute (qui écoutent ceux qui prêchent la saine doctrine)
m'écoute (écoute Jésus), et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me
rejette, rejette celui qui m'a envoyé (Dieu le Père). Luc 10: 16 (v. L. S)

Peu s'en est fallu !


Mais, fort heureusement, ce que Dieu avait mis dans le coeur était suffisamment
enraciné pour que les différentes tempêtes n'aient pu venir à bout d'un fils
prodigue qui soupirait secrètement après la maison du Père.
N'ai-je pas été souvent ce fils prodigue qui, sans aller aussi loin que celui
présenté dans l'Évangile de Luc (15: 11 et suivants) a fait de nombreuses fugues
pour ne pas avoir à obéir et qui, au bout d'un certain temps, revenait à la maison
du Père tenaillé par le remords et la faim du pain de Dieu ?

Peu s'en est fallu et peu s'en faut peut-être, pour que certains de nos frères et
soeurs n'aillent trop loin dans la résistance à l'Esprit de Dieu.
Peu s'en est fallu et peu s'en faut peut-être pour que je sois... que nous soyons de
nouveau confrontés à cette situation si nos pensées prévalent sur la Parole de
Dieu, trésor inestimable pour qui en reconnaît la valeur !

Oh Seigneur ! Donne-nous une intelligence nouvelle ou renouvelée. Donne-là


sans compter à ceux et celles qui désirent obéir à la vérité (Galates 5: 7).
Fais-le sans tarder afin que personne, parmi ceux qui un jour se sont déclarés
pour Jésus-Christ, ne soit retrouvé avec un coeur endurci qui ne comprenne plus
rien à la Parole de Dieu !
Que jamais, au grand jamais, il ne soit dit de nous :

Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de
l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur coeur.
Éphésiens 4: 18 (v. L. S)

... ils refusèrent d'être attentifs, ils eurent l'épaule rebelle, et ils endurcirent
leurs oreilles pour ne pas entendre... Zacharie 7: 11 (v. L. S)

Tout à l'opposé de ces comportements que l'on a le droit de qualifier d'insensés,


se trouve celui de l'auteur du psaume 119 qui va dépenser son énergie, non pas
pour s'opposer à l'Éternel, mais pour le rechercher.
Alors qu'il avait demandé à être conduit par l'Éternel dans le sentier de ses
commandements, laissant sous-entendre une marche dans l'obéissance, il
découvre que son propre coeur est encore sensible à son environnement pour ne
pas dire au monde, d'où sa demande au verset 36:

Incline mon coeur vers tes préceptes, Et non vers le gain !

Par cette prière, il reconnaît que sa vieille nature est là. Cette dernière fait
toujours valoir ses droits chaque fois qu'elle fait miroiter que les richesses
terrestres ont quelques avantages non négligeables pour ce monde.

Sa vieille nature est là, et, tout comme la nôtre, il lui reste suffisamment
d'énergie pour se manifester!
Elle est là, mais un choix a été fait, une décision a été prise : "Incline mon coeur
vers tes préceptes, Et non vers le gain !"

Il est intéressant de relever que, cette fois, notre Psalmiste ne s'est pas arrêté à
faire simplement la demande de suivre les commandements de Dieu comme il
l'avait fait auparavant sous d'autres formes.

Pour la première fois, il va mettre en avant une particularité de sa vie qu'il sait
contraire à la vie d'un croyant : une faiblesse peut-être, mais une faiblesse
dangereuse qui l'oblige à demander le secours de l'Éternel !
Avant, il pouvait relever les comportements des autres, de ces orgueilleux qui
s'égarent loin des commandements de Dieu (119: 21), aujourd'hui il ne parle plus
de ceux qui l'entourent, mais de sa propre vie. Il reconnaît ainsi qu'il a besoin du
Seigneur afin que son coeur ne balance plus de droite à gauche, mais qu'il
s'incline vers le trésor de Dieu et non ceux du monde.
Il a découvert dans sa vie un point faible et, au lieu de s'en excuser et de faire
avec, il réclame le secours divin parce qu'il veut marcher dans ce que nous
pouvons appeler le chemin de la sanctification !

Désormais, pour lui et pour nous, l'important n'est pas de mettre en avant le
mal que les autres font et que nous ne faisons plus...,
... mais de prendre conscience que tel ou tel point de notre vie n'est ou ne
sera pas conforme à la pensée de Dieu ! Que tout doit être entrepris pour
que notre marche dans la vie chrétienne ne soit pas ralentie ou stoppée !

Avons-nous cette sensibilité qui sait reconnaître que telle inclinaison est néfaste
pour notre progression dans la foi ?
Suis-je capable de reconnaître que tel comportement actuel est en désaccord
avec ce que Dieu attend de moi ?

Incline mon coeur vers tes préceptes et non vers .................................... (à chacun
de remplir ces pointillés)

L'auteur du psaume 119 reconnaît que son coeur balance dangereusement et qu'il
faut l'intervention divine pour qu'il s'incline du bon côté afin que les "gains" de
ce monde ne masquent pas les réalités des enseignements divins qu'il a
découverts.
Même les biens terrestres que l'on peut gagner honnêtement à la sueur de notre
front, peuvent devenir des pièges capables de nous détourner de l'essentiel. En
leur accordant une importance qu'ils ne méritent pas, ils pourraient bien porter
atteinte à notre liberté en Christ et nous voiler la face de Dieu.

Quels pourraient être les gains, les biens de ce monde qui auraient le pouvoir,
dans MA vie, de faire pencher mon coeur du mauvais côté, ou quelles sont les
"libertés" qui m'enchaînent et m'empêchent d'avancer ou qui me freinent dans le
sentier étroit ?
Quels qu'ils puissent être, sachons faire la même demande que celle qui a été
faite au Psaume 119: 36-37 :
Incline mon coeur vers tes préceptes, Et non vers le gain !
Détourne mes yeux de la vue des choses vaines...
(pour regarder à l'essentiel)

"Vanité des vanités", disait l'Ecclésiaste !

Vanité des vanités, tout est vanité. Quel avantage revient-il à l'homme de toute la
peine qu'il se donne sous le soleil ?" Ecclésiaste 1: 2-3 (v. L. S)

Les fausses richesses que le monde propose et que nous aimerions gagner, ne
sont-elles pas vaines en regard de ce que Dieu a à nous proposer ? "Votre or et
votre argent sont rouillés ; et leur rouille s'élèvera en témoignage contre vous... "
(Jacques 5.3)

Ces fausses richesses ne représentent-elles par l'or des fous, de ceux qui n'ont
pas la connaissance pour faire la différence entre le véritable or et la "fausse
monnaie", entre les richesses éternelles et celles que nous n'emporterons pas
dans le Ciel ?

Il faut se méfier des paillettes d'or qui n'en sont pas.

« À Goldbach près de Thann, on a longtemps cru que la rivière regorgeait d'or.


D'où son nom. Mais il s'est avéré que c'était du mica, aussi brillant que l'or,
mais beaucoup plus léger. On l'a appelé « l'or des fous » aux États-Unis, parce
que certains avaient passé de longues années à chercher des pépites, jusqu'au
jour où ils apprirent que leur petite richesse ne valait rien. (archives du journal
L'Alsace, 13/7/2000)

Combien ne sont-ils pas épuisés et ne s'épuisent-ils pas à chercher ou à garder ce


qui n'a aucune valeur aux yeux de Dieu, tout ce qui sera consumé lorsque les
oeuvres de chacun passeront par le feu purificateur ? "Le feu éprouvera l'oeuvre
de chacun" (1 Corinthiens 3: 13-14).
Que restera-t-il de mes oeuvres ? Il est temps d'y penser sérieusement afin que je
change de comportement si besoin est !

La sagesse et l'intelligence sont une source de salut ; La crainte de l'Éternel,


C'est là le trésor de Sion. Esaïe 33. 6 (v. L. S)
... là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. Matthieu 6: 21 (v. L. S)

" Incline mon coeur vers tes préceptes, Et non vers le gain ! Détourne mes
yeux de la vue des choses vaines... "
Revenons à ce texte du psaume 119 qui nous invite à prendre la décision
d'orienter notre vie dans la bonne direction afin que nous puissions apprécier la
vie en Jésus-Christ. Une vie différente parce que conduite par Celui qui s'est
fait pauvre pour nous afin que nous soyons enrichis de SES richesses (2
Corinthiens 8: 9), celles qui proviennent de son Ciel.

Il est vrai que c'est souvent le premier pas qui coûte parce qu'il n'est pas toujours
suivi immédiatement par le bénéfice que l'obéissance apporte. La foi doit être
mise à l'épreuve, même après des dizaines d'années de conversion !

Il y aura toujours un premier pas à faire lorsque que Dieu demandera à ce que
nous apportions un changement dans nos vies; un premier pas qui nous mènera
plus près de Lui.
Le ferons-nous de gaieté de coeur chaque fois qu'il nous y invitera en nous
disant : "Dépose, abandonne.... puis, viens, et suis-moi."
Certes, avec les années et la pratique de l'obéissance, nous serons à même de
comprendre que la soumission à la volonté de Dieu apporte toujours, en son
temps, un gain appréciable quant à la qualité de vie... en Christ !

Mais si les dizaines d'années d'expériences ne sont pas derrière nous où si elles
n'ont pas porté les fruits adéquats, il est clair qu'il nous faudra apprendre que l'on
peut fort bien vivre sans amertume, sans regrets et dans la joie AVEC le
Seigneur. Il est possible que nous ayons besoin de l'apprendre et de suivre la
prière du Psalmiste :

Détourne mes yeux de la vue des choses vaines,


Fais-moi vivre dans ta voie ! 119: 37

Vivre ! Non seulement marcher dans la voie de Dieu, mais vivre, VIVRE de la
vraie Vie !

Il marchait dans la voie de Dieu, mais avait-il l'impression de vivre ?


Est-ce que je vis vraiment depuis que j'ai donné ma vie au Seigneur ?
C'est-à-dire: est-ce que je suis joyeux de vivre sous la discipline de la Parole de
Dieu ou ai-je quelques regrets de ne plus pouvoir faire ceci ou cela à cause de
Christ ?

Il est vrai que quelques nuages sont déjà venus assombrir mon ciel et affadir ma
vie chrétienne, notamment chaque fois que le prince des ténèbres a pu me
convaincre que c'était bien dommage de ne plus avoir telle liberté.
Mais qu'étaient ces libertés d'antan sinon des preuves flagrantes que j'avais
encore trop de goût pour ma vie passée ?
Et que sont celles que nous ne voulons pas lâcher aujourd'hui en présentant mille
et une excuses qui mettent en évidence que nous aurions bien plus de peine, de
chagrin à les abandonner qu'à être séparé de Dieu ou de l'Église pour un temps?.

Fais-moi vivre dans ta voie !

Si la barre de la perfection de Dieu semble placée bien haute, n'oublions


jamais que la pente est douce pour ceux qui sont habitués à l'obéissance :
"ses commandements ne sont pas pénibles" (1 Jean 5: 3).

Seul le refus d'obéir à la Parole de Dieu fait que nous trouvons la route pénible,
fatigante.

Seul le refus d'obéir fera que nous resterons au même endroit. Que nous y
resterons sans avoir la possibilité d'avancer aussi longtemps que nous ne nous
serons pas soumis à la volonté divine.
Nous aurons beau nous activer pour prouver que nous sommes toujours dans la
course, mais le fait de faire du surplace ne nous permettra jamais de franchir la
ligne d'arrivée en vainqueur.
Ce surplace-là nous fera dépenser de l'énergie inutilement et, s'il devait se
prolonger, pourrait bien creuser une tombe dans laquelle serait enseveli notre
"premier amour", celui que nous avions lorsque nous avions tout abandonné
pour suivre Jésus.

Pourrais-je vivre en supprimant ...................... (à chacun de noter ce qu'il aurait bien du mal
à abandonner pour Dieu) au profit de mon engagement avec le Seigneur, ou en faisant
ce qu'il m'a demandé à de nombreuses reprises et qui est conforme à SA parole ?
Pourrais-je vivre dans la présence de Dieu en faisant la sourde oreille à ses
appels ?

C'est en reprenant le début du psaume 119 (v 1 à 6), que nous retrouverons la


ligne de conduite générale qui nous est tracée : HEUREUX CEUX QUI...
Vient ensuite le parcours d'un combattant qui a choisi son camp et qui découvre,
au fur et à mesure de sa marche, les richesses de la Parole de Dieu, les richesses
de son amour, de sa miséricorde et en même temps, qui se rend compte que lui-
même à besoin du secours de l'Éternel pour ne pas dévier de son engagement.

Incline mon coeur vers tes préceptes, Et non vers le gain !


Détourne mes yeux de la vue des choses vaines,
Fais-moi vivre dans ta voie !

"Montre-moi, convaincs-moi Seigneur, "qu'il y a d'abondantes joies devant ta


face" (Psaume 16: 11) que "la VIE est dans le sentier de la justice" (Proverbes
12. 28).
Que ceux et celles qui portent ton Nom puissent toujours aller à contre-courant
des idées nouvelles qui veulent niveler la foi chrétienne à son niveau le plus
bas !
Aide-nous Seigneur à être des témoins vivants au même titre que nos frères et
soeurs qui nous ont précédés dans la foi et dont certains ont perdu leurs biens,
leur liberté ou même leur vie pour ne pas perdre le Royaume de Dieu. "

Qu'ai-je perdu pour Christ ? Qu'ai-je perdu de suffisamment significatif pour que
cette perte soit comptée comme bénéfice pour le Royaume de Dieu ?

Que mon coeur ne s'endurcisse point en voulant garder à n'importe quel prix les
choses ou les libertés auxquelles je tiens le plus. Si je sais les laisser entre les
mains de mon Sauveur ET SEIGNEUR, je sais aussi que Dieu a en réserve bien
plus que je ne puis espérer !

Un héritage délicieux m'est échu, Une belle possession m'est accordée.


Psaume 16: 6 (v. L. S)

Celui qui vaincra, je (Jésus) le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme
moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. Apocalypse 3: 21
(v. L. S)

***

Le Tout-Puissant sera ton or, ton argent, ta richesse.


Alors tu feras du Tout-Puissant tes délices,
Tu élèveras vers Dieu ta face ;
Tu le prieras, et il t'exaucera, Et tu accompliras tes voeux.
À tes résolutions répondra le succès ;
Sur tes sentiers brillera la lumière. Job 22: 25-28 (v. L. S)

J-M Ravé 16 juin 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(10) (Hé)

10 - (4) Suis-je un serviteur qui se déclare inutile ou que Dieu


déclare inutile?

Depuis le début de cette série sur le psaume 119, nous voyons que Dieu est
fortement mis à contribution. Ce n'est pas moins de 20 demandes qui lui ont été
formulées du verset 1 au verset 37. Et tout cela par le même homme !

20 demandes précises dont la majorité d'entre elles a un rapport avec l'être


intérieur du demandeur qui a soif du Dieu vivant, soif de mieux connaître SA
volonté : v, 8, 10, 12,17, 18, 19, 22, 25, 26, 27, 28, 29 (2x), 31, 33, 34, 35, 36, 37
(2x), - voir l'annexe à la fin du message -

Ce désir de progression, exprimé par ses lèvres, pourrait n'être que de simples
paroles, de simples prières qui monteraient d'un coeur soudainement embrasé par
un désir momentané.
Mais il n'en n'est rien, car ses actes sont là pour prouver que sa démarche est
associée à un comportement qui démontre que ses actions sont en rapport avec
sa foi : il a déjà mis en pratique ce qu'il connaît, et il veut progresser.

En reprenant les 37 premiers versets, il m'a semblé que l'on pourrait aussi
trouver pas loin d'une vingtaine d'engagements personnels qui prouveraient que
les prières faites correspondent bien à une volonté de plaire à Dieu : v.8, 10,11,
13,14, 15 (2x),16 (2x), 20, 22, 23, 24, 28, 30 (2x), 31, 32, 35, - voir l'annexe à la
fin du message -

Sa démarche vis-à-vis de l'Éternel est donc sérieuse, voilà pourquoi il peut


poursuivre sans crainte ses demandes tout en rappelant à Dieu SES propres
promesses (v. 38);

Accomplis envers ton serviteur ta promesse...


S'il est bon de rappeler à Dieu ses propres promesses, de s'appuyer sur elles afin
de montrer que nos prières ont un sens et qu'elles sont selon la pensée du
Seigneur, encore faut-il que nous ayons la bonne attitude à son égard.

La bonne attitude dites-vous ?


Mais lorsque l'on prie Dieu ne sommes-nous pas dans une position qui lui est
agréable puisqu'il nous invite à "prier sans cesse" ? (1 Thessaloniciens 5: 17)

La Bible nous apprend qu'il y a des situations où les prières ne sont pas
entendues !
Non pas que Dieu soit devenu sourd, mais simplement son refus de prêter
attention à des demandes est lié au comportement du demandeur.
Celui qui refuse d'obéir à la Parole de Dieu et qui, de ce fait, pratique le péché en
faisant passer ses propres pensées avant celles de son Père céleste, ne saurait être
entendu et exaucé.
La désobéissance est donc un choix désastreux dont les conséquences pourraient
avoir des répercussions jusque dans l'éternité.

Ils crieront vers moi, Et je ne les écouterai pas....


... je ne les écouterai pas, quand ils m'invoqueront à cause de leur malheur.
Jérémie 11: 11& 14 (v. L. S)

Alors ils m'appelleront, et je ne répondrai pas ; Ils me chercheront, et ils ne me


trouveront pas.
- Parce qu'ils ont haï la science, Et qu'ils n'ont pas choisi la crainte de l'Éternel,
- Parce qu'ils n'ont point aimé mes conseils,
- Et qu'ils ont dédaigné toutes mes réprimandes... Proverbes 1: 28 et suivants (v.
L. S)

Ces textes, tirés de l'Ancien Testament, sont là pour mettre en évidence une
vérité que l'apôtre Jacques rappelle à sa façon. Il nous montre que, dans la
nouvelle alliance, dans cette époque de la grâce, de nombreuses prières ne seront
jamais exaucées.
Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le
but de satisfaire vos passions.... ne savez-vous pas que l'amour du monde est
inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de
Dieu. Jacques 4: 3-4 (v. L. S)

Si j'ai bien compris, cette présentation peu agréable de Jacques va m'obliger à


réfléchir aux motivations de mes demandes afin de savoir si je puis
véritablement les présenter au nom du Seigneur Jésus. Elle va aussi me conduire
à regarder si je suis bien à la place que le Seigneur désire, cette place
revendiquée par l'auteur du psaume 119: Une place de serviteur ! "Accomplis
envers ton serviteur ... "

Quelle que soit la fonction que nous ayons dans l'Église, un fait est indéniable,
nous sommes TOUS et TOUTES mis au rang de SERVITEUR ! Aucun d'entre
nous peut prétendre avoir un rang supérieur à celui de serviteur devant Dieu.

Quel est le rôle d'un serviteur ? N'est-ce pas de faire la volonté de son
maître ?

Ceci admis, il faut accepter l'idée qu'il y a deux catégories de serviteurs.


La Parole de Dieu fait clairement la distinction entre les méchants et les bons
serviteurs. Les premiers étant différenciés des seconds par leur comportement
qui met en avant l'inutilité de leur service (Matthieu 25: 30) parce qu'ils sont
paresseux (Matthieu 25: 26).
Il en est tout autre du bon serviteur qui accomplit ce qui lui a été demandé, qui
obéit à son Maître, qui est "fidèle dans toute la maison de Dieu".
Mais le service accompli selon la volonté divine ne saurait être l'occasion de se
glorifier car, selon le Fils de Dieu, le serviteur obéissant doit se considérer
comme un "serviteur inutile" qui n'a fait que ce qui lui était demandé.

Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous
sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. Luc
17: 10 (v. L. S)

S'il n'y a point de gloire à obéir, il vaut quand même mieux être un serviteur qui
se qualifie d'inutile et que Dieu a toute liberté d'utiliser, plutôt que d'être qualifié
d'inutile par le Seigneur et d'être jeté dehors, dans les ténèbres! (Matthieu 25:30)
Inutile pour la simple raison d'avoir été paresseux dans l'exécution de la volonté
de Dieu ou, plus malignement, d'avoir fait le tri dans ses ordonnances afin de
choisir celles auxquelles nous allions obéir.
Serviteur inutile quoique des oeuvres puissent être faites en faveur du Royaume
de Dieu - oeuvres utilisables par Dieu -, mais accomplies sans SA volonté, c'est-
à-dire, faites par la chair sans soumission à Celui qui a préparé des oeuvres pour
qu'on les accomplisse (Ephésiens 2: 10.

Dès lors, il va de soi que si je suis négligent dans le service de Dieu (service
consécutif à SA volonté), si je méprise les enseignements qu'il a donnés au
travers des Saintes Écritures, je n'ai pas le droit de prendre à mon compte les
paroles du psalmiste : "Accomplis envers ton serviteur ta promesse".
En effet, que peut-il y avoir comme promesse pour le méchant serviteur qui ne
craint pas la voix de son Maître au travers de la Bible ? Seulement des
promesses de ténèbres! (Matthieu 25: 30)

Ai-je le droit de rappeler à Dieu ses promesses lorsque, de mon côté, je veux
ignorer certains enseignements de SA parole ?

Ce serait tomber sous le Jugement de Dieu !


Et parce que le Jugement commence d'abord par ceux qui appartiennent au corps
de Christ, à la maison de Dieu, l'apôtre Pierre s'interroge sur l'avenir de ceux qui
n'obéissent pas à l'Évangile de Dieu : Quelle sera leur fin ? (1 Pierre 4: 17)
Nous savons fort bien que les païens n'obéissent pas à l'Évangile et qu'en raison
de leur attitude, la porte du Royaume des Cieux leur sera fermée. Mais qu'en
sera-t-il des enfants de Dieu qui ont la même conduite que les incroyants ?

Ainsi il semble bien qu'il ne soit pas suffisant... qu'il n'est pas suffisant
(affirmation) d'être entré dans la maison de Dieu le jour où nous avons accepté
Christ comme Sauveur pour voir s'accomplir infailliblement les promesses que
l'Écriture nous présente.
Le Seigneur Jésus a-t-il la liberté d'être Seigneur, c'est-à-dire d'avoir l'autorité de
sa Parole dans nos vies ?
Peut-il s'attendre à nous voir fidèles dans les petites choses ? (Luc 16: 10)
Peut-il nous qualifier de "bons serviteurs" ?

L'auteur du psaume 119, en rappelant les promesses que l'Éternel a faites, se


place comme serviteur, et comme serviteur qui craint son NOM, qui craint de
déplaire à son Dieu (v. 38).

Il ose se placer dans le rang de ceux qui craignent l'Éternel !


Le pouvons-nous ?
Craignons-nous suffisamment Dieu au point d'être attentifs à nos voies ?
Accomplis envers ton serviteur ta promesse,
Qui est pour ceux qui te craignent !

L'Éternel aime ceux qui le craignent. Psaume 147: 11 (v. L. S)

Nous n'allons pas revenir sur la crainte de l'Éternel que nous devons avoir, ni sur
la crainte de Jésus-Christ (Éphésiens 5: 21), ceux et celles qui ont donné leur vie
à Jésus-Christ ont reçu suffisamment d'intelligence pour comprendre qu'on ne
peut pas agir envers Celui qui doit nous juger, sans prendre en considération sa
sainteté et sa justice.
Il faudrait être insensé pour ne compter que sur son amour et croire qu'à cause de
cet amour il fermera les yeux sur nos inconduites, nos désobéissances au risque
de détruire sa justice et, par la même occasion de perdre sa sainteté en n'étant
plus juste !

Dieu étant toujours le même, la crainte de l'Éternel nous concerne tous !


Et cette crainte ne saurait être indépendante de l'obéissance ! Une obéissance
qui est essentielle, indispensable pour que le croyant ne soit pas stoppé dans sa
marche.
La désobéissance fut le premier péché qui amena une séparation entre le
Seigneur et nos premiers parents, la même désobéissance, le même refus de se
plier à la volonté divine, à la Parole de Dieu, ne peut avoir que la même
conséquence : une rupture dans la communion !

Rappelons-nous que si notre façon de nous conduire en tant qu'enfants de Dieu,


rachetés par le précieux sang de Christ, nous semble juste, elle ne le sera qu'en
fonction de la mesure que nous utilisons.
Celle de Dieu, celle de SA parole qu'il nous a laissée comme "lumière sur
notre sentier" est la seule qui soit certifiée juste !

C'est parce que notre ami le psalmiste s'est sondé à la lumière de la Parole de
Dieu, parce qu'il a eu à coeur d'avouer qu'il y avait quelque chose à changer dans
sa vie et qu'il a imploré Dieu pour que ce changement s'opère...
... qu'il ose maintenant réclamer que la promesse de Dieu s'accomplisse,
promesse faite pour ceux qui craignent son Nom !

Maintenant il s'agit de savoir quelle était cette promesse !


C'était une promesse réservée à ceux qui craignent l'Éternel ! Une promesse qui
doit aussi nous être réservée puisque nous sommes censés avoir la même crainte
que le psalmiste.

Revenons aux versets 25 et 28 du psaume 119 et voyons comment cet homme


met en avant ce que Dieu a promis :

Mon âme est attachée à la poussière : Rends-moi la vie selon TA parole !


Mon âme pleure de chagrin: Relève-moi selon TA parole!

À cette époque, il fit la découverte qu'il était trop attaché aux choses de ce
monde et que cet attachement nuisait à sa vie spirituelle au point de ne plus avoir
le sentiment de vivre ! Il n'était pas heureux !
À cette époque, il se souvînt que Dieu avait parlé de bonheur pour ceux et celles
qui observent avec soin les ordonnances divines : "Heureux ceux qui..." Psaume
119: 1-4

Et, comme il désirait ardemment marcher dans les voies de l'Éternel, il ne


pouvait pas avoir oublié la merveilleuse exhortation faite à ses pères, au peuple
d'Israël, aux descendants d'Abraham (le psalmiste était Israélite) :

Maintenant, Israël, que demande de toi l'Éternel, ton Dieu, si ce n'est que tu
craignes l'Éternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d'aimer et de
servir l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme ; si ce n'est que tu
observes les commandements de l'Éternel et ses lois que je te prescris
aujourd'hui, afin que tu sois heureux ? Deutéronome 10: 12-13 (v. L. S)

Parce que nous sommes aussi les descendants du Patriarche, le même bonheur
nous attend si nous obéissons à la Parole de Dieu ! "Reconnaissez donc que ce
sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham " (Galates 3: 7).

Notre psalmiste a-t-il été exaucé ?


Pour le savoir, il faudra faire un bon en avant afin de trouver la réponse. C'est le
verset 93 qui nous la donne :

Je n'oublierai jamais tes ordonnances, Car c'est par elles que tu me rends la
vie.

(Selon les versions, le "tu me rends la vie" est une action présente qui
s'accomplit ou une action qui est déjà arrivée et dont il bénéficie toujours : "tu
m'as fait revivre, tu me fais vivre, tu me rends la vie")
Ainsi le Seigneur répond à la prière lorsque les conditions sont réunies ! (il faut
parfois bien du temps pour qu'elles soient conformes à sa volonté!)

Nous pouvons encore constater que la réponse à la prière démontre bien que le
psalmiste s'est appliqué à suivre la Parole de Dieu et qu'il s'en est suivi un
engagement solennel à garder cette parole : "Je n'oublierai jamais tes
ordonnances".

Bien plus que de mettre en mémoire cette Parole, il y a, évidemment, la mise en


pratique qui démontrera que l'on ne s'est pas instruit uniquement pour augmenter
ses connaissances. Savoir et ne pas mettre en pratique est un péché ! (Jacques 4:
17)

Mon engagement à suivre mon Sauveur et Seigneur ne doit donc pas être
différent puisqu'Il demande, lui-même, à ce que SA parole soit gardée, "Si
quelqu'un m'aime, il gardera ma parole" (Jean 14: 23), et mise en pratique, "...
faites ceci en mémoire de moi" (Luc 22: 19).

Les apôtres ont appuyé les paroles du Maître en déclarant ouvertement ce qu'il
en était pour ceux qui ne voulaient pas s'y plier : écoutons ce que dit Jean, le
disciple bien-aimé du Seigneur :
Celui qui dit : Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un
menteur, et la vérité n'est point en lui.
Mais celui qui garde sa parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en
lui : par là nous savons que nous sommes en lui. 1 Jean 2: 4 (v. L. S)

Nous voyons donc qu'il y a un bénéfice incalculable à marcher dans l'obéissance,


car la Source de la Vie abondante ne saurait tarir pour celui qui est agréable au
Seigneur.
Comme le psalmiste, ayons la crainte de son Nom, le respect de sa Parole, et
alors nous pourrons, avec foi et comme serviteur fidèle, demander à Dieu que
SES promesses s'accomplissent.
En dehors de cette conduite, nous ne pourrons que végéter sans porter de fruits à
la gloire de Celui qui a tout accompli pour que nous soyons sauvés des peines
éternelles. Ne minimisons jamais l'efficacité de la Parole de Dieu, car cette
Parole a autant de puissance et d'autorité en ce siècle qu'elle en avait au temps
des apôtres.
Si malheureusement il semble qu'elle n'agit plus comme autrefois, c'est
simplement parce que le coeur de ceux qui l'utilisent (ou la manipulent) ne
ressemble pas à celui de ceux qui ont bénéficié des promesses qui nous ont été
transmises.

L'obéissance et la foi, liées l'une à l'autre, sont d'une efficacité telle qu'elles font
bouger le bras de Dieu en faveur de ceux qui l'invoquent !

Jésus prit la parole, et leur dit : Ayez foi en Dieu. Marc 11: 22 (v. L. S)

... parce que... tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis
devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Apocalypse 3: 8 (v. L.
S)

"Seigneur, j'ai besoin que tu sondes mon coeur afin que tu mettes en lumière tout
ce qui pourrait faire obstacle à ma vie de serviteur inutile mais qu'il te plaît
d'utiliser.
J'ai besoin que tu me montres les points sensibles où j'aurais plus envie de faire
ma volonté que la tienne car je ne veux pas t'attrister.
Je désire ardemment que tu sois bien plus que mon Sauveur, je veux que tu sois
mon Roi, mon Seigneur, déjà ici-bas, avant de l'être pour l'éternité.
Donne-moi toujours plus d'intelligence pour comprendre ta Parole et saisir
l'importance qu'il y a à la mettre en pratique. Amen !"

***
La faveur du roi est pour le serviteur intelligent,
mais sa colère est sur celui qui fait honte.
Proverbes 14: 35 (v. D)

***

l'Éternel prendra de nouveau plaisir à ton bonheur, comme il prenait plaisir à


celui de tes pères, lorsque tu obéiras à la voix de l'Éternel, ton Dieu, en observant
ses commandements et ses ordres écrits dans ce livre de la loi, lorsque tu
reviendras à l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme...
Deutéronome 30: 9-10
... je (Jésus) ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi... Jean 6: 37 (v. L. S)

J-M Ravé 23 juin 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/

Annexe

Les demandes faites par le psalmiste (Ps 119: 1 à 37)

v. 8 Ne m'abandonne pas entièrement!


v. 10 Ne me laisse pas égarer loin de tes commandements!
v. 12 Enseigne-moi tes statuts!
v. 17 Fais du bien à ton serviteur
v. 18 Ouvre mes yeux, pour que je contemple Les merveilles de ta loi
v. 19 Ne me cache pas tes commandements!
v. 22 Décharge-moi de l'opprobre et du mépris!
v. 25 Rends-moi la vie selon ta parole!
v. 26 Enseigne-moi tes statuts!
v. 27 Fais-moi comprendre la voie de tes ordonnances
v. 28 Relève-moi selon ta parole!
v. 29 Éloigne de moi la voie du mensonge
v. 29 Accorde-moi la grâce de suivre ta loi!
v. 31 Ne me rends point confus!
v. 33 Enseigne-moi, Éternel, la voie de tes statuts
v. 34 Donne-moi l'intelligence
v. 35 Conduis-moi dans le sentier de tes commandements!
v. 36 Incline mon coeur vers tes préceptes et non vers le gain!
v. 37 Détourne mes yeux de la vue des choses vaines
v. 37 Fais-moi vivre dans ta voie!

Les positions, actes et conséquences de son engagement (Ps 119: 1 à 37)


v. 8 Je veux garder tes statuts
v. 10 Je te cherche de tout mon coeur
v. 11 Je serre ta parole dans mon coeur
v. 13 De mes lèvres j'énumère Toutes les sentences de ta bouche
v. 14 Je me réjouis en suivant tes préceptes
v. 15 Je médite tes ordonnances,
v. 15 J'ai tes sentiers sous les yeux.
v. 16 Je fais mes délices de tes statuts
v. 16 Je n'oublie point ta parole.
v. 20 Mon âme est brisée par le désir Qui toujours la porte vers tes lois.
v. 22 J'observe tes préceptes.
v. 23 Ton serviteur médite tes statuts.
v. 24 Tes préceptes font mes délices, Ce sont mes conseillers.
v. 28 Mon âme pleure de chagrin
v. 30 Je choisis la voie de la vérité
v. 30 Je place tes lois sous mes yeux.
v. 31 Je m'attache à tes préceptes
v. 32 Je cours dans la voie de tes commandements
v. 35 Car je l'aime (le sentier de tes commandements).
(11) (Hé)

11 - (5) Mieux vaut sentir la honte ce jour, que la connaître pour


toujours!

Oh ! si je n'étais pas sûr de voir la bonté de l'Éternel Sur la terre des vivants !...
Psaume 27: 13 (v. L. S)

Par cette réflexion, cette prière, ce soupir que nous avons peut-être manifesté un
jour ou l'autre à cause de nos propres faiblesses, désespérés de n'être pas
meilleurs et de ne point y arriver, sans doute nous est-il venu à l'esprit la pensée
de l'apôtre Paul qui, un jour, s'écria :

Misérable homme que je suis ! qui me délivrera de ce fardeau de mort ?


Romains 7: 24 (v. Ostervald)

"Si je n'étais pas sûr....", si ma foi venait à chanceler, si Dieu n'était plus pour
moi le Père aimant qu'aucun ne pourra remplacer...?
Supposition que la foi véritable ne peut envisager, cette foi qui, même dans les
moments de profondes détresses, reste alimentée par les promesses d'un Dieu qui
ne peut mentir.

Ainsi, loin de rester dans l'abattement, l'auteur de l'épître aux Romains va


poursuivre sa pensée par le rappel de sa foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui a
tout accompli pour que nous puissions bénéficier d'une délivrance parfaite !
L'homme gracié est donc remis à sa juste place en dépit de sa conscience d'être
encore quelque peu prisonnier d'une vieille nature charnelle qui lutte contre
l'Esprit afin de survivre au détriment du Corps de Christ.
Il est replacé comme enfant de Dieu racheté par le précieux sang de Christ et
libéré de toute condamnation, (pour autant qu'il marche dans la fidélité).
Il est assuré qu'en se dirigeant vers le trône de la grâce, il bénéficiera toujours de
la miséricorde divine et que le Seigneur sera à même de le délivrer de toutes ses
détresses (Hébreux 4: 16).

Quoique cette affirmation soit la vérité la plus absolue puisqu'elle provient de


Dieu, il y a cependant des moments où le découragement nous saisit.
Il y a des périodes dans notre vie où les promesses du Seigneur semblent
inaccessibles tant elles sont hors de portées d'une foi qui n'est pas morte mais qui
est affaiblie par l'absence trop longue de bénédictions visibles ou
d'encouragements divins.

La traversée du désert n'est agréable pour personne !


De toute évidence, comme le Seigneur Jésus a dû être placé dans le désert pour
être tenté par le diable, il nous faut aussi passer par ce même chemin en
subissant, à notre tour des tentations : celles qui sont destinées à voir si notre foi
résistera à l'adversité !

Dans nos déserts où l'absence de réponse pourrait nous faire croire que nous
sommes abandonnés des hommes et de Dieu, rappelons-nous que les promesses
de Dieu sont faites pour ceux qui craignent son Nom (Psaume 119: 38; 147: 11).
Elles sont destinées à ceux qui obéissent à SA parole et qui, de ce fait,
n'abandonnent, sous aucun prétexte, le chemin étroit qu'ils avaient décidé de
suivre le jour où ils se sont engagés avec Christ.

Confiants dans SA parole, nous avons bénéficié de SON pardon et nous sommes
entrés dans le "pays où tout est possible à celui qui croit". Mais pour que
s'accomplisse ce "tout est possible" (Marc 9: 23), faut-il encore que nous soyons
mis en face de nos impossibilités ! Faut-il enfin prendre Dieu au mot et lui
rappeler ses promesses.

Rappel qui ne peut être fait que si nous vivons selon sa volonté car les
promesses sont différentes suivant que l'on marche dans l'obéissance ou
dans la désobéissance ! Le sort des uns et des autres est différent en raison de la
Justice de Dieu !

Donc, avant de lier notre voix à celle du psalmiste, regardons si notre vie est
conforme à l'Écriture qui nous a été enseignée et, si elle l'est, alors n'hésitons pas
à dire ou redire :

Accomplis envers ton serviteur ta promesse, Qui est pour ceux qui te
craignent ! Psaume 119: 38 (v. L. S)

C'est bien parce qu'il n'y a pas de petit nuage qui pointerait à l'horizon pour
annoncer une pluie bienfaisante (1 Rois 18: 41-46) que l'auteur du psaume 119 et
nous-mêmes - si nous passons par un temps difficile - allons rappeler à l'Éternel
les promesses qu'il a faites pour une catégorie de personnes spécifique.
Non pas que Dieu veuille favoriser certaines classes de la société, mais
simplement, il prête une attention particulière à ceux et celles qui lui obéissent,
qui retiennent et pratiquent SA parole en raison du respect et de l'amour qu'ils lui
portent !
Quant aux autres, l'attention de Dieu se manifeste d'abord au travers de sa
patience et de ses appels réitérés à venir ou revenir à Lui, à obéir, à mettre en
application SA PAROLE.

La crainte de l'Éternel animait donc l'auteur du psaume 119, une crainte qui, non
seulement lui permettait de rappeler au Seigneur qu'il avait fait des promesses,
mais aussi une crainte qui lui faisait appréhender l'avenir si le Seigneur le laissait
tel qu'il était (Psaume 119: 39).

Éloigne de moi l'opprobre que je redoute !

Un bref saut en arrière au verset 23 nous montre qu'il eut l'occasion de rester
fidèle en dépit de quelques grands personnages de ce monde qui ont critiqué son
engagement : "Des princes ont beau s'asseoir et parler contre moi, Ton serviteur
médite tes statuts."

Quoiqu'il fut resté attaché aux commandements de Dieu en dépit de l'adversité, il


ne reçut pas, au moment qu'il espérait, ce que Dieu avait promis à ceux qui
avaient davantage la crainte du Seigneur que celle des hommes.
De même, nous pouvons être des témoins fidèles et cependant rester sous le feu
de l'adversaire qui redoublera peut-être d'effort pour nous obliger à lâcher prise !
Mais si je tiens la main du Seigneur, il tient aussi la mienne ! Il la tient et, s'il
sent un relâchement, ne donnera-t-il pas une légère pression comme pour me
dire : "je suis toujours là, je suis avec toi ?"

Ne crains rien, car je suis avec toi ; Ne promène pas des regards inquiets, car
je suis ton Dieu ; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma
droite triomphante. Esaïe 41: 10 (v. L. S)

Toujours en proie aux sarcasmes de ses contemporains, le Psalmiste reconnaît sa


faiblesse et craint qu'à un moment où un autre sa foi et sa confiance en Dieu ne
soient stériles en raison de leurs "imperfections" ou de toutes les imperfections
qu'il a découvertes dans sa vie.

Toujours en proie aux difficultés, l'enfant de Dieu reconnaît, lui aussi, qu'il
pourrait être à la merci de ses adversaires, mais sa foi triomphante lui
permettra, non pas de vaincre les hommes qui le persécutent, mais les esprits
méchants qui viennent le troubler jusque dans sa maison. Ils viennent le
harceler dans ses pensées pour lui rappeler que cette fois-ci, il n'y a plus d'issue
pour lui dans ce monde, que sa vie est fichue à moins qu'il ne se détache d'un
Dieu qui semble l'avoir oublié depuis tellement longtemps, alors qu'en réalité :

... dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a
aimés. Romains 8: 37 (v. L. S)

... tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe
du monde, c'est notre foi. 1 Jean 5: 4 (v. L. S)
La victoire de la foi - de notre foi - ne manifestera pas toujours son triomphe
dans l'immédiat !
L'épreuve de notre foi est bien une épreuve qui doit mettre en avant une
continuité dans notre marche avec le Seigneur, une persévérance à tenir, à
résister à la tentation, à la pression de l'adversaire, celle du prince des ténèbres,
grand manipulateur d'hommes !
On ne gagne pas une course sans prendre le temps qui convient pour participer à
l'épreuve.
Le fait de prendre part à une course nous place sur le terrain et non dans les
gradins ! À nous de savoir dans quel endroit du stade de la vie nous sommes
placés : spectateurs ou acteurs ?

La persévérance est donc un entretien continuel de ce qui a déjà été commencé,


une fermeté qui poussera celui qui persévère à maintenir le cap dans la direction
qu'il s'est proposé de suivre.
Il mettra en oeuvre sa volonté, il usera de patience pour aller de l'avant en dépit
des difficultés et du silence de Dieu qui, Lui, ne manquera pas d'admirer
l'homme ou la femme qui a fait le choix de "choisir la voie de la vérité" (Psaume
119: 30), de garder les commandements de Dieu !
Job fut montré en exemple lors d'une réunion extraordinaire dans le Ciel, il fut
mis en exemple même devant Satan qui reçu la permission de... tester la foi de
cet homme en lui faisant subir d'atroces épreuves.

Pour en revenir à notre Psalmiste, nous voyons qu'il est dans la catégorie de
personnes qui plaît à Dieu. Puissions-nous l'être aussi tout en sachant que cela
dépend uniquement de nous !

Plaire à Dieu ne veut pas dire que nous n'allons pas être victimes de craintes qui
sont justifiées par notre méconnaissance de l'avenir et des plans parfaits du
Seigneur à notre égard.

Éloigne de moi l'opprobre que je redoute !

Que pouvait bien redouter l'auteur de cette partie de verset ?


Des hommes, et non des moindres, avaient déjà parlé contre lui (119: 23) ! Leurs
sarcasmes, les mensonges, toutes les attitudes blessantes et humiliantes qu'ils ont
pu avoir à son égard ne l'ont pas empêché de rester fidèle à sa mission et de
renouveler son engagement devant l'Éternel : "Je parlerai de tes préceptes devant
les rois, Et je ne rougirai point. " (v. 46)
Donc il semble bien que l'opprobre, la honte qu'il redoute, ne soit pas en relation
avec les hommes (je ne rougirai point) tout comme nous n'avons pas à rougir
d'appartenir à Christ et de témoigner de Lui !

Je n'ai point honte de l'Évangile : c'est une puissance de Dieu pour le salut de
quiconque croit... Romains 1: 16 (v. L. S)

S'il ne redoute rien des hommes, il faut donc regarder en haut, retenir qu'il est
sensible à la volonté de Dieu tout en étant conscient qu'il n'est pas à la hauteur
des exigences divines.
Voilà pourquoi il va remettre, une fois de plus, en avant un point qui va peser
dans la balance de Dieu : il va rappeler son désir de mettre en pratique la Parole
de Dieu ! (v. 40)

Voici, je désire pratiquer tes ordonnances...

Avoir le désir montre bien que l'on est pas encore parvenu à l'objectif, mais
l'Éternel connaissant le coeur de l'homme SAIT, pour ce qui concerne le
psalmiste, que c'est VRAI !
C'est vrai parce qu'il a déjà prouvé qu'il était obéissant à ce qu'il avait compris !
Le sommes-nous dans les petites choses comme dans les grandes ?

Son désir réel de suivre la Parole de Dieu lui permet de parler de...
JUGEMENTS.
Quoiqu'il ait déjà eu à ressentir les effets de son éloignement de Dieu :

- Rends-moi la vie selon ta parole ! (v. 25)


- Relève-moi selon ta parole ! (v. 28)

Il va s'en remettre à ses jugements sachant qu'ils sont pleins de bonté !

Revoyons un instant la progression spirituelle d'un homme semblable à nous,


d'un homme qui n'était pas encore au bénéfice de la Croix et qui pourtant SAIT
qu'il peut bénéficier de la grâce.

Accomplis envers ton serviteur ta promesse, Qui est pour ceux qui te craignent !

Puisqu'il craint l'Éternel, et que c'est la vérité que sa crainte est vérifiable par son
engagement, il est en droit de s'attendre à l'accomplissement de ses
promesses puisque : "l'observation des commandements de Dieu est tout." (1
Corinthiens 7: 19)

Éloigne de moi l'opprobre que je redoute ! Car tes jugements sont pleins de
bonté.

Une vie qui n'est pas encore conforme aux exigences de Dieu, peut laisser
subsister un doute, une crainte, si l'on oublie que les jugements du Seigneur sont
emprunts de sa bonté et de son amour pour ceux et celles qui l'invoquent d'un
coeur sincère. Sincère parce qu'ils obéissent :

Voici, je désire pratiquer tes ordonnances...

Ainsi la crainte que le Psalmiste a dans son coeur n'est pas causée par son
entourage, elle est consécutive à la conscience qu'il a de ne pas être au "top
niveau" dans sa marche avec Dieu. Voilà pourquoi il met l'accent sur la bonté des
jugements du Seigneur et qu'il renouvelle sa volonté de vivre dans la soumission
aux commandements.

À cet égard, il pourrait bien prendre les paroles de Job (23: 12) et dire à son
tour :

Je n'ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ;


J'ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche.

Je ne me suis point aussi écarté du commandement de ses lèvres ; j'ai serré les
paroles de sa bouche, plus que ma provision ordinaire. (v. D. M)

"J'ai fait plier ma volonté aux enseignements de l'Écriture" !


Et, si je ne l'ai pas encore fait, si mon coeur n'est pas disposé à le faire, alors je
devrais commencer à avoir honte d'avoir été autant négligeant envers CELUI
QUI A OBÉI EN TOUTE CHOSE pour que JE sois sauvé de la condamnation
éternelle.

Il vaut mieux que je sente les rougeurs de la honte sur mon visage aujourd'hui
plutôt que de la connaître éternellement pour la simple raison que j'aurai préféré
faire ma volonté à la sienne.

Avant de terminer notre réflexion sur la lettre "Hé" du psaume 119, je désire
partager quelques pensées provenant d'une prédication donnée il y a une bonne
trentaine d'années par un serviteur de Dieu qui est maintenant auprès du
Seigneur (Robert Menpiot - Étude sur l'épître de Jacques
3 ème partie, dès la 39 ème minute)

"Si l'on choisit entre les commandements.... entre les principes évangéliques,
ceux pour lesquels on se sent à l'aise pour les observer... en réalité que fait-on ?
ON DOMINE LA LOI DE DIEU ou on domine la Parole de Dieu, on se fait
DOMINATEUR !

Voici, je me permets de dire "Oh ça, c'est pas très important... laissons ça de
côté, détournons les regards..."
Si je me permets de faire une discrimination dans les principes évangéliques...
"moi je décide, moi homme, je décide que la Parole de Dieu peut être modifiée à
mon gré" ! C'est grave , car si je fais cette discrimination :

JE CALCULE MA MESURE D'OBÉISSANCE et J'ÉTABLIS MA PROPRE


JUSTICE !"
Il va de soi qu'il n'y a rien à redire contre ses lignes et que ce n'est l'auteur du
psaume 119 qui pourrait les contredire, lui qui faisait tout pour mettre en
pratique les ordonnances de Dieu, lui qui demandait à être davantage enseigné
afin que sa vie soit toujours plus conforme à la volonté de l'Éternel.

Ma qualité d'enfant de Dieu - racheté à grand prix - doit donc me conduire à faire
au moins ce que le Psalmiste faisait !
Le fait que je sois appelé à marcher de progrès en progrès doit m'obliger à être
toujours plus respectueux de la Parole de Dieu et à rechercher la sanctification
sans laquelle je ne verrai pas le Seigneur.

Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne


verra le Seigneur. Hébreux 12: 14 (v. L. S)

La grâce, loin de me libérer de l'obéissance, m'invite d'autant plus à m'approcher


de mon Seigneur que, s'il peut me faire des reproches, c'est par amour qu'il le
fera afin qu'il n'y ait aucun interdit dans ma vie qui finirait par me priver
définitivement de ce qu'il m'avait donné pour toujours !

Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi Et que je l'observe de tout mon
coeur...
... Voici, je désire pratiquer tes ordonnances : Fais-moi vivre dans ta justice ! Ps.
119: 34 &40 (v. L. S)

***

Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu'il paraîtra, nous
ayons de l'assurance, et qu'à son avènement nous ne soyons pas confus et
ÉLOIGNÉS DE LUI. 1 Jean 2:28 (v. L. S)

Le coeur qui síéloigne [de Dieu] sera rassasié de ses propres voies,
mais líhomme de bien [le sera] de ce qui est en lui.
Proverbes 14: 14 (v. D)
Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de
ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. Hébreux 10: 39 (v. L. S)

J-M Ravé 30 juin 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(12) (Vav)

12 - Le futur ne se conjugue qu'avec le présent!

... tu es le Dieu de mon salut, Tu es toujours mon espérance. Psaume 25: 5 (v.
L. S)

Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la
foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit !
Romains 15: 13 (v. L. S)

Quels que soient les aléas de la vie, les conséquences des actions entreprises par
l'Adversaire de nos âmes, et même quelles que soient les "non-réponses" de Dieu
à nos prières, sommes-nous toujours en mesure de lui dire : "Tu es toujours
mon espérance !"

Sans doute est-ce parce que la vie chrétienne ressemble davantage à un parcours
du combattant qu'à une promenade de santé, que l'apôtre Paul nous a transmis la
pensée du Seigneur qui veut que nous soyons renouvelés dans notre espérance.
Bien plus encore, il demande à ce que notre "réserve" d'espérance augmente de
jour en jour par l'action de l'Esprit saint ! Une provision d'espérance capable de
soutenir notre foi dans chacun des domaines de notre vie, une provision
d'espérance suffisante pour qu'à tout moment, nous puissions proclamer à l'égard
de notre Sauveur et Seigneur : "Tu es toujours mon espérance", et non : "Mon
âme languit d'attente au dedans de moi. " (Job 19: 27)

En effet, contrairement à Job, notre espérance devrait nous rendre joyeux


puisqu'elle est censée s'appuyer sur les promesses de Dieu. Lui-même désire
nous remplir de joie et de paix chaque fois que notre foi sera mise en action par
le biais d'une espérance qui ne trompe pas.

Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos
coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. Romains 5: 5 (v. L. S)

Comment notre âme pourrait-elle languir, s'étioler, dépérir petit à petit dans
l'attente de la manifestation des promesses de Dieu alors que Dieu est qualifié de
"Dieu de l'espérance" ?

Pourquoi nous arrive-t-il de nous morfondre ?


Pourquoi la tristesse peut-elle se lire sur mon visage ou sur celui de quelques-uns
de mes frères et soeurs dans la foi si ce n'est parce que l'impatience nous a fait
perdre la maîtrise de nos sentiments et que nous nous sommes laissés submerger
par la crainte ?

L'espérance ne devrait-elle pas être une joyeuse attente se réjouissant des


promesses qui ne manqueront pas de s'accomplir ? Une joyeuse attente qui forme
déjà des projets pour l'avenir en raison de la vue que la foi donne des choses
promises ?

N'ai-je pas mis ma foi, ma confiance dans la Parole de Dieu ?


Oui, certainement ! Un jour, j'ai abandonné ma vie à Christ après avoir pris
conscience que j'étais un pécheur perdu qui pouvait être sauvé de la
condamnation éternelle (l'enfer) en acceptant d'être racheté par le Fils de Dieu.

Ainsi je ne m'appartiens plus, je n'appartiens plus à mon ancien maître, mais je


suis devenu la propriété du Roi des rois qui m'a donné tout ce qui doit contribuer
à ma vie terrestre et spirituelle !

Puisque sa divine puissance nous a fait don de tout ce qui contribue à la vie et à
la piété, par la connaissance de Celui qui nous a appelés par sa propre gloire et
par sa vertu... 2 Pierre 1: 3 (v. Bible annotée)

Seulement cette vérité incontournable, comme toutes les vérités des saintes
Écritures, tant celles qui nous dérangent que celles qui nous réjouissent, cette
vérité donc ne peut être vécue que si nous avons un coeur bien disposé à servir
l'Auteur de notre salut.
Il suffit de lire la suite de 2 Pierre 1: 3 pour se convaincre que la vie chrétienne
n'est pas une vie d'oisiveté, mais une vie de service, d'engagement.
La persévérance et l'entraînement à plaire à Dieu nous permettront de franchir
la ligne d'arrivée en vainqueurs et non d'être "ramassés" par la voiture balai !

"À celui qui vaincra... ", promesses faites à chacune des 7 Églises présentées
dans l'Apocalypse, mais promesses bien différentes de celle dont bénéficiera
ceux qui auront été sauvés comme au travers du feu, sauvés en ayant perdu la
récompense qui leur avait été promise le jour où ils s'étaient donnés à Christ (1
Corinthiens 3: 15).

Cette persévérance nous la retrouvons bien entendu dans notre psaume 119 à la
lettre "vav", plus précisément au verset 41. Persévérance à s'appuyer, une fois de
plus, sur ce que Dieu a dit, sur SA promesse !
Il y avait déjà eu les versets 25 et 28 qui affichaient la même détermination :
"Selon TA parole". Maintenant nous voyons le verset 41 qui ajoute une
précision supplémentaire en parlant d'une promesse qui a été faite - "selon TA
promesse" -.

(La plus part des versions ne font pas cette différence, toutefois elle existe dans
la version Sefarim, Bible du Rabbinat français et Louis Segond : selon ta Parole
"dabar" en hébreu, selon ta promesse "imrah" en hébreu).

Si la Parole (dabar) de Dieu est "une lampe à nos pieds, une lumière sur notre
sentier" (Psaume 119: 105) pour que l'on puisse diriger nos pieds dans le sentier
de la justice en prenant garde aux avertissements et recommandations qu'elle
contient, cette Parole-là - "dabar" - contient, en elle-même, des promesses -
"imrah" - qu'il nous appartient de prendre par la foi. La Parole de Dieu ne
contient pas que des promesses, mais elle en contient, à chacun de les chercher!

L'auteur du psaume 119 semble donc faire une différence qui pourrait nous
conduire à nous exprimer en employant les deux pensées qui sont présentées
dans ce psaume : "selon TA Parole et conformément aux promesses qu'elle
contient je m'appuie sur ce que tu as dis...)

C'est donc bien dans la Parole de Dieu que nous puiserons la nourriture dont
notre âme a besoin, c'est dans cette Parole que nous découvrirons les
consolations qui seront un baume pour les coeurs meurtris, les coeurs abattus.

"Rends-moi la vie", "relève-moi", "que ta miséricorde vienne sur moi"

Voilà les 3 prières, les 3 supplications qui ont été faites jusqu'à présent dans le
psaume 119, en s'appuyant sur ce qui était sorti de la bouche de l'Éternel : selon
Ta parole, selon Ta promesse !

N'est-il pas bon de se rappeler que : "L'homme ne vivra pas de pain seulement,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Matthieu 4: 4) ? Bon, parce
qu'en procédant ainsi nous mettons en valeur notre foi, une foi, qui, rappelons-le,
doit se maintenir quoiqu'il arrive !

Car vous avez besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté
de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Hébreux 10:36 (v. L. S)

Ce besoin de persévérance est indispensable pour "décrocher" ce que Dieu a


promis. Plus le besoin est attaché à l'être intérieur, un être qui souffre de son
manque de communion avec Dieu, plus il va implorer la grâce, la miséricorde
divine : (v. 41)

Éternel, que ta miséricorde vienne sur moi,


Ton salut selon ta promesse !

Nous voyons que le Psalmiste se trouve dans une impasse, qu'il a besoin du
secours de l'Éternel afin de pouvoir répondre à ceux qui l'outragent selon ce que
nous enseigne le verset 42. Du secours parce qu'il ne sait comment répondre à
ceux qui le persécutent.
Et je pourrai répondre à celui qui m'outrage... (v. 42 L. S)
Et jíaurai de quoi répondre à celui qui míoutrage... (v. D)

Souvenons-nous ! Il avait déjà subi les assauts de personnes élevées en dignité


(v. 23) sans pour autant revenir en arrière quant à sa foi. Maintenant, il se rend
compte qu'il est temps de répondre à ceux qui le maltraitent par la langue. Mais
que dire ?

Que dire lorsque soi-même on n'a plus le sentiment de vivre (fais-moi vivre - v.
25), quand on a l'impression de plier sous les épreuves (relève-moi - v. 28) ?
Que dire lorsque Dieu semble indifférent à nos misères et que le monde païen,
bien installé dans son confort, est plutôt enclin à croire que l'Éternel nous a
abandonnés ?

Combien qui disent à mon sujet : Plus de salut pour lui auprès de Dieu ! Psaume
3: 2 (v. L. S)

(Ne suis-je pas parfois poussé à le croire lorsque je traîne derrière moi le fardeau
d'une épreuve destinée à me former ou à me reformer, que je le traîne
interminablement au point de croire qu'il en sera ainsi jusqu'à la fin de ma vie.
Pensons à Moïse qui resta 40 ans hors service alors qu'il était mis à part pour
Dieu !)

Que dire lorsqu'il ne reste plus que la foi et l'espérance, une foi qui seule est
capable de voir ce qui est invisible, de toucher ce qui n'est pas palpable ?

Que dire lorsqu'il n'y a rien de concret à présenter aux hommes, lorsque l'on
devient conscient que le visible de notre vie concernant les choses de ce monde
n'est pas enviable ?
Alors oui, Seigneur, je crains d'avoir la bouche fermée ou de perdre mon temps à
argumenter si je n'ai pas les directives de l'Esprit saint qui pourrait me
réconforter dans ma faiblesse.

Ce pas de foi qui a été fait, cet engagement : "Je me confie en ta Parole" (v. 42),(
je me confie en Jésus-Christ, la Parole de Dieu faite chair Jean 1: 14) devient
alors le seul argument qui puisse être invoqué pour obtenir le secours promis à
ceux qui se confient dans leur Père céleste.
Aucune oeuvre, si bonne soit-elle, ne pourra fléchir le coeur de Dieu, par contre
notre foi en Lui et en sa Parole, le fait de lui rappeler SA parole et SES
promesses (si nous marchons dans l'obéissance) permettront que l'on reçoive la
parole de sagesse qui fermera la bouche de nos détracteurs.

Ainsi lorsque notre foi ou le témoignage de notre foi au travers de nos activités
sont mis en accusation, nous avons le privilège de recourir à la promesse que le
Fils de Dieu nous a laissée :

Quand on vous mènera devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne
vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous
direz ; car le Saint-Esprit vous enseignera à l'heure même ce qu'il faudra
dire. Luc 12: 11-12 (v. L. S)

On mettra la main sur vous, et l'on vous persécutera...


... Mettez-vous donc dans l'esprit de ne pas préméditer votre défense ; car je
vous donnerai une bouche et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne
pourront résister ou contredire. Luc 21: 13-15 (v. L. S)

Il semblerait que nous ayons une grâce particulière que l'auteur du psaume 119
ne possédait pas, une grâce que plusieurs ont déjà expérimentée chaque fois que
le Saint-Esprit a eu la liberté de s'exprimer afin qu'ils puissent parler avec
assurance lorsqu'ils ont dû défendre leur attachement à l'Auteur des Saintes
Écritures et leur fidélité à SA Parole.

Nous voyons que notre Psalmiste est embarrassé comme nous pourrions l'être si
nous ne demandions pas le secours du Seigneur et que nous devions répondre
avec notre seule intelligence.
La chair des uns et des autres est tellement faible que la crainte de répondre à
côté est présente dans le coeur de celui qui aime le Seigneur et qui ne veut pas
salir son Nom, la crainte de mal parler parce que non conduit par l'Esprit !
La crainte de mal parler qui aurait pour effet de retirer la force à la Parole de
Dieu en citant des textes mal à propos que l'ennemi pourrait nous retourner en
comparant l'état dans lequel nous vivons par rapport au leur.

N'ôte pas entièrement de ma bouche la parole de la vérité !


Car j'espère en tes jugements.

"Que cette Parole de vérité ne s'éloigne point de ma bouche, Seigneur ! Qu'elle


soit toujours utilisée selon ta volonté afin qu'elle ne devienne pas une Parole à
laquelle tu aurais ôté toute efficacité simplement parce que ma vie ne serait pas
conforme à ce qu'elle devrait être.
Ne retire pas de ma bouche TA parole en la rendant sans effet, comme si elle ne
venait point de toi..., et que moi-même je sache la conserver dans sa pureté afin
que je ne la déforme pas, que je ne la rende pas stérile !"

Pensons à tous ceux et toutes celles qui ont mis de côté tant de textes bibliques et
qui se privent volontairement des promesses qu'elles renferment ! Eux qui
peuvent citer les passages incriminés comme s'ils n'étaient plus la VÉRITÉ pour
aujourd'hui ! Combien ce comportement malheureux est à l'opposé de celui du
Psalmiste (v. 44) :

Je garderai ta loi constamment, à toujours et à perpétuité.

Mais il faut reconnaître que ce "je garderai" est au futur et qu'il semble
conditionné à la façon dont Dieu va agir : "Si tu fais ci, je ferai cela !"
Cependant, plutôt que d'y voir un moyen de pression pour que le Seigneur
intervienne, voyons plutôt un engagement solennel qui va dans la continuité de
ce qui a déjà été entrepris.

En recherchant cette bénédiction découlant de la miséricorde divine (la réponse à


donner à ceux qui l'outragent), en rappelant que la délivrance appartient à
l'Éternel, aujourd'hui comme hier, l'auteur du psaume 119 projette l'avenir qu'il
entrevoit lorsqu'il aura bénéficié du salut, de la délivrance.

Pour le moment, il a les mains liées, son enthousiasme pour servir le Dieu de ses
pères n'a fait que lui causer du tort (v.23), mais son engagement n'est pas remis
en question, bien au contraire !

Ainsi, si le présent actuel engage le futur, nous constatons que ce présent-là est
conditionné par le passé, par un passé qui révèle la façon dont nous avons
construit l'essentiel de notre vie (spirituelle) : sur le sable ou sur le Rocher de
notre salut !

Une base solide, comme celle du Psalmiste, révèle un désir ardent de progresser,
de s'accrocher coûte que coûte aux enseignements de la Parole de Dieu, le rocher
sur lequel aucune construction de vie ne pourra s'effondrer dans les tempêtes.

Celui qui craint l'Éternel possède un appui ferme... Proverbes 14: 26 (v. L. S)

Éternel, ma force et mon appui, mon refuge au jour de la détresse ! Jérémie 16:
19 (v. L. S)

En raison de cette confession, alors oui, j'ai aussi la liberté d'ouvrir mon coeur et
d'exposer mes pensées sans pour autant qu'il y ait la moindre idée de faire
pression sur la volonté de Dieu !
Ainsi au lieu de dire : "Seigneur, si tu fais ceci, je ferai cela", la foi va me
pousser à dire : "lorsque tu auras fais cela, je pourrais alors...."
D'ailleurs le Psalmiste n'a jamais employé le "si" comme argument de pression !

Son premier acte à accomplir dans le futur consistera à fermer la bouche des
moqueurs en donnant une réponse pleine de la sagesse divine. "Je pourrai
répondre à celui qui m'outrage, Car je me confie en ta parole. " (v. 42)
Ensuite, il "signera" un nouvel engagement avec son Dieu, il confirmera que
c'est la Loi de Dieu qui fait force dans sa vie et qui la fera jusqu'à la fin de ses
jours : "Je garderai ta loi constamment, à toujours et à perpétuité." (v. 44)

Puis, il prend la ferme décision qu'il marchera au large du péché, des mauvaises
compagnies, du monde, car il sait qu'il est impossible de rechercher la volonté de
Dieu si l'on n'a pas une vie disciplinée : "Je marcherai au large, Car je recherche
tes ordonnances. " (v. 45) Pas de retour en arrière envisageable !

Enfin, par son engagement, il prouve qu'il n'a pas peur des hommes puisqu'il
continuera à "évangéliser" les grands de ce monde alors que ce sont certains
d'entre eux qui l'ont outragé en raison de sa foi : "Je parlerai de tes préceptes
devant les rois, Et je ne rougirai point. " (v. 46)

Voilà son programme ! Voilà un programme sur lequel il ne reviendra pas


quoiqu'il devra attendre pour voir la victoire du Seigneur sur les impies et pour
bénéficier de la miséricorde de Dieu dans cette épreuve particulière.

La suite du psaume 119 nous montrera que son espérance n'a pas faibli, qu'elle
est restée la même quoique les épreuves soient montées en intensité !

Ils ont failli me terrasser et m'anéantir ; Et moi, JE N'ABANDONNE POINT


TES ORDONNANCES. Psaumes 119: 87 (v. L. S)

Son passé d'enfant de Dieu fidèle à son engagement lui a permis de vivre le
présent d'une manière qui fait honneur à son Dieu. Dès lors, son futur ne peut
être envisagé que sous le meilleur angle.

Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, Qui met son espoir en
l'Éternel, son Dieu ! Psaume 146: 5 (v. L. S)

Heureux celui pour qui je (Jésus) ne serai pas une occasion de chute ! Matthieu
11: 6 (v. L. S)

Alors mon frère, ma soeur, alors toi, l'auteur de ces lignes, toi qui désespère au
lieu d'espérer, toi qui passes par une épreuve interminable, as-tu encore des
projets pour Dieu ? Des projets qui ne sont pas conditionnels à la réponse du
Seigneur, mais des projets qui prouvent que tu as gardé la foi et que tu désires
t'investir davantage pour le royaume de Dieu ?
Ils ont failli me terrasser et m'anéantir ;
Et moi, JE N'ABANDONNE POINT TES ORDONNANCES.
Psaumes 119: 87 (v. L. S)

... tu es le Dieu de mon salut,


Tu es toujours mon espérance.
Psaume 25: 5 (v. L. S)

Est-ce bien vrai ?

***

Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; Le rocher de ma force, mon refuge,
est en Dieu. Psaume 62: 7 (v. L. S)

J-M Ravé 7 juillet 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(13) (Zaïn)

13 - (1) Les promesses du monde rendent les fous joyeux

Les promesses de Dieu soutiennent les malheureux

Le temps approchait où devait s'accomplir la promesse que Dieu avait faite


à.............................................. Actes 7: 17 (v. L. S)

Et c'est ainsi que.............................................., AYANT PERSÉVÉRÉ, (il, elle)


obtint l'effet de la promesse. Hébreux 6: 15 (v. L. S)

Par la foi, nous sommes invités à mettre notre nom à la place des pointillés, à la
place du nom d'Abraham. Croyons que ces versets sont aussi faits pour nous :
pour moi, aussi bien que pour toi lecteur ou auditeur, surtout si tu es dans la
souffrance, dans l'épreuve et que tu as mis ton espérance dans le Seigneur.

Alors que j'ai la Bible sous les yeux, alors que j'ai la Parole de Dieu à ma
disposition, il m'est recommandé de m'appuyer sur le contenu de ce Livre. De le
faire de la première jusqu'à la dernière lettre, puis d'y placer mon nom chaque
fois que l'occasion se présentera.
La Bible : Une lettre d'amour d'un Dieu d'amour, une lettre qui nous est adressée
d'abord à titre individuel !

Si par malheur, je commençais à douter de sa véracité, ne serait-ce que d'un seul


passage, alors oui, ce serait le plus grand malheur que je puisse connaître! Je
n'aurais alors plus rien ni personne en qui je pourrais mettre ma confiance! Plus
personne, sinon des gens comme moi, des pécheurs graciés ou non, qui ont tous
besoin de Dieu pour vivre ou survivre.

Émettre un doute sur ce que Dieu a dit reviendrait à semer moi-même des
parasites dans le champ de mon coeur, des parasites qui, en se multipliant,
finiraient par détruire, petit à petit, la bonne semence qui y fut plantée lorsque
j'ai donné ma vie à Christ.

Le doute, semblable à une tumeur maligne, ne ferait qu'engendrer des pensées


qui réduiraient les bénédictions de Dieu à de simples effets du hasard, annulant
par conséquent le bénéfice de la foi d'antan.
C'est ainsi que plusieurs se sont retrouvés dans des situations pires que celles qui
les avaient conduites à implorer la grâce du Seigneur. Pires parce qu'elles sont
revenues à leur point de départ, là où l'ennemi de leur âme les attendait afin de
les prendre par la main pour les éloigner de cette frontière qu'ils avaient franchie
un jour dans le bon sens.

Combien de champs n'ont-ils pas été dévastés ?


Combien de coeurs n'ont-ils pas laissé entrer la vermine du doute qui, en se
propageant, a attaqué les fondements même de leur foi ?
Et combien sont-ils, ces enfants de Dieu que le mal a déjà atteints, ceux qui
croient sans avoir la foi ?
Croire que Dieu PEUT, sans avoir la foi que Dieu FERA comme il l'a
pourtant promis à ceux qui sont les descendants du père des croyants.

Dieu PEUT et Dieu FERA tout ce qu'il a promis quand bien même les
circonstances présentes pourraient démontrer le contraire. Le seul obstacle qu'il
pourrait rencontrer c'est la perte de notre foi, de notre confiance en SA parole,
une attitude contraire de celle qu'il attend de ses enfants !

Le juste vivra de la foi ; mais si quelqu'un se retire, mon âme ne prend point de
plaisir en lui. Hébreux 10: 38 (v. D. M)

La Bible nous enseigne que des hommes ont persévéré dans la foi, ont maintenu
leur attachement à la Parole de Dieu, ont résisté à l'adversaire extérieur et
intérieur. Ces hommes-là ont eu tellement d'importance aux yeux de Dieu qu'il a
trouvé bon de nous les donner en exemple afin que notre foi se calque sur la leur.

L'auteur du psaume 119 nous fait la démonstration de sa fidélité envers l'Éternel,


une fidélité à toute épreuve qui ne l'a jamais empêché d'avoir les yeux ouverts
sur la réalité.
Il est loin d'être assis sur un petit nuage en train de rêvasser !
Il se trouve en première ligne étant la cible visible des ennemis de l'Éternel. Pour
cette raison, il réclame le secours d'en-haut ne sachant que répondre aux
adversaires de la Vérité qui l'outragent continuellement (v.41-42).

S'appuyant sur la Parole de Dieu pour mettre en évidence la réalité de sa foi


(119: 25), mettant en avant les promesses de Dieu dans cette Parole (v. 41),
aujourd'hui nous allons découvrir qu'il a progressé dans sa réflexion puisqu'il va
aller encore plus loin en dépassant le simple fait de s'appuyer sur une des
promesses de Dieu qu'il a relevée.

Les Saintes Écritures sont remplies de promesses que le Seigneur est toujours en
mesure de tenir. Il est bon de les connaître afin d'avoir un argument scripturaire
pour appuyer nos prières pour qu'elles puissent être exaucées au moment
favorable.
Mais bien plus que toutes les promesses que notre Bible contient, il y a LA
promesse, cette promesse unique dans son genre puisqu'elle est faite pour
l'instant présent.
C'est la SEULE qui puisse avoir de l'importance au moment où la difficulté tente
de faire barrage à notre foi.

C'est ainsi que nous voyons notre Psalmiste s'appuyer :


1) Sur la Parole de Dieu (v. 25),
2) Ensuite sur une promesse qui correspond à sa situation (v. 41),
3) Et maintenant, sur une promesse qui lui est particulièrement destinée ! (v. 49)

Souviens-toi de ta promesse à ton serviteur!

Voici donc notre homme qui, tout en parlant de la promesse de Dieu, rappelle
qu'il est toujours son serviteur (en dépit de l'adversité), rappelle que c'est le
Seigneur lui-même qui lui avait fait une promesse, laissant ainsi entendre qu'il
n'a pas pris une parole de Dieu ou une promesse au hasard pour la faire sienne.

Dans cet exemple, ce n'est point l'homme qui a choisi de s'appuyer sur tel ou tel
texte de la Parole de Dieu ! C'est l'Éternel qui s'est engagé par une parole précise
envers son serviteur, une parole qui a fait naître l'espérance. Une espérance qui
ne trompe point puisque Dieu est un Dieu de vérité.

Cette espérance ne vient pas du Psalmiste puisque l'Écriture dit que c'est Dieu
qui la lui a donnée :

Puisque tu m'as donné l'espérance ! Psaume 119: 49 (v. L. S)

L'espérance n'est pas la délivrance !


L'espérance (donnée par Dieu) devient, pour ainsi dire, l'aliment de la foi, son
combustible afin qu'elle résiste dans l'épreuve car elle se rappellera que : "le
Seigneur a dit.... "

L'espérance fait barrage au doute ! Elle doit être saisie lorsqu'elle se présente au
travers de la Parole de Dieu, de ses promesses, et plus particulièrement de la
Parole ou de la promesse qui nous a profondément touchés lorsque nous nous
sommes placés devant le Seigneur dans un moment de détresse. Dieu confirmant
ainsi que le texte lu est approprié à la situation présente et qu'il entend agir
conformément à ce qu'il a dit si la foi est au rendez-vous.

L'espérance soutient le malheureux... Job 5: 16 (v. L. S)

Il y a de l'espérance pour ton avenir, dit l'Éternel. Jérémie 31. 17 (v. L. S)

... nous trouvions un puissant encouragement, nous dont LE SEUL REFUGE


a été de saisir L'ESPÉRANCE QUI NOUS ÉTAIT PROPOSÉE. Hébreux 6:
18 (v. L. S)

L'espérance n'est pas la délivrance, mais elle trace son chemin !


C'est donc dans un but bien précis qu'une révélation particulière fut attribuée au
Psalmiste, non pour qu'il se glorifie d'avoir reçu quelque chose du Seigneur, mais
qu'il ait une parole précise pour soutenir sa foi dans une épreuve qui doit se
prolonger.

Ceci nous permet de comprendre qu'il y a des instants dans notre vie où les
moments passés avec le Seigneur dans la prière, la médiation ou les rencontres
fraternelles sont indispensables pour que le Saint-Esprit ait la possibilité de
mettre une conviction profonde dans le coeur de celui ou celle qui s'est approché
du Seigneur avec son problème.

Mais les promesses, les révélations particulières, comme les songes de Joseph
par exemple, ne sont destinées qu'à faire naître l'espérance afin qu'au moment de
l'épreuve, il subsiste un rayon de soleil divin qui rappelle qu'un jour cette
épreuve douloureuse aura une fin victorieuse.

Et c'est ainsi que.............................................., AYANT PERSÉVÉRÉ, (il, elle)


obtint l'effet de la promesse. Hébreux 6: 15 (v. L. S)
Ainsi il n'est point question de délivrance prochaine, mais d'espérance qui doit se
maintenir malgré ce que les 5 sens seront à même de constater.
L'auteur du psaume 119 l'a fort bien compris lui qui parle de sa misère ! (v. 50)

C'est ma consolation dans ma misère !

Les promesses de Dieu sont comme une bouée de sauvetage qu'il ne faut pas
lâcher sous peine de sombrer dans le désespoir. Elles sont là pour notre
consolation, nous dit le Psalmiste !

En tout temps, quelle que soit la force de la tempête, quelle que soit la couleur de
l'horizon que tu perçois, accroche-toi à cette bouée irremplaçable, cette promesse
qui un instant t'a donné de l'espérance. Si tu lâches cette bouée, tu seras emporté
par ce que tu crains...

Si je lâche la bouée, si je lâche la Parole de Dieu qui m'a été donnée pour
alimenter ma foi, alors je n'ai plus rien qui puisse me permettre de tenir
jusqu'à ce que la promesse devienne un fait accompli.

Tant que je tiens cette bouée, tant que je m'accroche aux promesses d'un Dieu
qui ne peut pas mentir : "c'est ma consolation dans ma misère", ma consolation
parce que je SAIS que l'épreuve aura une fin et que je suis à même de la
supporter puisque Dieu m'a donné l'espérance !

Vais-je rejeter cette espérance parce que je suis dans la misère, dans l'épreuve,
dans l'affliction, pour employer le mot qu'utilise la majorité des Bibles de langue
française ?
Que jamais je ne refuse cette espérance car, la rejeter serait refuser la Vie!
Selon le dictionnaire Larousse des synonymes, l'affliction est "une peine
profonde qui déprime et qu'il est difficile de consoler".

Dans ces versions, il est intéressant de relever que Dieu apporte la consolation à
ceux qu'il est difficile de consoler avec des paroles humaines ! IL vient consoler
les inconsolables, ceux qui n'ont plus d'espérance dans ce monde !

Et cette consolation, provenant de l'espérance que Dieu a donnée au travers d'une


promesse (v. 50 et 49) va produire dans le coeur du Psalmiste un réveil et lui
redonner du goût à la vie (v. 50)

Car ta promesse me rend la vie.

Cette promesse que Dieu nous a faite le jour où, devant lui, nous avons exposé
ce qui chargeait notre coeur, celle qui est "sortie de notre Bible" et qui ne nous a
plus lâchés tant elle revenait sans cesse à notre esprit, cette promesse-là nous a-t-
elle rendu la vie ?
C'est-à-dire, sommes-nous repartis plein de vigueur, louant le Seigneur et nous
réjouissant de ce qu'il a le contrôle parfait de notre destinée, et que rien ni
personne ne pourra nous nuire tant que nous resterons attachés à LUI et à SA
Parole ?

Une maxime du monde déclare que : "les promesses rendent les fous joyeux",
mais ça, c'est le monde qui parle au monde.
Il en est tout autre lorsque c'est le Seigneur qui engage son peuple, ses enfants à
s'appuyer sur ses promesses. Pour l'enfant de Dieu, c'est folie que de ne pas
croire ou de ne plus croire ce que Dieu a dit.
C'est folie de douter qu'il ne va pas mener à bien ce qu'il a déjà commencé !
Nous valons plus que les oiseaux du ciel dont il prend soin ! Ne l'oublions
jamais, c'est Jésus le Fils de Dieu qui l'a dit, lui qui a donné SA vie sur la Croix
pour que nous puissions obtenir le pardon divin. (Matthieu 6: 26)

Dieu n'oublie pas ses promesses, mais nous, nous oublions nos promesses faites
à Dieu, une des raisons qui pourrait ralentir le processus de délivrance, de
guérison, qui a été entamé le jour où nous avons fait le pas de foi qu'il attendait
pour intervenir.

Seigneur, je ne suis pas meilleur que mes frères et soeurs dans la foi et j'ai
conscience qu'à de nombreuses reprises, j'ai parlé à légère en faisant des
promesses que j'ai vite oubliées. Non pas que je ne voulais tenir ma parole, mais
je n'ai pas été attentif à ce qui est sorti de ma bouche.
Pardonne ce péché et remets-moi en mémoire tout ce qu'il m'est encore possible
de faire lorsque je me suis engagé des lèvres.
Donne-moi la sagesse qui me manque afin qu'à l'avenir je sois plus prudent
concernant les promesses que je pourrais faire car je connais ta Parole qui dit :
" Mieux vaut pour toi ne point faire de voeu, que d'en faire un et de ne pas
l'accomplir" (Ecclésiaste 5: 5).

Revenons aux promesses de Dieu qui ne peuvent faillir, revenons plus


particulièrement à celle que l'auteur du psaume 119 a reçue : "Souviens-toi de ta
promesse faite à ton serviteur".
Cette promesse qui apporte l'espérance et le goût de revivre, le goût de résister à
l'adversaire, à l'adversité !
Cette promesse qui invite le bénéficiaire à tenir le coup dans l'épreuve (v. 51) et
qui le pousse à maintenir la direction dans laquelle il s'était engagé, à suivre les
commandements de Dieu qu'il connaît :

Je ne m'écarte point de ta loi.

Les vents sont toujours contraires, il n'y aucune manifestation de la puissance


divine qui laisse envisager au moins un répit, mais cet homme est capable de
tenir simplement avec la parole de Dieu reçue.
Il résiste au doute qui pourrait le détruire tandis que d'autres, malgré quelques
gestes de la part du Seigneur signalant sa présence, pourraient bien lâcher prise
sous prétexte que la délivrance n'a pas été totale et définitive.
Il n'est pas question de montrer du doigt qui que ce soit. En effet, je me souviens
encore d'une triste période où ma foi ne valait pas grand-chose...

C'était il y a bien 15 ans, nous attendions avec impatience que le Seigneur


pourvoit pour le règlement d'une facture comme il l'avait toujours fait.
Cette fois-ci, au lieu de recevoir l'intégralité de la somme, notre Père céleste
avait trouvé bon de nous faire parvenir de petits dons. Ainsi, au lieu de me
réjouir d'un billet de vingt francs donnés avec amour, je "pleurais", me lamentais
en regardant tout ce qu'il manquait pour honorer cette facture. J'avais alors
oublié, pour un temps, que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes
rivières.

Combien n'ont-ils pas été contrariés, chagrinés, comme je l'ai été, combien n'ont-
ils pas été déçus de Dieu simplement parce qu'il n'avait pas répondu
immédiatement à 100% selon la demande du moment ?
Combien de louanges, d'actions de grâce n'ont jamais vu le jour en raison d'un
manque de reconnaissance qui aurait dû "encourager" le Seigneur à poursuivre
son oeuvre ?

Afin de ne jamais retomber dans le même piège, sachons, dès aujourd'hui,


reconnaître que c'est déjà un privilège qu'il nous accorde lorsqu'il nous offre un
acompte de sa bienveillance à titre de garantie, un privilège destiné à nous
réjouir plutôt qu'à nous attrister !

Le Psalmiste n'avait rien que la Parole de Dieu, rien que la promesse ! Il ne


savait même pas combien de temps il allait subir les railleries des moqueurs, des
orgueilleux (v. 51). Malgré ce manque d'information, quoique qu'il n'y ait rien
dans le présent qu'il puisse voir pour fortifier sa foi, il y avait cependant
derrière lui un passé qui ne pouvait mentir !

Un passé qui rappelait que Dieu intervenait bien dans la vie des hommes et
qu'aux temps voulus, ses jugements s'exerçaient prouvant par là que SA parole
était la Vérité (v. 52)

Je pense à tes jugements d'autrefois, ô Éternel ! Et je me console.

Et si à mon tour je regardais en arrière ?


Si à ton tour tu t'arrêtais un instant pour prendre conscience de tous les bienfaits
que le Seigneur t'a déjà accordés jusqu'à ce jour !

Ensemble nous pourrions reconnaître qu'il a toujours été fidèle même dans les
moments les plus sombres de notre vie.

N'est-ce pas parce qu'il nous a secourus, que nous sommes encore dans le
chemin étroit ?
Alors, s'il a pu être un secours dans la détresse du passé, ne le sera-t-il pas dans
celle d'aujourd'hui ?

Jusqu'à votre vieillesse je serai le même, Jusqu'à votre vieillesse je vous


soutiendrai ; Je l'ai fait, et je veux encore vous porter, Vous soutenir et vous
sauver. Esaïe 46: 4 (v. L. S)

Je serai le même jusques à votre vieillesse, et je vous chargerai [sur moi] jusques
à votre blanche vieillesse... (v. D. M)
Amen ?
Oui Amen ! Qu'il en soit ainsi dans MA vie !... et dans la tienne si TU le veux !

***

Tout le bien qui nous est donné, et tout don parfait vient d'en haut, descendant du
Père des lumières, par devers lequel il n'y a point de variation, ni d'ombre de
changement. Jacques 1: 17 (v. D. M)

J-M Ravé 14 juillet 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(14) (Zaïn)

14 - (2) l'Éternel console son peuple, Il a pitié de ses malheureux.

Veux-tu être consolé?

Rachel pleure ses enfants ; Elle refuse d'être consolée... Jérémie 31: 15 (v. L. S)

La méchanceté des hommes n'a de limite que celle que le prince des ténèbres
veut bien accorder, c'est-à-dire qu'elle n'en n'a pas !
Si Satan ne peut donner de frontière à la méchanceté c'est parce qu'en lui il n'y a
pas la moindre parcelle d'amour, de compassion et qu'il se "réjouit" de voir les
hommes faire porter la responsabilité de leurs maux sur Dieu !

Dans les versets qui viennent d'être cités, Jérémie annonçait le "massacre des
innocents", celui des enfants âgés de deux ans et en dessous, massacre
promulgué par le roi Hérode afin d'éliminer Jésus de Nazareth. (Matthieu 2: 16-
18)

Par la même occasion, le prophète était la bouche de l'Éternel pour annoncer


que, malgré les situations les plus désastreuses, Dieu restait le Dieu des
consolations pour son peuple.
Il l'invitait à regarder plus loin que le présent, plus loin que les conséquences de
son péché, à regarder à Celui qui est à même de sauver toute personne qui
s'approche de lui d'un coeur sincère et repentant.
Un message qui a parcouru les siècles et qui retentit encore aujourd'hui !

Venez et plaidons ! dit l'Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils
deviendront blancs comme la neige... Esaïe 1: 18 (v. L. S)

J'efface tes transgressions comme un nuage, Et tes péchés comme une nuée ;
Reviens à moi, Car je t'ai racheté. Esaïe 44: 22 (v. L. S)

... la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom (au nom de
Jésus) à toutes les nations... Luc 24: 47 (v. L. S)
Le péché est toujours la cause de nos maux !
Il l'est, même si nous sommes au bénéfice de l'oeuvre de la Croix et que nous ne
vivions plus dans le péché.
En effet, le péché des autres peut être responsable de bien des larmes qui, dans
bien des cas, semblent intarissables. Mais, pour les enfants de Dieu, pour ceux et
celles qui ont accepté Jésus comme Sauveur ET Seigneur de leur vie, la voix de
Jérémie nous rappelle celle de l'Éternel parlant à son peuple :

Ainsi parle l'Éternel : Retiens tes pleurs, Retiens les larmes de tes yeux ; Car il
y aura un salaire pour tes oeuvres, dit l'Éternel... Jérémie 31: 15-16 (v. L. S)

Plus que de simples mots, il y a, derrière la Parole de notre Dieu, l'espérance


qu'il met dans les coeurs de ceux et celles qui veulent le prendre au mot et qui
s'appuient sur ce qu'il a dit et non sur ce qu'ils voient ou ressentent.

"Tu m'as donné l'espérance", pouvait dire l'auteur du psaume 119 ! Ajoutant
encore : "C'est ma consolation dans ma misère". (v. 49 - 50)

Tu m'as déjà donné l'espérance quoique je ne vois point la délivrance !


Tu m'as donné l'espérance pour que je puisse vivre dans ce temps de "famine" où
le bonheur semble faire défaut :

"Tu m'as donné l'espérance, c'est ma consolation dans ma


misère !"

Tu nous l'as donnée par ta Parole, aussi nous appartient-il de garder la foi malgré
notre "misère" passagère, cette "misère" qui semble parfois prendre racine.
Que chaque enfant de Dieu passant par le creuset de l'épreuve réalise qu'au
travers de cette espérance il y a un renouveau de vie qu'il lui appartient de saisir
afin d'entretenir sa vie spirituelle au lieu de la laisser couler !
L'auteur du psaume 119 nous montre bien que son espérance n'est pas vaine et
que son engagement vis-à-vis de Dieu n'a pas faibli (nous le verrons la prochaine
fois).
Qu'en est-il de notre engagement lorsque la souffrance fait son oeuvre ?

La manifestation de ce Dieu d'amour, car il est amour même dans nos épreuves,
ne consiste pas toujours dans une délivrance immédiate de l'épreuve - hélas pour
notre vieille nature -, mais elle permet à celui qui est éprouvé de "sentir" les
effets de la grâce dans sa vie en constatant qu'il est soutenu dans le malheur qui
l'accable, soutenu dans la misère, dans la difficulté, dans un passage difficile de
la vie, passage obligé pour que la foi soit testée.

Au risque de me répéter : L'espérance n'est pas la délivrance, mais elle trace


son chemin !
Et c'est peut-être parce que l'espérance n'est pas suffisamment ancrée dans
certains coeurs, peut-être parce que l'attachement au Fils de Dieu n'est pas aussi
fort qu'il devrait être, peut-être parce que l'épreuve semble interminable aux yeux
des hommes et des femmes qui sont dans la souffrance...

.... C'est peut-être à cause de ses quelques points particuliers dans de nombreuses
vies, que l'ennemi de nos âmes fait tous ses efforts pour démontrer que
l'espérance ne change pas les circonstances et qu'en conséquence, il serait
préférable, à son avis, de jeter l'éponge et vivre comme le monde qui nous
entoure !
Vivre comme ce monde qui, en définitive, semble être bien moins malheureux
que l'enfant de Dieu qui s'efforce de ramer à contre-courant.

Cette dernière image a bien souvent été présentée à ceux qui souffraient à cause
de leur foi : Jérémie le "lamentateur", Job, Asaph (Psaume 73), David (Psaume
37), ils ont tous vu le méchant prospérer et l'ont parfois envié, mais ils ont aussi
compris que la finalité de telles vies serait la perdition éternelle. Puissions-nous
avoir la même compréhension afin qu'aucune racine d'amertume ne vienne
infecter notre vie et notre entourage.

Ainsi, quel que soit le ton employé par l'adversaire de nos âmes, sa voix est
toujours celle du mensonge, quelle que soit l'image du monde qu'il veut nous
présenter, quels que soient les attraits qu'il veut mettre en avant pour nous
séduire, aucun de ses arguments ne devrait pouvoir inverser la marche de ceux
qui s'appuient sur les promesses de Dieu.

Comment, toi qui as déjà goûté à la bonté de Dieu, qui as déjà bénéficié de sa
grâce et de son amour, comment toi qui t'es un jour engagé dans le chemin étroit,
pourrais-tu croire que ton Père céleste ne tiendrait pas SA parole ?

Tiens-tu pour peu de chose les consolations de Dieu, Et les paroles qui
doucement se font entendre à toi ?... Job 15: 11 (v. L. S)
L'auteur du psaume 119 n'a pas pris les consolations divines tout en pleurnichant
sur son sort, elles lui ont redonné la VIE, redonner de l'élan pour garder sa place
de témoin malgré la hargne des adversaires et leur mépris d'une foi qui, à leurs
yeux, semblait inopérante.

L'enfant qui pleure parce qu'il est tombé et qu'il s'est égratigné le genou ne va-t-il
pas se réfugier dans les bras de sa mère ou de son père pour se faire consoler ?
Va-t-il pleurer jusqu'à ce que la guérison soit complète, jusqu'à ce qu'il n'y ait
plus de blessures visibles à son genou ou va-t-il accepter les paroles d'amour et
les soins qui vont lui être prodigués et sécher ses larmes ?
La réponse va de soi :
La consolation doit permettre de passer le cap de la difficulté tout en vivant avec
elle, mais en ayant les yeux fixés sur celui qui console et qui bande les plaies.

Cette consolation qui a fait du bien à l'auteur du psaume 119, cette consolation
découlant de l'espérance que Dieu a DONNÉE suite à une promesse de sa part,
cette consolation-là a été un stimulant qui, telle une nourriture de qualité a
démontré qu'elle était un aliment IRREMPLAÇABLE pour l'âme blessée, pour
celle qui souffre !

Non point une consolation humaine apportée par des consolateurs fâcheux selon
l'expression de Job envers ses amis (16: 2), mais une consolation divine qui est
expressément recommandée d'utiliser par la Parole de Dieu elle-même :

Afin que vous soyez nourris et rassasiés du lait de ses consolations... Esaïe 66:
11 (v. L. S)

Afin que vous soyez allaités, et que vous soyez rassasiés de la mamelle de ses
consolations... (v. D. M)

La consolation que désire apporter le Seigneur est un aliment fortifiant destiné à


renouveler la force des enfants de Dieu qui ont été affaiblis. Cette consolation,
véritable nourriture bienfaisante, n'est malheureusement pas toujours utilisée.

Combien de fois n'avons-nous pas..., n'ai-je pas regardé les promesses de Dieu
en pensant qu'elles n'étaient pas pour moi ?
Combien de fois n'ai-je pas pensé qu'elles ne pouvaient plus être pour moi parce
que j'imaginais que mes épreuves étaient des montagnes que même Dieu ne
pouvait déplacer ou renverser?
Combien de fois n'avons-nous pas écouté la voix de l'adversaire qui insinuait que
Dieu ne bougerait plus le petit doigt pour nous secourir en raison de la
médiocrité de notre vie chrétienne ?

Oh combien le prince des ténèbres sait grandir nos "légères afflictions" (2


Corinthiens 4: 17) et diminuer la grandeur de notre bien-aimé Sauveur qui l'a
pourtant vaincu à Golgotha ! Combien il sait mettre devant nous une autre
nourriture que celle proposée par Esaïe 66. 11, le "lait de ses consolations" !

Dans l'épreuve, dans la difficulté, la Bible nous montre qu'il y a bien deux
catégories de nourriture pour l'âme. Chacune d'entre elles a ses effets et chacune
imprimera sur le visage de la personne les signes de son choix "alimentaire".

Alors que nous venons de constater que la consolation divine est envisagée
comme une nourriture bienfaisante et recommandée, maintenant nous allons voir
que la nourriture de l'homme qui s'apitoie sur lui-même n'a pas les mêmes effets
bienfaisants.

Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit, pendant qu'on me dit sans cesse : où
est ton Dieu ? Psaume 42: 3 (v. L. S)

Où est ton Dieu toi qui te lamentes, toi qui passes des heures à désespérer, à voir
l'avenir tout en noir ?

Entre les larmes et le "lait de la consolation", notre choix sera vite fait si nous
avons compris qu'une des deux "nourritures" détruit tandis que l'autre fortifie.

Les railleurs, les moqueurs, les adversaires de la VÉRITÉ pourront bien poser
des questions embarrassantes, mais cela ne devra jamais être une raison pour
nous nourrir d'amertume ! Ce ne serait pas sage d'entrer dans leur jeu et
d'alimenter ainsi leurs sarcasmes en leur exposant notre manque de confiance
dans le Dieu de l'espérance !
Si le monde peut se moquer de notre foi lorsque nous sommes dans la difficulté,
que dira-t-il s'il voit que nous abandonnons le camp des croyants ? Cela le
poussera-t-il à devenir un disciple de Christ ? Bien sûr que non ! Restons donc
fidèles à notre engagement tout comme le Psalmiste l'a été dans sa misère :

Ma part, ô Éternel ! je le dis, C'est de garder tes paroles. Psaume 119: 57 (v. L.
S)

Ne suis-je pas encore aimé de Dieu ? Lui qui m'aimait avant que je ne le
connaisse ! Lui qui m'a aimé lorsque je vivais dans le péché !

Ne m'aimerait-il plus parce que je suis dans une épreuve qu'il a permise ?
Loin de là !
Il VEUT me consoler !

l'Éternel console son peuple, Il a pitié de ses malheureux. Esaïe 49: 13 (v. L.
S)

Si donc je veux me laisser consoler par ses paroles d'espérance, il viendra me


consoler car c'est sa parfaite volonté ! Il fera plus encore ! Il m'utilisera dans
mon épreuve afin qu'à mon tour je puisse en consoler d'autres !

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes
et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions,
afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous
puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! 2
Corinthiens 1: 3-4 (v. L. S)

De la théorie à la pratique il n'y qu'un pas à faire, un simple pas de foi que
personne ne peut faire à notre place.
Un pas de foi qui s'appuiera sur la Parole d'un Dieu qui ne peut mentir et qui
permettra au Consolateur d'intervenir dans notre vie pour renouveler nos forces
dans l'adversité.

Ceux qui se confient en l'Éternel renouvellent leur force. Esaïe 40: 31 (v. L. S)

Depuis plusieurs semaines, l'auteur du psaume 119 nous a servi de guide afin
que nous puissions avancer malgré les épreuves qui nous accableraient. Il nous a
montré :

- Qu'il avait à coeur de marcher dans la voie de l'Éternel,


- Qu'il désirait s'instruire toujours davantage sur les enseignements divins,
- Qu'il ne faisait pas de compromis avec la Parole de Dieu,
- Qu'il désirait marcher dans la sanctification afin de plaire à son Seigneur.
Toutes ses attitudes positives ont démontré son attachement et sa confiance dans
son Seigneur. Pour cette raison Dieu lui a fait une promesse afin qu'au travers
de son épreuve, il se souvienne qu'il n'est pas seul et qu'un jour il sera délivré de
ses tourmentateurs et de ses frayeurs.

En relisant les 8 versets qui concernent le paragraphe de la lettre "Zaïn", nous


voyons qu'il s'appuyait sur deux consolations de poids :

- L'une, sur la promesse que Dieu lui a faite (v. 49),


- L'autre, sur le résultat de ses réflexions qui l'ont conduit à prendre en
considération les jugements divins du temps passé (v. 52).

Si nous avons les mêmes promesses que lui - et nous les avons - nous
bénéficions en plus d'une promesse bien supérieure puisque notre Sauveur, celui
qui a payé la rançon de notre péché (1 Timothée 2:6), a formellement déclaré :
Voici, je (Jésus) suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde...
Matthieu 28: 20 (v. L. S)

Cette présence invisible, et pourtant bien réelle, ne saurait laisser indifférent


celui qui nous a envoyé le Consolateur par excellence, c'est-à-dire l'Esprit Saint,
l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir (Jean 14: 17).

Rachel ne voulait pas être consolée parce que sa perte était grande (Jérémie 31:
15).
Dans cet exemple douloureux, il est humainement compréhensible que l'on ne
veuille pas se séparer de son chagrin.
Pourtant le Dieu de compassion, le Dieu qui comprend la douleur des hommes,
le Dieu qui a souffert la mort de la Croix, nous invite, aujourd'hui encore à
nous nourrir du "lait de ses consolations", une nourriture suffisamment riche
pour que nous continuions notre marche dans le chemin de l'espérance, ce
chemin qui va nous mener jusque dans l'éternité, là où il n'y aura plus de larmes !

Quelle perte pourrions-nous subir dans ce monde qui serait suffisamment lourde
pour nous rendre inconsolables ?
Un jour nous allons tout perdre: argent, amis, famille, santé... etc. Nous
retournerons dans la poussière et nous n'emmènerons rien dans l'éternité, pas
même un atome de ce qui était entre nos mains durant notre séjour ici-bas !

Entre deux consolations de poids, entre la promesse de Dieu qui a été faite à
chacun d'entre nous et notre regard sur les jugements de Dieu qui se sont exercés
dans le passé, ajouté à la promesse du Fils de Dieu :
Je me demande comment nous avons pu, la plupart d'entre nous - au moins
pendant quelques instants - perdre pied et ne plus croire dans le secours de
l'Éternel !

C'est assez ! Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur
que mes pères. Il (Élie) se coucha et s'endormit... 1 Rois 19: 4-5 (v. L. S)

Se coucher ! Abandonner la lutte !


S'abandonner entre les mains du prince des ténèbres qui essaiera de tout faire
pour nous donner le coup de grâce (nous achever), si nous ne voulons plus vivre
en étant dépendant de la Grâce de Dieu.

Faut-il, comme la femme de Martin Luther, que mes proches s'habillent de deuil
pour que je comprenne que l'espérance que Dieu propose est la preuve
concrète qu'il s'intéresse à ma vie et non le signal d'un Dieu à l'agonie qui n'a
plus la force de délivrer ses enfants ?

"Martin Luther, avec tous les soucis et les oppositions, avait un moment de
découragement. Son épouse Catherine de Bora va agir, comment va-t-elle s'y
prendre ?
La digne et pieuse épouse de Martin Luther, affligée de voir son mari triste et
découragé depuis plusieurs jours, eut l'idée de se revêtir d'habits de deuil.

Quoi ? lui dit son mari, Martin Luther, tu portes le deuil ! Qu'est-il donc arrivé ?
C'est parce que Dieu est mort ! dit-elle.
Comment peux-tu dire de telles insanités ! Tu blasphèmes !

Comment peux-tu alors être toi-même si déprimé et abattu si Dieu est encore
vivant pour nous secourir !
J'ai mérité la leçon, ma chère femme, dit Martin Luther.
Et aussitôt, il se ressaisit et reprit courage."(source :
http://www.blogdei.com/bergerie/)

Afin que l'adversité ne dessine plus des rides sur mon front, que mes yeux ne
s'assombrissent et que ma mine ne s'allonge plus, c'est décidé, je vais mettre un
écriteau sur mon miroir et un autre à ma place de travail:
Souris ! Dieu n'est pas mort!

***

L'Éternel console son peuple, Il a pitié de ses malheureux. Esaïe 49: 13 (v. L. S)

Dieu secourt celui dont le regard est abattu. Job 22. 29 (v. L. S)

Compte patiemment sur le Seigneur ;


ressaisis-toi, reprends courage,
oui, compte patiemment sur le Seigneur.
Psaume 27: 14 (V. français courant)

***

VEUX-TU ÊTRE CONSOLÉ (e)?

J-M Ravé 21 juillet 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(15) (Zaïn)

15 - (3) Une position à prendre pour mettre en valeur ce qui m'est


propre.

Même pendant les vacances!

Non, Dieu ne rejette point l'homme intègre, Et il ne protège point les


méchants.
Il remplira ta bouche de cris de joie, Et tes lèvres de chants d'allégresse. Tes
ennemis seront couverts de honte ; La tente des méchants disparaîtra. Job : 8-20-
22 (v. L. S)

Que l'innocence et la droiture me protègent, quand je mets en toi mon


espérance ! Psaume 25: 21 (v. L. S)

Le présent, employé dans cette portion de verset " Dieu ne rejette point... " sert à
faire naître dans notre coeur l'espérance qui nous est proposée (Hébreux 6: 18),
une espérance qui doit nous réconforter face à l'injustice qui nous entoure et
surtout nous éviter de choisir la voie des méchants, celle qui pourrait nous
détourner de Dieu lorsque les circonstances nous éprouvent durement.

Quoique le monde soit régi par l'injustice, notre Dieu sait toujours faire la
différence ! Il affirme qu'en dépit de ce que nos yeux sont à même de voir : IL
NE REJETTE POINT L'HOMME INTÈGRE !

Sans doute faut-il parfois beaucoup de foi pour croire qu'il en est bien ainsi
lorsque l'épreuve ou la détresse malmène le croyant qui n'en finit pas de se
débattre pour maintenir sa tête hors de l'eau.
Pourtant Dieu dit formellement que le croyant intègre, fidèle au Seigneur et à sa
Parole, doit avoir l'assurance qu'il est toujours aimé de son Père céleste. Il doit se
rappeler qu'il est écrit qu'un jour la différence sera faite entre ceux qui servent
l'Éternel et ceux qui ne le servent pas (sans oublier ceux qui prétendent le servir.)
Une promesse à ne pas oublier, une promesse pour alimenter notre foi !

Et vous verrez de nouveau la différence Entre le juste et le méchant, Entre celui


qui sert Dieu Et celui qui ne le sert pas. Malachie 3: 18 (v. L. S)

Cette espérance, si elle est saisie, sera alors la bouée de sauvetage à laquelle le
juste pourra s'accrocher, s'attendant de tout son coeur à ce que les promesses de
Dieu s'accomplissent sans faute.

Cette espérance est donc à la disposition de tout enfant de Dieu qui souffre. Elle
est à notre disposition pour que nous puissions survivre dans l'épreuve : Allons-
nous la prendre ou nous en détourner ?

De notre attitude dépendra le futur, un futur que l'Écriture révèle comme


réjouissant pour l'homme intègre, pour celui qui est ferme dans ses sentiments
(Esaïe 26: 3), un futur qui montre bien que :

Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d'allégresse. Psaume
126: 5

Certaines larmes sont donc bénéfiques à notre croissance ! Jésus lui-même, dans
son sermon sur la montagne, n'hésite pas à dire que les affligés d'aujourd'hui
seront (au futur) consolés : "Heureux les affligés, car ils seront consolés !"
(Matthieu 5: 4).
"Il remplira ta bouche de cris de joie, Et tes lèvres de chants d'allégresse... " nous
disait le livre de Job au début de ce message ! (8: 21)

Le futur annoncé a le "pouvoir" de transformer notre présent !


Oui ! Le futur, ce qui va venir, a la possibilité de modifier la façon dont nous
percevons le présent, il a le pouvoir de nous donner une vision nouvelle de
l'épreuve qui est vécue !

D'ailleurs ne l'avons-nous pas déjà constaté en marchant aux côtés de l'auteur du


psaume 119, lui qui a su se laisser transformer intérieurement par la promesse de
Dieu ?

Ta promesse me rend la vie. Psaume 119: 50 (v. L. S)

Ta parole m'a remis en vie. (v. D. M)

Maintenant il faut être conscient que ce changement positif ne sera possible que
si notre coeur est droit devant l'Éternel !
C'est à celui qui est justifié, rendu juste par le Seigneur des seigneurs, qu'est
destiné le bénéfice de sa foi. "Le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes
pieux... " (2 Pierre 2. 9), ceux qui s'attachent tant à sa personne qu'à sa Parole.

À lire le psaume 119, un psaume qui fait l'éloge de la Parole de Dieu, il apparaît
que cette parole divine a tant d'importance qu'aucune épreuve ne peut
désengager l'homme de Dieu qui s'est installé dans la foi.
Admirable Parole... ! et conduite exemplaire d'un homme qui met en valeur
l'autorité des commandements de Dieu.
Les positions qu'il a prises sont indéfectibles ! Elles sont inébranlables.
Pour le Psalmiste, mieux vaut mourir en gardant les commandements de Dieu
que vivre (pour un temps) en méprisant ce qui est sorti de la bouche de l'Éternel.
Il y a, dans son obstination à se maintenir dans la foi, la marque indélébile des
croyants pour qui le Ciel de Dieu est si évident que rien au monde ne pourra les
en détourner.

Qui est-ce qui nous séparera de l'amour de Christ ? sera-ce l'oppression, ou


l'angoisse, ou la persécution, ou la famine, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée ?
Romains 8: 35 (v. D. M)

Il y a, dans ces hommes et dans ces femmes, l'Esprit saint qui les anime et qui les
conduit à prendre des positions qui sont tout à l'honneur de celui qu'ils servent.
Non point qu'ils soient contraints par une "force" étrangère à aller dans une
direction contraire à leur ancienne nature, mais ils ont un désir ardent de vivre
comme Dieu le demande. Un désir d'aimer ce qu'il aime et de haïr ce qu'il
déteste ! (Psaume 119: 53a)

Une colère ardente me saisit à la vue des méchants...

Le choix qui a été fait par le Psalmiste, celui de suivre la Parole de Dieu, le
conduit immanquablement à prendre des positions face au mal qui l'entoure.

Point de copinage, point de relations complices, point de partage avec ceux qui
commettent le péché. Bien au contraire ! Il sait que leur simple présence dans
son environnement est suffisante pour troubler sa communion avec Dieu.

"Éloignez-vous de moi, méchants, Afin que j'observe les commandements de


mon Dieu !", dira-t-il un peu plus tard (v. 115).
Déjà il avait compris ce que l'apôtre Paul exprimera plus tard pour nous avertir :
Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes
moeurs. 1 Corinthiens 15: 33 (v. L. S)

Ces deux "extrémistes" (Paul et le Psalmiste) seraient-ils heureux de marcher à


mes côtés ?
Accepteraient-ils de partager mon temps de vacances ou devraient-ils rougir de
mes fréquentations, de ma conduite, de mon langage ?

Certes plusieurs, pour s'excuser de leurs comportements, pourraient citer


l'Écriture en disant que Jésus était l'ami des gens de mauvaises vies (Matthieu
11: 19), qu'il mangeait et buvait en leur compagnie (Luc 7: 34).
Il est vrai que le Seigneur s'approchait de ceux qui étaient malades du péché, de
ceux qui soupiraient pour un changement de vie, mais jamais il ne s'est enivré, ni
jamais il n'a eu de paroles déplacées pour se rendre intéressant afin de pouvoir
"placer" le message de la Bonne Nouvelle !
Jamais il n'a fait copain-copain avec qui que ce soit ! Il a toujours su garder la
distance avec le péché afin que son témoignage et sa Parole touchent le coeur
des pécheurs.

Sa conduite exemplaire lui permettait d'avoir l'assentiment de son Père car il ne


faisait rien sans son consentement. S'il se trouvait en compagnie douteuse pour
les religieux de l'époque, c'était parce que le Père l'avait envoyé en mission. C'est
aussi parce que ces gens, mis au banc de la société religieuse, recherchaient la
compagnie du Seigneur. Étrange, n'est-ce pas, qu'une partie de la "lie de la
société" cherchait à s'approcher de Jésus ?

Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de


gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.
Matthieu 9: 10 (v. L. S)

... ils étaient nombreux, et l'avaient suivi. Marc 2: 15 (v. L. S)

Il est à craindre qu'en cette période estivale, la vigilance de nombreux enfants de


Dieu se relâche et que ce soient eux qui soient attirés vers le monde des pécheurs
et non les pécheurs qui viennent à eux pour entendre le message de l'Évangile !
Il est à craindre que certains s'enivreront des plaisirs du monde et mangeront
quelques fruits défendus au risque de perdre tout le bénéfice qu'ils avaient acquis
durant la période où ils marchaient dans l'obéissance.

Une colère ardente me saisit à la vue des méchants...


Cette saine colère a pris du plomb dans l'aile dans cette époque où la tolérance
est devenue une religion mondiale qui nivelle la moralité par le bas.

Une tolérance qui contraint (par son intolérance) les hommes à se plier, à parler
comme tout le monde sous peine de sanctions,
Une tolérance qui n'admet pas que l'on appelle certains péchés par leur nom,
mais qui nous oblige à les reconnaître comme un mode de vie tout à fait correct,
voire conforme aux exigences d'une église qui a perdu sa majuscule en trafiquant
les Saintes Écritures pour être agréable au monde.
(La tolérance c'est supporter sans pour autant approuver!)

Le psalmiste, quant à lui, n'a jamais cherché à être agréable aux "méchants". Il
ne fera pas de compromis avec la Parole de Dieu et n'en fera jamais avec ceux
qu'il appelle "les méchants", ceux de son peuple, du peuple de Dieu..., ceux qui
ont abandonné la loi de Dieu ! (v. 53b)

Une colère ardente me saisit à la vue des méchants


Qui abandonnent ta loi.

Suis-je dans le même état d'esprit lorsque je vois combien la Parole de Dieu est
de plus en plus prise à la légère ?
Et si je ne l'étais pas ? Si j'étais indifférent à la dévaluation de cette Parole qui
m'a pourtant enrichi un jour, ne serait-ce pas parce que je me suis fabriqué un
"Évangile light", un Évangile allégé ?

Plaise à Dieu qu'il n'en soit rien et que je reste tout feu tout flamme pour hâter
l'avènement du jour de Dieu ( 2 Pierre 3: 12 ; 1 Colossiens 15: 58) tout en restant
fermement attaché à l'enseignement des Écritures !

La colère du Psalmiste (sous la Loi) semble dépasser les sentiments de l'apôtre


Paul (sous la Grâce) qui lui, pleure sur les décadents de l'Église, sur ceux qui
marchent en ennemis de la Croix (Philippiens 3: 18). Il pleure sur ceux qui ont
péché et qui refusent de se repentir.
Comment une telle Église qui possédait TOUS les dons (1 Corinthiens 1: 7)
pouvait-elle être dans cet état ?

Je (Paul) crains qu'à mon arrivée mon Dieu ne m'humilie de nouveau à votre
sujet, et que je n'aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment
et qui ne se sont pas repentis de l'impureté, de l'impudicité et des dissolutions
auxquelles ils se sont livrés. 2 Corinthiens 12:21 (v. L. S)

Ces comportements, ne nous voilons pas la face, se reproduisent bien plus


souvent que nous pouvons l'imaginer, et combien plus dans cette période de
vacances où, loin de la maison, la discipline chrétienne n'a plus la même rigueur.

L'auteur du psaume 119 nous apprend que, quel que soit le lieu où il se trouve, il
chante la gloire de son Dieu (v. 54).

Tes statuts sont le sujet de mes cantiques,


Dans la maison où je suis étranger.

Décidément, cet homme à beaucoup à nous apprendre sur la conduite que nous
devons avoir !
Il nous est très facile de le comprendre et de saisir que cette "maison où je suis
étranger" peut pour les vacanciers fort bien représenter la caravane, l'hôtel, la
maison de vacances ou quel qu'autre lieu différent du nid familial, différent du
nid spirituel où nous avons l'habitude de nous rassembler pour louer le Seigneur
et partager la sainte Cène.

Partout où je suis un étranger, j'ai le devoir de continuer à vivre pour


Christ, à chanter ses louanges au travers de cantiques, du témoignage de ma
bouche et du témoignage de ma vie !
Osons encore aller plus loin puisque nous sommes dans une période de
relâchement (au point de vue travail).
Pensons à ceux qui appartiennent à nos milieux chrétiens et qui seront attirés par
la nuit ! Attirés par le monde de la nuit : bars, clubs, dancing, discothèques, etc.,
endroits où les plaisirs de la chair peuvent être satisfaits au détriment de l'âme ! (
2 Corinthiens 12:21)

Qu'en toute occasion, vacances ou non, notre voix puisse accompagner celle de
notre guide qui, au travers de son psaume, nous dépeint le sérieux d'une vie qui
désire aller de progrès en progrès malgré l'adversité, malgré le "qu'en-dira-t-on",
malgré même le silence apparent de Dieu (v. 55).

La nuit je me rappelle ton nom, ô Éternel ! Et je garde ta loi.

Qu'en tout temps le nom de notre Seigneur soit sur nos lèvres ou dans nos
pensées, car c'est bien le nom du Seigneur Jésus qui nous rendra vainqueurs,
c'est la crainte de lui déplaire qui fera que nous veillerons sur notre marche afin
qu'un jour nous puissions paraître en sa présence comme des serviteurs qui
n'auront pas à rougir de leur service, comme des témoins qui n'auront pas été des
pierres d'achoppement pour leur prochain !

Qu'en cette période estivale nous sachions rester sous le joug léger du Seigneur
afin que nous ne soyons pas emportés par les ténèbres. Avec LUI nous
marcherons toujours comme en plein jour car il est la lumière du monde.

Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l'ivrognerie,


de la luxure et de l'impudicité, des querelles et des jalousies. Romains 13:13 (v.
L. S)

Alors que nous sommes aussi appelés "la lumière du monde" (Matthieu 5: 14),
veillons à ce que rien ne vienne éteindre notre flamme. Ne donnons pas
l'occasion au prince des ténèbres de nous "souffler" faute de quoi nous finirons
par nous engager dans des voies qui seront à l'opposé de celle que nous avons
prise le jour où nous avons donné notre vie à Christ.

Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à
toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme.
Luc 21: 36 (v. L. S)

... afin que vous soyez estimés dignes d'échapper à toutes ces choses... (v. D)
... vous soyez faits dignes d'éviter toutes ces choses... (v. D. M)

Si nous ne sommes pas capables d'échapper aux tentations du monde, comment


pourrons-nous envisager d'être suffisamment forts pour résister dans le mauvais
jour : "... résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté "
(Éphésiens 6: 13) ?
Comment pouvons-nous croire que nous pourrons échapper aux choses terribles
(participation à l'enlèvement) que notre Sauveur a annoncées à ses disciples si
nous nous sommes laissés conduire par la chair et non par l'Esprit ?

Pour terminer nos réflexions sur la lettre "Zaïn", reprenons les caractéristiques
de notre Psalmiste qui ont été mises en avant dans ces huit versets :

- Je ne m'écarte point de ta loi. (v.51)


- Une colère ardente me saisit à la vue des méchants qui abandonnent ta loi. (v.
53)
- Tes statuts sont le sujet de mes cantiques. (v. 54)
- La nuit je me rappelle ton nom... je garde ta loi. (v.55)
- J'observe tes ordonnances. (v. 56)
- Ma part... c'est de garder tes paroles. (v. 57)

Et, pour conclure son témoignage d'aujourd'hui, il déclare au verset 56 dans la


version Segond :

C'est là ce qui m'est propre.

C'est là sa particularité, ce qui définit sa personne !

Quelle "carte d'identité" spirituelle présentons-nous ?


Quelles empreintes digitales appartenant à l'homme ou la femme de foi que nous
prétendons être allons-nous laisser ? DANS QUELS LIEUX LES AVONS-
NOUS LAISSÉES ?

Qu'en cette période de vacances nous ne passions pas pour des "jouisseurs" de la
vie, des bons vivants ouverts à la rigolade, aux plaisanteries douteuses.
Que par la grâce de Dieu nous ayons toujours le même désir de le servir !
Que ce temps de relâche, au point de vue du travail, n'en soit point un en ce qui
concerne notre engagement avec le Seigneur.

Dieu ne prend pas de vacances ! Il ne sommeille ni ne dort !


Imaginez un instant qu'il se mette en veille !
Imaginez que Dieu s'écarte de nos vies comme nous pourrions le mettre de côté
durant ces jours de repos ! "Il ne savait pas que l'Éternel s'était retiré de lui. "
(Juges 16: 20)

Sous prétexte que c'est un temps de vacances, certains gâcheront leur vie
spirituelle en prenant quelques libertés ou seront simplement négligents quant à
l'entretien de leur âme ! Auront-ils encore le goût et la force de revenir dans le
chemin étroit ?

... aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à ........... (là ou tu te trouves) ;
que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père !
Colossiens 1: 2 (v. L. S)

***

Tes statuts sont le sujet de mes cantiques,


Dans la maison où je suis étranger.
La nuit je me rappelle ton nom, ô Éternel ! Et je garde ta loi.

C'est là ce qui m'est propre.

J-M Ravé 28 juillet 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(16) (Heth)

16 - Savoir faire sa part et choisir la bonne part.

Il respirera la crainte de l'Éternel ; Il ne jugera point sur l'apparence... Esaïe 11: 3


(v. L. S)

... tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, et tu enseignes la voie de Dieu


selon la vérité... Marc 12: 14 (v. L. S)

Ces deux textes mettent en évidence que le Seigneur Jésus ne se laissera pas
tromper par l'apparence comme nous pouvons l'être. Lui, il juge les coeurs, les
sonde et connaît parfaitement les pensées secrètes des hommes qui les poussent à
agir.
Alors que l'enfant de Dieu n'échappe pas à cette introspection, à l'analyse
profonde de son coeur par le Seigneur, il est invité lui-même à s'examiner
sérieusement afin de savoir s'il est toujours dans la foi. S'il l'est, non selon sa
pensée, mais selon ce que l'Écriture déclare !

Il faut avouer que l'auteur du psaume 119, dont nous parlons depuis plusieurs
semaines, a sérieusement sondé son coeur et qu'il a beaucoup à nous apprendre
sur l'honnêteté vis-à-vis de soi-même, avant que l'on puisse dire comme lui (v.
56) :

C'est là ce qui m'est propre.

Depuis que nous avons commencé l'étude de ce psaume, nous avons constaté
que c'est un homme sérieux dans sa recherche de Dieu, sérieux dans l'examen de
sa vie personnelle, sachant aussi bien reconnaître qu'il a faim et soif de Dieu et
réaliser que sa vie n'est pas ce qu'elle devrait être puisqu'il demande la VIE, la
vraie !

Ainsi cet homme ne se contente pas de l'apparence, ne se trompe pas quant à sa


foi et ne se laisse pas séduire par le monde qui l'entoure. Il sait faire la différence
entre le vrai et le faux.

Puissions-nous, à notre tour, être capables de discerner les infimes différences


qu'il pourrait y avoir entre le vrai et le faux ! Ce faux qui a l'apparence du vrai et
qui est capable de tromper ceux et celles qui n'ont pas l'expérience et la pratique
régulière de la Parole de Dieu, ce faux qui nous attire, ce faux que l'on voudrait
être vrai tant le vrai peut parfois nous déranger.

Nous avons un goût naturel pour le faux, mais nous avons naturellement
besoin de croire que le faux est le vrai. Alexandre Vinet (1797 - 1847)

C'est ainsi que nous pouvons être trompés par l'apparence et que nous le sommes
à bien des égards en examinant divers objets fabriqués par l'homme et qui nous
semblent être plus vrais que nature !
Qui sait si nous n'avons pas des objets de valeur - en toc - comme des copies de
tableaux pour agrémenter notre intérieur, tandis que d'autres auront de faux
plafonds pour cacher le vrai, de fausses poutres apparentes qui ne soutiennent
rien, mais qui savent donner un bel effet !

Ainsi le faux se rencontre à presque tous les coins de rue. Il s'offre


généreusement à ceux et celles qui n'ont pas les possibilités d'acquérir le vrai,
mais il se cache aussi pour tromper, au prix fort, les biens nantis qui se laisseront
"plumer" par des "rapaces" qui n'ont d'yeux que pour les comptes en banques
bien garnis.

En dehors des filous qui fabriquent du faux pour voler leurs semblables, il y a le
faux officiel, le faux légalisé, le faux estampillé comme tel, le faux qui nous
permet peut-être d'agrémenter notre intérieur.
Mais si nous pouvons nous contenter du faux pour la décoration de notre foyer, il
est un autre intérieur qui, lui, ne supporte pas l'imitation, je veux parler de
notre coeur !

Lui ne supporte pas la tromperie ! En cela l'homme possède (en partie) une
caractéristique de Dieu qui hait toutes les formes de mensonge et d'hypocrisie.
Cependant il faut convenir que, si l'homme n'aime pas être trompé, il sait
tromper son entourage, se trompe souvent lui-même, et se fabrique son décor
intérieur avec de fausses illusions qui, au moment de l'épreuve, ne pourront pas
le soutenir.
Sans doute est-ce une des raisons pour laquelle nous avons bien du mal à établir
une "carte d'identité" objective de notre état moral et spirituel qui mettrait en
évidence toutes nos caractéristiques quant à notre marche dans la foi : "C'est là
ce qui m'est propre. "

Si nous pouvons admirer l'auteur du psaume 119 qui a fait une belle confession,
il nous faudra le désir et le secours du Seigneur pour en arriver aux mêmes
conclusions que les siennes.

- Je ne m'écarte point de ta loi. (v.51)


- Une colère ardente me saisit à la vue des méchants qui abandonnent ta loi. (v.
53)
- Tes statuts sont le sujet de mes cantiques. (v. 54)
- La nuit je me rappelle ton nom... je garde ta loi. (v.55)
- J'observe tes ordonnances. (v. 56)
- Ma part... c'est de garder tes paroles. (v. 57

C'est donc l'homme qui, par son engagement à suivre le Seigneur, pourra être
transformé au point d'avoir l'assurance qu'à la fin de son pèlerinage, il sera
récompensé.

L'apôtre Paul, cet homme appelé par le Seigneur Jésus, cet homme conduit par
l'Esprit de Dieu nous présente un bilan de sa vie chrétienne :

- D'un côté il reconnaîtra que le bien n'est pas en lui et que le mal le poursuit et
le rattrape parfois :
" ... je fais le mal que je ne veux pas. " Romains 7: 19)

- D'un autre côté, à la fin de son pèlerinage terrestre, il affirmera que :


"Désormais la couronne de justice m'est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me
la donnera... " 2 Timothée 4: 8.

Parcours d'un combattant victorieux qui ne s'est pas laissé prendre par les
apparences, qui a su, comme le Psalmiste, faire la différence entre ceux qui
craignent Dieu et ceux qui ne le craignent pas.

Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne
vous ravisse à son gré le prix de la course... Colossiens 2: 18 (v. L. S)
... ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi
de ces hommes-là. 2 Timothée 3: 5 (v. L. S)

Je suis l'ami de tous ceux qui te craignent, Et de ceux qui gardent tes
ordonnances. Psaume 119: 63 (v. L. S)

Retenons bien que, plus l'objet à contrefaire à de la valeur, plus les fraudeurs
exerceront leurs talents afin que l'oeil non averti ne découvre le subterfuge !
Le maître dans cet exercice est bien sûr le prince des ténèbres dont le but est de
séduire les rachetés de l'Éternel en utilisant les armes qu'il a à sa disposition, y
compris l'imitation du vrai :

Satan lui-même se déguise en ange de lumière. 2 Corinthiens 11: 14 (v. L. S)

... il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront des prodiges et
des miracles pour séduire les élus, s'il était possible. Matthieu 24: 24 ; Marc
13: 22 (v. L. S)

Alors que nous sommes dans la fin des temps, il est primordial de prendre au
sérieux les avertissements du Fils de Dieu. N'agissons pas à la légère, faute de
quoi nous pourrions bien finir par tomber dans les griffes du prince des ténèbres
pour avoir simplement sous-estimé la Parole de Dieu.
Ne prenons pas le risque d'associer divers matériaux pour construire notre vie,
divers matériaux qui, telle la statue de Nébucadnetsar, ne peuvent s'associer
longtemps les uns avec les autres (Daniel 2: 31 et suivants) : un peu de monde,
un peu de Dieu et les plus belles vies s'écrouleront à la grande surprise de ceux
qui les admiraient pour leur réussite.

Combien ne sont-ils pas tombés dans de profondes détresses parce que les
"poutres" qui soutenaient leur vie n'étaient que du toc, fabriquées avec leurs
idées personnelles et ne servaient à rien sinon qu'à créer l'illusion ?
D'autres, au contraire, ont pu rester debout simplement parce qu'ils ont cru ce
que Dieu disait..., et ce qu'il disait dans TOUS les domaines !

L'Éternel est le soutien de ma vie : De qui aurais-je peur ? Psaume 27: 1 (v. L.
S)

Voici, Dieu est mon secours, Le Seigneur est le soutien de mon âme. Psaume
54. 4 (v. L. S)
C'est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon aide, je
ne craindrai rien ; Que peut me faire un homme ? Hébreux 13: 6 (v. L. S)

Ces affirmations font chaud dans le coeur de celui qui a pris la décision de
marcher dans les voies de Dieu.
Elles sont là, non pas pour donner de l'espérance, mais pour affirmer une réalité
qui ne regarde pas à l'environnement hostile, une réalité qui prend en
considération la paix qui s'est installée dans le coeur, la paix qui a balayé les
idées noires sans pour autant changer le milieu menaçant qui l'entoure.

J'ai toujours été profondément surpris de pouvoir être dans la paix de Christ
chaque fois que je me suis confié en lui tandis que rien n'avait changé en face de
moi ! Surpris de constater que cette paix dure aussi longtemps que les regards
restent fixés sur Jésus.

Tout autre soutien que celui du Seigneur n'est donc que néant et est appelé à
lâcher sous le poids de celui qui s'appuie sur lui !

Ainsi arrive-t-il à tous ceux qui oublient Dieu... Son assurance (celle de l'impie)
est brisée, Son soutien est une toile d'araignée... Job 8: 14 (v. L. S)

En qui donc as-tu placé ta confiance, pour t'être révolté contre moi (L'Éternel) ?
... tu as pris pour soutien ce roseau cassé, qui pénètre et perce la main de
quiconque s'appuie dessus : tel est Pharaon, roi d'Égypte, pour tous ceux qui se
confient en lui. Esaïe 36: 6 (v. L. S)

D'un côté, une vie intérieure détruite pour s'être appuyé sur de fausses
espérances, de l'autre, de profondes blessures pour ceux qui ont placé leur
confiance dans les hommes plutôt qu'en Dieu : "Ainsi parle l'Éternel : Maudit
soit l'homme qui se confie dans l'homme, Qui prend la chair pour son appui, Et
qui détourne son coeur de l'Éternel !" Jérémie 17: 5

Ainsi il faut apprendre à faire la part des choses !

- Apprendre à croire que les lendemains que Dieu propose seront des lendemains
qui chantent, quand bien même les temps d'épreuves semblent interminables.

- Apprendre à prendre le parti de Dieu, à rester fidèles même lorsque notre


propre engagement ne semble pas faire bouger le bras du Seigneur.

- Apprendre à dire comme l'auteur du psaume 119 au verset 57:

Ma part, ô Éternel ! je le dis, C'est de garder tes paroles


Cette pensée ne fait que confirmer toutes celles qu'il avait dites précédemment et
qui révélaient l'état d'un coeur qui ne voulait vivre QUE pour Dieu. Cela, quel
que soit l'instant ou le lieu dans lequel il se trouvait !

En réfléchissant encore une fois à son comportement et à celui que nous


pourrions avoir dans ce temps de vacances, je me demandais comment l'ennemi
de nos âmes avait réussi le tour de force de faire croire à plusieurs (à toi peut-
être) que durant cette période de relâche (quant au travail), nous avions aussi
besoin d'un moment pour se "reposer de Dieu" !

Parce que c'est les vacances, il nous fait croire que l'on peut se dispenser des
rencontres fraternelles ! Parce que c'est le temps des vacances, il nous fait croire
que l'on peut se dispenser de l'écoute de la Parole de Dieu !

Non, non et NON ! "Ma part, ô Éternel ! je le dis, C'est de garder tes
paroles"

À moi de me discipliner! À moi de comprendre que si la présence de Dieu


m'indispose à certaines périodes de ma vie où j'ai plus envie de jouir du monde
que de la présence des frères et soeurs dans la foi...
... je risquerai d'être très malheureux dans le Ciel car, durant l'éternité entière, je
serai en présence du Seigneur et de ses rachetés sans jamais avoir un moment
de répit !

Pauvres anges qui vivent continuellement devant la face de l'Éternel... !


Sans doute doivent-ils être plaints secrètement par ceux et celles qui
"décrochent" un peu de la vie chrétienne pour prendre un bol d'air afin de
respirer un parfum étranger ?

Dieu m'indispose-t-il pendant les vacances, durant les périodes où les activités
professionnelles n'ont plus cours ? Si oui, attention danger !
Ma part est donc de garder la Parole de Dieu, de la garder dans mon coeur et de
vivre en sa compagnie. mais MA part, laisse entrevoir une autre part : celle
de Dieu !

Fais ta part pour que Dieu fasse la sienne !


"Ma part, JE LE DIS", est un choix qui vient d'être fait (l'ai-je fait ?) tandis que
d'autres versions indiquent que c'est un choix qui a déjà était fait et qui est
confirmé (ai-je envie de renouveler mon engagement avec le Seigneur ?) :

- Je l'ai déclaré : je garderai ta parole. (v. Bible annotée)


- Je l'ai dit, c'est de garder tes paroles. (v. D, v. Ostervald)

Ma part étant bien définie et conforme à la vérité, je puis alors, comme le


Psalmiste, parler du secours de l'Éternel que je suis en droit d'attendre selon SA
parole !

Ma part étant faite, mon engagement étant bien réel, je suis donc en mesure
d'exposer ma requête, voire de la rappeler à celui qui peut me délivrer tout autant
de mes craintes que de mes persécuteurs.
Quand bien même mon coeur ne me condamnerait pas, je dois savoir que
l'intervention de Dieu dans ma vie ne sera que grâce car je ne mérite rien, Dieu
ne me doit rien !

Je tíai imploré de tout mon coeur : use de grâce envers moi selon ta parole.
Psaume 119: 58 (v. D)
... aie pitié de moi selon ta parole. - selon ta promesse ! (autres versions)

La grâce est, par elle-même, quelque chose qui ne se mérite pas puisqu'elle n'est
accordée qu'à des coupables. Toutefois, la grâce de Dieu est saisissable
puisqu'elle est offerte et que chacun a la possibilité de s'en emparer par la foi en
Jésus-Christ.
Il est vrai que vivre en comptant sur la grâce de Dieu, n'est pas en soi un acte
héroïque qui sera à la une des journaux. Néanmoins cette attitude positive sera
honorée ! Elle le sera dans les lieux célestes car elle démontrera notre grande
dépendance vis-à-vis du Seigneur, une dépendance qui lui permettra de glorifier
son nom dans nos vies.
Compter sur la grâce de Dieu, c'est avoir foi en lui et non en l'homme, avoir foi
en lui et non dans nos propres capacités.
Cette foi inébranlable permet à l'auteur du psaume 119 de maintenir sa marche
dans le sentier de Dieu et de corriger les éventuels écarts qui auraient pu le faire
dévier :

Je réfléchis à mes voies, Et je dirige mes pieds vers tes préceptes. Psaume 119:
59 (v. L. S)

J'ai fait le compte de mes voies, et j'ai rebroussé chemin vers tes témoignages.
(v. D. M)
Et j'ai tourné mes pas vers tes témoignages. (v. D, v. Bible annotée, v.
Ostervald)

Admirez le résultat obtenu suite à un sérieux examen de conscience fait à la


lumière des commandements de Dieu !
Admirez ensuite le changement IMMÉDIAT dans sa conduite dès qu'il a aperçu
qu'une de ses actions était en désaccord avec la Parole de Dieu :

Je me hâte, je ne diffère point d'observer tes commandements. Psaume 119: 60


(v. L. S)

Je ne remets pas au lendemain ce que je peux faire aujourd'hui ! Je ne remets pas


à plus tard les changements que je dois opérer dans ma vie : JE ME HÂTE !
Je me presse d'obéir afin que je ne sois pas trouvé dans la désobéissance !
Je me presse d'obéir car le lendemain ne m'appartient pas !
Je me presse afin que, si la mort venait à frapper, je ne meure pas dans
l'insoumission !

Toutes les versions gardent la même expression : "Je me hâte !" Ma version est-
elle du même avis, la version que ma vie présente est-elle semblable à celle du
Psalmiste ?

Il le faudrait ! Car en n'obtempérant pas à l'injonction du Saint-Esprit qui nous a


éclairés, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que Dieu fasse sa part selon SA
promesse!

En faisant la sourde oreille ou en acceptant d'obéir plus tard, selon notre


convenance, nous affaiblissons l'autorité du Seigneur dans notre vie car nous
faisons passer notre volonté avant la sienne.
En lui résistant, nous courrons le risque d'être rattrapés par l'ennemi de nos âmes
qui saura endormir un peu plus notre vigilance en amenuisant les conséquences
de nos petits manquements, nous faisant croire que nos manquements ne sont
que de petites peccadilles si on les met en parallèle avec les "énormes péchés"
qu'ont faits certains serviteurs de l'Éternel.

Ne pas obéir, c'est désobéir ! Voilà ce que je dois me rappeler ! Donc :

Je me hâte, je ne diffère point d'observer tes commandements.

Par cette attitude, l'homme de Dieu reste à même de discerner les pièges des
méchants puisque lui-même a choisi la voie droite et qu'il entend la garder (v.
61).
Cette notion du bien et mal qu'il a découverte en prenant connaissance de la
Parole de Dieu, le conduit immanquablement à faire la sélection dans ses
relations (v. 63) :

Je suis l'ami de tous ceux qui te craignent,


Et de ceux qui gardent tes ordonnances.

Un choix qui nous renvoie, une fois de plus dans le Nouveau Testament :
Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y
a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et
les ténèbres ? 2 Corinthiens 6: 14 (v. L. S)

Notons maintenant la précision que fournit le Psalmiste en indiquant que son


amitié est pour ceux qui montrent que la crainte qu'ils ont de l'Éternel se
constate par le simple fait qu'ils ont gardé (et mis en pratique) la Parole de
Dieu.

Ce détail n'est pas sans importance puisqu'il permettra de faire la différence entre
le vrai croyant et le faux, entre celui qui a pris conscience que la Parole de Dieu
est inaltérable, qu'elle est parfaite, et celui qui la prend à la légère, qui la
manipule, qui sélectionne ce qu'il a envie de croire ou de mettre en pratique !
Une fois de plus, le Psalmiste nous invite à maintenir notre engagement avec
notre Sauveur, à serrer sa Parole dans notre coeur, à choisir notre compagnie, nos
amitiés.

Je m'associe à tous ceux qui te craignent et qui gardent tes commandements.


Psaume 119: 63 (v. Bible annotée)

Il nous montre aussi que notre marche ne doit pas être une marche solitaire, mais
que notre vie d'enfants de Dieu doit être vécue en relation avec ceux et celles qui
partagent la même foi que la nôtre. Le seul moyen pour que les uns et les autres
s'exhortent mutuellement afin de rester fermes dans la foi en raison d'une
adversité plus ou moins grande qui se chargera de les déstabiliser.
Précieux rappel permettant de vivre l'amour fraternel qui, par la foi, fera que le
Seigneur sera au milieu de son peuple !

Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je (Jésus) suis au milieu
d'eux. Matthieu 18: 20 (v. L. S)

Ne nous privons donc pas de sa présence en vivant comme de faux ermites ! Les
vrais, s'ils se sont mis à l'écart du monde et des rassemblements chrétiens, l'ont
fait pour passer leur vie dans la méditation et la prière.

Que cette pensée : "Ma part, ô Éternel ! je le dis, C'est de garder tes paroles", soit
une pensée qui imprègne notre identité spirituelle pour que nous soyons conduits
par l'Esprit de Dieu. Un Esprit qui a inspiré des hommes afin que nous
possédions la plus belle des richesses : la Parole de Dieu pour les hommes !

Garder, c'est toujours mettre en pratique ! Garder les commandements de Dieu,


c'est démontrer qu'ils sont bien en notre possession.

Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi


à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les
habitants de la terre. Apocalypse 3: 10 (v. L. S)

***

Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est
juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation,
ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées. Philippiens 4:
8 (v. L. S)

J-M Ravé 4 août 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(17) (Teth)

17 - La gloire éternelle marche derrière l'humilité.

Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle,


après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même,
vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. 1 Pierre 5: 10 (v. L. S)

Nous savons que Dieu n'est pas un Dieu de désordre (1 Corinthiens 14:33), mais
l'ordre de Dieu, il faut bien l'avouer, n'est pas celui que l'on préfère, surtout
lorsqu'il nous fait passer par le chemin obligatoire de l'affliction, de la tristesse
(conséquentes à notre foi et non à nos désobéissances).

C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez
attristés pour un peu de temps par diverses épreuves... 1 Pierre 1:6 (v. L. S)

Une pensée bien difficile à comprendre sans l'aide du Saint-Esprit qui veut nous
démontrer qu'il devrait y avoir une certaine joie à être attristé à cause de
l'épreuve de notre foi. Une joie intérieure, une joie spirituelle en opposition avec
la tristesse de la chair qui se lamente parce qu'elle ne supporte pas le fouet de
l'humiliation.
Cette joie dans l'affliction fut exprimée par le Fils de Dieu dans une des
béatitudes qui est à l'opposé de la logique humaine :

Vous serez bienheureux quand les hommes vous haïront, et vous retrancheront
[de leur société], et vous diront des outrages, et rejetteront votre nom comme
mauvais, à cause du Fils de l'homme. Luc 6: 22 (v. D. M)

Une pensée reprise aussi par Jacques (1: 2) et par Paul (2 Corinthiens 12: 10 ;
Romains 5: 3).
Ainsi donc, nous devons comprendre qu'il nous est impossible de brûler les
étapes en faisant tout pour passer à côté de l'épreuve de la foi. Il nous est
impossible d'arriver en vainqueurs dans la gloire éternelle sans porter notre
croix, une croix qui, à certains moments, peut paraître bien plus lourde que celle
de nos frères et soeurs dans la foi.
Nous savons à quoi nous en tenir si nous reprenons les paroles du Seigneur
Jésus, paroles claires qui mettent en garde ceux et celles qui voudraient la
couronne sans la croix : "celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est
pas digne de moi. " (Matthieu 10: 38)

Notre détermination à suivre celui qui nous a sauvés de la condamnation


éternelle ne pourra véritablement être démontrée qu'en persévérant dans la foi,
en restant fermes dans l'adversité et en refusant toutes les propositions qui nous
écarteraient du chemin qui conduit à la Vie éternelle.
Point besoin de persévérance lorsque qu'aucun vent contraire ne souffle, il suffit
de se laisser aller tel le bouchon qui se laisse emporter par un courant d'eau !

La gloire ne peut donc pas revenir à celui qui, comme la majorité, se laisse
mener par les circonstances : quelle gloire y a-t-il à suivre les moutons de
Panurge dans le chemin qui conduit à la mort ?
Mais la gloire éternelle est pour celui qui, au nom de Jésus-Christ, aura tenu
ferme dans la foi en gardant précieusement la Parole de Dieu (et en la mettant en
pratique).

Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves ; c'est
pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a
disposé en ma faveur, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon
royaume... Luc 22: 28-30 (v. L. S)

Évidemment certains pourraient relever que Jésus était avec ses disciples et
qu'en conséquence, sa simple présence devait être suffisante pour renouveler
leurs forces. C'est oublier qu'aujourd'hui, il vit en nous - si nous lui avons donné
notre vie - et que sa présence invisible a autant d'efficacité que s'il était présent
en chair et en os !
Nous pourrions même oser dire que nous sommes avantagés par rapport à ses
disciples car, depuis sa mort sur la Croix, Christ a démontré qu'il a vaincu
définitivement la puissance des ténèbres !
Avant, il marchait en vainqueur, résistant à l'adversaire comme n'importe quel
homme devrait le faire ! Aujourd'hui assis à la droite de Dieu, nous savons qu'il
a écrasé l'ennemi et SA victoire nous appartient si nous savons la faire valoir.
"Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés" nous rappelle
l'auteur de l'épître aux Romains (8:37), plus que vainqueurs parce que... :

... tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du
monde, c'est notre foi. 1 Jean 5: 4 (v. L. S)
C'est donc encore et toujours la foi qui, tel le bâton du pèlerin, nous permet
d'avancer en nous appuyant sur l'oeuvre de Christ, et cela, quelles que soient les
"intempéries" rencontrées sur notre route.

C'est cette même foi qui a permis à l'auteur du psaume 119 de voir au-delà
du temps présent.
C'est sa foi qui le poussa à vivre pour le siècle à venir, vivre pour la sécurité
éternelle de son âme et non pour la satisfaction provisoire de la chair.
Cette détermination, cet engagement connu du Seigneur, fit qu'il devînt de plus
en plus sensible aux commandements de Dieu et, par la même occasion, plus
sensible aux manifestations de l'Éternel en sa faveur.

Il y a peu de temps encore (v. 50), il avait su trouver de la consolation dans la


Parole de Dieu en raison de l'espérance que Dieu lui avait donnée. Il avait saisi
cette espérance, prenant Dieu au mot, aussi reçut-il comme acompte cette
consolation dans sa misère.
Aujourd'hui, nous voyons, pour la première fois, le Psalmiste reconnaître que
Dieu lui a fait du bien (v. 65), nous constatons que sa foi n'a pas été vaine et qu'il
peut en recueillir les premiers fruits :

Tu fais du bien à ton serviteur, O Éternel ! selon ta promesse.

La consolation fait déjà du bien en elle-même. Elle ôte le chagrin, la tristesse


(sans pour autant changer les circonstances) et, lorsqu'elle est consécutive à la
foi dans la Parole de Dieu, elle donne la paix en raison de la confiance qui est
placée dans l'auteur des promesses qui ont été faites.
Les pensées n'étant plus perturbées par le flux et le reflux des vagues du
murmure ou du découragement, la bénédiction de Dieu peut alors trouver un
libre accès dans le coeur de celui qui se repose sur Lui. Ainsi la bonté de
l'Éternel devient telle, que, même étant toujours dans la fournaise de l'épreuve,
l'enfant de Dieu est à même de ressentir que son Seigneur est à ses côtés, qu'il le
soutient.

"Je suis en paix, tu me fais du bien et pourtant rien a changé autour de moi ! Les
oppresseurs sont les mêmes, toujours aussi menaçants, mais je suis tranquille
car ta houlette et ton bâton me rassure (Psaume 23), ta Parole est entièrement
éprouvée (Psaume 119: 140), elle est LA Vérité (Jean 17: 17)".

Son conseil est donc toujours le même :

C'est dans le calme et la confiance que sera votre force. Esaïe 30: 15 (v. L. S)

Une vérité qui n'est pas acceptée par tous puisque Dieu ajoute : Mais vous ne
l'avez pas voulu !

Combien de fois la paix de Dieu n'a-t-elle pas pu franchir la porte de mon coeur
parce que, sous la pression de mes propres pensées, de mes propres questions
"Comment Dieu fera-t-il pour.... " j'obstruais le passage de cette paix promise à
ceux et celles qui se confient en l'Éternel, même dans la détresse...., SURTOUT
dans la détresse ?

Il nous faudrait certainement de nombreuses lignes pour relever tous les textes
qui montrent que c'est SELON LA PROMESSE DE DIEU, selon SA Parole, que
chacun est à même de bénéficier d'une paix qui dépasse notre intelligence. Une
paix intérieure qui s'installe en dépit des circonstances néfastes pour le bien-être
du croyant qui devra encore vivre sous le feu de l'ennemi.

En revenant quelques versets en arrière, au verset 61 du psaume 119, il nous est


facile de constater que l'environnement du Psalmiste n'était pas propice pour
vivre dans la tranquillité, bien au contraire ! "Les pièges des méchants
m'environnent", dira-t-il tout en ajoutant : "je n'oublie point ta Parole".

Lorsque l'adversaire de nos âmes a envoyé contre nous des personnes


manipulées par lui, lorsque ces dernières nous malmènent avec les moyens plus
ou moins légaux qui sont à leur disposition, il va de soi que la réaction première
pourrait être l'autodéfense plutôt que le "refuge" en l'Éternel !
Mais l'autodéfense produit des effets secondaires dont nous pourrions être les
premières victimes ! Voilà pourquoi le Fils de Dieu nous invite à nous laisser
conduire par le Saint-Esprit qui mettra dans notre bouche, au moment opportun,
les paroles adéquates. (Marc 13: 11)
Le Psalmiste l'avait déjà compris, lui qui réclama la sagesse - le secours de
l'Éternel - afin de répondre à ceux qui l'outrageaient (v. 42).

Ainsi notre homme se rappelle simplement de la Parole de Dieu. Il la médite, il


réfléchit à son contenu et s'en empare.
Tout un processus qui aboutit à l'obtention de ce que Dieu promet !

- La parole de Dieu vient,


- L'homme est interpellé par elle,
- Il réfléchit à son contenu,
- Et enfin l'accepte en la mettant en pratique.

Ensuite, c'est cette persévérance à rester en relation avec la Parole vivante de


Dieu qui va permettre à cette dernière d'accomplir le miracle de faire du bien à
l'âme lorsque tout le monde veut lui faire du mal.

Dieu n'ayant pas changé, il va de soi que si nous avons un programme semblable
à l'auteur du Psaume 119, la Parole de Dieu faite chair (Jésus) ne manquera pas
de se manifester en démontrant qu'il est encore avec nous, tous les jours, tout le
jour, et cela jusqu'à la fin du monde.

"Voici, je défendrai ta cause, Je te vengerai !" disait l'Éternel à son peuple


oppressé (Jérémie 51: 36) ! Parole faisant écho avec une autre de l'Ancien
Testament qui fut reprise dans le Nouveau Testament afin que nous n'oubliions
pas que la grâce de Dieu et son amour n'ont jamais supprimé sa sainteté et
sa justice. La justice divine ne tarde que pour permettre aux coupables d'avoir la
possibilité de revenir de leurs mauvaises voies (Ézéchiel 18: 23, 33:11) et non
pour que nous agissions nous-mêmes.

Ne vous vengez point vous-mêmes, mes bien-aimés, mais laissez agir la colère
de Dieu, car il est écrit : à moi [appartient] la vengeance ; je le rendrai, dit le
Seigneur. Romains 12: 19 (v. D. M)

Déchargé aussi bien de l'oppression que de l'envie de faire justice, libéré en


raison du bien que l'Éternel a fait à son serviteur, le Psalmiste désire recevoir
davantage de celui qui est en train de le bénir ! Il veut recevoir des leçons de bon
sens (v. 66 a) !

Enseigne-moi le bon sens et l'intelligence !

Voilà une attitude tout à fait indiquée et recommandée selon les paroles de
Salomon au début du 1er chapitre des Proverbes :
Proverbes de Salomon, fils de David, roi d'Israël, pour connaître la sagesse et
l'instruction... Pour recevoir des leçons de bon sens, de justice, d'équité et de
droiture... (v. L. S)

Cette idée fixe de recevoir l'instruction de l'Éternel ne le lâche pas ! Notre guide
se répète !
À quatre reprises déjà, il avait demandé à être instruit des statuts de Dieu :
versets 12, 26, 33, 64, il le redemandera au verset 68 et plus tard encore.
Ai-je la même persévérance, le même désir de progresser ou est-ce que je me
contente d'une nourriture de bébé alors que je devrais réclamer celle qui est
destinée à ceux et celles qui sont bien installés dans la foi ? (Hébreux 5: 12)

Alors qu'il connaît déjà beaucoup de choses de la Parole de Dieu, l'auteur du


Psaume 119 va prier le Seigneur pour recevoir l'intelligence et le bon sens sans
lesquels il ne pourra pas jouir pleinement des enseignements divins.
N'avons-nous pas les mêmes besoins que lui pour comprendre et mettre en
pratique tout ce qui nous a été enseigné ?

Puissions-nous faire la même demande en donnant le même argument que lui !


Un argument qui ne peut pas laisser Dieu indifférent, un argument qui va en
quelque sorte le pousser à répondre à cette demande (v. 66 b) :

Enseigne-moi le bon sens et l'intelligence !


Car je crois à tes commandements.

Mieux que la version Segond qui vient d'être employée, j'en préfère d'autres qui
ne prêtent pas à confusion avec le verbe croire qui, s'il était mal interprété, en
rassurerait, à tort, quelques-uns.
Croire est loin d'être suffisant ! Jacques ne nous dit-il pas que les démons croient
en l'existence d'un seul Dieu (Jacques 2: 19) et que cette "croyance" ne sert à
rien ?
Donc ne nous méprenons pas sur ce verbe "croire" qui, dans le monde
d'aujourd'hui, est plutôt assimilé à l'incertitude qu'à l'affirmation !

Voyons le seul sens qui plaît à Dieu :


- Car j'ai foi à tes commandements. (v. D, Bible annotée)
- Car j'ai ajouté foi à tes commandements. (v. D. M)

Et maintenant la version Sefarim, Bible du Rabbinat français :


- Tu as traité avec bienveillance ton serviteur, ô Éternel, conformément à ta
parole. Enseigne-moi ces choses précieuses : le jugement et la science, car jíai
foi en tes commandements. (v. 65-66)

Comment notre Dieu pourrait-il refuser de répondre à une telle demande lui qui
veut que nous ayons foi en sa Parole ?

"Oui Seigneur, accorde-moi aussi le bon sens et l'intelligence afin de mieux


mettre en pratique ta Parole, de mieux discerner ta volonté dans ma vie.
Comme le Psalmiste, j'ai foi en ce que tu as dit, même si je ne comprends pas
tout, même si les apparences trompeuses semblent contredire ce que tu as dit.
Aide-moi à toujours dire comme dit TA parole, à avoir foi en elle, ce qui
démontrera que j'ai déjà un peu de bon sens !
Je crois en TA Parole et je veux laisser ma confiance en ce que tu dis. N'ayant
qu'une vie, j'ai l'ai "misée" sur tes promesses, accorde-moi plus de bon sens et
plus d'intelligence afin que JAMAIS je ne retire mon engagement vis-à-vis de toi.
"

Le bon sens et l'intelligence que le Psalmiste demandait, n'en n'avait-il pas déjà
un peu pour comprendre ce que nous avons du mal à comprendre ? Pour
comprendre que l'humilité précède la gloire (Proverbes 15: 33) ? Pour
reconnaître que cette humiliation qu'il avait subie fut un bienfait pour lui (v.
67) ?

Avant d'avoir été humilié, je m'égarais ;


Maintenant j'observe ta parole.

Avant et maintenant ! Entre ces deux périodes sont intervenus des événements
qui ont transformé favorablement l'auteur du Psaume 119.
"Avant.... je m'égarais ! Avant... j'étais perdu dans mes pensées, mais maintenant
depuis que tu m'as fais passer par le creuset de l'épreuve, je reconsidère TA
parole et je l'accepte comme ligne de conduite pour ma vie." Voilà ce qu'aurait
pu dire le Psalmiste ! Voilà ce que plusieurs d'entre nous pourraient aussi dire en
reconnaissant combien l'épreuve a été formatrice !
L'humiliation est destinée à "Faire apparaître quelqu'un (dans tel ou tel de ses
aspects) comme inférieur, méprisable, par des paroles ou des actes qui sont
interprétés comme abaissant sa dignité. " (Dictionnaire Lexigolos)

L'humiliation est indispensable pour l'enfant de Dieu qui ne veut pas s'humilier
volontairement!

Faut-il que ce soit Dieu qui nous humilie pour que nous marchions humblement
devant sa face et devant les hommes ?
Faut-il que ce soit lui qui nous fasse plier parce que nous avons une trop haute
opinion de nous-mêmes ? Ne nous demande-t-il pas de rester humbles en voyant
les autres supérieurs à ce que nous prétendons être ?

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous
fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Philippiens 2: 3
(v. L. S)

Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin quíil vous élève
quand le temps sera venu... 1 Pierre 5: 6 (v. D)

Il y a des commandements que notre vieille nature orgueilleuse ne supporte pas.


Néanmoins étant devenus de nouvelles créatures en Jésus-Christ, nous avons la
possibilité d'avoir la victoire, Dieu ne nous demandant pas l'impossible.

L'humilité, c'est apprendre à mourir !


Combien il est difficile de mourir pour celui qui est attaché aux choses de ce
monde, à sa petite personne !
La gloire du monde passera ! Notre gloire personnelle, l'orgueil de la vie
provenant de nos attaches au monde passeront eux aussi le jour où nous
franchirons les portes de l'éternité ! Plaise à Dieu qu'il nous humilie aujourd'hui
si nous avons de la peine à incliner notre coeur devant sa majesté. Qu'il le fasse
maintenant afin qu'il puisse nous élever au temps convenable !

Je (Jésus) vous le dis... quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse
sera élevé. Luc 18: 14 (v. L. S)

Ne nous égarons donc pas comme le Psalmiste s'était égaré! L'Éternel fut
contraint de le faire passer par l'humiliation pour qu'il en vienne à observer la
Parole de Dieu !

Un "bienfait" dont nous parlerons la semaine prochaine en développant la suite


de la lettre "Teth" et en nous arrêtant sur la déclaration de notre guide (v 71) :

"Il m'est bon d'être humilié !"

J-M Ravé 11 août 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(18) (Teth)

18 - Est-ce vraiment bon d'être humilié?

Signale ta bonté, toi qui sauves ceux qui cherchent un refuge... Psaume 17: 7 (v.
L. S)

Les yeux du Seigneur sont sur les justes Et ses oreilles sont attentives à leur
prière... 1 Pierre 3:12 (v. L. S)

À partir du moment où j'ai mis foi dans la Parole de Dieu, où je crois "dur
comme fer" qu'elle est la vérité, ne dois-je pas poursuivre ma route en la gardant
dans mon coeur ?
Ne dois-je pas me répéter que je n'ai pas à regarder aux circonstances, mais
plutôt à CELUI qui a fait des promesses et qui ne manquera pas de les accomplir
au moment favorable ?
À quoi me sert-il de savoir que Dieu est attentif à mes prières si je ne suis pas
attentif à ses commandements, ses conseils, si je me détourne de sa Parole parce
qu'il tarde à exaucer mes demandes ?

"Oh Seigneur! Puisque tu m'as donné l'espérance (Psaume 119: 49) moi je veux
rester dans cette espérance car tu ne promets rien en vain!"

Le "tout" et le "tout de suite" n'étant pas dans le programme de Dieu, je dois


donc m'entraîner à garder la foi comme d'autres l'ont gardée lorsqu'ils passaient
par des moments difficiles. La garder comme ceux qui n'ont pas obtenu ce qu'ils
demandaient mais qui, néanmoins, sont restés fidèles au Seigneur et devenus des
exemples.(Hébreux, chapitre 11).

Dieu est attentif... ! Rien ne lui échappe, pas même nos pensées les plus
secrètes, nos murmures ou nos interrogations intérieures qui peuvent naître suite
à des doutes, mais des doutes qui ne remettent pas (toujours) en cause ce qui a
été écrit dans le saint Livre.

Suite à une trop longue attente de la manifestation de Dieu dans notre vie, nos
doutes pourraient prendre naissance lorsque nous regardons à l'image de l'enfant
de Dieu que nous sommes. Une image qui nous paraît bien décevante chaque
fois que l'épreuve s'éternise. "Je ne suis pas meilleur que mes pères" pouvait dire
un homme de foi qui perdit soudainement l'assurance qu'il avait lorsqu'il agissait
au nom de l'Éternel ! (Élie - 1 Rois 19: 4)
Ce n'est pas Dieu qui était mis en cause, mais sa propre personne, de la même
façon que nous pouvons aussi perdre pied en croyant que le Seigneur ne pourrait
plus agir envers nous en raison de nos manquements, en raison de la piètre
image que nous donnons d'un fils ou d'une fille qu'il a racheté.

Une image dont la ressemblance avec celle du Fils de Dieu est tellement
éloignée du divin modèle, que Satan se fait un plaisir d'insinuer que c'est la
raison pour laquelle il faut rester sans bénédiction visible. Et le père du
mensonge de souffler encore à notre oreille qu'il ne faudra pas s'attendre de sitôt
à ce que les écluses des cieux s'ouvrent en notre faveur : "Dieu est bien trop saint
pour qu'il s'intéresse à un individu tel que toi" pourrait-il ajouter en ricanant !

Situation embarrassante pour le chrétien, situation humiliante pour l'enfant de


Dieu qui ne se "sent " pas béni autant que ses frères.
Passage difficile qui, s'il n'est pas vécu dans la foi pour résister à l'adversaire,
pourrait bien déstabiliser celui ou celle qui s'était engagé à suivre Jésus.

Qui n'a pas cherché des yeux le "signe" visible de la bonté de Dieu envers son
enfant lorsqu'il était désemparé, troublé par le prince des ténèbres qui n'en
finissait pas de le harceler avec des pensées contraires à la foi ?
"Signale ta bonté toi qui sauve !" ou, selon d'autres versions : "Rends admirable
ta bonté !" (Psaume 17: 7) La prière de ceux qui s'attendent au secours de
l'Éternel et qui espèrent un moment de répit dans leurs afflictions, qui attendent
ardemment que les nuages se dissipent pour laisser briller le soleil sur des jours
meilleurs. "SIGNALE TA BONTÉ, TOI QUI SAUVES !" N'est-ce pas le cri de
quelqu'un qui s'attend au secours du Seigneur, qui s'y attend et qui commence à
s'impatienter ?
"Fais-moi vivre! Fais-moi revivre!", avons-nous déjà entendu de l'auteur du
Psaume 119!

Pourtant Dieu est rarement silencieux ! C'est nous qui ne comprenons pas sa
façon de parler !
Parfois il arrive que la bonté du Seigneur se manifeste par des actions qui vont à
l'opposé de ce que nous attendions ce qui fait que nous pourrions attribuer à
l'ennemi de nos âmes les actes que Dieu accomplit pour notre bien.
Il agit et nous réagissons mal sans comprendre les motivations qui l'ont conduit à
"s'acharner" contre nous, oubliant que la main divine blesse pour guérir !

Il fait la plaie, et il la bande ; Il blesse, et sa main guérit. Job 5: 18 (v. L. S)

Quand il émonde, quand il taille les sarments que nous sommes (Jean 15: 5), et
que la blessure occasionnée par l'acte "chirurgical" fait souffrir notre vieille
nature, cette opération-là défigure notre image. Elle défigure notre personnalité
afin de la transformer pour qu'elle soit à l'image de Christ. (Romains 8: 29).
Instant douloureux où la chair ne comprend pas l'utilité d'une telle opération qui
ne fait que fragiliser celui qui voulait être guéri, délivré de sa souffrance, de ses
tourments et non être affligé davantage.

Sans doute est-ce parfois bien humiliant de vivre la bonté de Dieu d'une
façon qui soit contraire à nos pensées.
Humiliant d'être blessés dans notre amour-propre parce que tout-à-coup, nous
comprenons que nous n'avons rien compris ou si peu de l'amour de Dieu à notre
égard. Un amour continuel qui le pousse à prendre soin de celui qui se confie en
lui.

Une bonté qui passe trop souvent inaperçue, une bonté qui est mal comprise sur
le moment, mais qui plus tard se révèle avoir été indispensable :

"Je sais, ô Éternel ! que tes jugements sont justes ; C'est par fidélité que tu
m'as humilié" pourra dire l'auteur du psaume 119 au verset 75 !

L'humiliation devient donc un instrument bénéfique qui prouve l'attachement du


Père céleste à son enfant, un Père qui est parfois contraint de manifester sa bonté
et son amour en châtiant celui qui a bénéficié du salut en Jésus-Christ !

Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais
Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est
vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais
il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.
Hébreux 12: 10-11 (v. L. S)

Nous imaginons souvent que les bienfaits de Dieu sont palpables et qu'ils vont
contribuer à notre prospérité terrestre.
C'est oublier que le Seigneur veut d'abord que ce soit notre âme qui
prospère car le bénéfice qu'elle en tirera sera un bénéfice éternel !
L'apôtre Jean ne s'y est pas trompé lui qui souhaite ardemment que l'état
extérieur des bien-aimés prospère autant que leur état intérieur !

Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé,


comme prospère l'état de ton âme. 3 Jean 1: 2 (v. L. S)

Comment va mon âme aujourd'hui ? Se développe-t-elle en se nourrissant des


mets succulents qui sont dans la Parole de Dieu ou s'étiole-t-elle par ce qu'elle
fait la sourde oreille aux appels du Seigneur qui l'invite à reprendre du service, à
être zélée comme au temps de son premier amour ?
Cette bonne santé de l'âme, nous nous en rendons compte, ne peut être reconnue
qu'au travers d'un engagement sérieux avec le Seigneur, un engagement sans
compromis !
Mais, attention ! Cet engagement ne sera pas le garant d'une vie plus facile dans
le monde, même si le mieux-être est souhaité !

L'apôtre ne fait-il pas le souhait d'une amélioration de ce domaine ? "Je souhaite


que tu prospères à tous égards...."
On ne peut pas souhaiter à quelqu'un ce qu'il a déjà en sa possession !
Dans le cas présent, l'apôtre souhaite que tout ce qui "enveloppe" l'âme puisse
prospérer autant que cette dernière. (Pour autant que cette prospérité ne soit pas
un piège et une occasion de chute !)

Ainsi nous sommes bien loin d'un Évangile de prospérité prêché haut et fort par
certains. Évangile qui en a fait tomber plusieurs dans la pauvreté spirituelle et
matérielle pour s'être laissés séduire par des promesses d'hommes que Dieu n'a
pas honorées quoiqu'ils s'appuyaient sur certains extraits des saintes Écritures.

Faux Évangile que Christ n'a pas vécu puisque, contrairement aux renards et aux
oiseaux du ciel, il n'avait pas un endroit lui appartenant pour reposer sa tête
(Matthieu 8: 20), lui qui de riche s'est fait pauvre pour que nous puissions
accéder à SES richesses éternelles !

Cette bonne santé de l'âme est donc une richesse sans pareille qui n'est pas
toujours visible par celui ou celle qui en bénéficie, surtout quand il prend trop en
considération son état terrestre, un état non contesté par le Seigneur Jésus : "Je
connais ta tribulation et ta pauvreté bien que tu sois riche" disait-il lorsqu'il
parlait à l'Église de Smyrne (Apocalypse 2: 9).

Le Fils de Dieu peut-il me déclarer riche aux travers de mes tribulations, de mes
infortunes terrestres, qui doivent être le lot de tous les croyants (Jean 16: 33) ?

La réponse lui appartient et il ne la donnera pas en fonction de l'état de nos


finances, de nos biens terrestres :
"Je connais ta pauvreté (terrestre)" - en opposition avec : "bien que tu sois riche
(spirituellement)"

Bien entendu, cette richesse intérieure est facile à découvrir dans le psaume 119,
un psaume que nous parcourons depuis plusieurs semaines. Une richesse qui est
mise en avant par le fait qu'un homme, l'auteur de ce psaume, accorde plus
d'importance à la Parole de Dieu qu'à toutes les autres choses.

Mêmes l'escalade dans la persécution de son entourage ne le fait pas varier dans
ses pensées.
Railleries, moqueries (v 23), pièges (v. 61) et maintenant, faussetés ou
mensonges (v. 69a), notre homme n'en démord pas (v. 69b) :

Moi, je garde de tout mon coeur tes ordonnances.

Même le fait de subir l'humiliation n'y changera rien ! Au contraire ! Nous


constatons qu'elle fut un enrichissement pour sa vie ! (Le sera-t-elle pour nous ?)

- Avant d'avoir été humilié, je m'égarais (v. 67) - Perdu dans mes propres
pensées, dans ma façon de servir Dieu ?

- Il m'est bon d'être humilié (v. 71) - de vivre dans l'humiliation, dans l'humilité
au présent.

- C'est par fidélité que tu m'as humilié (v. 75), une déduction franche,
consécutive au bénéfice reçu au travers de ce temps difficile.

Avant, pendant et après... trois étapes ! C'est-à-dire une de trop !


En effet, il ne devrait pas y avoir d'après, puisque l'homme est appelé, déjà dans
l'Ancien Testament, à "marcher humblement avec son Dieu" (Michée 6: 8).
Un "après" qui révèle que notre homme a repris sa vieille nature "orgueilleuse".
En conséquence le Seigneur doit intervenir, l'humilier de nouveau, l'humilier à
tel point qu'il sera poussé à demander, une fois de plus (pour la 3 ème fois), à ce
que Dieu lui rende la vie (v. 107).

La question du jour : Pourquoi doit-on vivre continuellement dans l'humilité ?


Simplement parce que...

Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. Jacques 4: 6, 1
Pierre 5: 5 (v. L. S)

... celui qui est humble d'esprit obtient la gloire. Proverbes 29: 23 (v. L. S)

Puisque l'humilité précède la gloire, et que je désire ardemment faire partie de


l'Église glorieuse de Jésus-Christ, alors oui, il faut absolument que, comme le
Psalmiste, je déclare à mon tour (71) :

Il m'est bon d'être humilié

C'est bon parce qu'ainsi je ne provoquerai pas Dieu et lui n'aura pas besoin de me
résister !
C'est bon parce qu'au travers de l'humilité consécutive à l'humiliation, comme le
Psalmiste, je comprendrai de mieux en mieux que l'observation de la Parole de
Dieu est tout (v. 67).

Le Père des miséricordes doit-il m'humilier pour que je comprenne cette vérité ?
Doit-il me maintenir dans l'humiliation parce que j'aurais tendance à m'élever, à
me glorifier des dons, des capacités qu'il m'a donnés ?
Oui, qu'il le fasse si besoin est ! Qu'il le fasse afin que je manque pas le grand
jour de l'enlèvement, ce jour où les enfants de Dieu fidèles seront enlevés à la
rencontre du Seigneur dans les airs afin d'être avec lui pour TOUJOURS ! (1
Thessaloniciens 4: 17)

Si Jésus, le Fils de Dieu, a dû s'humilier, abandonner toute sa gloire légitime,


comment ne devrais-je pas à mon tour vivre humblement moi qui n'ai rien
apporté dans ce monde et qui n'en emportera rien ? ( 1 Timothée 6: 7)
Ainsi, si je dois vivre au rang des "balayures du monde", être le rebut de tous,
selon l'expression de l'apôtre Paul (1 Corinthiens 4: 13), n'être jugé digne que
d'un marchepied dans l'Église (Jacques 2: 3-4), c'est-à-dire de la place la moins
en vue, je dois prendre mon mal en patience et continuer à obéir comme Christ
n'a jamais cessé d'obéir à son Père :

... ayant paru comme un simple homme, il (Jésus) s'est humilié lui-même, se
rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. Philippiens
2: 8 (v. L. S)

Parce que le Fils de Dieu, l'auteur de toute la création visible et invisible s'est
revêtu d'humilité, il nous est ordonné de nous vêtir de la même façon, nous qui
sommes fils ou filles de rois !

... TOUS, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité ; car Dieu résiste
aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. 1 Pierre 5:5 (v. L. S)

L'humiliation permise par Dieu pour remettre son enfant à sa place et l'humilité
volontaire sont donc de bonnes choses puisqu'elles vont contribuer au
relèvement de l'enfant de Dieu qui, sans cela, s'égarerait dans ses pensées.

N'est-il pas humiliant parfois de constater que l'on reste embourbé dans des
difficultés alors que d'autres semblent passer au travers sans avoir trop à en
souffrir?
Quoiqu'il en soit, et puisque la Parole de Dieu le dit, je veux me convaincre qu'
"il m'est bon d'être humilié".

Aide-moi à comprendre ta pensée Seigneur ! À comprendre qu'il m'est bon de


vivre dans l'humilité, voire dans l'humiliation afin que je ne me plaigne plus de
ma condition !
Que nous ne nous plaignons plus de notre condition, de celle qui montrerait que
nous sommes inférieurs à nos frères et soeurs dans la foi, une infériorité voulue
de toi pour que tu n'aies pas besoin de nous jeter au bas d'un piédestal que nous
nous serions fabriqué avec nos oeuvres et notre orgueil !
"Tu es trop juste, Éternel, pour que je conteste avec toi" (Jérémie 12:1) - Tu as
toujours raison et je ne veux plus contrecarrer tes plans. Aide-moi pour qu'il en
soit bien ainsi !
L'escalade dans la persécution ajoutée à l'humiliation, cette humiliation
conséquente à un manque d'humilité volontaire, ne devraient pas nous détacher
de la Parole de Dieu tout comme rien n'a pu détacher le Psalmiste de son amour
pour l'Éternel et de ses commandements.
Quel homme ! Quel témoin !
Ou plutôt quelle puissance dans la Parole divine!
Quelle puissance de vie dans cette Parole qui pousse un individu à rester fidèle à
Dieu quoique tout se déchaîne autour de lui pour le faire lâcher prise !

Et cette parole-là, est aussi à notre disposition ! Elle est là même avec la même
autorité que par le passé ! Son contenu n'a pas varié ! Elle peut nous apporter, à
nous aussi..., à toi aussi..., le bonheur dans la persécution et l'humiliation !
Elle le peut chaque fois que quelqu'un prend la ferme décision de la croire et de
la mettre en pratique dans sa vie !

Prenons-en de la graine :
Si nous voulons être tenus (par Dieu), sachons tenir (à lui et à SA parole) !
Tenir et comprendre que :

Toutes choses concourent (travaillent) ensemble pour le bien de ceux qui aiment
Dieu. Romains 8: 28 (v. L. S, v. D. M, v. D)

Pensée divine incompréhensible dans les moments d'épreuves !


Pensée divine plus vraie que ce que nos yeux voient ou que ce que nos oreilles
entendent !
Pensée divine, Parole de Dieu qui s'accomplira immanquablement si nous savons
nous la remémorer dans ces temps de la fin où l'épreuve de notre foi est testée
continuellement.

Parole de Dieu qui vaut infiniment plus que tout ce que le monde peut proposer !
(v. 72 du psaume 119)

Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche


Que mille objets d'or et d'argent.

Affirmation quelque peu surprenante pour le commun des mortels, mais


affirmation bien réelle pour celui qui fait ses délices de la Parole de Dieu, qui
sait se réjouir chaque fois que le Saint-Esprit l'éclaire sur un passage des Saintes
Écritures !

L'auteur du psaume 119 ne manque pas de nous surprendre nous qui sommes si
sensibles à la détresse, si fragiles dans notre foi ! Son secret ?
La joie de suivre les commandements de Dieu !

Je me réjouis en suivant tes préceptes, Comme si je possédais tous les trésors.


psaume 119: 14 (v. L. S)
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous.
Philippiens 4. 4 (v. L. S)

Dans le Seigneur et non dans le monde ou avec le monde !


Combien sont nombreux ceux et celles qui ne se réjouissent pas ou plus de la
Parole de Dieu, qui changent de conversation après quelques minutes lorsque
l'on parle des choses de Dieu !
Leur joie... leur manque de joie dans le Seigneur, dans sa Parole, fait peine à voir
et révèle que leur premier amour n'a pas résisté à l'épreuve du temps.

L'adversité, l'humiliation que venaient de subir le Psalmiste ne l'ont pas éloigné


de ce qui faisait autrefois ses délices et ce qui l'en fait toujours !

Avant:
- Je fais mes délices de tes statuts... (v.16)
- Tes préceptes font mes délices, Ce sont mes conseillers. (v.24)
- Je fais mes délices de tes commandements... (v.47)

Maintenant:
- Moi, je fais mes délices de ta loi. (v.70)

Et plus tard, pratiquement à la fin du psaume 119, il dira encore (v. 174) : "Ta loi
fait mes délices".

Alors que ma vie s'en va vers l'éternité (cela quel que soit mon âge) puis-je aussi
dire et DÉMONTRER que la Parole de Dieu fait toujours mes délices ?

Sachons être honnêtes devant le juste Juge et réclamons son pardon et son
secours afin qu'il n'y ait plus de laisser-aller dans notre vie et qu'elle devienne de
plus en plus à l'image de Christ! Amen?
Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. Matthieu 6: 21 (v. L. S)

***

Les commandements de l'Éternel sont purs, ils éclairent les yeux"


Psaume 19:8-9

J-M Ravé 18 août 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(19) (Yod) - Ps. 119: 73-80

19 - (1) Donne-moi l'intelligence afin que je sois sincèrement vrai.

Ou dites que l'arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l'arbre est
mauvais et que son fruit est mauvais ; car on connaît l'arbre par le fruit. Matthieu
12. 33 (v. L. S)
(C'est l'un ou l'autre, pas l'un et l'autre !)

À la lecture de ce verset, nous voyons que le Seigneur Jésus ne mâche pas ses
mots ! Une sainte indignation l'anime au point de traiter les pharisiens qui
l'entouraient de "race de vipères" (v. 34).
Qu'avaient-ils fait pour mériter cette qualification ?
Ils avaient simplement pensé !
Pensé que les oeuvres du Seigneur s'accomplissaient au nom de Béelzébul (v.
27) et qu'en conséquence ils n'avaient aucune raison de suivre les enseignements
de Jésus.
Il y avait donc de quoi s'indigner et nous devrions approuver notre Sauveur d'une
telle attitude.

Nous devrions...! Mais avant de nous rallier à l'opinion du Fils de Dieu, avant
d'approuver son jugement, réfléchissons à notre conduite et voyons s'il n'aurait
pas raison de nous faire de vertes remontrances, d'en faire à quelques-uns
lorsqu'il voit de quelle façon ils agissent à l'égard de sa Parole, de ses
enseignements qui sont tout bonnement rejetés, méprisés, tout cela parce qu'eux
aussi pensent que leurs idées prévalent sur celles du Seigneur.

Aujourd'hui il pourrait bien dire à la chrétienté des derniers temps, à l'église


laodicéenne en particulier :

"Ou dite que ma Parole (La Bible) est bonne et que son fruit est bon, ou dites
qu'elle est mauvaise". (C'est l'un ou l'autre, pas l'un et l'autre !)

L'apôtre Jacques (3: 12) nous rappelle qu'un bon arbre ne peut produire en même
temps deux sortes de fruit. Donc, lorsque la Parole de Dieu est conforme à la
semence originelle et qu'elle n'a pas subi des altérations suite à toutes sortes de
manipulations, il n'y a aucune raison de chercher si un "fruit" de cet arbre est
mauvais. Je peux donc avoir une confiance absolue dans ce qui est écrit et me
sentir libre de mettre en pratique ce que Dieu me demande.

Ainsi une question devient évidente :


Comment est-ce que je reçois la Parole de Dieu ?
- Comme un bon fruit que je m'empresse d'assimiler ?
- Comme un fruit dont je dois ôter certaines parties qui "gâteraient" ma vie si je
les dévorais ? (C'est ce que certains font lorsqu'ils s'obstinent à ne pas mettre en
pratique ce qu'ils connaissent pour des raisons qui leur appartiennent, mais qui
ne sont pas d'inspiration divine !)

"J'ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées" pouvait dire le prophète Jérémie
(15:16).
L'auteur du Psaume 119, quant à lui, ne ménage pas ses sentiments pour mettre
en évidence que la Parole de Dieu est, à ses yeux et pour sa vie "le pain
quotidien" dont il ne pourrait se passer.

"Donne-moi l'intelligence" ne cessera-t-il de demander à l'Éternel !


Une demande qu'il fera dans cette nouvelle lettre (Yod) que nous découvrons
aujourd'hui en commençant par le verset 73 (v. L. S):

Donne-moi l'intelligence, pour que j'apprenne tes


commandements !
Rends-moi intelligent pour apprendre tes ordonnances ! (v. D)

Au travers de cette demande, le Psalmiste va nous donner l'occasion de tester


notre niveau d'intelligence. Il va le faire, non pas en nous proposant une suite de
questions (quizz) dont le nombre de bonnes réponses indiquerait que nous avons
appris et retenu de nombreux textes bibliques, mais plutôt en nous confrontant
avec la réalité de notre vie face à ce qu'enseigne la Parole de Dieu.
Nous pouvons prétendre avoir appris les commandements ! La question n'est pas
là, mais plutôt :
Qu'est-ce qui prouve que j'ai appris et retenu les enseignements de la Parole
de Dieu ?

La plupart d'entre nous peuvent dire qu'ils ont appris à aller en vélo et sont
capables de le prouver en enfourchant une bicyclette, c'est-à-dire en mettant en
pratique ce qu'ils ont appris concernant ce mode de déplacement.
Comment va-t-on voir que j'ai appris, que j'ai retenu quelque chose des
enseignements contenus dans la Bible ?
En faisant le tri ? En observant ceux qui me plaisent ?
Non ! En les pratiquant !

Si vous suivez mes lois, si vous gardez mes commandements et les mettez en
pratique... Lévitique 26: 3 (v. L. S)

... si vous observez mes commandements et les mettez en pratique, alors, quand
vous seriez exilés à l'extrémité du ciel, de là je vous rassemblerai... Néhémie 1: 9
(v. L. S)

Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant


vous-mêmes par de faux raisonnements. Jacques 1: 22 (v. L. S)
(... Mettez en exécution la parole, et ne l'écoutez pas seulement... v. D. M)

En effet, que me sert-il d'apprendre par coeur (et sans le coeur) des textes qui ne
me seront d'aucune utilité vu que je ne m'emploierai pas à les mettre en
pratique ?

Certes, ils auront quand même une utilité, mais une utilité qui ne sera pas à notre
avantage si nous les avons négligés. En effet, ils pourront être employés par le
Fils de Dieu lorsque nous passerons devant le Tribunal de Christ.
Ce sera alors ces textes connus qui nous condamneront. Ils mettront en avant
notre désobéissance caractérisée pour le simple fait d'avoir méprisé des portions
de la Parole de Dieu en estimant qu'elles n'étaient pas importantes ou en croyant,
à tort, que Jésus comprendra que l'on ait préféré en faire selon notre tête plutôt
que selon SA volonté.

Ou dites que la Parole de Dieu est bonne et qu'elle doit être mise en pratique ou
dite qu'elle n'est pas bonne ! (C'est l'un ou l'autre, pas l'un et l'autre !)

En aucun cas elle ne ressemble à un plat de lentille qu'il faut trier afin d'en
extirper les éléments qui pourraient nous nuire !

Donne-moi l'intelligence, pour que j'apprenne tes


commandements !

POURQUOI ?
Le Psalmiste va nous répondre lui-même en nous invitant à revenir à ce qu'il
disait au début du Psaume 119 et au verset 4 ; Il n'a pas changé de position
depuis sa... "conversion" !

Tu as prescrit tes ordonnances, POUR QU'ON LES OBSERVE AVEC


SOIN.

Sans oublier les paroles de notre Sauveur donnant ses dernières instructions à ses
disciples dans l'Évangile de Matthieu :

... enseignez-leur à observer TOUT ce que je vous ai prescrit. Matthieu 28: 20

Il n'y a pas de dérogation ! Ni dans l'enseignement, ni dans les personnes à


enseigner, ni dans la mise en pratique !
Il est clair qu'en ces temps de la fin, ceux qui veulent prêcher ainsi seront mal
vus ! Qu'importe ! Il vaut mieux être méprisé des hommes, de ses frères et soeurs
dans la foi, que de tomber sous le jugement de Dieu qui a averti ceux qui
prêchent la Parole de Dieu : ils auront des comptes à rendre et ils seront jugés
plus sévèrement (Jacques 3: 1).

Que voulons-nous ? Que voulez-vous ?


Être enseignés par une foule de "docteurs" qui prêcheront selon vos désirs, sans
rien faire pour vous conduire plus en avant dans l'Écriture, annonçant des choses
agréables qui n'apporteront aucun changement dans votre vie, mais qui vous
conforteront dans vos illusions ? (2 Timothée 4: 3)
Si déjà nous pouvons avoir de tels désirs, la Bible nous avertit que nous avons
abandonné la foi et que nous nous sommes attachés ou en passe d'être attachés à
des esprits séducteurs ! Esprits qui vont nous conduire en dehors du chemin qui
mène à la vie éternelle.

Que voulons-nous ? Que voulez-vous ?


Être enseignés, encouragés à marcher dans le chemin étroit, même si vous avez
de la peine à marcher, même si parfois vous avez besoin d'une épaule amie sur
laquelle vous pourrez vous appuyer, même si l'adversaire de vos âmes vous
assaille pour vous décourager ?
Si oui, alors l'Écriture vous appelle "bienheureux" et son auteur sera toujours à
vos côtés afin que vous alliez de progrès en progrès, sachant que sans la
sanctification personne ne verra le Seigneur (Hébreux 12: 14) !

Qu'en aucun cas nous ayons un coeur double, un coeur pour chaque occasion de
la vie ! Un coeur pour l'Église et un coeur pour le monde, faute de quoi la honte
sera notre lot au lieu de l'honneur promis aux enfants obéissants.

Personnellement, je veux absolument prendre à mon compte la pensée profonde


du Psalmiste qui, au Psaume 119 et au verset 80 déclare :

Que mon coeur soit sincère dans tes statuts,


Afin que je ne sois pas couvert de honte !

Avoir un coeur sincère c'est avoir un coeur qui ne se partage plus !

"Donne-moi l'intelligence, Seigneur, pour que je le comprenne et que je le vive


de mieux en mieux afin que personne ne doute de mon engagement avec toi.
Ne me laisse pas de repos jusqu'à ce que ma décision soit formelle et que mes
actes prouvent que Christ est ma vie, que Christ et ta Parole sont ce qu'il y a de
plus précieux pour moi ! Que jour après jour, avec l'aide de ton Esprit, je fasse
de plus en plus mes délices de TA Parole... renouvelle mon intelligence afin que
je sache de mieux en mieux discerner ce qui te déplaît dans ma vie, renouvelle-la
pour que je n'aie plus envie de te partager avec le monde !"

Le Seigneur n'attend-il pas que nous prenions une ferme décision ?


N'attend-il pas que nous renouvelions notre engagement et que nous prenions la
ferme décision qu'un jour Josué a prise devant le peuple et devant l'Éternel :
"Moi et ma maison nous servirons l'Éternel !" (Josué 24: 15)
Ce n'était pas des paroles en l'air, ni même une reconsécration, c'était le rappel
d'une décision qu'il avait manifestée au travers d'actes après la sortie d'Égypte,
une décision qui au travers des années n'avait pas faibli !

Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l'Éternel est Dieu, allez après
lui ; si c'est Baal... 1 Rois 18: 21 (v. L. S)

Ou dites que l'arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l'arbre est
mauvais et que son fruit est mauvais... Matthieu 12: 33 (v. L. S)
J'ai été négligent, sans aucun doute !
Comme quelques-uns, j'ai, pendant un temps, préféré jouir des choses du monde
plutôt que de la communion fraternelle. (J'en subis aujourd'hui encore les
conséquences quoique mon péché ait été pardonné et que le Seigneur m'ait
appelé à son service.)
Tu as été négligent (e) ?
Tu as préféré les plaisirs du monde et tu es interpellé (e) par ta conscience ?
Rien ne t'oblige à rester dans cette voie de garage ! Au contraire !
Chacun peut encore réclamer l'intelligence pour garder la Parole de Dieu et les
forces nécessaires pour l'observer de tout son coeur !
Jésus est vivant et il peut délivrer les captifs qui se sont enchaînés eux-mêmes
par leurs propres convoitises !

Donne-moi... !

Demande impérative qui ne laisse aucun doute quant à la détermination de celui


qui prie le Seigneur !
Donne-moi ! Seul l'auteur du Psaume 119 a formulé une demande aussi
"autoritaire" tant il avait faim et soif de Dieu, tant il avait à coeur de se lier
encore davantage à son Seigneur.

N'oublions pas que cet homme vivait une période difficile en proie à l'adversité
et qu'il était maltraité par un entourage qui n'avait pas la crainte de Dieu.

Loin d'être une supplication, sa demande formelle et répétitive démontre un


impérieux besoin. Un besoin que nous devrions tous connaître, car nous sommes
loin d'être arrivés à la stature parfaite de notre divin modèle.

- Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi Et que je l'observe de tout


mon coeur !
(v. 34)
- Donne-moi l'intelligence, pour que j'apprenne tes commandements ! (v. 73)
- Donne-moi l'intelligence, pour que je connaisse tes préceptes ! (v. 125)
- Donne-moi l'intelligence, pour que je vive ! (v. 144)
- Donne-moi l'intelligence, selon ta promesse ! (v. 169)
Lorsque je pense à mes "donne-moi", je me sens confus car je suppose que mes
prières ont trop souvent concerné mon bien-être terrestre au détriment de celui
de mon âme.
Me connaissant, je crains bien que les inquiétudes, conséquentes à ma vieille
nature, seront encore un frein pour mon développement spirituel, raison pour
laquelle j'insiste et je fais mienne la prière du Psalmiste :
"Donne-moi l'intelligence, pour que j'apprenne tes commandements, pour que je
garde ta loi et que je l'observe de tout mon coeur !" (v. 73 & 34)

J'ai donc besoin que mon intelligence soit renouvelée pour mieux discerner la
volonté de Dieu pour ma vie. J'ai besoin de la même intelligence que l'auteur du
Psaume 119 réclamait haut et fort, ceci afin que je ne me conforme pas au siècle
présent (Romains 12: 2), que je ne me conforme pas à l'esprit de l'Église
Laodicéenne qui met en arrière plan les enseignements divins au profit de sa
satisfaction personnelle.

"Celle qui vit dans les plaisirs est morte, quoique vivante" (1 Timothée 5: 6).
Un texte qui, s'il s'adresse aux veuves, peut fort bien nous concerner puisque des
reproches sont faits à toute personne qui préfère le plaisir plus que Dieu,
une caractéristique des temps de la fin ! (2 Timothée 3: 2-5)

Toutes ces répétitions que nous rencontrons dans le Psaume 119 sont écrites pour
notre instruction. Loin d'être des redites inutiles, elles nous montrent que seules
la persévérance et la foi en Dieu permettent de tenir debout dans l'adversité.
Cette foi et cette persévérance doivent être les nôtres car les temps sont autant
difficiles, si ce n'est plus, qu'à l'époque de notre Psalmiste.

Ce n'est pas parce que nous vivons dans le temps de la grâce qu'il nous est
permis de négliger les recommandations qui nous ont été données
particulièrement dans le Nouveau Testament.
Ne nous cachons pas derrière la réalité de l'amour de Dieu, d'un Dieu qui
demande l'obéissance à SA Parole car sa sainteté ne supporte pas la
désobéissance tandis que sa justice se manifestera, tôt ou tard, selon ce qu'il a
dit.

Que me sert-il de lire la Bible, d'apprendre les commandements de Dieu et d'être


attentif à la voix du diable ?
N'est-ce pas lui qui me pousse à jouir des bienfaits de la vie en prétendant qu'on
ne vit qu'une fois ?
N'est-ce pas lui qui fait tout son possible pour éloigner les enfants de Dieu du
corps de Christ ?
Pourquoi devrais-je prêter attention à sa parole et refuser d'écouter celle du
Seigneur qui m'appelle comme un berger appelle la brebis qui n'est pas à sa
place ?
Qui est le mieux placé pour me conseiller?

La porte d'entrée de cette lettre du Psaume 119 (Yod) s'est ouverte sur une vérité
incontestable : "Tes mains m'ont créé, elles m'ont formé" (v. 73). En raison de
cette vérité, le Psalmiste s'est tourné vers son Créateur pour lui demander
l'intelligence afin d'apprendre les commandements de celui qui lui avait donné la
vie. Vers qui d'autre pouvait-il aller?

Conscient de l'importance des enseignements divins, il fermera la porte de lettre


"Yod" en concluant qu'il désire un coeur sincère afin de ne pas avoir à rougir
devant son Dieu.
Entre ses deux portes, il y a des réflexions qui n'auraient aucune raison d'être s'il
n'avait pas eu la ferme intention de marcher dans la voie de l'Éternel, des
réflexions dont nous parlerons la semaine prochaine.

En attendant, il serait bon de répondre franchement à la question du Seigneur


Jésus qui, de Sauveur, voudrait bien être aussi notre Seigneur (celui qui a
autorité sur notre vie) :

Ou dites que l'arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l'arbre est
mauvais et que son fruit est mauvais ; car on connaît l'arbre par le fruit. Matthieu
12. 33 (v. L. S)
(C'est l'un ou l'autre, pas l'un et l'autre !)

Ou la transcription pour la chrétienté des derniers temps, celle qui navigue entre
deux eaux :

"Ou dite que ma Parole (La Bible) est bonne et que son fruit est bon, ou dites
qu'elle est mauvaise". (C'est l'un ou l'autre, pas l'un et l'autre !)

Et si nous la trouvons bonne, agissons en conséquence !

L'observation des commandements de Dieu n'est-elle pas tout... ?


Si nous optons pour le bien-fondé de la Parole de Dieu nous serons d'accord avec
1 Corinthiens 7: 19 qui déclare ouvertement que: "l'observation des
commandements de Dieu est tout."

Si donc nous le croyons et que notre coeur est "sincèrement vrai", alors nous ne
manquerons pas de faire nôtres les deux textes de base d'aujourd'hui :

Donne-moi l'intelligence, pour que j'apprenne tes


commandements !

&

Que mon coeur soit sincère dans tes statuts,


Afin que je ne sois pas couvert de honte !

***

Ajoutons encore d'indispensables répétitions qui me serviront à maintenir le cap


dans la bonne direction :

Si tu veux entrer dans la vie (éternelle), observe les commandements. Matthieu


19:17 (v. L. S)

Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Jean 14: 15

Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l'avons
connu. 1 Jean 2: 3 (v. L. S)

... l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. 1 Jean 5: 3 (v. L.


S)

J-M Ravé 25 août 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(20) (Yod) - Ps. 119: 73-80

20 - (2) La fermeté dans la foi produit la joie des uns.

Une joie qui pourrait alimenter la tristesse des autres.

Ceux qui te craignent me voient et se réjouissent, car j'espère en tes


promesses. Psaume 119: 74(v. L. S)

Voilà une pensée fort agréable à partager aujourd'hui ! Agréable parce que ceux
qui craignent l'Éternel ne jugent pas un frère en fonction de ce qu'il est en train
de vivre, mais par rapport à sa fermeté dans la foi.

- Une fermeté qui résiste dans l'adversité,


- Une fermeté qui résiste à l'attrait d'une vie plus facile qui serait faite à coup de
compromis,
- Une fermeté qui se manifeste par la démonstration d'un désir toujours plus vif
de connaître Dieu, de vivre SA Parole tout en se séparant des pécheurs.

C'est encore l'auteur du Psaume 119, qui, par l'une de ses remarques, va nous
interpeller au travers de quelques réflexions consécutives au contenu de cette
lettre "Yod". Une lettre dont nous avons déjà parlé la semaine passée en relevant
deux textes de base servant à encadrer ce que nous allons découvrir aujourd'hui :

Donne-moi l'intelligence, pour que j'apprenne tes commandements ! (v. 73)


&
Que mon coeur soit sincère dans tes statuts,
Afin que je ne sois pas couvert de honte ! (v. 80)

Ces pensées profondes marquent, à elles seules, le sérieux d'une vie engagée
avec le Seigneur. Puis-je me les approprier ? Puis-je affirmer qu'il en est bien
ainsi dans ma vie ?
Est-ce que j'ai vraiment envie de mieux comprendre la Parole de Dieu ?
Mon coeur est-il sincère lorsque je dis que j'ai donné ma vie à Christ? Mes actes
le prouvent-ils ?

Si nous pensons pouvoir répondre par l'affirmative à ces questions, sachons qu'il
y en a d'autres qui ont aussi leur mot à dire : nos frères et soeurs dans la foi !
Voulons-nous les entendre ?
Sommes-nous prêts à accepter ce qu'ils auraient à nous dire, même s'ils
présentent un point de vue différent du nôtre ? Espérons-le et réjouissons-nous
de leurs remarques tant que ces dernières s'appuient sur l'Écriture !

Que le juste me frappe, cíest une faveur ; quíil me reprenne, cíest une huile
excellente ; ma tête ne la refusera pas... Psaume 141: 5 (v. D)

En dehors du fait de "redresser" avec amour un frère ou une soeur qui s'écarte du
chemin étroit ou de le secouer un peu pour qu'il se réveille, croyons qu'ils ont
aussi le même discernement pour remarquer la fidélité de certains.
Notre Psalmiste l'avait constaté, aussi s'exprime-t-il dans le verset 74 du Psaume
119 en disant : "Ceux qui te craignent me voient et se réjouissent, car j'espère en
tes promesses."

Cette simple phrase, si riche d'enseignements, va nous permettre d'en extraire


quelques-uns qui seront précieux pour notre vie.

Premièrement, elle nous apprend à regarder à l'essentiel et non aux


apparences.
Notre homme vivait une période si difficile dans sa vie que les croyants de
l'époque ne pouvaient faire autrement que de s'en apercevoir : "Ceux qui te
craignent (qui craignent l'Éternel) me voient..."

Nous sommes environnés de paires d'yeux qui nous observent et dont les
propriétaires ont des réactions différentes selon qu'ils appartiennent à Dieu ou au
monde.
Dans le cas présent, nous sommes devant des personnes qui aiment Dieu et qui
se réjouissent de la fidélité d'un de leurs semblables : "Ceux qui te craignent me
voient et se réjouissent".
Ce constat devait réchauffer le coeur de notre homme, lui qui était environné de
personnes qui ne pensaient qu'à lui causer du tort (v. 78) et qui, elles aussi, ne
manquaient pas de se réjouir, mais de se réjouir chaque fois qu'un de leurs coups
semblait affaiblir leur victime ! Joie malsaine qui les entraînait toujours plus loin
dans leur méchanceté, si loin qu'à un moment la foi ou la vie de notre homme
s'est trouvée en péril : "Ils ont failli me terrasser et m'anéantir... !" (v.87)

Oui ! Cela devait faire chaud au coeur de constater qu'en arrière-plan, il y avait
des frères, des bien-aimés du Seigneur qui se réjouissaient de la foi d'un de leurs
collègues qui tenait ferme en dépit de toutes les attaques orchestrées par le
prince des ténèbres : Satan ! Le prince de ce monde (Jean 12: 31) qui trouve
toujours parmi les hommes des instruments pour exprimer son ardente colère
contre Dieu et ceux qui le servent !

Quelle grâce de savoir qu'au travers de nos difficultés, il existe des personnes
dans la foi qui ne vous méprisent pas et qui savent reconnaître que vous êtes
toujours un enfant de Dieu fidèle. Ils le reconnaissent parce qu'ils ne regardent
pas aux apparences !

Quelle aurait été notre attitude à l'égard du Psalmiste si nous avions vécu à son
époque ? Aurions-nous prêté attention à ce que nos yeux auraient pu constater ou
à la voix de notre coeur animé par l'Esprit de Dieu ?

Ne nous précipitons pas pour répondre !


Nos actes parlent déjà pour nous ! Ils sont à même de raconter comment nous
nous comportons à l'égard de nos frères et soeurs dans la foi qui vivent autour de
nous et qui sont plus ou moins durement éprouvés !

Que voyons-nous dans un frère qui passe et repasse dans le creuset de l'épreuve ?
Sommes-nous de ceux qui pensent comme les païens ?
Sommes-nous de ceux qui montrent du doigt celui qui semble abandonné de
Dieu en raison de l'absence de bénédictions visibles d'où la déduction, un peu
rapide, qu'il doit y avoir un grave péché dans sa vie ?
Ou bien sommes-nous les premiers à nous réjouir de ce que la foi d'un tel
homme (ou d'une telle femme) se maintienne enracinée dans son Sauveur et
Seigneur malgré les circonstances défavorables ?

Il est possible que notre première réaction, celle de notre vieille nature, aille
"cataloguer" négativement celui pour qui Jésus a versé son sang. Elle le sera
jusqu'au moment où le bon sens nous reviendra et nous permettra d'agir avec
compassion en appliquant une des paroles de l'apôtre Paul inspiré par le Saint-
Esprit :

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.
Galates 6: 2 (v. L. S)

Quelle est cette loi de Christ ? Ne serait-ce point la loi de l'amour ? Cet amour
qui ne soupçonne point le mal ! "La charité est patiente, elle est pleine de bonté...
elle ne soupçonne point le mal..." (1 Corinthiens 13: 4 à 8)

Ainsi donc, la manifestation de l'amour chrétien ne saurait avoir d'égard à


l'apparence puisqu'il ne soupçonne pas le mal.

L'amour chrétien sait que l'épreuve n'est pas toujours conséquente au péché de
celui qui la subit et que, même s'il elle en était conséquente, le véritable amour
aurait encore de larges possibilités de se manifester afin de conduire la
brebis égarée au pied de la croix.

"Seigneur aide-moi à avoir un nouveau regard sur ceux qui sont tombés
subitement dans la misère, ceux qui se trouvent sous le feu de l'adversité,
apprends-moi à avoir un coeur comme le tien et à ne plus réagir comme au
temps où je ne t'appartenais pas."

L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère ; l'homme regarde à ce qui


frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au coeur. 1 Samuel 16: 7 (v. L. S)

Nous venons donc de voir que le psalmiste s'était rendu compte que ceux qui
craignaient l'Éternel ne le jugeaient pas selon l'apparence, c'est-à-dire que ces
hommes respectaient la loi de Dieu promulguée par Moïse !

Vous n'aurez point égard à l'apparence des personnes dans vos jugements...
Deutéronome 1: 17 (v. L. S)

Une loi qui imprimera la vie du Seigneur Jésus puisque Esaïe le dépeindra de la
façon suivante :

Il (Jésus) respirera la crainte de l'Éternel ; Il ne jugera point sur l'apparence, Il ne


prononcera point sur un ouï-dire. Mais il jugera les pauvres avec équité, Et il
prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre... Esaïe 11: 3-4 (v. L. S)

Les "malheureux de la Terre", loin d'être condamnés ou défavorisés à cause de


leur misère seront jugés au même titre que les autres. Celui à qui tout jugement a
été remis (Jean 5: 22) ne fait point de préférence : "celui qui agit injustement
recevra selon son injustice, et il n'y a point d'acception de personnes. (Colossiens
3: 25)

Cette notion de "ne point jugé selon l'apparence" (Jean 7: 24) étant bien
comprise, nous allons pouvoir aller un peu plus loin dans notre réflexion sur le
texte du jour : "Ceux qui te craignent me voient et se réjouissent, car j'espère en
tes promesses."

Le deuxième point à relever est une question que je dois me poser :


Ceux qui craignent Dieu peuvent-ils se réjouir en ME voyant ?

Une question dont la réponse sera comparable au point numéro 3 qui est
inséparable du précédent :

En tant que frère en Christ (ou soeur), puis-je me réjouir en voyant TA


marche avec le Seigneur ?

Nous venons de voir que l'entourage croyant du psalmiste se réjouissait parce


que lui-même avait un comportement (et non des paroles) qui mettait en valeur
sa foi parce qu'il continuait à espérer en l'Éternel.

Sachant que mes paroles et mes actes peuvent être contradictoires...


Que je puis dire que j'ai foi en Dieu sans pour autant avoir une vie qui démontre
que j'appartiens au Seigneur et que ses commandements sont ma ligne de
conduite, il faut donc que je trouve un juge impartial qui puisse se prononcer
sans que j'aie à discuter.

Sachant qu'il est préférable que je me juge moi-même :


"Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés" (1 Corinthiens
11: 31) ce jugement ne peut être fait qu'avec les conseils de ce juge impartial.

Sachant que j'ai aussi l'obligation d'intervenir si je vois mon frère pécher...
Faut-il encore que je sois suffisamment spirituel (1 Corinthiens 2: 15: "L'homme
spirituel... juge de tout...) pour intervenir et que je ne tombe pas moi-même sous
le jugement de Dieu pour avoir condamné chez autrui, ce que je pourrais faire
moi-même !

De ce fait, dans un cas comme dans l'autre, il me faut faire appel à ce juge
impartial, un juge que personne ne pourra contester sous peine d'une sanction
grave puisque SA parole ne se discute pas, ne se déforme pas avec le temps !

Quoi de mieux pour trancher, sinon l'épée de la Parole de Dieu ?

Car la parole de Dieu est vivante et efficace (opérante), plus tranchante (acérée,
pénétrante) qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à
partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge (discerne) les sentiments et
les pensées du coeur.
Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux
yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Hébreux 4: 12-13 (v. L. S)

Voilà donc où nous en sommes les uns comme les autres !


Que dit la Parole de Dieu lorsqu'elle considère mon engagement actuel, ma
vie spirituelle, ma vie dans le corps de Christ ?

Avant que Jésus, ce Juge impartial prononce un jugement définitif, il m'accorde,


il nous accorde à tous le privilège de nous juger nous-mêmes face à sa Parole
écrite.
Vais-je le faire ou au contraire, vais-je me détourner afin de ne pas avoir à
changer quelque chose dans mon comportement tant je me satisfais de ce que je
suis aujourd'hui ?

Si nous sommes droits devant Dieu, honnêtes face à l'Écriture, si nous le


cherchons de tout notre coeur, alors nous n'hésiterons pas à mettre en ordre ce
que le Saint-Esprit nous a peut-être déjà montré, soit au travers de la Bible, soit
de nos frères qui ont remarqué notre conduite étrange.
Nous ne nous chercherons pas des excuses sachant qu'il nous est demandé de
marcher de progrès en progrès : "Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification...."
(lire 1 Thessaloniciens 4: 1-8)
Dieu n'a pas prévu d'excuse, d'exception pour que l'on s'arroge la liberté de
marcher comme nous l'entendons et non comme IL le désire !

Le monde voudrait nous aspirer, voudrait nous absorber, mais c'est EN Christ
que nous devons vivre afin de rester la nouvelle créature qu'il a fait de nous le
jour où nous sommes passés des ténèbres à son admirable lumière. (2
Corinthiens 5: 17 ; 1 Pierre 2: 9)

"Tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre
compte" et toutes nos motivations, nos oeuvres si bonnes soient-elles, ne
pourront jamais remplacer l'obéissance à la Parole de Dieu.

Je tremble à la pensée que le nom de Dieu a pu être glorifié par des âmes qui ont
été au bénéfice de la grâce de Dieu, mais que cette bénédiction ait pu être
apportée par des hommes ou des femmes qui connaissaient suffisamment bien la
valeur de la Parole de Dieu pour les autres, mais qui négligeaient de la mettre
en pratique pour eux-mêmes !

"Plusieurs me diront (à Jésus) en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous


pas ... fait ceci ou cela... en ton nom ? Alors je (Jésus) leur dirai ouvertement : Je
ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité."
D'après Matthieu 7: 22-23

"Seigneur tes jugements sont plein de bontés (Psaume 119: 39) même lorsqu'ils
mettent en lumière nos défaillances.
Ne cesse jamais de m'interpeller par ton Esprit en moi ou par tes serviteurs ou
servantes afin que jamais je ne reste dans le péché de la désobéissance dans le
cas où j'y tomberai.
Je sais que c'est le seul péché qui, depuis Adam et Eve a conduit l'humanité dans
les ténèbres et qu'il en conduira encore plusieurs de ceux qui disent t'appartenir
mais qui ne veulent pas se plier à TA Parole.
Que ta Parole soit toujours la seule lumière sur mon sentier et, s'il y a parfois
quelques nuages qui viennent assombrir ma vie, je veux continuer à croire dans
ta fidélité, même si je ne vois plus ta main. "Envoie ta lumière et ta fidélité !
Qu'elles me guident, qu'elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes
demeures !" (Psaume 43: 3)"

Ceux qui craignent Dieu peuvent-ils se réjouir en ME voyant ?


Puis-je me réjouir en voyant TA marche avec le Seigneur ?
Mieux encore !

Dieu peut-il faire de moi un sujet de joie en voyant ma conduite ?

L'Éternel ton Dieu est au milieu de toi, un vaillant Sauveur ; il éclatera de joie,
à cause de toi, il se taira dans son amour ; il tressaillera à cause de toi avec des
cris de joie. Sophonie 3: 17 (v. Bible annotée)

Il fera de toi sa plus grande joie... Il aura pour toi des transports d'allégresse. (v.
L. S)
***

Alors que nous avons vu trois aspects de la réflexion du Psalmiste qui disait :
"Ceux qui te craignent me voient et se réjouissent, car j'espère en tes promesses",
cet homme va maintenant nous dépeindre la profonde tristesse de son âme face à
l'attitude de ceux qui se réjouissaient de sa fermeté dans la foi et de son désir de
dépendance à l'égard de l'Éternel.

C'est en sautant quelques versets que nous comprendrons l'importance qu'il y a à


participer aux souffrances de nos frères et soeurs dans la foi, ceci afin de montrer
que nous sommes bien le corps de Christ et que lorsqu'un membre souffre, tous
les membres souffrent (1 Corinthiens 12: 26).

Des hommes se réjouissaient de la marche triomphante du psalmiste, mais lui-


même s'interrogeait de ce que cette joie les maintenait à distance (v 79) :

Qu'ils reviennent à moi, ceux qui te craignent,


Et ceux qui connaissent tes préceptes !

Il s'interrogeait de cet éloignement alors que lui-même, au travers de ses paroles


devant l'Éternel proclamait : "Je suis l'ami de tous ceux qui te craignent, Et de
ceux qui gardent tes ordonnances" (v. 63).
(Sont-ils mes amis?)

Si nous étions enchantés du comportement de ceux qui craignaient l'Éternel au


début de ces lignes, voilà que maintenant le ciel s'assombrit et que monte en moi
une nouvelle question :

Pourquoi sont-ils partis ces hommes ? "Qu'ils reviennent à moi" se lamentait


celui qui répandait son coeur devant l'Éternel !

Combien, aujourd'hui encore, se détournent-ils de leurs frères ou de leurs soeurs


lorsque ces derniers sont dans l'adversité ?
Je pense à ce frère accusé faussement d'actes que la morale réprouve et qui s'est
retrouvé abandonné de l'Église..., mais non du Seigneur.... Je pense à cette soeur
qui n'est jamais saluée dans l'Église et qui se lamente de ne pouvoir trouver un
peu de chaleur fraternelle... Je pense ..., mais la liste serait trop longue ... !

Seul un verset définissant l'Église de la fin des temps est capable de donner la
raison, l'unique raison qui fait que plusieurs soupirent dans une solitude qu'ils
n'ont pas voulue. Une solitude qui leur a été imposée parce qu'ils ont eu le
"malheur" de subir des contrecoups dans leur vie, le "malheur" d'avoir eu une foi
qui a été testée :
" La charité (l'amour) du plus grand nombre se refroidira... !" Matthieu 24: 12 (v.
L. S)

À cet instant je comprends mieux pourquoi l'auteur du Psaume 119, accompagné


de tous ceux qui vivent l'abandon de leurs frères dans la foi, s'attend à ce que
l'Éternel use de compassion envers eux.

Que tes compassions viennent sur moi, pour que je vive ! (v. 77)

Ne m'abandonne pas entièrement (v. 8)

Ne voulant pas terminer sur une note défaitiste en pensant que certains ont été
relégués aux oubliettes d'une partie du monde chrétien bien trop riche de lui-
même, je voudrais dire aux "exclus" de ces communautés sans amour , à ceux
qui frappent encore à leur porte...

Je voudrais leur dire qu'ils ne sont pas seuls car quelque part, non loin d'eux, il y
a un Dieu qui s'est fait homme, un Dieu, notre Seigneur Jésus qui frappe à la
porte de l'Église de Laodicée afin de pouvoir y entrer !
Non tu n'es pas seul, tu n'es pas seul à frapper, et c'est parce que tu n'es pas seul
qu'il faut absolument t'encourager et accompagner l'auteur du Psaume 119 en
redisant avec lui :

Que mon coeur soit sincère dans tes statuts,


Afin que je ne sois pas couvert de honte ! (v. 80)

Le veux-tu ?
Moi je le veux !

J-M Ravé 1er septembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(21) (Kaph) - Ps. 119: 81-88

21 - (1) Jusqu'à quand, ô Éternel?

Espérant contre toute espérance...


... Il (Abraham) ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de
Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine
conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir. Romains 4: 18-20 (v. L.
S)

Nous venons de lire un texte qui nous montre que ce n'est pas sans raison
qu'Abraham est appelé le "père des croyants" !
Si beaucoup prétendent tirer leur origine de cet homme, soit par le sang, soit par
la foi, si nous nous plaçons nous-mêmes dans la catégorie de descendants
d'Abraham, regardons d'abord si nous sommes bien dans la foi, dans celle qui est
agréable à Dieu.

Que jamais le Seigneur Jésus ne nous fasse les remarques que Jean-Baptiste
avait faites à ceux qui venaient vers lui pour se faire baptiser. Ces derniers
venaient dans un esprit contraire à un acte qui aurait dû démontrer qu'ils
s'engageaient pour une nouvelle vie avec Dieu, selon ses commandements :

... qui vous a appris à fuir la colère à venir ?


Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en
vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces
pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Luc 3: 8 (v. L. S)

Les fruits que je porte aujourd'hui, ces fruits consécutifs à mon engagement,
sont-ils bien ceux que le Seigneur s'attend à recueillir ?
Examinons-nous afin de regarder s'ils ne ressemblent pas à ceux que portaient
les hommes qui allaient se faire baptiser, eux qui croyaient que cet acte n'était
qu'un simple "passeport", une petite formalité pour hériter de la vie éternelle sans
qu'il n'y ait besoin de conformer sa vie aux exigences d'un Dieu trois fois saint ?

Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous


vous-mêmes... 2 Corinthiens 13: 5 (v. L. S)
La foi véritable voit ce que les yeux ne voient pas (Hébreux 11: 1). La foi ne
prend pas plus en considération les événements extérieurs qui mettent en avant
l'impossibilité de tout changement, que les sentiments intérieurs qui peuvent
s'exprimer après un temps d'attente qui dépasserait les limites du raisonnable.

La foi ne raisonne pas !


La foi croit et croît toujours plus au fur et à mesure que le temps s'écoule et que
s'approche l'instant de la délivrance !
Elle espère toujours et grandit car, de toute évidence, plus le temps s'est écoulé,
moins il en restera à passer avant que ne se matérialise la réponse à notre foi.
Ce n'est pas parce que le sablier de Dieu à la particularité d'être opaque de notre
côté que le temps ne s'écoule pas en notre faveur si nous gardons la foi, si aucun
obstacle, aucun doute ne ralenti ce temps qui a été déterminé à l'avance par notre
Père céleste.

Évidemment, de la théorie à la pratique, il y a souvent un monde à traverser ! Un


laps de temps durant lequel vont s'affronter des pensées qui s'entrechoqueront,
des pensées provenant de sources différentes, soit du prince des ténèbres, soit de
la Parole de Dieu ! Les unes nous démoraliseront, ralentissant notre marche,
tandis que les autres seront une brise rafraîchissante qui permettra de stimuler
notre espérance, notre foi dans les promesses que le Seigneur nous a faites.

Si nous connaissons quelque peu les Évangiles, nous avons dû remarquer que la
foi fait l'admiration du Seigneur Jésus, tout comme l'incrédulité provoque son
étonnement.

- ... même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi. Matthieu 8: 10,
concerne un... "païen", le centenier.

- ... Femme, ta foi est grande ; qu'il te soit fait comme tu veux... Matthieu 15:
28, concerne une... "païenne", une femme cananéenne.

- Et il s'étonnait de leur incrédulité... Marc 6: 6, concerne des Juifs dans une


synagogue.

Comment allons-nous "surprendre " le Seigneur ?


Par notre foi ou par notre incrédulité ?
Comment le Fils de Dieu me voit-il ?
Que pense-t-il de mon comportement, non pas dans les temps de repos où la
confiance en lui n'est pas mesurable, mais lorsque la foi est mise à rude épreuve
et que la chair souffre d'attendre ?

Une question qui nous ramène à l'auteur du Psaume 119. Il va nous partager un
instant d'intense détresse qui, au lieu de le faire sombrer dans le désespoir, va le
propulser vers son Dieu, le pousser à décharger son coeur comme peut-être il ne
l'avait encore jamais fait.

D'abord, il va dépeindre son impatience qui est consécutive à une longue attente
(v. 81a et 82a - version Darby)

Mon âme languit après ton salut


Mes yeux languissent après ta promesse

Derrière ces expressions nous découvrons toute l'attente du Psalmiste, toute son
impatience. Son désir ardent nous révèle en même temps qu'il n'y a rien d'autre
dans sa vie de plus important !

Cet état d'âme nous prouve qu'il n'y a rien sur la Terre qui puisse le détourner de
son objectif.
Ses yeux sont comme fixés sur les mains de Dieu, le seul habilité à réconforter le
coeur d'un homme dans la tourmente sans qu'il s'ensuive du regret !

C'est la bénédiction de l'Éternel qui enrichit, Et il ne la fait suivre d'aucun


chagrin. Proverbes 10: 22 (v. L. S)

Son languissement après la délivrance promise par Dieu, lui ôte tout désir des
choses de ce monde. D'ailleurs... que ce monde pouvait-il lui apporter de
bénéfique ?
Quelle joie, même momentanée, pouvait-il lui offrir puisque les adversaires de la
Parole de Dieu s'excitaient les uns les autres afin de le tourmenter ?
Quant aux croyants honnêtes qui se réjouissaient de la fermeté de cet homme,
nous avons vu qu'ils vivaient loin de celui qui était dans la souffrance, ils étaient
observateurs et non frères soutenant un de leurs frères dans la peine !
Alors que la loi demandait à ce que l'on se détourne pour aider l'âne d'un
frère qui ployait sous une charge trop pesante, n'est-il pas surprenant que ceux
qui craignaient l'Éternel n'interviennent pas pour soutenir un homme qui, lui
aussi, ployait sous une charge trop lourde pour lui ? (Deutéronome 22: 4)

"Pleurez avec ceux qui pleurent" nous dit l'épître aux Romains (12: 15), une
invitation à partager la souffrance de celui qui a besoin d'être soutenu,
encouragé. Une invitation que je n'ai pas le droit de décliner ! Qui sait si demain
je ne ferai pas partie de ceux qui doivent être consolés !
Une invitation formelle que le Seigneur Jésus a mise en avant, non seulement en
ce qui concerne la communauté chrétienne, mais aussi pour notre prochain, celui
ou celle qui a été placé sur notre route.

Quelle leçon dois-je tirer pour ma vie personnelle du comportement de ces


hommes qui craignaient Dieu et qui n'étaient que spectateurs de la misère d'un de
leurs frères ?
On ne peut pas parler d'indifférence puisque le coeur de ces hommes se
réjouissait de la fidélité de celui qui passait par l'épreuve, mais si on peut relever
une foi réelle et sincère, on constate aussi que cette foi n'est pas accompagnée
d'oeuvres qui puissent être utiles pour le bien de la communauté croyante de
l'époque !
Ils aimaient la Parole de Dieu, ils craignaient l'Éternel mais semblaient être
paralysés quant à l'amour fraternel !

L'entourage croyant du Psalmiste était donc dans la joie au lieu d'être dans les
pleurs. À cause de cette attitude, ils ajoutaient un poids supplémentaire sur le
coeur de notre homme au lieu de partager son fardeau (Galates 6: 2).

"Seigneur j'ai encore beaucoup à apprendre de Toi ! J'ai besoin d'avoir la


compassion que tu avais ! J'ai besoin d'être au bénéfice de ta miséricorde pour
réaliser davantage que l'amour que tu me demandes d'avoir doit se manifester
par des oeuvres, des actes et pas seulement par des paroles.
Aide-moi à être toujours plus sensible à la détresse de ceux que tu places sur
mon chemin afin qu'au jour où l'épreuve de ma foi sera difficilement
supportable, je puisse bénéficier de la mesure que j'aurai utilisée envers mon
prochain.»

"J'ai eu faim, j'ai eu soif, j'étais étranger, j'étais nu, j'étais malade, j'étais en
prison..." voilà la description que Jésus fait de certains maux de la société dans
laquelle il vivait alors (Matthieu 25: 34-46).
Ces maux se retrouvent dans la nôtre et ne doivent pas nous laisser insensibles,
surtout lorsqu'ils se rencontrent dans le corps de Christ, celui qui nous environne,
ces frères et soeurs qui doivent être les premiers à être secourus et réconfortés.

Ainsi donc, pendant que nous en avons l'occasion, pratiquons le bien envers
tous, et surtout envers les frères en la foi. Galates 6: 10 (v. L. S)

... principalement aux domestiques de la foi. (v. Bible annotée ; D. M)


... surtout à ceux qui sont de la famille de la foi. (v. Ostervald)

Ne refuse pas un bienfait à celui qui y a droit, Quand tu as le pouvoir de


l'accorder. Proverbes 3: 27 (v. L. S)

Ces pensées, tirées des Écritures, nous placent devant nos responsabilités et nous
interdisent de nous réfugier derrière l'excuse que nous n'avons rien à offrir. Notre
Psalmiste nous montre qu'il aurait aimé connaître la présence fraternelle de ceux
qui se réjouissaient de sa foi ! Il ne leur demandait rien d'autre !

Qu'ils reviennent à moi, ceux qui te craignent, Et ceux qui connaissent tes
préceptes ! Psaume 119: 79 (v. L. S)

Une présence, rien qu'une présence qui permettrait, aujourd'hui encore, de prier
ENSEMBLE !

Sans excuser nos manquements et ceux des croyants du temps de l'auteur du


Psaume 119, nous devons constater que cette solitude sera bénéfique en en
contraignant plusieurs à chercher Dieu, les pousser à l'extrême au point d'en
souffrir autant physiquement qu'intérieurement. Des souffrances qui les
amèneront à réaliser que leur vie est inutilisable et qu'elle le restera si Dieu
n'intervient pas (v. 83).

Je suis comme une outre dans la fumée...

Une outre dans la fumée se détériore en perdant de sa souplesse, elle se dessèche


en durcissant et deviendra inutilisable par la suite. L'aspect extérieur de celui qui
souffre peut aussi subir de profonds changements qui feront s'écarter de lui ses
plus fidèles amis (cf. Job).
Cette outre placée ainsi, subit, en quelque sorte, l'épreuve du feu afin que le vin
qu'elle contient, se bonifie. Ainsi pratiquait-on dans l'antiquité pour accélérer le
vieillissement du fruit de la vigne.

C'est donc l'image que le Psalmiste emploie pour démontrer son "dépérissement"
(Mon âme languit..., mes yeux languissent...).
Image qui nous permet aussi de constater que sa vie intérieure, que la qualité de
sa foi n'a pas été amoindrie dans l'épreuve !
Au contraire ! Il possède toujours l'espérance positive que les promesses de Dieu
s'accompliront (v. 81-82).

Néanmoins sa foi s'impatiente ! Il s'interroge (v. 82b) !

Quand me consoleras-tu ?

Dès lors, il éprouve le besoin que l'Éternel agisse pour de bon ! Il a besoin de
voir la main de l'Éternel agir concrètement en sa faveur !
Loin d'y voir un affaiblissement dans sa foi, relevons que ce désir intense d'être
consolé par Dieu est en réalité un pas supplémentaire qui confirme qu'il n'a pas
faibli. Désormais il s'attend à une manifestation concrète des promesses de Dieu
pour être consolé de ses malheurs.

Avant, c'était l'espérance qui était sa consolation : "Puisque tu m'as donné


l'espérance ! C'est ma consolation dans ma misère, Car ta promesse me rend la
vie" (v. 49-50).

Puis, ce fut le fait que les jugements rendus dans le passé démontraient la justice
de Dieu, une justice qui rendra à chacun selon ses oeuvres : "Je pense à tes
jugements d'autrefois, ô Éternel ! Et je me console" (v. 52).

Maintenant il désire que ce soit le Consolateur qui console son âme.


Pourquoi ?
Nous venons de voir qu'il avait mis sa foi dans la Parole de Dieu, qu'il avait
constaté la fidélité du Seigneur dans le passé. Alors est-ce vraiment surprenant
de demander qu'à son tour, on soit aussi consolé par le Consolateur et délivré
comme d'autres ont été délivrés ?
Il est d'autant plus pressé qu'il vient de prendre conscience de la fragilité de sa
vie et qu'il n'a aucune connaissance du temps qui lui reste à vivre (v. 84) !

Quel est le nombre des jours de ton serviteur ?

Alors... si nous étions aux côtés de cet homme le soutenant dans son malheur et
non au loin nous réjouissant de sa fidélité, si nous étions près de lui, n'aurions-
nous pas envie de prier Dieu et de joindre notre voix à celle de Job ?

... donne-lui du relâche, pour qu'il ait au moins la joie du mercenaire à la fin de
sa journée. Job 14: 6 (v. L. S)

Qui n'a pas soupiré après la délivrance ?


Qui n'a pas trouvé l'épreuve de la foi trop longue ?
Qui n'a pas rappelé au Seigneur ses promesses et demandé à ce qu'elles
s'accomplissent, laissant par-là deviner que notre coeur a les mêmes aspirations
que celui de David, l'homme "selon le coeur de Dieu", l'homme qui soupirait
aussi après la délivrance ?

Oh ! si je n'étais pas sûr de voir la bonté de l'Éternel Sur la terre des


vivants !... Psaume 27: 13 (v. L. S)

Éternel ! c'est à toi que je crie. Mon rocher ! ne reste pas sourd à ma voix, De
peur que, si tu t'éloignes sans me répondre, Je ne sois semblable à ceux qui
descendent dans la fosse.
Écoute la voix de mes supplications, quand je crie à toi.... Psaume 28: 1-2 (v. L.
S)
Rares sont les hommes qui, comme l'apôtre Paul ont pu dire : "je me plais dans
les calamités, dans les persécutions, dans les détresses ..." (2 Corinthiens 12. 10)
Ne pensons pas qu'il aimait la souffrance pour le plaisir de souffrir, simplement
il savait que tout ce qu'il endurait, il l'endurait à cause de Christ, raison pour
laquelle il se sentait fort parce que soutenu par la main puissante de son Sauveur
qui délivrait celui qui mettait son espérance en lui.
"Quelles persécutions n'ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m'a délivré de
toutes", pouvait-il dire à Timothée ! (2 Timothée 3:11)
Dieu ne pourrait-il pas encore nous délivrer ? Très certainement ! Alors....

Quand me consoleras-tu ?

Si comme le psalmiste nous posons cette même question, n'oublions pas de nous
examiner et de regarder si nous sommes capables de vivre et de dire :

- J'espère en ta promesse (v. 81).


- Je n'oublie point tes statuts (v. 83).

Puis, si nous répondant par l'affirmative, sachons être patients comme il l'a été !

Sachons garder l'espérance au fond de notre coeur ! La garder même si nos


frères et soeurs dans la foi s'éloignent de nous en raison de nos "malheurs", la
garder même si Dieu semble ne pas répondre.

Sachons attendre que son sablier ait laissé passer le dernier grain de sable,
la dernière minute avant qu'il ne retourne la situation en notre faveur,
n'oublions pas que : "Toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui
aiment Dieu" ( Romains 8: 28 - v. L. S).

Si tu as des doutes concernant la qualité de ton amour pour Dieu, il y a aussi


pensé, raison pour laquelle le Saint-Esprit n'a pas oublié de préciser : "de ceux
qui sont appelés selon son dessein" (v. D).

Et là..., en tant qu'enfants de Dieu rachetés par le précieux sang de son Fils, il ne
fait aucun doute que nous sommes appelés..., que TU es appelé !

Alors, restons dans la foi et ... :

... si nous espérons ce que nous ne voyons pas (encore), nous l'attendons avec
persévérance. Romains 8:25

Nous l'attendons même si les croyants de notre époque se détournent de nous !

Les richesses assemblent beaucoup d'amis ; mais celui qui est pauvre, est
abandonné de son ami. Proverbes 19:4 (v. D. M)
Tous les frères du pauvre le haïssent ; Combien plus ses amis s'éloignent-ils de
lui ! Il leur adresse des paroles suppliantes, mais ils disparaissent. Proverbes 19:7
(v. L. S)

***

Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec
vérité. 1 Jean 3: 18 (v. L. S)

J-M Ravé 8 septembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(22) (Kaph) - Ps. 119: 81-88

22 - (2) De tribulations en tribulations

Nous avions terminé le message de la semaine passée par deux questions prises
dans le Psaume 119, deux questions que connaissent bien ceux qui passent par
des moments difficiles, deux questions dont les réponses n'appartiennent qu'à
Dieu puisque c'est à lui qu'elles ont été posées :

Quand me consoleras-tu ? (v. 82)


Quel est le nombre des jours de ton serviteur ? (v. 84)

Sachant que le chrétien - celui qui a accepté Jésus comme Sauveur ET


SEIGNEUR de sa vie - est appelé à avoir des tribulations selon les
avertissements même du Fils de Dieu ("Vous aurez des tribulations dans le
monde..." - Jean 16: 33), ce chrétien pourrait trouver le temps de l'épreuve
interminable et, à son tour, s'étonner du silence de son Père céleste.

Sachant que Dieu ne fait pas d'erreur, il nous faut donc prendre notre "mal" en
patience, un "mal" nécessaire, indispensable selon les Écritures, un "mal" qui
peut avoir des conséquences visibles dans notre vie, mais un "mal" qui finira par
tourner à notre avantage (Romains 8: 28) !

... quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de
temps par diverses épreuves... 1 Pierre 1: 6 (v. L. S)

.... c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le royaume de
Dieu. Actes 14: 22 (v. L. S)

L'épreuve programmée par le Seigneur pour affermir notre foi, pour la purifier (1
Pierre 1: 7), est donc indispensable ! Ainsi ne soyons pas surpris si nous sommes
malmenés durant notre pèlerinage, mais soyons plutôt étonnés si nous n'avons
pas part à "l'éducation" au travers des tribulations qui peuvent nous causer bien
des tourments et des interrogations.
Si nous n'avons plus besoin de nous poser la question de savoir pourquoi il nous
arrive des choses fâcheuses - nous venons de voir que c'est une obligation - par
contre, comme le Psalmiste, nous pouvons soupirer après la délivrance, après
une réponse de notre Père céleste.
Il va de soi que nous soupirerons d'autant plus que la durée de l'épreuve se
prolongera dans le temps et que Dieu restera silencieux... en apparence !

S'il ne nous répond pas tout de suite, c'est parce qu'il est un Dieu sage ! Un Dieu
qui nous connaît et qui sait que, s'il nous donnait quelques indications, nous
pourrions tomber dans le découragement en apprenant, par exemple, que le
temps d'épreuves ne fait que commencer !

"À chaque jour suffit sa peine !" (Matthieu 6: 34) "Pourquoi s'inquiéter du
lendemain" pouvait dire le Seigneur Jésus !
C'est aujourd'hui qu'il faut être fidèle !
C'est aujourd'hui qu'il faut tenir !
C'est aujourd'hui que le Psalmiste vit sa vie et dépeint son présent : aussi bien sa
marche difficile que son attachement à la Parole de Dieu.

Sans cet attachement à ce que Dieu a promis, les non-réponses du Seigneur


deviendraient vite un motif de découragement que l'ennemi de nos âmes pourrait
utiliser contre nous.
Ces non-réponses n'en n'ont-elles pas découragé plusieurs quand ils regardaient à
eux-mêmes au lieu d'élever leurs yeux vers Celui dont " la justice et l'équité sont
la base de son trône " (Psaume 89: 14) ?

Découragé peut-être... mais non désespéré !


Non désespéré parce que l'homme de foi sait qu'il y a quelqu'un dans le Ciel qui
n'est pas indifférent à sa situation, quelqu'un qui est attentif à ses cris, quelqu'un
qui compte les pas de notre vie, qui enregistre nos larmes (Psaume 56: 8).

Non désespéré, mais quand même impatient chaque fois qu'il regarde sa vie,
qu'il en mesure sa fragilité. Il sait que ses jours s'enfuient plus vite que ne va la
navette du tisserand (Job 7: 6), de ce fait, il s'interroge...

(Je m'interroge, tu t'interroges, nous nous interrogeons... un exercice de


conjugaison qui se pratique au présent quand il faut apprendre à vivre dans
l'humiliation comme l'apôtre Paul a dû l'apprendre et que les leçons semblent
interminables. "Je (Paul) sais vivre dans l'humiliation" - Philippiens 4: 12 )

Quant au Psalmiste !... Il s'interroge afin de savoir s'il pourra revoir le bonheur
ici-bas, s'il pourra retrouver une vie qui soit un peu plus paisible : "rends-moi la
vie" demandera-t-il 7 fois tout au long du Psaume 119.

Notons que chacune de ses demandes a été faite en s'appuyant sur les paroles, les
jugements, la bonté de Dieu et non en mettant en avant ses difficultés, ses
épreuves, ou les persécutions qu'il devait subir injustement.

Rends-moi la vie...

... selon ta parole, selon ta bonté, selon ta parole, selon ton jugement, selon ta
promesse, selon tes jugements, selon ta bonté (v. 25 ; 88 ; 107 ; 149 ; 154 ; 156 ;
159)...

Il y a donc des promesses qui, si elles sont saisies, vont nous maintenir dans la
foi et nous permettre de vivre la "peine" du jour sans murmurer contre Dieu.
Elles nous permettront de nous réjouir de la délivrance à venir, du bonheur
promis à ceux qui auront marché en vainqueur de la même façon que nous
pouvons déjà nous réjouir du Ciel, de la place qui nous a été préparée alors que,
là aussi, nous n'avons QUE la promesse de Dieu, que sa Parole comme
preuve !

Le Royaume de Dieu est une PROMESSE que nous ne pouvons pas toucher ni
voir, mais dont nous pouvons déjà bénéficier par la présence du Seigneur Jésus
dans nos coeurs.
De la même façon les différentes promesses liées à notre marche par la foi
doivent s'accepter comme la précédente, y compris dans l'épreuve.
C'est cette acceptation qui nous permettra d'en ressentir le parfum par la paix
dans notre coeur en dépit de l'épreuve, avant d'en goûter le fruit au travers de la
concrétisation de ce que Dieu a dit.

Jésus lui dit (me dit, te dit, nous dit) : Ne t'ai-je pas (déjà) dit que, si tu crois,
tu verras la gloire de Dieu ? Jean 11: 40 (v. L. S)

Pour revenir au Psaume 119, notons encore que plus le temps passe, plus ses
demandes se rapprocheront les unes des autres. (v. 25 ; 88 ; 107 ; 149 ; 154 ;
156 ; 159)
Nos prières ne se font-elles pas plus pressantes au fur et à mesure que le temps
s'écoule ? Notre impatience ne grandit-elle pas ? À moins que..., lassés
d'attendre, certains d'entre nous se détournent de celui qui a tout pouvoir dans le
ciel et sur la terre !

Courage ! Persévère ! semble nous dire le Psalmiste, cet homme qui ne cesse
d'interpeller le Seigneur pour être secouru comme nous pourrions le faire. Son
espérance ne faiblit pas même si ses appels se font plus pressants (v. 84b).

Quand feras-tu justice de ceux qui me persécutent ?


Quand exécuteras-tu le jugement contre ceux qui me persécutent ? (v. D)

Si jusqu'à présent nous avons pu suivre l'auteur du psaume 119 et nous


approprier la plupart de ses paroles, nous nous écarterons momentanément de la
pensée de cet homme de l'Ancien Testament pour la transcrire selon la vue du
Nouveau Testament.

En effet, alors que nous avons bénéficié de la Grâce, il ne serait pas convenable
d'exclure de cette Grâce ceux qui, actuellement, marchent dans les ténèbres
comme nous y avons marché autrefois.

Autrefois ennemis de Dieu en raison de nos péchés, comme ils le sont


actuellement pour la même raison, nous savons que "le châtiment qui nous
donne la paix est tombé sur lui (Jésus)", et qu'"à tous ceux qui l'ont reçue (La
parole de Dieu, Jésus), à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de
devenir enfants de Dieu... " ( Esaïe 53: 5; Jean 1:12).

La demande du Psalmiste devient donc incompatible avec la foi chrétienne que


nous devons professer, incompatible en ce qui concerne notre attitude vis-à-vis
de notre prochain que nous devons aimer en dépit de tout ce qu'il pourra
entreprendre contre nous.

Moi (Jésus), je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous
maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous
maltraitent et qui vous persécutent, Matthieu 5: 44 (v. L. S)
... aimez vos ennemis .... et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les
ingrats et pour les méchants... Luc 6: 35 (v. L. S)

Seuls ceux et celles qui ont vécu la persécution sont à même de comprendre
l'impossibilité qu'il y a à mettre en pratique les commandements du Fils de Dieu
tant que nos pensées ne seront pas "amenées captives à l'obéissance de Christ" (2
Corinthiens 10: 5).

C'est un défi que Dieu nous lance ! Le défi de lui amener nos pensées mauvaises,
de les lui abandonner pour être délivrés de toute rancune ou rancoeur afin que
son amour remplisse nos coeurs.

Est-ce à dire que la justice de Dieu devient inopérante durant le temps de la


grâce ?
Absolument pas ! Dieu est aussi juste dans l'Ancien Testament que dans le
Nouveau Testament, aussi patient dans l'Ancien Testament que dans le Nouveau
Testament, ni plus ni moins !

... la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la


construction de l'arche... 1 Pierre 3: 20 (v. L. S)

Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme


quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas
qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. 2 Pierre 3: 9
(v. L. S)

L'impatience de notre Psalmiste, ses demandes réitérées, n'ont servi à rien ! Elles
n'ont pu rompre le silence que Dieu s'était imposé. Un silence qui, comme au
temps de Noé, lui permit d'exercer sa patience afin que les persécuteurs de notre
Psalmiste ne puissent pas reprocher à l'Éternel sa promptitude à exécuter un
jugement.

Dans tous les cas, la patience divine n'exclut pas la justice, ni la juste
condamnation en cas d'endurcissement !
Le jugement est simplement différé si le coupable ne veut pas se mettre au
bénéfice de l'oeuvre de la Croix pour échapper à la condamnation et changer de
vie.
Serons-nous des instruments entre les mains du Seigneur pour favoriser ce
retournement de situation ou serons-nous de ceux qui mettent de l'huile sur le
feu ?
Bien sûr il n'est pas question de faire des compromis pour que les relations avec
nos persécuteurs se détendent, mais bien de prier afin qu'eux aussi passent des
ténèbres à la Lumière.
Sans doute sera-t-il difficile de faire du bien à ceux qui nous haïssent,
simplement parce que les occasions ne se présenteront pas facilement ! Mais, si
le coeur est bien disposé, il émanera de notre personne une compassion que nos
ennemis seront à même de ressentir, une compassion qui nous rendra capables de
dire que nous préférons notre place à la leur :

Plaise à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m'écoutent
aujourd'hui, vous deveniez tels que je suis, à l'exception de ces liens... Actes 26:
29.

Aimez vos ennemis, bénissez, faites du bien, priez... (Matthieu 5: 44)


Avec un tel programme, il est clair que nous ne pouvons pas adhérer à la pensée
de l'auteur du Psaume 119 lorsqu'il laisse entendre que les persécuteurs doivent
recevoir la monnaie de leur pièce !
Néanmoins, au travers de sa demande, il y a une vérité que le Nouveau
Testament ne cache pas à l'égard des "méchants" qui ne veulent pas changer, une
vérité mise en parallèle avec les souffrances qu'ils nous infligent.

... nous-mêmes nous nous glorifions de vous dans les Églises de Dieu, à cause de
votre patience et de votre foi dans toutes vos persécutions, et dans les afflictions
que vous soutenez ; Qui sont une manifeste démonstration du juste jugement de
Dieu ; afin que vous soyez estimés dignes du Royaume de Dieu, pour lequel
aussi vous souffrez.

Puisque c'est une chose juste devant Dieu, qu'il rende l'affliction à ceux qui
vous affligent ... 2 Thessaloniciens 1: 4-6 (v. D. M)

D'un côté, notre fidélité au Seigneur dans la persécution et les afflictions ne


passe pas inaperçue dans le corps de Christ. Elle nous assure, conformément à ce
que dit l'Écriture, que cette oeuvre nous rendra digne de vivre dans la présence
de Dieu.

D'un autre côté, elle nous garantit que la justice de Dieu s'exercera tôt ou tard
contre les rebelles qui restent rebelles. C'est le Seigneur lui-même qui tirera
vengeance du mal qu'on lui aura fait au travers de ses enfants.
N'oublions pas que lorsque Saul de Tarse persécutait les chrétiens, il fut arrêté
sur la route de Damas par le Seigneur Jésus qui se présenta comme étant celui
qui était persécuté : "Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?" (Actes 26: 13-16)

Par la suite nous verrons ce persécuteur devenir l'apôtre Paul, un apôtre qui
devra apprendre à souffrir pour son Maître (Actes 9: 16), au point de ne plus
faire cas de sa vie (Actes 20: 24). Cette dernière attitude ne l'a jamais empêché
de reconnaître les faits et d'appeler les persécutions qu'il vivait par leur nom,
voire de citer les personnes qui lui ont fait du mal, par exemple : "Alexandre, le
forgeron, m'a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses oeuvres." (2
Timothée 4: 14)

Ainsi donc si le Nouveau Testament ne cache pas que les méchants auront leur
rétribution, si dans le ciel même on "s'impatiente" pour que la justice soit
rendue : "Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer
vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ?" (Apocalypse 6: 10), ne
soyons pas surpris lorsque nous découvrons en nous de semblables sentiments.
Simplement ne nous laissons pas dominer par eux, car la vengeance ne nous
appartient pas, elle appartient à quelqu'un d'autre !

Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il
est écrit : À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.
Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire ; car
en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.
Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.
Romains 12: 19-21 (v. L. S)

Par ce texte, nous pouvons revenir au côté du Psalmiste et relever qu'il n'a point
exercé lui-même la vengeance, mais qu'il s'attend à l'Éternel pour que la justice
divine s'accomplisse en sa faveur : "Quand feras-tu justice de ceux qui me
persécutent ?" (v. 84)

Ton attente est peut-être la même ? Notre attente est peut-être la même ?
Qu'elle ne soit pas le fruit d'une amertume qui cache un désir de vengeance, mais
au contraire, qu'elle soit semblable à celle de l'apôtre Paul lorsqu'il tira une
conclusion biblique d'une situation qui ne lui était pas favorable ! Point de haine
dans son coeur, point de désespoir, mais l'attente de ce que Dieu rendra à chacun
selon ses oeuvres !

Il rend à l'homme selon ses oeuvres, Il rétribue chacun selon ses voies. Job 34:
11

Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura


semé, il le moissonnera aussi. Galates 6: 7 (v. L. S)

Puisque le Seigneur s'engage à ce que chacun moissonne ce qu'il aura semé,


sachons désherber le champ de notre coeur afin qu'il ne s'y trouve plus de racine
d'amertume.

C'est ainsi, que nous ne nous priverons point de la grâce de Dieu, une grâce qui
est aussi proposée à nos ennemis, ne l'oublions pas, même si nous continuons à
nous interroger :

Jusques à quand, Éternel! m'oublieras-tu sans cesse? Jusques à quand me


cacheras-tu ta face?
Jusques à quand aurai-je des soucis dans mon âme, et chaque jour des chagrins
dans mon coeur ? Jusques à quand mon ennemi s'élèvera-t-il contre moi ?
Psaume 13: 2 (v. L. S)

***

Trop souvent je murmure


Quand la route est obscure
Oh ! ma foi faiblira.
Et pourtant la promesse
Est là pour ma faiblesse
L'Éternel pourvoira !

Je ne veux plus me plaindre,


Je ne veux plus rien craindre,
Car pour moi Dieu sera.
En avant et courage !
Jusqu'au bout du voyage
L'Éternel pourvoira !
Et la mer mugissante,
Soudain obéissante,
Sous mes pas s'ouvrira.
Plus le danger menace,
Plus puissante est la grâce
L'Éternel pourvoira !

Poème tiré de la brochure : La souffrance (Frank Thomas)

J-M Ravé 15 septembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(23) (Kaph) - Ps. 119: 81-88

23 - (3) Du Psalmiste à l'apôtre Paul et de Paul à nous: même


chemin, même pensée?

Ils ont failli me terrasser et m'anéantir ; Et moi, je n'abandonne point tes


ordonnances. Psaume 119: 87 (v. L. S)

Car tout bien compté, j'estime que les souffrances du temps présent ne sont point
comparables à la gloire à venir qui doit être révélée en nous. Romains 8: 18 (v.
D. M)

Deux époques... deux hommes de foi ! Un sous la Loi (de Moïse), l'autre sous la
même Loi puis sous la grâce !
Pour nous permettre des comparaisons, nous ajouterons à ces deux époques la
nôtre ! Celle où nous bénéficions de la grâce de Dieu sans être sous la loi
mosaïque.

Entre ces trois époques, entre ces trois personnes (la troisième, c'est toi, c'est
moi...), il y a un fil conducteur, toujours le même, qui sert de guide pour mener
l'humanité vers le véritable bonheur.
Depuis toujours, c'est le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob qui s'est manifesté
aux hommes. Il l'a fait afin de les engager à suivre le chemin qui conduit à la Vie
éternelle, un chemin entrecoupé d'épreuves, de luttes.

Aujourd'hui, notre Dieu est le même Dieu, aussi saint, aussi juste qu'auparavant,
qu'au temps de la Loi. Le péché qu'il condamnait autrefois est toujours
condamné aujourd'hui, la grâce n'ayant jamais atténué l'horreur du péché ni
amenuisé les conséquences qu'il y a à le pratiquer.
Qu'on se le dise et qu'on s'examine afin de savoir si nous sommes bien dans la
foi et dans la crainte de l'Éternel !

Si Dieu n'a pas changé, le comportement de ses ennemis est aussi demeuré le
même. Ils cherchent toujours à tourmenter ceux que le Seigneur appelle "ses
enfants" ou "son peuple", persécutant encore aujourd'hui les fidèles qui veulent
rester attachés à Celui qui leur a préparé une place dans son royaume éternel.
De tout temps la foi a été éprouvée ! Il n'y a donc aucune raison pour que nous
échappions à ce test destiné à révéler sa qualité ou ses points faibles.

L'auteur du Psaume 119 nous dépeint aujourd'hui une situation dramatique qui
aurait pu mal se terminer puisqu'il reconnaît qu'il s'en est fallu de peu qu'il soit
anéanti "Encore un peu, ils m'auraient fait disparaître du pays !" (v. 87- Bible
annotée). Une situation éprouvante qui a cependant mis en valeur son
attachement à l'Éternel, et la richesse de sa foi en Celui qui a fait des promesses,
en Celui qui ne peut mentir !

L'apôtre Paul, à son tour (autre personne, autre époque), a su nous rappeler les
expériences difficiles, les épreuves par lesquelles il a dû passer, ayant même été
laissé pour mort par ses adversaires (Lire la liste de ses tribulations dans 2
Corinthiens 11-23 à 28).

L'un comme l'autre sont restés fidèles ! Ils n'ont pas décroché de la foi ! Tout
comme Daniel et ses compagnons, ils n'ont pas regardé aux conséquences de
leur engagement, allant même jusqu'à refuser de suivre des lois humaines "anti-
bibliques" (Daniel et ses compagnons - Daniel chap. 3).
Autre époque, mais même combat, même épreuve de la foi !

De la même façon, dans ce 21e siècle, nous sommes invités à rester fidèles
quoiqu'il puisse nous en coûter, étant aussi appelés à souffrir pour Christ et à
souffrir à cause de Christ en raison de notre appartenance à son corps (l'Église).
- Autre époque, mais même combat, même épreuve de la foi !

... afin que personne ne fût ébranlé au milieu des tribulations présentes ; car
vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela. 1 Thessaloniciens
3: 3 (v. L. S)

Afin que nul ne soit troublé dans ces afflictions... (v. D. M)

Donc, après le Psalmiste, après l'apôtre Paul qui ont été des modèles quant à la
foi, c'est à notre tour d'être malmenés comme ils l'ont été. Nous le serons d'autant
plus que nous suivrons les commandements de notre Sauveur et que nous
inviterons nos contemporains à faire de même.
Il n'y a pas de dérogations : " Le serviteur n'est pas plus grand que son maître
(Jésus). S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront..." ( Jean 15:20)
Une question :
Avons-nous signé un armistice avec le prince des ténèbres en acceptant des
dérogations à notre engagement avec Dieu afin de vivre plus ou moins
tranquillement ?

Peut-être l'avons-nous fait, sans trop nous en rendre compte, chaque fois que
nous avons accepté des concessions ou que nous avons été négligents
(volontairement) dans le service que le Seigneur attend de ses enfants.

Quoiqu'il en soit, Dieu n'a pas signé de trêve, de cessez-le-feu avec Satan ! Il
n'en signera jamais car il lui est impossible de se soumettre au père du mensonge
et d'accepter la moindre de ses suggestions !
Il nous rappelle qu'il n'y a qu'un seul chemin qui conduise à la Vie éternelle. Ce
chemin est un chemin d'obéissance dont les "je pense que..." ne sauraient, en
aucun cas, affaiblir la Parole de Dieu et amoindrir ses exigences !

Mes "je pense que..." (les miens) ne pourront jamais remplacer le "il est écrit", ni
fournir la moindre excuse valable pour me disculper aux yeux de Dieu d'une
conduite qui ne cadrerait plus avec SA Parole.

Mes "je pense que...", lorsqu'ils s'opposent aux commandements de Dieu, sont la
preuve que je suis en danger et que, si je persiste à les faire valoir, je vais me
retrouver en dehors du chemin étroit, un chemin balisé par la Parole de Dieu, un
chemin où, comme Jésus, je dois apprendre à faire la volonté du Père céleste et
non la mienne !

C'est d'ailleurs à cause de cette Parole, à cause de la foi dans la sainte Écriture et
d'une crainte respectueuse de Dieu qu'il est possible d'être soutenu dans les
moments difficiles.
Le Psalmiste, l'apôtre Paul et bien d'autres, nous ont démontré que, quoiqu'il
arrive, il est possible de rester attaché au Seigneur et à ses commandements.

Nombreux sont ceux qui sont déjà morts (quoique vivants) pour avoir négligé
le pain de vie, la communion fraternelle, mais qui peuvent encore être mis au
bénéfice d'une "résurrection" s'ils reviennent de tout leur coeur au Sauveur et
Seigneur ! Il n'y rien de plus terrible que d'être mort spirituellement et de ne pas
s'en rendre compte ! Peut-être es-tu mort ou en passe de l'être ?

Je (Jésus) connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es
mort.... Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi.
Apocalypse 3: 1 & 3 (v. L. S)

Nombreux sont ceux qui sont en train de mourir en raison de leur manque de
fidélité, ceux qui se sont éloignés petit à petit de la source d'eau vive ! Si nous en
côtoyons, sachons prendre au vol les paroles de notre bien-aimé Seigneur :

Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir... Apocalypse 3: 2 (v. L.
S)

Nombreux sont ceux qui sont morts à cause de leur foi, nous ne l'ignorons
pas ! Ils ont donné, ils ont abandonné leur vie pour ne pas abandonner leur
Seigneur ! Mourir à soi-même, c'est déjà mourir à cause de notre foi !

Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.... Celui qui


vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort. Apocalypse 2: 10 - 11 (v. L. S)

Si l'apôtre Paul pouvait affirmer que "la couronne de justice" lui était réservée (2
Timothée 4: 8) parce qu'il avait combattu le bon combat en restant fidèle en dépit
de tout ce qu'il a dû souffrir à cause du Seigneur, nous pouvons fort bien penser
que le Psalmiste sera aussi récompensé pour avoir soutenu le même combat sans
décrocher de la foi qu'il avait placé en Dieu quoi qu'il eut, lui aussi, à souffrir de
son engagement (v. 87).

Ils ont failli me terrasser et m'anéantir ;


Et moi, je n'abandonne point tes ordonnances.

Ce verset nous montre que, lorsque la foi est ancrée VÉRITABLEMENT dans
un coeur, rien ne peut l'en arracher !
Jusqu'aux portes de la mort, sans doute ! Mais aussi jusqu'à la porte du Royaume
de Dieu qui ne manquera pas de s'ouvrir pour les fidèles serviteurs et servantes !

Cet homme extraordinaire (le Psalmiste), en raison de sa fidélité à Dieu dans


l'adversité, annonce par sa conduite, une des plus grandes vérités du Nouveau
Testament, une vérité qu'il a vécue et qui lui permettrait de joindre sa voix à celle
de l'apôtre Paul pour nous rappeler :
Qui nous séparera de l'amour de Christ ?
Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité,
ou le péril, ou l'épée ? Romains 8: 35 (v. L. S)

Sept calamités qui ne devraient pas nous séparer de l'amour que nous avons pour
Christ ! Sept épreuves qui, au fil des siècles, ont éprouvé tout ou partie de la
chrétienté.
Sept épreuves qui, aujourd'hui encore, à différents niveaux et selon les régions,
sont en activité pour tester si la foi qui est professée est bien la foi véritable,
celle reconnue par Dieu !

Peut-être passes-tu par un chemin difficile marqué par un des éléments que
l'apôtre a cités ?
Peut-être désespères-tu de sortir de l'impasse dans laquelle tu te trouves ?
Peut-être as-tu le sentiment que, plus tu pries, plus tu t'accroches au Seigneur,
plus tu te sens seul ?

Le Psalmiste et Paul sont passés par là. Ils ont démontré qu'il est possible de
rester fidèle quoique la pression se fasse toujours plus forte, quoique l'ennemi
redouble de force et de méchanceté, quoique Dieu demeure silencieux :

... je n'abandonne point tes ordonnances. (v. 87)

Telle est la décision des hommes et des femmes qui ont reconnu en Dieu le
rémunérateur de la foi ! (Hébreux 11: 6)

J'ai (Paul) combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. 2
Timothée 4: 7 (v. L. S ; D ; Bible annotée ; Ostervald)

- ils ont gardé ta parole. Jean 17: 6 (v. L. S)

- ... je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en
Jésus-Christ. Philippiens 3: 14 (v. L. S)

- ... courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte... Hébreux
12: 1 (v. L. S)
Tant d'exhortations, tant d'encouragements à rester vigilants qui montrent bien
que le salut offert gratuitement doit être entretenu continuellement afin de ne pas
en perdre le bénéfice par une conduite qui serait en opposition avec la Parole de
Dieu !

Des hommes et des femmes, tout au long des siècles, sous la Loi de Moïse ou
sous la grâce, ont été confrontés à la puissance de l'ennemi de nos âmes, une
puissance qui peut s'exercer pour faire souffrir physiquement ou moralement
ceux qui sont en route vers la Cité céleste.
.... nous (Paul et ses compagnons) avons été chargés excessivement au-delà de
ce que nous pouvions porter ; tellement que nous avions perdu l'espérance de
conserver notre vie. 2 Corinthiens 1: 8 (v. D)

Encore un peu, ils m'auraient fait disparaître du pays ! (le Psalmiste) (v. 87-
Bible annotée)

Connaissant la suite de la vie de ces deux personnes, nous savons que l'épreuve
de leur foi n'a pas été vaine. Tout deux ont marché en vainqueur et ont été
victorieux parce que l'un et l'autre n'ont point abandonné les ordonnances
de l'Éternel (Psaume 119: 87).

Si le Psalmiste n'a pas "disparu du pays" comme le désiraient ses ennemis, par
contre...
... il y en a beaucoup qui ont disparu du paysage chrétien selon la volonté du
même ennemi !

Sont-ils morts pour avoir combattu le bon combat, sont-ils morts pour être
passés par " la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la
nudité, ou le péril, ou l'épée ?" (Romains 8: 35)

Non ! Ils ont disparu de ce paysage parce qu'ils ont préféré le monde, les choses
de ce monde, les plaisirs qu'il offrait plutôt que Dieu, plutôt que sa Parole !
Ce fut ce choix-là qui les a vaincus !

Mais où commence le monde ?


À partir de quel moment puis-je me considérer comme étranger à
l'entourage de Christ ?

Jésus nous répond lui-même :


Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui
qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi. Matthieu 10: 37
(v. L. S)

Si les personnes qui nous sont les plus chères doivent passer au second plan, il
est compréhensible que toute autre activité ne saurait prendre la place du
Seigneur.

Ainsi donc le monde pourrait bien commencer là où se termine ma liberté de


suivre Christ, de faire sa volonté.
Toutes nos activités légitimes deviennent illégitimes lorsqu'elles prennent la
place qui incombe à celui qui doit être servi en premier ! "Messire Dieu, premier
servi" ! Quelles sont mes priorités?

Que ceux qui ont disparu du paysage chrétien puissent donc se ressaisir si
l'occasion leur est encore donnée et s'ils sont toujours capables d'entendre la voix
du bon berger qui appelle ses brebis égarées. Son désir est qu'elles rejoignent le
troupeau de son pâturage pour qu'elles soient gardées de l'heure de la tentation
qui va venir sur le monde pour éprouver TOUS les habitants de la Terre
(Apocalypse 3: 10).

"Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde", faisait remarquer Jean dans son
épître (1 Jean 5: 4), mais lorsque c'est le monde qui triomphe de l'enfant de Dieu,
cet enfant de Dieu retourne à son ancien père qui, lui aussi, attendait qu'il
revienne à lui :
"Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant,
cherchant qui il dévorera" (1 Pierre 5: 8), "Revêtez-vous (donc) de toutes les
armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable."
(Éphésiens 6: 11).

Ils ont failli me terrasser et m'anéantir ;


Et moi, je n'abandonne point tes ordonnances.

Sans avoir à vivre de douloureuses expériences, nous savons tous que le prince
des ténèbres agit aujourd'hui avec subtilité. Il essaie de nous terrasser, de nous
mettre à terre en nous faisant tomber dans un sommeil spirituel ou dans un état
second qui ne nous permet plus de réaliser l'importance qu'il y a faire la volonté
de Dieu.
Sans doute avons-nous déjà subi ses assauts particuliers ?
Peut-être avons-nous été au bord de l'anéantissement suite à un manque d'intérêt
pour les choses de Dieu ?
Peut-être nous sommes-nous assoupis comme les vierges sages qui furent
réveillées au milieu de la nuit (Matthieu chap. 25) et que, revenus à notre bon
sens, nous nous sommes dégagés des pièges du diable qui désirait nous
soumettre à sa volonté (celle du diable) (d'après 2 Timothée 2: 26).

"Pour ma part, Seigneur, je te rends grâce d'avoir tout entrepris pour me


réveiller quand, il y a bien des années en arrière, tu as permis que mon véhicule
fasse 6 ou 7 tonneaux dans un ravin afin que je reprenne conscience des vérités
bibliques et que je revienne dans la maison du Père.
Merci de ce que, depuis ce temps-là, en dépit de l'adversité à laquelle j'ai été
confronté, tu as manifesté ta fidélité. Tu as toujours donné la force pour faire un
pas ! Un tout petit pas parfois, mais un pas qui m'a permis d'avancer dans le
chemin que tu as tracé pour ma vie : la "route royale" qui doit me mener, selon
ta promesse, dans la maison de ton Père.
Que tout ce que tu as fait pour moi soit aussi fait pour ceux et celles qui, sous
l'emprise de Satan, se sont laissés aller à l'insouciance, c'est ma prière au nom
de Jésus-Christ."

"Ils ont (bien) failli me terrasser et m'anéantir" (nous terrasser, nous anéantir) ces
" je pense que..." qui minimisaient la portée de la Parole de Dieu affaiblissant du
même coup mon (notre) engagement vis-à-vis du Seigneur. Ils ont failli, mais par
la grâce de Dieu nous avons pu découvrir que :

... nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.
Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les
choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la
profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu
manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. Romains 8: 37-39 (v. L. S)

Rien ne peut nous arracher des bras du Seigneur et rien ne pourra le faire !
Aucune puissance au monde n'a une force supérieure à celle de Dieu ! "L'Éternel
est le soutien de ma vie : De qui aurais-je peur ?" (Psaume 27: 1) "Tu es un asile
pour moi, tu me garantis de la détresse. " (Psaume 32: 7)
Rien si ce n'est ma volonté! Celle de me soustraire volontairement à l'étreinte de
ses bras pour en choisir d'autres !
Rien si ce n'est mon manque d'amour pour le Seigneur Jésus qui a été relégué à
la 2e, 3e place dans ma vie. Une attitude qui démontrerait le peu de cas que je
fais de SA parole : "Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui
qui m'aime", nous rappelle celui qui a donné sa vie pour que nous soyons sauvés.
(Jean 14: 21 - toutes les versions déjà citées un peu plus haut)

Le Psalmiste a prouvé son amour envers Dieu en restant attaché à sa Parole, aux
commandements de l'Éternel.
Conscient de l'importance qu'il y a agir de la sorte, il dira un peu plus tard que
sans cette fermeté, il aurait péri !

Si ta loi n'eût fait mes délices, J'eusse alors péri dans ma misère. Ps. 119: 92
(v. L. S)

Ainsi, une fois de plus, l'auteur du psaume 119 nous interpelle pour que nous
restions attachés aux enseignements que Dieu nous a laissés. Y rester attachés
malgré l'adversité, malgré la persécution et malgré les plaisirs du monde qui
n'ont pas leur pareil pour séduire ceux qui ont perdu leur premier amour.

Le Psalmiste a prouvé son amour envers Dieu, comment vais-je prouver le


mien ?
Par des oeuvres ? Non ! Le Psalmiste n'a pas agi ainsi !
Non ! Parce que ce n'est pas ce que le Seigneur Jésus a demandé !
Ma seule façon de prouver mon amour envers Dieu, c'est, dit-il, de garder ses
commandements !
La seule façon pour que l'on sache que je les possède bien, c'est de les mettre en
pratique en tout temps, quand tout va bien et quand tout va mal !

... l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses


commandements ne sont pas pénibles... 1 Jean 5: 3 (v. L. S)

Le Psalmiste l'a fait jusqu'au bout - il aurait pu perdre la vie -, il l'a fait sans rien
avoir en compensation sur le moment.
Qu'importe ! Il tient à Dieu, il sait que SA Parole est la vérité et que, quoiqu'il lui
arrive, elle (la Parole de Dieu) restera la vérité pour lui aussi !
N'a-t-il pas vécu le plus difficile, quasi jusqu'aux portes de la mort ?
S'il a pu le faire, à combien plus forte raison sommes-nous à même de résister
comme lui à toutes les tentations : Jésus a promis d'être avec nous TOUS LES
JOURS jusqu'à la fin du monde (Matthieu 28:20) !

C'est pour cela qu'aujourd'hui le Saint-Esprit nous invite toujours à combattre le


bon combat :

Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été


appelé...
1 Timothée 6: 12 (v. L. S)

Tu as été appelé à la Vie éternelle... :


Vas-tu pouvoir répondre présent afin de recevoir la couronne incorruptible
réservée à tous ceux et toutes celles qui auront aimé l'avènement du Seigneur
Jésus et qui sont dans l'attente de son retour ?

Ne réponds pas tout de suite, compte..., recompte..., pèse et soupèse puis, en


prenant considération de ce qu'il te faudra peut-être abandonner pour obtenir les
richesses célestes... compte et recompte, pèse et soupèse !
10, 20, 30, 40 ans, un peu plus peut-être à vivre dans ce monde, puis l'immensité
de l'éternité dans le Royaume de Dieu ou dans le feu éternel qui a été préparé (il
est prêt) pour le diable et pour ses anges, ses... serviteurs volontaires ou non,
mais volontaires quand même, parce qu'il faut bien servir quelqu'un et que
lorsque l'on n'est pas au service du Seigneur Jésus, on travaille contre LUI !
(Matthieu 25: 41)

Alors... tout compte fait... :

... tout bien compté, j'estime (moi aussi) que les souffrances du
temps présent ne sont point comparables à la gloire à venir qui
doit être révélée en nous. Romains 8: 18 (v. D. M)

***

Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire


éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera
lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. 1 Pierre
5: 10 (v. L. S)

J-M Ravé 22 septembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(24) (Lamed) - Ps. 119: 89-96

24 - (1) Ta parole! Pain de Vie éternel(le) qui me garantit de la


mort.

La parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous
a été annoncée par l'Évangile. 1 Pierre 1: 25 (v. L. S)

C'est avec un texte de l'apôtre Pierre que nous allons poursuivre notre méditation
du Psaume 119 en découvrant le paragraphe attribué à la lettre "Lamed".

Pourquoi commencer par un texte de l'épître de Pierre ?


Simplement pour montrer, une fois de plus, que le Nouveau Testament confirme
l'Ancien, que nous vivons sous la même autorité et que les grands principes, les
grandes lois que Dieu a établis autrefois, n'ont pas changé.

Si parfois le Seigneur Jésus a pu ajouter "Mais moi, je vous dis que" (Matthieu
5: 22, 28, 32..., ), ce ne fut JAMAIS pour amenuiser la portée de la Parole de
Dieu, l'importance des enseignements de l'Ancien Testament, mais pour les
affiner, les accentuer afin que nous comprenions bien, nous qui vivons dans les
temps de la fin, l'importance qu'il y a à sonder les Écritures afin de vivre au plus
proche de ce que notre Père céleste attend de nous.

Nous vivons dans un siècle où l'on a la manie de minimiser la portée de nos


actes, minimiser notre responsabilité, minimiser les commandements du
Seigneur alors qu'au contraire, la Parole de Dieu nous engage à prêter toujours
plus attention à notre comportement; à nous examiner afin de savoir si nous
sommes toujours dans la foi et si nos actes correspondent bien au témoignage
chrétien que nous voulons rendre, ceci en raison du retour imminent du Seigneur
Jésus qui a promis de venir chercher les siens.

... vous avez été régénérés (nous avons été régénérés), non par une semence
corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et
permanente de Dieu. 1 Pierre 1: 23 (v. L. S)

Une Parole vivante qui donne la Vie, une Parole permanente capable de
renouveler celui ou celle qui l'assimile pour sa vie : "J'ai recueilli tes paroles, et
je les ai dévorées... je les ai mangées..." (Jérémie 15: 16 ; v. L. S ;v. D).
Qu'en est-il de cette régénération aujourd'hui ? Sommes-nous toujours
bénéficiaires de l'action bienfaisante de cette Parole en vivant avec elle, en
vivant par elle, en vivant pour elle ?

Cette Parole vivante que l'apôtre met en évidence, cette Parole qui demeure
éternellement, nous place devant notre responsabilité à l'égard de Dieu comme
l'ont été toutes les personnes qui ont été confrontées à ce que Dieu a dit.

Ainsi il n'y a pas de passe-droit, pas de favoritisme ! Et si parfois on pourrait


regretter de ne point avoir vécu dans un autre siècle, à l'époque de Moïse par
exemple, de Joseph, si les "histoires" de l'Ancien Testament nous émeuvent
encore et sont souvent utilisées pour l'école du dimanche, si nous regrettons
quelque peu de n'avoir point vécu aux côtés de ces hommes de foi ou au côté du
Fils de Dieu, pensons bien que l'obéissance à la Parole de Dieu devait se
prouver aussi bien à leur époque qu'à la nôtre.

En conséquence, si tu n'es pas capable d'accepter maintenant ce que Dieu dit, si


tu refuses de mettre en pratique ce que l'Écriture demande, eh bien..., tu n'aurais
pas été capable non plus d'entrer dans le pays de la promesse, tu serais mort dans
le désert.
Quant au fait de regretter de ne pas avoir vécu au temps du Seigneur Jésus, pense
à ta conduite d'aujourd'hui et regarde si tu cherches vraiment la compagnie des
frères et soeurs de Jésus, la compagnie de ceux qui ont tout abandonné pour le
suivre.

La parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous
a été annoncée par l'Évangile. 1 Pierre 1: 25 (v. L. S)

Personnellement, je suis heureux de ce que la Parole de Dieu "demeure


éternellement". Elle est fiable parce que, même sans prendre en considération le
domaine de la foi, je suis conscient que le monde serait sens dessus dessous si
les lois établies par Dieu venaient à changer aussi souvent que changent celles
des hommes !
L'auteur du psaume 119 ne manque pas de relever que tout ce qui l'environne
fonctionne d'après des principes divins stables (v. 91)
C'est d'après tes lois que tout subsiste aujourd'hui,
Car toutes choses te sont assujetties.

La fidélité de Dieu à cet égard devrait déjà être un sujet de louanges de notre part
car nous sommes à même de voir continuellement la sagesse du Seigneur au
travers de ses oeuvres, au travers de l'équilibre de la Création ! Un équilibre
reconnu par des scientifiques qui, néanmoins, "veulent ignorer que des cieux
existèrent autrefois par la Parole de Dieu, de même qu'une terre tirée de l'eau et
formée au moyen de l'eau... " (2 Pierre 3: 5).

Sachant que tout provient de Dieu, conscient qu'il est l'auteur de toute la création
et qu'il ne violera point ses lois (Il a donné des lois, et il ne les violera point".
Psaume 148: 6), comment ne pourrais-je pas lui faire confiance pour ma vie,
puisqu'elle aussi est régie par des lois qui garantissent le bon fonctionnement de
mon organisme tant que je les respecte ?
Et que dire des lois spirituelles que je dois apprendre et mettre en pratique pour
que je sois heureux :

La loi de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; Le témoignage de l'Éternel est
véritable, il rend sage l'ignorant. Psaume 19: 7 (v. L. S)

... observe ses lois et ses commandements que je te prescris aujourd'hui, afin que
tu sois heureux, toi et tes enfants après toi... Deutéronome 4: 40 (v. L. S)

Là encore, nous ne pouvons pas l'ignorer, Ancien et Nouveau Testaments se


rencontrent pour donner le même message et nous conseiller ou nous ordonner
de mettre en pratique la Parole de Dieu (Lévitique 26: 3 - conseil ; Jacques 1: 22
- ordre).

C'est souvent le simple refus de mettre en pratique les enseignements des


Écritures, tant pour l'homme que pour l'Église, qui fait que l'engagement chrétien
n'est plus à la hauteur de ce qu'il devrait être et que l'enfant de Dieu ne bénéficie
plus de toutes les bénédictions qui découlent des divers noms de l'Éternel.

On peut bien chanter des cantiques en reprenant des textes bibliques tel que :
"Un jour dans tes parvis vaut mieux que mille ailleurs" (d'après le Psaume 84),
en réalité beaucoup ne font que chanter ou lire leur propre condamnation !
Ils se condamnent en préférant d'autres activités que les rencontres fraternelles
où ceux qui aiment la loi de Dieu se rassemblent selon l'exemple des premiers
disciples.

La semaine dernière nous avions relevé un texte de l'Apocalypse qui parlait de


ceux qui "passent pour être vivants" (Apocalypse 3:1), mais qui, en réalité, sont
considérés comme morts par le Seigneur !
Morts, parce qu'il n'y a plus rien à retirer de leur engagement avec celui qui les
avait pourtant sauvés pour servir.
Morts pour avoir abandonné leur premier amour, morts pour ne plus aimer la
Parole de leur Sauveur, morts pour ne plus la mettre en pratique.

Cette mort, le Psalmiste en est bien conscient (v. 92). Il en est d'autant plus qu'il
vient d'affirmer que la Parole de Dieu subsiste dans les cieux (v. 89) ! Elle est là-
haut inaltérable, aussi pure qu'à son origine !
Non seulement la Parole demeure éternellement, mais la fidélité du Seigneur
l'accompagne de génération en génération (v. 90) !

De génération en génération ta fidélité subsiste.

D'une génération à l'autre, Dieu est fidèle !


Cela veut donc dire que je suis dans une bonne génération !
Mon Seigneur et mon Sauveur est aussi fidèle aujourd'hui qu'il l'a été dans les
générations précédentes !
Fidèle dans son amour, fidèle dans ses jugements, fidèle dans l'application de ses
lois et... pour ce qui nous concerne :
Fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés (les transgressions à sa loi, à ses
commandements) ceux que nous confessons et que nous abandonnons (1 Jean 1:
9 ; Proverbes 28: 13).

Ainsi, je vis dans une génération où la fidélité de Dieu ne manquera pas de


se manifester dans ma vie ainsi que dans tout l'Univers, c'est SA Parole !
La simple possibilité de constater que les lois physiques qu'il a ordonnées (mises
en ordre) sont toujours efficaces fait que, quoiqu'il arrive dans ma vie, sa fidélité
à mon égard, à l'égard de l'enfant de Dieu que je suis devenu par grâce, cette
fidélité-là continuera à s'exercer en ma faveur.
Bien sûr, de nombreuses questions peuvent venir nous troubler lorsque tout
semble aller de travers dans notre vie et que les légères afflictions (2 Corinthiens
4: 17), les épreuves obligatoires nous attristent et nous pèsent lorsqu'elles se
prolongent indéfiniment.
C'est oublier alors que : "toutes choses travaillent ensemble POUR LE BIEN de
ceux qui aiment Dieu" (Romains 8: 28) et que si ce travail se prolonge autant
c'est que Dieu veut faire un chef d'oeuvre de notre vie (Moïse, 40 ans dans le
désert) et non un gadget inutile incapable de résister après la première utilisation.

D'autres questions peuvent encore se poser en constatant que la nature semble


devenir un peu folle en ne respectant plus l'ordre établi lorsque divers
cataclysmes viennent meurtrir la Terre et ceux qui l'habitent.

"Tu as fondé la terre, et elle demeure ferme."

Voilà ce que nous disait l'auteur du Psaume 119 (v.90), appuyant ainsi la Parole
que l'Éternel donna à Noé et à ses fils : "Tant que la terre subsistera, les semailles
et la moisson, le froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront
point" (Genèse 8: 22).

En considérant ces paroles provenant de Celui qui ne peut mentir, nous sommes
en droit de nous interroger et même de lui demander pourquoi il y a toujours
plus de "ratés" dans le déroulement des saisons comme si la Terre ou l'Univers se
fatiguait, comme si quelque chose se déréglait.
N'a-t-il pas promis de ne point changer ses lois (Psaume 148: 6) ? Alors
comment se fait-il que même la nature semble être détraquée ?

Croyant de tout mon coeur que la Parole de Dieu demeure éternellement, je dois
donc chercher une explication dans les Saintes Écritures pour comprendre
pourquoi cette Terre devient de moins en moins ferme contrairement à ce que dit
le Psalmiste.
C'est par la bouche d'Esaïe que nous viendra la réponse, une réponse qui prépare
la Parole prophétique donnée à Noé : "Tant que la terre subsistera" une pensée
qui limite la durée de l'existence de notre Planète et qui, pour les connaisseurs de
la Parole de Dieu, nous ramène encore dans le Nouveau Testament où l'apôtre
Pierre met en parallèle deux époques de notre terre :

- Celle de Noé : " ... le monde d'alors périt, submergé par l'eau..." 2 Pierre 3: 5
- Celle de la fin des temps : "... les cieux et la terre d'à présent sont gardés et
réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies.
" 2 Pierre 3: 7

Notons qu'entre ces deux actions, il y a la Parole de Dieu qui les lie et qui les a
programmées en raison de la méchanceté des hommes.

... le monde d'alors périt, submergé par l'eau, tandis que, par la même parole,
les cieux et la terre d'à présent sont gardés et réservés pour le feu... (v. L. S)

Jugements terribles dont les conséquences sont éternelles pour les hommes (et
les femmes) impies qui n'ont JAMAIS voulu se repentir de leurs mauvaises
actions en dépit des divers appels d'hommes de Dieu qui les ont toujours invités
à venir ou à revenir à Dieu. Par leur entêtement à suivre leurs propres voies, les
rebelles ont signé leur propre condamnation et ont contraint le Seigneur à agir
selon sa justice n'ayant pas voulu de son amour !

Dieu est juste ! Si tu ne l'aimes pas, si tu n'apprécies pas sa compagnie au travers


des frères et soeurs dans la foi, si tu préfères vivre loin du corps de Christ (les
églises se vident de plus en plus), il respectera ta volonté et accédera à tes désirs
terrestres en permettant que tu passes l'éternité aussi près de lui que tu as voulu
l'être ici-bas..., c'est-à-dire loin de la maison de Dieu !

Si nous avons le privilège de voir les nuages s'amonceler sur la Terre, de voir la
nature perdre la tête, ne cherchons des explications scientifiques, mais croyons
plutôt ce que Dieu nous a dit par la bouche de son prophète Esaïe :

La terre chancelle comme un homme ivre, Elle vacille comme une cabane ; Son
péché pèse sur elle, Elle tombe, et ne se relève plus. Esaïe 24: 20 (v. L. S)

Le péché ! Voilà le mot-clé, voilà la conséquence de toute vie qui se dégrade, vie
végétale, vie animale et vie spirituelle.
Et ce péché, ce n'est pas n'importe lequel ! C'est le seul qui a entraîné l'humanité
toute entière dans la mort : la désobéissance à la Parole de Dieu !

Revenons dans le jardin d'Éden, à l'instant où Eve et Adam mangèrent du fruit


défendu ! Ce n'était pas un fruit toxique, il ne portait en lui rien qui puisse
donner la mort, aucune convulsion ne les a saisis suite à l'absorption de ce fruit.
Mais l'acte en lui-même démontra qu'ils résistèrent à Dieu, qu'ils s'opposèrent à
SA parole pour faire leur volonté, une volonté qui fut altérée par la suggestion du
serpent ancien, le diable !
La désobéissance venait de faire ses premières victimes dans le genre humain.
C'est ainsi que nos premiers parents allaient transmettre à leurs enfants les
conséquences néfastes de leur expérience. À leur tour ces enfants allaient
s'enfoncer encore plus loin dans les ténèbres, plus profondément dans la voie du
mal montrant désormais qu'il est plus facile de désobéir que d'obéir !
Pour obéir à la Parole de Dieu, il faut lutter, combattre, résister, se faire violence.
Pour désobéir ... pas besoin d'explication, c'est devenu tellement naturel depuis
Adam et Eve!

Le péché ! C'est toujours lui qui vient couper la communion d'avec le Seigneur,
toujours lui qui pousse l'homme à se cacher de Dieu, à fuir sa présence !
Toujours le prince des ténèbres qui manigance dans l'ombre des traquenards pour
nous éloigner de notre Sauveur, pour nous faire tomber et nous perdre.
"Où es-tu ?" ne cesse de demander le Seigneur à ceux et celles qui ne sont pas à
la place où il s'attend à les trouver.
Où suis-je aujourd'hui ? À quoi, à qui mon coeur est-il attaché ?

Suis-je tombé entre les mains de l'adversaire qui me manipule selon son bon
plaisir ou, au contraire, suis-je accroché à la Parole de Dieu au point que rien ne
pourra m'empêcher de la suivre, de la mettre en pratique ?

Sommes-nous conscients que plus la "Terre souffre les douleurs de


l'enfantement" (Romains 8: 22), plus elle souffre d'être libérée du péché des
hommes, plus nous devrions soupirer après le retour du Seigneur pour ne plus
être les témoins de la progression du mal ?

Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les
douleurs de l'enfantement.
Et ce n'est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de
l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la
rédemption de notre corps (la délivrance de notre corps. v. D). Romains 8: 22-23
(v. L. S)

Loin de vouloir être alarmiste, loin de vouloir peindre le diable sur la muraille, je
ne puis que m'appuyer sur ce que disent les Écritures et faire tous mes efforts
(toujours selon l'apôtre Pierre), faire tous mes efforts pour joindre à ma foi toute
une panoplie de comportements qui ne me laisseront point oisif ni stérile quant à
ma connaissance de Jésus-Christ (Lire 2 Pierre 1: 3-10) et qui démontreront que
je suis bien un enfant de Dieu, un témoin, un ambassadeur de Christ !

Mais celui en qui ces choses ne se trouvent point (celles que Pierre a citées
dans les versets précédents), est aveugle, et ne voit point de loin, ayant oublié
la purification de ses anciens péchés. 2 Pierre 1: 9 (v. D. M)

Avoir oublié la purification de ses anciens péchés, c'est ne plus avoir conscience
de la valeur du sacrifice de Jésus qui s'est donné pour que nous soyons sauvés !

Ces "choses" dont nous parle l'apôtre, ou du moins une partie de ces "choses"
devait, à coup sûr, être des éléments visibles dans la vie de l'auteur du Psaume
119.
Comment aurait-il pu rester debout, résister à l'adversaire, s'il n'avait pas eu la
crainte de l'Éternel qui est le commencement de la science (Proverbes 1: 7), cette
science qui aboutit à mieux connaître la Parole de Dieu afin de lui être agréable
en la mettant en pratique ?
Comment aurait-il pu rester debout s'il n'avait pas eu la foi en Dieu, cette foi qui
alimentait sa patience dans les tribulations (2 Corinthiens 6: 4) ?

C'est bien son intégrité et son attachement sans borne à l'Éternel qui l'ont rendu
conscient de ce que bien des chrétiens de "seconde zone", c'est-à-dire vivant loin
du corps de Christ, n'expérimentent plus.
Je ne juge personne étant donné qu'autrefois que je fus l'un de ceux qui
naviguaient dans cette "seconde zone", mais j'attire l'attention de ceux et celles
qui sont négligents et qui par leurs comportements me rappellent ce que j'étais
avant que le Seigneur m'interpelle ! Alors... , "si vous entendez sa voix,
n'endurcissez pas vos coeurs !"(Hébreux 4: 7)

Ne te détourne pas encore une fois de lui s'il condescend, s'il s'abaisse à t'appeler
pour l'énième fois !

Suite à ses appels réitérés m'invitant à revenir dans la maison du Père, Dieu, dans
sa grâce, m'a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue (Psaume 40).
J'ai pu remettre mon espérance en lui, reprendre sa Parole pour qu'elle soit une
lumière sur mon sentier (Psaume 119: 105).
Depuis mon retour dans le troupeau de son pâturage, je puis dire comme le
Psalmiste (v. 92) :
Si ta loi n'eût fait mes délices, J'eusse alors péri dans ma misère.

C'est une vérité tellement évidente qu'il faut avoir perdu le sens de la Parole de
Dieu pour ne plus comprendre que : " L'homme ne vivra pas de pain seulement,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Matthieu 4: 4).
Combien l'ont perdu ?
Combien l'ont retrouvé ?
Et combien ne retrouveront plus jamais la valeur de la Parole de Dieu parce
qu'ils n'ont plus envie d'obéir à ce qu'elle demande ?
S'il y a des nourritures terrestres qui donnent la nausée en raison de notre
sensibilité, de notre éducation, de notre état de santé, il en est de même en ce qui
concerne la Parole de Dieu.
Parce que diverses "portions" ne passent pas bien, elles sont rejetées, méprisées !
L'homme devant vivre de TOUTES les paroles sortant de la bouche de Dieu, il
va de soi que, ceux qui ne supportent pas tel ou tel passage des Écritures sont en
danger car leur santé spirituelle ira en se dégradant toujours plus en raison de
l'absence de certaines "vitamines".

Puis-je maintenant accepter, les yeux fermés, tous les enseignements de la Parole
de Dieu, les accepter au point de marcher par la foi en ayant une confiance
absolue que si Dieu demande quelque chose, c'est pour mon bien ?

Suis-je dans la catégorie de ceux dont Jésus parle à son Père dans la prière : " Je
leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs... " (Jean 17: 14) " ils ont gardé ta
parole " (Jean 17: 6) ?

Si ta loi n'eût fait mes délices, j'eusse alors péri dans ma misère. Une déclaration
à ne pas négliger en ces temps de la fin, une déclaration que je ne veux pas
oublier car derrière elle, il y a la sécurité de la fidélité de Dieu, une fidélité qui
me pousse à ajouter maintenant ce que le Psalmiste a dit avant moi (v. 93) :

Je n'oublierai jamais tes ordonnances,


Car c'est par elles que tu me rends la vie.

Précieuses pensées qui, non seulement me permettent d'être approuvé du


Seigneur lorsqu'il constate l'intérêt que j'ai pour ses enseignements, mais aussi
pensées qui me donne la sécurité parce qu'au travers de ces ordonnances-là, il y a
un remède à chacun de mes problèmes.
Les ordonnances de Dieu, ses prescriptions, comme celles de nos médecins, ne
font de l'effet qu'à partir du moment où elles sont suivies à la lettre...
Pensons-y et regardons, dans le secret de notre chambre, dans le secret de notre
coeur, si nous n'avons pas mis de côté une "ordonnance" du Seigneur !
Une ordonnance qu'il nous aurait déjà prescrite (et rappelée à de multiples
reprises) afin que notre âme recouvre la santé qu'elle avait lorsque Christ était
notre premier et unique amour, lorsque qu'il était le No 1 de notre vie !

***

Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et


exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des
hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous
l'inspiration de la grâce.
Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur
Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père. Colossiens 3: 16-
17 (v. L. S)

J-M Ravé 29 septembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(25) (Lamed) - Ps. 119: 89-96

25 - (2) A quoi me sert donc la Parole de Dieu?

Cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu'à eux ; mais la parole
qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva pas de la
foi chez ceux qui l'entendirent. Hébreux 4: 2 (v. L. S)

Mais tous n'ont pas obéi à la bonne nouvelle. Romains 10: 16 (v. L. S)

La bonne nouvelle ! Qui n'a pas envie d'entendre de bonnes nouvelles ?


Et quand ces bonnes nouvelles viennent de la part de notre Père Céleste, à
combien plus forte raison devraient-elles être appréciées à leurs plus hautes
valeurs !
Pensez donc ! Un Dieu qui ne peut mentir ! Un Dieu qui promet que ce qu'il dit
s'accomplira sans que personne ne puisse l'en empêcher ! Ne serait-ce pas la
panacée, le remède universel pour guérir le coeur de l'homme atteint de la
maladie héréditaire qu'est le péché ?

Si oui..., alors, pourquoi le monde est-il si malheureux, pourquoi certains enfants


de Dieu qui ont accepté Jésus comme Sauveur de leur vie, sont-ils en proie à la
détresse ?
Pourquoi les promesses de Dieu ne s'accomplissent-elles pas... toujours ?

L'épître aux Hébreux nous donne la clé du mystère : "la parole qui leur fut
annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva pas de la foi chez ceux
qui l'entendirent".
Voilà pourquoi le monde, dans sa généralité, se trouve en proie à la détresse, à la
peur du lendemain. N'ayant pas voulu croire ce que Dieu disait, les hommes ont
ouvert leur coeur à toutes sortes de connaissances que le prince des ténèbres ne
manqua pas de leur proposer... Nous connaissons tous la suite et nous en voyons
les conséquences, tant dans le monde que dans l'Église des derniers temps !

Quant au peuple de Dieu (Israël), nous comprenons qu'à cause de son manque de
foi, le message de l'Évangile a été annoncé aux païens que nous étions.
Ainsi, nous faisons désormais partie du peuple de Dieu (1 Pierre 2: 10) parce
qu'à un moment nous avons accepté ce que disait la Parole de Dieu et que nous
avons agi en conséquence.
Malheureusement nous devons constater qu'il y a parmi nous, quand ce n'est pas
en nous, la même rébellion qu'ont eue les Israélites face à cette Parole de Dieu
qui montre pourtant clairement le chemin à suivre, la conduite à avoir.

Nous l'avons tous entendue cette Parole ! Mais parce que plusieurs de ceux qui
l'ont entendue ont refusé de l'accepter et de la mettre en pratique, elle ne leur
servit de rien si ce n'est qu'à mettre en avant leur coeur mauvais et rebelle et à
faire venir sur eux les conséquences du péché de la désobéissance !
La loi de Dieu n'ayant pas fait leurs délices, ils périssent dans leur misère !
(ou meurent à petit feu sans joie, sans assurance, le coeur aigri, loin de la
communauté des croyants)

Chrétiens de la dernière heure, chrétiens des temps de la fin, nous qui


connaissons les répercutions que peut avoir la désobéissance, nous devrions
ouvrir les yeux et nous rendre compte qu'à de nombreuses reprises la Parole de
Dieu ne nous sert à rien ou à peu de choses parce que nous ne la mettons pas en
pratique.

Si, dans bien des cas, l'homme désobéissant, l'homme "rebelle", l'enfant de Dieu
indiscipliné y perd de nombreuses bénédictions qui auraient pu être une occasion
de louer le Seigneur, il y en a d'autres, par contre, qui jouent avec le feu de...
l'enfer, d'autres qui tentent le diable !

Ils marchent au bord d'un précipice en se partageant entre monde et Église, au


risque de tomber sans plus jamais avoir la possibilité de se relever. Tout cela
pour avoir peut-être déjà péché contre l'Esprit de Dieu en refusant
continuellement d'écouter sa voix.

Combien de soupirs, combien de regrets connus de Dieu seul ? Combien ne se


mordent-ils pas les doigts d'avoir refusé de prendre pour eux la pensée du
Psalmiste (v. 92) ?
"Si ta loi n'eût fait mes délices, j'eusse alors péri dans ma misère."

Et parce que les commandements de Dieu ont été méprisés ces belles paroles ont
été changées par : "Si ta loi avait fait mes délices..., je n'en serais pas là
aujourd'hui !"
(C'est aussi ce que pourront dire ceux qui n'auront pas marché en vainqueurs,
ceux qui n'auront pas été fidèles jusqu'au bout, ceux qui se seront détournés du
Seigneur Jésus et qui passeront l'éternité hors de sa présence)

Lorsque je pense à mes... désobéissances (n'ayons pas peur de reconnaître les


faits), je ne puis que bénir le Seigneur pour son infinie patience à mon égard et
remercier mon Père Céleste pour tous les avertissements, les appels qu'il m'a
adressés et qu'il adresse encore aujourd'hui à tous les fils et toutes les filles
prodigues qui ont quitté la maison paternelle pour se mêler au monde des
païens !

Réfléchissons à la valeur de la Parole de Dieu !


Réfléchissons à la personnalité de celui qui a donné SA parole et regardons ce
que nous sommes face à ce Dieu trois fois saint "qui ne tient point (jamais) le
coupable pour innocent" (Nombres 14: 18).

Méprises-tu (encore) les richesses de sa douceur, et de sa patience, et de sa


longue attente ; ne connaissant pas que la bonté de Dieu te convie à la
repentance ? Romains 2: 4 (v. D. M)

Parce que la crainte de l'Éternel n'est plus dans le coeur (La crainte de Dieu n'est
pas devant leurs yeux" Romains 3: 18), parce que cette crainte respectueuse tant
à disparaître, le respect dû à la Parole de Dieu s'effrite toujours un peu plus.
Conséquence : La Parole de Dieu ne sert à rien, même pour certains chrétiens !

Là encore, il n'est pas question de condamner les autres, mais bien de reconnaître
qu'il est arrivé, à certaines périodes de notre vie (de ma vie), que LA PAROLE
DE DIEU NE NOUS A SERVI DE RIEN soit parce que nous n'avions pas la foi
qui permettait de lui donner vie, soit parce que nous préférions nos propres
pensées à celles du Seigneur !

... les voies de l'Éternel sont droites ; Les justes y marcheront, mais les rebelles y
tomberont. Osée 14: 9 (v. L. S)

... les infidèles y tomberont, les transgresseurs y tomberont... (v. Bible annotée ;
v. D)

Il y a donc tout un apprentissage à refaire, c'est-à-dire RÉAPPRENDRE la


crainte de l'Éternel, apprendre la crainte de Christ (Éphésiens 5: 21), cette
crainte filiale respectueuse qui désire honorer celui qui a tout accompli. Cette
crainte qui permet à l'amour de se manifester dans les deux sens : de Dieu vers
nous et de notre coeur vers celui qui nous a tant aimés.

Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute
ta pensée. (Parole de Jésus) Matthieu 22: 37 (v. L. S)

Sachant qu'il n'y a d'amour que dans l'obéissance, nous sommes à même de
soupeser notre amour pour Dieu en considérant tous les manquements
volontaires à nos devoirs de fils et de filles de Dieu.
Manquements qui ne peuvent contribuer qu'à ébranler notre foi puis à la
déséquilibrer en nous faisant douter de l'absolue véracité de la Parole de Dieu et
de son inaltérabilité au fils des siècles.
Manquements qui nous font prendre Dieu pour moins que ce qu'il est ! Ceci,
chaque fois que nous nous trompons dans nos jugements en croyant que c'est à
lui de nous comprendre alors que c'est à nous de faire des efforts pour
comprendre et mettre en pratique cette Parole de Dieu que l'auteur du
psaume 119 avait tant à coeur.
Bien sûr, notre fidélité ne nous garantira jamais un chemin sans embûches, au
contraire ! Néanmoins elle permettra au Seigneur de nous accompagner dans les
tempêtes de la vie, de nous soutenir, de nous porter dans les moments les plus
pénibles, de nous accrocher de toute notre force à ce que Dieu a dit tout comme
l'a fait notre Psalmiste qui sait si bien dépeindre ce que son coeur ressent au
travers du Psaume 119 et au verset 92.

Si ta loi n'eût fait mes délices,


J'eusse alors péri dans ma misère.

Un naufragé ne lâchera pas la planche de salut qui s'est présentée à lui ! Il s'y
agrippera d'autant plus qu'il n'y a rien d'autres autour de lui qui puisse l'empêcher
de couler. Cette planche de salut, à ses yeux et dans l'instant présent, vaut bien
plus que tout l'argent qu'il peut avoir sur son compte en banque.
Désormais sa vie dépend de son obstination à garder précieusement l'objet de
son salut : "La vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, fut-il dans
l'abondance." Luc 12: 15

Notre foi "plus précieuse que l'or" (1 Pierre 1: 7), notre foi en la Parole de Dieu,
c'est-à-dire en Dieu - comment pourrions-nous avoir foi en Dieu et douter de sa
Parole, ne pas avoir confiance en ce qu'il dit ? - notre foi a-t-elle fait naufrage
parce qu'elle ne prend plus au sérieux ou pas suffisamment au sérieux les
commandements de Dieu ?

J'ai foi en Dieu, je crois dans sa Parole, et... je ne voudrais pas la mettre en
pratique ?
Faut-il avoir perdu son bon sens pour avoir un tel comportement ou être tombé
dans les filets du diable ! Prions le Seigneur afin que ceux qui se sont laissés
piéger puissent "revenir à leur bon sens, et se dégager des pièges du diable, qui
s'est emparé d'eux pour les soumettre à sa volonté" (d'après 2 Timothée 2: 26)

Le commandement que je t'adresse, Timothée....

(Mettons notre nom à la place de celui de Timothée car le commandement est le


même pour nous, il est encore un commandement et non une simple option !)

Le commandement que je t'adresse, .......................... c'est que... tu combattes le


bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience,
quelques-uns l'ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. 1
Timothée 1: 18-19 (v. L. S)

Si ta loi n'eût fait mes délices...


Généralement la nature humaine est allergique aux mots : "lois",
"commandements", "ordres", "devoirs", etc... Derrière chacun de ces mots, aux
yeux de nombreuses personnes, se cache une contrainte qui viole la liberté.
C'est mal interpréter la pensée du Seigneur, lui qui n'a désiré QUE le bien de
l'homme.
S'il nous a donné certaines règles, c'est afin que nous n'ayons pas à souffrir d'une
liberté dont nous ignorons où elle pourrait nous conduire.
S'il nous a donné des instructions, c'est afin que nous les mettions en pratique
pour qu'elles contribuent à notre bonheur, notre guérison, notre développement
spirituel et qu'elles renforcent notre communion avec lui.

La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. Romains 7:
12 (v. L. S)

Je (Paul) te recommande, devant Dieu qui donne la vie à toutes choses, et


devant Jésus-Christ, qui fit une belle confession devant Ponce Pilate, de garder
le commandement, et de vivre sans tache, sans reproche, jusqu'à l'apparition de
notre Seigneur Jésus Christ... 1 Timothée 6: 13-14 (v. L. S)

Bien avant l'heure de l'apôtre Paul, le Psalmiste s'était rendu compte que la Loi
de Dieu n'était pas contraignante ! Jamais il ne s'est plaint de devoir la mettre en
pratique ! Au contraire ! À tout moment il demanda à mieux la connaître pour
mieux l'appliquer !

Cette attitude positive, ce désir ardent d'être plus près de Dieu, et l'amour pour sa
Parole ont alimenté continuellement sa foi. C'est ainsi que rien, ni personne n'ont
pu le détourner de la règle de conduite qu'il s'était fixée :

Je veux garder tes statuts. Psaume 119: 8

Ma part, ô Éternel ! je le dis, c'est de garder tes paroles. Psaume 119: 57

Une décision qui ne sera jamais abandonnée puisque nous retrouvons la même
pensée vers la fin de ce Psaume : "J'ai choisi tes ordonnances" (v. 173)

(N'est-ce pas une bénédiction d'être dirigés par le Saint-Esprit qui doit nous
conduire dans TOUTE la Vérité ?)

Ce choix ayant était fait une fois pour toute, il ne manquera jamais l'occasion de
chercher à mieux connaître celui qui a donné de si parfaits commandements.
"Quelle est la grande nation qui ait des lois et des ordonnances justes, comme
toute cette loi que je vous présente aujourd'hui ?" (Deutéronome 4: 8)

Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jean 6: 68 (v.


L. S)

Souffrant de la persécution comme tout enfant de Dieu fidèle à son Seigneur est
appelé à souffrir, il n'a jamais perdu de vue qu'il devait grandir dans la foi et dans
la connaissance de son Dieu comme nous sommes invités à le faire : "Croissez
dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ"
.(2 Pierre 3: 18)

Remarquons ses demandes réitérées qui, par leur insistance, rejoignent la


détermination de Jacob : "Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni. "
(Genèse 32: 26)
Enseigne-moi tes statuts ! (v. 26, 33, 64, 68, 124, 135, 171)
Enseigne-moi tes lois (v. 108)

Cette idée qui revient constamment à son esprit est la preuve irréfutable que les
commandements de Dieu font bel et bien ses délices.
Ses demandes ne sont pas des mots vides de sens. Elles n'ont rien à voir avec les
désirs des paresseux qui veulent quelques choses mais qui ne font rien pour
s'approprier ce que Dieu promet, eux qui préfèrent passer leur temps à se tourner
et se retourner dans leurs habitudes.

Son désir d'instruction n'a rien à voir non plus avec les personnes qui apprennent
toujours et qui ne parviennent jamais à arriver à la connaissance de la Vérité
(d'après 2 Timothée 3: 7), cette connaissance qui pousse à mettre en pratique ce
que l'on a appris ! Non ! Il veut être enseigné car il sait que la mise en pratique
de tout ce qu'il apprendra servira à consolider sa relation avec Dieu et à résister à
la pression de l'adversaire.

Pour lui, pas question de vie "chrétienne" au rabais !


Le salut d'occasion n'existant pas, il faut donc se comporter comme il convient
quand on est en possession (par grâce) d'un si grand salut (Hébreux 2: 3) !

Si ta loi n'eût fait mes délices...


Comme bien souvent tout au long de cette série, il est temps de faire une pause
afin de se remettre en question. En effet, s'il est facile de dire que nous aimons la
Parole de Dieu, notre comportement pourrait bien démontrer le contraire, car la
foi sans les oeuvres est morte et inutile, comme nous le rappelle l'apôtre (Jacques
2: 20-26).
Qu'en est-il de ma foi en la Parole de Dieu ?
Est-elle TOUTE la Vérité ?
Et cette Vérité ne devient-elle pas mensonge dans ma vie par le fait que je n'y
crois pas suffisamment pour la mettre en pratique ?

Bien sûr je ne vais pas jeter ma Bible aux orties, je ne vais pas non plus en
arracher quelques pages, pas plus que je ne vais prendre un feutre noir pour
cacher des textes qui me contrarient, mais, plus subtilement, avec précaution, je
pourrais bien cacher quelques commandements, quelques exhortations derrière
le paravent de mes excuses afin de les passer outre et de continuer à vivre
"chrétiennement" avec une Parole de Dieu, ou des extraits de la Parole de Dieu
qui ne me servent à rien !

Ce serait alors un comportement à risque qui m'empêcherait de me joindre au


Psalmiste qui voyait ce que "mon paravent d'excuses" pourrait bien me masquer
(v. 96).

Je vois des bornes à tout ce qui est parfait :


Tes commandements n'ont point de limite.

"Ton commandement est d'une immense étendue !" (v. Bible annotée)

Le Seigneur Jésus nous a déjà montré que le commandement va plus loin que la
lettre (mais moi je vous dis....), plus loin que nos actes, plus loin que nos paroles.
Il va jusqu'au fond de notre coeur, là où peut-être sont entretenues mille et une
excuses qui ne servent qu'à amoindrir la force de la Parole de Dieu, qu'à déplacer
les limites et les bornes que Dieu a placées.

"Tes commandements n'ont point de limite", disait le Psalmiste ! Puis-je faire


mienne cette expression et dire que désormais les commandements de Dieu
n'auront plus de limites dans ma vie ? Qu'il n'y aurait plus de sphère privée où le
Seigneur est interdit d'entrée, de domaines où sa Parole passe en arrière-plan ?
Si oui, alors... : "Approchons-nous (donc) avec un coeur sincère, dans la
plénitude de la foi, les coeurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps
lavé d'une eau pure (Hébreux 10: 22).

"Seigneur, apprends-moi à comprendre de mieux en mieux ta volonté, à saisir la


valeur, la richesse de tes enseignements. Aide-moi à avoir un coeur honnête
lorsque je sonde les Écritures, que jamais ce ne soit pour justifier une de mes
attitudes, mais que ce soit toujours pour chercher à conformer davantage ma vie
à ce que tu désires, à ta volonté qui est clairement exprimée au travers des
Saintes Écritures. Que TA Parole fasse mes délices jusqu'à la fin de mon
pèlerinage !"

Sommes-nous conscients des nombreux réconforts dont nous avons déjà


bénéficié ? (même s'ils sont un peu trop lointains en raison de notre paresse ou
de nos manquements)
Sommes-nous conscients que c'est bien grâce à la Parole de Dieu qu'un jour nous
avons retrouvé la Vie lorsque tout allait mal dans la nôtre ?

Avouons que si nous sommes rassemblés ce matin au lieu de nous trouver au


milieu des païens, c'est bien parce que le Seigneur nous a redonné suffisamment
de Vie et de goût pour sa Parole.
Alors, si c'est par elle (la Parole de Dieu) que nous avons retrouvé la Vie, soyons
aussi fermes que le Psalmiste, aussi décidés que lui, aussi conscients que lui, et
n'hésitons à professer notre foi et notre confiance comme il a su le faire (v 93),
n'hésitons pas à refaire alliance avec notre Seigneur !

Je n'oublierai jamais tes ordonnances,


Car c'est par elles que tu me rends la vie.

Si ta loi n'avait fait mes délices, si j'avais oublié tes ordonnances, j'aurai péri
dans ma misère !
Telle est la réflexion que plusieurs d'entre nous pourraient prendre à leur compte
lorsqu'ils se souviennent des épreuves du passé !
Mais parce que vous avez su saisir la balle au bond, parce que vous avez accepté
de faire plier votre volonté à celle du Seigneur, alors à ce moment-là, au milieu
de votre détresse, vous avez crié quelque chose de semblable à ce que l'auteur du
Psaume 119 a pu dire : (v. 94) :

Je suis à toi : sauve-moi ! Car je recherche tes ordonnances.

Appel riche d'enseignements ! Appel qui met bien en lumière trois points :

1) Je suis à toi ! Suis-je bien encore à Christ ? Êtes-vous encore bien à Christ ?
Si oui, sachez que :

Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes... 1 Corinthiens 6: 19 (v. L. S)

2) Sauve-moi ! Un cri qui correspond bien à la situation de celui ou celle qui ne


se fait pas d'illusion quant à ses capacités et qui se tourne vers Dieu, notre
Sauveur (Tite 2: 10).
Le Seigneur me délivrera de toute oeuvre mauvaise, et il me sauvera pour me
faire entrer dans son royaume céleste. "2 Timothée 4: 18 (v. L. S)

3) Je recherche tes ordonnances Pas de passivité ! Pas d'assoupissement ! Pas


de légèreté ! Mais un travail continuel qui maintient en éveil et démontre qu'on a
un intérêt véritable pour la Parole de Dieu et qu'on a envie de toujours mieux
connaître celui qui nous l'a donnée.

En nous regardant vivre, le Seigneur Jésus pourrait certainement nous dire,


mais...:

N'avez-vous pas lu dans la loi... Matthieu 12: 5


N'avez-vous pas lu que le créateur... Matthieu 19: 4
N'avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit... Matthieu 22: 31
N'avez-vous pas lu, dans le livre de Moïse... Marc 12: 26

Qu'as-tu lu ? Qu'as-tu retenu ? Et, dans ce que tu as retenu, dans ce que tu sais,
que mets-tu en pratique ?
En vérité..., à quoi me sert donc la Parole de Dieu ? À quoi nous sert-elle si nous
ne la mettons pas en pratique ?

Me servira-t-elle mieux aujourd'hui qu'elle ne m'a servi hier?

Cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu'à eux ; mais la parole
qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva pas de la
foi chez ceux qui l'entendirent. Hébreux 4: 2 (v. L. S)

Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche que mille objets d'or et d'argent.
Psaume 119: 72 (v. L. S)

***

Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre,
pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit
accompli et propre à toute bonne oeuvre. 2 Timothée 3: 16 (v. L. S)

J-M Ravé 6 octobre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(26) (Mem) - Ps. 119: 97-104

26 - Un choix qui fait et maintient des différences.

Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir ! Josué 24: 15 (v. L. S)

La liberté que Dieu a donnée est une liberté qui met l'homme devant ses
responsabilités face à son Créateur. D'emblée, il faut comprendre que cette
liberté n'a jamais mis tous les feux au vert pour que l'individu puisse s'engager,
sans conséquence, dans les voies que son coeur désire, qu'il soit devenu enfant
de Dieu ou non.

La liberté est souvent bien plus contraignante que certains se l'imaginent, raison
pour laquelle les hommes cherchent souvent à calquer leur conduite sur celle de
l'un de leurs semblables qui semble avoir réussi dans la vie (sans pour autant
avoir réussi sa vie), tandis que d'autres voudraient être conduits comme des
moutons afin de ne pas être responsables de leurs actes.

La liberté que Dieu nous donne est bonne car elle est assortie de conseils afin
que personne ne s'engage à la légère dans un chemin où il pourrait compromettre
son éternité, une éternité qui sera toujours conséquente aux choix, aux décisions
prises sur cette Terre.

Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal... Deut. 30:
15 (v. L. S)

(Moi) Je choisis la voie de la vérité, Je place tes lois sous mes yeux. Psaume 119:
30 (v. L. S)
(Et toi l'as-tu choisie cette voie ?)

Ces choix étant continuellement devant nous, nous devons nous rappeler, selon
l'expression populaire, que si "tous les chemins mènent à Rome", il n'en est pas
de même en ce qui concerne le Royaume de Dieu.
Au contraire, nous pourrions plutôt dire que tous les chemins mènent à la
perdition, excepté UN SEUL qui mène à la Vie éternelle !
Si nous sommes entrés dans ce chemin en passant par Jésus-Christ, faut-il encore
rester dans ce chemin et écarter de sa vie tout ce qui pourrait compromettre notre
marche, tout ce qui pourrait nous tirer hors de ce chemin. (C'est toujours une
question de choix !)

Être dans le chemin de la Vérité libère l'enfant de Dieu de bien des contraintes.
Toutefois cette liberté acquise par Jésus-Christ est elle-même conditionnelle afin
que personne ne retombe dans l'esclavage de ses passions anciennes.
La liberté rend esclave, soit de Dieu, soit du prince des ténèbres !

Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette
liberté un prétexte de vivre selon la chair... Galates 5: 13 (v. L. S)

Cet avertissement solennel vient à point afin de nous rappeler que nous ne
sommes pas libres de jouir de la vie comme nous le voulons. La véritable liberté
dont nous bénéficions est celle d'être libres à l'égard du péché et non à l'égard
des commandements de Dieu.

Quiconque se livre au péché est esclave du péché. Jean 8: 34 (v. L. S)

Vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la
mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice. Romains 6: 16 (v. L. S)

... maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous


avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Romains 6: 22 (v. L. S)

Le chrétien étant donc devenu une nouvelle créature, il ne doit plus avoir les
comportements qu'il avait autrefois (2 Corinthiens 5: 17). Voilà pourquoi il
appartient à chacun de préserver son identité chrétienne en conservant les choix
de la première heure, ceux qui nous avaient conduits à accepter Jésus comme
Seigneur de notre vie parce qu'il était devenu d'abord notre Sauveur !
Non seulement il nous faudra les conserver, mais en plus nous appliquer à mieux
connaître la pensée de celui nous a fait passer des ténèbres à "son admirable
lumière" (1 Pierre 2: 9).

Si notre coeur est bien disposé, si nous sommes devenus "esclaves de Dieu",
esclaves consentants, il va de soi, alors nous aurons du plaisir à sonder les
Écritures. Nous en aurons d'autant plus que nous serons sérieux dans
l'application de ce que nous aurons compris. Ainsi, avec l'auteur du Psaume 119,
nous pourrons dire sans mentir (v. 97) :

Combien j'aime ta loi !

Il va de soi qu'un enfant de Dieu ne saurait détester la Parole de Dieu ! Toutefois


l'amour que nous pourrions avoir pour elle pourrait bien être un amour
platonique ! Un amour de pure forme qui n'enrichit pas celui qui lit les Saintes
Écritures parce qu'il le ferait uniquement pour se donner bonne conscience sans
chercher à en puiser ce qu'il y a de bon pour sa vie.

L'auteur du Psaume 119 nous montre que son amour pour la loi de Dieu est bien
réel, que cette loi est dans son coeur et qu'il la médite afin de conformer sa vie à
ce qu'elle prescrit (v. 97) :

Elle est tout le jour l'objet de ma méditation.

Tout le jour, il pense à ce qu'il aime, et, parce qu'il agit ainsi, toute sa conduite
s'en ressent. Ses actes sont en conformité avec ce qu'il croit, en conformité avec
ce qu'il a déjà compris de la Parole de Dieu.
Une telle attitude va produire un profond changement intérieur qui va le
différencier de ceux et celles qui n'ont pas le même amour que lui pour ce qui est
sorti de la bouche de Dieu.

Rien que dans les huit versets du paragraphe concernant la lettre "Mem" (celle
que nous étudions aujourd'hui), nous relevons pas moins de 4 affirmations qui
démontrent qu'à cause de la Parole de Dieu mise en pratique, il est conscient que
sa vie est différente de celle de son entourage.

Sommes-nous conscients que nous devons être différents du monde qui nous
entoure ? Le sommes-nous ? Vivons-nous différemment que lui ?

Quant au Psalmiste, il constate qu'en respectant ce que l'Éternel a dit, il a


bénéficié de :
1) Plus de sagesse (v. 98).
2) Plus d'instruction (v. 99).
3) Plus d'intelligence (v. 100).
4) Et d'un désir toujours plus grand de s'instruire dans les voies de Dieu (v. 102).

Alors que nous venons d'entrevoir l'influence bénéfique que l'observation des
lois divines peut avoir dans une vie, nous devons encore prendre en
considération que cet effet bénéfique permet d'avoir de l'assurance dans la prière
parce que le coeur ne condamne pas celui qui s'adresse à Dieu d'un "coeur pur".

Bien-aimés, si notre coeur ne nous condamne pas, nous avons de l'assurance


devant Dieu.
Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous
gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. 1 Jean
3: 21-22 (v. L. S)

Cette assurance n'est pas de l'effronterie, elle est respectueuse ! Elle s'appuie
autant sur les promesses du Seigneur que sur notre fidélité, une fidélité qui,
répétons-le une fois de plus, est une fidélité qui se démontre par l'observation de
la Parole de Dieu.

Décharge-moi... car j'observe tes préceptes. (v.22)


Conduis-moi... car je l'aime (le sentier de tes commandements). (v.35)
Que tes compassions viennent sur moi... car ta loi fait mes délices. (v.77)
Sauve-moi... car je recherche tes ordonnances. (v. 94)
Délivre-moi... car je n'oublie point ta loi. (v. 153)
Que ta main me soit en aide... car j'ai choisi tes ordonnances. (v. 173)
Cherche ton serviteur... car je n'oublie point tes commandements. (v. 176)

Nous voulons tous être bénis, n'est-ce pas ?


Nous désirons obtenir des réponses à nos prières, voir la main de Dieu dans
notre vie et dans celles de ceux qui nous sont proches ? Mais notre engagement
permet-il au Seigneur d'agir comme il l'a promis ?
Pouvons-nous faire les demandes du Psalmiste et présenter les mêmes arguments
que lui ?

Le fait de vivre sous la grâce, d'avoir bénéficié d'un si grand amour, devrait nous
pousser à avoir, au minimum, le même comportement que le Psalmiste à l'égard
des enseignements que Dieu nous a transmis dans les Saintes Écritures et plus
particulièrement dans le Nouveau Testament !

Reprenons les versets qui correspondent à la lettre "Mem" et profitons de


l'occasion pour nous examiner nous-mêmes afin de tirer les conclusions qui
s'imposent pour notre vie, jugeons-nous nous-mêmes afin que nous ne soyons
pas jugés (1 Corinthiens 11: 31).

Sans parler d'ennemis comme l'a fait notre Psalmiste, venons en directement au
point important qu'il met en avant pour justifier le fait qu'il soit plus sage que ses
adversaires (v. 98) :

(tes commandements...) Je les ai toujours avec moi

Il ne fait aucun doute que l'expression employée suggère que les


commandements de Dieu étaient dans le coeur de notre homme, qu'ils avaient la
place principale et qu'en raison de cette place, son comportement était bien
différent de ceux qui le persécutaient.
La Parole de Dieu a-t-elle autant de place en nous ?
Est-ce que je l'emmène partout avec moi ?
Est-ce qu'elle me suit dans chacun de mes déplacements, c'est-à-dire :

Reste-t-elle celle qui dictera ma conduite même lorsque je serai loin de mon
entourage familial ou chrétien ?

"J'ai toujours ta Parole avec moi" pouvait dire le Psalmiste. "C'est elle, et elle
seule qui a autorité dans ma vie ! "
S'il en est ainsi pour moi, c'est donc en écoutant son conseil que je ferai ou ne
ferai pas telle chose, que je me joindrai ou ne me joindrai pas à telle compagnie.
Il va de soi que si nous n'avons pas pris l'habitude de la respecter à la maison, si
nous négligeons certaines recommandations, certaines exhortations, jamais nous
ne pourrons prétendre que nous l'avons toujours avec nous, en nous !
Certes nous aurons, comme bien des gens du monde, certains traits du caractère
chrétien, certaines attitudes morales, mais qui ne seront jamais suffisants pour
démontrer que nous aimons Dieu comme il désire que nous l'aimions : "Celui qui
a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime..." (Jean 14: 21) ;
"Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles." Jean 14: 24
Deux comportements décrits par le Fils de Dieu, deux comportements qui sont
opposés l'un à l'autre et qui dépeignent le coeur de l'homme. Seul le premier
permet de constater qu'il marche bien dans la voie sainte, cette voie où nul impur
ne peut passer (Esaïe 35: 8).
C'est donc parce que les commandements de Dieu sont dans le coeur, que la
conduite d'un homme est différente de celui qui n'a pas (suffisamment) la crainte
de l'Éternel.

Vais-je agir en insensé en bravant le Roi des rois, en m'opposant sciemment à sa


Parole sous prétexte qu'elle m'empêche de satisfaire les besoins d'une vieille
nature qui réclame toujours sa part ?
Non ! Et je prie que Dieu, dans sa grâce, m'interpelle chaque fois que j'aurai la
mauvaise idée de me détourner de sa Parole ! Qu'il le fasse aussi chaque fois que
je serai tenté de la détourner, d'en changer le sens pour excuser ma conduite.

Par son comportement, l'auteur du Psaume 119 nous montre qu'il tient à cette
Parole et que c'est grâce à elle qu'il peut affirmer (v.99 &100) :

Je suis plus instruit que tous mes maîtres...


J'ai plus d'intelligence que les vieillards...

Ce n'est point de la vantardise ! C'est un constat ! C'est la vérité ! C'est aussi ce


que nous devrions tous et toutes dire !
L'apôtre Paul ne s'attend-il pas à ce que les enfants de Dieu grandissent dans la
foi et dans la connaissance du Seigneur Jésus : "Croissez dans la grâce et dans la
connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ" (2 Pierre 3: 18) ?
Aussi s'étonne-t-il de ce que certains en soient encore restés au biberon ! Qu'ils
aient toujours besoin de lait spirituel alors qu'ils devraient être des maîtres, des
personnes exercées dans la compréhension des Écritures. (Hébreux 5: 12)
Un chrétien adulte dans la foi n'a pas besoin de revenir sans cesse au fondement
établi une fois pour toute (Hébreux 5: 12) et de s'interroger toujours sur les
mêmes questions.

Cette instruction et cette intelligence dont nous parle le Psalmiste, dépendent


essentiellement de l'étude que nous ferons ou ne ferons pas de l'Écriture, de sa
mise en pratique ou non !
Je me répète, c'est vrai ! Mais ces répétitions sont aussi indispensables que celles
que l'on retrouve dans l'Écriture !
Ce sont simplement des rappels qui mettent en valeur le commandement et qui
vont nous permettre de nous en souvenir chaque fois que le tentateur insinuera
que tel ou tel objet de l'Écriture n'est pas bien important (v.99 &100) !

Tes préceptes sont l'objet de ma méditation.


J'observe tes ordonnances.

Voilà la formule qu'il me faut absolument apprendre par coeur quoique je vive
sous la grâce de Dieu.
En effet, nulle part dans le Nouveau Testament je ne peux trouver un seul texte
qui puisse m'exempter de cette façon de procéder !
Au contraire l'amour que j'ai pour Dieu doit me pousser à mieux chercher le fond
de sa pensée dans les Écritures. L'amour que je dis avoir pour lui devant aussi se
démontrer par l'obéissance à ses saints commandements.
Comment pourrais-je prétendre l'aimer si je me détourne de lui chaque fois qu'il
m'appelle à respecter tel ou tel point des Écritures ?

À moi donc de réfléchir à ce que dit l'Écriture et pourquoi elle le dit !


À moi de prier afin que tout ce qui me freine pour mettre en pratique ce qu'elle
m'enseigne soit retiré de mon chemin pour que je puisse courir avec
persévérance jusqu'au bout de ma carrière terrestre et que je reçoive la "couronne
de justice" ! Cette même couronne qui fut réservée pour l'apôtre Paul, cette
même couronne qui est mise de côté pour tous ceux et toutes celles qui ont
combattu le bon combat et qui vivent dans l'attente du retour du Seigneur (2
Timothée 4: 7-8).

Ce "bon combat" existe et il commence d'abord par une bonne conduite qui ne
supporte pas des écarts volontaires !
S'il est vrai qu'un accident est vite arrivé, que chacun peut trébucher dans le
chemin qui conduit à la vie éternelle, surtout lorsqu'il détourne la tête de
l'objectif à atteindre, nous savons aussi que : "si quelqu'un a péché, nous avons
un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste." (1 Jean 2: 1)

Étant invités à ne plus pécher, nous péchons encore souvent par inadvertance !
En dehors de ces "accidents" de parcours quasi inévitables (Si nous disons que
nous n'avons pas péché, nous faisons Dieu menteur - 1 Jean 1: 10), il y a une
règle de conduite à suivre à laquelle personne ne peut échapper s'il veut
progresser dans la foi et dans la sainteté (v. 101a) :

Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin...

C'est le B.A. BA de toute vie consacrée au Seigneur !


On ne va quand même pas se jeter volontairement dans la gueule du loup !
On ne va pas faire exprès d'aller sur le terrain de l'ennemi !
On ne va pas se mettre de plein gré dans des chemins où le Seigneur ne nous
accompagnera JAMAIS !
Boirais-tu volontairement un poison violent pour t'assurer une bonne santé ?
Non ! Alors retiens ton pied, empêche-le d'aller dans un chemin mauvais !

L'auteur du Psaume 119 nous montre bien qu'il a de la sagesse, cette sagesse que
seul le Saint-Esprit peut donner. Il est conscient que toute marche en dehors du
chemin étroit l'éloignera de la Parole de Dieu !

Certains penseront peut-être que c'est exagérer, que l'on peut fort bien savoir se
tenir en compagnie du monde et garder dans notre coeur la Parole de Dieu.
C'est exactement le raisonnement de ceux qui n'ont point de sagesse !
C'est faux ! Archifaux de croire que l'on peut garder avec soi les
commandements de Dieu comme le fait le Psalmiste ! (Psaume 119: 98)
C'est faux, car le premier pas fait volontairement, dans un chemin autre que
celui tracé par Jésus, est déjà un acte de désobéissance !
Qui oserait dire au Juge suprême qu'après s'être engagé dans la mauvaise voie, il
va être vigilant pour veiller sur sa conduite et marcher dans l'obéissance !
N'est-ce pas un non-sens que prétendre que l'on va se garder alors que déjà nous
avons fait le choix de désobéir ?

L'obéissance ne consiste pas à se préserver des souillures du monde dans le


chemin de la désobéissance, mais l'obéissance première eut été de ne JAMAIS
quitter le chemin étroit. Quant à la "seconde obéissance", elle consiste à revenir
dans ce chemin étroit et non à s'enfoncer plus loin en priant d'être gardé par le
Seigneur !

Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne
s'arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s'assied pas en compagnie des
moqueurs, Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la médite
jour et nuit ! Psaume 1: 1-2 (v. L. S)

... nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les
volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de
colère, comme les autres...
... nous qui étions morts par nos offenses, (Dieu) nous a rendus à la vie avec
Christ... Éphésiens 2: 3 et suivants (v. L. S)

L'auteur du Psaume 119 précise bien pourquoi il ne veut pas s'engager dans un
chemin autre que celui du Seigneur.
Il n'a qu'un seul argument à faire valoir, mais quel argument ! Quel témoignage
puissant qui prouve bien que Dieu a la place centrale dans son coeur et qu'il est
déterminé à ce que rien ni personne ne le détrône !
Puissions-nous toujours avoir la même attitude, la même détermination que lui,
le même engagement afin de montrer que Christ est véritablement notre VIE (v.
101) !

Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin,


Afin de garder ta parole.

S'il n'y a qu'un seul chemin qui conduise à la Vie éternelle, il va de soi que les
autres mènent tous à la perdition !
Alors... franchement ! Allons-nous nous engager volontairement dans un autre
chemin ? Ce serait du suicide !
Allons-nous nous laisser séduire par des gens du monde qui, sous prétexte
d'entretenir de bonnes relations de voisinage, vont nous mener par le bout du
nez, vont nous aveugler par leur gentillesse et nous faire préférer leur compagnie
à celle des croyants ? Des croyants pas toujours fraternels, il faut bien le dire !

Mon fils, si des pécheurs veulent te séduire, Ne te laisse pas gagner. Proverbes 1:
10 (v. L. S)

Examinez ce qui est agréable au Seigneur ; et ne prenez point part aux oeuvres
infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. Éphésiens 5: 10-11 (v. L.
S)
Si nous avons été mis au bénéfice de l'oeuvre de la Croix, nous l'avons été par
grâce sans qu'il ne nous en ai rien coûté. Si nous avons changé de père en
devenant "enfant de Dieu" au lieu d'être des "enfants de colère comme les
autres", conduisons-nous donc d'une manière digne afin d'être agréables au
Seigneur (Colossiens 1: 10).

Pour ce faire, quoi de mieux que de retenir ces trois pensées qui, mises en
pratique, parleront bien plus fort que tous nos beaux discours :

- Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin, afin de garder ta parole. (v.
101)
- Je ne m'écarte pas de tes lois, Car c'est toi qui m'enseignes. (v. 102)
- Je hais toute voie de mensonge. (v. 104)

Seigneur Jésus, tu as accompli en ma faveur ce que personne n'aurait jamais pu


faire pour me sauver de la perdition éternelle. Je suis conscient que tu as donné
ta vie pour moi afin que je puisse m'engager dans le chemin qui me conduira
jusqu'à la vie éternelle.
C'est un don que je ne veux pas mépriser, aussi je réclame ton secours afin de
tenir ferme dans la foi.
Je te supplie de me rendre toujours plus sensible à ton Saint-Esprit afin que je ne
me détourne jamais de TA Parole pour courir dans les chemins du monde. "Tu
veux que la vérité soit au fond du coeur : Fais donc pénétrer la sagesse au
dedans de moi !"(Psaume 51: 6) C'est ma prière. Amen !

****

Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon
sentier.
(v. 105)

Qu'il en soit toujours ainsi afin que je sache où je mets les pieds !

J-M Ravé 13 octobre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(27) (Nun) - Ps. 119: 105-112

27 - Une lampe ou une veilleuse?

ATTENTION... !!!

C'est la dernière heure ! 1 Jean 2: 18 (v. L. S)

Ces quelques mots ont été prononcés il y a près de 2000 ans. Depuis cette
époque, bien des siècles se sont écoulés réduisant toujours plus ce temps qui
semblait déjà bien court.
Dès lors, il est facile de comprendre qu'aujourd'hui nous ne soyons plus très loin
de minuit, plus très loin d'un nouveau jour, de ce jour d'éternité entrevu par
l'apôtre.

Vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un


voleur dans la nuit. 1 Thessaloniciens 5: 2 (v. L. S)

Si aux yeux du Créateur 1000 ans sont comme un de nos jours (2 Pierre 3: 8),
réfléchissons un peu au temps qui reste depuis que le Saint-Esprit a inspiré à
l'apôtre Jean qu'à son époque, c'était la dernière heure !
Un temps d'attente qui s'est amenuisé considérablement au fil des 20 siècles qui
se sont écoulés depuis la venue du Seigneur Jésus et qui devrait nous faire
réfléchir quant à l'imminence de l'enlèvement de l'Église !

En gardant l'image qui nous a été donnée, celle de la dernière heure (60 minutes)
amusez-vous à diviser ces 60 minutes par 20 (le nombre de siècles qui se sont
écoulés depuis la première venue du Seigneur) vous pourrez alors paraphraser
l'apôtre Jean ou imaginer ce qu'il nous dirait aujourd'hui : " Petits enfants, ce
sont les dernières minutes, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y
a maintenant plusieurs antéchrists...". (1 Jean 2: 18 )

Sans doute avons-nous bien de la peine à nous mettre à l'heure de Dieu, à


comprendre ce que Dieu veut nous dire, à réaliser que ce qui se passe sous nos
yeux n'est pas vu de la même façon par le Seigneur.
Déjà Jésus faisait remarquer à ses disciples que le temps était bien plus avancé
qu'ils ne se l'imaginaient, bien plus avancé que ce que leurs yeux pouvaient
constater :

Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous
le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la
moisson. Jean 4: 35 (v. L. S)

Deux visions !
- La vision des hommes qui regardent aux choses terrestres !
- La vision du "Fils de l'homme" qui voit qu'une moisson d'hommes pour le
Royaume de Dieu est mûre !

Ainsi, ce n'est pas à nos sens physiques que nous devons prêter attention lorsqu'il
est question du domaine spirituel !
"La chair ne sert de rien" (Jean 6: 63), à rien si ce n'est à nous tromper dans nos
jugements chaque fois que nous l'écoutons lorsqu'elle nous fournira des raisons
pour atténuer la portée de la Parole de Dieu.
Cette chair qui, à une certaine période, a fait croire à des hommes "bien
pensants" qu'ils vivaient dans le "siècle des lumières" (XVIIIe siècle) alors qu'en
réalité, ils s'enfonçaient encore davantage dans les ténèbres en se détournant de
la véritable Lumière, celle que le Créateur avait envoyée aux hommes (Jean 1: 1-
13).

Depuis cette époque, si l'homme a accru considérablement ses connaissances, sa


science ne lui a pas permis de comprendre que derrière toutes ses découvertes, il
y a un Créateur qui a étalé devant lui les trésors de sa perfection dans tous les
domaines scientifiques. Il l'a fait afin que les hommes soient émerveillés de la
splendeur de la création et rendent gloire à Dieu, mais au lieu de cela, ils se sont
glorifiés des mystères qu'ils ont percés, oubliant que leurs découvertes, aussi
sensationnelles puissent-elles être, n'étaient que de simples découvertes et non
des actes créateurs !
C'est ainsi que le siècle dans lequel nous vivons est aussi ténébreux, si ce n'est
plus, que ceux du temps passé, ténébreux parce que de moins en moins de
personnes acceptent "la véritable Lumière qui, en venant dans le monde, éclaire
tout homme" (Jean 1: 9).

Maintenant, puisque l'horloge de Dieu a pu indiquer à l'apôtre Jean que c'était la


dernière heure, il est raisonnable de croire qu'en l'an de grâce 2007, la nuit est
très... très avancée, que le jour approche, ce jour où l'on sera TOUJOURS avec
le Seigneur dans son royaume ou toujours hors de sa présence, dans un lieu de
tourments éternels.

La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des oeuvres des
ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.
Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l'ivrognerie,
de la luxure et de l'impudicité, des querelles et des jalousies. Romains 13: 12 (v.
L. S)

Dans cette nuit, qui n'a jamais été aussi profonde et autant avancée, il nous est
donc possible de marcher comme en plein jour puisque Jésus est la lumière du
monde et que celui qui marche en sa compagnie ne marchera jamais dans les
ténèbres (Jean 8: 12).

Depuis la "nuit des temps", la seule façon de marcher dans les ténèbres sans
risquer de se perdre, de tomber ou de trébucher a été de se servir de la lumière !
De la lampe à huile à la lampe de poche, l'homme a toujours fait son possible
pour y voir clair lorsque les ténèbres enveloppaient son environnement. Il le fera
d'autant plus s'il se trouve en terrain inconnu, afin de ne pas être surpris.
Mais qu'en est-il en ce qui concerne son âme, cette âme bien plus fragile et bien
plus précieuse que le corps qui doit retourner à la poussière ?

Si depuis la chute de nos premiers parents les ténèbres spirituelles enveloppent le


monde, Dieu a toujours pourvu pour que l'homme ait à sa disposition une
lumière capable de l'éclairer.
Aujourd'hui encore, cette lumière particulière nous donne la possibilité de
devenir à notre tour, la lumière du monde par le simple fait de refléter Christ en
nous !

Vous êtes la lumière du monde... Que votre lumière luise ainsi devant les
hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui
est dans les cieux. Matthieu 5: 14-14 (v. L. S)

Cette lumière que chacun est à même d'utiliser, l'auteur du Psaume 119 nous en
parle déjà en mettant l'accent sur la Parole de Dieu qui, aujourd'hui doit
habiter en nous tout comme elle devait autrefois habiter dans le coeur des
enfants d'Israël : "Ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans
ton coeur" (Deutéronome 6:6)".
Et le Psalmiste de dire au verset 105:

Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon
sentier.

Ce texte, bien connu dans le monde chrétien, mérite qu'on s'y attarde afin qu'il
devienne le témoignage de notre vie plutôt qu'une belle expression qui ne
refléterait pas la réalité.

Combien de fois les non-chrétiens n'ont-ils pas fait cette remarque : "Tu dis que
tu es chrétien et tu fais ça ?"
Honte à nous chaque fois que quelqu'un peut nous prendre en défaut !
Honte à nous chaque fois que la faible lumière que le "païen" a à sa disposition
lui permet de constater que notre comportement n'est pas en harmonie avec les
enseignements du Seigneur Jésus !

Honte, parce que nous avons toute la lumière qu'il est possible d'avoir pour
éclairer notre sentier afin de bien mettre nos pas dans l'empreinte des pas de
notre Sauveur...
... nous avons cette lumière et nous la mettons encore trop souvent en veilleuse
afin de pouvoir s'excuser d'avoir mal vu, d'avoir mal compris les indications
fournies par le saint Livre !

Une chose encore !


N'est-ce pas étrange que parfois ce soit le monde qui nous fasse ce genre de
remarques plutôt que nos frères et soeurs dans la foi ?
Ne devons-nous pas veiller les uns sur les autres et nous avertir mutuellement
afin que la saine doctrine reste au milieu de nous et en nous ?

Que le juste me frappe, c'est une faveur ; Qu'il me reprenne, c'est de l'huile sur
ma tête ; Ma tête ne s'y refusera pas... Psaume 141: 5 (v. Bible annotée)

Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes
spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Galates 6: 1 (v. L. S)

Il est évident qu'au lieu d'être repris par les uns ou par les autres, le mieux serait
d'être vigilants et de rester sensibles au Saint-Esprit.
Il ne manquera jamais de nous avertir AVANT que nous nous engagions dans
une mauvaise voie, il le fera pour autant que nous acceptions de nous conformer
à ce que dit l'Écriture, faute de quoi, son intervention devenant inutile, il restera
silencieux.
Sans doute est-ce une des raisons qui fait que - dans le monde chrétien -
plusieurs ne se sentent plus repris par leur conscience quoiqu'ils aient été
prévenus que leur conduite ne cadrait plus avec ce que la Parole de Dieu dit.

Laissons-nous conduire par l'Esprit qui a inspiré notre Bible, sinon, l'habitude
d'en faire selon notre humeur anesthésiera une partie de notre conscience et
la désensibilisera à l'action du Saint-Esprit qui aurait pourtant voulu nous
mener dans toute la Vérité.

"Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier", voilà une
conduite en plein accord avec celle du Seigneur Jésus qui, nous le savons, n'a fait
que s'appliquer à accomplir la volonté de son Père et à transmettre ses paroles
aux hommes : " je leur ai donné les paroles que tu m'as données ; et ils les ont
reçues..." (Jean 17: 8)

Les paroles du Père ont été transmises, elles sont à portée de notre main. Les
avons-nous reçues dans notre coeur et acceptées comme telles au point de tout
faire pour mieux les comprendre afin de les mettre en pratique ?
Notre Psalmiste avait déjà compris la valeur et l'intérêt qu'il y avait à observer
les ordonnances de l'Éternel, voilà donc pourquoi il retenait son pied loin de tous
les mauvais chemins (v. 101).

Il était tellement déterminé, qu'il osa même prendre un engagement par serment
(v. 106) :

Je jure, et je le tiendrai, d'observer les lois de ta justice.

Pour tenir un tel engagement, il va sans dire qu'il faut une sévère discipline afin
de ne pas tomber dans le parjure, chose qu'il ne nous serait pas possible de faire
puisque nous n'avons pas à jurer pour mettre en valeur notre parole : notre oui ou
notre non devant refléter ce que nous voulons exprimer !
Qu'exprimons-nous en ce qui concerne le fait d'observer les enseignements du
Seigneur ?
Il est à craindre que bien des personnes naviguent dangereusement entre le "oui"
et le "non" en les assortissant de pensées qui viennent du Malin ! "Que votre
parole soit oui, oui, non, non ; ce qu'on y ajoute vient du malin." (Matthieu 5:
37)

Pour observer les lois de Dieu, il est indispensable de les connaître ! Pour cela, il
est évident qu'il faut prendre le temps de sonder les Écritures, de les méditer afin
de pouvoir les appliquer dans notre vie de tous les jours.
Méditer, c'est réfléchir sérieusement afin de bien s'imprégner de la pensée de
Dieu tout en se rappelant que Dieu est Dieu et que, nous, nous ne sommes que
des créatures en face du Créateur. Pour cette raison, nous n'avons pas à tordre le
sens des Écritures afin de les adapter à nos circonstances; la Parole de Dieu a
déjà été ENTIÈREMENT ÉPROUVÉE ! (Psaume 119: 140)
Comprenant alors que le commandement a été prescrit pour être observé, je dois
donc me soumettre à la volonté du Seigneur afin de ne pas m'exposer aux graves
conséquences qui ne manqueront pas de suivre une désobéissance volontaire.

Avez-vous remarqué que depuis que nous avons fait nos premiers pas dans le
psaume 119, nous n'avons jamais vu notre homme minimiser la loi de Dieu, au
contraire !
En cela, il diffère de bien des hommes de l'ancienne Alliance qui se sont lassés
de mettre en pratique ce qui leur avait été prescrit ! Il diffère aussi de quelques
chrétiens qui ont choisi de se conformer à l'Écriture selon leurs fantaisies.
Dans un cas comme dans l'autre, l'épître aux Hébreux ne mâche pas ses mots !

... ils n'ont pas persévéré dans mon alliance, Et moi aussi je ne me suis pas
soucié d'eux, dit le Seigneur. Hébreux 8: 9 (v. L. S)

... si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité,


il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du
jugement et l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles. Hébreux 10: 26 (v. L.
S)

La suite de ce dernier verset met en avant toute la gravité qu'il y a à mépriser le


Fils de Dieu ainsi que l'oeuvre qu'il a accomplie en notre faveur. Que cet
avertissement nous aide à mieux réaliser que la Parole de Dieu est une lumière
qui doit nous permettre d'avancer d'une façon qui soit agréable au Seigneur.
Les hommes ont préféré les ténèbres parce que leurs oeuvres étaient mauvaises
et qu'ils n'avaient pas l'intention de changer ! C'est un peu ce que dit l'apôtre Jean
dans le troisième chapitre de son évangile (v. 19).

Eux ne voulaient pas de la Lumière ! Ils tenaient à rester dans leurs ténèbres s'y
trouvant à l'aise pour satisfaire leurs passions et répondre aux désirs de la chair
sans se préoccuper de leur âme immortelle !

Souvenons-nous... ! Nous étions dans les mêmes ténèbres qu'eux, péchant contre
Dieu comme ils le font ! Mais un jour, la Lumière s'est manifestée dans notre vie
pour nous montrer notre état de perdition. Alors, conscients de la véracité de la
Parole de Dieu, nous nous sommes engagés à suivre le chemin étroit.

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur.
Marchez comme des enfants de lumière ! Éphésiens 5: 8 (v. L. S)

À l'époque, nous avons su "saisir l'espérance qui nous était promise" (Hébreux 6:
18), mais cette espérance qui nous a fait changer de monde, la possédons-nous
toujours, l'entretenons-nous toujours au travers d'une marche dans la
sanctification ? Une marche qui nous permet d'avoir une meilleure
compréhension des Écritures et un désir plus grand d'adapter notre vie à ce
qu'elle met en lumière ?

"La lumière luit dans les ténèbres" (Jean 1: 5), c'est un fait que nul ne peut
contester ! Mais cette lumière, si elle est réduite à l'état de veilleuse, n'aura pas
l'intensité voulue pour mettre en évidence les différences entre le bon et les
mauvais chemins !

Le Psalmiste possédait une lumière suffisante pour pouvoir garder son pas des
voies mauvaises. Il n'avait pas besoin de s'interroger afin de savoir si la voie qui
se présentait devant lui était bien conforme aux enseignements de Dieu. La
Parole de Dieu lui était suffisante pour savoir s'il pouvait s'engager ou non dans
une voie plutôt que dans une autre !

Son coeur étant droit devant l'Éternel, il pouvait dire chaque fois que sa vie était
exposée, chaque fois qu'il avait un choix à faire (v. 109) :

Je n'oublie point ta loi.


Quelle grâce de pouvoir exprimer la même pensée lorsque nous sommes exposés
à diverses tentations, celles que l'ennemi de nos âmes place intentionnellement
sur notre route.

"Résistez au diable et il fuira loin de vous" nous dit Jacques (4: 7) Résistons en
employant les mêmes armes que le Fils de Dieu a utilisées dans le désert lorsque
Satan venait le tenter ! LA PAROLE DE DIEU !

Il EST ÉCRIT ! (Matthieu 4: 4, 6, 10)

Et si cela ne devait pas être suffisant, nous pouvons avoir la même liberté que
notre Sauveur et ajouter avec autorité :

Il est AUSSI écrit ! Matthieu 4: 7

"Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier." Une
lumière qui fait fuir le prince des ténèbres ! Une lumière qui me permet de faire
le bon choix dans chacune des situations qui se présente à moi.
Le méchant, l'adversaire de Dieu nous tend des pièges ?
Qu'à cela ne tienne ! Le Psalmiste l'a vécu aussi et cela ne l'a pas empêché de
garder la Loi de Dieu (v. 109, 110) !

Je ne m'égare pas loin de tes ordonnances.

Ce verset, pris hors de son contexte, pourrait bien prêter à confusion et apporter
de l'eau au moulin de ceux et celles qui se sont épris de liberté et qui ne veulent
pas s'astreindre à la discipline qu'enseigne le Seigneur, celui devant qui nous
passerons tous en jugement.
En effet, ils pourraient prétendre qu'ils n'ont pas abandonné Dieu, qu'ils ne se
sont pas égarés et qu'ils sont toujours à même de répondre présent, quand bien
même ils ont choisi de vivre dans l'indépendance à l'égard du corps de Christ. (Il
n'est pas question de ceux et celles qui, par la force des choses sont dans
l'impossibilité de se joindre à leurs frères et soeurs dans la foi.)

Ne nous trompons pas par de faux raisonnements (Jacques 1: 22) ! Mais


regardons plutôt comment d'autres traducteurs ont exprimés la pensée du
Psalmiste :

- Je ne me suis point écarté de tes commandements. (v. Bible annotée)


- Je ne dévie point de tes préceptes. (v. Sefarim, Bible du Rabbinat français)

Même si nous n'avons pas la possibilité de lire plusieurs versions de la Bible


pour comprendre le sens d'un texte, les versets 111 et 112, qui clôturent le
paragraphe concernant la lettre "Nun", sont là pour réfuter l'idée trompeuse que
certains se sont forgée :
Celle de croire qu'ils peuvent garder les commandements de Dieu en dehors du
chemin que le Seigneur a tracé pour que nous y marchions !
Nous en avions parlé la semaine passée en disant que :
"L'obéissance ne consiste pas à se préserver des souillures du monde dans le
chemin de la désobéissance, mais l'obéissance première eut été de ne JAMAIS
quitter le chemin étroit. Quant à la "seconde obéissance", elle consiste à revenir
dans ce chemin étroit et non à s'enfoncer plus loin en priant d'être gardé par le
Seigneur !"
Voici donc les versets 111 et 112 qui devraient fermer la bouche de tous les
détracteurs de la discipline chrétienne et qui montrent clairement qu'en aucun
cas, nous n'avons à nous écarter de ce que Dieu a dit !

Tes préceptes sont pour toujours mon héritage, car ils sont la joie de
mon coeur.
J'incline mon coeur à pratiquer tes statuts, toujours, jusqu'à la
fin.

En lisant ses lignes, nous pouvons de mieux en mieux comprendre pourquoi la


Parole de Dieu était une lumière sur le sentier de cet homme... La pratique ! La
mise en application ! Voilà ce qui a permis à notre homme de "retenir son pied
loin de tout mauvais chemin" ! (v. 101)

"Ta parole, Seigneur, est-elle bien une lampe à nos pieds, et une lumière sur
notre sentier ? Est-elle celle qui met en évidence le chemin par où nous devons
passer lorsque nous hésitons entre deux directions, lorsque nous nous lions avec
des étrangers ou lorsque nous devons prendre des décisions ?
N'est-elle pas parfois qu'une simple veilleuse que nous aurions mise dans un
coin, une veilleuse qui signalerait simplement sa présence par un frémissement ?
Une veilleuse qui ne demande qu'à briller avec intensité afin que nous sachions
toujours plus discerner entre le bien et le mal, entre ce qui plaît à Dieu et ce qui
lui déplaît !"

Le précepte (le commandement) est une lampe,


Et l'enseignement une lumière,
Et les avertissements de la correction sont le chemin de la vie.
Proverbes 6: 23 (v. L. S)

***

Ouvre mes yeux pour que je contemple les merveilles de ta Loi... Psaume
119: 18

C'est la dernière heure ! 1 Jean 2: 18

(Petits enfants, ce sont les dernières minutes, et comme vous avez appris qu'un
antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists...".)

J-M Ravé 20 octobre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(28) (Samek) - Ps. 119: 113-120

28 - (1) Entre les deux, mon coeur ne balancera plus !

À celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu'il
se confie en toi. Esaïe 26: 3 (v. L. S)

En relisant ce texte, je me souviens des périodes où mon coeur était angoissé


parce que la crainte me dominait. Pour en être arrivé dans un pareil état de
délabrement, il faut croire que ma foi n'avait certainement pas la grosseur d'un
grain de sénevé et qu'en raison de cet état, je suis passé à côté de bénédictions
que Dieu avait préparées à mon intention, des bénédictions conformes à
l'Écriture !

Fort heureusement, les expériences du passé n'ont été négatives que par rapport
au temps perdu ! Ce temps où Dieu ne pouvait rien construire de stable dans une
vie qui était ballottée de tous côtés, une vie sensible à toutes les pensées que le
prince des ténèbres pouvait avancer pour déstabiliser l'enfant de Dieu passant
dans la tourmente de l'épreuve.

Certes ! Il est facile d'incriminer l'adversaire de nos âmes ! Facile de tout lui
mettre sur le dos et de lui faire porter la responsabilité de nos échecs ! Facile
d'accuser l'accusateur alors qu'il ne peut faire que ce que nous lui permettons de
faire dans notre vie.
Combien de fois n'avons-nous pas été responsables des destructions qu'il a pu
faire dans nos vies, simplement parce que nous avons prêté une oreille attentive
à ses discours au lieu d'écouter la voix de notre Sauveur qui a donné la victoire à
tous ceux et toutes celles qui se confient en lui ?

Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur
Jésus-Christ ! 1 Corinthiens 15: 57 (v. L. S)

Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ... 2
Corinthiens 2: 14 (v. L. S)

Sachant qu'il est impossible que Dieu mente (Hébreux 6: 18), comment se
fait-il que son enfant - le racheté que nous sommes si nous avons accepté Jésus
comme Sauveur et Seigneur - puisse (parfois) être bousculé dans son assurance
et devenir indécis quand il doit choisir entre ce que Dieu a dit, ce qu'il a promis
et les pensées négatives qui viennent semer le trouble dans un esprit
complètement désorienté par l'épreuve de la foi ?

Reprenons notre texte de départ dans une autre version afin de mieux réaliser
que notre foi n'aura de la valeur et ne portera du fruit, que si sa progression n'est
pas en dents de scie.

Au coeur constant tu assures la paix, la paix, parce qu'il se confie en toi. Esaïe
26: 3 (v. Bible annotée)

C'est donc notre constance, notre fermeté, notre persévérance, notre obstination à
rester attachés, coûte que coûte, aux diverses promesses du Seigneur, qui fait la
différence et qui permet à notre Père céleste de nous donner la victoire en
Christ !

Nos doutes nous "condamnent", non seulement à ne rien recevoir de Dieu, mais
à nous tourner vers les hommes afin que nous puissions avoir au moins quelque
chose qui nous rassure un temps !

Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de
côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du
Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. Jacques 1:
6-8 (v. L. S)

L'épreuve étant indissociable de la vie chrétienne, nous devons nous faire une
raison et ne plus paniquer lorsqu'elle se représentera sous une autre forme ! Le
Seigneur a promis les épreuves et, au minimum, son soutien dans l'épreuve !

Notre espérance dans les promesses de Dieu DOIT donc être comme une ancre
qui nous permettra de rester ferme dans nos sentiments au lieu d'être ballottés de
tous côtés.
En raison de l'oeuvre accomplie par le Seigneur Jésus à la Croix, nous avons,
pour ainsi dire, bien plus de garanties de recevoir la paix dans nos afflictions
qu'en avait l'auteur du Psaume 119 qui vivait principalement sous la Loi.
S'il a pu être ferme dans ses sentiments sans avoir Christ en lui, combien plus
nous pouvons être rassurés par sa présence et dire à notre tour (v. 114) :
Tu es mon asile et mon bouclier ; j'espère en ta promesse.

C'est avec cette vérité que nous allons entrer dans le paragraphe de la lettre
"Samek", une vérité qu'il est facile d'exprimer quand tout va bien, mais qu'il est
plus difficile de vivre lorsque l'adversaire de nos âmes ne cesse de nous harceler
en démontrant, preuves à l'appui, que notre foi en Dieu pourrait bien être déçue
comme l'a été celle de nombreuses personnes.
Mais, ce qu'il oublie de dire, c'est que ces gens ne sont pas allés jusqu'au bout de
leur foi, c'est qu'ils n'ont pas persévéré dans les promesses de Dieu !

Eh quoi ! si quelques-uns n'ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la


fidélité de Dieu ? Romains 3: 3 (v. L. S)

... la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva
pas de la foi chez ceux qui l'entendirent. Hébreux 4: 2 (v. L. S)

Que dans les épreuves nous sachions et que je sache aussi toujours crier : "Au
secours Seigneur - je crois ! viens au secours de mon incrédulité !" (Marc 9: 24)
Que cet aveu de foi en la Parole de Dieu nous conduise aussi à reconnaître la
faiblesse de notre chair qui tremble à l'idée de perdre le contrôle de la situation.

"Tu es mon asile et mon bouclier ; j'espère en ta promesse."


C'est intentionnellement que j'ai commencé par le verset 114 et non le 113 afin
que nous réfléchissions d'abord sur notre conduite par rapport à la Parole de
Dieu. En effet, je crains bien que nous ayons tous eu des moments de faiblesse
où le bouclier de la foi était trop lourd à porter, si lourd qu'il fut déposé sur le
bas-côté de la route pendant quelques instants, pendant quelques jours, quelques
mois, si ce n'est depuis longtemps !

Sans protection, sans ce bouclier de la foi, il paraît peu probable que l'on puisse
atteindre l'asile protecteur de Dieu, cette forteresse inébranlable où les pèlerins
reçoivent la récompense de... leur foi.

Reprenons-nous ! Reprenons ce bouclier ! Désirons ardemment le récupérer si


nous l'avons laissé tomber. C'est alors que le Seigneur agira pour que nous
puissions retrouver du goût à marcher en lui faisant confiance.
En songeant au passé, je peux me rendre compte que si je suis encore vivant
aujourd'hui quant à la foi, c'est que j'ai bénéficié d'une patience et d'un amour
infini de mon Sauveur qui n'a pas permis que l'ennemi m'achève lorsque je suis
tombé dans le doute..., lorsque nous sommes tombés dans le doute comme bien
d'autres avant nous !
Certainement restait-il encore quelques fils ténus qui nous reliaient à peine au
Seigneur ! Un minimum qui lui permettait néanmoins de constater qu'il pouvait
encore rallumer les lumignons fumants que nous étions devenus en raison de
notre manque de foi.

- "Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ?" (Matthieu 8: 26 ; 16:8 ; Luc
12: 28) pouvait dire Jésus à ses disciples.
- "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?" (Matthieu 14: 31)

Dans chacun de ces cas, les remontrances du Seigneur n'ont pas mis un terme à
ses relations avec eux, au contraire ! Il continua à les enseigner, les invitant
toujours à avoir foi en Dieu et en lui !
Étant toujours le même, hier comme aujourd'hui, il veut encore nous encourager
comme il a encouragé ceux qui marchait avec lui. Ses promesses restant les
mêmes, il nous les propose toujours, même si dans le passé nous avons été des
"gens de peu de foi" !
Nos échecs, semblables à ceux des disciples, loin d'être des pierres
d'achoppement pour notre marche dans la foi, peuvent donc nous propulser en
avant si nous savons en retenir les enseignements.

Espère en l'Éternel ! Fortifie-toi et que ton coeur s'affermisse ! Espère en


l'Éternel ! Psaume 27: 14 (v. L. S)

Voilà ce que nous aurions dû nous dire à l'époque de nos tremblements et voilà
ce que nous nous dirons la prochaine fois, si nous avons compris la leçon de nos
échecs !

Le Seigneur veut nous fortifier dans notre foi, mais c'est d'abord à nous de puiser
dans la réserve de ses promesses, d'y croire de tout notre coeur même si nous
devons souffrir pendant un temps.

C'est d'abord à nous de nous fortifier :


- "Fortifiez donc vos mains languissantes et vos genoux affaiblis ; et suivez avec
vos pieds des voies droites" Hébreux 12: 12-13 (v. L. S)

- "Fortifiez-vous, et ne laissez pas vos mains s'affaiblir, car il y aura un salaire


pour vos oeuvres." 2 Chroniques 15: 7 (v. L. S)

- "Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous." 1


Corinthiens 16: 13 (v. L. S)

Ensuite, après nous être fortifiés nous-mêmes en nous nourrissant de la Parole


de Dieu, en la prenant pour appui, c'est notre Père céleste qui nous fortifiera !
Il le fera APRÈS que nous ayons souffert un peu de temps !

Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle,


après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même,
vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. 1 Pierre 5: 10

En résumé, si nous sommes capables de tenir fermes dans la foi, nous avons le
droit de nous attendre, APRÈS un certain temps de mise à l'épreuve, à être
merveilleusement soutenus par le Seigneur qui, rappelons-le, nous
perfectionnera, nous affermira, nous fortifiera, nous rendra
INÉBRANLABLES !

Cette ligne de conduite, dépeinte par l'apôtre, ne fait que mettre en évidence la
marche glorieuse du croyant qui avance par la foi, ce croyant qui ne doute pas un
seul instant que Dieu puisse lui faire faux-bond, c'est-à-dire qu'il puisse agir
d'une façon différente que celle qu'il a promise.

Nos hésitations à faire confiance à la Parole du Seigneur risqueraient bien de


démontrer que notre foi en lui a des limites à ne pas dépasser, des limites qui
prouvent que le terrain de notre coeur a été ensemencé par des doutes qui ont
pour propriété de faire balancer notre coeur entre deux options : " Dieu a-t-il
réellement dit... ? " (Genèse 3: 1).

Assis entre deux chaises, ne sachant plus si nous devons prendre Dieu au mot ou
bien agir selon d'autres pensées qui sont venues nous perturber, nous voici placés
dans une catégorie que notre Psalmiste déteste (v. 113) :
Je hais les hommes indécis...

N'allons pas le critiquer pour son franc parlé et n'utilisons pas son langage pour
mettre en évidence ceux et celles qui sont torturés par le doute, ceux et celles qui
voudraient bien croire mais qui hésitent.
Remémorons-nous plutôt ces temps où nous n'arrivions pas à nous décider, ces
temps où nous aurions bien voulu croire, mais où nous nous sommes méfiés de
Dieu, ce temps où nous avons pu imaginer ce qu'il pourrait bien arriver si Dieu
ne répondait pas : " Dieu a-t-il réellement dit...? ", Dieu est-il vraiment toujours
le même ? Les temps n'ont-ils pas changé ?

Quelle peste que ce doute !


Quel pourrait bien être le contrepoison qui puisse nous immuniser contre lui,
afin que son pouvoir destructeur ne nous atteigne plus et que l'incrédulité,
toujours plus galopante en ces temps de la fin, ne vienne plus nous voiler les
glorieuses promesses du Seigneur ?
Bien sûr, nous allons répondre la foi !
Mais comment alimenter cette foi pour qu'elle subsiste en tout temps ?

... la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ.
Romains 10: 17 (v. L. S)

Jésus lui dit : Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?
Jean 11: 40 (v. L. S)

Si tu crois...
Le Psalmiste avait entendu la Parole de Dieu, il croyait à ce qu'elle disait et c'est
pour cette raison qu'il ne supportait pas les douteurs qui, en raison de leurs
doutes, ne pouvaient pas aimer ce qui sortait de la bouche de Dieu (v.113) :

Je hais les hommes indécis, et j'aime ta loi.

Ainsi, à mon tour je dois haïr ! Mais je dois haïr la personne indécise que j'étais !
Je dois détester cette vieille nature qui m'a fait grandir dans un monde sans Dieu,
cette vieille nature toujours sensible à ce qui déplaît au Seigneur.
Pour bien lui montrer mon dégoût à cette vieille nature, je veux aimer la loi de
Dieu comme le Psalmiste l'aimait et démontrer que cet amour est bien réel car il
m'engagera à placer une totale confiance en ce qui est écrit.

Encore une fois cet engagement de la bouche, cet engagement du coeur, sera
consolidé par une conduite qui ne laissera aucun doute quant à mon
appartenance comme l'auteur du psaume 119 l'a clairement exprimé (v. 115) :

Éloignez-vous de moi, méchants,


Afin que j'observe les commandements de mon Dieu !"

Une détermination qui révèle :

1) Qu'il y a une connaissance entre le bien et le mal, entre ceux qui servent Dieu
et ceux qui ne servent pas,
2) Ensuite, qu'il y a une volonté de ne pas se laisser influencer par des gens qui
minimiseraient la valeur des enseignements divins.

Loin d'être un conseil pour les temps anciens, nous retrouvons la même pensée
dans le Nouveau Testament lorsque l'apôtre Paul avertit les Corinthiens :

Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y
a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et
les ténèbres ? " 2 Corinthiens 6: 14 (v. L. S)

Le joug étranger, il va de soi, ne nous permet pas de marcher sous celui de


Christ, car on ne peut pas faire partie de deux "attelages" différents, de deux
"attelages" qui vont dans des directions opposées.
Ce joug que le Seigneur Jésus nous propose (Matthieu 11: 29), une fois mis en
place, une fois SA volonté acceptée, nous permettra de recevoir les instructions
de celui qui a promis d'être avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde.
Porter le joug de Christ est donc la condition indispensable pour savoir ce qu'il
conviendra de faire dans telle ou telle situation.

Désormais, il apparaît clairement que les éventuels attachements que nous


pourrions encore avoir avec le monde, ceux que nous ne voulons pas lâcher, sont
amplement suffisants pour jeter le trouble dans nos coeurs.
Déjà que nous avons bien de la peine à nous soumettre à la volonté de l'Esprit,
lorsque la chair réclame sa part, "la chair a des désirs contraires à ceux de
l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair... (Galates 5: 17),
combien plus il nous sera difficile d'avoir une position juste si nous nous
sommes placés sous un joug étranger !

Mais nous ne voulons pas insister sur ce dernier comportement sachant que ceux
qui veulent marcher avec Christ sauront être fermes : "Éloignez-vous de moi,
méchants, Afin que j'observe les commandements de mon Dieu !". (v. 115)

"Le juste néanmoins demeure ferme dans sa voie, Celui qui a les mains pures se
fortifie de plus en plus" Job 17: 9 (v. L. S)

"... que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie
encore" Apocalypse 22: 11 (v. L. S)

Pour les autres... ! S'ils ne veulent pas se laisser avertir, ils en porteront eux-
mêmes les conséquences :

- "Leur coeur est partagé : ils vont en porter la peine" Osée 10: 2 (v. L. S)

- "si celui qui entend le son de la trompette ne se laisse pas avertir... son sang
sera sur sa tête" Ézéchiel 33: 4 (v. L. S)

Puisque c'est la Parole de Dieu qui est une lumière sur notre sentier (Psaume
119: 105), sachons discerner chacun de ces deux chemins qui viennent d'être
présentés et choisir celui qui conduit à la Vie éternelle.
Rien de telle qu'une bonne connaissance des Écritures pour être convaincu d'aller
dans une direction plutôt que dans une autre, rien de telle que de mettre en avant
les promesses de Dieu pour réclamer ce qu'il a promis (V. 116) !

Soutiens-moi selon ta promesse, afin que je vive,


Et ne me rends point confus dans mon espérance !

Dieu pourrait-il me couvrir de honte parce que j'ai placé ma confiance en lui ?
N'est-ce pas moi qui devrais rougir lorsque je prétends lui avoir donné ma vie et
que j'en garde le contrôle afin d'avoir quelques sécurités palpables?

Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés ; Ils se confiaient en toi, et ils n'étaient
point confus. Psaume 22: 5 (v. L. S)

Celui qui croit en lui ne sera point confus. Romains 9: 33: 10:11 (v. L. S)

- En prenant appui sur de tels témoignages,


- En me rappelant des paroles du Seigneur qui disait qu'il ne fallait pas
s'inquiéter,
- En me souvenant de mes temps d'incertitudes qui n'apportaient que du
mécontentement,
- En repensant à toutes les fois où ma foi n'a pas été à la hauteur et que j'étais
plus enclin à murmurer qu'à prier...

... Je dois pouvoir maintenant repartir d'un bon pied et aller de l'avant avec une
foi ferme au moins équivalente à celle de l'auteur du psaume 119 qui n'a jamais
cessé d'espérer en Dieu, même aux plus sombres moments de sa vie.

Écoutons notre bien-aimé Seigneur, pensons à notre Dieu qui a tant aimé le
monde..., qui nous a tant aimés !

- Pourquoi vous inquiétez-vous au sujet.... (Matthieu 6: 28)


- Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que
boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? (Matthieu 6: 31)
- Ne vous inquiétez donc pas du lendemain... (Matthieu 6: 34)

L'inquiétude, le manque de foi peut nous conduire à prendre des décisions qui,
par la suite, pourront être des points sur lesquels Satan pourra revenir pour nous
déstabiliser.
N'écoutons plus ses suggestions, soyons des hommes et des femmes de foi qui
sondent les Écritures afin d'y trouver les réponses à nos problèmes.

L'inquiétude dans le coeur de l'homme l'abat, Mais une bonne parole le


réjouit. Proverbes 12: 25 (v. L. S)

Quoi de mieux que la bonne Parole du Seigneur qui m'aime, même lorsqu'il me
corrige, lorsqu'il me reprend? "Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de
la vie éternelle." Jean 6: 68 (v. L. S)

***

L'Éternel était avec lui (avec moi, avec toi), et il ne laissa tomber à terre
aucune de ses paroles. 1 Samuel 3: 19 (v. L. S)

***

Rien n'est impossible à Dieu. Luc 1: 37 (v. L. S)

Je crois ! viens au secours de mon incrédulité ! Marc 9: 24 (v. L. S)

***

J-M Ravé 27 octobre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(29) (Samek) - Ps. 119: 113-120

29 - (2) Sois pour moi celui que tu as promis d'être!

Le problème des prières non exaucées

Tout ce que vous demanderez en mon nom (au nom de Jésus), je le ferai, afin
que le Père soit glorifié dans le Fils. Jean 14: 13 (v. L. S)

En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le


donnera en mon nom (au nom de Jésus). Jean 16: 23 (v. L. S)

Derrière cette parole du Seigneur Jésus, mise en pratique par une multitude de
chrétiens, se cachent de nombreuses déceptions qui servent la cause de
l'adversaire de nos âmes !

Combien de prières non exaucées n'ont-elles pas été utilisées par Satan, le prince
des ténèbres, pour rappeler à tort, mais aussi à raison, que Dieu reste souverain
et que, dans cette souveraineté, il exaucerait simplement selon son bon plaisir ?

À tort, parce que c'est trop souvent une excuse servant à maquiller certaines
vérités difficiles à reconnaître, telles que les manques de foi ou de persévérance
de la part de celui qui s'adresse au Seigneur !

À raison, parce qu'il est Dieu et qu'il est le seul à savoir que la même action,
venant de sa part, pourrait avoir des effets différents selon les individus. Sa
souveraineté fait donc qu'il peut accorder à l'un ce qu'il refusera à l'autre, afin
d'agir pour le bien de chacun.

De déception en déception, plusieurs ont fini par croire que certaines bontés du
Seigneur ne leur étaient pas destinées.
D'autres ont simplement pensé que, les siècles passants, Dieu n'avait plus besoin
de manifester sa gloire comme dans les temps apostoliques. Des temps où le
paganisme était tellement répandu, qu'il fallait bien des oeuvres extraordinaires
pour que l'on prête attention qu'il n'y avait qu'un seul Dieu vivant.
Mais... sérieusement ne sommes-nous pas dans des temps identiques ?
Ne sommes-nous pas entourés d'une foule de non-croyants, ou du moins de
personnes qui acceptent tout, qui croient en tout et en n'importe quoi, sauf dans
ce que le Dieu de la Bible a dit ?
Alors..., les temps étant semblables à ceux du passé, Jésus-Christ étant le même
"hier, aujourd'hui et éternellement" (Hébreux 13: 8), nos déceptions ne
peuvent donc pas être causées par l'infidélité de Dieu, une infidélité qui serait
contraire à sa Parole !

- Dieu est fidèle ! 1 Corinthiens 1: 9 .


- Aussi vrai que Dieu est fidèle... 2 Corinthiens 1: 18.
- Ce Dieu fidèle garde son alliance et sa miséricorde jusqu'à la millième
génération envers ceux qui l'aiment et qui observent ses commandements
Deutéronome 7:9.

En raison de sa fidélité, nous devons donc regarder ailleurs afin de trouver les
causes qui l'empêchent d'agir dans notre vie comme il l'a promis.

Comme nous le faisons régulièrement, nous allons ouvrir le psaume 119, ce


psaume qui a le mérite de nous encourager afin que nous ayons de l'intérêt pour
la Parole de Dieu, cette Parole qui, aujourd'hui encore, est "une lampe à nos
pieds et une lumière sur notre sentier" (v. 105).

Si nous avons été attentifs au parcours du Psalmiste, nous n'avons pas manqué de
relever, qu'à de nombreuses reprises, il a mis en avant ce que Dieu a dit : "TA
PROMESSE".

Ce n'est pas par insolence qu'il a osé rappeler à l'Éternel ce qu'il avait promis !
Nous n'entendons aucun reproche dans la bouche de celui qui attend patiemment
la concrétisation de la foi qu'il a placée dans son Seigneur.
Nous ne percevons pas plus un soupçon de doute.
Nous découvrons plutôt une foi qui ne cesse de rappeler que ce que Dieu a dit est
immuable et qu'en conséquence, il peut (nous pouvons) avoir la ferme assurance
que CE QUE DIEU A DIT NE MANQUERA PAS DE S'ACCOMPLIR !
Résistons donc à la pression du doute, gardons la foi dans tout ce qui a été écrit
comme le Psalmiste l'a fait (v. 116):

Soutiens-moi selon TA promesse


Comme lui, nous avons le droit de rappeler le contenu des Écritures dans nos
prières. Nous avons le droit de rappeler la Parole même du Seigneur Jésus
qui s'est engagé à accomplir ce qui serait demandé en son nom.

Jésus étant toujours le même, il va de soi qu'il ne peut pas agir d'une manière
différente de celle qu'il avait lorsqu'il marchait sur la Terre.
Ne guérissait-il pas TOUS les malades ? N'avait-il pas une parole de réconfort,
d'encouragement, n'avait-il pas un conseil pour chacun ?
Il nous serait bien difficile de trouver une seule personne dans le Nouveau
Testament qui, au jour du jugement, puisse accuser Jésus de ne pas l'avoir
entendu. Oserions-nous être les premiers à l'accuser d'un manquement à sa
Parole ? Espérons que non !

Loin de là ! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme
pour menteur, selon qu'il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes
paroles, Et que tu triomphes lorsqu'on te juge. (Juger Dieu !!!) Romains 3: 4
(v. L. S)

En vérité, Jésus tient encore sa Parole maintenant comme il la tenait autrefois !


Il tient aussi son témoignage et ne saurait adhérer aujourd'hui à ce qu'il
condamnait hier ! De ce côté-là, il est aussi "le même hier, aujourd'hui et
éternellement !"
Toujours prêt à aller vers les pécheurs, les gens de mauvaise vie pour les sauver
et non pour participer à leurs mauvaises oeuvres ou pour les cautionner par sa
simple présence !

Sachant cela, nous pouvons déjà donner un grand coup de balai dans les prières
non exaucées en éliminant toutes celles qui sont en nette opposition avec ce que
l'Écriture nous enseigne, avec ce que Jésus a vécu. Il est toujours le même,
toujours aussi saint, toujours aussi juste !

Notons encore qu'il y a des domaines dans lesquels le Seigneur ne veut même
pas entrer en matière, c'est-à-dire qu'il ne prêtera pas attention aux demandes des
hommes ou des femmes qui sont dans cette catégorie. Un exemple :

Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. Jésus lui répondit :
O homme, qui m'a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages ? Luc
12: 13-14 (v. L. S)
Combien de demandes, semblables à celle-ci, sont-elles à classer dans les prières
non exaucées ? Des demandes où l'intérêt particulier veut prévaloir, alors que
le Fils de Dieu n'a jamais cherché son intérêt personnel : "Que personne ne
cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d'autrui" (1
Corinthiens 10: 24)

Sachons encore que Jésus ne se compromettra JAMAIS avec le péché ou avec


toute action qui serait susceptible de conduire quelqu'un dans le péché !
Connaissant les motivations de chacun, les pensées plus ou moins secrètes qui
poussent quelqu'un à prier, notre bien-aimé Sauveur - qui nous aime comme
personne ne nous a jamais aimés - se garde la liberté de ne pas répondre
favorablement à certaines prières faites en son nom afin qu'un bienfait
inapproprié ne devienne une pierre d'achoppement par la suite.

Les prières non exaucées ne sont donc pas des punitions et encore moins la
manifestation de sautes d'humeur du Seigneur qui ne nous exaucerait plus
comme il l'avait fait auparavant.
Elles ne sont pas plus l'indication que nous sommes désapprouvés parce que
notre vie n'est pas en ordre. (Quoique que ce dernier cas est un motif suffisant
pour retenir la main de Dieu.)
Petite question :
Et si nos dernières prières non exaucées étaient simplement en cours
d'exécution ? Si la "commande" était en préparation, voire en chemin, ne
devrions-nous pas garder la foi, attendre patiemment et prendre à notre compte
ce qui avait été dit à Habakuk concernant une prophétie ?

Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas ; Si elle tarde, attends-la, Car
elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement. Habakuk 2: 3 (v. L. S)

Patience et persévérance sont des alliées fidèles qui ouvrent la route à


l'exaucement des prières lorsqu'elles sont faites au nom de Jésus, c'est-à-dire, de
celles qu'il pourrait faire à notre place pour les mêmes causes.
La maturité de notre foi, la justesse de nos prières, toujours faites au nom de
Jésus, auont un tel impact que le Fils de Dieu n'aurait pas besoin d'appuyer nos
demandes pour qu'elles soient exaucées.

Dans nos prières..., sommes-nous vraiment en accord avec le Fils de Dieu au


point qu'il nous dise :
... vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que moi je ferai des
demandes au Père pour vous... Jean 16: 26 (v. D)

Sommes-nous suffisamment mûrs, suffisamment en Christ, suffisamment


semblables à lui, pour qu'il n'ait pas besoin de faire de demandes à son Père en
notre faveur ?

Sans vouloir retourner le couteau dans la plaie ni tourner la page précipitamment


sur un sujet aussi brûlant que l'exaucement des prières, allons plus en avant et
revenons à l'auteur du Psaume 119 qui sait exprimer la nécessité absolue qu'il y a
pour lui que Dieu réponde à sa demande (v. 117) :

(1) Sois mon appui...

D'abord il exprime, une fois de plus, son désir que l'Éternel, et personne d'autre,
soit son appui, son secours dans la détresse !
En cela, il nous invite à faire le même choix pour que nous ne nous placions pas
sous la malédiction de Dieu en choisissant d'être secourus par les hommes plutôt
que par le Seigneur !

Ainsi parle l'Éternel : Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme, Qui
prend la chair pour son appui, Et qui détourne son coeur de l'Éternel ! Jérémie
17: 5 (v. L. S)
... dont le coeur se retire de l'Éternel ! (autres versions)

Malheur, dit l'Éternel, aux enfants rebelles, Qui prennent des résolutions sans
moi... Esaïe 30: 1 (v. L. S)

Sans être extrémistes..., ne sommes-nous pas sous la grâce ? Relevons quand


même que c'est bien ennuyeux de se tourner vers les hommes sous prétexte que
Dieu ne semble pas avoir répondu à notre attente !
Bien ennuyeux parce que l'ennemi de nos âmes pourra toujours saisir cette
opportunité pour semer de nouveaux doutes dans notre coeur chaque fois que
nous voudrons faire un pas de foi !
Bien ennuyeux aussi parce que nous allons nous trouver dans une situation
embarrassante face à ceux et celles qui ont expérimenté la délivrance alors que
nous sommes restés prisonniers de notre problème.
Comment pourrions-nous, sans mentir, ajouter nos voix à ceux qui témoignent
ou qui exhortent leurs semblables si notre confiance en Dieu est mesurée ?
Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir
miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. Hébreux
4: 16 (v. L. S)

Comme le Psalmiste, nous avons tout à gagner à nous approcher de Dieu, à


mettre notre confiance en celui qui ne change pas, "chez lequel il n'y a ni
changement ni ombre de variation." (Jacques 1: 17)

Il est très facile de dire que "Dieu peut", par contre c'est une autre affaire que
d'empoigner les promesses du Seigneur et d'y avoir foi au point de ne pas s'en
détourner. Il y a un abîme profond entre la croyance et la foi !

La croyance : "Je crois que Dieu peut faire...."


La foi : " Je crois que Dieu va faire..." ; "je crois que Dieu fait...."

La foi du Psalmiste, quant à elle, se démontre non seulement par les incessantes
demandes, mais aussi par le fait que, pour lui, c'est une question de vie ou de
mort ! (v. 117)

(2) Sois mon appui, pour que je sois sauvé...

Il n'y a pas d'autres alternatives : "Ou tu me sauves, ou je suis perdu ! Ou tu


interviens ou mon état va empirer parce que ma foi sera amputée ! C'est pour
moi une affaire d'Etat que tu sois mon appui, mon espérance ! Seigneur, il est
capital pour moi que je puisse continuer à m'appuyer sur ta Parole !"

Ceux qui ont eu l'occasion d'exercer leur ministère en ne comptant que sur la
grâce de Dieu pour subvenir aux besoins de leur famille, se sont souvent trouvés
à la croisée de deux chemins, acculés à prendre de graves décisions lorsque la
farine et l'huile étaient à leur plus bas niveau. Fallait-il continuer à placer sa
confiance dans le Seigneur ou prendre une activité dans le monde de sa propre
initiative ?
Et l'ennemi, l'adversaire de nos âmes de citer, une fois de plus, la Parole de Dieu
pour détourner le serviteur de Dieu de son chemin : "Si quelqu'un n'a pas soin
des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire
qu'un infidèle" (1 Timothée 5: 8), et d'ajouter encore : "L'ouvrier mérite son
salaire" (Luc 10: 7), ou encore : "Dieu n'est pas injuste, pour oublier votre
travail..." (Hébreux 6: 10)

Parole de Dieu, oui ! Mais paroles données dans le but de troubler l'âme qui
passe par l'épreuve ! Ce n'est pas ainsi que l'Écriture doit être utilisée, ce n'est
pas de cette manière que le Saint-Esprit parle au coeur de l'homme. Ne tombons
pas dans les pièges d'un diable qui manipule la Parole de Dieu !

Quand c'est une question de vie ou de mort, plutôt que de se laisser aller en
écoutant n'importe quelle voix, il faut "prendre le taureau par les cornes". Il faut
démontrer que ce que l'on demande, on le désire absolument, d'abord parce que
c'est en accord avec la Parole de Dieu, ensuite parce qu'une non-réponse pourrait
être catastrophique et salir le nom du Seigneur par un témoignage désastreux, et
enfin, tout simplement parce qu'il n'y a pas d'autre solution qui soit acceptable
pour celui qui s'est jeté dans les bras de son Père céleste.
Mon Père pourrait-il me repousser si je viens à lui comme il me demande de le
faire ?

"Sois pour moi celui que tu as promis d'être ! C'est le cri de mon coeur
lorsqu'il est dans la détresse, lorsque je ne vois plus ta main et que je crains de
m'égarer loin de tes commandements. C'est le cri de mon coeur lorsque je
m'attends à toi comme tu demandes qu'on le fasse ! C'est le cri de ceux et celles
qui reconnaissent que leurs destinées sont dans ta main (Psaume 31: 15) et qui
veillent sur leurs pas, sachant bien que tu n'exauceras pas les pécheurs, ceux qui
se détournent de ta Parole."

En reprenant notre marche dans le Psaume 119, en revenant au verset 117, nous
allons découvrir un 3e point qui, ajouté aux deux premiers, pourrait bien donner
une réponse à certaines prières non exaucées.

Revoyons notre verset :

(1) Sois mon appui - (2) pour que je sois sauvé...

Jusque-là, nous pourrions presque dire que ce sont les intérêts personnels qui
priment, mais en allant plus loin nous nous rendons vite compte que ce n'est pas
le cas puisque le but avoué de cette demande est le point No 3 qui, aux yeux de
Dieu pourrait bien devenir No 1 tant il peut réjouir son coeur :

(1) Sois mon appui - (2) pour que je sois sauvé...


(3) et que je m'occupe sans cesse de tes statuts !

Par cette dernière portion du verset 117, nous venons de franchir une étape
importante puisqu'elle va nous permettre de revoir les motivations qui nous
conduisent à prier le Seigneur pour qu'il intervienne dans nos vies.

Ce dernier trait de caractère démontre l'intérêt que l'auteur de ce Psaume avait


pour les commandements de Dieu. "Avoir toujours les yeux sur les statuts de
Dieu", selon d'autres traductions, est un argument qui ne peut pas laisser
insensible ni notre Père céleste, ni son Fils, notre Seigneur Jésus qui disait lui-
même :

Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ? Luc 2 :
49 (v. L. S)

Qu'en est-il de mes priorités ?


Quel argument vais-je pouvoir avancer pour que Dieu soit touché par ma prière ?
Est-ce que j'ai vraiment le désir de m'occuper des affaires de mon Père céleste ?

En admettant que ma prière soit exaucée, que Dieu me relève de maladies, qu'il
me guérisse de certains maux qui me handicapent, qu'il pourvoit avec générosité
à mes besoins, qu'il me fasse le bien que je lui demande, qu'est-ce que je vais
faire de ce bénéfice immérité ?

"Pour que je m'occupe sans cesse de tes statuts", que je travaille à l'avancement
du Royaume de Dieu ?
Ou pour que j'aie simplement une meilleure condition de vie qui me permettra de
jouir encore un peu du temps qui reste avant de partir dans l'éternité ?

Les secrets de nos coeurs étant connus du Seigneur, sans doute est-il préférable
que, dans certaines occasions, il ne réponde pas à nos demandes afin que ses
bénédictions ne deviennent pas des bienfaits qui servent de signes d'accusation
en raison de notre manque de reconnaissance.
Pensons aux 10 lépreux qui furent tous guéris ! Un seul a changé de vie et a suivi
Christ, les autres n'en n'ont pas éprouvé le besoin. Conséquence ? Un seul a
entendu : "Ta foi t'a sauvé !" (Luc 17: 19) Quant aux autres...

Sois mon appui, pour que je sois sauvé, Et que je m'occupe sans cesse de tes
statuts !
Puissions-nous toujours joindre notre voix à celle du psalmiste afin de ne pas
attrister le Saint-Esprit. Prenons la ferme décision d'être des serviteurs et des
servantes qui pourront être utilisés jusqu'à la fin de leur pèlerinage.

Puissions-nous avoir SANS CESSE à coeur l'oeuvre de Dieu ! Ce sera, sans


aucun doute, un point fort qui permettra au Seigneur Jésus d'honorer les prières
que nous ferons en son nom car il verra que nous ne cherchons pas notre propre
intérêt, mais plutôt les intérêts du Royaume de Dieu !

"Sois pour moi celui que tu as promis d'être !" C'est ce que nous demandons
à Dieu pour qu'il exauce SA Parole selon ce qu'il est écrit.

"Sois pour moi celui que tu as promis d'être !"


C'est ce que Dieu veut aussi nous rappeler afin qu'il ait la liberté d'agir en notre
faveur comme il l'a promis à ceux et celles qui craignent son nom et qui mettent
en pratique ses commandements.

Pourquoi, ô Éternel ! te tiens-tu éloigné ? Pourquoi te caches-tu au temps de la


détresse ? Psaume 10: 1 - v. L. S. ("Sois pour moi celui que tu as promis
d'être !")

Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face,
et s'il se détourne de ses mauvaises voies, - je l'exaucerai des cieux, je lui
pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. 2 Chroniques 7: 14 - v. L. S.
("Sois pour moi celui que tu as promis d'être !")
****

Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au
temps convenable; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même
prend soin de vous. 1 Pierre 5: 6-7 (v. L. S)

J-M Ravé 3 novembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(30) (Samek) - Ps. 119: 113-120

30 - (3) Sauvé pour servir ou... sauvé pour périr?

De l'amour au mépris!

Sauvé pour servir !


Un petit slogan pour dépeindre une grande reconnaissance envers celui qui est
l'auteur du salut.
Une infinie gratitude qui devrait être démontrée par le désir de se livrer, de
s'abandonner, corps et âme à son bienfaiteur céleste.

Car on raconte... comment vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les
idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils,
qu'il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. 1
Thessaloniciens 1: 9-10 (v. L. S)

On raconte.... ! Raconte-t-on encore que nous avons changé de vie depuis que
nous avons accepté Jésus comme Sauveur et Seigneur de notre vie ?
Peut-on remarquer que nous servons le "Dieu vivant et vrai" et qu'à cause de ce
service, notre conduite est bien différente du monde qui nous entoure, un monde
qui n'a aucune conscience de la colère à venir ?
Si nous reconnaissons que nous sommes sauvés, que nous avons été sauvés par
grâce, restons-nous dans l'attente de son retour et travaillons-nous pour hâter son
retour ?
Entretenons-nous notre salut?
Prenons bien conscience que le salut gratuit, effet de la grâce imméritée de Dieu,
est autant indestructible qu'il peut être mis à mal par une conduite contraire à
l'attente de l'auteur de ce salut.

Sauvé pour servir ou sauvé pour périr ?


L'Ancien Testament nous apprend que le fait d'avoir été sauvé de son ancienne
vie est loin d'être une garantie qui cautionne notre arrivée à bon port !
En effet, au temps de Moïse, bien peu des Israélites qui ont été sauvés du joug de
l'oppresseur égyptien sont entrés dans le pays de la promesse.
Pourtant, ils ont tous été sauvés, ils sont tous passés par de fortes expériences, si
fortes que l'apôtre Paul s'en sert pour affirmer :

... ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer... ils ont tous
mangé le même aliment spirituel... Ils ont tous bu le même breuvage spirituel...
1 Corinthiens 10: 2- 5 (v. L. S)

L'Éternel n'avait-il donc pas fait la promesse de les mener dans un pays où
coulent le lait et le miel (Exode 3: 8) ? Certainement !
Ne nous fait-il pas la promesse d'entrer dans son Royaume ? Assurément !

Pour les uns, un pays leur était réservé : le pays de Canaan !

Mais la plupart d'entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu'ils


périrent dans le désert.... 1 Corinthiens 10: 2- 5 (v. L. S)

Pour les autres, c'est-à-dire pour nous qui avons cru la bonne nouvelle du salut
en Jésus-Christ, l'Écriture nous apprend que le Fils de Dieu nous prépare lui-
même une place !

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je


(Jésus) vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Jean 14: 2 (v. L. S)

Sachons apprécier la valeur d'une telle faveur ! Faisons tout notre possible pour
démontrer que nous sommes conscients que ce cadeau inestimable a un grand
prix à nos yeux. Ne le méprisons pas au profit de quelques "avantages" terrestres
qui n'entreront jamais dans le Royaume de Dieu.

Si la foi permet de quitter son ancienne vie, de passer de l'esclavage à la liberté,


des ténèbres à la lumière, si la foi et le premier pas d'obéissance permettent à
chacun de se mettre en route vers le pays promis...
... soyons vigilants, car l'Écriture nous apprend que la foi, n'ayant pas été
entretenue, beaucoup ont abandonné la Parole de Dieu et n'ont pu arriver au but
fixé par Dieu.
Ces derniers, par leur attitude désinvolte face aux commandements, ont
contribué, eux-mêmes, à ce que l'Éternel ne puisse tenir sa promesse à leur
égard.

Ils furent sauvés pour périr en raison de leur l'incrédulité, de leur infidélité !
Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le
Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l'avoir tiré du pays d'Égypte, fit
ensuite périr les incrédules... Jude 1: 5 (v. L. S)

"Vous savez fort bien ces choses" nous est-il précisé, et parce que nous le
savons, nous n'aurons aucune excuse si nous prenons le même chemin que les
Israélites qui moururent sans avoir bénéficié de la promesse de Dieu.

Cette image, oh combien saisissante ! me parle de la sainteté de Dieu ! Ce Dieu


qui est encore le même aujourd'hui, ce Dieu qui, par amour pour nous, n'a pas
manqué de nous rappeler cet épisode dramatique d'un peuple racheté qui n'obtint
pas ce qui lui avait été promis.

Un peuple racheté... ! Racheté, mais mort à cause de son incrédulité !


Mort en route pour le pays de la promesse, mort pour ne plus avoir cru ce que
Dieu disait, pour s'être écarté des commandements de Dieu !

Ils ne sont pas retournés en arrière quoiqu'ils aient pu regretter le temps où


l'esclavage leur fournissait une certaine sécurité. Ils ont marché dans la bonne
direction à la suite de leur "sauveur" (Moïse), mais ils ont marché à contrecoeur
en obéissant du bout des lèvres, en faisant le minimum pour être agréables à
l'Éternel (respecter le sabbat).

Leur périple dans le désert a démontré que les coeurs qui ne veulent plus obéir à
la Parole de Dieu se détournent toujours de ceux qui désirent aller de l'avant et
ne manquent pas de dénigrer la loyauté des fidèles. Ajoutons encore qu'ils
cherchent sans cesse des occasions favorables pour entraîner à leur suite les
âmes mal affermies dans la foi.
Dès lors on peut comprendre que la majorité des Israélites sortis du pays
d'Égypte n'ait pu bénéficier du repos dans le pays de la promesse !
Que leur attitude ne devienne jamais la nôtre, nous qui sommes sortis du "pays"
du prince des ténèbres et qui sommes en route vers la cité céleste, notre pays
promis !

... ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous
n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu. 1 Corinthiens 10: 6 (v. L.
S)

À l'école du Seigneur et sous la conduite du Saint-Esprit, nous sommes tous


amenés à apprendre certaines leçons de base. Des leçons au travers d'exemples
qui doivent parler à notre coeur afin que nous ne prenions pas les mauvaises
attitudes de ceux qui nous ont précédés.

"Ces choses qui leur sont arrivées" ne nous ont pas été rapportées dans le but
d'écrire une page d'histoire ! Loin de là ! Ce rapport a été fait pour que nous en
tirions une instruction bénéfique pour notre vie.
Cette leçon..., cet exemple que le Seigneur a voulu nous transmettre, doit nous
faire comprendre qu'une similitude de vie apportera les mêmes conséquences.
Parce que Dieu est Amour et qu'il est juste, son amour le pousse à nous avertir
de certains dangers afin que nous ne tombions pas comme d'autres sont tombés
lorsqu'ils ont méprisé sa Parole !

Serait-il encore Amour, s'il n'était plus juste ?


Serait-il encore Juste s'il ne nous avertissait pas des conséquences de nos actes ?
Serait-il encore Saint s'il n'était plus juste ?
La justice de Dieu n'étant pas une justice à deux vitesses, il ne peut donc pas
approuver aujourd'hui, ce qu'il condamnait hier !
Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas "d'hier" dans le temps de Dieu, pas plus qu'il n'y
a "d'aujourd'hui" !
Son éternité fait qu'il est TOUJOURS dans le présent et que l'espace-temps n'a
été créé qu'en fonction de l'homme !

Quel sera mon avenir (car moi je suis soumis au temps) si ma conduite est
semblable à celle des Israélites dans le désert ?
Qu'adviendra-t-il de moi si je me détache du Seigneur ?
Une fois de plus nous laisserons la parole à l'auteur du Psaume 119 qui, au
travers du verset 118, dépeint l'attitude de l'Éternel envers ceux et celles qui ne
sont pas fidèles à leur engagement :

Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes statuts

Ces quelques mots nous dépeignent l'attitude du Juge suprême face à ceux qui
ont connu les statuts de Dieu et qui s'en sont écartés, ceux qui prennent leur
distance face aux commandements de Dieu et du Seigneur Jésus.
Ils les ont connus et ensuite, après avoir pesé le pour et le contre, ils n'ont pas
jugé bon de s'y attacher, ils n'ont pas jugé bon d'adapter leur vie à ce qui était
écrit !
Ainsi, parce qu'ils ont rejeté la Parole de Dieu, ils seront certainement rejetés à
leur tour s'ils persistent dans leur insoumission. (Tu rejettes tous ceux qui
s'écartent de tes statuts - Tu as foulé aux pieds tous ceux qui se détournent de tes
statuts. - v. 118, autres versions)

Honnêtement..., Dieu peut-il accepter, même dans ce temps de grâce, que l'on
prenne l'initiative d'arracher de sa Parole, tel ou tel commandement, sous
prétexte qu'il ne nous plaît pas ?

... le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu
d'une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu ET CEUX
qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour
châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa
force... 2 Thessaloniciens 1: 7-9 (v. L. S)

Que ce soit le Psalmiste ou l'apôtre Paul, chacun a mis en évidence les


conséquences désastreuses qui ne manqueront pas d'arriver à ceux qui s'écartent
des commandements de Dieu.

Paul cite deux catégories de personnes :


- D'un côté, les païens qui ne connaissent pas Dieu
- De l'autre, des croyants qui n'obéissent pas à l'Évangile quoiqu'ils en aient
connaissance !

La sanction est sévère ! Que cet avertissement nous fasse réfléchir..., me fasse
réfléchir ! Et que les uns et les autres nous réformions rapidement nos voies si
nous flirtons avec la désobéissance ou si nous avons simplement la mauvaise
habitude de traîner les pieds avant d'obéir ou d'obéir un peu à contrecoeur....
parce qu'il le faut bien.

Divers appels ont TOUJOURS été lancés afin que chacun revienne de ses
mauvaises voies, aussi bien dans l'ancienne Alliance que dans la Nouvelle !
Si nous réalisons la portée des paroles de Dieu lorsqu'il menace (relisons 2
Thessaloniciens 1: 7-9), alors nous comprendrons que ce n'est pas sans raison
que le Psalmiste frissonne en pensant à ce Dieu si grand, si majestueux, si saint
(v. 120) :
Ma chair frissonne de l'effroi que tu m'inspires,
Et je crains tes jugements.

Certes, ce texte est tiré de l'Ancien Testament, d'une période où la grâce de Dieu
n'était pas aussi manifeste qu'elle ne l'est aujourd'hui, d'une période où les
jugements de Dieu s'exécutaient parfois de façon si évidente que la frayeur
s'emparait alors du peuple de Dieu (au moins pour un temps !).
Il est vrai qu'à lire les témoignages contenus dans l'Ancien Testament, il y a de
quoi frissonner devant un tel Dieu qui exécute aussi ce qu'il a promis de faire si
l'on ne tient pas compte de ses avertissements.
Mais..., ne devrions-nous pas aussi frissonner à la lecture des châtiments qui sont
décrits dans le Nouveau Testament ? Frissonner lorsque l'on sait que plusieurs se
cachent derrière l'amour de Dieu, que plusieurs prennent cet amour pour bouclier
afin de se protéger de la justice de Dieu et de masquer sa sainteté ?

L'Éternel est lent à la colère et riche en bonté, il pardonne l'iniquité et la


rébellion ; mais il ne tient point le coupable pour innocent... Nombre 14: 18
(v. L. S)

Est-ce parce qu'aujourd'hui les jugements de Dieu sont différés, parce que sa
patience marche de concert avec son amour, qu'il n'accomplira pas ce qu'il a dit ?

Relevons l'exhortation de Paul qui s'adresse à ceux qui ont OBÉI, ceux qui ont
TOUJOURS obéi. Ai-je bien toujours obéi ?

Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut
avec crainte et tremblement... Philippiens 2: 12
("Toujours obéi". v. L. S ; v. D ; v. D. M ; v. Bible annotée ; v. Ostervald, etc...)

Crainte et tremblement ?
Si ceux qui ont TOUJOURS obéi doivent marcher de cette façon, il ne fait aucun
doute que je ne puis faire autrement, moi qui dois parfois me faire violence pour
ne pas céder à l'assoupissement.
On pourrait se demander pourquoi il faut travailler "avec crainte et tremblement"
puisque nous sommes sous la grâce et non sous la loi et que le joug de Christ est
doux à porter (Matthieu 11: 29-30)
C'est pour ne pas oublier que la grâce est loin d'être synonyme de relâchement
ou de permissivité dans notre conduite vis-à-vis de notre Père céleste, ce Dieu
aussi grand et redoutable qu'il est plein d'amour ! "Quoi donc ? pécherons-nous
parce que nous ne sommes point sous la Loi, mais sous la Grâce ? À Dieu ne
plaise !" (Romains 6: 15 - v. D. M)

Si nous sommes conscients que nous ne devons pas pécher volontairement, alors
soyons sérieux aussi dans notre marche et ne nous engageons pas à la petite
semaine avec le Seigneur !
Que nos états de service ne se limitent pas au dimanche matin pour le culte et (si
tout va bien) pour une rencontre de semaine ! Ne soyons pas des disciples du
Seigneur qu'à certains moments de notre vie!
Jésus a été jusqu'au bout pour que nous ayons un salut parfait. En conséquence,
nous sommes aussi appelés à aller jusqu'au bout dans notre engagement, à être
zélés dans notre service, à être disponibles avec un coeur entier pour Celui qui
nous a tant aimés.

... notre Sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous
racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par
lui et zélé pour les bonnes oeuvres. Tite 2: 14 (v. L. S)

Il ne fait aucun doute que l'auteur du Psaume 119 avait déjà compris qu'un
engagement partiel ne pouvait pas plaire à l'Éternel, aussi demanda-t-il à être
délivré (sauvé) afin de pouvoir s'occuper SANS CESSE des commandements de
son Dieu (v. 117).

Sois mon appui, pour que je sois sauvé,


Et que je m'occupe sans cesse de tes statuts !

Attitude en pleine opposition avec celle des personnes qui s'écartent des statuts
de Dieu (v, 118) et qui reçoivent le salaire de leur folie. Mais attitude conforme à
ce que le Fils de Dieu attend de nous puisque le Saint-Esprit a pris soin de nous
avertir en nous demandant de ne plus vivre pour nous-mêmes, mais de consacrer
notre vie pour celui qui est mort et ressuscité ( 2 Corinthiens 5: 15).

Mon fils (ma fille), donne-moi ton coeur, Et que tes yeux se plaisent dans mes
voies. Proverbes 23: 26 (v. L. S)

Celui qui méprise la parole se perd, Mais celui qui craint le précepte est
récompensé. Proverbes 13:13 (v. L. S)

Nous pourrions encore allonger la liste des exhortations qui nous invitent à nous
donner tout entier au Seigneur. De même, la place nous manquerait pour citer
tous les textes qui mettent en évidence qu'on ne se moque pas de Dieu, qu'on ne
se moque pas de sa Parole.

Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes statuts (v.118)


Ma chair frissonne de l'effroi que tu m'inspires, Et je crains tes jugements. (v.
120)

Le psalmiste avait de bonnes raisons de croire Dieu. Il connaissait le passé de


son peuple et savait fort bien que Dieu était un Dieu de Parole, aussi bien
lorsqu'il parlait de bénédictions que de malédictions.
Nous aussi nous avons de bonnes raisons de croire Dieu, de croire à son
immense amour puisque nous en avons déjà bénéficié. Mais nous avons aussi de
bonnes raisons de croire que les "si" de la Nouvelle Alliance ont autant de portée
que ceux de l'Ancienne ! Que les conditions exposées restent des conditions à
remplir ou de sérieux avertissements qui, dans un cas comme dans l'autre, ont été
donnés pour notre bien.

Vous êtes mes amis, SI vous faites ce que je vous commande. Jean 15: 14 (v.
L. S)

Dieu a voulu que nous ayons sous les yeux l'exemple des Israélites qui périrent
dans le désert. Ces exemples ne nous ont pas été donnés comme modèles à
suivre, ils nous ont été donnés comme instruction afin que nous sachions que
l'amour de Dieu pour son peuple, pour ses enfants (il les a sauvé de l'esclavage
selon la promesse faite à Abraham) est un amour éducatif...

Sachons nous laisser éduquer par cet amour correctif, apprenons à nous
soumettre lorsque le Seigneur met en évidence des points à changer dans notre
vie ceci afin que... :

... personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance (celui


des israélites à la sortie d'Égypte). Hébreux 4: 11(v. L. S)

***
Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous
mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions,
nous sommes au Seigneur. Romains 14:8 (v. L. S)

... nous aussi, nous étions autrefois insensés, désobéissants, égarés... Tite 3: 3
(v. L. S)

Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché,
vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été
instruits. Romains 6: 17 (v. L. S)

J-M Ravé 10 novembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(31) (Samek) - Ps. 119: 113-120

31 - (4) Tromperies ou "mini-tromperies"...

... ne servent qu'à me tromper et non à tromper Dieu!

S'il vous sonde, vous approuvera-t-il ? Ou le tromperez-vous comme on


trompe un homme ? Job 13: 9 (v. L. S)

Si Dieu me sonde... ! Si Dieu prenait maintenant l'épée de sa Parole pour séparer


en moi ce qui est vrai de ce qui a l'apparence du vrai..., s'il mettait devant mes
yeux les pensées secrètes qui animent mon coeur, pourrais-je dire comme
David :

Que ma justice paraisse devant ta face, Que tes yeux contemplent mon intégrité !
Si tu sondes mon coeur, si tu le visites la nuit, Si tu m'éprouves, tu ne trouveras
rien : Ma pensée n'est pas autre que ce qui sort de ma bouche. Psaume 17: 2-3 (v.
L. S)

Comment oserais-je répondre de la même façon, moi qui suis conscient de mes
faiblesses, qui fais encore le mal que je ne voudrais plus faire (Romains 7: 19 et
suivants) ?
Comment cet homme pouvait-il affirmer une telle chose sans être repris par
l'Éternel ?

Simplement parce qu'il a toujours voulu avoir un coeur droit devant Dieu, droit
même lorsqu'il avait péché !
Droit parce qu'il savait reconnaître sa faute lorsqu'elle lui était présentée et
qu'il ne cherchait pas à la dissimuler, à l'amoindrir : "J'ai péché contre toi seul et
j'ai fait ce qui est mal à tes yeux..." (Psaume 51)

N'avait-il pas toujours exprimé le désir d'être sondé par celui qui l'avait appelé à
devenir roi d'Israël ?
N'avait-il pas demandé à être examiné afin de ne pas rester dans un mauvais
chemin, mais plutôt à être conduit sur la voie qui mène jusque dans la Vie
éternelle (Psaume 139: 24) ?

Sonde-moi, Éternel ! éprouve-moi, Fais passer au creuset mes reins et mon


coeur... Psaume 26: 2 (v. L. S)

C'était un homme droit..., droit de coeur, un homme SELON LE COEUR DE


DIEU, toujours prêt à ACCOMPLIR LA VOLONTÉ DU SEIGNEUR ! (1
Samuel 13: 14 ; Actes 13: 22)

Si nous connaissons son parcours terrestre, nous constatons qu'il y a eu des


"dérapages" dans sa conduite, tout comme il peut y en avoir dans la nôtre.
Cependant, il a toujours su revenir à la source de son salut en s'humiliant
profondément de ses manquements, de son péché. Son désir a toujours été d'être
en communion avec l'Éternel, d'être conduit par lui et ce, jusque dans la Vie
éternelle (Psaume 139: 24) !

Connaissant la valeur de la vie éternelle qui nous a été offerte grâce à l'oeuvre
de Jésus, nous avons certainement aussi le profond désir d'être agréables à Dieu.
Mais..., entre le désir et la réalité, entre ce que nous disons (dans nos prières) et
ce que nous vivons au quotidien, il pourrait bien y avoir quelques
comportements, quelques pensées qui discréditeraient sérieusement l'amour que
nous prétendons avoir.
Il pourrait y avoir un manque de sincérité qui révélerait un coeur partagé, un
coeur qui aurait tendance à s'endurcir lorsque certains sujets sont abordés,
lorsque certains comportements doivent changer pour être de véritables témoins
de Christ.

Si la semaine passée nous avons pu mettre l'accent sur le fait que Dieu méprise
ceux qui s'écartent de ses statuts, de ses commandements (Psaume 119: 118a),
cette semaine nous regarderons si nous ne sommes pas en danger en raison d'une
"mauvaise foi" qui ne s'appuierait pas uniquement sur la Parole de Dieu, mais
qui prendrait aussi en considération les illusions de notre propre coeur.

C'est donc encore avec l'auteur du psaume 119 que nous continuerons notre
périple en profitant de l'occasion pour faire un bilan de santé pour savoir si nous
n'avons pas besoin d'être remis en forme afin de poursuivre notre pèlerinage à la
gloire de Dieu.
Si Dieu nous aime... puisque Dieu nous aime, n'avons-nous pas quelque chose à
faire pour rester dans cet amour ?
L'histoire d'Israël est une grande histoire d'amour parsemée de serments et de
promesses de la part de l'Éternel. Une grande histoire d'amour qui ne fut pas
souvent partagée en raison de l'infidélité d'un peuple qui avait d'autres
préoccupations que celle de servir son Dieu. Conduite insensée qui obligea Dieu
à repousser ceux et celles qui persistaient dans leur insoumission, dans leur
désobéissance (v. 118a) :

Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes statuts,

Nous connaissons cette histoire d'amour, nous en sommes les bénéficiaires


exceptionnels, mais savons-nous manifester notre reconnaissance par notre
fidélité à l'auteur de notre salut, à l'engagement qu'un jour nous avons pris
devant lui et devant les hommes ?
Mon coeur est-il en bon état ?
N'y a-t-il pas des signes annonciateurs qui pourraient nous avertir qu'il se
détache de Dieu, qu'il devient moins sensible à son Esprit parce qu'il se nourrit
d'illusions plutôt que du pain de Vie ?
Mon coeur d'enfant de Dieu est-il selon le coeur de ce Dieu que je dis servir et
honorer ?

Je voudrais bien répondre par un oui catégorique à la dernière question, mais je


crains qu'avant, je ne doive réfléchir aux motivations qui me poussent à agir.
Un "scanner" sérieux de mon âme... "Sonde-moi, Éternel ! éprouve-moi, Fais
passer au creuset mes reins et mon coeur..." (Psaume 26: 2) pourrait bien révéler
quelques anomalies, quelques malformations, surtout si j'ai pris l'habitude de
faire passer mes propres pensées avant celles du Seigneur, mes
"commandements" avant les siens !

"Oui, Seigneur, sonde-moi, éprouve-moi afin que je ne m'appuie pas sur des
illusions trompeuses, que je ne déforme pas le sens de TES Paroles pour justifier
ma conduite. Sonde-moi, parle à mon coeur... ton serviteur écoute, je veux
marcher dans tes voies et répondre à ton amour par mon amour au travers de
ma fidélité à TA parole."

Puissions-nous prendre à notre compte l'avertissement de Jérémie, un


avertissement qui est en mesure de parler encore au peuple de Dieu d'aujourd'hui
(nous sommes le peuple de Dieu par Jésus-Christ) !
Un avertissement qui, s'il est écouté, nous permettra de ne pas vivre notre vie
chrétienne en nous trompant nous-mêmes !
Combien se cachent-ils derrière l'amour de Dieu et imaginent-ils que cet amour
est un laisser-passer qui les autorise à vivre selon leur plaisir sans se soucier de
la sainteté et de la justice de Dieu ?

Ne vous livrez pas à des espérances trompeuses, en disant : C'est ici le temple
de l'Éternel, le temple de l'Éternel, Le temple de l'Éternel...
... Mais voici, vous vous livrez à des espérances trompeuses, Qui ne servent à
rien....
Puis vous venez vous présenter devant moi, dans cette maison sur laquelle
mon nom est invoqué, Et vous dites : Nous sommes délivrés !... Et c'est afin de
commettre toutes ces abominations... ! Jérémie 7: 4 et suivants (v. L. S)

Nos tromperies seront toujours sans effets quant aux décisions que Dieu a prises
concernant les attitudes que nous pouvons avoir et qui ne seraient pas conformes
à sa Parole !
Ni le fait d'aller au temple de l'Éternel, ni le fait de se cacher derrière l'amour de
Dieu, de mettre en avant le salut offert gratuitement, ne peuvent être des
arguments qui nous libèrent de la discipline et de l'obéissance dues à notre
Sauveur et Seigneur (Psaume 119: 118b) !

Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes statuts,


Car leur tromperie est sans effet.

Il est évident que personne ne peut tromper Dieu, nous en sommes conscients !
Nous connaissons trop le Seigneur pour maquiller volontairement le mensonge
en vérité, pour lui faire croire que nous avons bien agi alors qu'en réalité nos
intentions n'étaient pas pures.
Nous avons certainement encore en mémoire la fin dramatique d'Ananias et de
Saphira qui sont morts sur le champ pour avoir menti au Saint-Esprit (Actes 5: 1-
11), époque où l'amour de Dieu venait de se manifester à la Croix !

Si aujourd'hui nous n'entendons plus dire que de pareils jugements sont tombés
aussi précipitamment sur des trompeurs, cela ne veut surtout pas dire que Dieu a
changé ! Mais cela pourrait plutôt signifier que le Saint-Esprit n'est pas aussi
présent dans son Église qu'il ne l'était au temps des apôtres.
Moins de présence..., moins de corrections !
Moins de corrections..., moins de crainte de l'Éternel !
Moins de crainte de l'Éternel... moins d'amour pour lui, moins de bénédictions de
sa part et un plus grand laisser-aller qui laisse supposer que Dieu approuve nos....
désobéissances !

Pourtant, nous devrions prendre conscience que cet "éloignement" du Saint-


Esprit ne l'empêche pas d'agir de façon formelle. Simplement nous ne
comprenons pas toujours la signification de certains déboires, de certains ennuis,
de certaines infortunes que nous mettons sur le dos de "pas de chance" en
oubliant que Dieu se sert de tout pour nous rappeler à l'ordre.
Il nous suffirait déjà de relire les avertissements donnés concernant la façon dont
est prise la Sainte Cène pour comprendre que certains maux sont consécutifs à la
conduite désinvolte de ceux et celles qui n'ont pas respecté l'ordre établi, c'est-à-
dire l'enseignement donné par les Écritures : "... celui qui mange et boit sans
discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même.
C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un
grand nombre sont morts. " (1 Corinthiens 11: 29)

"Ne vous livrez pas à des espérances trompeuses" disait l'Éternel par la bouche
de son prophète !
Avertissement que je ne veux pas oublier tout en m'efforçant d'avoir une
conduite qui me permette de marcher d'une manière digne de Dieu qui "nous
appelle à son royaume et à sa gloire" (1 Thessaloniciens 2: 12), tout en
pratiquant "des oeuvres dignes de la repentance" (Actes 26: 20).

S'il est vrai que nous ne pouvons pas mentir à Dieu, que nous ne voulons pas
mentir effrontément à Dieu, par contre, nous pourrions fort bien nous tromper
nous-mêmes simplement par de faux raisonnements. Ceux-ci aboutiront au
même résultat désastreux si l'on ne veut pas se laisser corriger par le Saint-Esprit
qui a promis de nous conduire dans TOUTE la Vérité (Jean 16: 13).

En dépréciant un tant soit peu la Parole de Dieu pour ne pas mettre en pratique
des enseignements que nous jugerions de peu d'importance, nous pourrions
glisser petit à petit dans la catégorie de ceux que Dieu finira par mépriser s'ils
persistaient dans leur insoumission : "Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes
statuts..." (v 118a)

Dieu ayant veillé pour que SA parole nous soit transmise de génération en
génération au prix de la vie de plusieurs de ses enfants, avons-nous le droit de
minimiser quoique ce soit dans le contenu des Saintes Écritures ?
La réponse est donnée par la Parole de Dieu elle-même !
Cette semaine, alors que j'écoutais une prédiction sur l'Apocalypse, un texte m'a
particulièrement frappé : "ces paroles sont les véritables paroles de Dieu".
(Apocalypse 19: 9 - v. L. S)

Si cette pensée mettait en avant l'extrême importance du paragraphe qui la


précédait, en aucun cas cela ne voulait dire que le reste de l'Écriture n'avait pas
autant d'intérêt. Il nous suffit simplement de relever les citations où le Seigneur
Jésus utilise l'expression "en vérité" pour être attentifs au contenu de cette vérité,
et l'être d'autant plus lorsqu'il insiste en disant "en vérité, en vérité... !"
Dieu ne s'est jamais lassé de répéter les mêmes choses au fil des générations, au
fil des siècles. La Bible est là pour nous montrer l'importance capitale qu'il y a à
pratiquer ce que le Seigneur demandait autrefois et qu'il nous demande encore.

Il nous suffit de savoir que Dieu "rejette tous ceux qui s'écartent de ses statuts" (
v. 118a - version Bible annotée) que Jésus le confirme dans la nouvelle
Alliance : "En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il
ne verra jamais la mort." (Jean 8: 51), il nous suffit de bien peser ce "en vérité,
en vérité" pour comprendre que ces paroles sont aussi les "véritables paroles de
Dieu" et qu'elles s'accompliront avec autant d'exactitude que ce que Jean a
dépeint dans le chapitre 19 de l'Apocalypse.

Puisque que nous avons bien saisi que Dieu est sérieux, qu'il ne parle pas sans
raison valable, qu'il ne se répète que pour montrer qu'il est primordial, essentiel,
pour les fils d'Adam de marcher selon ce qu'il enseigne, nous allons voir
comment nous pouvons nous tromper et tromper Dieu par la même occasion, en
s'imaginant que ce que nous faisons est agréable au Seigneur.

Car leur tromperie est sans effet...


D'abord, nous devons être convaincus que nous ne pourrons jamais persuader
le Seigneur que nous avions de bonnes raisons d'agir d'une manière
contraire à SA parole.
Il est impossible que Dieu comprenne que nous n'avions pas d'autres possibilités
que de pécher contre lui en nous mettant volontairement en désaccord avec ce
qu'il demande de faire.
" Dieu est un secours qui ne manque jamais dans la détresse" (Psaume 46: 1),
voilà ce qu'il pourrait répondre à ceux et celles qui voudraient justifier une
conduite qui les auraient poussés à s'écarter du chemin étroit.

Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés...


Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant
vous-mêmes par de faux raisonnements. Jacques 1: 16 & 22 (v. L. S)

S'il peut y avoir de la douceur dans les paroles de l'apôtre Jacques, n'oublions pas
qu'il a très bien décrit le parcours qui conduit à la mort ! La mort du chrétien - il
s'adresse à des enfants de Dieu - une mort spirituelle puisqu'il parle de l'âme tout
en mettant en avant qu'il faut tout faire pour ramener ce pécheur (chrétien), ce
frère, de la voie où il s'est égaré ! (Jacques 5: 19, 20)

Avant le rejet définitif, avant que Dieu méprise celui ou celle qui a abandonné le
chemin étroit, des opérations de sauvetage sont entreprises afin de sauver ces
précieuses âmes de la mort, ces âmes toujours aimées du Seigneur qui veut
encore les arracher des griffes de l'ennemi.
Mais, avant ces opérations de sauvetage qui parfois n'aboutissent à rien parce
que les "naufragés de la foi" (1 Timothée 1: 19) n'ont pas voulu être secourus, il
y a de nombreux avertissements qui sont donnés afin que nous ne fassions pas
naufrage !

En dehors de ces cas extrêmes, je me suis interrogé sur mes... "mini-tromperies",


celles qui ne sont pas aussi évidentes que la désobéissance, mais dont la pratique
fait que les comportements qui les ont engendrées ne servent à rien sinon qu'à
perdre du temps inutilement et à me fragiliser !

J'ai donc réfléchi sur mes HABITUDES qui auraient pu donner naissance à
des "mini-tromperies" dont j'ignorai l'existence.
Si l'habitude est une seconde nature (St Augustin), nous devons admettre que
cette nature routinière a tendance à nous faire perdre conscience du motif qui, un
jour, nous avait conduits à agir comme nous sommes habitués à le faire.

À titre d'exemple, dans les foyers chrétiens, nous avons l'habitude de rendre
grâce à Dieu pour la nourriture qui est sur la table puis d'en demander la
bénédiction.
S'il n'y a rien à reprocher à cette manière conforme aux Écritures, par contre cet
usage pourrait (au conditionnel) bien devenir stérile, devenir une simple routine
trompeuse qui n'apporte aucun bienfait, ni pour le présent ni pour l'avenir !
Pourquoi ?
Parce qu'il est arrivé... parce qu'il m'est arrivé de me surprendre à agir
machinalement sans avoir la moindre reconnaissance au fond de mon coeur !
Que peuvent apporter de telles "actions de grâce" ? Ne sont-elles pas des "mini-
tromperies" dont le contenu "évangélique" reste sans effet bénéfique comme les
"vulgaires" tromperies ? (Car leur tromperie est sans effet... v. 118b)

Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque
autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. 1 Corinthiens 10: 31 (v. L. S)

Que l'habitude d'avoir en abondance notre pain quotidien sur la table ne nous
fasse pas oublier que nous sommes prévenus qu'il y aura : "en divers lieux, des
famines et des tremblements de terre" (Matthieu 24: 7, Paroles du Seigneur
Jésus).

La reconnaissance d'aujourd'hui ne peut pas laisser notre Père céleste indifférent


car elle deviendra un gage de sécurité. En effet, des promesses sont faites pour
les enfants de ceux qui auront été élevés dans la crainte de Dieu et qui auront
compris que tout provient de lui : "J'ai été jeune, j'ai vieilli ; Et je n'ai point vu le
juste abandonné, ni sa postérité mendiant son pain" (Psaume 37: 25).

Dans les habitudes, les bonnes habitudes à ne pas perdre, nous pourrions ajouter
la lecture de la Parole de Dieu. Lecture conseillée, recommandée, mais lecture
parfois stérile lorsqu'elle n'est pas "consommée" de la bonne façon.
Lire pour lire n'apporte, pour ainsi dire, que la "satisfaction" du devoir accompli,
tandis que lire pour recevoir, pour apprendre, deviendra autant indispensable que
la nourriture pour le corps.

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Éprouve-moi, et connais mes


pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie
de l'éternité ! Psaume 139: 23-24 (v. L. S)

Cette prière n'a d'intérêt que si j'accepte d'être changé.


En me laissant sonder, en m'examinant (c'était le moment où jamais en raison de
ce message), donc en m'examinant, j'ai encore découvert que je pouvais perdre
des bénédictions quoique l'acte visible que j'accomplissais était conforme à la
Parole de Dieu !
Comment est-ce que je donne à Dieu ?
N'ai-je pas quelquefois donné par habitude, pour faire comme tout le monde ?
N'ai-je pas oublié que mon offrande, mon don, était offert à Dieu et qu'il
regardait, non au montant que je déposais, mais qu'il regardait à mon coeur, qu'il
regardait si c'était un geste d'amour ou une formalité à remplir ? (Pensons au
quart de sou de la veuve, deux petites pièces qui ont ému le Seigneur Jésus)

Que chacun donne comme il l'a résolu en son coeur, sans tristesse ni contrainte ;
car Dieu aime celui qui donne avec joie. 2 Corinthiens 9: 7 (v. L. S)

Toutes ces "mini-tromperies", ces "petites choses", ne sont pas aussi


insignifiantes qu'elles n'en paraissent car, à la longue, elles finissent par rendre
fade notre vie chrétienne parce que nous n'avons pas l'impression d'être bénis
quoique nous ayons été fidèles (dans la forme).

Dès lors, si comme l'apôtre Paul, je peux, dans un premier temps dire : " ... je ne
me sens coupable de rien..." (1 Corinthiens 4: 4a ), cela ne veut surtout pas dire
que ma vie est à l'honneur de Dieu. En effet l'apôtre s'empresse d'ajouter :

... mais ce n'est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c'est le
Seigneur. 1 Corinthiens 4: 4b (v. L. S)

En conclusion :

1) Ne trompons pas Dieu avec des raisonnements qui nous pousseront à nous
écarter de ses commandements ("Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes
statuts").

2) Faisons bien et de bon coeur tout ce que nous sommes appelés à faire afin
que nous ne nous trompions nous-mêmes en croyons que les simples formalités
sont suffisantes pour plaire à Dieu.

3) Que nos "mini-tromperies" soient autant repoussées que les péchés grossiers
que nous commettions autrefois, que Dieu nous les révèle afin que nous
puissions faire un pas de plus dans la sanctification (Hébreux 12: 14) et savoir,
en nous-mêmes, que nous marchons de progrès en progrès (1 Thessaloniciens 4:
1) !
***

Moi, l'Éternel, j'éprouve le coeur, je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon
ses voies, Selon le fruit de ses oeuvres. Jérémie 17: 10 (v. L. S)

Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous


vous-mêmes. 2 Corinthiens 13: 5 (v. L. S)

J-M Ravé 17 novembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(32) (Samek) - Ps. 119: 113-120

32 - (5) Du grand frisson au respect filial

L'exercice corporel est utile à peu de chose, mais la piété est utile à toutes
choses, ayant les promesses de la vie présente, et de celle qui est à venir. 1
Timothée 4: 8 (v. D. M)

Nous vivons une époque où l'accent est particulièrement mis sur le sport. En son
nom, des grands de ce monde essaient de créer une fraternité qui soit à même de
démontrer que les hommes peuvent s'entendre entre eux et ainsi construire la
paix ici-bas.
Malheureusement, malgré la bonne volonté de bien des dirigeants, force est de
constater que les stades sont souvent l'occasion de "conflits" où les règles du
sport sont parfois bafouées par les professionnels et les champions, le désir de la
victoire étant plus fort que tout.

En dehors des sports d'équipe où il y a un adversaire à vaincre pour remporter la


coupe, les honneurs et... des espèces sonnantes et trébuchantes que Mammon sait
mettre en valeur, il y a aussi ceux qui pratiquent des sports dit "extrêmes".
Là, le grand frisson est assuré au point que parfois les "trompe la mort" se
retrouvent dans ses bras (ceux de la mort) pour avoir sous-estimé le danger et
présumé de leurs forces, ou plus exactement n'avoir point eu la sagesse qu'il
convenait d'avoir.
L'exercice corporel étant donc utile à peu de chose, surtout en face de l'éternité,
rangeons-nous à l'avis de l'apôtre Paul qui nous invite à pratiquer la piété. Elle
sera utile autant pour nous-mêmes que pour notre entourage et nous permettra
d'avoir des émotions bien plus fortes que les sportifs.

Ainsi, pour connaître le "grand frisson", pour connaître des émotions fortes,
point n'est besoin de pratiquer de sport extrême !
Il suffit de se mettre sous la lumière de la Parole de Dieu pour "connaître", non
pas une poussée d'adrénaline qui va augmenter notre rythme cardiaque, mais un
"grand frisson" comme l'a connu l'auteur du psaume 119 au verset 120. Un
"grand frisson" qui l'a conforté dans l'idée de suivre les enseignements de celui
qui tient nos vies dans sa main.
Ma chair frissonne de l'effroi que tu m'inspires...

Dès que nous prenons conscience de la majesté de Dieu, dès que nous
commençons à avoir une idée de sa sainteté, de sa justice, dès que nous
réfléchissons aux jugements passés et à ceux à venir, comment n'aurions-nous
pas une certaine crainte de celui qui nous a tant aimés ? Comment ne
"tremblerions-nous pas" à l'idée de le courroucer ?

Qui prend garde à la force de ta colère, Et à ton courroux, selon la crainte qui
t'est due ? Psaume 90: 11 (v. L. S)

Je (Jésus) vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après
avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c'est lui que
vous devez craindre. Luc 12: 5 (v. L. S)

Ainsi l'amour de Dieu, ô combien réel, ne saurait laisser en arrière-plan la


"redoutabilité" de Dieu (Néhémie 1: 5 ; Psaume 47: 2 ; 76: 7) ; "C'est une chose
terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant" (Hébreux 10: 31) !
Terrible, car la sanction est sans appel pour les rebelles : "une attente terrible du
jugement et l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles" (Hébreux 10: 27).

Au fait..., ne serais-je pas un rebelle sans m'en douter ?


Un rebelle n'est pas uniquement celui qui refuse le salut en Jésus-Christ et qui ne
veut rien entendre aux choses de Dieu. Un rebelle n'est pas seulement quelqu'un
qui combat la foi chrétienne !
Un rebelle pourrait aussi être un enfant de Dieu qui ne veut pas se soumettre, qui
n'accepte pas la discipline..., celle du Seigneur, celle de sa Parole !
Suis-je un "gentil rebelle" qui chante des cantiques, qui dit aimer le Seigneur,
mais qui n'accepte pas tout ce qu'il dit et qui, de ce fait, résiste au Saint-Esprit ?
Un "gentil rebelle" qui a oublié que l'obéissance vaut mieux que tous les
sacrifices (1 Samuel 15: 22) ?

Mon obéissance est-elle connue de tous (Romains 16: 19) ?


Il faudrait en tout cas qu'elle soit connue de Dieu, faute de quoi l'entrée dans le
Royaume de Dieu risque d'être compromise.
Que contient, aujourd'hui le livre qui relate mes actions ? De la rébellion ou de
l'obéissance ?
Une chose est sûre, le Seigneur attend de moi que je me comporte d'une manière
qui glorifie son Nom. Il attend aussi que j'entretienne mon âme et que j'aie de la
reconnaissance pour le salut qu'il m'a offert gratuitement. Une reconnaissance
continuelle qui me permettra de lui rendre un culte qui lui soit agréable, avec la
crainte que le disciple doit avoir à l'égard de son Sauveur.

C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre


reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et
avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant. Hébreux 12: 28-29

Des hommes, bien plus éclairés que nous, ont tremblés devant la présence du
Seigneur alors qu'ils étaient invités à s'approcher de lui pour recevoir des
instructions de sa part.
Moïse était "épouvanté et tout tremblant" suite au spectacle qui était sous ses
yeux (Hébreux 12: 21) !
Et l'auteur de l'épître de nous avertir que nous n'échapperons pas si nous nous
détournons de celui qui parle du haut des cieux, si nous n'obéissons pas à SA
parole. Dieu serait injuste s'il avait deux poids, deux mesures et se contredirait
lui-même (Lévitique 19: 36).

... si ceux-là n'ont pas échappé qui refusèrent d'entendre celui qui publiait les
oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous
détournons de celui qui parle du haut des cieux..." Hébreux 12: 25 (v. L. S)

Ainsi nous devons comprendre, même en ne lisant que le Nouveau Testament,


qu'il doit y avoir dans le coeur des enfants de Dieu, une certaine crainte qui
devrait les pousser à ne pas sous-estimer la Parole qui nous a été donnée par
Celui qui est assis dans la gloire et par son Fils qui s'est fait homme pour nous
offrir le salut !

Un saut dans l'Apocalypse nous montre encore Jean, le disciple bien-aimé qui fut
convié à jeter un regard sur la fin des temps; nous le voyons tomber "comme
mort" au pied du Fils de Dieu glorifié. Écroulé à ses pieds tant la majesté de son
Sauveur était impressionnante et redoutable : "Quand je le vis, je tombai à ses
pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point !"
Apocalypse 1: 17

Si un homme tel que Jean, qui autrefois s'abandonnait sur la poitrine du fils de
Marie (Jean 13: 23),
a pu trembler en présence du Fils de Dieu dans le Ciel, comment pourrions-nous
délibérément agir sans nous soucier de la Parole de celui qui nous jugera ?

N'avons-nous pas envie d'entendre à notre tour : "Ne crains point" et d'être
qualifiés de "bons et fidèles serviteurs" ?

Faut-il rappeler que la "crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse",


le COMMENCEMENT ! Et que ce "commencement" se signale d'abord par le
fait de ne pas négliger la Parole de Dieu et de ne pas s'en écarter !

C'est peut-être lassant d'entendre toujours la même chose, mais si Dieu s'est
donné la peine de dire et de redire et de "re-redire" les mêmes exhortations, c'est
parce que LUI sait que la désobéissance conduit à la perdition et qu'il ne veut pas
nous voir périr alors qu'il a tout fait pour que nous soyons sauvés de la
condamnation !

Agir à l'opposé de sa volonté démontrerait qu'il n'y a ni crainte de l'Éternel, ni


sagesse, ni aucune intelligence spirituelle !

Acquiers la sagesse, acquiers l'intelligence ; N'oublie pas les paroles de ma


bouche, et ne t'en détourne pas. Proverbes 4: 5 (v. L. S)

Dieu pourrait-il être plus clair ? "N'oublie pas..., ne te détourne pas..." !

Maintenant, si la crainte que l'on doit avoir de Dieu est parfaitement justifiée en
raison de sa personnalité, cette crainte-là, loin de nous faire frissonner, devrait
nous pousser à aimer encore plus l'auteur de notre salut, à apprécier encore
davantage SA parole, ses instructions !

L'amour consiste à marcher dans l'obéissance ! "l'amour de Dieu consiste à


garder ses commandements" (1 Jean 5: 3) ; "l'amour consiste à marcher selon
ses commandements" (2 Jean 1: 6). (Il n'y donc pas d'amour dans la
désobéissance, pas plus qu'il n'y a de crainte.)

N'est-il pas Admirable, n'est-il pas Merveilleux, ce Dieu puissant qui a choisi de
nous aimer quoique nous étions haïssables ? Et quelle expression d'amour!
Un tel amour ne fait-il pas peur ?
Peur, dans le sens où cet amour démesuré est tellement impressionnant qu'il est
difficile de comprendre que Dieu ait été obligé de donner de sa Personne pour
que nous soyons sauvés !

Peur, parce que je me rends compte que s'il a fallu payer un tel prix pour racheter
un être aussi misérable que moi, c'est que l'éternité sans Dieu doit être si
horrible, si cauchemardesque, si terrifiante qu'il était impossible qu'un Dieu trois
fois saint n'entreprenne pas tout pour présenter son amour aux hommes dépravés
à cause du péché.

Mais cette peur, cette crainte ne devrait pas nous faire frissonner d'effroi comme
elle a fait frissonner l'auteur du Psaume 119 !

Dieu n'est pas un tortionnaire, un tyran qui veut nous faire marcher à la
baguette !
Même si nous avons péché, c'est encore son amour et non sa colère, qui se
manifestera à notre égard. Son premier geste sera de nous tendre la main afin
que nous ayons la liberté de faire la paix avec LUI en confessant notre faute et
en abandonnant ce qui nous a poussés dans cette faute, ce péché.

L'apôtre Jean, dans une de ses épîtres, nous apprend que la crainte (consécutive à
la peur de la punition) n'a pas sa place dans le coeur de l'homme racheté et que,
si elle y était encore présente, ce serait un signe que notre amour pour Dieu n'est
pas encore ce qu'il devrait être.
En effet, si nous aimons Dieu de tout notre coeur, de toute notre âme, de toute
notre force (Deutéronome 6:5), l'amour nous poussera toujours à chercher à faire
ce qui lui est agréable sans avoir peur d'avoir manqué à nos obligations.

Il n'y a pas de crainte dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte ; car la
crainte implique châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. 1
Jean 4: 18 (v. Bible annotée)

Si donc nous n'avons pas à craindre le châtiment correspondant à nos péchés


puisque nous savons comment agir en cas de... dérapage, notre crainte, puisqu'il
doit y en avoir une, doit donc être différente de celle qui génère l'angoisse ou la
peur.
Honorez tout le monde ; aimez les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi. 1
Pierre 2: 17 (v. L. S)

Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l'oeuvre de chacun, sans
acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre
pèlerinage... 1 Pierre 1:17 (v. L. S)

... purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre


sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 7:1 (v. L. S)

Ces quelques versets mettent bien en évidence que nous ne pouvons pas agir
avec désinvolture, nous qui sommes rachetés à un grand prix. "C'est par la grâce
que vous êtes sauvés" (Éphésiens 2: 8).

Conscient de cette grâce, vais-je agir en conséquence et conformer ma vie aux


désirs de celui qui me l'a accordée ?
- Oui, parce que je suis conscient que je ne méritais rien.
- Oui, parce que je dois démontrer que cette grâce a de la valeur à mes yeux et
que si je désire que d'autres en bénéficient, je dois montrer l'exemple en
respectant celui qui me l'a accordée.

Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les


hommes... 2 Corinthiens 5: 11 (v. L. S)

Pour convaincre les autres de venir à Jésus-Christ, je dois donc connaître cette
crainte, c'est crainte RESPECTUEUSE qui me poussera à agir afin que d'autres
soient aussi au bénéfice de l'oeuvre de la Croix.
Comment pourrais-je les convaincre s'ils se rendent compte que je n'obéis pas à
ce que la Parole de Dieu demande, si je ne respecte pas la volonté de mon Père
céleste, si ma façon de me comporter démontre une liberté excessive à l'égard
des enseignements de l'Écriture ?

Comment des païens pourraient-ils vénérer le Dieu que je déshonorerais en


faisant ma volonté plus que la sienne ?

Afin qu'il n'y ait pas de malentendu, l'apôtre Paul nous invite à montrer notre
reconnaissance par un comportement extérieur et intérieur qui, tous deux,
démontreront que nous avons un véritable intérêt pour le Royaume de Dieu et
que rien ni personne ne pourra nous détourner du but à atteindre.

... montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit
agréable, avec piété et avec crainte. Hébreux 12: 28 (v. L. S)

Comment est-ce que je rends un culte à Dieu, un hommage continuel à mon


Seigneur ? Comment est-ce que je lui prouve mon attachement ?

Noé fut un des premiers à manifester une crainte respectueuse à l'égard de


l'Éternel dès qu'il eut compris la portée des Paroles de Dieu.
Ce n'est point la peur qui le fit agir, mais le respect et la foi dans la parole
reçue. Par son action il devint un témoin pour sa génération et pour toutes celles
qui allaient suivre :

C'est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait pas
encore, et saisi d'une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa
famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et devint héritier de la justice
qui s'obtient par la foi. Hébreux 11: 7 (v. L. S)
Ma foi en Dieu est-elle suffisante pour qu'à mon tour je sois saisi de cette même
crainte respectueuse ?

Ma foi croit-elle que Dieu est capable de tenir parole et de manifester sa colère
comme il l'a fait au temps de Noé?

Une crainte respectueuse n'envahit-elle pas mon coeur à la pensée des terribles
jugements qui vont fondre sur les rebelles ? Ne me pousse-t-elle pas à réfléchir
aux répercussions que des actes (répétés) de désobéissance pourraient avoir
concernant mon éternité ?

La crainte respectueuse qui nous est demandée d'avoir, ne vient pas tourmenter
l'âme, elle ne vient pas semer le doute dans les esprits. Bien au contraire !
Cette crainte sera salutaire dans le sens où elle va nous guider dans les sentiers
de la justice et de la droiture. Elle le fera sans contrainte puisque c'est l'amour
qui nous portera à nous éloigner du mal pour que nous ne déshonorions point
notre Père céleste.

Ayant toujours le désir d'être agréables au Seigneur, nous chercherons à mieux


connaître les Saintes Écritures afin d'y découvrir des éléments nécessaires pour
notre sanctification. De cette façon, nous pourrons nous conduire "avec crainte"
sans que notre "chair frissonne d'effroi".

Mais ma chair "frissonne quand même d'effroi" en pensant à ceux et celles qui
s'obstinent à agir avec désinvolture à l'égard de l'Écriture, avec légèreté à l'égard
des enseignements du Fils de Dieu.
Elle frissonne en songeant à leur avenir éternel, raison pour laquelle il nous faut
TOUT entreprendre pour les arracher du feu !

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la Parole de Dieu qui parle de feu à l'encontre de
quelques-uns qui étaient des bien-aimés faisant partie du corps de Christ :

... maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre


Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle.

- Reprenez les uns, ceux qui contestent ;

- Sauvez-en d'autres en les arrachant du feu ; et pour d'autres encore,

- Ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu'à la tunique souillée par la
chair... Jude 1: 21-23 (v. L. S)

Reprendre, sauver tant qu'il est possible de le faire, et s'écarter de ceux qui ont
délibérément choisi de s'éloigner du corps de Christ pour vivre dans une liberté
qui les a rendus esclaves du prince des ténèbres...!

Oui, je frisonne d'effroi en pensant aux "irrécupérables" selon Dieu, à ceux qui
se sont endurcis, ceux qui ne veulent rien savoir, je frissonne car la Parole de
Dieu est là pour nous prévenir du sort qui attende les rebelles, voire les... "gentils
rebelles".

Je frisonne pour les autres, mais, pour moi, je veux vivre en ayant une crainte
respectueuse de mon Sauveur et Seigneur.
Sans doute devra-t-il encore souvent me corriger, mais je sais qu'il le fera par
amour et non dans la colère.

La piété est utile à toutes choses, lisions-nous dans 1 Timothée au début de ce


message, exerçons-nous donc à cette discipline bien plus utile que les exercices
corporels, car en pratiquant la piété nous serons portés à nous discipliner
davantage et à utiliser toujours la Parole de Dieu pour éclairer notre vie.
Exerce-toi à la piété ; car l'exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que
la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à
venir. 1 Timothée 4: 7-8) (v. L. S)

... sa divine puissance nous a donné TOUT ce qui contribue à la vie et à la


piété... 2 Pierre 1: 3 (v. L. S)

***

Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes
seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à
leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs,
intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés
d'orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l'apparence de la piété,
mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. 2
Timothée 3: 1-5 (v. L. S)

J-M Ravé 24 novembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(33)(Aïn) - Ps. 119: 121-128

33 - (1) Un trésor fabuleux à portée de main.

Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu,
dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le
retenez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain. 1
Corinthiens 15: 1-2

L'apôtre Paul rappelle aux chrétiens :


- Qu'un jour ils ont entendu la bonne nouvelle de l'Évangile,
- Qu'un jour ils ont cru à la Parole annoncée,
- Qu'ils ont marché et persévéré dans l'obéissance à cette Parole... jusqu'à
aujourd'hui.

Mais, il montre aussi à ses lecteurs et à nous, lecteurs et auditeurs de la Parole de


Dieu, que tout cela pourrait ne servir à rien et nous renvoyer à la case
"départ", celle des pécheurs perdus, celle sur laquelle se trouvent ceux et celles
qui ne seront pas sauvés pour n'avoir ni cru, ni obéi à la Parole de Dieu !

Comment cela se pourrait-il ?


Comment notre salut pourrait-il être compromis ?
Relisons attentivement ce que dit Paul et remarquons la condition qui garantira
que le salut acquis restera définitivement acquis.
Une condition qui implique que l'engagement pris lors de la conversion doit
s'entretenir tout comme un feu afin qu'il ne meure pas :

L'apôtre dit clairement : vous êtes sauvés SI VOUS LE RETENEZ (l'Évangile)


TEL QUE JE VOUS L'AI ANNONCE, AUTREMENT vous auriez cru en
vain !"

Afin de ne pas se baser sur une seule version de la Bible pour appuyer l'idée
désagréable que le salut n'est pas acquis une fois pour toute, jetons un regard sur
ces autres versions :

... vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé ; à moins que
vous n'ayez cru en vain. (v. Bible annotée)
... vous êtes sauvés, si vous tenez ferme la parole que je vous ai annoncée, à
moins que vous níayez cru en vain. (v. D)
... vous êtes sauvés, si vous le retenez en quelle manière je vous l'ai annoncé ; à
moins que vous n'ayez cru en vain. (v. D. M)
... vous êtes sauvés, si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement,
vous auriez cru en vain. (v. Ostervald)

Avec une telle affirmation nous sommes placés devant la Vérité de Dieu ! Une
Vérité qui a traversé les millénaires et les siècles et qui pourrait se résumer par la
simple pensée que : la persévérance dans l'obéissance à la Parole de Dieu est le
(seul) sauf-conduit qui nous permettra d'arriver à bon port.
Si nous ne persévérons pas dans notre marche, comment pourrons-nous
avancer ?
Si nous n'obéissons plus aux "panneaux indicateurs", aux enseignements donnés
par l'Écriture comment pourrons-nous prétendre être encore sur le bon chemin
puisque, justement, dans ce chemin étroit, l'obéissance est de rigueur ?

Si l'adage populaire dit que "la loi est faite pour être contournée", s'il y a des
avocats qui s'emploient à chercher des failles dans la loi, ou à chercher des lois
qui se contredisent entre elles, afin de sauver un coupable de sa juste
condamnation, l'enfant de Dieu ne saurait manger de ce pain empoisonné !
La Parole de Dieu a été donnée pour qu'elle soit mise en pratique, faute de quoi
nous aurons cru en vain, nous aurons cru inutilement que Jésus est Sauveur et
Seigneur !

L'apôtre Paul (et bien d'autres) nous montre bien qu'il y a un risque non
négligeable à ne pas respecter, jusqu'à la fin de ses jours, l'engagement qui a été
pris avec le Seigneur.

Il est probable que plusieurs discuteront en opposant des textes bibliques qui
amoindriraient la portée de la Parole de Dieu donnée à l'apôtre Paul. Mais les
pensées exprimées par l'apôtre, provenant de l'auteur des Saintes Écritures, ne
sauraient être abandonnées au profit de textes qui, séparés de ceux qui parlent de
persévérance, laisseraient supposer que celui qui a acquis le salut, peut ensuite
vivre comme il l'entend sans risque pour son éternité.

S'il n'y avait pas de risque, pourquoi l'Écriture toute entière met-elle bien en
évidence que les rétrogrades courent un grave danger et que l'infidélité envers le
Seigneur ne sera pas sans conséquences ?
Pourquoi le Seigneur m'a-t-il recherché lorsque je me suis éloigné de lui ?
N'étais-je pas sauvé ? N'avais-je pas mon salut en poche puisque j'avais cru ?
Sans doute ! Mais j'étais un "sauvé" qui retournait à ce qu'il avait vomi, un
"sauvé" qui retournait dans la fange de son ancien péché, un "sauvé" qui avait
fait naufrage et qui avait besoin d'être repêché, d'être "arraché du feu" dans
lequel il s'était jeté (Jude 1: 21-23)

Béni sois-tu Seigneur, de ce qu'un jour tu as envoyé ton ange, un frère tzigane,
pour me retirer de la fosse de destruction dans laquelle je me complaisais ! Béni
sois-tu de ce que le sang de Jésus-Christ m'a purifié de TOUS péchés et
qu'aujourd'hui je puis te servir au lieu d'être esclave du prince des ténèbres
comme je l'étais autrefois !"

Se dégager de la Parole de Dieu par le refus de lui obéir, n'est rien moins
que renier son auteur... : "la Parole de Dieu faite chair" (Jean 1: 14)

Soyons logiques : un condamné gracié par la justice des hommes bénéficie de la


grâce aussi longtemps qu'il reste droit ! Vient-il à retomber dans sa faute
ancienne ? La grâce tombe d'elle-même et le coupable se voit sanctionné d'autant
plus qu'il a méprisé la faveur qui lui avait été accordée !
Injustice ? Non ! Justice des hommes qui se calque sur celle de Dieu !

Si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il


ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement
et l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles. Hébreux 10: 26-27 (v. L. S)

Ce n'est donc pas pour rien que l'auteur du Psaume 119 revient sans cesse à
la charge pour bien faire comprendre son désir de mieux connaître la
volonté de l'Éternel, de mieux connaître ses lois, ses enseignements afin de
les pratiquer.

Cette insistance n'est pas déplacée ! Elle est une nécessité aujourd'hui encore
pour chacun d'entre nous puisque l'éternité est en jeu sans qu'il n'y ait un moyen
de se racheter une fois la frontière de la mort passée !
Ce n'est pas pour rien que le Nouveau Testament met, lui aussi, l'accent sur la
conduite que nous devons avoir afin de ne pas avoir cru en vain !

Puisque que nous vivons dans ce que l'on appelle "les temps de la fin", je suis
reconnaissant envers le Seigneur de ce qu'il m'a mis à coeur d'approfondir le
psaume 119.
Reconnaissant parce que son message est actuel, il est pour l'Église
d'aujourd'hui.
Reconnaissant parce que l'attitude de son auteur est une puissante exhortation
qui nous invite à respecter ce qui est sorti de la bouche de Dieu afin d'avoir un
comportement qui cadre de mieux en mieux avec ce que Dieu attend de ses
enfants.

Plus de 25 fois le Psalmiste affirmera qu'il suit la loi de Dieu ou qu'il désire la
connaître encore davantage et s'y tenir quoiqu'il arrive !

- Je choisis la voie de la vérité, Je place tes lois sous mes yeux. (v. 30)
- Je ne m'écarte pas de tes lois, Car c'est toi qui m'enseignes. (v. 102)
- Je ne m'égare pas loin de tes ordonnances. (v. 110)
- (liste complète à la fin du message)

J'observe la loi et la justice...(v. 121)


... j'aime tes commandements, plus que l'or et que l'or fin. (v. 127)

Sommes-nous aussi des observateurs pratiquants de la Parole de Dieu ?


Avons-nous le même feu que lui dans notre coeur ou passons-nous
négligemment sur certains commandements de Dieu que l'on prétend être que
des options complémentaires ?

Si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie,


Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie ET de la ville sainte, décrits dans ce
livre. Apocalypse 22: 19 (v. L. S)

Avez-vous remarqué que c'est le dernier avertissement de la Bible et qu'il n'est


pas anodin puisqu'il est question que Dieu retranche la part qui était promise à
celui qui avait cru ?

C'est le dernier avertissement ! Ne l'oublions pas ! Sachons juger de son


importance et ne pas négliger la Parole du Seigneur Jésus glorifié ! Revenez en
arrière, relisez les chapitres 21 et 22 de l'Apocalypse et imaginez un instant que
vous pourriez perdre la part qui vous a été réservée ! Je ne tiens pas à vous
faire peur, je ne dit que ce que dit l'Écriture au verset 19!
L'apôtre Paul, quant à lui, sans tordre le sens des Écritures, démontre qu'il est de
notre intérêt à nous appliquer à persévérer, à tenir ferme, condition indispensable
pour ne pas être rejetés. En cela, il reste en plein accord avec l'Ancien
Testament qui dit la même chose:

Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez
reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre. 2 Thessaloniciens 2: 15 (v. L.
S)

Retiens l'instruction, ne t'en dessaisis pas ; Garde-la, car elle est ta vie.
Proverbes 4: 13 (v. L. S)

Pourquoi faut-il rester ferme ? Pourquoi faut-il retenir et mettre en pratique les
enseignements de la Parole de Dieu ?
Simplement afin de pouvoir dire un jour comme l'apôtre : "J'ai combattu le bon
combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice
m'est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là... " ( 2
Timothée 4: 7-8).

Suis-je toujours en chemin, combattant contre "les esprits méchants dans les
lieux célestes" (Éphésiens 6: 12) qui veulent me détourner de la vérité ?
Suis-je en train de me laisser piéger en me contentant d'être un chrétien qui
prend pour du bon argent tout ce qu'on lui présente au nom de la foi chrétienne et
cela sans sonder les Écritures pour connaître LA Vérité ?

L'auteur du Psaume 119, lui ne se fiait pas à ses émotions ni à une quelconque
ambiance qui pourraient satisfaire les "sentiments" de sa chair ! Oh que non !
Lui, ce qu'il voulait, ce qu'il cherchait avant tout, c'était d'être enseigné et de
recevoir l'intelligence pour mieux connaître la pensée de Dieu (v. 124-125).

Agis envers ton serviteur selon ta bonté,


Et enseigne-moi tes statuts !
Je suis ton serviteur : donne-moi l'intelligence,
Pour que je connaisse tes préceptes !
Est-ce que j'ai vraiment le même désir ?
Suis-je prêt à examiner si ce qu'on me dit, si ce que je vois, en ces temps de la
fin dans le monde chrétien, est bien conforme à l'Écriture ?

C'est bien parce que nous ne serons jamais trop instruits dans les voies de Dieu
que nous devons prendre exemple sur l'auteur du plus long psaume de la Bible.
C'est à nous de demander à ce que le Saint-Esprit nous éclaire afin de ne pas être
emportés par des doctrines de démons qui utilisent la Parole de Dieu en la
détournant de son sens.
À nous de ne pas nous laisser piéger par des "ambiances spirituelles" qui font
oublier l'essentiel ! Des ambiances qui minimisent l'autorité de la Parole au
profit d'une "sensualité" qui apporte un bien-être passager mais qui n'est
d'aucune utilité quant à la connaissance des Écritures.

"J'aime tes commandements, plus que l'or", lisions-nous au verset 127, c'est-
à-dire qu'ils doivent avoir une telle valeur - aussi à mes yeux - que rien au monde
ne pourra prendre leur place.
Ni sensations, ni signes ou miracles extraordinaires ne devraient nous écarter de
ce qui est écrit !
N'oublions jamais que l'ennemi de nos âmes et ceux qui sont tombés ou
retombés sous sa coupe emploieront tous les moyens pour séduire les élus afin
de les perdre : "ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s'il
était possible. Soyez sur vos gardes : je vous ai tout annoncé d'avance" (Marc 13:
22 - paroles de Jésus).

Notre Seigneur nous a avertis d'avance ! Il l'a fait parce qu'il nous aime, parce
qu'il nous a sauvés et qu'en conséquence il ne veut pas que nous retombions
entre les mains du prince des ténèbres.
S'il a pu dire que nous accomplirions les oeuvres qu'il a faites et que nous en
ferions de plus grandes que lui (Jean 14: 12) parlant entre autres de guérir les
malades en son nom...

... il nous a aussi mis en garde contre ceux qui guérissent les malades, qui
chassent les démons, qui font des miracles en son nom, mais qui n'observent
pas la Parole de Dieu et qui, pour cette raison, pèchent contre Dieu
Les miracles, les guérisons au nom de Jésus ne garantissent que la Parole de
Dieu. En aucun cas, ils ne sont la preuve que celui qui les accomplit, au nom du
Seigneur, soit toujours un serviteur approuvé ! Ne suivons donc pas des
hommes! Suivons le Seigneur, attachons-nous à lui et non à ceux qui ont reçu
des dons ! Effaçons-nous devant le Seigneur!

Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé
des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton
nom ?
Alors je (Jésus) leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-
vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. Matthieu 7: 22-23 (v. L. S)

Ainsi nous sommes avertis que nous pourrions être trompés par nos sens, mais
que la Parole de Dieu ne nous trompera jamais. Tout a été dit à l'avance et c'est
pourquoi il est nécessaire, indispensable de toujours mieux connaître l'Écriture et
de rester appuyés sur ce qu'elle dit.

"J'aime tes commandements, plus que l'or et que l'or fin", c'est cet amour
pour la vérité qui nous gardera des pièges de l'adversaire, c'est d'avoir compris
que Dieu ne nous a pas donné des enseignements à suivre pour nous opprimer,
pour nous accabler, mais au contraire pour nous rendre libres et garantir une
arrivée triomphante dans son Royaume pour les vainqueurs !

Que Dieu nous aide à réaliser que SA PAROLE est un véritable trésor et qu'elle
vaut bien plus que l'or ! Que ce trésor est à portée de main, à portée de coeur et
qu'il faut simplement s'en saisir pour en bénéficier pleinement tout en se
dessaisissant de notre perception personnelle de la pensée de Dieu : "mes
pensées ne sont pas vos pensées" disait déjà l'Éternel par la bouche d'Esaïe au
peuple de Dieu (Esaïe 55: 8).

Puisqu'il en est ainsi, abandonnons nos idées préconçues et emparons-nous de ce


trésor que représentent les Saintes Écritures. Demandons le secours du Saint-
Esprit afin d'être conduits dans toute la vérité et rejetons loin de nous tout ce qui
brille et qui n'est pas de l'or provenant de la bouche de Dieu.

Préférez ma discipline à l'argent, Et la sagesse à l'or fin. Proverbes 8: 10 (v. Bible


annotée)
Un sage conseil qui, s'il est suivi, nous permettra d'apprécier toujours plus la
Parole de Dieu, d'en comprendre toujours mieux le sens et de nous réjouir
d'avoir entre les mains une telle richesse.
Si plusieurs possèdent bien la Bible, malheureusement il y en a beaucoup qui
n'en connaissent pas la valeur, qui ne soupçonnent pas un instant que Dieu est
sérieux et qu'il agira conformément à ce qu'il nous a transmis.
Il y en a plusieurs qui n'auront pas "combattu le bon combat", qui n'auront pas
gardé la foi dans la Parole de Dieu !

Il y en a plusieurs... hélas ! Et mille fois hélas, il y en a toujours plus qui


préfèrent se laisser porter par des "ambiances chrétiennes", plutôt que de garder
l'Évangile qui les avait amené à la foi. Toujours plus qui "s'enivrent" au son de la
musique et qui ne sont plus capables de discerner ce qui est juste, conforme à
l'Écriture, de ce qui ne l'est pas.

"Je vous rappelle, frères", disait l'apôtre Paul, "je vous rappelle l'Évangile..."
À notre tour, rappelons-nous cet Évangile qui contient les paroles de notre
Sauveur, les instructions de notre Seigneur et les jugements de notre Juge qui
nous jugera selon les oeuvres et la fidélité de chacun.

Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu,
dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le
retenez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain. 1
Corinthiens 15: 1-2

***

Jette l'or dans la poussière, L'or d'Ophir parmi les cailloux des torrents ;
Et le Tout-Puissant sera ton or, Ton argent, ta richesse.
Alors tu feras du Tout-Puissant tes délices, Tu élèveras vers Dieu ta face ;
Tu le prieras, et il t'exaucera, Et tu accompliras tes voeux.
À tes résolutions répondra le succès ; Sur tes sentiers brillera la lumière.
Vienne l'humiliation, tu prieras pour ton relèvement : Dieu secourt celui dont le
regard est abattu.
Il délivrera même le coupable, Qui devra son salut à la pureté de tes mains. Job
22: 24: 30 (L. S)

J-M Ravé 1er décembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
===================================================================

- Annexe -

7 Je te louerai dans la droiture de mon coeur, En apprenant les lois de ta justice.


18 Ouvre mes yeux, pour que je contemple Les merveilles de ta loi !
20 Mon âme est brisée par le désir Qui toujours la porte vers tes lois.
29 Éloigne de moi la voie du mensonge, Et accorde-moi la grâce de suivre ta
loi !
30 Je choisis la voie de la vérité, Je place tes lois sous mes yeux.
34 Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi Et que je l'observe de tout
mon coeur !
44 Je garderai ta loi constamment, à toujours et à perpétuité.

51 Des orgueilleux me chargent de railleries ; Je ne m'écarte point de ta loi.


55 La nuit je me rappelle ton nom, ô Éternel ! Et je garde ta loi.
61 Les pièges des méchants m'environnent ; Je n'oublie point ta loi.
70 Leur coeur est insensible comme la graisse ; Moi, je fais mes délices de ta loi.
72 Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche Que mille objets d'or et d'argent.
77 Que tes compassions viennent sur moi, pour que je vive ! Car ta loi fait mes
délices.
92 Si ta loi n'eût fait mes délices, J'eusse alors péri dans ma misère.
97 Combien j'aime ta loi ! Elle est tout le jour l'objet de ma méditation.

102 Je ne m'écarte pas de tes lois, Car c'est toi qui m'enseignes.
106 Je jure, et je le tiendrai, D'observer les lois de ta justice.
108 Agrée, ô Éternel ! les sentiments que ma bouche exprime, Et enseigne-moi
tes lois !
109 Ma vie est continuellement exposée, Et je n'oublie point ta loi.
113 Je hais les hommes indécis, Et j'aime ta loi.
121 J'observe la loi et la justice : Ne m'abandonne pas à mes oppresseurs !
142 Ta justice est une justice éternelle, Et ta loi est la vérité.

153 Vois ma misère, et délivre-moi ! Car je n'oublie point ta loi.


160 Le fondement de ta parole est la vérité, Et toutes les lois de ta justice sont
éternelles.
163 Je hais, je déteste le mensonge ; J'aime ta loi.
164 Sept fois le jour je te célèbre, A cause des lois de ta justice.
165 Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi, Et il ne leur arrive aucun
malheur.
174 Je soupire après ton salut, ô Éternel ! Et ta loi fait mes délices.

Les Saintes Écritures:

PLUS A ME FRAPPER ON S'AMUSE, TANT PLUS DE MARTEAUX ON


USE
(34)(Aïn) - Ps. 119: 121-128

34 - (2) Dieu peut-il encore me cautionner?

Si Dieu est pour nous... Romains 8: 31 (v. L. S)

(Samson ne savait pas que l'Éternel s'était retiré de lui. Juges 16: 20)

Nous ferions bien de nous poser cette question : Dieu est-il pour moi ?
Il le faudrait, car une réponse positive nous permettrait d'envisager l'avenir d'une
façon beaucoup plus sereine, en nous donnant de l'assurance.

En effet, si Dieu est pour nous, alors nous avons la majorité avec nous !
Être seul, tout seul avec Dieu, est préférable à toute autre situation où l'on se
trouverait contre lui !
Gardons bien en mémoire que c'est lui qui aura le dernier mot, que personne ne
pourra faire pression sur lui pour qu'il change un seul iota, un seul trait de lettre
de ce qu'il a dit ! (Matthieu 5: 18 ; Luc 16: 17)

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles (celles de Jésus) ne passeront


point. Matthieu 24: 35 (v. L. S)

Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t-il pas ?


Nombres 23: 19 (v. L. S)

Si Dieu est pour nous...


Ce "Si" a donc de l'importance, car une réponse positive va contribuer à ce que
"toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" (Romains 8: 28). Il
est évident que, dans le cas contraire, si Dieu n'est pas pour nous, la seule chose
que nous ayons à faire sera de répondre à son amour en revenant à lui comme le
fils prodigue a pu le faire.

Si Dieu est pour nous... rien ni personne, pas même l'accusateur (Satan) ne
pourra rompre l'alliance dans laquelle nous sommes entrés par notre acceptation
du salut en Jésus-Christ.
En restant dans cette alliance nous possédons une liberté inimaginable puisque
nous avons accès au trône de Dieu étant "assis AVEC Christ dans les lieux
célestes" (Éphésiens 2: 6). Sans doute ne suis-je pas assez conscient d'avoir un
tel privilège et ne sais-je pas en profiter suffisamment pour y présenter mes
requêtes, mes prières !

Libérés de tout un protocole (la loi de Moïse), si Dieu est pour nous, si nous
avons un coeur qui cherche l'Éternel, un coeur qui a soif de Dieu, alors nous
aurons l'audace qu'ont eue certains héros de la foi et nous oserons présenter, dans
une crainte respectueuse, des prières que bien peu oseraient faire.
Souvenons-nous d'Abraham qui fit baisser les exigences de Dieu pour tenter de
sauver les habitants de Sodome de la destruction !
Regardons aussi l'auteur du psaume 119 ! N'a-t-il pas eu l'audace de demander à
ce que l'Éternel devienne son garant, à ce que l'Éternel le cautionne ? Il a osé
alors qu'il ne bénéficiait pas de la liberté que nous avons en Jésus-Christ ! (v. 122
- version Darby)

Sois le garant de ton serviteur pour [son] bien...

Fallait-il qu'il ait l'assurance d'être aimé de Dieu pour faire une telle demande !
Fallait-il que rien dans sa vie ne fasse obstacle à une telle hardiesse !

N'était-ce pas un peu exagéré de demander à ce que le Seigneur des seigneurs, le


Dieu trois fois saint, prenne sous sa protection celui qui s'adressait à lui et qui se
reconnaissait pécheur ? Il est vrai que d'autres l'avaient fait avant lui, tel Job par
exemple !

Sois auprès de toi-même ma caution ; Autrement, qui répondrait pour moi ? Job
17: 3 (L. S)
Si des hommes ont pu faire une telle demande alors qu'ils vivaient sous la loi, à
combien plus forte raison devons-nous avoir la même liberté qu'eux puisque
vivant sous la grâce, étant sous la nouvelle alliance, Jésus, en portant nos
péchés, s'est porté garant de la purification de nos péchés en subissant, A
NOTRE PLACE, la condamnation que nous méritions tous !

Si Dieu est pour nous...


En tout cas, il l'était le jour où nous sommes passés par la porte étroite !
Mais..., l'est-il toujours ?
Il serait utile de le savoir, car la réponse à nos prières dépend de notre attitude à
son égard. Nous savons que Dieu n'exauce pas les pécheurs et que si nous vivons
dans le péché, il ne saurait être pour nous !

Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu'un l'honore
et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce. Jean 9: 31 (v. L. S)

Avec le temps, le Seigneur rétrécit les mailles du tamis ! Avec le temps il


devient plus exigent et ne permet plus que tel ou tel comportement, autrefois
toléré en raison de notre jeunesse dans la foi, puisse encore se manifester
maintenant que nous allons vers la stature parfaite de Christ (Éphésiens 4:
13).
Ceci nous aide à comprendre pourquoi nous ne devons jamais calquer notre vie
sur les faiblesses de nos frères qui semblent avoir moins de contraintes que nous.
Puisque que nous sommes invités à "marcher de progrès en progrès" (1
Thessaloniciens 4: 1), il n'est pas pensable que le Seigneur abaisse ses exigences
envers nous qui avons déjà fait un bon bout de chemin.
La sanctification appelle à une marche continuelle qui, au fur et à mesure, doit
permettre à l'image de Christ (en nous) de devenir de plus en plus ressemblante à
l'original (Jésus).

Le Psalmiste voulait toujours aller de l'avant dans la connaissance de la Parole


de Dieu. Ayons le même désir et, comme lui mettons en pratique ce que nous
avons appris. Ce sera un moyen d'avoir un coeur qui ne nous condamne pas pour
"refus d'obéissance" et permettra au Seigneur de prouver son approbation en
démontrant qu'il est POUR nous, même lorsque nous serons confrontés aux
adversaires de l'Évangile.

Mon coeur est-il en paix quand l'orage gronde autour de moi ? Est-il assuré de la
présence du Seigneur lorsque je suis dans la tourmente ou suis-je en train de
m'inquiéter parce que je ne vois pas la main de Dieu ?
N'y a-t-il pas un petit quelque chose qui me tracasse et qui jette du trouble dans
mon coeur parce que je prends soudainement conscience que je n'ai pas été
comme le Seigneur aurait voulu que je sois ?

L'apôtre Jean pouvait dire que : "si notre coeur ne nous condamne pas, nous
avons de l'assurance devant Dieu" (1 Jean 3: 21).
Il est évident qu'il faut envisager cette dernière pensée en fonction de notre
engagement avec le Seigneur car il est reconnu qu'un grand nombre de personnes
ne se sentent plus coupables de rien simplement parce qu'elles ont fait taire leur
conscience.

Certains l'ont fait taire en partie en refusant d'entrer en matière concernant


certaines portions de l'Écriture qui les dérangeaient et dont ils ne veulent plus
entendre parler. La cause étant entendue pour eux, ils se sont enfermés dans leurs
raisonnements au risque même de se séparer du corps de Christ, du
rassemblement des frères.

Une conscience muette, une conscience qui n'a plus la liberté de s'exprimer ne
peut évidemment pas être prise en considération !
Seule une conscience alliée à la foi dans la Parole de Dieu peut être tenue
comme fiable !

Ainsi il y a des domaines où Dieu ne peut plus agir parce que des hommes et
femmes ont décidé, à la place de Dieu, que dorénavant, les choses ne se
passeraient plus comme par le passé, comme au temps où l'apôtre a pu écrire :
"Jésus-Christ EST le même hier, aujourd'hui, et éternellement" (HéBREUX 13:
8).

Si dans certains domaines, cette position intransigeante ferme la porte à quelques


bénédictions, par contre, il y en d'autres beaucoup plus à risques puisque la Bible
parle carrément de.... "naufrage" !

Cette conscience, quelques-uns l'ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport
à la foi. 1 Timothée 1: 19 (v. L. S)

Le moyen le plus sûr pour faire naufrage en ce qui concerne la foi, c'est de ne
plus croire Dieu, ne plus croire dans SA Parole, dans TOUTE SA PAROLE !

Il suffit d'une petite voie d'eau pour que le navire coule !


De même c'est aussi l'abandon progressif de quelques vérités bibliques qualifiées
de "mineures" qui feront que la foi n'aura plus la même portance pour soutenir
quelqu'un dans l'épreuve.
Tout le reste du navire peut être en bon état, mais si une brèche a été faite c'est
par elle, et uniquement par elle, que pourra s'infiltrer ce qui va contribuer à la
mort !
Combien de "courants" étrangers à la "saine doctrine" ne se sont-ils pas
engouffrés dans l'Église de la fin des temps parce que certains dirigeants n'ont
pas été vigilants ?

"Nous ne falsifions point la Parole de Dieu, comme font plusieurs" pouvait


affirmer l'apôtre Paul aux Corinthiens (2 Corinthiens 2: 17) ! Déjà on frelatait
(selon la traduction Darby) la Parole de Dieu à son époque, déjà on y ajoutait des
éléments pour la rendre plus acceptable aux adeptes de cultes étrangers, déjà on
en ôtait d'autres afin de la rendre plus souple, moins rigide !

Qu'à notre tour nous ne tombions pas dans les mêmes pièges ! Soyons honnêtes
devant le Seigneur et laissons dire à SA Parole, ce qu'elle dit, laissons dire au
Saint-Esprit ce qu'il a à nous dire en conformité avec l'Écriture.

Émettre un doute sur l'importance de ce que Dieu a pu nous transmettre, va déjà


affaiblir la portée de sa Parole, l'affaiblir au point d'estimer (à tort) que tel ou tel
enseignement peut fort bien être négligé.
Puis, chemin faisant, en compagnie du "père du mensonge" qui a pu inspirer de
telles pensées, il s'ensuivra un attiédissement progressif.
C'est à cause de cet attiédissement qu'il ne restera plus que la caricature d'un
christianisme sans force, sans puissance, un christianisme à la portée d'un monde
qui se chargera de "l'oecuméniser" et qui ne manquera pas de se moquer de ceux
et celles qui, comme le Psalmiste, pourront dire haut et fort (v. 127) :

J'aime tes commandements, Plus que l'or et que l'or fin !

Nous en parlions déjà la semaine passée et nous pouvons de nouveau nous


remettre à l'ouvrage afin de convaincre les timides quant à la nécessité absolue
de rester fermement attachés à l'Écriture, à ce qu'elle dit, comme elle le dit !

Sans cet attachement, il n'est pas possible d'envisager que Dieu puisse approuver
notre conduite !
Sans cet attachement comment Dieu pourrait-il nous être favorable ?
Si nous sommes infidèles, si nous le renions, si nous repoussons sa Parole, ne
nous reniera-t-il pas aussi puisqu'il demeure fidèle à sa propre Parole ?
N'ayons pas honte des Paroles de notre Seigneur !
N'ayons pas la crainte de les défendre contre le monde qui veut nous absorber et
n'ayons pas peur de les défendre contre notre vieille nature charnelle.
"Quiconque aura honte de moi et de mes paroles..." (Luc 9: 26) disait Jésus tout
en précisant : "Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie" (Jean 6: 63).

Sachant cela, connaissant l'importance que le Seigneur Jésus a donnée à SES


paroles (Paroles de Dieu, ne l'oublions pas !), comment pourrais-je ne pas les
aimer plus que tout au monde, plus que l'or fin dont nous parle le Psalmiste ?
Ce dernier a su faire la part des choses et reconnaître, en connaisseur, ce qui
avait véritablement de la valeur dans notre monde !
Une valeur qui ne se dépréciera pas, une valeur qui ne pourra jamais subir de
changement, une valeur vraie qui ne saurait se dévaluer avec le temps :
"l'Écriture ne pouvant être anéantie" (Jean : 10: 35).

Tenir la Parole de Dieu pour la vérité... se tenir à ce qu'elle dit ! Voilà ce qui fera
pencher le coeur de Dieu vers son enfant ! Un enfant qui, à son tour, comme le
Psalmiste, pourra témoigner (v. 128)

Je trouve justes toutes tes ordonnances,


Je hais toute voie de mensonge.

Avoir une telle attitude nous démarquera de ceux qui prétendent que Dieu est
injuste, de ceux qui n'ont pas plus conscience de l'amour du Seigneur que de sa
justice et de sa sainteté, jugeant hâtivement le Créateur selon l'image qu'ils se
donnent de ce que devrait être leur Dieu !

Une fois de plus, l'auteur du psaume 119 va remettre en avant le fait qu'il déteste
le mensonge. Son aversion pour le mensonge ira toujours plus en grandissant au
fil du temps.

- Je hais toute voie de mensonge. (v. 104 & 128)


- Je hais, je déteste le mensonge ; J'aime ta loi. (v. 163)

Puissions-nous avoir la même attitude que cet homme qui savait craindre Dieu et
prendre SA parole pour appui !
Il nous rappelle qu'il n'est pas possible d'aimer la Parole de Dieu et d'approuver
le mensonge et encore moins de vivre dans le mensonge, pas même dans le
"pieux mensonge" qui est aussi exécrable que n'importe quel autre mensonge
puisqu'il est en opposition avec la vérité !

Notre Psalmiste ayant une si bonne attitude de coeur, nous sommes maintenant
de moins en moins surpris qu'il se permette de faire des demandes qui
étonneraient ceux qui restent superficiels et qui négligent de marcher de progrès
en progrès (v. 122 - version Darby) :

Sois le garant de ton serviteur pour [son] bien...

Qui répondrait pour moi, s'interrogeait Job ?


Qui nous défendra contre l'accusateur si ce n'est celui qui a porté la peine de nos
péchés ?
Cet ennemi qui, encore selon la Parole de Dieu, passe son temps à accuser nos
frères, c'est-à-dire à nous accuser puisque que, pour d'autres, nous sommes aussi
des frères !

Des frères qui peuvent être accusés à tort, mais aussi avec raison si nous ne nous
sommes pas de bons serviteurs et de bonnes servantes du Seigneur !
Satan ne manquera pas une occasion pour mettre en lumière nos manquements et
nos fautes cachés ! Il n'a aucune compassion pour nous, aucun désir de nous
faire du bien, même lorsqu'il nous aide à satisfaire nos propres désirs.
Si nous devons être mis en accusation, il est préférable que ce soit par le Saint-
Esprit plutôt que par le diable car le Saint-Esprit nous reprendra dans notre
conscience dès qu'il constatera que nous ne marchons plus dans la Vérité. Il le
fera pour notre bien et non pour amener la condamnation sur nous.

Acceptons sa façon d'agir, même s'il doit utiliser un homme ou une femme pour
nous reprendre. Il veut notre bien afin que les accusations de l'adversaire de nos
âmes ne puissent plus tenir, nous étant pliés à la volonté de notre Père céleste.

Maintenant, il se peut que nous ne comprenions pas telle ou telle instruction,


parce que notre éducation spirituelle n'a pas été faite correctement ou plus
simplement que nous comprenions mal ce qui a été écrit. ("Certes, je suis plus
stupide que personne, Et je n'ai pas l'intelligence d'un homme..." - Proverbes 30:
2 - paroles d'Agur)
Dans ce cas, ne nous cachons pas derrière de mauvaises excuses pour nous
défendre, mais, si nous sommes droits de coeur, réclamons au Seigneur sa
lumière pour nous faire comprendre SA pensée ("La révélation de tes paroles
éclaire, Elle donne de l'intelligence aux simples." - Psaume 119: 130)

Je suis ton serviteur : donne-moi l'intelligence,


Pour que je connaisse tes préceptes ! (v. 125)

Nous ne reviendrons pas sur cette demande faite par le Psalmiste, si ce n'est pour
relever que si nous avons le privilège d'être appelés "enfants de Dieu" (Jean
1: 12) et NOUS LE SOMMES (1 Jean 3: 1), nous restons quand même des
serviteurs au même titre que l'a été le Seigneur Jésus à l'égard de son Père
(Actes 4: 27) et des hommes (Romains 15: 8).
Et, puisque Jésus a dû apprendre l'obéissance, lui qui était sans péché, comment
ne devrions-nous pas tout faire pour être agréables à Dieu en plongeant nos
regards dans la loi parfaite de Dieu et en mettant en pratique ce qu'elle nous
demande ?

Celui qui aura regardé au-dedans de la Loi parfaite, qui [est la Loi] de la liberté ;
et qui aura persévéré, n'étant point un auditeur oublieux, mais s'appliquant à
l'oeuvre [qui lui est prescrite], celui-là sera heureux dans ce quíil aura fait.
Jacques 1: 25 (v. D. M)

Nous avons vu que le bien le plus précieux que nous avons sur la Terre est la
Parole que Dieu nous a donnée. C'est un bien qui n'a pas son équivalent, un bien
qu'il nous appartient de conserver intact afin qu'un autre bien, notre âme... ne
perde pas la valeur que Dieu lui a accordée en donnant son Fils pour la racheter !

"Sois le garant de ton serviteur pour [son] bien..." disait le Psalmiste dans la
version Darby !
"Prends sous ta garantie le bien de ton serviteur" nous disent d'autres versions
qui, sans se contredire, permettent aussi de dire que le bien sur lequel l'homme
doit veiller, est son âme immortelle.
Dieu veille sur sa Parole pour qu'elle s'accomplisse (Jérémie 1: 12), et moi je
veille sur mon âme (Deutéronome 4: 9).
Mon âme dont la destinée dépendra de ce que j'aurai fait du trésor le plus
merveilleux qui ait pu être en ma possession : La Parole de Dieu !

Si Dieu est pour nous..., si nous sommes pour lui...,


Alors nous garderons l'assurance que Jésus s'est porté garant de la purification de
nos péchés en subissant, A NOTRE PLACE, la condamnation que nous
méritions tous !

Dieu est-il toujours pour moi comme il l'a été lorsque je me suis engagé avec lui
en obéissant à sa Parole en passant par les eaux du baptême ?

Dépose, je te prie, [un gage] ; sois toi-même garant pour moi auprès de toi ! Qui
d'autre voudrait me frapper dans la main ? Job 17: 3 (v. Bible annotée)

Dépose, je te prie, [un gage] ; cautionne-moi auprès de toi-même : qui donc


frappera dans ma main ? (v. D)

Dieu pourrait-il "taper dans ma main" pour agir à la manière des hommes et ainsi
conclure qu'il est bien avec moi et que son accord d'assistance, de soutien est
toujours valable parce qu'il a constaté que, de mon côté, je n'ai pas brisé mon
engagement à son accord, que j'ai respecté ma parole en respectant la
sienne ?

Que le Dieu de paix, qui a ramené d'entre les morts le grand pasteur des brebis,
par le sang d'une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables
de toute bonne oeuvre pour l'accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce
qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des
siècles ! Amen ! Hébreux 13: 20-21 (v. L. S)

J-M Ravé 8 décembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(35) (Aïn) - Ps. 119: 121-128

35 - (3) Je suis ton serviteur (message de fin d'année)

Pour ce dernier message de l'année (le prochain sera pour l'entrée dans la
nouvelle année), cette fois-ci, j'ai été frappé par l'insistance de l'auteur du
Psaume 119 à mettre en avant qu'il était un serviteur de l'Éternel.
En effet, dans cette lettre (Aïn), il affiche cette position dans 3 versets sur 8 !
Puissions-nous faire de même et nous redire sans cesse que nous sommes bel et
bien des serviteurs de l'Éternel !
Que nous puissions le faire jusqu'à la fin de notre vie, tel Siméon, homme juste
et pieux, qui attendait la consolation d'Israël, la venue du Messie. Conduit par le
Saint-Esprit dans le temple, il put voir le "petit enfant Jésus" et dire :

Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta


parole. Car mes yeux ont vu ton salut, Salut que tu as préparé devant tous les
peuples, Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d'Israël, ton peuple. Luc 2:
29-32 (v. L. S)

Quant à notre Psalmiste, sa répétition nous montre qu'il a bien pris conscience de
sa place devant Dieu en reconnaissant que, comme tous les hommes, il devait
être serviteur et brebis afin d'être conduit par le Bon Berger. D'ailleurs, il finira
son Psaume en concluant : "Je suis errant comme une brebis perdue ; cherche ton
serviteur, Car je n'oublie point tes commandements." (v. 176)

Cette insistance à reconnaître cet état de serviteur a des avantages considérables


surtout lorsque l'on est serviteur ou servante du Seigneur !
En effet, à ce titre, il est permis de faire des demandes que d'autres ne pourraient
pas faire aussi facilement, puisque, comme serviteurs nous sommes - et non pas
nous serons - "gens de la maison de Dieu" !

Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes
concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Éphésiens 2: 19 (v. L. S)

Confessant qu'il est un serviteur, notre Psalmiste reconnaît dépendre d'un Maître,
reconnaît appartenir à un Maître : "Je suis à toi" (v. 94).

En raison de cet état, lui et nous, nous avons la même liberté pour faire diverses
prières qui démontreront notre état de dépendance à l'égard du Seigneur : C'est
ainsi que les uns et les autres, nous aurons la liberté de demander :

1) Sa protection :
Prends sous ta garantie le bien de ton serviteur, Ne me laisse pas opprimer par
des orgueilleux ! Psaume 119: 122 (v. L. S)

2) L'instruction nécessaire pour plaire à celui qui nous a enrôlés :


Agis envers ton serviteur selon ta bonté, Et enseigne-moi tes statuts !
Je suis ton serviteur : donne-moi l'intelligence, Pour que je connaisse tes
préceptes ! Psaume 119: 124-125 (v. L. S)

Ainsi le fait d'appartenir au Seigneur est loin d'être un handicap, bien au


contraire puisque nous sommes liés l'un à l'autre par un "contrat" qui nous
engage réciproquement l'un vis-à-vis de l'autre. Et quel engagement !
Dieu nous a tout donné en Jésus-Christ : une part de choix, une part de roi !

Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute
autorité. Colossiens 2: 10 (v. L. S)

Et nous... ? Qu'offrons-nous à Dieu si ce n'est d'abord une vie sale et souillée par
le péché, une vie inutilisable tant qu'elle n'a pas été transformée ! Nous l'offrons
souvent après que Dieu ait insisté pour la recevoir, n'est-ce pas souvent ainsi?

Mon fils, (ma fille) donne-moi ton coeur, Et que tes yeux se plaisent dans mes
voies. Proverbes 23: 26 (v. L. S)

Loin d'être un marché de dupes où l'Éternel serait le grand perdant, il se réjouit


chaque fois qu'un descendant d'Adam se dégage de la servitude du péché pour
devenir serviteur de Dieu, serviteur de Jésus-Christ !

"Je suis ton serviteur..., je suis ta servante... ! "


Un privilège, une grâce à ne pas négliger, à ne pas mépriser, car être dans cet état
devant Dieu, c'est accéder au rang le plus élevé qu'il soit possible d'atteindre
pour le pécheur perdu que nous étions !
Sachant que Dieu ne pourra JAMAIS être pris en défaut, nous pouvons avoir la
certitude qu'il tiendra TOUJOURS les promesses qu'il a faites à ceux et celles
qui lui appartiennent. Mais il ne pourra les tenir que si les "gens de sa maison"
sont trouvés fidèles dans leur engagement :

Puisqu'il s'est attaché à moi, je le délivrerai, Je l'élèverai en un lieu sûr,


puisqu'il connaît mon nom... Psaume 91: 14 (v. Bible annotée)

Alors que nous allons terminer une année et que nous allons (peut-être) faire le
bilan de ces 12 mois écoulés, j'ai sur le coeur de mettre en avant cette position de
SERVITEUR qu'avait le Psalmiste. Cet homme me plaît parce qu'il sut mettre en
avant son appartenance à Dieu au détriment de son rang social et de ses
fonctions terrestres : "Je suis ton serviteur".
Une position (celle de serviteur) que nous devrions aussi mettre continuellement
en avant si nous avons été au bénéfice du salut en Jésus-Christ, car Dieu ne
saurait admettre n'être qu'un Sauveur sans être un SEIGNEUR !

Qu'a été Jésus pour nous en 2007 ?


A-t-il bien été le Seigneur de notre vie, libre de nous utiliser comme ouvriers
avec lui ?
Nous a-t-il toujours trouvés à la place où il nous attendait, accomplissant ce que
SA Parole nous demande de faire ?

Souvenons-nous que le fait d'avoir été sauvés de la condamnation éternelle n'a


pas été le résultat d'une simple formalité ! Il y a eu mort d'homme, ne
l'oublions pas !
Il y a eu la mort du Fils de Dieu qui a pris notre condamnation sur lui ! C'est par
son action et par la foi en son oeuvre que nous avons été arrachés de l'enfer !

Le salut accordé n'est donc pas une mince affaire !


Si nous prenons bien conscience de ce qui a été fait pour nous, de qui l'a fait et
d'où il nous a sortis, il est évident que l'on ne peut pas continuer à rester au bord
du gouffre de la perdition en faisant de l'équilibre entre ciel et enfer. Ne soyons
pas de ceux qui ont seulement tendu la main pour être sauvés puis qui l'ont
reprise afin de construire leur vie comme ils l'entendaient... sans plus se soucier
des commandements de Dieu !

Si Jésus nous a sauvés, son intention n'a jamais été de nous abandonner sur les
berges de l'enfer comme on pourrait laisser un naufragé sur la plage après l'avoir
sauvé et fait le minimum pour lui.
Non ! Il nous a sauvés et nous a invités à le suivre afin de nous mettre à l'abri
d'un monde qui voudrait bien nous reprendre à lui !
S'il est notre Sauveur, il s'attend donc à ce que nous le considérions comme
SEIGNEUR avec tout ce que cette condition implique. Il s'attend donc à ce que
nous le suivions de bon gré pour faire SA volonté, tels des serviteurs et des
servantes reconnaissants.

Si un maître nageur sauve quelqu'un de la noyade, le rescapé et ceux de son


entourage éprouvent une grande reconnaissance envers leur sauveteur, ce qui est
la moindre des choses. Dans le meilleur des cas, de profonds liens peuvent
même les attacher les uns aux autres, forgeant ainsi une amitié à toute épreuve.

Avec le Seigneur Jésus, cette relation "amicale" ne pourra se concrétiser que par
l'obéissance. En dehors d'elle, nous restons pour lui des étrangers du dehors qui
n'ont rien compris à la Croix et qui n'ont pas réalisé la différence qu'il y a entre
l'éternité avec ou sans Dieu.
Nous en avions déjà parlé en citant ce verset de Jean 15:14: "Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande". Cette relation "amicale" est
INCONTOURNABLE pour la simple et bonne raison que Jésus a donné sa vie
pour que nous vivions éternellement dans SON Ciel AVEC LUI !

Dans ce royaume n'entreront que des serviteurs et des servantes qui, tout au long
de leur vie, auront contribué à l'avancement du Royaume de Dieu en marchant
dans l'obéissance. Ils seront accompagnés de ceux et celles qui, sur leur lit de
mort, auront été sauvés in extremis sans avoir eu le temps de servir concrètement
le Seigneur.
Comme nous ne faisons pas partie de ces derniers, comme nous ne sommes pas
encore sur notre lit de mort, nous n'avons aucune excuse pour ne pas être des
serviteurs ou des servantes actifs.

En cette fin d'année et en regard de ce que nous avons vécu, osons nous poser les
bonnes questions :
Ai-je été un serviteur actif pour le Maître ?
Est-il mon Seigneur autant dans mes paroles que dans ma façon de me
conduire ?

L'auteur du Psaume 119 avait mis en avant le fait qu'il était le serviteur de
l'Éternel : "Je suis ton serviteur".
Si nous pensons pouvoir faire de même... gloire à Dieu ! Toutefois ne nous
emballons pas trop vite et réfléchissons un instant au qualificatif que le Seigneur
pourrait bien ajouter à cette fonction de serviteur que nous reconnaissons.
Comment va-t-il juger notre travail de 2007 ? Va-t-il nous dire :

- (serviteur) fidèle et prudent (Matthieu 24: 45) ; bon et fidèle (25:21).


ou
- (serviteur) méchant et paresseux (Matthieu 25: 26) ; inutile (v. 30).

Nous voici en présence de deux catégories fort distinctes de serviteurs qui font
partie des "gens de la maison de Dieu", une maison où l'on ne trouve que ceux et
celles qui ont été sauvés !
Rappelons-nous ce que le Saint-Esprit a dit par la bouche de l'apôtre Paul pour
définir les rachetés : "vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais
vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu." Éphésiens 2: 19 (v.
L. S).
Voilà ce que nous sommes ! C'est l'Écriture qui le dit : gens de la maison de Dieu
bons et fidèles ou gens de la maison de Dieu méchants et paresseux, mais gens
de la maison de Dieu quand même !

La suite des textes tirés de l'Évangile de Matthieu nous apprend que ces
serviteurs - "gens de la maison de Dieu" - auront un avenir éternel différent selon
l'appréciation de celui qui les a faits entrer dans sa maison :

- Entre dans la joie de ton maître. (Matthieu 25: 21)


ou :
- (Le Maître) lui donnera sa part avec les hypocrites : c'est là qu'il y aura des
pleurs et des grincements de dents. (Matthieu 24: 51)

Puisque nous avons été sauvés et rachetés à grand prix (la vie du Fils de Dieu), il
est logique qu'une fois dans la maison du Maître nous sachions prouver notre
reconnaissance par un service qui le glorifie.

En cette fin d'année, ayons le courage de nous examiner un instant, de nous


mettre face à notre vécu et de faire comme si nous devions rendre compte de
notre administration, rendre compte de la façon dont nous avons servi en 2007.
Acceptons de le faire afin d'y découvrir nos manquements et y remédier pour la
suite des temps.
D'ores et déjà nous savons que nous ne pouvons pas servir deux Maîtres à la fois
(Matthieu 6: 24).
Si donc un coeur est partagé, c'est l'ennemi qui le possède en entier ! C'est lui qui
en prend le contrôle et qui manipule ceux qui naviguent entre Dieu et le monde.
N'a-t-il pas déjà poussé certains "gens de la maison de Dieu" à se mettre au
service du monde au lieu de servir le Seigneur ?
Ne les a-t-il pas encouragés à accomplir des oeuvres qui n'ont rien à voir avec le
salut des âmes où le service chrétien ?
Ne les a-t-il pas "fatigués" afin qu'ils n'aient plus le goût d'aller dans la maison
de Dieu ?

Certes, il y a des compensations ! Le monde sait être reconnaissant ! Les


diverses sociétés mondaines savent reconnaître rapidement l'énergie qui a été
donnée pour défendre et encourager leurs causes ou leurs oeuvres. Elles savent
faire des éloges et offrir des couronnes... mortuaires comme derniers cadeaux
pour saluer ceux et celles qui ont sacrifié leur temps et leurs forces pour des
choses périssables.

À cela, je préfère la reconnaissance du Seigneur plutôt que celle des hommes,


car la couronne qui me sera donnée... qui NOUS sera donnée si nous sommes
fidèles dans notre engagement, sera une couronne incorruptible (1 Corinthiens 9:
25), une couronne de vie et non de mort (Apocalypse 2: 10), une couronne
réservée aux vainqueurs qui auront su travailler pour la gloire de Dieu !

Dieu n'est pas injuste, pour oublier votre travail et l'amour que vous avez
montré pour son nom... Hébreux 6: 10 (v. L. S)

"Je suis ton serviteur..., je suis ta servante... ! "


Afin de pouvoir faire notre propre autocritique, nous allons mettre un peu à
l'écart l'auteur du Psaume 119 qui était un serviteur de l'Éternel sous la contrainte
de loi. Nous, nous suivrons l'apôtre Paul qui nous invite à être ses imitateurs
comme il l'a été de Christ (1 Corinthiens 11: 1).
Étant comme lui "sous la grâce", il nous sera plus facile de saisir ce que Dieu
attend de ses serviteurs et de ses servantes !

Ce qui m'a frappé avec Paul, c'est que, se déclarant comme serviteur, il le fait
d'une façon différente de notre Psalmiste puisqu'il va se rendre lui-même
RECOMMANDABLE !
Non seulement lui, mais aussi ceux qui sont avec lui ! Faisons-nous partie de son
groupe ? Sommes-nous ses imitateurs ? Sommes-nous recommandables ?

Regardons ce que disent les Écritures, c'est Paul qui parle :

... nous nous rendons à tous égards RECOMMANDABLES, comme


serviteurs de Dieu... 2 Corinthiens 6: 4 et suivants (v. L. S)

Nous pourrions dire que c'est vite fait de se recommander soi-même, soit ! Mais
c'est peut-être plus difficile de se RENDRE RECOMMANDABLES ! Plus
difficile de tout faire pour ÊTRE conformes à l'image de l'ambassadeur de Christ
dont nous avons les fonctions (2 Corinthiens 5: 20).
Ambassadeur de Christ ! Ce n'est pas rien ! C'est le représentant officiel d'un
État, " le Royaume de Dieu", dans un autre État, le monde !

Pour prouver que sa fonction n'est pas usurpée, qu'il est bien un serviteur de
Christ, entièrement dévoué à son Maître, l'apôtre va parler de son cheminement
depuis qu'il est au service de son Sauveur et Seigneur.
Prenons notre Bible et survolons le passage qui atteste qu'il est bien
recommandable en tant que serviteur de Dieu (à lire : 2 Corinthiens 6: 4 à 18).

Premièrement, nous relevons sa patience au travers de l'adversité : tribulations,


calamités, détresses, coups, emprisonnements...

Question : Comment est-ce que j'appréhende mes légères afflictions? Comment


est-ce que j'ai vécu les petites contrariétés de la vie qui ne sont rien en regard des
épreuves de l'apôtre ?
Si je n'ai pas su me maîtriser, si j'ai perdu patience, je ne suis pas encore le
serviteur ou la servante docile qui puisse être utilisé dans n'importe quelle
circonstance.
Je ne puis pas être le serviteur que l'on peut envoyer vers n'importe qui par
crainte que mon mauvais caractère, mon mauvais témoignage ne vienne entacher
l'annonce de la Bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ et que je ne devienne
une pierre d'achoppement à l'égard de celui à sauver !

Deuxièmement, nous constatons qu'il possède le fruit de l'Esprit décrit dans


l'épître aux Galates 5: 22, même si les particularités ne sont pas toutes nommées
lorsqu'il se recommande : la longanimité, la bonté, la charité sincère...

Question : Ma chair est-elle suffisamment crucifiée pour que le fruit de l'Esprit


commence à révéler ses caractéristiques dans ma vie ? Ne restent-ils pas certains
mauvais fruits provenant de mon ancienne vie qui l'empêche de s'épanouir ?

Le bon fruit - oeuvre de l'Esprit : possède l'amour, la joie, la paix, la patience, la


bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. Galates 5: 22

Les mauvais fruits - oeuvres de la chair : l'impudicité, l'impureté, la dissolution,


l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les
disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les
choses semblables (tout excès) ... Galates 5: 19-21

Troisièmement, nous voyons que la Parole de Dieu prêchée est mise en pratique
et qu'elle est absolument conforme à ce que Dieu a dit : parole de vérité,
puissance de Dieu, armes offensives et défensives de la justice...

Question : Suis-je en mesure de démontrer que le message de l'Évangile que


j'annonce est conforme à l'Écriture et que ma vie reflète ce que je dis ?

Ensuite, nous voyons qu'il reste fidèle à Dieu et à sa Parole indépendamment


des circonstances. Nous voyons aussi qu'il sait tirer profit de tout ce qui semble
négatif pour en faire valoir la richesse, démontrant ainsi "que toutes choses
travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu" (Romains 8: 28). Non
seulement ceux qui sont éprouvés, mais aussi ceux qui sont témoins de l'épreuve
et qui peuvent se rendre compte qu'il est possible de rester fidèles quelle que soit
l'adversité.

Pour revenir à l'auteur du Psaume 119, son parcours n'a été guère différent de
celui de l'apôtre Paul. Une relecture du psaume en question nous remettra en
mémoire aussi bien sa fidélité et les épreuves qu'il a supportées, que son désir
d'enseigner les autres dans la saine doctrine : "Je parlerai de tes préceptes devant
les rois" (v. 46).

Deux régimes : ancienne et nouvelle alliance, mais le même coeur pour servir
Dieu !
Un coeur droit, honnête ! Un coeur qui a su mettre à profit les enseignements de
la Parole de Dieu pour marcher dans la sanctification.
Alors..., en cette fin d'année et en raison de la rédaction de ce message, j'ai dû
réfléchir à mon parcours de ces 12 derniers mois et faire un bilan.
Comme beaucoup, je puis admettre que la ligne générale de ma conduite ne
semble pas avoir entachée l'alliance faite avec Dieu le jour où j'ai accepté qu'il
soit mon Sauveur et mon Seigneur. Je n'ai pas l'impression d'avoir rétrogradé
mais plutôt d'avoir avancé dans certains domaines.
Néanmoins je dois reconnaître quand même qu'il y a eu des zones d'ombres qui
"mettent en lumière" certains points faibles dans ma vie de serviteur, des points
qu'il faudra mettre en ordre afin que l'ennemi ne profite pas de mon laisser-aller
pour endormir ma vigilance.

Ne voulant pas avoir combattu en vain et désirant terminer ma course en


vainqueur, je m'écrie avec le roi David (Psaume 51: 10 - v. L. S) :

Renouvelle en moi un esprit bien disposé...

Ayant mis la main à la charrue, ayant accepté Jésus comme Sauveur et Seigneur
de notre vie, encourageons-nous mutuellement afin de toujours marcher dans la
bonne direction les yeux fixés sur la rémunération éternelle que le Seigneur
Jésus accordera à ceux et celles qui auront combattu le bon combat !

Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au


royaume de Dieu. Luc 9: 62 (v. L. S)

Si nous regardons en arrière, que ce ne soit pas comme les Israélites qui
regrettaient le temps de leur esclavage, ce temps où le monde païen lui apportait
ce que l'épreuve du désert ne leur apportait plus, mais qui leur était réservé en
quantité et en qualité supérieure dans le pays de la promesse.

Si nous regardons en arrière, que ce soit pour regarder le chemin parcouru et


nous réjouir de toutes les bontés que l'Éternel nous accordées, puis prenons la
route nouvelle de 2008 en regardant "non point aux choses visibles, mais à celles
qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont
éternelles" (2 Corinthiens 4: 18).

En ayant les regards tournés dans la bonne direction, il nous sera plus facile
d'aborder la nouvelle année et de nous réjouir à cause de la Parole que Dieu nous
a donnée. Que déjà nous puissions méditer sur la lettre « Phé » que nous propose
l'auteur du Psaume 119 (v. 129-136) et que nous développerons la prochaine
fois.
- Jíai ouvert ma bouche, et jíai soupiré ; car jíai un ardent désir de tes
commandements. (v. 131 - v. D)

- Affermis mes pas dans ta parole, Et ne laisse aucune iniquité dominer sur
moi ! (v. 133 - v. L. S)

***

C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités,


Qui guérit toutes tes maladies ;

C'est lui qui délivre ta vie de la fosse,


Qui te couronne de bonté et de miséricorde ;

C'est lui qui rassasie de biens ta vieillesse,


Qui te fait rajeunir comme l'aigle.
Psaume 103

J-M Ravé 15 décembre 2007 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(36) (Phé) - Ps. 119: 129-136

36 - (1) Rien de nouveau pour l'an nouveau?

(message de début d'année)

Comment saluer cette année 2008 - après Jésus-Christ -, sinon en écoutant une
exhortation de l'apôtre Pierre qui s'adresse aux bien-aimés..., à nous qui sommes
devenus les bien-aimés de Dieu pour avoir obéi à sa Parole ?
Amour, avertissements et encouragements, une invitation solennelle à poursuivre
notre marche dans la sanctification ! Non pas quelque chose de nouveau, mais
une continuation de ce que nous avons vécu l'année précédente si nous avons
marché de progrès en progrès, si nous avons été un serviteur ou une servante
apprécié de son Maître.

Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous


abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme.
Ayez au milieu des païens une bonne conduite... 1 Pierre 2: 11 (v. L. S)

Après ce passage d'une année à l'autre, marqué par des festivités toujours plus
"démentielles", des festivités qui laissent derrières elles des poubelles garnies qui
feraient le bonheur de ceux qui ne mangent pas à leur faim, gardons en mémoire
que ces "débauches" de manifestations cachent bien souvent un mal être intérieur
que bien peu veulent avouer.

Étrangers et voyageurs, nous passons dans un monde qui, depuis bien


longtemps, a fait perdre le sens des réalités éternelles à ceux et celles qui se sont
épris de lui.
Un monde qui saisit aussi toutes les occasions pour détourner de leur chemin les
chrétiens qui sont en route vers la cité céleste.
Un monde qui cherchera à amoindrir la force du témoignage des enfants de Dieu
en mettant à leur disposition de quoi satisfaire les désirs de leur ancienne nature.
C'est ainsi qu'en cette période de fête, quelques-uns se sont laissés surprendre et
ont participé à des festivités mondaines qui ont engourdi leur vigilance ouvrant
ainsi la porte de leur coeur à toutes espèces de pensées contraires à l'Évangile.
Cette période de fin d'année particulièrement mouvementée m'a fait penser à un
épisode du livre de John Bunyan "le voyage du pèlerin", où chacun doit
obligatoirement passer à travers la ville de la "Vanité", tout comme il nous a fallu
passer par cette période de fêtes et qu'il nous faudra traverser ce monde tentateur.

Dans cette ville de "Vanité", tout est mis en oeuvre pour séduire les gens de
passage afin qu'ils participent aux voluptés de ce monde et qu'ils ne se soucient
plus de la Vie à venir, de la Vie éternelle !
Comment les pèlerins vont-ils réagir ?
Vont-ils résister à toutes les tentations qui leur sont proposées ?
Vont-ils poursuivre leur voyage vers la cité céleste ou se laisser attirer par les
voluptés de cette ville ?
L'histoire nous montre que "Chrétien" a poursuivi son chemin vers "la cité qui a
de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur"
(Hébreux 11: 10), qu'il a su résister à toutes les tentations.
Tout est bien qui finit bien pour les fidèles, et pour eux seuls, car l'histoire nous
montre aussi que d'autres ont eu leur vigilance endormie et n'ont point repris la
route qui conduit au Royaume de Dieu. Ils ne l'ont point reprise et ne sont jamais
arrivés là où le Seigneur les attendait !

Où en sommes-nous en ce début d'année 2008 ?


Alors que nous sommes toujours "voyageurs et étrangers" dans cette nouvelle
année qui ouvre devant nous ses 366 jours, le monde ne manquera pas de faire
défiler sous nos yeux toutes sortes de tentations. Il le fera afin de nous séduire
pour nous faire dévier de notre chemin en nous proposant quelques
nouveautés..., y compris, hélas ! dans la façon de vivre de l'Évangile.

Retenons l'avertissement de Paul aux Thessaloniciens, de Paul à notre


génération, car nous expérimentons aussi les mêmes tentations : "Que personne
ne vous séduise d'aucune manière..." (2 Thessaloniciens 2: 3).

Écoutons aussi l'apôtre Jean qui, conduit par le même Esprit, avait déjà averti
son entourage à être vigilant afin de ne pas s'écarter du chemin étroit : "Bien-
aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir
s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde." (1
Jean 4 ; 1)

Sachant cela, il nous appartient d'être de plus en plus vigilants afin de ne pas
avoir été fidèles en vain l'année passée et de tomber ensuite entre les mains d'un
ennemi qui sait se déguiser en ange de lumière et accomplir des miracles et des
prodiges par le biais d'hommes qui ont abandonné la saine doctrine ! (2
Corinthiens 11: 14 ; Matthieu 24: 24)

Si le monde sait offrir ses charmes, Satan, quant à lui, sait utiliser la Parole de
Dieu pour la tordre afin d'apporter un autre Évangile que celui que nous avons
entendu lorsque nous avons cru.

Nous l'avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu'un vous


annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit
anathème ! Galates 1: 9 (v. L. S)

Forts de ces avertissements, à l'heure où une page vient de se tourner, ne nous


laissons pas séduire par quelques doctrines nouvelles ou traditions anciennes qui
dénaturent le message de l'Évangile, cette Bonne Nouvelle destinée au monde
entier.

Dieu veut toujours notre bonheur ! S'il nous demande d'être attentifs à ses
commandements ce n'est pas toujours pour condamner notre conduite, mais aussi
pour nous inviter à chercher la solution de nos problèmes auprès de lui, dans sa
Parole !
Au lieu de nous ronger les sangs, de nous torturer l'esprit à en perdre le sommeil,
combien il serait plus sain et plus saint d'écouter le conseil de la Parole de Dieu !

... déchargez-vous sur lui (Dieu) de tous vos soucis, car lui-même prend soin de
vous. 1 Pierre 5: 7 (v. L. S)

Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! Ton bien-être serait comme un


fleuve, Et ton bonheur comme les flots de la mer... Esaïe 48: 18 (v. L. S)

Comment ne pas souhaiter ce bien-être à chacun et rejoindre la pensée d'un Dieu


plein d'amour qui nous invite au bonheur ? Un Dieu, plein de miséricorde, qui
est souvent attristé de constater que l'on ne veut pas mettre notre pleine
confiance en lui ! Combien de fois ne l'avons-nous pas peiné ? Combien de fois
ne l'ai-je pas attristé en gardant précieusement les fardeaux qu'il aurait voulu me
voir déposer ?

Si nous pouvons souhaiter avoir des jours meilleurs que ceux passés - et qui ne
le voudrait pas ? - il nous faudra revenir à la pensée de Dieu : " Oh ! si tu étais
attentif à mes commandements !..." (Si tu mettais en pratique ma Parole... si tu
avais confiance en moi..., ton bien-être serait comme un fleuve, Et ton bonheur
comme les flots de la mer... )

En effet, c'est uniquement en croyant ce que Dieu dit, que nous verrons des
changements caractéristiques dans notre vie durant 2008, en croyant et en
mettant en pratique ! Nous les verrons quoique l'Ecclésiaste ait pu dire en son
temps :

Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien
de nouveau sous le soleil. Ecclésiaste 1: 9 (v. L. S)

En dépit de ces paroles, nous pouvons quand même aspirer à un changement, à


le désirer ardemment et cela sans contredire le texte que nous venons de lire.
En effet, Dieu nous promet des changements inespérés, des changements qui
marqueront à jamais ceux et celles qui auront l'occasion d'en bénéficier !
Il nous propose des changements dans notre vie qui n'auront rien de nouveau,
puisqu'ils ne feront que confirmer la Parole du Seigneur, cette Parole qui a déjà
prouvé dans le passé, qu'elle était la Vérité.

Il nous propose des changements dans notre vie qui seront nouveaux pour nous,
parce que nous aurons expérimenté, comme jamais auparavant, la richesse
infinie de sa grâce (Éphésiens 2: 7).

Rien de nouveau ici bas dans notre monde, mais l'espérance, pour les croyants,
d'accéder à quelque chose de nouveau... de participer à l'enlèvement de l'Église !
Enlèvement promis dans les Écritures afin que nous soyons toujours AVEC le
Seigneur dans SON Royaume. Enlèvement dont nous ne connaissons pas le jour,
mais enlèvement qui sera aussi vrai qu'a été la venue du Seigneur Jésus à
Bethléem.
Ayons donc la même espérance que les Juifs avaient lorsqu'ils se disaient l'un à
l'autre: "l'année prochaine à Jérusalem !", entretenant ainsi l'espérance d'être
dans leur patrie. Que nous entretenions la même espérance en nous exhortant les
uns et les autres, en nous rappelant que le Fils de Dieu a fait des promesses qu'il
est en mesure de tenir !

Voici, je (Jésus, l'Alpha et l'Oméga) fais toutes choses nouvelles.... Écris ; car
ces paroles sont certaines et véritables. Apocalypse 21: 5
Nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où
la justice habitera. 2 Pierre 3: 13 (v. L. S)

N'est-ce pas vers ces "choses nouvelles" que les pèlerins et voyageurs ayant mis
leur foi en Jésus-Christ, désirent diriger leurs pas et tout faire pour les obtenir ?
"Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils."
Apocalypse 21: 7

N'est-ce pas aussi ce que désirait l'auteur du psaume 119, lui qui tout au long de
ces 176 versets ne cesse de démontrer son amour pour Dieu et pour sa Parole ?
N'avait-il pas envie d'être toujours plus proche du Seigneur et ne nous invite-t-il
pas à l'être nous aussi en ouvrant la nouvelle lettre qui nous est proposée (Phé)?

Aujourd'hui, nous ne ferons qu'un bref survol de cette lettre, un survol qui va
nous montrer que son contenu convient parfaitement pour commencer cette
nouvelle année en proclamant notre confiance dans ce que disent les Écritures (v.
129) :

Tes préceptes sont admirables

Ne serait-il pas merveilleux de commencer ce premier culte de l'année avec cette


confession ?
Une confession qui, si elle est sincère, ne pourra pas être séparée de
l'engagement qui doit en découler ! "Aussi mon âme les observe" (les préceptes
admirables). Ou, selon la version Darby : "Tes témoignages sont merveilleux ;
cíest pourquoi mon âme les observe. "

Quelle que soit la version utilisée, nous devons constater que le fait de
reconnaître que ce qui sort de la bouche de Dieu est merveilleux, implique
forcément un comportement qui doit s'accorder avec la déclaration faite, faute de
quoi, ce sont nos propres paroles qui nous condamneront pour ne pas avoir mis
en pratique ce que nous avons connu être juste !

Suis-je prêt à faire la même déclaration que le Psalmiste, à la faire et à agir en


conséquence ?
Une telle confession réjouira le coeur de notre Père céleste !
Une telle confession alimentera le désir de nous nourrir davantage de cette
Parole et nous poussera à chercher encore plus la face de Dieu pour avoir une
meilleure communion avec lui (v. 131).

J'ouvre la bouche et je soupire,


car je suis avide de tes commandements.

Quelle grâce d'être affamé, d'avoir faim de la Parole de Dieu, de soupirer après
elle et non de la considérer comme méprisable parce qu'elle n'apporte plus rien
au coeur appesanti par les soucis de la vie !
Ai-je encore faim, ai-je trouvé bon les commandements de Dieu au point
d'aspirer à en connaître toujours un peu plus ou, au contraire, ma faim et ma soif
de la Parole de Dieu ont-elles été coupées par les "douceurs" du monde au point
que plus rien ne fasse mes délices du saint Livre ?

Si nous pouvons être "appesantis" par l'excès du manger et du boire (Luc 21: 34)
au point de ne plus avoir envie de rien sinon de dormir, jamais nous ne pourrons
être dans un état de somnolence pour nous être trop nourris de la Sainte Écriture,
car jamais nous n'aurons abusé de ce que Dieu a dit !

Si l'excès de nourriture fait grossir et peut devenir dangereux pour la santé, par
contre, se nourrir abondamment des Saintes Écritures n'a jamais fait de tort
puisque cette nourriture-là fait grandir et non grossir, grandir dans la foi et dans
la connaissance de la volonté de Dieu.
N'hésitons pas à faire de multiples festins avec la Parole de Dieu comme aliment,
notre âme ne s'en portera que mieux si.... "nous avons goûté que le Seigneur est
bon !" (1 Pierre 2: 3)

"Je suis avide de tes commandements !" "J'ai recueilli tes paroles, et je les ai
dévorées" disait Jérémie (Jérémie 15: 16). Puissions-nous toujours être friands
de cette nourriture et soupirer après elle afin d'en connaître toujours mieux la
valeur !
En nous nourrissant ainsi, il nous sera plus facile de détourner la tête de tout ce
que pourra proposer la ville de la "Vanité" dont nous parlait John Bunyan.

Le monde dans lequel nous vivrons en 2008 proposera toujours de quoi satisfaire
momentanément les appétits de ceux qui n'ont que d'yeux pour lui. Il saura
encore faire sa publicité et accrocher, harponner les passants afin qu'ils prêtent
seulement une petite attention à ce qu'il aura à leur proposer.
À tout moment des nouvelles technologies appâtent ceux qui sont prêts à faire
des sacrifices pour s'offrir le dernier "truc" à la mode. Voyez comment Mamon
sait s'y prendre pour faire croire que l'inutile devient indispensable et que l'utile
d'hier est devenu désuet en regard de la dernière nouveauté !

En réalité, l'objet, même s'il peut être utile, n'est rien en lui-même tant qu'il reste
de la matière qui n'a aucune incidence sur notre esprit. Mais si sa possession
devient une obsession, c'est alors que nous avons trouvé un "maître" capable de
nous pousser à faire des sacrifices, voire à s'endetter, pour obtenir rapidement
l'objet de notre convoitise.
"Réjouis-toi mon âme, tu as le dernier portable à la mode, le dernier "I-phone"....
etc.", "Insensé pourrait dire le Seigneur, cette nuit même ton âme te sera
demandée, et l'objet de tes convoitises, ce que tu as acheté, la chose pour
laquelle tu t'es privée, pour qui sera-t-elle ?"

... que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme ? ou,
que donnerait un homme en échange de son âme ? Matthieu 16: 26 (v. L. S)

"J'ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées !" "Je suis avide de tes
commandements."
Ces hommes de Dieu, Jérémie et le Psalmiste, ont su découvrir ce qui était
indispensable pour leur vie dans ce monde et dans l'autre. Que nos choix nous
conduisent aussi à rechercher toujours plus ce qui pourra satisfaire notre âme
durant notre séjour terrestre et qui , en même temps, contribuera à la maintenir
dans le chemin qui conduit à la Vie éternelle.

Si nous avons un bon comportement face à cette excellente nourriture divine


qu'est la Parole de Dieu, nos yeux ne manqueront pas de s'ouvrirent sur les
merveilles de Dieu conformément à ce qui est écrit, car il a promis de donner de
l'intelligence à ceux qui se laissent conduire par sa Parole (v. 130).

La révélation de tes paroles éclaire,


Elle donne de l'intelligence aux simples.
Ne voulons-nous pas cette intelligence qui nous poussera toujours plus à
marcher dans le chemin de la vérité, à apprécier davantage l'Écriture au point
d'avoir du plaisir à obéir à ce que Dieu dit ?

Si nous avons à coeur de toujours mieux connaître le Seigneur, de nous


conformer à ce qu'il a dit, alors nous pouvons nous attendre à ce que lui-même
nous donne cette intelligence comme il l'a promis dans le Nouveau Testament.

"Comprends ce que je dis, car le Seigneur te donnera de l'intelligence en toutes


choses." (2 Timothée 2: 7), c'est ce que nous dit l'apôtre Paul si nous avons
compris comment nous devons vivre notre vie de témoins, de soldats de Jésus-
Christ (lire : 2 Timothée 2: 3-7).

Lisons la Parole de Dieu, ayons faim et soif de cette nourriture céleste afin que
notre intelligence se développe toujours plus et que nous comprenions de mieux
en mieux que la Vie éternelle est en jeu.
Ne méprisons pas le salut qui nous a été accordé en Jésus-Christ, ne le méprisons
pas en pensant qu'une fois acquis, nous avons la liberté de nous conduire
n'importe comment ! Ce serait faire preuve de folie et non d'intelligence.
L'intelligence que donne la révélation de l'Écriture conduit immanquablement à
nous attacher aux choses de Dieu et à nous détacher de ce monde.

Notre Psalmiste n'a jamais mâché ses mots, il voulait l'intelligence... la voulons-
nous autant que lui ?

- Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi et que je l'observe de tout


mon coeur ! (v. 34 - v. L. S)
- Donne-moi l'intelligence, pour que j'apprenne tes commandements ! (v. 73 - v.
L. S)
- Donne-moi l'intelligence, Pour que je connaisse tes préceptes ! (v. 125 - v. L. S)

Voulons-nous de cette intelligence ? En tout cas, je la veux et j'en désire encore


plus tout au long de cette année car j'ai en mémoire ce que l'Éternel disait déjà à
Daniel :

Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les


uns pour la vie éternelle, et les autres pour l'opprobre, pour la honte éternelle.
Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux
qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à
toujours et à perpétuité. Daniel 12: 2-3 (v. L. S)

L'enjeu est de taille et rien dans le monde n'a son équivalent !


Et..., même s'il l'avait... ! S'il avait quelque chose qui méritait qu'on lui sacrifiât
notre vie toute entière..., rappelons-nous que ce monde est réservé pour le feu
ainsi que tout ce qu'il contient, y compris les plus belles de nos oeuvres...
chrétiennes!
Soyons donc intelligents et demandons ce que le psalmiste demandait dans le
psaume 119 au verset 133:

Affermis mes pas DANS TA PAROLE,


Et ne laisse aucune iniquité dominer sur moi !

C'est par ces paroles que je désire terminer ce premier message de l'année tout en
demandant à celui qui m'a sauvé de la condamnation éternelle de me donner
toujours plus d'intelligence, plus de compréhension de SA parole et plus de
sensibilité à son Esprit.

Conscient que ce survol de lettre "Phé" n'a été qu'un moyen de réengager notre
vie spirituelle pour cette nouvelle année et non une étude approfondie sur ce
passage, nous la reverrons plus en détail prochainement. En attendant, je
voudrais encore vous laisser méditer sur ce texte de Calvin qui mérite notre
attention puisqu'il met en lumière la personne du Fils de Dieu. (Fragment de la
préface à la traduction de la Bible, cité par Vignet...)

"Tout ce qui pourrait se penser ou désirer de bien , s'est trouvé en Jésus-Christ.

Il s'est humilié pour nous exalter.


Il s'est asservi pour nous affranchir.
Il s'est appauvri pour nous enrichir.
Il a été vendu pour nous racheter,
Condamné pour nous absoudre,
Maudit pour nous bénir,
Il est mort pour notre vie..."
J-M Ravé (28 12-07) pour le 1er janvier 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds -
Suisse
Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/

Jean-Michel, Béatrice, Rachel, Sarah, Samuel et Ketsia vous souhaitent une


année bénie dans le Seigneur et prient pour que chacun expérimente que "c'est
la bénédiction de l'Éternel qui enrichit et qu'il ne la fait suivre d'aucun
chagrin" (Proverbes 10: 22)

Bien affectueusement en Jésus-Christ.


(37) (Phé) - Ps. 119: 129-136

37 - (2) Que vive la tradition de Dieu!

L'année nouvelle n'a pas manqué de mettre en avant de nombreuses pratiques


superstitieuses destinées, soi-disant, à amener le bonheur la santé et l'argent dans
les foyers. Ces actes, loin d'être inoffensifs ont pourtant contribué à mettre une
certaine foi en avant.

Cette foi s'est concrétisée par des actes qui ont démontré que les croyances
ancestrales ont gardé leur pouvoir de séduction un peu partout sur la surface de
la Terre.
Quelques exemples pris au hasard démontreront combien il est absurde de placer
sa confiance dans certains rites pour recevoir quelques bénédictions.
Le fait de s'embrasser sous du gui, de tenir une pièce dans la main en mangeant
de la choucroute, d'ouvrir portes et fenêtres pour laisser entrer l'an nouveau dans
la maison, etc., etc... Comment toutes ces pratiques pourraient-elles avoir une
incidence bénéfique alors que les éléments utilisés n'ont point de vie consciente
en eux-mêmes ? C'est impossible !

En réalité, derrière cette confiance mal placée, il y a la main du prince des


ténèbres qui a su en convaincre plusieurs que certains rites leur seraient
bénéfiques. Ces actes, pratiqués par habitude, ont pour but réel de détourner
l'homme et la femme de Celui qui peut seul apporter la bénédiction, c'est-à-dire
le Créateur du Ciel et de la Terre !

Voici toutes les bénédictions qui se répandront sur toi et qui seront ton
partage, lorsque tu obéiras à la voix de l'Éternel, ton Dieu... Deutéronome 28: 2
(v. L. S)

Vous avez tout pleinement en lui... (en Christ) Colossiens 2: 10 (v. L. S)

Pour ma part, si je dois regarder à des traditions sans tomber dans la superstition,
je me joindrais à l'auteur du Psaume 119. Aujourd'hui, il va nous montrer sur
quelle coutume nous devons nous appuyer sans crainte, et si nous pourrons en
être bénéficiaires.
D'abord, il faut souligner que l'auteur de cette coutume relevée dans le psaume
119 est le Seigneur lui-même !
Une coutume, une tradition, une habitude qui se perpétue, non pas chaque année
à un jour particulier, mais chaque jour qu'il nous est donné de vivre ! (Psaume
119: 132 - v. L. S ; v. D)

Tourne vers moi ta face, et aie pitié de moi,


Selon ta coutume à l'égard de ceux qui aiment ton nom !

Il est intéressant de noter que ce n'est pas l'homme qui met en avant une de ses
propres traditions pour obtenir quelque chose, mais que l'homme s'appuie sur
les habitudes de Dieu, habitudes qui deviennent traditionnelles en raison de la
fidélité de celui qui ne saurait mentir !
Ce comportement particulier va à l'encontre de la pensée humaine dont les
traditions ancestrales ont bien souvent pris le pas sur les commandements de
Dieu. Il suffit simplement d'examiner certaines traditions dites "religieuses" pour
se rendre compte que la majorité d'entre elles a remplacé les enseignements
donnés par le Seigneur.
À juste titre, le Fils de Dieu pourrait encore nous dire ce qu'il disait à ses
contemporains :

Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre


tradition...
... annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie
Marc. 7: 9-13 (v. L. S)

Quant à l'apôtre Paul... ! Ses avertissements mériteraient d'être écoutés avec


attention, il en va de notre liberté en Christ!

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par
une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les
rudiments du monde, et non sur Christ. Colossiens 2: 8 (v. L. S)
C'est bien en choisissant Dieu, en prenant pour guide les Saintes Écritures que
nous nous démarquons de toutes les traditions humaines au profit des promesses
divines. Promesses qui ne manqueront jamais de s'accomplir chaque fois que les
conditions seront favorables pour qu'elles s'exécutent sans que la sainteté, la
justice et l'amour de Dieu ne soient pris en défaut.

Si le Psalmiste s'adresse à l'Éternel : "Tourne vers moi ta face, et aie pitié de


moi" et qu'il en appelle aux habitudes de Dieu (selon ta coutume) c'est bien parce
qu'il s'est déjà rendu compte que tel était le comportement normal de l'Éternel
à l'égard de ceux qui l'invoquent et qui s'attendent sincèrement à lui.

Sa prière fait suite aux divers témoignages que Dieu a rendus et qui ont prouvé
qu'il avait TOUJOURS une réaction positive à l'égard de celui qui s'approche de
lui avec un coeur sincère.
Toutefois, relevons qu'il a toujours été attentif aux cris du malheureux :
"lorsqu'un malheureux crie, l'Éternel entend, Et qu'il le sauve de toutes ses
détresses" (Psaume 34: 6),
Dans son amour et sa compassion, il fait aussi du bien à ceux qui ne le
connaissent pas afin qu'ils prennent conscience de sa personne.

Quant à l'auteur du Psaume 119, nous savons qu'il ne se place pas dans la
catégorie de ceux qui "tentent leur chance" en invoquant un Dieu qu'ils ne
connaissent pas, loin de là ! Lui, il fait partie de ceux et celles qui ont marché
avec Dieu.
Parce qu'il en est ainsi, il prend la liberté de rappeler à l'Éternel qu'il a un
comportement particulier envers ceux qui l'aiment et qu'il espère en bénéficier :
"Selon ta coutume à l'égard de ceux qui aiment ton nom !" (v. 132)

Si le Seigneur répond à ceux qui crient à lui lorsqu'ils sont dans la détresse sans
qu'ils aient pour autant de l'amour pour lui, c'est bien pour manifester que c'est
LUI, le Seigneur, qui nous a aimés le premier et qu'il n'est redevable de
personne !
C'est lui qui a prouvé son amour envers les pécheurs (Romains 5. 8) et qu'il le
prouve encore aujourd'hui envers ceux qui ne viendront jamais à lui malgré les
bénédictions qui ont été répandues sur eux !
Pensons simplement aux 10 lépreux et rappelons-nous qu'un seul est revenu
remercier le Fils de Dieu : "Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres,
où sont-ils ?" (Luc 17: 17)

Ainsi, si la bonté divine s'étend sur tous les hommes (Matthieu 5: 45), cette
bonté est d'autant plus conséquente lorsqu'il s'agit de ceux et celles qui font
partie de la "Famille de Dieu" : "quiconque fait la volonté de mon Père qui est
dans les cieux, celui-là est mon frère (le frère de Jésus), et ma soeur, et ma mère"
(Matthieu 12: 50).
Pensons à cet "héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, cet
héritage qui nous est réservé dans les cieux" (1 Pierre 1: 4), cet héritage réservé à
ceux et celles qui auront été fidèles jusqu'au bout !

"À l'égard de ceux qui aiment ton Nom " relevait le Psalmiste !
Il semble donc normal que ceux qui aiment le nom du Seigneur, ceux qui
obéissent à SA Parole, s'attendent à ce que Dieu soit plus attentionné envers eux
puisque c'est sa coutume, son habitude de "tourner sa face et d'avoir
compassion" de ceux qui l'aiment indépendamment des circonstances.
L'amour et la fidélité... notre amour et notre fidélité envers le Seigneur et sa
Parole devraient être constants. Le Psalmiste a su rester fidèle en dépit des
persécutions incessantes (v. 134) :

Délivre-moi de l'oppression des hommes

- Les pièges des méchants m'environnent... (v. 61)


- Quand feras-tu justice de ceux qui me persécutent ? (v. 84)
- Des méchants m'attendent pour me faire périr... (v. 95)
- Des méchants me tendent des pièges... (v. 110)
Le lien de l'amour de Dieu envers ceux qui aiment son nom à ce point, qui
l'aiment et qui le prouvent par leur fidélité et leur obéissance, devient un canal
par lequel passe et repasse sa miséricorde. Une miséricorde qui va d'abord
renouveler les forces de celui qui est accablé par l'épreuve afin qu'il reste un
témoin.

S'il est facile de dire que nous aimons Dieu afin de faire nôtre la prière du
Psalmiste pour recevoir l'objet de ses promesses, le point le plus délicat
consistera d'abord à mesurer l'amour que nous avons réellement pour lui.
"Tourne vers moi ta face, et aie pitié de moi, Selon ta coutume à l'égard de ceux
qui aiment ton nom !"

Si parfois nous avons le sentiment que Dieu reste sourd à nos prières ne serait-ce
pas en raison d'un amour défaillant ? (Je parle du nôtre à son égard, bien
entendu, et non celui de notre Père céleste qui demeure parfait !)
Nous pourrions nous persuader que nous l'aimons de tout notre coeur tandis que
nous nous trompons dans la façon dont nous évaluons cet amour.
Nous pourrions utiliser des instruments de mesure qui ne sont pas adéquats tels
les oeuvres ou le service par exemple et imaginer que plus nous serons actifs
dans l'oeuvre de Dieu, plus nous serons estimés !
Oeuvres et services de qualité, sans aucun doute ! Mais oeuvres et services qui
ne sont pas les poids qui conviennent pour mesurer notre amour !

Le seul poids officiel qui convienne pour "peser" notre amour pour Dieu est
celui de l'obéissance !

Il n'y en a aucun autre qui soit plus précis que lui !


Ni oeuvres, ni services, ni sentiments de la chair, rien ne peut évaluer notre
amour pour Dieu si ce n'est le poids de notre obéissance aux commandements de
Dieu ; une obéissance qui est en lien avec notre connaissance.

Il y a tout un monde entre l'ignorance et la non-obéissance !


Pour la première, Dieu n'en tient pas compte (Actes 17: 30), quant à la non-
obéissance - la désobéissance - elle résulte d'un choix réfléchi qui a poussé son
auteur à refuser sciemment de mettre en pratique un commandement dont il a
pris connaissance !

Sans obéissance, il n'y a pas d'amour selon la conception de Dieu !


En ce début d'année, rappelons-nous que c'est notre Sauveur et Seigneur qui a
défini la façon dont notre amour pour lui (et pour son Père) sera défini. Que c'est
lui qui a parlé, et que SA Parole est toujours la vérité !

Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Jean 14: 15 (v. L. S)

Il va de soi que le fait de "garder les commandements" implique leur mise en


pratique !

Si vous suivez mes lois, si vous gardez mes commandements et les mettez en
pratique, je vous enverrai des pluies en leur saison... Lévitique 26: 3-4 (v. L. S)

Mais celui, au contraire, qui ayant entendu mes paroles (celles de Jésus), ne les a
point mises en pratique, est semblable à un homme qui a bâti sa maison sur la
terre, sans lui faire de fondement ; [car] le fleuve ayant donné contre [cette
maison], elle est tombée aussitôt ; et la ruine de cette maison a été grande. Luc 6:
49 (v. D. M)
Alors que nous avons parcouru les 3/4 du Psaume 119, nous avons constaté que
son auteur n'était pas avare dans son langage pour manifester son désir continuel
de se soumettre aux commandements du Seigneur.
Avons-nous le même désir que lui, la même obstination que la sienne pour
connaître la Vérité, la même discipline pour se plier à SA parole tout comme le
faisait Job autrefois ?

Je n'ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; J'ai fait plier ma
volonté aux paroles de sa bouche. Job 23: 12

"J'ai fait plier ma volonté" et je veux encore la faire plier car j'ai bien pris
conscience que mon amour pour le Seigneur ne sera pris en considération que si
je reste fidèle à sa Parole. Fidèle aussi à celle que je lui ai donnée le jour où je
me suis engagé à le suivre et à faire SA volonté
.
Que cette bonne décision, celle de faire plier notre volonté à ses
commandements, soit toujours la nôtre car elle servira à démontrer notre amour
pour le Seigneur et nous permettra de lui présenter les promesses qu'il a faites en
faveur de ceux et celles qui aiment son nom !

"Tourne vers moi ta face, et aie pitié de moi, Selon ta coutume à l'égard de ceux
qui aiment ton nom !" (v. 132)

Prière d'un homme qui sait que Dieu ne peut pas mentir !
Qui sait que SA parole est la vérité !
Prière d'un homme qui, par sa conduite, nous rappelle que nous devons nous
conformer à ce qui est prescrit dans le saint Livre ! Qui nous rappelle que nous
devons prendre garde à son contenu tant il a de la valeur (v. 129) !

Tes préceptes sont admirables

Tellement admirables, qu'ils n'ont pas besoin d'être mis au goût du jour, d'être
modernisés. Tellement admirables qu'ils nous invitent à les mettre en pratique
afin que nous bénéficions du bonheur promis.
Heureux l'homme qui... trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la
médite jour et nuit ! Psaume 1 (v. L. S)

Heureux l'homme qui m'écoute, Qui veille chaque jour à mes portes, Et qui en
garde les poteaux ! Proverbes 8: 34 (v. L. S)

Tes préceptes sont admirables : Aussi mon âme les observe.

Il n'y a rien de comparable à la loi de l'Éternel !


Aucun pays n'a pu établir des ordonnances supérieures en qualité à celles que
notre Dieu nous a laissées.
Déjà dans l'Ancien Testament ce fait était reconnu : "quelle est la grande nation
qui ait des lois et des ordonnances justes, comme toute cette loi que je vous
présente aujourd'hui ?" (Deutéronome 4: 8).
Quant au Nouveau Testament, il n'y a pas l'ombre d'un doute puisqu'il nous
rappelle que : "Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour
convaincre, pour corriger, ... " (2 Timothée 3:16).

Sachant cela, sachant que TOUTE L'ÉCRITURE est inspirée de Dieu, nous
n'avons aucun droit d'y apporter une quelconque modification.

Comment oserions-nous retoucher l'oeuvre du Créateur ou l'améliorer ?

La Bible étant toute entière l'ouvrage de Dieu, il nous appartient de la prendre


comme il nous l'a donnée, de croire ce qu'elle dit et de se conformer à la volonté
de son auteur en mettant en pratique ce que nous avons déjà compris.
Quant au reste, ce qui nous paraît obscur, rien ne nous empêche de prier pour
avoir des éclaircissements et de sonder davantage les Écritures puisque la Bible
s'explique par la Bible.

"La révélation de tes paroles éclaire, Elle donne de l'intelligence aux simples."
Psaume 119: 130 (v. L. S)

Là encore, l'auteur du Psaume 119 fait une réflexion qui se vérifie


constamment chez ceux qui aiment s'entretenir de la Parole de Dieu.
Pour ma part, je suis toujours émerveillé lorsque, en famille, à l'écoute d'un texte
biblique, plusieurs sont sensibles à la portée des mots que contiennent les versets
cités.
N'y a-t-il pas de quoi être enthousiasmé lorsque l'on se rend compte que chaque
mot est à sa place et qu'il n'a pas été donné pour rien ? Que leur absence ou leur
substitution par un autre changerait toute la pensée qui a été donnée par le Saint-
Esprit ?

Dès lors, il devient plus facile de comprendre la pensée du Seigneur lorsqu'il


disait : " je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il
ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que
tout soit arrivé" (Matthieu 5: 18).

Le ciel et la terre sont toujours là, chacun peut en témoigner ! Alors puisqu'il en
est ainsi, ne changeons pas ce que Dieu a dit et restons dans la pensée que "ses
préceptes sont admirables".
Si nous l'avons bien compris nous ne chercherons pas à les mettre au mauvais
goût du jour, mais nous les accepterons tels qu'ils sont, même si parfois ils
peuvent déranger notre vieille nature !
Ils sont admirables et ils le resteront car c'est par eux, c'est par la Parole de Dieu
que nous pourrons avancer dans le chemin étroit sans crainte de nous égarer dans
des voies ténébreuses dont l'issue finale est la perdition éternelle !

"Tu as les Paroles de la Vie éternelle" pouvait dire Pierre (Jean 6: 68) !
Que ce cri du coeur soit le nôtre ! Qu'il soit TOUJOURS le nôtre !
Si nous le croyons sincèrement, nous ne pourrons faire autrement que d'obliger
notre volonté à se plier à celle du Seigneur ! À moins que...

... À moins que l'éternité ne soit pas notre objectif prioritaire ! À moins que notre
façon de percevoir le Père céleste soit faussée par la pensée que sa justice et sa
sainteté ont été escamotées par un amour qui fermerait les yeux sur nos
désobéissances !
Comportement qui révélerait alors un sérieux manque de connaissance des
Saintes Écritures car il serait en pleine contradiction avec les paroles même de
notre Sauveur.

Si nous voulons que vive la tradition de Dieu dans nos vies, cette habitude qu'il a
d'avoir de la miséricorde envers ceux qui aiment son Nom, faisons en sorte
d'aimer son Nom de la façon dont il le demande, car c'est la seule qui soit prise
en considération !
Tu as les Paroles de la Vie éternelle... Jean 6: 68

***
Je n'oublierai jamais tes ordonnances... Psaume 119: 93

***
Je n'ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ;
J'ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. Job 23: 12

J-M Ravé 5 janvier 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(38) (Phé) - Ps. 119: 129-136

38 - (3) Mes désirs "font désordre" si SES ordres ne font pas mes
désirs.

La foi dans les oeuvres mortes, dans les traditions humaines, ne saurait être la foi
qui plaît à Dieu. Si parfois elle peut être exaucée, nous pouvons affirmer que la
réponse à une telle foi ne saurait venir de celui qui a créé le ciel et la Terre.

Comment Dieu pourrait-il récompenser celui ou celle qui a placé sa confiance


dans des choses de néant ?
Seul le prince des ténèbres, Satan, le diable, seul lui est capable de répondre de
temps en temps "favorablement" à ceux qui se sont détournés de Dieu. Il le fait
et honore leur mauvaise foi afin de les garder dans son giron. Combien de ce
genre "d'exaucements" en ont-ils conduit plusieurs à mettre plus leur confiance
dans des astrologues plutôt qu'en Dieu ?

Instruits à vivre dans les ténèbres spirituelles, bien de nos contemporains ne


veulent plus rien entendre de Dieu et, s'ils osent encore croire à son existence,
c'est pour lui faire porter la responsabilité de tous les maux que la terre supporte.

Que nos pères ont-ils laissé comme héritage pour qu'il en soit ainsi ?
Et nous ! Qu'enseignons-nous à nos enfants ?

Il est surprenant que nos contemporains acceptent sans difficulté les


enseignements des hommes lorsqu'il s'agit de leur santé, qu'ils acceptent de ne
pas goûter à ce qui est mortel (certains champignons par exemple), mais qu'ils ne
veulent rien entendre pour tout ce qui touche à leur âme immortelle.
Prudents quant à leur corps, ils font la sourde oreille quand il est question de
l'éternité et méprisent la santé de leur âme en méprisant les commandements de
Dieu.

Pourtant si la pensée de l'éternité est dans le coeur de chaque homme...

Il (Dieu) fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans leur coeur la
pensée de l'éternité. Ecclésiaste 3: 11 (v. L. S)
... si cette pensée le pousse à tout faire pour prolonger sa vie le plus longtemps
possible au point que certains riches se sont fait congeler en espérant que plus
tard la science aura trouvé le moyen de les faire revivre, cette façon d'agir ne
correspond pas à la pensée de Dieu : " il est réservé aux hommes de mourir une
seule fois, après quoi vient le jugement..." (Hébreux 9: 27)

L'homme, en général, ne veut pas croire Dieu, ne veut plus croire Dieu lorsqu'il
est question de son âme immortelle et du salut en Jésus-Christ, salut qui
l'obligerait à changer de vie. Pour cette raison, il se fatigue à mettre sa foi, son
espérance dans des choses de néant qui finiront par le détruire et le conduire à
une perdition irréversible ! (qu'il y croit ou qu'il n'y croit pas !)

Alors qu'aujourd'hui, c'est encore le jour du salut pour ceux et celles qui sont
interpellés par la Parole de Dieu (2 Corinthiens 6: 2 ; Hébreux 3:7), il est temps
que les témoins de Jésus-Christ se lèvent pour dire la vérité en déclarant d'une
part, que l'homme est perdu à cause de son péché, et d'autre part, que la bonne
nouvelle de l'Évangile proclame qu'il y a un pardon auprès de Dieu au travers de
Jésus-Christ.
En faisant ainsi il se conduira en ambassadeur de Christ en rapportant le message
de Dieu pour les hommes comme le faisait le prophète Samuel lorsqu'il
s'adressait au peuple d'Israël :

N'ayez point de crainte ! Vous avez fait tout ce mal ; mais ne vous détournez pas
de l'Éternel, et servez l'Éternel de tout votre coeur.
Ne vous en détournez pas ; sinon, vous iriez après des choses de néant, qui
n'apportent ni profit ni délivrance, parce que ce sont des choses de néant. 1
Samuel 12: 20-21 (v. L. S)

Une fois encore, nous sommes mis en présence de la miséricorde d'un Dieu qui
aime les hommes, qui veut les pardonner et qui les invite à ne pas se détourner
de lui, mais, au contraire à placer leur confiance pleine et entière en Celui qui
peut les délivrer de tous leurs ennemis et de leur plus grand ennemi : Satan !

La semaine passée nous avions relevé que Dieu a des égards particuliers
envers ceux qui aiment son Nom. Nous avions vu aussi que nous pouvions lui
rappeler les promesses qu'il a faites pour autant que nous entrions bien dans la
catégorie de "ceux qui aiment son Nom".
L'aimons-nous?
Aujourd'hui encore, l'auteur du psaume 119 va nous démontrer que les mots qui
sortent de notre bouche prennent plus de valeur lorsqu'ils sont accompagnés de
décisions qui vont confirmer que cet amour est bien réel.

Pourrions-nous tromper Dieu en lui faisant croire que nous l'aimons alors qu'en
réalité nous cherchons simplement à obtenir quelque chose de sa part ?
Pourrions-nous le tromper alors qu'en réalité nous n'aurions que de vagues
sentiments à son égard, des sentiments qui deviendraient plus démonstratifs
chaque fois qu'un besoin pressant se ferait sentir ?

En son temps le Fils de Dieu avait déjà relevé qu'une partie de ceux qui le
suivaient, le suivaient uniquement parce qu'ils avaient mangé des pains à satiété,
parce qu'ils avaient nourri leurs corps mais non leur âme. Une âme qui n'était
même pas impressionnée par les miracles qu'ils avaient vus :

"Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que
vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez, non pour la
nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle..." Jean 6:
26-27 (v. L. S)

Nous pourrions encore ajouter :

Tout le travail de l'homme est pour sa bouche ; et pourtant son âme n'est jamais
rassasiée. Ecclésiaste 6: 7 (v. Bible annotée)

Cette âme a des besoins aussi importants que le corps physique !


Elle en a d'autant plus, si elle s'est approchée du Seigneur et qu'elle se rend
compte qu'étant sur le bord de l'immensité de l'amour de Dieu, le coeur de
l'homme ne saurait jamais être trop rempli.

Comme une biche soupire après des courants d'eau, Ainsi mon âme soupire
après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant... Psaume 42 (v. L.
S)

Mon âme soupire et languit après les parvis de l'Éternel, Mon coeur et ma chair
poussent des cris vers le Dieu vivant. Psaume 84: 2 (v. L. S)

C'est cette faim de Dieu, cette soif de sa Parole qui est agréable au Seigneur,
cette faim et cette soif poussent immanquablement l'homme à désirer toujours
plus la présence de Dieu dans sa vie !
Toujours plus à chercher à faire ce qui lui est agréable !
Toujours plus à s'enfoncer dans les voies de la justice en fuyant le péché comme
la peste !

Écoutons encore le Psalmiste manifester son désir d'être plus près de l'Éternel et
confirmer le choix qu'il a fait. Joignons notre voix à la sienne pour démontrer
que nous voulons marcher avec assurance (v. 133a) :

Affermis mes pas dans ta parole...

À bien réfléchir, qu'est-ce que cela voudrait dire ?


Mes pas ne seraient-ils pas sûrs ?
Aurais-je crainte de perdre pied en marchant sur le terrain inconnu que le
Seigneur lui-même m'a recommandé ?
Une chose est sûre : je sais que Dieu ne veut pas me tromper, alors :

"Pourquoi, Ô mon coeur ! hésites-tu tant à croire ce que Dieu dit ?


Comment oses-tu imaginer que le Seigneur t'a tendu un piège alors
qu'auparavant il a tout mis en oeuvre pour te sauver ?
Vas-tu tout-à-coup penser comme certains Israélites qui ont cru que c'était pour
leur perte que l'Éternel les engageait à se diriger vers le pays de la promesse ?
(Nombres, chapitre 16).
Comment ton Sauveur, celui qui t'a délivré des peines éternelles en donnant SA
vie pour toi, pourrait-il maintenant en vouloir à ta vie ?
Allez... Ressaisis-toi et pense aux jours d'autrefois, pense à toutes les fois où il
t'a secouru parce que tu avais placé toute ta confiance en lui, il est encore le
même aujourd'hui !"

Croire et puis ensuite laisser le doute ronger l'espérance que nous avons placée
en Dieu ! Est-ce bien sage?
Croire dans sa Parole et se soumettre à la pensée de l'adversaire de nos âmes qui
ne manquera jamais d'émettre un doute quant à la réalité des promesses divines
pour notre vie personnelle !

Que je puisse craindre..., c'est humain ! C'est conforme à ma vieille nature, à


celle qui me faisait vivre loin de Dieu, mais craindre encore aujourd'hui c'est
démontrer que cette vieille nature à encore un pouvoir sur l'enfant de Dieu que je
suis devenu. Craindre aujourd'hui c'est oublier que :

L'Ange de l'Éternel campe autour de ceux qui le craignent et qu'il les arrache au
danger. Psaume 34. 7

C'est oublier que c'est Dieu que je dois craindre et non l'adversaire qui a été
vaincu par Christ, non les circonstances qui semblent défavorables. (Toutes
choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés
selon son dessein. Romains 8: 28 - N'est-ce pas la Parole de Dieu, une parole
pour ceux et celles qui passent pas des moments difficiles ?)

C'est aussi oublier que je n'ai rien à craindre, sinon de ne pas être à la hauteur
dans la qualité de ma foi ! (Je crois, viens au secours de mon... incrédulité ! -
Marc, 9: 24)

"Affermis mes pas dans ta parole..." Oui, c'est bien là ma demande ! Une
demande dont je ne dois pas avoir à rougir car si elle met en avant ma faiblesse,
elle prouve aussi que mon attachement au Seigneur et à sa Parole est primordial
pour moi !

"Affermis mes pas dans ta parole..." Affermis-les chaque fois que ma foi...
que notre foi est engagée et que l'adversaire de nos âmes nous harcèle avec des
pensées de doute !

N'hésitons jamais à faire une telle demande car il n'y a point de honte à se sentir
faible : le Seigneur a le pouvoir de nous affermir afin que nous ne tombions pas :
"il (celui qui pourrait tomber) se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de
l'affermir" (Romains 14: 4)

"Quand je suis faible, c'est alors que je suis fort" disait l'apôtre Paul aux
Corinthiens (2 Corinthiens 12: 10). Faible face à l'adversité, faible face aux
épreuves, mais FORT PARCE QUE DIEU AFFERMISSAIT SES PAS, fort au
point d'être réjouis de passer par les épreuves qu'il nous décrit au chapitre 12 de
cette 2 ème épître aux Corinthiens.

Dans ce chemin particulier, ce chemin étroit de la Parole de Dieu, il est


impossible d'avancer longtemps avec ses propres forces ou avec les acquis des
premiers jours, ces premiers jours où nous sommes passés des ténèbres à la
Lumière.
Pour cette raison, il est convenable que l'homme intérieur soit renouvelé de jour
en jour (2 Corinthiens 4: 16) par une connaissance toujours plus grande des
Écritures et une mise en pratique régulière de ce qu'elles enseignent. Cette
connaissance nous permettra de toujours mieux comprendre la sainteté du
Seigneur, elle nous poussera à avoir les mêmes sentiments que l'auteur du
Psaume 119 afin qu'aucun péché ne domine dans notre vie (v. 133b)

.... ne laisse aucune iniquité dominer sur moi !

À bien réfléchir, qu'est-ce que cela voudrait dire ?


Dieu pourrait-il être responsable des péchés qui me dominent ?
Assurément non, même si ce texte laisserait sous-entendre que si je pèche encore
c'est parce que Dieu a laissé tel ou tel péché me dominer !

Le Seigneur ne pouvant être tenté par le mal (Jacques 1: 13) et ne tentant lui-
même personne pour l'inciter à aller vers le mal qu'il déteste, comment pourrait-
il me laisser sous la domination de ce qu'il a en horreur ?

La vérité, c'est que je suis personnellement responsable de mon péché et que


Dieu ne saurait être pris en faute.
Si je suis esclave d'une passion que je n'ai pas trop envie d'abandonner tant elle
est agréable ou "utile" pour ma vieille nature, je n'ai pas le droit de reprocher au
Seigneur d'être dominé par quelque chose dont je ne veux pas me défaire.

Ainsi, loin de mettre Dieu en accusation pour les... "faiblesses" qui nous
dominent encore, loin de prendre ce texte du psaume 119 pour excuser notre
conduite ou notre vie spirituelle rachitique, osons regarder la vérité en face et
prenons NOS responsabilités !

Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché.
Hébreux 12: 4 (v. L. S)

... rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et


courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte... Hébreux 12. 1
(v. L. S)
Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à
ses convoitises. Romains 6: 12 (v. L. S)

Ces trois textes du Nouveau Testament sont suffisamment explicites pour


comprendre que si un péché nous domine encore, c'est parce que nous n'avons
pas agi en conséquence ! C'est aussi parce que bien souvent nous n'avons pas la
maîtrise de nous-mêmes.

Même si Dieu n'a aucune part de responsabilité quant au fait que je pourrais
encore être dominé par le mal, je veux quand même utiliser l'expression du
Psalmiste et confirmer que mon désir est bien que Dieu...

.... ne laisse aucune iniquité dominer sur moi !

Si mon propre péché peut me cacher la face de Dieu et l'empêcher de prêter


attention à mes prières (Esaïe 59: 2), il est d'autres péchés qui peuvent me voiler
l'amour de Dieu.

Je veux parler des péchés d'autrui, des péchés de mes ennemis, de nos
persécuteurs ! Eux qui mettent tout en oeuvre pour nous rendre la vie difficile,
pour la rendre si difficile que leurs péchés, à notre égard, ne nous permettent
plus de goûter aux joies du salut en Jésus-Christ.
À leur façon, ces péchés dominent notre vie, ils lui impriment des
comportements que nous n'aurions pas si nous n'étions pas soumis à une telle
pression.
Combien de pensées étrangères à la vie chrétienne n'ont-elles pas détruit la paix
que Dieu avait mise dans notre coeur par Jésus-Christ ?
L'adversité est là ! Elle sera toujours présente et se manifestera continuellement
durant notre pèlerinage terrestre, mais cette adversité ne doit pas prendre le
dessus en nous poussant à penser plus à ceux qui nous persécutent qu'à celui qui
a promis d'être avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde. Sa présence
continuelle dans nos pensées devrait nous permettre de vivre en paix en dépit des
circonstances : "Je vous donne ma paix" disait-il à ses disciples (Jean 14: 27)

Faibles et parfois tremblants dans l'adversité, osons nous emparer des promesses
de Dieu. Sachons lui faire part de nos troubles et lui demander de nous libérer de
ce qui oppresse notre coeur tout comme le Psalmiste savait le faire (v. 134) :

Délivre-moi de l'oppression des hommes,


Afin que je garde tes ordonnances !

L'apôtre Paul a su être délivré de l'oppression des hommes tout en subissant leurs
coups ! Il a su rester fort dans la foi tout en étant en état de faiblesse devant ses
adversaires qui parfois le rouaient de coup : "cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante
coups moins un" (2 Corinthiens 11: 24).
Comme lui, nous sommes appelés à garder la foi quoiqu'il nous en coûte en nous
rappelant que, même au plus fort du combat, au plus fort de l'injustice, le
Seigneur nous a demandé de ne point nous venger nous-mêmes, de ne pas faire
justice nous-mêmes et encore moins de nous réjouir de la chute de notre ennemi
le jour où il exercera sa juste vengeance (Proverbes 24: 17-18)!

Ne vous faites point justice à vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la


colère ; car il est écrit : C'est à moi de faire justice ; c'est moi qui rétribuerai, dit
le Seigneur. Romains 12: 19 (v. Bible annotée)

Ne vous vengez point vous-mêmes, mes bien-aimés, mais laissez agir la colère
de Dieu, car il est écrit : à moi [appartient] la vengeance ; je le rendrai, dit le
Seigneur. (v. D. M)

Par ces textes, nous voyons bien que Dieu connaît notre coeur et nos faiblesses.
Il veut nous tranquilliser en nous assurant que c'est lui qui prendra la
responsabilité d'agir en conséquence vis-à-vis de ceux qui nous persécutent.
Notre part consiste à résister à la tentation de rendre la pareille, de demander au
Seigneur la force afin de ne pas faire des compromis avec sa Parole.

Notre part est aussi de lui demander de nous libérer des conséquences de ces
oppressions afin que nous puissions garder avec joie les commandements du
Seigneur et continuer à nous instruire librement des choses qui concernent le
Royaume de Dieu. (Délivre-moi... afin que je garde tes ordonnances. v. 134)

Ainsi, par la grâce de Dieu et avec l'aide de son Fils bien-aimé et du Saint-Esprit
nous arriverons à prier pour ceux qui nous maltraitent - en faveur de ceux qui
nous maltraitent - comme l'enseignait Jésus à ses disciples :
Mais moi (Jésus), je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous
maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous
maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est
dans les cieux... Matthieu 5: 44-45 (v. L. S)

.... ne laisse aucune iniquité dominer sur moi !

Oui, c'est bien là ma prière, car je ne veux pas être mené par toutes sortes de
pensées qui détruiraient la foi et la paix que Jésus donne à ceux qui se confient
en lui !
C'est là ma prière qui va aussi rejoindre celle de l'auteur du psaume 119 afin
qu'avec les sentiments qui étaient en Christ (et que je désire avoir), je puisse
aussi pleurer sur ceux qui n'observent pas la loi de Dieu et non pleurer sur le mal
qu'ils ont pu me faire et qu'ils pourraient encore me faire (v. 136) !

Mes yeux répandent des torrents d'eaux,


Parce qu'on n'observe point ta loi.

Toutefois, avant de pleurer sur ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui seront
perdus pour l'éternité s'ils ne changent pas de voie...

... je dois considérer ma marche avec le Seigneur afin que d'autres n'aient pas des
raisons de pleurer sur moi en constatant que je ne suis plus un observateur de la
Parole de Dieu et qu'en conséquence le sort des précédents pourrait bien devenir
le mien.

Suis-je toujours dans le camp de ceux qui aiment Jésus et qui l'aiment en le
démontrant par l'obéissance à SA parole ?

***

Affermis mes pas dans ta Parole - encourage-moi dans mes pas de foi
***

Regarde si je suis sur une mauvaise voie,


Et conduis-moi sur la voie de l'éternité !
Psaume 139: 24

J-M Ravé 12 janvier 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(39) (Çadé) - Ps. 119: 137-144

39 - (1) Parler de justice ? Oui! Mais parlez-moi du JUSTE et de


SA justice!

La Bible déclare : "il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après
quoi vient le jugement" (Hébreux 9: 27).

Si cette catégorie de "réserve" n'est guère apprécié par le genre humain, c'est
cependant un moment capital dans la vie d'un individu, un moment aussi
important que celui de sa naissance !
Il est venu dans ce monde, il a vécu le nombre de jours qui lui étaient réservés
(Psaume 139: 16), puis s'en est allé vers une des demeures éternelles qui a été
préparée pour les pèlerins qui ont terminé leur temps.

Si donc la mort est aussi présente que la vie..., si le fait de vivre fait
immanquablement penser à la mort, il faut savoir que cette mort, loin d'être la fin
de toute chose, va ouvrir les portes sur l'éternité, mais quelle éternité ?
Une éternité si mystérieuse que plusieurs veulent ignorer ce jour particulier et
profiter de la vie au maximum au lieu de se préparer à une entrée dans ce
"nouveau monde".

Ainsi la mort, au lieu d'être effrayante, devrait être rassurante, au moins


pour ceux et celles qui s'y sont préparés ! Elle devrait être rassurante puisqu'elle
conduira à la Vie éternelle dans la présence du Père céleste, l'auteur de toute vie,
lui " qui a tant aimé le monde qu'il a DONNE son Fils unique afin que
quiconque croit en lui ne périsse point, MAIS qu'il ait la VIE ÉTERNELLE".
(Jean 3:16)
Pourtant nombreux sont ceux et celles qui appréhendent ce jour terrible où il
faudra quitter le monde pour entrer dans un "univers" où il ne sera plus possible
de faire de choix.
Si peu s'interrogent suffisamment sur l'au-delà, par contre trop vivent leur vie en
espérant que, s'il y a un "bon Dieu", il sera suffisamment bon pour les recevoir
favorablement.

Mais, dès lors que leur conscience a su les rappeler à l'ordre lorsqu'ils agissaient
mal, dès lors qu'ils savent que leur conduite n'a pas été ce qu'elle aurait dû être,
ils s'excusent, se pardonnent eux-mêmes en se comparant à ceux qui ont fait pire.
Peut-on vraiment amadouer ce "bon Dieu" avec de tels arguments ? Serait-il
manipulable à ce point ?

Ainsi ils s'imaginent qu'au jour où il faudra comparaître devant le grand Juge, ils
passeront entre les gouttes sous prétexte qu'ils ont été mieux que certains !
Malheureusement ils oublient que, dans certaines occasions, ils ont été pires que
d'autres, ne serait-ce qu'en n'aimant pas suffisamment ceux devaient être aimés !
Et surtout : EN NÉGLIGEANT DE CHERCHER DIEU, ce Dieu dont ils ont su
profiter, ne serait-ce qu'au travers des fêtes dites "religieuses" qu'ils ont bien
exploitées.

L'homme a donc l'idée qu'il y aura un jugement puisque déjà il se cherche des
excuses pour que sa conduite puisse paraître la plus innocente possible aux yeux
du Créateur. Il veut croire que Dieu entrera dans sa façon de penser sous prétexte
qu'il y a longtemps que sa conscience ne lui reproche plus rien et que, s'il a
péché, c'était sans excès, sans dépasser la norme admissible pour la justice
humaine !

Mais la loi des semailles et des moissons reste la même sous toutes les
latitudes ! Elle reste la même, même lorsque le grain met plus de temps à
germer que d'autres.

Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura


semé, il le moissonnera aussi. Galates 6: 7 (v. L. S)

Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu. Tu t'es imaginé que je te ressemblais ;


Mais je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux. Psaume 50: 21 (v. L. S)

Épris de justice lorsque l'injustice des hommes est flagrante, le descendant


d'Adam rabaisse souvent le niveau de cette dernière lorsqu'il est concerné et que
l'on parle de son péché.
Pourtant il devrait réfléchir et comprendre que si la justice des hommes ne se
base pas sur les pensées personnelles de chacun, mais qu'elle s'appuie sur des
lois que tous DOIVENT connaître, le Juge suprême, ce Dieu dont le trône a pour
base la justice et l'équité (Psaume 89: 14) ne peut pas faire moins. Sa justice à
lui, sera parfaite car elle s'appuie depuis toujours sur les mêmes lois (les
siennes), et ceci indépendant des siècles, des races et des sexes !
Tu es juste, ô Éternel !

Voilà ce que nous dit le Psalmiste en nous faisant entrer dans une nouvelle lettre
du Psaume 119 (Çadé), au verset 137 !

Ces quelques mots sont d'une importance capitale !


Ne pas accepter cette vérité voudrait dire qu'il se trouve quelque part quelqu'un
de plus juste que Dieu !
En effet pour "condamner " Dieu d'injustice, il faut avoir une justice supérieure à
la sienne dans tous les domaines et avoir soi-même un comportement
irréprochable qui se baserait sur des lois immuables qui n'auraient jamais été
transgressées.
Quel est l'homme qui oserait prétendre qu'il n'a rien, mais absolument rien à se
reprocher ?

Personnellement je n'en connais qu'un, c'est celui que la Bible présente comme le
Fils de Dieu, celui qui a pu dire à ses contemporains : "Qui de vous me
convaincra de péché ?" (Jean 8: 46).
Personne ne s'est levé pour relever le défi, pas même Satan ! "Le prince du
monde vient. Il n'a rien en moi". (Jean 14: 30)

C'est ce Jésus dont nous parle l'apôtre Pierre, un homme qui, dans un moment de
faiblesse, a pu le renier par crainte de ses contemporains, mais qui, une fois
revenu à son bon sens, a pu en faire l'éloge et dire le pourquoi de sa venue dans
le monde et tout le bénéfice que nous en tirerons à suivre ses enseignements :

Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez
ses traces, Lui qui n'a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne
s'est point trouvé de fraude ; ...
... lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts
aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous
avez été guéris. 1 Pierre 2: 21-24 (v. L. S)

En lisant ces lignes, je ne puis que m'incliner devant le Fils de Dieu et


reconnaître pour vraie la pensée du Seigneur lorsqu'il déclare que : "Tous sont
égarés, tous sont pervertis ; Il n'en est aucun qui fasse le bien, Pas même un
seul... " (Romains 3: 12)

Un mortel sera-t-il plus juste que Dieu, l'homme sera-t-il plus pur que celui
qui l'a fait ? Job 4: 17 (v. D)

Tu es juste, ô Éternel !
Notre vie toute entière crie à l'injustice même lorsque nous voulons montrer le
bon côté de notre personnalité !
D'ailleurs, le fait de vouloir montrer son bon côté, démontre bien qu'il y a un
revers pas très beau à voir ! Il y a une face de notre personnalité que l'on ne
désire pas révéler, une face dont Dieu connaît pourtant les infimes détails.
Ainsi tout ce que nous pouvons faire de bien ne saurait contrebalancer le fait que
"notre justice (apparente) est comme un vêtement souillé" (Esaïe 64: 6) aux yeux
de celui "qui est trop pur pour voir le mal" (Habakuk 1: 13))

S'il y a des vérités qui ne semblent pas bonnes à dire selon le langage des
hommes, il est pourtant indispensable d'en parler parce que c'est l'éternité qui est
en jeu.
Souvenons-nous : "il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après
quoi vient le jugement" (Hébreux 9: 27).

Avertissement solennel à ne pas mépriser !


Avertissement solennel qui doit me convaincre que je passerai en jugement et
qu'il ne sera pas question de faire appel pour présenter des arguments afin de
défendre une cause perdue d'avance !
Comment pourrions-nous présenter comme acceptables, nos désobéissances aux
commandements de Dieu, nos refus de sonder les Écritures pour savoir si nous
sommes bien dans la volonté de Dieu ?

Non ! il n'y a pas de recours possible ! La Justice de Dieu étant parfaite et ses
lois étant immuables, je sais qu'il n'y aura pas de piège...

... tes jugements sont équitables !

L'auteur du Psaume 119 nous met en présence d'un Dieu parfaitement juste !
Serait-il possible qu'il en soit autrement ? Serait-il possible d'être imparfaitement
juste tout restant juste et trois fois saint ?
Le psalmiste nous met en face de celui dont tous les jugements, toutes les
sentences, tous les commandements sont empreints de droiture depuis toujours.
Ils le sont parce qu'ils ont tous été "construits" sur la justice !
Pas une seule pensée de Dieu pourrait dépendre d'une source injuste ! De toute
éternité Dieu a "baigné" dans la justice et la sainteté.
Lorsque le mal s'est subitement trouvé dans sa présence lorsque l'iniquité s'est
trouvée dans le coeur de Lucifer, ce dernier fut chassé du Ciel en compagnie d'un
tiers des anges, de ceux qui ont préféré suivre Satan plutôt que de rester dans la
lumière !

Tu n'es point un Dieu qui prenne plaisir au mal ; Le méchant n'a pas sa demeure
auprès de toi. Psaume 5: 4 (v. L. S)

L'Apocalypse nous rappelle à son tour, que, dans la nouvelle Jérusalem, la


céleste, "il n'entrera rien de souillé, ni personne qui se livre à l'abomination et au
mensonge" (Apocalypse 21: 27)
En considérant ces textes tirés de la Parole de Dieu, nous nous rendons compte
que nous ne sommes pas les maîtres de notre destinée éternelle et que cette
dernière est fortement compromise si quelqu'un n'intervient pas en notre faveur !
"il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le
jugement" (Hébreux 9: 27).

Tout peut aller pour le mieux sur cette Terre, il n'en demeure pas moins que la
meilleure des vies prendra fin et qu'elle devra être passée au crible !
Nous avons tous entendu parler de personnes qui, en un éclair, ont revu leur vie
toute entière défiler devant leurs yeux avec des détails qui étaient enfuis au
tréfonds de leur mémoire, mais qui ont été remis en lumière pour un instant et
qui seront remis en lumière au jour du jugement : " Des livres furent ouverts..."
(Apocalypse 20: 12)

Tu fondes tes préceptes sur la justice et sur la plus grande fidélité.

Cette fidélité de Dieu (v. 138), nous la percevons souvent comme un exercice
régulier d'une qualité qui ne saurait varier : Dieu est fidèle, c'est incontestable !
Si ces commandements sont édifiés sur la justice il ne peut être infidèle à SA
parole sans tomber dans l'injustice !
S'il devenait injuste, il perdrait sa sainteté et ne serait plus Dieu !
Tout est lié, Justice et fidélité ! Et cette fidélité ira jusqu'à faire en sorte que notre
vie soit étalée devant lui dans les moindres détails afin de ne pas être jugés et
peut-être condamnés sur un ouï-dire ! Le rapport de notre vie sera fidèle à la
réalité révélant même les pensées secrètes qui ont animé nos actes !

Il ne jugera point sur l'apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire. Esaïe


11: 3

Tu es juste ô Éternel !
Cette justice est d'autant plus rassurante que le Psalmiste insiste bien sur le fait
qu'elle n'est pas consécutive à un changement dans la façon d'organiser le
monde, mais qu'elle a toujours été depuis le commencement et même avant le
commencement de l'humanité ! (v. 142a & 144a)

Souvenons-nous de l'expulsion de Lucifer de la présence de Dieu (Lucifer =


"porteur de lumière" c'est ce que signifiait son nom).
Souvenons-nous que le péché s'est trouvé en lui et que ses actes ont contribué à
révéler sa véritable nature d'où son changement de statut pour devenir le prince
de ce monde, le nôtre ! (Jean 14: 30) ; le père du mensonge, Jean 8: 44 ; le dieu
de ce siècle ( 2 Corinthiens 4: 4) ; le tentateur (Matthieu 4: 3), le Malin
(Matthieu 13: 19) etc...

Ta justice est une justice éternelle


&
Tes préceptes sont éternellement justes

Est-ce bon pour l'homme pécheur qu'une telle justice, qu'une telle équité soit
placée sous ses yeux ? Ne montre-t-elle pas le fossé infranchissable qu'il peut y
avoir entre le Seigneur et les pauvres créatures que nous sommes ?
Tout n'est-il pas perdu d'avance quand on considère qu'un jugement sans appel
sera prononcé pour déterminer le sort éternel de toute âme ?
Non ! Car la parfaite justice de Dieu met aussi en évidence son amour. Sans cet
amour, il y a longtemps que le genre humain aurait péri !

Quel mérite l'homme pourrait-il faire valoir pour rendre Dieu favorable à son
égard ? Aucun !
D'ailleurs c'est une question qui devrait ne plus se poser si nous avons été de
fidèles lecteurs du Psaume 119.
Tout au long des versets qui se sont égrenés durant ces derniers mois, nous avons
vu, à de nombreuses reprises, l'importance qu'il y a à mettre en pratique les
commandements de Dieu, l'importance qu'il y a à s'humilier devant le Seigneur
des seigneurs.

Nos péchés sont toujours des barrières infranchissables qui nous ferment l'accès
au Royaume de Dieu !
Esaïe et Jérémie, ces deux grands prophètes de l'Ancien Testament, nous
rappellent encore que ce sont bien nos péchés qui nous cachent la face de Dieu,
que ce sont eux, ceux qui sont non confessés, ceux qui sont entretenus qui nous
privent de nombreuses bénédictions ! (Esaïe 59: 2; Jérémie 5: 25).

Tu es juste ô Éternel !

O Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ; Selon ta grande miséricorde, efface mes
transgressions ; Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi de mon
péché. Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché est constamment
devant moi. Psaume 51 (v. L. S)

Fais-moi grâce, ô Dieu, selon ta miséricorde ; Selon la grandeur de tes


compassions, Efface mes forfaits. Lave, lave encore, enlève mon iniquité, Et
purifie-moi de mon péché. Car je connais mes forfaits, Et mon péché est
continuellement devant moi. (v. Bible annotée)
Voilà ce que demandent les pécheurs conscients de la sainteté et de la justice de
Dieu ! Ils le font tout en reconnaissant, comme notre Psalmiste, que Dieu reste
juste et bon, même lorsqu'il faut subir le contrecoup de certaines fautes !

Je sais, ô Éternel ! que tes jugements sont justes ; C'est par fidélité que tu
m'as humilié. Psaume 119:75

Devrais-je souffrir ici-bas à cause des conséquences de certains de mes péchés ?


C'est possible, car certains ont créé un tel désordre qu'il n'y aucune raison que ce
soit ceux qui ont été les victimes qui doivent en subir seuls les conséquences à
vie (terrestre).

Par contre, si j'accepte la justice de Dieu, si je reconnais qu'il est équitable, je ne


pourrai que me réjouir sachant qu'en ce qui concerne l'éternité, Dieu, dans sa
justice a fait porter les conséquences éternelles de mes fautes sur son Fils, le
Seigneur Jésus qui a VOULU prendre notre condamnation pour nous sauver de
la perdition éternelle.

Accepter qu'un autre ait pu prendre sur lui la juste condamnation que mes actes
et mes pensées méritaient, ne peut que me pousser à la reconnaissance et à être
vigilant afin de ne pas attrister celui qui m'a tant aimé !

Plus jamais je ne pourrai être mis en accusation pour des fautes qui ont été
pardonnées. Le livre qui concerne ma vie a été mis à jour dès l'instant où j'ai
reconnu qu'en Jésus seul je pouvais obtenir, par grâce, le pardon divin et bien
plus encore ! Une place est réservée dans le Royaume de Dieu pour ceux et
celles qui auront été fidèles au Seigneur jusqu'à la fin de leur pèlerinage.

Ne puis-je pas apprécier maintenant que les jugements de Dieu soient équitables
(Psaume 119: 137) et que ces commandements soient fondés sur la justice et la
fidélité (v. 138) ?
Sans aucun doute car les uns et les autres sont pour moi la garantie que je ne
serai pas mis en accusation pour ce qui a été effacé !

Simplement, afin de ne pas perdre le bénéfice de la grâce qui m'a été accordée, il
est impératif que désormais je mette tout en oeuvre pour conformer ma vie aux
enseignements de l'Écriture que j'ai bafoués autrefois par ignorance.

Une fois de plus, je me joindrai à l'auteur du Psaume 119 qui avait réalisé
combien il était important pour l'homme de marcher d'une manière qui soit
agréable aux yeux du Créateur (v. 145)

Je t'invoque de tout mon coeur : exauce-moi, Éternel,


Afin que je garde tes statuts !

Amen ! Qu'il soit ainsi pour qu'au jour du jugement, l'accusateur de nos âmes
(Satan) ne puisse rien mettre en avant !

Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été


appelé... 1 Timothée 6: 12 (v. L. S)
J-M Ravé 18 janvier 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse

Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/


(40) (Çadé) - Ps. 119: 137-144

40 - (2) Ne te lasse pas de mettre ton espérance en Dieu.

"Quand tout est sombre et noir sur mon chemin,


Lorsque Seigneur, je ne vois plus ta main.
Oui j'ai besoin de Jésus..."

C'est par les paroles de ce chant chrétien que je désire introduire le message
de cette semaine qui va nous amener à poursuivre notre réflexion sur la
lettre "Çadé" du Psaume 119.

Comme tout à chacun, le chrétien n'est pas exempté de moments difficiles,


de ces moments où ceux qui passent par une sombre vallée ont l'impression
d'être seuls et abandonnés de tous, y compris de Dieu.

Alors que Jésus est la lumière du monde, alors que celui qui le suit ne
marche pas dans les ténèbres (Jean 8: 12), il arrive cependant des périodes
si sombres qu'il y a des moments où l'on se surprend à hésiter à faire un pas
de foi ne sachant pas où ce dernier va nous conduire. Pire encore, il y a des
moments où on ne sait plus très bien où l'on se trouve, ne voyant plus rien,
n'entendant plus rien, ne recevant plus de réponse à des prières pourtant
sincères.

Dieu nous aurait-il lâché la main ?


Aurions-nous péché si gravement qu'il aurait dû détourner sa face de
nous comme cela est déjà arrivé à plusieurs reprises pour le peuple
d'Israël ?

Je les ai traités selon leurs souillures et leurs transgressions, Et je leur ai


caché ma face. Ézéchiel 39: 24 (v. L. S)

Si l'Ancien Testament relève cette possibilité envers ceux qui ont


délibérément choisi de se détourner de l'Éternel, il n'en n'est rien pour celui
qui lui appartient et qui s'est "simplement" égaré dans un chemin qui
mènerait à la perdition:

... Je (l'Éternel) chercherai celle (la brebis) qui était perdue, je ramènerai
celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle
qui est malade... Ézéchiel 34: 16 (v. L. S)

Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Luc 19:
10 (v. L. S)

Connaissant le coeur de Dieu, nous pouvons donc avoir la certitude que les
temps difficiles par lesquels nous pouvons passer, ne sont pas le signe que
Dieu nous a abandonnés et livrés au bon vouloir du prince des ténèbres.
Rien ne prouve non plus que nous nous sommes égarés ! (Quoi que cela
puisse arriver, nous n'envisagerons pas cette possibilité aujourd'hui.)

Même lorsque la nuit est la plus noire possible, le soleil brille toujours avec
la même intensité quoique nos yeux de chair ne puissent le voir.
La rotation de la terre nous permet de passer tour à tour de la lumière vers
les ténèbres sans pour autant que le soleil ait quitté sa place. De plus, la nuit
laisse souvent deviner l'existence continuelle du soleil par le simple fait que
la lune réfléchit sa lumière.

Ainsi, "lorsque tout est sombre et noir sur mon chemin, lorsque Seigneur, je
ne vois plus ta main", de nombreux signes manifestent toujours la présence
de Dieu, même si je ne suis plus éclairé.
Des signes qui sont d'autant plus forts que la Parole de Dieu a été prise au
sérieux et qu'elle est TOUJOURS prise au sérieux en dépit des
circonstances :

Ta parole est entièrement éprouvée...

... disait le Psalmiste au verset 140 ! C'est grâce à cette conviction, appuyée
autant sur les témoignages du passé que sur les expériences du présent, que
l'auteur de ce psaume a pu rester enraciné dans les promesses de Dieu,
indépendamment de la tourmente dans laquelle il se trouvait.
Quoique ce ne soit pas la première fois qu'il fasse remarquer à Dieu qu'il est
en proie à l'adversité, il n'a pas sombré dans le désespoir. Il va même nous
montrer que, dans cette adversité, non seulement il reste attaché aux
commandements de Dieu, mais de plus il reste zélé à un point tel qu'il en
"use" sa vie (v. 139a) !

L'épreuve n'affecte pas sa foi et sa confiance en Dieu ! Et la mienne


l'affecte-t-elle ?
Mon épreuve change-t-elle ma façon de croire?

Mon zèle me consume...

Pour mieux saisir sa pensée, nous pourrions dire que le zèle qu'il a pour le
Seigneur "mange sa vie", que son ardeur à servir l'Éternel ne lui laisse point
de repos durant lequel il penserait à autre chose.
Son zèle pour l'Éternel "mange" tout son temps ! Son zèle pour l'Éternel
occupe toute sa vie, toutes ses pensées ! Quoi qu'il fasse, quoiqu'il se passe
autour de lui ou en lui, TOUT EST POUR DIEU, pour SA gloire !

Cette attitude me fait penser à celle de notre bien-aimé Sauveur et Seigneur


dont le Psaume 69 relève, avant l'heure, un des points indiscutables de son
ministère, un point qu'avaient noté ses disciples : "Le zèle de ta maison me
dévore" ( Psaume 69: 9 ; Jean 2: 17).

Le Fils de Dieu pouvait-il défendre quelque chose d'autre que les intérêts de
son Père..., de notre Père céleste ? Enfant, déjà il faisait remarquer qu'il
devait s'occuper de ses affaires (celles de son Père. Luc 2: 49).

Ainsi, en tout temps ses pensées étaient tournées vers l'Éternel ! "Le zèle de
ta maison me dévore", attitude qui nous est aussi demandée aujourd'hui :
"Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom !" (Psaume 103: 1) ;
"Faites tout pour la gloire de Dieu" (1 Corinthiens 10: 31) ; Veillez donc et
priez en tout temps (Luc 21: 36).

Est-ce que j'use ma vie pour Dieu ?


Est-ce que je dépense mon énergie pour le Royaume de Dieu ?
Est-ce que je soupire pour aimer ceux qui me persécutent ou qui se
moquent de ma foi au point qu'ensuite je crie à Dieu pour qu'il les sauve ?
Cette dernière question pourrait-elle concerner notre Psalmiste (v. 139b) ?

Mon zèle me consume,


Parce que mes adversaires oublient tes paroles.

Ce zèle qui le consume me fait penser à quelqu'un qui, selon l'expression


populaire "brûle la chandelle par les deux bouts", c'est-à-dire qui la dépense
avec trop d'intensité et souvent pour des choses qui n'en valent pas la peine.

Si je puis imaginer que notre Psalmiste "brûle la chandelle par les deux
bouts", par contre il ne le fait pas d'une façon insensée comme ceux et
celles qui s'enivrent du monde, qui passent leur temps à.... "s'éclater" !
Son zèle, à lui, le fait redoubler d'efforts pour rester un témoin. Son zèle
le pousse à toujours défendre la cause de Dieu et à "lutter" pour faire
reconnaître que la Parole de Dieu demeure la vérité.

Quoiqu'il n'y ait aucun texte précis qui le souligne, nous pourrions croire
qu'il "brûle" aussi sa vie pour intercéder en faveur de ceux qui sont ses
ennemis et qui le maltraitent continuellement.
Nous avions déjà parlé d'une escalade de la persécution dans le message N°
18, et depuis la situation s'est encore aggravée :
Railleries, moqueries (v. 23), pièges (v. 61), faussetés ou mensonges (v.
69a), opprimé sans cause (v. 78), persécutions (v. 84), menaces de mort (v.
95, 109, 110), etc....

Et s'il n'intercédait pas encore en leur faveur, nous pouvons être certains que
ses actes parlaient pour lui et qu'ils étaient une façon de "prêcher" la
bonne nouvelle par l'exemple.

En tout temps, il prendra le contre-pied de toutes leurs intentions ou actions


mauvaises. Les versets suivants vont nous montrer qu'il avait déjà l'Esprit
de Christ en lui, qu'il savait supporter l'injustice comme le Seigneur Jésus a
su le faire d'une façon parfaite :

(En parlant de Jésus)


- Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t'insultent
tombent sur moi." (Psaume 69: 9)
(En parlant du Psalmiste)
- Des orgueilleux me chargent de railleries ; Je ne m'écarte point de ta loi.
(v.51)
- Les pièges des méchants m'environnent ; Je n'oublie point ta loi. (v.61)
- Des orgueilleux imaginent contre moi des faussetés ; Moi, je garde de
tout mon coeur tes ordonnances. (v. 69)
- Ils ont failli me terrasser et m'anéantir ; Et moi, je n'abandonne point tes
ordonnances. (v.87)
- Des méchants me tendent des pièges, Et je ne m'égare pas loin de tes
ordonnances. (v.110)

S'il est vrai que nous ne voyons pas qu'il cherche à faire du bien à ses
ennemis comme l'enseignait Jésus à ses disciples (Matthieu 5: 44) et
comme l'apôtre Paul le rappelait dans son épître aux Romains : "Bénissez
ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas" (Romains 12: 14),
nous relevons néanmoins chez lui un attachement particulier à la Parole de
Dieu !

Or, s'il est autant attaché aux commandements du Seigneur, s'il les
médite régulièrement, il ne peut ignorer qu'il est tenu de faire un
minimum de bien à ceux qui le persécutent !

Le livre de l'Exode (qu'il connaissait) laisse déjà entrevoir que les graves
différents que les hommes peuvent avoir entre eux ne doivent pas les
empêcher de veiller à ce que le bien matériel de leurs ennemis leur soit
rendu lorsqu'ils l'ont trouvé. Chacun étant personnellement tenu de le leur
rapporter ! (Exode 23. 4)
(Ton ennemi vient de perdre quelque chose ? Baisse-toi, et va la lui
rapporter !)

Plus encore..., dans des occasions particulières l'Israélite devait donner un


coup de main à son ennemi : "Si tu vois l'âne de ton ennemi succombant
sous sa charge, et que tu hésites à le décharger, tu l'aideras à le
décharger." (Exode 23: 5)
(Ton ennemi a de la difficulté à porter une lourde charge ? Va proposer tes
services)

Le temps passant, nous verrons que le bien qui doit être fait envers ceux qui
nous sont hostiles, ira plus loin encore, puisque, dans les Proverbes, il est
question de s'intéresser à la personne même et non pas seulement à ce qui
lui appartient : "Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger ; S'il a
soif, donne-lui de l'eau à boire" (Proverbes 25: 21).

Une pensée qui sera encore amplifiée par le Seigneur Jésus lorsqu'il mettra
l'accent sur le fait que l'on doit chercher à faire le bien et aussi à prier en
faveur de ceux qui nous persécutent comme lui-même a su le faire !

En voyant l'escalade de ce que l'amour de Dieu peut faire dans un coeur, il


va de soi que, désormais, notre désir d'être délivrés de ceux qui nous
oppressent nous interdit de prier pour qu'ils disparaissent de la Terre des
vivants.

La meilleure façon d'être délivrés de ceux qui nous font du mal consistera
donc à intercéder en leur faveur afin que la lumière de Dieu les éclaire pour
qu'ils se convertissent et deviennent ainsi des frères dans la foi qui auront à
coeur de nous faire bien.

Il est vrai que, dans cette lettre "Çadé", la justice de Dieu est bien mise en
évidence, et qu'il est sous-entendu que les méchants recevront la part qui
leur est due. Mais, étant sous la grâce, pensons bien que la justice de Dieu
est d'abord tombée sur le Fils de Dieu, que c'est LUI qui a subi la juste
condamnation de nos fautes et celles de nos adversaires afin que chacun,
eux comme nous, soit pardonné.

Pensons que cette justice, implacable en raison de la sainteté de Dieu, ne


tombera sur les individus eux-mêmes que s'ils ne veulent pas reconnaître en
Jésus l'auteur de leur salut !

Intercédons-nous pour ceux et celles qui nous ont opprimés, qui nous
oppriment d'une façon ou d'une autre, ou prions-nous simplement pour être
délivrés de leurs griffes ?

"Lorsque tout est sombre et noir sur mon chemin, lorsque Seigneur je ne
vois plus ta main" ne serait-ce pas parce que, dans l'épreuve, j'ai omis de
demander la bénédiction sur ceux qui me persécutent et que j'ai plutôt eu la
nostalgie du "oeil pour oeil et dent pour dent" ?
Ce qui signifierait alors: La loi pour les autres et la grâce pour moi ?
Dieu notre Sauveur... veut que tous les hommes soient sauvés et
parviennent à la connaissance de la vérité. Car il y a un seul Dieu, et aussi
un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui
s'est donné lui-même en rançon pour tous. 1 Timothée 2: 3-6 (v. L. S)

Il est clair que certains de nos persécuteurs, au coeur dur comme de la


pierre, continueront à nous malmener en dépit de nos prières. Ils pourraient
même agir longtemps sans que le Seigneur n'intervienne en notre faveur...
d'une façon apparente.
À nous de rester fermes dans la foi afin que notre détermination démontre
que, quoi qu'il en soit, nous avons pris le parti de Dieu et que nous ne
ferons pas de compromis avec SA parole, ni avec SES commandements.

Comprenons aussi que nous pouvons être responsables de la longueur du


temps où Dieu nous laisse "mariner" dans notre épreuve, simplement parce
que nous n'avons pas la bonne attitude.
Le chemin étroit qui conduit à la Vie éternelle a des passages obligés qu'il
est impossible d'éviter puisqu'il n'y a qu'un seul chemin.

Alors..., ou tu avances par la foi, ou tu perds du temps à te faire une


montagne d'un obstacle que Dieu voudrait t'aider à franchir ! De toute façon
tu as un passage obligé par lequel tu dois passer pour pouvoir arriver au but
qui a été fixé par le Seigneur.

Un barrage sur la route, une difficulté ou une épreuve n'est pas le


terminus !
Le terminus c'est la couronne pour les vainqueurs qui n'ont pas abandonné
la marche, qui n'ont pas déposer les armes, qui ont gardé les yeux fixés sur
le but à atteindre et qui ont su compter sur la grâce de Dieu pour aller de
l'avant coûte que coûte !

Le terminus de notre marche chrétienne se trouve de l'autre coté de ce


monde, de l'autre côté de la frontière de la mort. Tant que nous serons des
pèlerins sur cette Terre nous devrons avancer, avancer et toujours avancer
en dépit des tempêtes et de l'adversité.

Lorsque tout est sombre et noir sur notre chemin, lorsque Seigneur, nous ne
voyons plus ta main...., restons malgré tout confiants, car il a toujours
permis que ses enfants passent par des tests :

... c'est l'Éternel, votre Dieu, qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous
aimez l'Éternel, votre Dieu, de tout votre coeur et de toute votre âme.
Deutéronome 13: 3 (v. L. S) :
L'épreuve de la foi !
Cette épreuve, qui peut parfois assombrir notre ciel et nous faire croire que
nous sommes abandonnés de Dieu, fait partie des soins attentifs de notre
Dieu à l'égard de son enfant. Il désire que celui qui a été racheté ait
l'occasion de mettre en pratique sa foi afin de prouver qu'il s'appuie bien sur
la Parole de son Seigneur EN TOUT TEMPS (v. 143)

La détresse et l'angoisse m'atteignent :


Tes commandements font mes délices.

Détresse et angoisse !
Des mots forts pour qualifier nos maux ! Des mots forts pour exprimer une
situation désespérée dont l'issue ne fait aucun doute aux yeux des
observateurs humains ! Une issue fatale que l'ennemi de nos âmes saura
présenter avec force de détails !
N'est-il pas triste que parfois nous puissions avoir plus confiance dans les
pensées que nous suggère le prince des ténèbres ou quelques-uns de ses
sbires, plutôt qu'en la Parole de Dieu ?

Détresse et angoisse ! Ne te lasse surtout pas de mettre ton espérance en


Dieu !
Détresse et angoisse ? Tes commandements font mes délices !

Nous l'avons vu il y a un instant, il est toujours possible de prendre le


contre-pied de toute maltraitance à notre égard en ayant un comportement
qui nous renvoie à la Parole de Dieu.
Pour en arriver à ce stade, il est impératif d'en revenir au thème principal de
ce psaume, ce chant qui ne cesse de faire l'éloge de la Parole de Dieu, de ses
commandements, de ses préceptes et autres synonymes, tous donnés pour
que l'homme puisse vivre heureux !
Il est évident que, pour en faire un tel éloge il faut l'avoir déjà expérimenté,
l'avoir déjà mis en pratique ! Il faut aussi avoir connu Dieu dans son amour,
sa compassion. Il faut aussi garder la certitude qu'il n'abandonnera JAMAIS
ceux qu'il a sauvés de la condamnation, des flammes éternelles.

Détresses et angoisses ont été le lot de notre Psalmiste, néanmoins il n'a


jamais renié un seul commandement, au contraire il a toujours demandé à
en connaître davantage. C'est par sa détermination, sa fidélité au Seigneur
des seigneurs qu'il a pu appréhender toutes les difficultés et rester ferme
dans la foi.

Si cette lettre "Çadé" a mis en vis-à-vis la justice de Dieu et l'injustice des


hommes, si elle démontre que la persécution n'est pas un obstacle à la foi,
alors..., encourageons-nous les uns les autres et ne nous lassons pas de
mettre notre espérance en Dieu tout comme le faisait aussi Jérémie !

Quand je pense à ma détresse et à ma misère... Quand mon âme s'en


souvient, Elle est abattue au dedans de moi.

Voici ce que JE VEUX repasser en mon coeur, Ce qui me donnera de


l'espérance.
Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à
leur terme ;
Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande !
L'Éternel est mon partage, dit mon âme ; C'est pourquoi je veux espérer en
lui.
L'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, Pour l'âme qui le cherche.
Il est bon d'attendre en silence Le secours de l'Éternel. Lamentations de
Jérémie 3. 19-26 (v. L. S)

****

"Quand tout est sombre et noir sur mon chemin,


Lorsque Seigneur, je ne vois plus ta main.
Oui j'ai besoin de Jésus..."

****
Vous aurez des tribulations dans le monde ;
mais prenez courage,
j'ai (Jésus) vaincu le monde.
Jean 16: 33 (v. L. S)

J-M Ravé 26 janvier 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(41) (Qoph) - Ps. 119: 145152

41 - (1) Sachons crier à Dieu.

Il y a des dieux dans ce monde, des dieux sans majuscule, devant lesquels
beaucoup de personnes s'inclinent régulièrement afin d'obtenir leurs faveurs.
Mammon et Dame fortune! Un couple uni pour le pire de ceux qui leur font
confiance !
Les voyez-vous avoir pour courtisans tous ceux et toutes celles qui ne
connaissent pas les véritables richesses, ces richesses qui ont une durée éternelle
et qui ne sauraient être dévaluées en raison de la politique mondiale ou de
déboires économiques ?

Les actualités boursières de ces derniers jours me font penser aux paroles de
l'apôtre Jacques lorsqu'il s'adressait particulièrement aux personnes qui se
confient dans les richesses. Sérieux avertissement envers ceux qui ont amassé
des trésors souvent au détriment de leurs subordonnés ou de pays moins
développés que les nôtres, pays dont on a pillé les richesses en échange d'une
bouchée de pain.

À vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui


viendront sur vous. Vos richesses sont pourries... Votre or et votre argent sont
rouillés...
Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les
avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu'aux oreilles
du Seigneur des armées.
Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices... Jacques 5: 1 et
suivants (v. L. S)

Si ces paroles n'étaient que des paroles d'hommes, leur portée n'aurait pas de
graves conséquences, mais, voilà ! Ce sont les paroles de Dieu ! D'un Dieu avec
majuscule, avec majesté !
Ce sont les paroles du Dieu tout-puissant devant lequel il nous faudra rendre
compte de tous les actes commis sur cette terre.

Si la terre et tout ce qu'elle contient appartient à Dieu, l'homme n'en est que le
gérant, un gérant qui devrait thésauriser pour le royaume de Dieu et non pour les
quelques 70 à 80 années de vie terrestre !
"Amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent
point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent", disait le Seigneur Jésus suite à
l'enseignement qu'il avait donné sur la prière (Matthieu 6. 20).
En lui, en Jésus, nous pouvons être "comblés de toutes les richesses qui
concernent la Parole de Dieu" (1 Corinthiens 1: 5). Sachons donc faire le bon
choix et dire, avec l'auteur du Psaume 119 au verset 127:

J'aime tes commandements, plus que l'or et que l'or fin...

Beaucoup connaissent le "Notre Père" surtout le "donne-nous notre pain


quotidien". Mais bien des "réciteurs" de ce "Notre Père" oublient leurs
responsabilités à l'égard des moins bien nantis et laissent à la charge de Dieu le
soin de faire le bien qu'ils ont les moyens de faire eux-mêmes :
"Bénis Seigneur le pain que tu nous donnes et procures aussi du pain aux
affamés".
Une prière contraire à la volonté de Dieu puisqu'il nous est expressément
commandé de partager (lorsque cela est possible) :

Partage ton pain avec celui qui a faim... Esaïe 58: 7 (v. L. S)

En pensant au texte que Jacques nous a laissé "À vous maintenant, riches !
Pleurez et gémissez...", je me rappelle de la parabole du riche insensé qui
envisageait d'augmenter la capacité de stockage de ses biens, tandis que Dieu
l'avertissait que cette nuit même, son âme lui serait redemandée : "... ce que tu as
préparé, pour qui cela sera-t-il ?" (Luc 12: 16- 34).

Ainsi il est des trésors, des fortunes qui perdent toute valeur non seulement en
passant dans l'éternité, mais déjà ici-bas lorsque les circonstances font que ni l'or,
ni l'argent ont le pouvoir de changer les circonstances. L'histoire de Job montre
bien que le malheur peut frapper à toutes les portes et que les riches ne sont pas à
l'abri des calamités.
Si sa situation fut particulière pour qu'il en retire un enseignement - ainsi que
nous-mêmes - il est bon de retenir une pensée d'Éliphaz, un de ses amis :

Jette l'or dans la poussière, L'or d'Ophir parmi les cailloux des torrents ; Et le
Tout-Puissant sera ton or, Ton argent, ta richesse.
Alors tu feras du Tout-Puissant tes délices, Tu élèveras vers Dieu ta face ; Tu le
prieras, et il t'exaucera... Job 22: 24

Sans doute est-ce parce que le Tout-Puissant faisait les délices de son âme, parce
que les commandements de Dieu étaient son trésor, que l'auteur du Psaume 119
pouvait se permettre de "harceler" Dieu au travers de multiples demandes sans
être repris par le divin Maître !
Ne se confiant ni dans ses richesses, ni dans ses relations, il mettra son espérance
uniquement dans l'Éternel.

- Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche que mille objets d'or et d'argent. (v.
72)
- J'aime tes commandements, plus que l'or et que l'or fin... (v. 127)
- Je me réjouis en suivant tes préceptes, Comme si je possédais tous les trésors.
(v. 14)

Aujourd'hui, alors que nous allons à sa rencontre au travers de la lettre "Qoph",


nous remarquons un changement d'attitude de sa part.
Pour la première fois, il va ouvrir la bouche pour réclamer le secours de Dieu. Il
va le faire dans un langage qui exprime sa détermination tant il désire sortir de la
situation dans laquelle il se trouve.
Les autres fois, lorsqu'il se présentait devant Dieu pour faire connaître ses
besoins, sa façon de prier était bien plus douce :

- Fais du bien à ton serviteur... (v. 17 "Gimel")


- Enseigne-moi... (v. 33 - "Hé")
- Que ta miséricorde vienne sur moi... (v. 41 "Vav")
- Souviens-toi de ta promesse... (v. 49 "Zaïn")
- Mon âme languit après ton salut... (v 81. "Kaph")

Alors que la persécution se fait toujours plus violente - menaces de mort


réitérées au verset 110 - alors que maintenant s'avancent ceux qui poursuivent le
crime (v. 150), cette fois-ci, il va commencer cette lettre "Qoph" en criant à Dieu
(v. 145 - v. L. S) !

Je t'invoque de tout mon coeur


Notons que la plupart des versions disent clairement : "Je crie du fond du
coeur".
En les citant, nous sommes à même de relever la force de cette prière dont
l'intensité est proportionnelle à une menace qui n'est pas le fruit de l'imagination:
" Ils s'approchent ceux qui poursuivent le crime" (v. 150). Ils s'approchent..., et
parce qu'ils s'approchent avec de mauvaises intentions, il est normal que le
besoin d'être secouru soit de plus en plus pressant.

Un désir que le Seigneur ne saurait contester puisque, lui-même, par la bouche


d'Asaph, nous engage à suivre un certain cheminement pour obtenir le secours
de l'Éternel. Un cheminement que nous retrouvons d'ailleurs dans le psaume 119
et qui se résume ainsi : 1° louanges, 2° respect de ses engagements avec Dieu, et
seulement après, 3° exposer sa demande.

1° Offre pour sacrifice à Dieu des actions de grâces,


2° Et accomplis tes voeux envers le Très-Haut.
3° Et invoque-moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me
glorifieras. Psaumes 50: 14- 15 (v. L. S)

Connaissant désormais la mentalité de notre Psalmiste, nous n'avons pas besoin


de nous étendre sur les louanges qu'il a pu faire monter vers son Dieu, pas plus
que sur ses engagements à rester attaché aux commandements divins, nous
n'avons pas non plus besoin de remettre en question sa séparation d'avec le
monde et d'avec les pécheurs.

Marchant dans les voies de l'Éternel en dépit des vents contraires, son cri nous
fait réaliser que, pour lui, le secours ne peut venir QUE de Dieu et qu'il
n'attend pas de délivrance de la part de quelqu'un d'autre.

Tant que, dans mon esprit, il y a la pensée que j'ai la possibilité de me secourir
moi-même en agissant d'une façon ou d'une autre...
Tant que j'imagine qu'une tierce personne pourrait me sortir de mon embarras...
Tant que je fais tout pour que les gens s'apitoient sur mon sort afin qu'ils agissent
en ma faveur....
Tant que je ne suis pas libre de mettre ma pleine confiance en Dieu, il y a peu de
chance pour que mes prières puissent avoir l'impact désiré, mon coeur ne
s'attendant pas entièrement à l'Éternel !

Tant que dans nos esprits les "Égyptiens" sont susceptibles de nous apporter un
secours, nos prières ne seront jamais faites de tout notre coeur.
Par contre si nous nous rendons compte que nous sommes pris à la gorge,
tombés au fond du gouffre ou acculés dans une voie sans issue, alors là, oui, le
coeur peut crier de toute sa force à Dieu et émouvoir ce dernier (qui est le
premier à savoir qu'il est le seul capable de nous délivrer).

Ce cri du coeur, cette prière ardente, quoique sincère, peut cependant rester sans
réponse si les motivations invoquées ne permettent pas à Dieu de répondre sans
compromettre la crédibilité de SA Parole.
Jamais il ne pourra exaucer une prière qui soit en contradiction avec ses
enseignements, même si elle est faite du fond du coeur et dans les larmes !

Que voulait donc le Psalmiste, et pourquoi le voulait-il ?


La première partie de la réponse est évidente !
On en voulait à sa vie en raison de la foi qu'il avait placée en Dieu, en raison de
son témoignage et de sa façon de vivre qui sortaient des conventions que le
monde avait établies.

Une colère ardente me saisit à la vue des méchants qui abandonnent ta loi. (v.
53)
Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin (v. 101)

Il est évident que si nous avons de telles pensées et une telle façon d'agir, il ne
nous sera pas possible de plaire au monde et encore moins d'être agréables à
ceux qui exercent une certaine autorité au milieu de nous.
La lumière de Christ, émanant de tout enfant de Dieu marchant continuellement
sous le joug de Christ, met en évidence les différences qu'il y a entre ceux qui
servent l'Éternel et ceux qui ne le servent pas, d'où des réactions parfois
violentes. Le péché n'aime pas être mis sous le feu des projecteurs !

Ceci dit, demander la délivrance n'a rien d'exceptionnel ! Toute personne,


indépendamment de sa foi, aspire à être libérée du joug de ses semblables, quand
ce n'est pas du joug des lois qui entravent certaines libertés.

Pourquoi voulons-nous être libres ou garder la liberté que nous avons


actuellement ?
Pour jouir du monde, pour profiter de la vie au maximum ?

Notre Psalmiste invoque l'Éternel pour une raison bien précise qui pourrait
surprendre ceux qui ne connaissent pas Dieu :
" EXAUCE-MOI" (v. 145), "SAUVE-MOI" (v. 146) !
Pourquoi ?
Dans le seul but d'avoir la liberté de garder la loi de Dieu et de toujours
l'observer ! (Pensons aux chrétiens qui n'ont pas la liberté d'afficher légalement
leur foi en Christ).

Je t'invoque...
Afin que je garde tes statuts !
Afin que j'observe tes préceptes !

Quoique dans la majorité des pays dits "christianisés" la persécution ne se


manifeste plus physiquement, elle est quand même réelle et occasionne aussi de
graves "blessures". Combien de persécutions sournoises n'exercent-elles pas leur
pouvoir en gâchant la vie de ceux qui sont visés dans le but de la leur rendre
insupportable ?

Dans les périodes difficiles où il fallait lutter pour maintenir les acquis de notre
foi, il m'est arrivé de dire que mes "ennemis", ceux qui en voulaient à ma foi et à
ma façon de vivre, faisaient pratiquement partie de la famille tant ils étaient en
permanence dans mes pensées.
Présents avec leurs menaces, présents dans mes pensées lorsque j'imaginais les
conséquences à venir suite aux nouvelles démarches qu'ils entreprenaient pour
nous rendre l'existence insupportable.
Leur but inavoué, celui de persécuter les chrétiens engagés, a été souvent atteint
par le simple fait qu'ils ont pu, pour un temps, infliger des tourments, troubler la
tranquillité d'une famille entière tout en gardant les mains propres aux yeux de la
société.

Je t'invoque de tout mon coeur : exauce-moi, Éternel, Afin que je garde tes
statuts !
Je t'invoque : sauve-moi, Afin que j'observe tes préceptes ! Psaume 119: 145-146
(v. L. S)

Si à l'époque où a été écrit ce Psaume, la vie n'avait pas une grande valeur aux
yeux de certains, si le Psalmiste pouvait craindre pour son existence, il n'a jamais
cessé de placer son intérêt pour les commandements de Dieu, ces
commandements qu'il tient à garder et à mieux connaître!
Quoique sa vie soit troublée par de continuelles pensées touchant ses ennemis, il
forcera son âme à se tourner vers l'Éternel et à chercher son secours afin de le
servir en toute liberté.

Un petit sondage dans le Psaume 119 m'a permis de constater que sur les 19
premières lettres mentionnées (en comptant celle d'aujourd'hui), il n'y a pas
moins de 13 lettres qui mettent en avant toutes ses persécutions (lettres, 3
"Gimel", 6, 7, 8, 9, 11, 12, 14, 15, 16, 17, 18, 19 "Qoph").

Quels enseignements pouvons-nous tirer de son expérience ?


Comment devrais-je me conduire à l'avenir lorsque je me trouverai confronté à
l'adversité ? Une adversité qui, soit dit en passant, peut se manifester sans que
des hommes interviennent : le chômage ou la maladie, par exemple !

C'est en plongeant nos regards dans la Parole de Dieu que nous trouverons une
réponse qui convient parfaitement à ceux et celles qui vivent dans le temps de la
grâce.

... déchargez-vous sur lui (sur Dieu) de tous vos soucis, car lui-même prend
soin de vous. 1 Pierre 5: 7 (v. L. S)

Verset bien connu mais dont la mise en pratique n'est pas aussi facile que la
lecture même de ce texte ! Facile à lire, facile à dire aux autres, mais difficile à
pratiquer soi-même !
Fort heureusement il y a une piste qui va nous rendre plus accessible ce texte. Il
suffit de prendre garde à ce que Pierre disait précédemment et qui est l'entrée en
matière avant le "déchargement" de nos soucis :

Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu... 1 Pierre 5: 6 (v. L. S)

En effet, c'est bien lorsque nous nous rendons compte que nous ne sommes rien,
que nous ne pouvons plus rien faire par nos propres forces, c'est à ce moment-là
seulement que l'on peut reconnaître notre misère et s'incliner devant notre Père
céleste pour avoir son conseil et son secours.
Alors, oui, c'est dans cet état d'humiliation que nous nous rendrons compte qu'il
y a quelque part, tout près de nous, un Dieu vivant qui nous invite à déposer
notre fardeau au pied de la Croix.
Ensuite, après s'être humiliés devant Dieu, après avoir déchargé notre coeur du
fardeau qui l'oppressait, il ne nous restera plus qu'à être vigilants et à veiller à ce
que toutes nos pensées soient dirigées vers Christ, l'auteur de notre salut, de
notre délivrance, et non vers le problème qui a été déposé.

Cette dernière démarche dépend entièrement de notre volonté, de la maîtrise de


nos sentiments. Soyons vigilants, car il ne fait aucun doute que l'ennemi de nos
âmes décochera quelques traits enflammés. Il utilisera des "incidents" ayant un
rapport avec le fardeau que nous avons déposé, tout cela pour nous faire réagir et
sortir de la paix qui nous a été donnée.

C'est donc par notre attitude et notre fermeté dans la foi, que nous pourrons
renverser tous les raisonnements, tous nos raisonnements en obligeant nos
pensées à rester captives à l'obéissance de Christ.
Une obéissance qui consistera, à ce moment-là, à laisser notre fardeau entre ses
mains en croyant qu'il fera concourir TOUTES choses pour notre bien (Romains
8: 28), selon ses plans et non ceux de notre imagination.

Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la


connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de
Christ. 2 Corinthiens 10: 5 (v. L. S)

Un texte que nous ferions bien de mettre en pratique chaque fois que nous allons
raisonner au lieu de rester dans la foi !
À quoi nous servirait-il de crier à Dieu pour être délivrés si nous ne voulons pas
suivre SES instructions pour garder la délivrance ?

Que le Dieu de l'espérance vous (nous) remplisse de toute joie et de toute paix
dans la foi, pour que vous abondiez (nous abondions) en espérance, par la
puissance du Saint-Esprit ! Romains 15: 13 (v. L. S)

L'espérance n'est-elle pas le premier signe de la délivrance ?


L'espérance, lorsqu'elle est ancrée dans le coeur, n'apporte-t-elle pas une paix qui
dépasse notre intelligence lorsque l'on prend en considération que l'état de ce
coeur ne dépend plus des circonstances ?

Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à
Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos
pensées en Jésus-Christ. Philippiens 4: 6-7

****

Que tous ceux qui te cherchent soient dans l'allégresse et se réjouissent en toi !
Que ceux qui aiment ton salut disent sans cesse :
Exalté soit Dieu !
Psaume 70: 4 (v. L. S)

J-M Ravé 2 février 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur: http://www.regard.eu.org/
(42) (Qoph) - Ps. 119: 145-152

42 - (2) La prière du matin, une prière qui vaut son pesant d'or!

Lorsque les jours se suivent et se ressemblent, lorsque la routine "métro-boulot-


dodo" rythme la vie et qu'il n'y a comme seule espérance pour casser ce train-
train quotidien, que l'entrée dans la retraite....
... alors oui, on peut être en droit de se demander si nous sommes venus sur cette
Terre uniquement pour "gagner notre pain à la sueur de notre front" (Genèse 3:
19) et ensuite finir comme "pâture pour les vers" (Job 21: 26) ! Manger pour être
mangé ou manger pour être incinéré !

Lorsque chaque jour nouveau rappelle le précédent, qu'il replace sous les yeux
les mêmes barrières infranchissables, les mêmes difficultés, les mêmes craintes,
sans qu'il y ait la possibilité d'entrevoir une sortie...
... alors oui, il est compréhensible que l'on puisse désespérer de l'avenir ! Un
avenir qui semble tracé d'avance et qui ne sera que la continuité du présent,
gâchant ainsi l'espérance d'une retraite heureuse et tranquille !

Sans vouloir peindre le diable sur la muraille, nous devons reconnaître que bien
de nos contemporains se sentent désemparés dans un monde où tout ce qui
semblait stable chancelle aujourd'hui. Un monde où la morale a tourné sa veste
sous la pression de l'opinion publique, perdant ainsi les repères fiables qui
avaient fait leurs preuves jusqu'ici.

À juste titre, l'humanité vit dans la crainte que l'avenir soit pire que le présent.
Rien que d'y penser, le présent devient encore plus difficile à vivre!
Ne sachant plus vers qui se tourner, les hommes se cherchent des sauveurs
providentiels qui soient capables de redresser la situation.
Chacun d'entre eux ayant leurs idées, ces sauveurs providentiels se bousculent au
portillon en faisant valoir leurs programmes lors des élections. Ils promettent
monts et merveilles comme leurs prédécesseurs l'avaient fait avant eux... sans
obtenir de résultat !

Ainsi les jours passent, s'égrenant les uns après les autres, des jours plus sombres
que les précédents en raison des déceptions qu'ont engendrées les sauveurs élus
par les hommes, des sauveurs qui n'ont pas tenu leurs promesses faute de
moyen !

D'où me viendra le secours ?

Cette interrogation a traversé les âges depuis la nuit des temps, depuis le jour où
nos premiers parents se sont affranchis de l'autorité paternelle en se libérant du
carcan de la loi de Dieu. Dès lors, les larmes sont devenues le lot quotidien de la
race humaine qui a perdu la communion avec son Créateur.

Depuis, l'homme s'interroge et réclame, à corps et à cris, un sauveur qui ne soit


pas dépendant du Créateur, ceci afin de vivre comme il a envie de le faire, quand
bien même ses activités soient néfastes pour son âme et pour la communauté.

D'où me viendra le secours ?

À bonne question, il faut aussi une bonne réponse ! Une bonne réponse qui
engage celui qui la donne !
Un proverbe français déclare que "les conseilleurs ne sont pas les payeurs" afin
de souligner que le conseil de nos semblables engage rarement la responsabilité
de celui qui le donne !
Qu'on le veuille ou non, il n'y a qu'une seule personne qui puisse nous donner
une réponse qui convienne, une seule personne qui soit à même de donner la
solution, puisqu'il est lui-même la solution !

... grâce au secours de Dieu, j'ai (Paul) subsisté jusqu'à ce jour... Actes 26: 22 (v.
L. S)

Le secours me vient de l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre. Psaume 121: 2
(v. L. S)

C'est ce qu'avait compris l'auteur d'un autre Psaume avec qui nous cheminons
depuis plusieurs mois !
L'auteur du Psaume 119 qui, la semaine dernière, nous a permis de mettre en
valeur son attitude dans la détresse. "Je t'invoque de tout mon coeur", "exauce-
moi", "sauve-moi" pouvait-il dire aux versets 145 et 146 !
Nous avions aussi relevé que le but avoué de la délivrance était qu'il puisse
mieux observer les commandements de Dieu.
Attitude contraire à celle de nos contemporains qui ne veulent toujours pas que
Christ soit Roi dans leur vie tout comme les Israélites, au temps du prophète
Samuel, ne voulaient pas que l'Éternel règne sur eux. Les uns comme les autres
préférant, quoique cela puisse leur en coûter, être soumis aux hommes plutôt
qu'à Dieu ! (1 Samuel 8: 11-19)

L'Éternel dit à Samuel : ... ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils
rejettent, afin que je ne règne plus sur eux. 1 Samuel 8: 7 (v. L. S)

Il y a des choix catastrophiques qui n'ont servi à rien pour les générations
suivantes puisque les hommes ont continué à s'embourber dans l'illusion que l'on
peut vivre sans Dieu, sans tenir compte de ses avertissements.
Mais, perdu dans la masse des hommes, il s'est toujours trouvé un petit reste qui
a su regarder vers le ciel et mettre sa foi dans le Dieu qui a créé le Ciel et la
Terre ! Un petit reste souvent malmené à cause de sa foi !

Dans ce petit reste, nous retrouvons notre Psalmiste qui va nous montrer que son
attente de la délivrance par Dieu est encadrée par une vie qui démontre qu'il ne
parle pas à la légère. Son désir d'être libéré de ses ennemis, afin de mieux
observer les commandements, est confirmé par son comportement actuel (v
147) :

Je devance l'aurore et je crie...

Avant que le soleil ne se lève, avant que les bruits de la ville ne viennent le
troubler, avant toute autre activité, il se tourne vers l'Éternel !
Sa journée va commencer par un entretien avec celui qui a tout pouvoir dans le
Ciel et sur la Terre.
Dès le matin, dès qu'il est éveillé, il a conscience de son besoin de Dieu. Il en a
d'autant plus besoin qu'il est dans la ligne de mire de ses ennemis qui sont aussi
les adversaires de la Parole de Dieu.

Si nous n'avons pas encore à craindre pour notre vie, nous devons quand même
être vigilants car l'adversaire de nos âmes "rôde comme un lion rugissant,
cherchant qui il dévorera" (1 Pierre 5: 8).

Éternel ! le matin, tu entendras ma voix ; le matin, je disposerai [ma prière]


devant toi, et j'attendrai. Psaume 5: 3 (v. D)

Peut-il y avoir une activité plus pressante que celle de se placer sous la
protection de Dieu, de chercher sa face, de savoir s'il n'a pas un conseil
particulier à nous donner pour la journée ?

"J'ai devancé le crépuscule, et j'ai crié ; je me suis attendu à ta parole" nous dit la
version Darby concernant le verset 147 ! Être dans l'attente, souligne bien que le
temps passé devant le Seigneur ne ressemble pas à une formalité, mais que c'est
un précieux temps d'où va dépendre la réussite de la journée.

Seigneur aide-moi à gérer mes journées afin qu'elles soient encadrées par le
temps que je te consacre particulièrement.
Qu'avec ton conseil, je puisse toujours choisir la bonne part, celle d'être devant
toi, devant ta Parole et cela dès le saut du lit et non quand j'aurai un peu de
temps libre.
Je veux marcher dans tes voies et non dans celles de l'ennemi quand bien même
ce dernier se déguiserait en ange de lumière, quand bien même il userait de
gentillesse à mon égard. Oui, Seigneur, dès le matin, je veux venir à la source
d'eau vive pour me rafraîchir en ta présence :

J'ai soif de ta présence,


Divin chef de ma foi
Dans ma faiblesse immense
Que ferais-je sans Toi ?

Chaque jour, à chaque heure,


O j'ai besoin de toi.
Viens Jésus et demeure
Auprès de moi.

Nous voyons donc notre Psalmiste crier à Dieu dès le matin, bien AVANT qu'il
ne se soit passé quoi que ce soit. Souvent nous crions à Dieu lorsque nous
sommes DANS la difficulté, lui, il crie AVANT que ses ennemis aient pu agir
concrètement.
Grâce à son attitude, nous nous rendons compte que la prière matinale devient
comme un bouclier qui permet d'affronter la journée avec plus de sérénité,
sachant que le Seigneur n'abandonnera pas celui qui se confie en lui !
La prière du matin, la rencontre avec notre Seigneur, est donc indispensable
puisqu'elle va nous permettre de nous placer sous son autorité (si nous acceptons
qu'il dirige notre vie). C'est un départ dans la journée qui ne peut être que
bénéfique !

L'ennemi de nos âmes, toujours aux aguets, ne manquera pas de faire la


différence entre celui qui s'est équipé pour la journée et celui qui a été négligent.
S'il doit chercher quelqu'un à dévorer, il est clair qu'il jettera son dévolu d'abord
sur celui ou celle qui a été négligent ou qui n'a pas compris l'importance qu'il y a
remettre sa journée entre les mains de Celui qui peut nous préserver de toute
chute (Jude 1: 24)

Tout à l'heure, je demandais à ce que ma journée soit encadrée..., c'est ce que


faisait notre écrivain sacré (v. 148) :

Je devance les veilles et j'ouvre les yeux, pour méditer ta parole.

En regardant sa journée, nous remarquons qu'il la commence par la prière et qu'il


la finit par l'étude la Parole de Dieu.
Il est intéressant de relever qu'il ouvre les yeux pour méditer la Parole de Dieu
laissant ainsi supposer qu'ils sont fermés lorsqu'il prie afin que ses pensées ne
soient pas détournées par son environnement.

Ainsi la prière et l'étude des Écritures encadrent sa vie, elles lui permettent de
rester ferme dans la foi en dépit des circonstances.
Si la prière n'apporte pas toujours la réponse que l'on attend - les pensées de
Dieu ne sont pas les nôtres (Esaïe 55: 8) - il n'en demeure pas moins qu'elle est
indispensable :

- "Priez sans cesse" dira l'apôtre Paul à ses contemporains. (1 Thessaloniciens 5:


17)
- "Persévérez dans la prière" (Colossiens 4: 2),
- "Veillez à cela avec une entière persévérance" (Éphésiens 6: 18)
Une telle insistance n'est pas faite pour nous ennuyer ! Nous ne prierons jamais
trop car la prière est le levier qui fait bouger le bras de Dieu.
Bien sûr les résultats ne sont pas toujours selon nos espérances. Cela est
compréhensible car nous ne savons pas toujours quoi demander à notre Père
céleste, ni comment le demander.
De plus, à première vue, le résultat peut être décevant parce que nous ne
comprenons pas les plans de Dieu. Ainsi nous pourrions nous méprendre en
regardant ce que vit notre Psalmiste et conclure que Dieu n'a pas répondu à ses
cris. Toutefois, si nous sommes attentifs, nous verrons qu'il s'est passé quelque
chose à chaque fois qu'il a crié à l'Éternel.

Sa prière : Je t'ai imploré de tout mon coeur... (v. 58)


Le résultat : Ils ont failli me terrasser et m'anéantir (v. 87)

Ils ont failli..., mais ils n'ont pas réussi ! Que ce serait-il passé s'il n'y avait pas eu
la prière ? Nous n'en savons rien ! Par contre, nous constatons qu'elle n'a pas été
inutile puisqu'il y a eu un résultat, tout comme elle ne sera pas inutile un peu
plus tard !

Sa prière : Je t'invoque de tout mon coeur... (v. 145)


Le résultat : Ils s'approchent, ceux qui poursuivent le crime... (v. 150)

Alors que les yeux de la chair constatent que la situation devient de plus en plus
critique, l'homme de Dieu n'arrête pas ses regards sur le visible, mais les pose
sur l'invisible !

Ils s'approchent, ceux qui poursuivent le crime... (v. 150a)


(MAIS)
Tu es proche, ô Éternel !(v. 151)

D'un côté les ennemis s'approchent, de l'autre côté Dieu est proche !
Désormais ce n'est plus un homme seul qui est en face de ses adversaires :
C'est Dieu et son serviteur qui se trouvent en face de ceux qui se sont éloignés de
la Loi (v. 150b).
Désormais l'équilibre des forces est aussi inexistant qu'auparavant, mais cette
fois-ci, il est en faveur de l'enfant de Dieu ! Le Seigneur est là, à ses côtés !

Retenons bien la leçon : "Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?"
(Romains 8: 31)
Retenons aussi l'importance qu'il y a à se confier en Dieu dès le matin ! "Je me
confie en Dieu, je ne crains rien : Que peuvent me faire des hommes ?" (Psaume
56: 11)

Voulant savoir le fin mot de l'histoire, ma curiosité m'a poussé à regarder si notre
psalmiste avait encore une fois crié au secours avant la fin du Psaume 119 !
Quoiqu'il ait continué à prier son Dieu, je n'ai pas trouvé de nouveaux cris de
détresse. L'Éternel était proche ! Il était si proche que ses ennemis étaient limités
dans leurs actions et n'arrivaient pas à faire le mal qu'ils avaient décidé
d'accomplir.

Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires ; Tu oins d'huile
ma tête, Et ma coupe déborde. Psaume 23: 5 (v. L. S)

Les ennemis du Psalmiste, nous l'avons vu, sont allés crescendo dans leur
persécution contre lui. Leur haine s'est multipliée à chaque fois qu'ils ont
constaté que leurs persécutions n'ont servi qu'à renforcer la foi et la confiance en
Dieu de celui qu'ils voulaient détruire !

S'ils le pouvaient, ils mettraient à exécution leur menace de mort, mais parce que
l'Éternel est proche de son serviteur, une certaine crainte doit envahir le coeur
des oppresseurs.

"Tu oins d'huile ma tête, Et ma coupe déborde" et cela, tu le fais délibérément


devant ceux qui me haïssent ! Tu me bénis même au travers des persécutions,
raison pour laquelle ils grincent des dents.

Ils s'approchent..., mais l'Éternel est proche !


Ils s'approchent ceux qui poursuivent le crime (ceux qui font le mal), mais
l'Éternel est proche !
Ils s'approchent ceux qui s'éloignent de la loi de Dieu...
Mais pour moi (v. 151) :

Tous tes commandements sont la vérité.

Pouvons-nous avoir la même opinion ? Pouvons-nous accepter TOUTE la Parole


de Dieu comme venant entièrement de LUI ?
Il le faudrait car il est écrit au verset 152 :
Dès longtemps je sais par tes préceptes
Que tu les as établis pour toujours.

Ne nous laissons pas séduire par le serpent ancien, celui qui a tenté Eve en lui
disant : "Dieu a-t-il réellement dit", ne laissons JAMAIS planer un doute dans
notre esprit quant à la véracité d'un texte biblique !
La porte serait alors ouverte pour que d'autres doutes viennent à leur tour semer
le trouble en nous.
Comment pourrions-nous alors prier Dieu si nous n'avons plus confiance dans sa
Parole ?
Cela vaudrait-il la peine de commencer sa journée en prenant du temps devant
lui ?

Si SA parole n'était pas toute la vérité... mieux vaut ne pas y penser car tout
s'écroulerait, Dieu ne serait alors plus le Dieu de Vérité et nous ne vivrions que
dans le mensonge !

Peu importe ce que le monde dit, ce qu'il nous propose, nous devons nous en
tenir à ce que le Fils de Dieu nous a laissé. Réfléchissons à ce qu'il a dit :

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.


Prenez garde à vous-mêmes... Luc 21: 33 (v. L. S)

Avertissement solennel qui m'encourage à chercher la face de Dieu dès le matin,


à me placer entre ses mains, à lui demander d'être plus sensible à son Saint-
Esprit afin que je puisse faire sa volonté.

***

Le soir, le matin, et à midi, je soupire et je gémis, Et il entendra ma voix.


Il me délivrera de leur approche et me rendra la paix, Car ils sont nombreux
contre moi.
Dieu entendra, et il les humiliera, Lui qui de toute éternité est assis sur son
trône ; Car il n'y a point en eux de changement, Et ils ne craignent point Dieu....
... Remets ton sort à l'Éternel, et il te soutiendra, Il ne laissera jamais chanceler le
juste. Psaume 55: 17-22 (v. L. S)

J-M Ravé 9 février 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(43) (Resch) - Ps. 119: 153-160

43 - (1) Introduction: A ceux qui souffrent d'agueusie (perte du


goût)

Peut-on manger ce qui est fade et sans sel ? Y a-t-il de la saveur dans le blanc
d'un oeuf ? Job 6: 6 (v. L. S)

C'est avec cette question de Job que j'ai à coeur d'aborder une nouvelle lettre du
psaume 119 (la lettre Resch). Avec cette question touchant le domaine gustatif,
nous pourrons découvrir de nombreux parallèles avec notre vie spirituelle.

Ce qui est fade, nous est-il dit, n'est pas agréable à manger, raison pour laquelle
le sel permettra de donner de la saveur même à un blanc d'oeuf. Faut-il encore
que le sel n'est pas perdu sa saveur...

Le sel est une bonne chose ; mais si le sel devient sans saveur, avec quoi
l'assaisonnerez-vous ? Marc 9: 50 (v. L. S)

Notre but n'étant pas de parler de cuisine, nous profiterons de l'occasion pour
rendre grâce à Dieu du privilège que nous avons de pouvoir faire la différence
entre ce qui est fade et ce qui ne l'est pas.
En effet, c'est une grâce qui passe souvent inaperçue tant il nous semble
"normal" de pouvoir discerner le goût de chaque chose. Mais cette grâce,
certains en sont dépourvus, ayant perdu le sens du goût.
Ne pouvant plus faire de différence entre le salé, l'amer, le sucré et l'acide, on dit
qu'ils souffrent "d'agueusie" (perte du goût).
Dans la plupart des cas, les personnes atteintes de cet handicap souffrent aussi
"d'anosmie", un phénomène qui dénonce la perte d'odorat !
(L'agueusie, non associée à une anosmie, est rare ! Source : encyclopédie
médicale "vulgaris-medical")

Ces phénomènes de perte de goût et de perte d'odorat rendent la vie insipide et la


perturbent. Mais ils le font aussi lorsqu'ils se produisent dans la vie spirituelle du
croyant alors qu'il se trouve confronté à d'incessantes détresses qui altèrent la
qualité de sa vie chrétienne.
Combien n'ont-ils pas perdu le goût de la vie ?
Combien n'ont-ils pas désiré la mort comme le prophète Élie l'a désirée ?
Combien ne crient-ils pas sans relâche après une délivrance qui tarde à venir en
dépit de leur foi et de leur confiance en Dieu ?

Écoutons bien l'auteur du psaume 119 nous faire part des circonstances
dramatiques qui affectent sa vie de tous les jours et qui le poussent à crier vers
l'Éternel. Écoutons-le et soyons aussi persévérants que lui si nos vies sont
malmenées en ce moment !

Quoique Dieu soit proche de lui, "Tu es proche, ô Éternel !" (v.151), le monde
extérieur n'a pas changé.
Même si l'Éternel dresse une table en face de nos adversaires et nous bénit
devant eux (Psaume 23), il n'en demeure pas moins que les adversaires sont
toujours là et qu'ils détiennent toujours le pouvoir (limité) de nous persécuter.
Le présent peut donc toujours être difficile à vivre puisque l'ennemi ne s'est pas
encore enfui et que ses oeuvres de destructions n'ont pas été anéanties.

"Résistez au diable, et il fuira loin de vous" nous encourage Jacques (4:7) !


Par cette parole nous sommes encouragés à ne pas succomber à la tentation, à la
supporter, à la repousser jusqu'au moment où, peine perdue, c'est le tentateur qui
abandonnera la partie.

Mais en attendant, que deviennent ceux qui sont continuellement sous le feu de
la puissance du prince des ténèbres et de ceux qui sont à sa solde, de ceux qui
ont décidé de rendre la vie impossible à une catégorie de personnes ?
Que devient l'auteur du Psaume 119 ?
Que deviens-tu, toi qui passes par le feu de l'épreuve, un feu qui risquerait de ne
s'éteindre qu'au jour où tu changeras de monde, celui où tu passeras la frontière
de la mort ?

En ce qui concerne le Psalmiste, gardons en mémoire qu'il reste fidèle aux


commandements de Dieu. C'est cette attitude de foi et de fidélité qui a permis
que le Seigneur soit à ses côtés (v. 151)

De la même façon, dans nos épreuves, et pour autant que nous marchions avec
Christ, nous pouvons bénéficier de la même présence !
Une présence qui se manifeste d'abord par la paix de Dieu dans notre
coeur !
La paix, quoique l'ennemi continue son oeuvre de destruction, la paix quoique
rien n'ait changé dans le décor !

L'apôtre Paul connaissait cette paix d'une façon particulière, lui qui osa déclarer
qu'il avait du plaisir à être dans les difficultés !

Je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités (les
nécessités selon d'autres versions), dans les persécutions, dans les détresses,
pour Christ ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. 2 Corinthiens
12: 10 (v. L. S)

Notons que tous ces "ennuis" sont consécutifs à sa foi, à son engagement pour
Christ et qu'il ne souffre pas parce qu'il a commis de mauvaises actions.
Dans le feu des épreuves, son goût de la vie..., son goût de vivre POUR le
Seigneur n'a pas été altéré par l'oppression ! Bien au contraire ! C'est dans ces
temps douloureux qu'il était à même de trouver la force en Dieu afin de rester un
témoin fidèle.

N'avez-vous jamais été surpris de constater que vous pouvez vivre avec la paix
de Dieu dans votre coeur en dépit des problèmes insurmontables que l'ennemi de
vos âmes a mis sur votre route ?
Cette paix dépasse notre intelligence !

Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à
Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos
pensées en Jésus-Christ. Philippiens 4: 6-7 (v. L. S)

La paix de Dieu..., mais pas forcément la délivrance immédiate ! (Hélas !!!)


La paix de Dieu tant que les pensées restent en Christ !
La paix de Dieu qui s'estompe au fur et à mesure que nos regards se fixent sur
les montagnes infranchissables que l'on voudrait aplanir !

Retenons donc que la paix de Dieu accompagne - toujours - celui qui se confie
en lui, celui qui place son espérance en lui. Elle est là quoi que fasse l'adversaire
pour manifester sa présence.

Alors que des vies sont chahutées par le prince des ténèbres (et ceux qui lui
appartiennent), ne soyons pas étonnés que plusieurs, comme le Psalmiste,
demandent à retrouver la vie.
Ne soyons pas surpris que l'auteur du Psaume 119 le fasse alors que l'Éternel est
proche de lui !

Jusqu'à présent JAMAIS son cri n'avait atteint une telle intensité (3 fois dans une
seule lettre!) ! Et jamais plus il n'aura l'occasion d'user autant d'énergie pour
s'adresser à Dieu lorsque les vents lui seront contraires !

Rends-moi la vie selon ta promesse ! (v. 154)


Rends-moi la vie selon tes jugements ! (v.156)
Rends-moi la vie selon ta bonté ! (v. 159)

N'est-ce pas parce que Dieu est à ses côtés, parce qu'il est proche de lui (v. 151)
qu'il va saisir l'occasion, qu'il va "mettre le paquet" afin de faire valoir sa
détresse comme jamais il ne l'avait fait auparavant?

Sans doute, sa détermination a dû être payante, tout comme celle de la femme


cananéenne qui, au pied de Jésus, demandait la délivrance pour son enfant !
(Matthieu 15: 22 et suivants). À moins que.... vaincu par son impuissance, il ait
laissé le Saint-Esprit s'exprimer pour lui.

Son dernier cri sera une supplication (v. 170).


Puis la supplication n'ayant pas eu d'effet concret, elle deviendra un soupir : "Je
soupire après ton salut, ô Éternel !" (v. 174)
C'est ce genre de soupir qu'exprime une âme qui ne sait plus comment prier pour
être entendue et exaucée :
"l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde
les coeurs connaît qu'elle est la pensée de l'Esprit" Romains 8: 26-27

Que nos prières, à leur tour, se fondent dans des soupirs inexprimables, des
soupirs engendrés pas l'Esprit saint qui vient compatir à nos faiblesses!

L'Éternel était donc proche de son serviteur, de son enfant !


- Ne l'est-il pas aussi lorsque, en dépit de nos difficultés, il jette un regard
bienveillant sur nos personnes et qu'il trouve le moyen de nous utiliser dans
notre faiblesse afin de faire du bien à nos frères et soeurs dans la foi ?
- N'est-il pas proche de nous lorsqu'il parle à nos coeurs pour nous corriger ou
nous conduire à accomplir un geste particulier ?
- N'est-il pas proche de nous lorsque sa paix inonde notre coeur quoique nos
géants restent toujours menaçants ?

Toutes ces manifestations sont là pour démontrer que l'Éternel est avec nous ! Sa
présence, sa proximité, dans nos circonstances dramatiques et continuelles, ne
sont-elles pas l'occasion favorable pour lui demander quelque chose de plus ?

Rends-moi la vie selon ta promesse !


Rends-moi la vie selon tes jugements !
Rends-moi la vie selon ta bonté !

Ces "rends-moi" dépeignent bien que la vie du moment n'a plus la même saveur
que celle du passé, (passé chrétien vécu aussi bien que possible à la gloire de
Dieu, cela va de soi).

Soyons honnêtes et acceptons de reconnaître - je parle à ceux et celles qui


traversent des déserts ou qui passent pas des tribulations -, acceptons de
reconnaître que la vie, même avec la paix de Dieu dans le coeur, peut avoir
perdu du goût (notre "agueusie spirituelle").

Reconnaissons que l'on peut aussi souffrir momentanément "d'anosmie", de perte


d'odorat spirituel, en ne "sentant" plus les bontés que Dieu dispense à notre
égard.

Sentez et voyez combien l'Éternel est bon ! Heureux l'homme qui cherche en lui
son refuge ! Psaume 34: 8 (v. L. S)

Même si l'apôtre Paul, vivant dans le temps de la grâce (comme nous), pouvait
se plaire "dans les outrages, dans les calamités (les nécessités selon d'autres
versions), dans les persécutions, dans les détresses", ne passons pas sous silence
qu'il fut un temps où, au plus fort de la tribulation, lui et ses compagnons
"désespéraient de conservé la vie" (2 Corinthiens 1: 8)

Notre vie, pour la plupart d'entre nous, n'a jamais été en danger comme la sienne,
mais il arrive quand même que nous puissions "désespérer de vivre" et demander
à notre tour : "rends-moi la vie !"

Ne nous trompons pas ! Dans nos pays dits "civilisés et humanistes", il y a des
personnes qui souffrent le martyre sans que la chair soit elle-même torturée !
Pour bien comprendre la situation, je donnerai un exemple entre mille.

En effet, il y a en Suisse une loi (la Lamal) qui oblige toute personne à souscrire
une assurance maladie, qu'elle soit pauvre ou riche, qu'elle en ait les moyens ou
non.
Là où le bât blesse, c'est que des dizaines de milliers de pauvres (oui il y en a
aussi en Suisse) ne sont plus capables d'en payer les primes.

Ces derniers sont alors déférés devant des instances de recouvrement afin
que leurs maigres biens soient saisis pour couvrir tout ou partie de leur créance
mensuelle; créance qui se renouvelle chaque mois comme le dirait Monsieur de
la Palisse !

Notons encore que tant qu'il y a un arriéré dans le paiement des primes
d'assurances (frais de rappel, de poursuites et intérêts de retard compris), aucun
remboursement de leurs frais médicaux ou pharmaceutiques ne leur sera
octroyé !

Ainsi ces pauvres se trouvent pris dans une machinerie infernale sans avoir
la possibilité d'en sortir, car l'assurance reste obligatoire! (Que l'on ait la
possibilité de la payer ou non !)

En résumé, l'État endette légalement et appauvrit encore plus ses citoyens vivant
dans la précarité. Par cette attitude il fait en sorte qu'ils ne bénéficient d'aucune
prestation, ... jusqu'à ce que mort s'ensuive ! Mort naturelle ou par maladie non
soignée ! (Ces faits sont véridiques et vérifiables, nous en sommes témoins)

Sachant cela, ne jugeons plus nos frères et soeurs dans la foi qui vivent malgré
eux de telles expériences. Ils ne sont pas épargnés s'ils ont le bonheur d'avoir une
famille nombreuse et le "malheur" de n'avoir qu'un modeste revenu pour faire
bouillir la marmite.

Ne les blâmons pas sous prétexte qu'ils pourraient vivre un peu renfermés sur
eux-mêmes. Comprenons encore qu'ils puissent avoir de la peine à goûter aux
plaisirs qualifiés de légitimes. Étant constamment sous le feu de l'ennemi de nos
âmes, ils aspirent à la délivrance :

Rends-moi la vie selon ta promesse !


Rends-moi la vie selon tes jugements !
Rends-moi la vie selon ta bonté !

Derrière le cri du Psalmiste, sachons entendre celui de nos frères et soeurs qui se
trouvent face à des Goliath qui ont tous la particularité de ne faire aucun
sentiment, et encore moins lorsqu'ils sont dirigés par Mammon, le dieu de
l'argent !

Ce cri de détresse..., ces cris de détresse ne signifient nullement que Dieu a


abandonné ceux qui sont en proie à de graves difficultés.
Le Psalmiste lui-même reconnaissait que l'Éternel était proche de lui, il est bon
de le rappeler et de nous en souvenir afin que nous ne tombions pas dans l'erreur
en pensant que les "persécutés" de nos pays "civilisés et humanistes" ont
abandonné la source d'eau vive en se détournant du chemin étroit !

Jésus est toujours leur Seigneur ! La Parole de Dieu demeure accrochée dans
leur coeur ! Point n'est besoin de relire le Psaume 119 en son entier pour
confirmer que l'on peut rester fidèle à son engagement chrétien malgré la
persécution et en même temps soupirer après la délivrance !

L'Éternel est toujours aussi proche qu'il a promis de l'être auprès de ceux qui
craignent son Nom. Il l'est aussi bien dans l'Ancien Testament, que dans le
Nouveau et qu'en 2008 ! Merci Seigneur !
Néanmoins, il faut savoir que cette proximité n'agit pas comme une baguette
magique qui ferait disparaître tous les obstacles comme par enchantement !

- "De ville en ville, l'Esprit-Saint m'avertit que des liens et des tribulations
m'attendent." reconnaissait Paul ! (Actes 20: 23)
- "Vous aurez des tribulations dans le monde..." disait Jésus à ses disciples (Jean
16: 33).

Avertissements donnés afin que nous ne soyons pas surpris de nous retrouver
dans la fournaise de l'épreuve ! (1 Pierre 4: 12)
Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des
tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. Jean
16: 33 (v. L. S)

... vous aurez de l'angoisse au monde, mais ayez bon courage, j'ai vaincu le
monde. (v. D. M)

Il est heureux que nous ayons été prévenus. Sans ces avertissements, plusieurs
pourraient croire que Dieu a les mains liées devant les lois des hommes et
qu'il ne peut rien faire d'autre que de donner sa paix à ceux qui se confient
en lui.

Ne doutons jamais de la fidélité du Seigneur ! Croyons que sa passivité


apparente face aux malheurs de ses enfants n'est qu'un signe de sa patience
envers ceux qui "torturent", légalement ou non, leurs semblables.

Parfois la bonté de Dieu semble s'arrêter simplement à nous donner sa paix ! Ne


minimisons pas ce "simplement", car cette paix est une richesse si l'on regarde
comment le monde païen réagit lorsqu'il est confronté aux mêmes tourments
que les chrétiens !

Ajoutons encore que cette paix surnaturelle apporte avec elle un regain de foi.
Si Dieu est capable de nous faire vivre dans la fournaise de l'épreuve en nous
assurant de sa paix, à combien plus forte raison il est aussi puissant de nous en
faire sortir au moment opportun comme il l'a fait pour les 3 Hébreux au temps de
Daniel, et, éventuellement, d'y mettre à notre place, les tourmentateurs ! (Daniel
chapitre 3).
Les trois compagnons de Daniel ont marché dans la fournaise, ils se sont
"promenés" avec le Seigneur dans un monde hostile qui n'a pas pu les détruire !
Ils y ont marché jusqu'au moment où le roi interrompit cette communion en
invitant les trois Hébreux à sortir de la fournaise.

Pour en revenir à notre Psalmiste ainsi qu'à tous ceux qui passent par une
expérience semblable à la sienne, tous ceux qui "désespèrent de vivre", ce n'est
pas un péché que de parler au Seigneur de la misère dans laquelle on est obligé
de vivre, pas plus que c'est un péché que d'en demander à en être délivré !
Par contre, ce qui serait dommageable pour notre âme, serait de se détourner de
la Parole de Dieu, de ses commandements sous prétexte que les Goliath de ce
monde nous maintiennent dans les tourments. Afin que cela n'arrive pas,
continuons à faire provision de cette Parole de Dieu, l'habitude prise, elle sera
d'un grand secours dans les moments de détresse. Nous en reparlerons
prochainement.

En attendant, nous voyons dans le Psaume 119 combien l'Écriture alimentait la


vie du Psalmiste et lui procurait une joie de qualité quoiqu'il priait instamment
de retrouver la vie !

- Tes préceptes sont la joie de mon coeur. (v. 111)


- Je me réjouis de ta parole. (v. 162)

L'histoire nous apprends qu'en tout temps il y a eu des hommes et des femmes
qui ont souffert à cause de l'Évangile beaucoup plus que ce que nous souffrons
aujourd'hui dans nos pays "civilisés". Ils ont gardé la foi, entretenu leur
espérance tout en priant pour être délivrés de leur "esclavage".

Qui nous séparera de l'amour de Christ ?


Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité,
ou le péril, ou l'épée ? Romains 8: 35 (v. L. S)

Tu as peut-être perdu le goût de la vie ?


Tu as peut-être perdu une partie de ton odorat spirituel en ne "sentant" plus les
bontés de l'Éternel ?
Mais Dieu ne t'a pas perdu ! Il est resté proche de toi !
Aucun élément extérieur n'a la puissance ou l'autorité de te séparer de son
amour ! Pas même la mort ! Alors...

Sois fidèle jusqu'à la mort, et je (Jésus) te donnerai la couronne de vie.


Apocalypse 2: 10 (v. L. S)

***

Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que
l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. 1 Pierre 4. 14 (v. L. S)

Si on vous dit des injures pour le Nom de Christ, vous êtes bienheureux : car
l'Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous, lequel est blasphémé par ceux qui
[vous noircissent] mais pour vous vous le glorifiez. (v. D. M)

***

J-M Ravé 16 février 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(44) (Resch) - Ps. 119: 153-160

44 - (2) Notre secours est... toujours... dans le nom de l'Eternel.

En est-il ainsi pour ma vie?

Les rachetés de l'Éternel retourneront, Ils iront à Sion avec chants de triomphe,
Et une joie éternelle couronnera leur tête ; L'allégresse et la joie
s'approcheront, La douleur et les gémissements s'enfuiront. Esaïe 35. 10 (v. D)

Les rachetés de l'Éternel ! Faisons-nous partie de ces rachetés ? Avons-nous


accepté Jésus comme Sauveur et Seigneur de notre vie ?
Si oui, alors il y a une grande espérance... L'espérance que les situations les plus
douloureuses laisseront la place au bonheur, à la félicité éternelle.
L'allégresse et la joie s'approcheront si nous sommes les rachetés de l'Éternel,
elles s'approcheront, elles avanceront dans notre direction !
Sont-elles en marche maintenant ? Oui, puisque Dieu l'a dit !
Elles sont en marche même si l'épreuve nous enveloppe ! Elles sont en marche...
et parce qu'elles sont en marche, la douleur et les gémissements reculeront au fur
et à mesure que cette joie et cette allégresse d'appartenir à Christ gagnera du
terrain.

Comme la lumière ne peut être stoppée par les ténèbres, la douleur et les
gémissements, occasionnés par les épreuves et les persécutions, seront contraints
de se retirer selon la promesse d'Esaïe 35: 10, selon la promesse de l'Éternel qui
a inspiré le prophète !

Alors que nous sommes toujours dans la lettre "Resch" du Psaume 119, suivant
la marche d'un homme qui est dans la détresse, nous constatons que les épreuves
ne l'empêchent pas de garder la foi. Son insistance à réclamer la délivrance
démontre bien qu'il a confiance dans son Dieu, dans NOTRE Dieu !
Puissions-nous vivre ce qu'il a pu vivre et avoir les mêmes réactions que lui,
celles qui le poussent à se tourner vers l'Éternel, à réclamer son secours en
s'appuyant sur :

1) Ses promesses - Rends-moi la vie selon ta promesse ! (v. 154)


Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la
promesse est fidèle. Hébreux 10: 23 (v. L. S)

2) Ses jugements - Rends-moi la vie selon tes jugements ! (v. 156)

C'est une preuve du juste jugement de Dieu, pour que vous soyez jugés dignes
du royaume de Dieu, pour lequel vous souffrez.
Car il est de la justice de Dieu de rendre l'affliction à ceux qui vous affligent, et
de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur
Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d'une flamme
de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu ... 2 Thessaloniciens 1: 5-8
(v. L. S)

3) Sa bonté - Éternel, rends-moi la vie selon ta bonté! (v. 159)

Il (Dieu) nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les
lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie
richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Éphésiens 2: 6-7
(v. L. S)

Promesses, jugements et bonté, voilà les 3 points sur lesquels s'appuie le


Psalmiste pour demander du secours à l'Éternel.
Chacun de ces points, nous venons de le lire, est en parfait accord avec
l'enseignement du Nouveau Testament. Ainsi nous avons donc la même liberté
de nous appuyer sur les promesses de Dieu, de nous fier à ses jugements et de
compter, jour après jour sur sa bonté.

L'auteur du psaume 119 est conscient que ce sont des hommes qui l'ont mis en
situation de détresse et qu'ils l'ont fait en raison de sa foi.

Ainsi, n'est-il pas surprenant que les ennemis de l'Évangile agissent de la même
façon aujourd'hui en employant les "armes" qui sont à leur disposition pour
rendre la vie des croyants fidèles, le plus difficile possible ?
Peu importe aux adversaires de la Parole de Dieu que vous ayez le coeur sur la
main, que vous soyez honnêtes, amis des gens de bien, peu importe que vous
soyez justes, vous êtes une cible à atteindre !
Votre justice, votre droiture et tout ce qui qualifie une vie chrétienne sanctifiée
n'ont aucune valeur aux yeux du prince des ténèbres et de ceux qui sont à sa
solde !

"Le malheur atteint souvent le juste" (Psaume 34: 19). Telle est la réalité de
l'Ancien et du Nouveau Testament !
"Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés" (2
Timothée 3. 12). Telle est la conséquence de la foi !

L'enfant de Dieu est donc destiné à souffrir en raison de son appartenance à


Christ et de sa détermination à s'attacher à l'Écriture sainte.
Nulle part il est promis que nous vivrons sur cette terre dans une douce oisiveté
gardés par des anges qui veilleraient à ce qu'aucun malheur nous effleure !

Nous avons envoyé Timothée, notre frère, Ministre de Dieu, et notre compagnon
d'oeuvre en l'Évangile de Christ, pour vous affermir, et vous exhorter touchant
votre foi. Afin que nul ne soit troublé dans ces afflictions, puisque vous savez
vous-mêmes que nous sommes destinés à cela. 1 Thessaloniciens 3: 2-3 (v. D.
M)

Si, par la grâce de Dieu, nous avons des temps de repos durant lesquels l'ennemi
prépare de nouvelles armes, se prépare secrètement à nous assaillir par de
nouvelles épreuves, soyons reconnaissants pour ces temps de tranquillité... ils ne
dureront pas ! "Le méchant forme des projets contre le juste, Et il grince des
dents contre lui." (Psaume 37: 12)

Ainsi donc, ne soyons pas surpris si nous sommes la cible de quelques


adversaires de l'Évangile. Ce qui serait plutôt étonnant, c'est que nous puissions
continuellement vivre notre foi chrétienne sans être harcelés par l'ennemi de nos
âmes !
N'a-t-il pas tout fait pour détourner Jésus de sa mission ?
N'a-t-il pas toujours tout mis en oeuvre pour freiner ou anéantir le témoignage
chrétien ?

Dès lors la persécution des chrétiens - sous quelque forme qu'elle puisse se
manifester - peut fort bien être mise en parallèle avec celle qu'a due subir l'auteur
du Psaume 119.
Ne soyons donc pas surpris si ceux qui souffrent à cause de Christ emploient le
même langage que l'auteur du Psaume 119. Sans doute leur détresse est-elle
suffisamment grande pour qu'ils en réclament la fin afin que leur foi ne défaille
point.
Les rachetés de l'Éternel, ceux de l'Ancien Testament et ceux du Nouveau auront
(au futur) part à la cité céleste et "une joie éternelle couronnera leur tête".
Mais, par la grâce de Dieu, la joie future nous est déjà donnée en partie, raison
pour laquelle nous pouvons, de temps à autre, apprécier des moments
particuliers de bonheur que seul le Seigneur peut nous accorder en raison de
notre position "d'enfants de Dieu".
Hélas, il faut avouer que cette joie a tendance à diminuer fortement lorsque
l'adversaire de nos âmes emploie tous les moyens pour assombrir notre bonheur
d'appartenir à Christ.

Ainsi la joie dans l'épreuve (Jacques 1: 2), la joie d'appartenir à Christ, peut fort
bien être altérée par la tristesse résultante du contrecoup de nos épreuves.
Loin d'être un signe négatif, cette joie qui s'estompe dépeint une attitude que
l'apôtre Pierre trouve normale pour autant que l'on ne perde pas de vue l'héritage
qui nous est réservé dans les cieux.

C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez
attristés pour un peu de temps par diverses épreuves... 1 Pierre 1: 6 ((v. L. S)

La joie d'être gardés, la joie de recevoir un héritage qui ne peut se corrompre, la


joie d'être devenus une nouvelle créature, mais aussi (hélas) la contrepartie de la
vie chrétienne, à savoir les épreuves !

Promesse de vie éternelle et promesse de persécution ! Tel était le message du


Seigneur Jésus lorsqu'il parlait à ceux qui abandonneraient quoique ce soit en
faveur du royaume de Dieu. Promesse qu'ils retrouveraient en abondance ce
qu'ils ont abandonné AVEC EN PLUS : "... des persécutions, et, dans le siècle à
venir, la vie éternelle" ! (Marc 10: 29-30)

La tristesse résultante de la persécution, si elle éclipse de temps à autre la joie du


salut, n'empêche pas de garder cette paix qui provient de Dieu, cette paix qui
dépasse notre intelligence et qui pourrait nous faire passer aux yeux des
inconvertis pour des "je m'enfoutistes".

Conséquente à la présence de Dieu dans notre vie, cette paix bien réelle, ne nous
interdit pas de réclamer d'être délivrés des hommes méchants qui nous harcèlent,
pas plus qu'elle nous interdit de demander à ce que l'Église prie en faveur des
persécutés, au contraire !
Frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur se répande et soit
glorifiée comme elle l'est chez vous, et afin que nous soyons délivrés des
hommes méchants et pervers... 2 Thessaloniciens 3: 1-2 (v. L. S)

C'est lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d'une telle mort, lui de qui
nous espérons qu'il nous délivrera encore... 2 Corinthiens 1: 10 (v. L. S)

"Qu'il nous délivrera ENCORE", c'est l'apôtre Paul qui met continuellement son
espérance dans le Seigneur afin de poursuivre sa route semée d'embûches.
Il sait que, tant qu'il sera un témoin de Christ, il aura à affronter l'adversité et
qu'il aura TOUJOURS besoin de délivrances.

Délivré pour mieux servir ! C'était le souhait de son coeur !


Délivré pour garder la liberté de proclamer la Parole de Dieu ! C'était son but !

Délivré pour que je devienne utilisable !


Délivré pour que je ne dépense pas mon énergie à résister, à défendre ma cause !

Ainsi toutes persécutions physiques, morales, ou administratives, peuvent


conduire ceux et celles qui les subissent à crier à l'Éternel un pathétique :

Rends-moi la vie !

Ni heureux, ni malheureux, tel pourrait bien être notre état d'âme dans ce monde
où il nous faut, non seulement marcher à contre-courant, mais aussi résister à la
pression toujours plus forte d'un "ennemi" qui a décidé d'en finir avec nous ou du
moins de nous mettre sur la touche quant à notre témoignage.

N'avons-nous pas eu parfois les mains liées en raison de la vie pitoyable que
nous présentions, une vie dont l'apparence extérieure n'était pas enviable ?

Mais n'avons-nous pas aussi connu des moments de "résurrection" où notre


coeur se réanimait lorsque l'occasion nous était donnée de rendre témoignage de
ce que Dieu avait fait pour nous dans le passé ? C'est alors que l'Esprit nous
ranimait, que la vie revenait, nous permettant d'être des témoins vivants et
enviables en raison de la paix dans l'épreuve et de la joie qui venait d'être
insufflée !

Rends-moi la vie ! Un cri qui prend toute son ampleur si nous savons supporter
les souffrances (2 Timothée 4: 5) sans faire de compromis avec notre
engagement chrétien.

Rends-moi la vie ! Un cri qui ne peut laisser notre Père céleste indifférent.

... le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes pieux, et réserver les
injustes pour être punis au jour du jugement... 2 Pierre 2: 9

Alors si je sais que Dieu sait...., si je sais que Dieu délivrera ceux qui lui sont
fidèles, n'ai-je pas la liberté de faire comme l'apôtre Paul lorsqu'il réclamait la
délivrance et qu'il l'espérait pour les prochaines fois lorsqu'il serait confronté à
l'adversité ?

Vois ma misère, et délivre-moi ! Car je n'oublie point ta loi. (v, 153)

Le Psalmiste a su dépeindre sa misère. L'apôtre Paul a su le faire aussi.


Ils nous ont laissé un modèle de fidélité dans l'épreuve, un modèle de
persévérance, un modèle de foi.
Fidélité, persévérance et foi qui ont été entretenues parce que l'attachement à la
Parole de Dieu valait plus que la tranquillité gagnée par divers compromis.

L'apôtre Paul, loin de rester sur un échec apparent : "ma grâce te suffit", a
toujours su mettre son attente en Dieu pour être secouru.

Quelles persécutions n'ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m'a délivré DE


TOUTES. 2 Timothée 3: 11 (v. L. S)

Quelles persécutions j'ai souffertes - quelles persécutions jíai endurées - quelles


persécutions j'ai soutenues - quelles persécutions n'ai-je pas supportées ? Et le
Seigneur m'a délivré de toutes. (toutes versions confondues)

Alors... ! N'ai-je pas le droit d'espérer ? N'ai-je pas le droit de croire qu'en tant
qu'enfant de Dieu, mon Père céleste interviendra aussi en ma faveur ?
N'ai-je pas la foi de croire qu'il le fait en ce moment si je l'ai déjà prié ? Qu'il agit
quoique je ne discerne pas le moindre signe prouvant que la délivrance est en
marche ?

Vois ma misère... !
Nous voyons que le Psalmiste ne se lance pas dans une description sans fin de
ses malheurs. Il a déjà exposé son problème dans la simplicité : "Ils s'approchent,
ceux qui poursuivent le crime" (v. 150).
Il ne lasse pas l'Éternel en fournissant force de détails ou en suggérant des
conseils pour qu'il le délivre ! Non, il agit en toute simplicité : "Vois ma misère",
puis demande, toujours aussi simplement, à en être délivré. Rien de plus, rien de
moins si ce n'est le rappel qu'il n'oublie pas la loi de Dieu.

Ce rappel nous remet en mémoire que sa vie est liée à la Parole de Dieu, il n'y a
pratiquement pas de versets dans le psaume 119 qui n'ait un rapport avec les
commandements de Dieu ou toute autre expression synonyme.
Ce "détail" a toute sa signification lorsque l'on prend en considération un texte
de l'apôtre Jean qui met en évidence que nous devrions SAVOIR que, pour être
exaucé, il y a certaines conditions : La première étant d'honorer Dieu et de faire
sa volonté :

Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu'un l'honore
et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce. Jean 9: 31 (v. L. S)

L'Éternel s'éloigne des méchants, Mais il écoute la prière des justes. Proverbes
15: 29 (v. L. S)

Nouveau et Ancien Testament se rejoignent une fois de plus pour mettre en avant
la différence qu'il y a entre ceux qui servent l'Éternel, ceux qui ne le servent pas
et aussi ceux qui se servent de l'Éternel sans le servir !

Si donc nous sommes dans la main de Dieu, si notre coeur ne nous condamne
pas, nous pouvons avoir de l'assurance devant Dieu (1 Jean 3: 21) et demander la
délivrance que nous espérons :

Si notre coeur ne nous condamne pas, nous avons de l'assurance devant Dieu.
Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous
gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. 1 Jean
3: 21-22 (v. L. S)
Pour mémoire :

... le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes pieux, et réserver les
injustes pour être punis au jour du jugement... 2 Pierre 2: 9

Si nous ne demandons rien, il est clair que nous ne recevrons rien. Si nous ne
voulons pas de délivrance, Dieu ne nous forcera pas la main : "... d'autres furent
livrés aux tourments, et n'acceptèrent point de délivrance, afin d'obtenir une
meilleure résurrection..." (Hébreux 11: 35)

En apparence, ces derniers, aux yeux des croyants de l'époque, auraient pu


passer pour des gens de peu de foi surtout si l'on regarde la liste impressionnante
que nous rapporte l'épître aux Hébreux (Chapitre 11). Une liste incomplète que
l'auteur a volontairement abrégée en raison du manque de temps pour relater tous
les faits glorieux que la foi a engendrés aux travers d'hommes et de femmes qui
avaient décidé, non seulement de croire en Dieu, mais aussi de CROIRE DIEU,
de prendre sa Parole au mot !

Si nous ne demandons rien, si nous ne voulons pas de délivrance, sachons aussi


accepter notre sort sans nous plaindre de notre situation, sans parler d'injustice !
Dans le cas contraire, exposons librement nos besoins à Dieu tout comme l'a fait
le Psalmiste (v. 154a)

Défends ma cause

En écho à cette demande, j'entends la voix de l'Éternel par la bouche de son


serviteur Jérémie : " C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel : Voici, je défendrai ta
cause, Je te vengerai !... " (Jérémie 51: 36)

Alors que nous vivons dans le temps de la grâce, pouvons-nous nous attendre à
ce que notre cause soit aussi défendue par le Seigneur ?
Pourquoi pas !
Dieu n'a-t-il pas rappelé que la vengeance lui appartenait ? (Romains 12: 19 ;
Hébreux 10: 30).
N'a-t-il pas dit qu'il nous assisterait même devant les tribunaux ? "Ne vous
inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz ;
car le Saint-Esprit vous enseignera à l'heure même ce qu'il faudra dire." (Luc 12:
11-12).

Ainsi il n'est pas anti-biblique de demander à Dieu qu'il défende notre cause. Il
n'est pas anti-biblique de demander à être délivrés de ses ennemis !
Dès lors, rien nous empêche d'avoir la même pensée que le Psalmiste, que
l'apôtre Paul et que bien d'autres encore à moins que...
À moins que nous préférions souffrir EN SILENCE sans accepter de délivrance
comme l'ont fait quelques-uns dont les noms n'ont pas été cités dans le chapitre
11 des Hébreux, mais qui font partie de la liste des "héros de la foi".

Si tel n'est pas le cas, alors nous avons toute liberté de demander de l'aide au
Seigneur selon :

1) Ses promesses (v. 154)


2) Ses jugements (v. 156)
3) Sa bonté (v. 159)

Trois appuis que nous développerons la semaine prochaine si Dieu nous prête
vie.
En attendant, et puisque nous croyons que Jésus est Dieu :
Croyons aussi qu'il apportera la délivrance à ceux qui souffrent, que sa
délivrance est en marche si nous avons réclamé son secours !

Parce que les malheureux sont opprimés et que les pauvres gémissent,
Maintenant, dit l'Éternel,

je me lève,
j'apporte le salut à ceux contre qui l'on souffle.
Psaume 12. 5 (v. L. S)

***

On l'appellera (Jésus) Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel,


Prince de la paix. Esaïe 9: 6 (v. L. S)
J-M Ravé 21 février 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse
Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(45) (Resch) - Ps. 119: 153-160

45 - (3) Est-il toujours mon espérance lorsque je suis en face de


mes Goliaths?

Chaque matin, il venait narguer le peuple de Dieu. Chaque matin, il venait faire
valoir sa puissance redoutable en démontrant, par sa taille et par ses armes, son
invincibilité apparente.
Chaque soir, il revenait semer la panique dans le coeur de ceux qui allaient
chercher le sommeil pour oublier un instant ce géant mal intentionné. Tremblant
24 heures sur 24, la peur continuellement au ventre, le peuple de Dieu ne
bénéficiait pas du sommeil doux que l'Éternel procure à ceux qui suivent sa
Parole :

Mon fils, que ces enseignements ne s'éloignent pas de tes yeux, Garde la sagesse
et la réflexion...
... Si tu te couches, tu seras sans crainte ; Et quand tu seras couché, ton sommeil
sera doux.
Ne redoute ni une terreur soudaine, Ni une attaque de la part des méchants ;
Car l'Éternel sera ton assurance, Et il préservera ton pied de toute embûche.
Proverbes 3: 21-26 (v. L. S)

Si l'adversaire n'est pas à négliger, si sa force et sa méchanceté sont bien réelles


et si nous-mêmes nous ne sommes que des sauterelles aux yeux des géants qui
nous harcèlent aujourd'hui parce que nous appartenons à Christ, nous avons un
ami fidèle et tendre qui est toujours disposé à secourir ceux qu'il a rachetés.

Mais entre ce que Dieu désire et la liberté que nous lui donnons pour intervenir
dans notre vie selon SON conseil, il y a trop souvent un désaccord qui l'oblige à
attendre le moment favorable pour qu'il agisse librement.

Il attend le moment où nous déposerons nos armes !


Il attend l'instant où nous nous mettrons véritablement à SON service en
obéissant à SA parole, en faisant SA volonté et non la nôtre, en utilisant SES
moyens et non les nôtres.
Parfois le temps est si long que certains ont l'impression d'avoir été oubliés de
Dieu, alors qu'en réalité, ce sont eux qui n'ont pas laissé la priorité à Dieu.

Notre Père céleste n'oubliera jamais ses enfants ! Mais s'il lui arrive parfois de
faire silence, n'est-ce pas parce que nous avons d'abord voulu faire nos propres
expériences pour nous délivrer nous-mêmes plutôt que de tout "miser" sur
Dieu ?

Durant 40 jours Goliath, le Philistin, se présenta matin et soir devant une armée
qui s'enfuyait au simple son de sa voix (1 Samuel 17: 16 & 24). 40 jours
interminables, 40 jours durant lesquels pas un homme n'eût l'idée de se tourner
vers celui qui avait ouvert la mer Rouge, qui avait abattu les murailles de
Jéricho, celui qui avait déjà combattu pour eux à de multiples reprises et qui leur
avait donné le pain du ciel (la manne) !
Personne n'eut la pensée de se confier dans l'Éternel qui avait promis de marcher
devant son peuple, personne, pas même le roi Saül !

Depuis combien de temps sommes-nous dans la crainte en raison de nos


difficultés, en raison de l'avenir sombre qui se dessine à l'horizon ?
Depuis 40 jours ? Depuis plusieurs mois ? Plusieurs années ? (Je pense à ceux et
celles qui n'ont plus les moyens de se faire soigner - voir message N° 43).
Depuis combien de temps le peuple du Seigneur tremble-t-il à la vue
IMPRESSIONNANTE de l'arsenal employé par l'adversaire de nos âmes ?

Nos Goliaths, ceux qui nous harcèlent, sont toujours capables de nous faire
peur ! Ils paraissent toujours invincibles devant les hommes qui n'ont pas ou
plus la foi !
Qu'en est-il de ma foi ?

Le peuple de Dieu s'enfuyait devant un Goliath qui ne faisait que parler, rien que
parler ! Il n'avait encore ni blessé, ni tué un Israélite ! Seuls ses paroles et son
aspect redoutable faisaient trembler les fils d'Israël jusqu'au jour où....

Jusqu'au jour où David vînt lui faire son affaire en le combattant au nom de
l'Éternel !
Lui, il connaissait les promesses de Dieu, non seulement il s'en souvenait, mais,
malgré son jeune âge, il avait déjà expérimenté diverses délivrances
extraordinaires : "L'Éternel, qui m'a délivré de la griffe du lion et de la patte de
l'ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin..." (1 Samuel 17: 37)
Ainsi donc rien n'est impossible à celui qui croit ! Il n'y a rien d'impossible à
celui qui ose marcher au Nom de l'Éternel en s'appuyant sur ses promesses !

C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour (qu'on nous tourmente en
2008), Qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie.
Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui
nous a aimés. Romains 8: 36-37 (v. L. S)

Quelles persécutions n'ai-je pas (Paul) supportées ? Et le Seigneur m'a délivré


de toutes. 2 Timothée 3: 11 (v. L. S)

La victoire est donc possible ! Elle l'est en tout cas sur la dépression, le
découragement !
Reconnaissons que cette victoire-là est capitale, car d'elle dépend notre conduite,
d'elle dépend notre bien-être intérieur. En ayant retrouvé le courage, nous
pourrons plus facilement nous approprier le bénéfice de la victoire que le Fils de
Dieu a remporté à Golgotha !

C'est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon aide, je
ne craindrai rien ; Que peut me faire un homme ? (fut-il un géant ?) Hébreux
13: 6 (v. L. S)

Ai-je vraiment cette assurance ? Est-ce que je crois fermement, qu'en ce moment
précis, le Seigneur est mon aide et, qu'en conséquence, je n'ai rien à craindre ?

L'apôtre Paul l'avait dans son coeur ! Il l'avait CONTINUELLEMENT car, dans
le passé, il avait expérimenté la fidélité de Dieu et s'attendait à l'expérimenter
jusqu'à la fin de sa vie. Comme Abraham, il savait que ce que Dieu promet, il a
le pouvoir de l'accomplir !

... sans faiblir dans la foi... Il (Abraham) ne douta point, par incrédulité, au sujet
de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et
ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir. C'est
pourquoi cela lui fut imputé à justice. Romains 4: 19-22

Dieu honore toujours la foi lorsqu'elle est ferme et qu'elle s'appuie uniquement
sur les promesses qu'il a faites, et cela quoi qu'il arrive !
Cette foi particulière provient d'une espérance saine qui n'a rien à voir avec
l'espoir de ceux qui espèrent en doutant, qui espèrent sans trop y croire !
Les promesses de Dieu sont immuables, elles ont été faites par un Dieu qui ne
saurait mentir ! Promesses sur lesquelles les hommes de foi, tel l'auteur du
psaume 119, n'ont pas manqué de s'appuyer quoiqu'il leur en coûtât de larmes et
de patience.

"Rends-moi la vie", avait-il dit à plusieurs reprises ! (v, 154 ; 156 ; 159 ; pour ce
qui concerne la lettre "Resch".)

Rends-moi la vie selon ta parole ! (v. 25 ; 107)


Rends-moi la vie selon ta promesse ! (v. 154)

C'est en s'appuyant sur SA parole, celle de Dieu, qu'il pouvait formuler une
telle demande.
C'est en s'appuyant sur SA promesse, toujours celle de Dieu, qu'il pouvait
"harceler" l'Éternel par des rappels.
Lui aussi avait "la pleine conviction que ce que Dieu promet il peut aussi
l'accomplir."

Ai-je la même conviction ?


Il le faudrait ! Car, lorsque Dieu s'engage, sa sainteté l'oblige à respecter ses
engagements, faute de quoi, il ne serait plus le Dieu de Vérité !
Mais son engagement dépend beaucoup DE L'ATTITUDE QUE NOUS
POUVONS AVOIR !

En effet, nous savons que le Seigneur VEUT que tous les hommes soient sauvés.
Ce vouloir s'appuie sur des promesses qui ont été faites, des promesses qui ne
sont pas plus limitées par le temps que par le nombre d'appelés. "Il y a beaucoup
d'appelés, mais peu d'élus" disait le Seigneur Jésus (Matthieu 22: 14).
L'appel est fait continuellement ! La promesse d'entrer dans le Royaume de Dieu
est toujours proposée, mais il y en a peu qui acceptent cette offre adressée à
l'humanité toute entière ! Il suffit de regarder autour de nous, près de nous peut-
être, pour se rendre compte qu'il y a encore des appelés qui n'ont pas répondu
favorablement à l'appel du Seigneur !

.... la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au
loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Actes 2: 39
(v. L. S)

Cette vie éternelle, qui a été volée dans le jardin d'Éden, nous est rendue si nous
acceptons les conditions de Dieu selon SA promesse. C'est toujours LUI qui fixe
les conditions puisque c'est LUI qui est le Créateur !

Cette promesse est celle sur laquelle se base toute notre espérance, autant pour la
vie à venir que pour la vie présente ! D'elle dépend le déroulement de notre vie et
l'accomplissement des autres promesses destinées à ceux et celles qui
marcheraient dans le chemin étroit.

Comme nous l'avions dit un peu plus haut, lorsque Dieu s'engage, il ne peut pas
se dégager de sa Parole. C'est toujours l'homme qui ne respecte pas les
conditions et qui, par son attitude, contraint le Seigneur à retarder l'exécution de
sa Parole.

Ainsi, si je ne me décharge pas de mes soucis sur le Seigneur, je ne peux pas


m'attendre à ce qu'il m'en libère ! Si je ne respecte pas SES règles, il ne peut pas
agir et me laisse avec les fardeaux que je ne veux pas lui abandonner.

... déchargez-vous sur lui (Dieu) de tous vos soucis, car lui-même prend soin de
vous. 1 Pierre 5: 7 (v. L. S)

Venez à moi (Jésus), vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai
du repos. Matthieu 11: 28

Comment cette promesse de repos peut-elle se concrétiser sinon en agissant de


façon à ce que la promesse puisse s'accomplir ?
Comment toutes les autres promesses des Saintes Écritures s'accompliront-elles
si ce n'est en suivant ses ordonnances, ses conseils, en obéissant à ce qu'il
demande ?

Vous me chercherez, et vous me trouverez, SI vous me cherchez de tout votre


coeur. Jérémie 29: 13 (v. L. S)

Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on


vous ouvrira. Car :
- quiconque demande reçoit,
- celui qui cherche trouve,
- et l'on ouvre à celui qui frappe. Matthieu 7: 7-8 (v. L. S)

Toutes les promesses de Dieu sont conditionnelles ! Ma part est donc de remplir
la ou les conditions pour qu'il accomplisse SA parole en fonction de SES
promesses !

N'est-ce pas ainsi que notre Psalmiste faisait, lui qui s'attachait fermement à
l'Écriture et qui devait déjà savoir que : "Dieu n'exauce point les pécheurs ;
mais, que si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce."
(Jean 9: 31)

Après avoir fait valoir les promesses divines, après avoir mis Dieu devant ses
responsabilités face à sa Parole (en les lui rappelant), maintenant il va faire appel
au jugement de Dieu !

Rends-moi la vie selon tes jugements ! (v. 156)

Réclamer le jugement de Dieu peut être une demande à risque dans le sens où
nous-mêmes nous pourrions d'abord être examinés afin de savoir si notre requête
peut être prise en considération.

Comment pourrais-je demander à ce que le Seigneur me justifie et défende ma


cause si de mon côté je ne me comporte pas selon ce que l'Écriture me
demande ?
Comment pourrais-je réclamer son secours, sa justice, si je m'oppose à la volonté
de Dieu dans certains domaines de ma vie ? Si je m'oppose au Saint-Esprit qui a
mis en évidence certains manquements qui doivent être corrigés ?

"Le salut est loin des méchants, Car ils ne recherchent pas tes statuts." Ps. 119:
155 (v. L. S)

Le salut, la délivrance n'est pas faite pour ceux et celles qui refusent de
rechercher la volonté de Dieu ni pour ceux et celles qui agissent avec liberté
quant à ses commandements !
On ne peut pas espérer le secours de l'Éternel si l'on persiste à vivre en ennemi
de Christ ou, tout simplement, à vivre sans se soucier de SA parole !
Personne ne pourra faire admettre qu'il a accepté Christ comme Sauveur et
SEIGNEUR de sa vie et, en même temps refuser les "lois seigneuriales"
qu'il a données à son peuple !

Point n'est besoin d'insister davantage pour comprendre qu'aux yeux du Seigneur
"la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est
pas moins que l'idolâtrie et les théraphim" (1 Samuel 15: 23) et que la
désobéissance nous fait prendre le risque d'être rejetés: "Puisque tu as rejeté la
parole de l'Éternel, il te rejette aussi comme roi." (1 Samuel 15: 23)

Résister à la volonté de Dieu en ne voulant pas suivre sa Parole, alors que nous
l'avons bien comprise, ne va-t-il pas nous faire tomber dans le camp des
déserteurs, des traîtres ?

Je vois avec dégoût des traîtres qui n'observent PAS ta parole. Psaume 119: 158
(v. L. S)

Après s'être appuyé sur les promesses de Dieu, après avoir mis en avant les
jugements de l'Éternel, ceux d'autrefois (v. 52), après avoir parlé de leur justesse
(v. 75), voilà que l'auteur du Psaume 119 va maintenant s'appuyer sur la bonté du
Seigneur :

Éternel, rends-moi la vie selon ta bonté ! (v. 159)

Nous l'avons vu, les promesses de Dieu sont conditionnelles et les jugements de
Dieu sont justes...
Forts de ces vérités et conscients de nos faiblesses, sachant que notre chair a
toujours des désirs contraires à l'Esprit (Galates 5: 17), que nous ne faisons pas
le bien que nous devrions faire et que nous faisons (encore) le mal que nous ne
voulons pas (Romains 7: 19), nous sommes bien obligés de compter sur la bonté
de Dieu et sur sa grâce ... selon ses promesses et ses jugements !

Si nous pouvons faire comme le Psalmiste et demander à ce que notre


engagement soit pris en considération...

Considère que j'aime tes ordonnances (v. 159)


... sachons le faire en mettant en avant l'oeuvre parfaite de Christ, car qui
pourrait prétendre avoir mérité quoi que ce soit en raison de son engagement, de
son attachement au service du Maître ?

Christ a TOUT accompli pour nous !


C'est à cause de ce qu'IL a fait, que je puis être au bénéfice de SES promesses,
lui qui a été sanctionné à cause de MON péché, lui sur lequel le jugement de
Dieu est tombé afin que je sois épargné de la juste colère divine et que je sois
gracié !

Serviteurs inutiles (Luc 17: 10) qui avons (peut-être) accompli tout ce qui nous a
été ordonné, avons-nous le droit de demander à notre Père céleste de prendre en
considération notre obéissance afin qu'il nous débarrasse de nos Goliaths ?

Notre obéissance, il est vrai, sera prise en considération puisque Dieu n'exauce
pas les pécheurs, mais, en aucun cas, nous ne pourrons la faire valoir pour
obtenir quelque chose de Dieu !
C'est notre foi dans les promesses de Dieu et notre persévérance à y croire sans
relâche qui fera mouvoir le bras divin tandis que nous continuerons à marcher
dans l'obéissance à SA parole !

Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu'à
la fin une pleine espérance, en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que
vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.
Hébreux 6: 11-12 (v. L. S)

***
Rends-moi la vie selon ta promesse ! (v. 154)
Rends-moi la vie selon tes jugements ! (v.156)
Rends-moi la vie selon ta bonté ! (v. 159)
***

Quand je marche au milieu de la détresse, tu me rends la vie, Tu étends ta main


sur la colère de mes ennemis, Et ta droite me sauve. Psaume 138: 7 (v. L. S)

La peur des géants empêcha le peuple de Dieu de prendre possession du pays de


la promesse, des géants qui n'avaient pas touché un seul cheveu des douze
espions !
La peur des géants et l'incrédulité !
N'oublions pas cette dernière qui, en réalité, tient la première place puisque c'est
elle qui fait passer nos géants pour plus puissants que Dieu !

Goliath, quant à lui, n'avait pas touché à un seul soldat de l'armée d'Israël et
pourtant chacun tremblait parce que la foi dans les promesses de Dieu avait
laissé place à l'incrédulité !

Dans ces deux cas, c'est la peur qui fut le véritable géant et non des hommes de
haute stature ! C'est la peur qui déforme la réalité, c'est elle qui paralyse notre foi
dans la Parole de Dieu et qui fait venir sur nous le malheur redouté !

Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive ; Ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint.
Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s'est emparé de moi. Job 3:
25-26 (v. L. S)

La plus grande peur, la plus grande crainte que le Psalmiste pouvait avoir était
celle de déplaire à Dieu ! "Mon coeur ne tremble qu'à tes paroles" (v. 161) ;
"Mes persécuteurs et mes adversaires sont nombreux ; Je ne m'écarte point de
tes préceptes..." (v. 157)
Une crainte salutaire qui devrait être la nôtre!

Jamais Dieu ne sera tenu en échecs par nos géants, par ceux qui nous paralysent
et qui tentent de faire valoir leur invincibilité.
Rappelons-nous que, quelles que soient les armes qu'ils emploient, quelles que
soient leurs protections, le Seigneur connaît le défaut de la cuirasse.

À nous donc de nous appuyer sur les PROMESSES de Dieu, de croire que ses
JUGEMENTS ne manqueront pas de s'exercer et que sa BONTÉ est toujours
pour ceux et celles qui le craignent et qui marchent dans SES voies !

Tu es le Dieu de mon salut,


Tu es TOUJOURS mon espérance.
Psaume 25: 5
***

ASSIS AVEC CHRIST. (283 JEM)

Assis avec Christ dans les lieux célestes, regardons en bas l'ennemi vaincu.
Assis avec Christ dans les lieux célestes, nous ne craignons rien devant l'ange
déchu.

Car c'est en Jésus-Christ que nous sommes vainqueurs. Il nous a délivrés de


l'oppresseur !
Car c'est en Jésus-Christ que nous sommes vainqueurs. Il nous a rachetés, Il est
Seigneur !

1981 Jeunesse en Mission

***

J-M Ravé 1er mars 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(46) (Schin) - Ps. 119: 161-168

46 - (1) Mieux vaut obéir à Dieu...

Un choix qui ne mettra JAMAIS en danger notre vie... éternelle!

Si l'Éternel n'était pas mon secours, mon âme serait bien vite dans la demeure du
silence. Psaume 94: 17 (v. L. S)

Tout au long du Psaume 119, nous avons appris à connaître un homme qui fut la
cible de ceux qui ne craignaient pas l'Éternel.
Son parcours et sa fidélité à Dieu sont remarquables parce qu'ils démontrent
qu'une foi qui s'appuie sur la Parole de Dieu peut résister à tous les assauts du
malin et se maintenir jusqu'à la délivrance promise par le Seigneur.

Souvenons-nous que certains de ses persécuteurs avaient le bras long ! C'étaient


des personnages hauts placés ayant le pouvoir d'anéantir ceux qui leur
résistaient.

Au verset 23, le psalmiste avait déjà mis en avant que des princes parlaient
contre lui, des princes qui s'intéressaient à un individu dans le but de le faire
changer d'opinion. Certes, ce n'était pas de la grande persécution, mais ce
comportement allait ouvrir les portes de la méchanceté et permettre qu'il y ait,
par la suite, un effet "boule de neige".

- Le fait que des autorités s'en prennent à un individu ou à une catégorie de


personnes pour les "persécuter",
- Le fait qu'elles changent certaines lois justes pour accréditer des
comportements qui ont toujours été condamnés...

... toutes ces actions vont permettre à une partie de la population de suivre le
mouvement en faisant passer leurs sautes d'humeur sur ceux et celles qui sont la
cible de leurs détracteurs.
C'est ainsi que nous voyons qu'une partie de la populace, orgueilleuse et
méchante, ne manquera pas de faire le travail des princes, le travail des autorités,
en rendant la vie difficile à ceux qui ne veulent pas suivre le mouvement.
- Des orgueilleux me chargent de railleries... (v.51)
- Des orgueilleux imaginent contre moi des faussetés... (v. 69)
- ... les orgueilleux qui m'oppriment sans cause... (v. 78)
- Des orgueilleux creusent des fosses devant moi (v. 85)

Avec le temps, nous constatons, une fois de plus, que la persécution devient de
plus en plus forte !
D'abord des railleries qui pourraient être la copie des paroles des princes.
Ensuite des faussetés, c'est-à-dire des accusations mensongères.
Et enfin, les fausses déclarations n'ayant pas eu l'effet escompté, les grands
moyens sont mis à disposition pour "piéger" celui qui voulait rester fidèle aux
commandements de Dieu !

Suite à une telle escalade dans la méchanceté, il est compréhensible que celui qui
aimait l'Éternel crie à lui pour ne plus subir de tels assauts.

- Ne me laisse pas opprimer par des orgueilleux ! (v. 122)

Tous ces orgueilleux, nous le savons, n'avaient pas la crainte de l'Éternel et ne se


préoccupaient pas de ses commandements. Bien au contraire ! La fidélité d'un
croyant ne faisait que les exciter car elle mettait en évidence leur propre
infidélité.

"Il n'y a rien de nouveau sous le soleil" disait l'Ecclésiaste (1: 9). De ce fait,
aujourd'hui, en 2008, nous pouvons être placés dans des circonstances
identiques. À nous de ne pas faire le jeu des adversaires de l'Évangile, à ne pas
entrer dans leurs conciliabules, à ne pas faire de compromis avec la Vérité car :
"Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. (Jacques 4: 6 ;
1 Pierre 5: 5)

Notons qu'il n'y a pas besoin de s'engager aussi loin dans le mal que les
orgueilleux dont nous venons de parler. Rien que le fait de résister à Dieu
démontre un certain orgueil qui laisse entendre que l'on a pas besoin du
Seigneur, que l'on estime pouvoir vivre sans lui et que sa Parole ne vaut pas plus
que celle des hommes.
Une telle attitude, si elle se prolonge, pourrait bien donner le feu vert à Dieu
pour qu'il endurcisse le coeur et ferme ainsi, à tout jamais les portes de la grâce
pour avoir méprisé le "jour du salut".
Après avoir mis en évidence la conduite des orgueilleux, l'Écriture nous montre
que les "méchants" profitent de l'occasion pour hurler avec les loups et grossir
les rangs des persécuteurs. Le moment est favorable pour manifester, au grand
jour, les mauvais sentiments de leur coeur, et cela sans courir le risque d'être
puni par des princes et des autorités qui ont ouvert la voie à la persécution.

Ainsi le chemin qui mène à la perdition est un chemin large où l'on rencontre
toutes sortes de gens animés par le même esprit, celui du prince des ténèbres qui
ne supporte pas la Lumière :

- Les pièges des méchants m'environnent... (v. 61)


- Des méchants m'attendent pour me faire périr... (v. 95)
- Des méchants me tendent des pièges... (v. 110)

À la différence des orgueilleux qui avancent progressivement dans le mal, nous


voyons que les méchants mettent "cartes sur table", ils ne cachent pas leur
méchanceté. D'emblée, ils placent leurs pièges, d'emblée, ils font bien
comprendre que leur but est de détruire, de faire périr !
Même s'ils ne peuvent pas agir aussi ouvertement qu'au temps du Psalmiste, les
méchants d'aujourd'hui ont le même désir dans le coeur. Les moyens peuvent
être différents, mais le but reste le même : détruire, anéantir la foi !

Devant une telle "armée" de persécuteurs, que peut faire l'homme sinon placer
TOUTE son espérance en Dieu comme le faisait le Psalmiste afin d'être fortifié,
de tenir ferme ? "Vois ma misère et délivre-moi !" (v. 153)

Lorsque les orgueilleux et les méchants sont chapeautés par des princes, par des
autorités qui ferment les yeux pour ne pas voir le mal qui servent leur cause,
lorsqu'ils sont encadrés par des princes ou des autorités qui méprisent les
commandements de Dieu, la terre entière se trouve alors sous l'influence du mal
et court vers la catastrophe.

Bien des signes annonciateurs démontrent que notre planète "chancelle comme
un homme ivre" à cause du péché de ses habitants et qu'elle risque de ne plus se
relever si les hommes ne se détournent pas de leurs mauvaises voies. "La terre
chancelle comme un homme ivre, Elle vacille comme une cabane ; Son péché
pèse sur elle, Elle tombe, et ne se relève plus." (Esaïe 24: 20)
En raison de cette catastrophe annoncée, nous devons être d'autant plus sensibles
à la voix du Seigneur et rester fermement attachés à la Parole de Dieu.
Si comme l'auteur du Psaume 119 nous sommes "persécutés", tourmentés,
importunés, par des autorités influencées par l'esprit de l'Antichrist, à combien
plus forte raison nous devons nous rappeler que le dernier mot appartiendra à
Dieu lorsqu'il faudra comparaître devant lui pour répondre de notre vie.

Des princes me persécutent sans cause ;


Mais mon coeur ne tremble qu'à tes paroles. (v. 161)

Le verset 161, qui vient d'être cité, est tiré de l'avant dernière lettre de notre
Abécédaire : "Schin".
Nous voyons que ce premier verset rappelle que les princes (les autorités) n'ont
pas changé de politique à l'égard de ceux qui craignent l'Éternel.
Par leur attitude, ils ont laissé entendre qu'ils approuvaient tacitement toutes les
exactions faites à l'encontre de ceux et celles qui étaient, et qui restent, l'objet de
leur aversion.
Eux, ils avaient commencé simplement par des paroles afin de lancer un
processus, puis, il semble qu'ils aient laissé la place aux orgueilleux et aux
méchants jusqu'au moment où nous les voyons reprendre en main la situation.
Qu'ont-ils fait durant tout ce temps ?
Qui sait s'ils n'ont pas réfléchi à des moyens pour que la persécution soit légale
au travers de lois qui leur laissent les mains libres pour agir officiellement ?

Si nous revenons au début du Psaume 119, nous verrons que ce sont bien eux, les
grands de ce monde, en l'occurrence les princes, qui ont semé le désordre au lieu
de défendre l'ordre institué par Dieu et ses commandements : "Des princes ont
beau s'asseoir et parler contre moi...."(v. 23)

En effet, avant le verset 23, nous ne voyons pas qu'il y ait eu des personnes qui
s'opposent au psalmiste. Lorsqu'il est parlé des orgueilleux (v. 21), ce n'est pas
pour les mettre en cause à l'égard de sa personne. Ils sont orgueilleux, ils
porteront la peine de leur péché, un point c'est tout !
Ce sont donc des princes qui ont commencé les hostilités, eux qui devaient être
des modèles pour encourager le peuple à suivre la Loi de l'Éternel, donnée par le
biais de Moïse.
N'est-il pas attristant de se rendre compte que, plus on monte dans la hiérarchie
des hommes, moins il y a la crainte de Dieu ! Il nous suffit de parcourir les livres
des Rois et des Chroniques pour s'apercevoir qu'un nombre considérable de rois
"firent ce qui est mal aux yeux de l'Éternel" !
Que disent nos livres d'histoire pour nos pays "christianisés" ?
Qu'en est-il aujourd'hui ? Nos dirigeants ont-ils la crainte du Seigneur ?
Font-ils tout pour préserver la foi des anciens, de ceux qui ont envoyé un nombre
incalculable de missionnaires aux quatre coins de la Terre ?

Les terres d'accueils pour les persécutés ne sont-elles pas devenues des
"terres d'écueil", des terres où l'on condamne maintenant ceux qui veulent
préserver la morale chrétienne ?

Quoiqu'il en soit, quels que soient les gouvernements ou les époques, nous
relevons qu'il y a TOUJOURS eu des hommes et des femmes qui n'ont pas fléchi
les genoux devant les Baals de toutes sortes, qui ne se sont pas souillés en
obéissant à des lois humaines qui contredisaient les lois divines.
À toutes les époques et en tous lieux, des hommes et des femmes ont davantage
eu la crainte de l'Éternel que la crainte des hommes. Certains en ont perdu la
liberté, d'autres la vie, mais tous ont "gagné" le ciel !

"Mais mon coeur ne tremble qu'à tes paroles", disait le Psalmiste, et parce qu'il
en était ainsi, il se détournait du mal en refusant de suivre les ennemis du
Seigneur, en refusant de se plier à leur volonté quant à la foi et à la discipline que
demandent les Saintes Écritures.

... par la crainte de l'Éternel on se détourne du mal. Proverbes 16: 6 (v. L. S)

Qu'apporte de bénéfique cette crainte de l'Éternel ?


L'obéissance à la Parole de Dieu est-elle la garantie d'une vie plus ou moins
agréable sur cette Terre ?
Nous voyons bien que non !
Le psaume 119 met en évidence que la crainte de l'Éternel et l'obéissance aux
commandements de Dieu n'apportent pas toujours la tranquillité dans un monde
qui est sous la puissance du prince des ténèbres, de Satan !

Par contre, elle permet d'avoir la paix dans le coeur quelles que soient les
situations !
Si cette paix peut paraître négligeable aux yeux de certains, la crainte de l'Éternel
et l'obéissance à sa Parole ouvrent, au travers de Jésus-Christ, les portes d'une
éternité qui se passera dans un lieu où il n'y aura plus de larmes : le Paradis.

Si des princes (des autorités), des orgueilleux, des méchants, peuvent chercher à
nous rendre la vie difficile au point de nous faire (un peu) appréhender l'avenir,
que nous puissions toujours avoir la crainte de l'Éternel et ne "trembler" qu'à sa
Parole.
Trembler, non pas pour ce qui va nous arriver, mais pour ce qui va arriver aux
persécuteurs des croyants et à tous ceux et toutes celles qui méprisent le salut en
Jésus-Christ.
Que notre crainte soit toujours celle d'attrister le Seigneur et non de redouter sa
colère.

l'Éternel connaît la voie des justes, Et la voie des pécheurs mène à la ruine.
Psaume 1: 6 (v. L. S)

Laissons les princes, les orgueilleux et les méchants poursuivre leur route large
qui conduit à la perdition tandis que nous continuerons à être des témoins - par
l'exemple et par la parole - afin d'en sauver au moins quelques-uns, ceux qui
seront interpellés dans leur conscience à cause de notre fidélité dans l'adversité.
Montrons-leur qu'en toutes circonstances, nous nous réjouissons de la Parole de
Dieu tout comme le Psalmiste s'en réjouissait malgré la persécution (v.162) :

Je me réjouis de ta parole, Comme celui qui trouve un grand


butin.

Depuis que nous connaissons le Psalmiste, nous avons vu combien il avait à


coeur de s'attacher aux commandements de Dieu, combien il voulait en savoir
davantage, comment il demandait à être renouvelé et enseigné pour mieux saisir
la pensée de l'Éternel. (Sans doute désirons-nous la même chose nous qui, depuis
une année l'accompagnons au travers du Psaume 119 ?)

Au fur et à mesure que l'adversité grandissait, son amour pour Dieu et sa


dépendance envers lui suivait la même progression.
Il n'était pas de ceux qui jettent l'Écriture aux orties après une "légère affliction"
ou une réponse négative suite à la prière. Non ! Cet homme savait ce qu'il avait à
faire ! Il était conscient qu'en dehors de Dieu il n'y a point de salut ! Ainsi il
aurait fort bien pu se joindre à l'apôtre Pierre et dire :

Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jean 6: 68 (v.


L. S)

À qui irions-nous lorsque les géants qui nous menacent se présentent soir et
matin pour tenter de nous perturber et nous faire lâcher prise quant à notre foi ?
(voir le message précédent)
À qui irions-nous sinon à Jésus ? LE SEUL NOM qui ait été donné aux hommes
pour qu'ils soient sauvés !

Emmanuel, Dieu avec nous ! Dieu avec ceux qui craignent son nom et qui
marchent dans ses voies !
Jésus, le Fils de Dieu qui a vaincu "le roi des épouvantements" (Job 18: 14) qui a
vaincu la mort, ne peut-il pas aussi vaincre nos géants, ceux qui veulent nous
terroriser et qui ignorent, qu'au nom de l'Éternel, ils pourraient être emportés
comme de simples fétus de paille !

Celui qui met en Jésus


Une pleine confiance,
Jamais ne chancelle plus,
Complète est sa délivrance.

Refrain
Par la foi nous marcherons,
Par la foi nous triomphons,
Par la foi, mon rédempteur
Me rendra plus que vainqueur !

.....................................................

Par la foi je marcherai,


En comptant sur tes promesses,
Par lui je triompherai
En tout temps de mes détresses !

(A. Humbert / J. McGranahan)


"Je me réjouis de ta parole, Comme celui qui trouve un grand butin." Cette
joie non simulée n'est pas la manifestation d'un coup de coeur ou d'une émotion
passagère, elle est si réelle qu'elle implique le désir de marcher dans la vérité en
dépit des princes qui le persécutent.

La persécution dirigée contre ceux qui ont placé leur foi dans le Dieu véritable et
dans son Fils Jésus-Christ a toujours eu un effet contraire à ses objectifs.
Elle a souvent ensemencé, malgré elle, des graines de vie qui ont conduit des
âmes à se tourner vers le Seigneur.
En effet, lorsque l'on voit l'attitude de certains persécuteurs dans les siècles
passés, lorsque l'on entend parler des tourments infligés aux chrétiens de
certaines régions du monde, lorsque l'on découvre la "méchanceté" de certains
"anti-Dieu", on peut se demander comment quelqu'un de sensé voudrait changer
de conduite pour leur ressembler. (Je pense particulièrement au temps des
Huguenots lorsque les religieux catholiques torturaient les protestants et les
faisaient passer sur le bûcher afin d'obliger la population à suivre Christ selon les
idées de Rome !)

Pour ce qui concerne notre Psalmiste, sa joie à prendre connaissance de la Parole


de Dieu porte deux fruits bien visibles qui, il faut le reconnaître, ne feront
qu'exaspérer ceux qui lui en veulent :

1) La haine du mensonge. (v. 163)


2) Une consécration quasi parfaite à Dieu. (v. 164)

Ces engagements ne sont pas au-dessus de nos forces et sont même fortement
recommandés (si ce n'est exigés) dans le Nouveau-Testament :

1) - ... ayez à vos reins la vérité pour ceinture. (Éphésiens 6: 14)


- Mais pour les lâches, les incrédules... et tous les menteurs, leur part sera dans
l'étang ardent de feu et de soufre... (Apocalypse 21: 8)

2) - Priez sans cesse. (1 Thessaloniciens 5: 17)


- Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications.
Veillez à cela avec une entière persévérance... (Éphésiens 6: 18)

Je pense qu'il n'est pas nécessaire de développer davantage l'idée que celui qui a
été racheté par le précieux sang de Christ, DOIT marcher dans la vérité. Le texte
de l'Apocalypse qui vient d'être cité est suffisamment explicite pour montrer la
fin qu'auront les menteurs, une fin déjà prononcée dans le Psaume 5 au verset 6:
"Tu fais périr les menteurs".
Quant à la prière.... ! Nous voyons que le psalmiste savait s'arrêter jusqu'à 7 fois
par jour pour louer l'Éternel allant même jusqu'à se lever la nuit pour exprimer sa
reconnaissance : "Au milieu de la nuit je me lève pour te louer, A cause des
jugements de ta justice." (v. 62)

Que son attitude nous amène à la réflexion et à faire un parallèle avec


l'exhortation de l'apôtre Paul que nous venons de lire : "Priez sans cesse",
exhortation enrichie par de nombreux textes qui nous invite à rendre des actions
de grâce à notre Seigneur, y compris lorsque nous sommes dans le besoin !

Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à
Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Philippiens 4. 6

Ces actions de grâces, ces louanges qui montent du coeur du psalmiste,


proviennent du fait qu'il avait compris que Dieu a établi des lois justes ! Des lois
que personne ne pourra renverser, des lois qui garantissent la paix dans le coeur
pour celui qui se confie en l'Éternel et qui a à coeur de suivre ses instructions. (v.
164 & 165)

Sept fois le jour je te célèbre, À cause des lois de ta justice.


Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi....

Puissions-nous toujours montrer notre reconnaissance d'avoir été sauvés de la


perdition éternelle.
Ayons continuellement de la gratitude envers le Fils de Dieu qui a
VOLONTAIREMENT pris sur lui notre (ma) condamnation. Que notre amour
pour le Père Céleste et sa Parole soit inconditionnel car :

Il n'y a donc MAINTENANT aucune condamnation pour ceux qui sont en


Jésus-Christ, lesquels ne marchent point selon la chair, mais selon l'Esprit.
Romains 8: 1 (v. D. M. & v. Ostervald)
***

Dans toutes leurs détresses ils n'ont pas été sans secours, Et l'ange qui est
devant sa face les a sauvés ; Il les a lui-même rachetés, dans son amour et sa
miséricorde, Et constamment il les a soutenus et portés, aux anciens jours. Esaïe
63: 9 (v. L. S)

Si l'Éternel n'était pas mon secours, mon âme serait bien vite dans la demeure du
silence. Psaume 94: 17 (v. L. S)

J-M Ravé 8 mars 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(47) (Schin) - Ps. 119: 161-168

47 - (2) En passant à côté de la Croix (message de Pâques)

Le monde qui nous entoure a su détourner, à son avantage, les fêtes chrétiennes
qui jalonnent le calendrier.
N'allons surtout pas lui jeter la pierre en raison de ce comportement ! Lui, au
moins, il a su, et il sait encore, profiter de toutes les occasions, bonnes ou
mauvaises, pour annoncer son message de... "libération" !
Libération du "carcan" de la foi en Dieu, "libération" de la morale chrétienne,
tout en gardant quand même certains "avantages" du christianisme qui lui
permettent de faire la fête.

Puissions-nous, en tant que chrétiens - ayant accepté Jésus comme Sauveur et


Seigneur - avoir une même détermination pour profiter de toutes les occasions
afin d'annoncer la bonne nouvelle de l'Évangile tout autour de nous, aujourd'hui
plus que jamais !

... prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends,


censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant.
Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine...
... ils détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. 2
Timothée 4: 1-4 (v. L. S)

Alors que nous entrons dans les fêtes pascales, il serait impensable de passer à
côté d'elles sans mentionner l'oeuvre de Dieu envers les hommes. De même, il
serait impensable que le monde ne profite pas de cette aubaine pour faire de
l'argent.

Comment pourrions-nous supprimer Noël ou Pâques ?


Personne ne voudrait que ces fêtes soient effacées du calendrier, les
commerçants moins que les autres car ils aiment la musique des pièces sonnantes
et trébuchantes qui tombent dans leur tiroir-caisse en abondance à ces
occasions !

Quant à nous, enfants de Dieu, rachetés par le sang de Jésus-Christ, lavés,


purifiés de nos fautes, il n'est pas possible d'oublier l'événement le plus
extraordinaire qui ait pu se passer sur la terre et de ne pas profiter de l'occasion
pour témoigner de...

La venue et la mort du Fils de Dieu donnant sa vie pour le pardon de nos


péchés !

Pour saisir l'importance de ce dernier geste, il faut prendre conscience que notre
existence ne se terminera pas dans le cimetière de notre ville ou village !
Certes, le corps y sera déposé, mais l'âme, dès l'instant où le souffle de vie aura
quitté notre corps, cette âme-là s'en ira vers sa destination éternelle. (Où irait la
tienne si tu quittais ce monde maintenant ? Penses-y sérieusement !)

Dès lors, nul besoin de prier pour son repos éternel !


Point besoin de réciter le "Notre Père" en sa faveur !
Point besoin de prières pour le défunt !
Pour lui c'est fini ! Son temps a passé ! Comme tout à chacun, il a eu, durant son
pèlerinage terrestre, de multiples occasions de "préparer" son éternité en fonction
de la Parole de Dieu qui n'a pas manqué de l'interpeller à un moment ou un autre.

De tout temps, dans tous les siècles et aujourd'hui encore, le Seigneur a invité les
hommes à se tourner vers lui, aussi bien dans l'Ancien Testament que dans le
Nouveau.
Toujours le message a été clair et suffisamment compréhensible car il ne
présentait que deux chemins :

J'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la


vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l'Éternel, ton Dieu, pour
obéir à sa voix, et pour t'attacher à lui... Deutéronome 30: 19-20 (v. L. S)

À cette exhortation, nous ajouterons les paroles du Seigneur Jésus qui, lui aussi,
n'a jamais manqué de montrer aux hommes le chemin qui conduit à la vie
éternelle :

Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui
mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Matthieu 7: 13 (v.
L. S)
... la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, ET celui que
tu as envoyé, Jésus-Christ. Jean 17: 3 (v. L. S)

Sachant que, dans le coeur de l'homme, il y a la "pensée de l'éternité"


(Ecclésiaste 3: 11), l'individu est donc placé devant deux alternatives :
- Ou bien, il cherchera Dieu sérieusement (et il le trouvera),
- Ou bien, il fera tout pour échapper à la pensée de l'éternité ! (avec les
conséquences qui s'en suivront)

L'auteur du Psaume 119 n'a pas échappé à ce choix. Lui aussi avait la pensée de
l'éternité dans son coeur ! Il n'a point cherché à l'escamoter, mais il l'a entretenue
en cherchant soigneusement Celui qui avait pu ainsi la lui mettre dans le coeur.

Dès le moment où il a tout entrepris pour connaître l'Auteur de son salut, dès que
l'on s'aperçut que sa vie devenait de plus en plus conforme à ce qu'il avait appris
des commandements de Dieu, l'opposition n'a pas manqué de se manifester.
Plusieurs, et non des moindres, se sont levés pour lui mettre des bâtons dans les
roues afin de le contraindre à vivre comme la majorité, c'est-à-dire loin de Dieu
ou, plus hypocritement, "en ayant l'apparence de la piété, mais en reniant ce qui
en fait la force" (2 Timothée 3: 5).

Moqueries, menaces, persécutions, rien n'y fit, il garda la ligne de conduite qu'il
s'était fixée et chercha continuellement à mieux connaître son Seigneur.
Moqueries, menaces, persécutions, la Croix restera debout et sera toujours le
seul lieu où Jésus nous invite à le rencontrer pour nous décharger de nos péchés.

Notre Psalmiste avait réalisé que "l'amitié de l'Éternel est pour ceux qui le
craignent" (Psaume 25: 14) et qu'au travers de cette alliance, l'homme allait être
enrichi de précieux conseils et qu'il expérimenterait une paix intérieure que le
monde ne pourrait jamais donner ni même comprendre. (Psaume 119: 165 - v. L.
S)

Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi,


Et il ne leur arrive aucun malheur.
Une paix concrète ! Non pas une paix sur papier, mais une paix qui s'installe
dans le coeur et qui y reste aussi longtemps que nos pensées sont tournées vers le
Seigneur, et qu'elles prennent appui sur sa Parole.

Une paix qui ne se prépare pas avec des armes pour décourager et semer la
crainte dans le coeur des ennemis éventuels, mais une paix qui se construit dans
l'amour mutuel, un amour qui a montré toute son ampleur à Golgotha lorsque le
Fils de Dieu accomplissait parfaitement la volonté de son père en prenant - sur
lui - la conséquence de nos péchés.

Une paix qui se prolonge même dans l'adversité, même dans l'épreuve !
Épreuves avons-nous dit ?
Oui, épreuves, même si nous venons de lire qu'aucun malheur n'arrive à celui qui
aime la loi de Dieu !

Dieu ne se contredisant pas, il nous faut maintenant changer de version car la


traduction de la Bible Segond met en opposition deux textes des Écritures :

- Le Psaume 119, verset 165b : "Et il ne leur arrive aucun malheur".


- Le Psaume 34: 19: "le malheur atteint souvent le juste".

Cette contradiction apparente s'estompe totalement lorsque l'on prend en


considération d'autres versions qui sont en accord entre elles :

- " ... rien ne peut les renverser" ceux qui aiment la loi de l'Éternel ( (v. Bible
annotée ; (v. D. M ; v. Ostervald)
- "... pour eux il n'y a pas de chute". (v. D)

Ajoutons encore la version Sefarim, (Bible du Rabbinat français) et ainsi nous


serons fixés sur la pensée de Dieu à l'égard de ce qui attend ceux et celles qui
aiment la loi de l'Éternel :

Un grand bonheur attend ceux qui aiment ta Loi : pour eux point de cause de
chute.

Afin de rendre à César ce qui appartient à César, je dois signaler qu'une petite
note dans la Bible Segond concernant le verset 165, précise que : " littéralement,
ils n'ont aucune pierre d'achoppement devant eux. "
Ainsi donc il n'y a point de cause de chute, point de pierre d'achoppement. Il n'y
a rien qui puisse faire trébucher l'enfant de Dieu qui s'attache à la Parole de
son Seigneur !

Par contre, il en est tout autre pour ceux et celles qui gardent des liens avec le
monde d'où ils sont sortis !
Il en est tout autre pour ceux et celles qui fragilisent leur santé spirituelle en
participant à des pratiques païennes lors des fêtes religieuses, sabordant ainsi le
sérieux du message qu'ils devraient annoncer. (Pâques en l'occurrence).

Quelle est la couleur de notre foi ?


Comment se manifeste-t-elle lorsque le monde païen dénature les symboles
mêmes de notre foi et qu'il les remplace par d'autres ? Lui donnons-nous la main
d'association ?
Peut-on décemment faire ami-ami avec des traditions païennes qui occultent le
message chrétien tout en n'en gardant que l'apparence au travers de la religion ?

Si lors de la Pâque juive, instituée par Moïse selon le conseil de Dieu, la mort
pouvait frapper ceux qui ne respectait pas (à la lettre) les enseignements donnés,
si Jésus lui-même a suivi les directives ancestrales afin de ne pas pécher contre
Dieu...

... ne devrions-nous pas prêter une attention particulière à notre façon de


commémorer les grandes fêtes qui rappellent des événements-clé du message
chrétien ?

La grâce et la liberté en Christ ne nous permettent pas de nous "acoquiner" avec


le monde pour participer à ses oeuvres. Si nous voulons que notre témoignage
porte du fruit, que Dieu soit avec nous, qu'il nous inspire, alors il faut nous
approprier le conseil qui a été donné à Jérémie.
Un conseil qui garde toute sa signification en cette période de Pâques où les
lapins en chocolats et les oeufs sont devenus les seuls signes vraiment visibles
des fêtes pascales !

Ainsi parle l'Éternel : Si tu te rattaches à moi, je te répondrai, et tu te tiendras


devant moi ; Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme
ma bouche. Jérémie 15: 19 (v. L. S)
Suis-je en mesure de me désolidariser des coutumes païennes qui altèrent le
message de l'Évangile ?
En remontant dans l'histoire, nous voyons que l'Église de Jésus-Christ n'a pas su
garder sa place et qu'elle s'est laissé séduire par son environnement, excepté un
petit troupeau qui a eu à coeur de garder la foi de ses pères.
En dehors de ce petit troupeau, l'Église officielle s'est prostituée avec le monde
en acceptant ses rites païens. Elle l'a fait délibérément pour ... en conduire
plusieurs à la foi chrétienne, ou du moins à ce qui lui ressemblait !
Dès lors, il n'est pas surprenant que le christianisme mondain ait gardé ce qui lui
rappelait les traditions ancestrales. Ces dernières conduisant toujours les
hommes à célébrer de faux dieux et à mettre en sourdine le contenu de la Parole
de Dieu.

Cette année encore, ce christianisme mondain ne manquera pas de célébrer


Pâques à sa façon, en passant à côté de la Croix! Il cherchera son plaisir dans des
traditions païennes qu'il associera à ce jour mémorable où Christ est mort pour
mon péché, et pour celui de tous les hommes qui accepteraient le pardon de
Dieu.

Un pardon accordé à chacun, mais dont ne peuvent bénéficier que ceux et


celles qui, par la foi, se sont arrêtés au pied de la Croix, ceux qui ont confessé
et abandonné leur péché pour s'engager dans le chemin étroit qui conduit à la vie
éternelle.

L'as-tu accepté toi qui lit ces lignes ?


Ou, comme beaucoup, vas-tu simplement jouir des avantages des fêtes pascales
en passant à côté de la Croix ?

Veux-tu oublier qu'un homme, fils de Dieu, cherche encore aujourd'hui à


t'arracher de l'Enfer, de la perdition éternelle où ton âme ne manquera pas d'être
jetée si tu t'obstines à te détourner de cette Croix ?

La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour
nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. 1 Corinthiens 1: 18 (v.
L. S)

- "Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens", 1 Corinthiens
1: 23 (v. L. S)
Scandale et folie pour le monde d'hier ! Scandale et folie pour le monde
d'aujourd'hui qui a remplacé les symboles de la foi par des symboles païens !
Des lapins, des oeufs..., signes mondains d'une Pâque sans Christ, sans Croix,
sans pardon et sans espérance !

Il n'empêche quand même " qu'il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie
de la prédication" (1 Corinthiens 1: 21), que cela plaise aux hommes ou non !
Jésus est le seul Sauveur et "il n'y a AUCUN AUTRE NOM qui ait été donné
parmi les hommes" pour qu'ils soient sauvés et conduits dans le Royaume de son
Père ! (Actes 4: 12)

J'espère en ton salut...

... disait le psalmiste (v. 166) ! Qui ne voudrait pas être sauvé ? Qui ne voudrait
pas échapper au feu de l'enfer ?
En principe, tout le monde voudrait échapper à la colère de Dieu ! Tout le
monde, mais la majorité veut passer à côté de la croix sans y prêter attention !

Quelle responsabilité que celle de l'Église, celle du corps de Christ !


Quelle responsabilité que la nôtre !
Une responsabilité qui, au travers de nos actes, va démontrer si nous savons faire
la différence entre ce qui est souillé et ce qui est pur ! Si nous savons présenter le
message de l'Évangile sans l'édulcorer et sans y adjoindre des festivités
mondaines pour y donner plus de piments.

Le mélange a toujours détruit la pureté de l'original, sachons donc garder la


Parole de Dieu telle qu'elle est ! Réjouissons-nous de tout ce que le Seigneur a
fait pour nous ! C'est suffisamment grand, suffisamment extraordinaire pour que
nous n'ayons pas besoin de l'associer avec des coutumes païennes pour passer de
bonnes fêtes chrétiennes !

Détournons nos coeurs de ces traditions qui sont loin d'être inoffensives !
Chacune d'entre elles annonce un message tiré de la nuit des temps !
Un message qui prend la place des commandements de Dieu et qui escamote, par
le plaisir charnel qu'elles procurent, le sérieux de l'Évangile.

"Je hais, je déteste le mensonge" avions-nous déjà relevé (Psaume 119: 163) !
Qu'y a-t-il de plus mensonger que des fêtes pascales sans la Croix ?
Ne passons donc pas à côté de la Croix ! De la croix de Christ et de la croix que
nous devons porter !

Contrairement au lapin de Pâques, la croix - et la résurrection de Christ


d'entre les morts - ne sont pas le fruit de légendes qui seraient venues du fond
des âges. Elles servent toujours à la gloire de Dieu et à magnifier son amour
envers le pécheur qui a reconnu la nécessité du sang de Jésus pour que les
péchés des hommes soient effacés !

Quant au lapin et autres "spécialités pascales", je vous renvoie à la fin de ce texte


afin que vous soyez à même de bien comprendre avec qui ou avec quoi vous
vous associez lorsque la Croix est occultée par ces "douceurs" et les amusements
qui sont d'actualité en ce moment.

Mon âme observe tes préceptes, Et je les aime beaucoup. (v. 167)

"L'OBSERVATION DES COMMANDEMENTS DE DIEU EST TOUT"


1 Corinthiens 7: 19 (v. L. S)

Ces paroles de l'apôtre Paul (1 Corinthiens 7: 19) nous montrent aussi que, dans
l'Ancienne Alliance, il était demandé la même chose !
Dieu ne change pas, il est toujours le même, ce qu'il appelait bien ou mal
autrefois a gardé le même qualificatif aujourd'hui. S'il nous demande encore, à
nous gens qui sommes entrés dans le 3e millénaire, d'observer ses
commandements, c'est bien parce que l'homme a toujours un coeur aussi
tortueux que ses ancêtres.

L'homme n'a pas changé ! De tout temps les descendants d'Adam ont choisi leurs
traditions ou celles des autres peuples plutôt que de servir le Seigneur selon les
enseignements qu'il avait transmis à son peuple.

"Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre


tradition", disait Jésus aux religieux de son époque ; des religieux qui étaient
censés conduire le peuple ! (Marc 7: 9)
Qu'en est-il de toutes ces traditions religieuses qui anéantissent la Parole de Dieu
à tel point que les jeunes d'aujourd'hui n'ont aucune idée de la signification de
Pâques, n'y voyant qu'une occasion d'avoir plusieurs jours de congé à la file et,
occasionnellement, d'offrir ou de se faire offrir des lapins ou des oeufs en
chocolats ?

Quel message allons-nous annoncer en cette période pascale ?


Allons-nous savoir "séparer ce qui est précieux de ce qui est vil" ? (Jérémie 15:
19)
"Un grand bonheur attend ceux qui aiment ta Loi : pour eux point de cause de
chute". Psaume 119: 165 (v. Sefarim, Bible du Rabbinat français)

Je garde tes ordonnances et tes préceptes,


Car toutes mes voies sont devant toi. (119: 168)

Ne minimisons pas les traditions mondaines qui, sous des aspects bon enfant,
pourraient devenir une pierre d'achoppement pour ceux qui nous regardent vivre
et nous voient participer gaiement à leurs traditions païennes !

Si, toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs,
pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? Galates 2: 14 (v. L. S)

Si, toi qui es chrétien, tu vis à la manière des païens et non à la manière des
chrétiens, pourquoi veux-tu qu'ils changent de vie ... ?

Il n'y a rien d'inoffensif à vivre comme le monde, ce monde qui sait nous toucher
lorsque, par exemple, il nous présente l'image d'enfants qui cherchent dans les
champs ou les jardins, les oeufs qu'un lapin aurait.... pondus !
Ne serait-il pas plus touchant d'entendre tous ces bambins chanter à la gloire de
Dieu ? Cela démontrerait au moins qu'il y a encore beaucoup de foyer où la
"lampe de Dieu" est allumée !

Telle voie paraît droite à un homme, Mais son issue, c'est la voie de la mort.
Proverbes 14: 12 ; 16: 25 (v. L. S)

Choisis la vie, afin que tu vives !


Deutéronome 30: 19-20 (v. L. S)
J-M Ravé 15 mars 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse
Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/

===================================================================

Complément

Le lièvre ou le lapin de Pâques


Le lièvre est une tradition de Pâques d'origine germanique et nordique. Il était
líanimal emblématique de la déesse Astre que les saxons honoraient au
printemps et de la déesse de la fertilité et du printemps Ost ara en pays
germanique. Elle a donné son nom à Ester (Pâques en anglais) et est resté
associé aux fêtes de Pâques. De manière similaire, dans les traditions celtiques et
scandinaves, le lièvre était le symbole de la déesse mère.

Les oeufs de Pâques décorés


La tradition d'offrir des oeufs décorés est bien antérieure au
christianisme. L'úuf est symbole de vie et de renouveau ; c'est l'image d'une vie
nouvelle. Il était tout désigné pour devenir un symbole de Pâques et exprimer le
renouveau inauguré par la résurrection.

Les oeufs de Pâques en chocolat


Ce n'est qu'au XVIII ème siècle, en France, qu'on décide de vider un oeuf frais et
de le remplir de chocolat. Puis, on a fait des oeufs en chocolat. On les cache dans
le jardin et les enfants doivent les trouver.
Dans les pays catholiques, ce sont les cloches de Pâques qui les ramènent de
Rome. Dans les pays germaniques, c'est le lièvre ou le lapin qui les dépose dans
les jardins.
Si le lapin et le lièvre sont les cacheurs d'oeufs de Pâques privilégiés, d'autres
animaux peuvent tenir ce rôle : la poule (au Tyrol), le coucou (en Suisse), la
cigogne (en Alsace et dans la région de Thuringe en Allemagne), le renard (en
Westphalie en Allemagne).
(source : http://catholique-
nanterre.cef.fr/faq/fetes_paques_traditions.htm#li%E8vre
(48) (Tav) - Ps. 119: 169-176

48 - (1) Les mots de la fin

L'Éternel passa devant lui (Moïse), et s'écria :


L'Éternel, l'Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère,
riche en bonté et en fidélité,
qui conserve son amour jusqu'à mille générations, qui pardonne l'iniquité, la
rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent... Exode
34: 6-7 (v. L. S)

En avril 2007, nous avions commencé un voyage dans le plus long Psaume de la
Bible, le 119 ; aujourd'hui nous entamons la dernière ligne droite, la dernière
lettre de notre Abécédaire, la lettre "Tav".

Nous terminerons notre parcours comme nous l'avons commencé, c'est-à-dire, en


mettant à l'honneur l'Éternel ! Nous le ferons en rappelant quelques-uns de ses
noms : ses noms qui forment son NOM !
Ce NOM qui, chaque fois qu'il est atrophié par le manque de foi, diminue la
grandeur de notre Dieu et prive ainsi certains de ses enfants de la bénédiction qui
accompagne une des caractéristiques de son NOM, de sa personnalité !

El-Schaddaï (Dieu Tout-Puissant, Genèse 17:1),


Yahvé-Jiré (L'Éternel pourvoira, Genèse 22:13-14),
Yahvé-Rapha (L'Éternel qui te guérit, Exode 15:26),
Yahvé-Raah (L'Éternel mon Berger, Psaume 23:1),
Yahvé-Schalom (L'Éternel Paix, Juges 6:24),
Yahvé-Tsidkenu (L'Éternel notre justice, Jérémie 23:6), etc...

C'est à cet Éternel-là que l'auteur du Psaume 119 n'a jamais cessé de s'adresser !
Cet Éternel que le Seigneur Jésus n'a pas manqué de nous présenter sans en
diminuer les caractéristiques, tant celles qui décrivent son amour et sa sainteté,
que celles qui parlent de sa juste justice.

Dieu des consolations, mais aussi Dieu des rétributions rendant à chacun selon
ses oeuvres par rapport à leurs particularités (Matthieu 16: 27). Tout cela selon
une loi de la nature que chaque homme connaît : une loi qui parle de semences et
de récoltes ! Des récoltes qui correspondront TOUJOURS à la graine qui a été
jetée en terre ou autour de soi :

Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura


semé, il le moissonnera aussi. Galates 6: 7 (v. L. S)

Tout au long des 168 versets du Psaume 119 que nous avons visités, nous avons
constaté que cette loi-là, tout comme dans la nature, ne permet pas de recevoir
dans l'immédiat le fruit des semailles.

Tant les méchants que les justes, chacun doit attendre un certain temps afin de
récolter ce qu'il a semé. Pour cette raison, l'impatience de certains les fait
désespérer au point d'en arriver à penser que Dieu n'existe pas ou qu'il ne les
entend pas, qu'il ne s'intéresse pas à eux.

D'autres, par contre, sont tourmentés intérieurement, chahutés dans leurs pensées
jusqu'au moment où ils plongent leur regard dans l'éternité et réalisent que c'est
Dieu qui aura le dernier mot !

Le psaume 73 d'Asaph est là pour nous dépeindre l'attitude d'un homme en proie
à un cas de conscience face au fait que les méchants ne reçoivent pas dans
l'immédiat le fruit de leur méchanceté.
Mais, réflexion faite, plutôt que de suivre la voie des méchants, plutôt que de
marcher en compagnie des païens, il finit son Psaume en déclarant : "... sur la
terre, je ne prends plaisir qu'en toi (en Dieu)... pour moi m'approcher de Dieu,
c'est mon bien..." (Psaume 73: 25b ; 28)

Glorieuse fin qui contraste avec le début où il dépeint sa tentation de se joindre


aux païens, de prendre pour modèle leur façon de vivre, de participer à leur
bonheur !
(N'avons-nous pas eu, parfois, la même pensée ?)

C'est bien parce qu'il avait pris conscience qu'il y avait quelqu'un au Ciel, qu'il
pût fuir la tentation et mettre tout son coeur à chercher l'Éternel : "Quel autre ai-
je au ciel que toi !" (Psaume 73: 25a)
Quant à l'auteur du Psaume 119, lui aussi, il avait compris que Dieu était Dieu et
qu'il valait mieux s'attacher à lui plutôt que de suivre le conseil des méchants,
des païens au risque de leur déplaire et de s'attendre à être persécuté par eux.
Voilà pourquoi nous le retrouvons en train de demander les mêmes choses
qu'auparavant tout en faisant valoir que sa semence à lui n'est pas de la même
catégorie que celle de ses persécuteurs. (v. 169a).

Que mon cri parvienne jusqu'à toi, ô Éternel !

Sa détermination à rester ferme dans sa foi est un encouragement pour chacun


d'entre nous afin que nous ne baissions pas les bras lorsque les vents sont
contraires et que nous avons l'impression d'être désespérément seul.

Souvenons-nous que si nous ne prenons pas - ou plus du tout - notre plaisir en


Dieu, les gens du monde feront tout pour nous chercher là où nous sommes afin
de nous amener à découvrir LEURS plaisirs, leur joie à vivre sans Dieu !
N'oublions pas que Satan est rusé !
Il saura s'y prendre en nous faisant côtoyer des gentils perdus qui, par leur
gentillesse, pourront nous conduire, SANS LE SAVOIR, dans les filets du prince
des ténèbres en faisant miroiter qu'il y a plus de joie à se donner au monde et à
ses plaisirs, qu'à s'engager dans le chemin étroit proposé par le Seigneur des
seigneurs ! "Mes pas étaient sur le point de glisser, car je portais envie aux
insensés" disait Asaph ! (Psaume 73: 2-3)

Si notre plaisir est en Dieu, notre désir sera de chercher à lui être agréables et de
tout faire pour nous maintenir dans la foi quoiqu'il puisse arriver.

En lisant les versets 169 à 176 du Psaume 119, cette dernière lettre de notre
Abécédaire, j'ai eu l'impression que ce final est comme un condensé qui
résumerait l'ensemble de ce psaume tant il retrace les grandes lignes du
comportement de notre Psalmiste. De plus j'ai relevé que les mots de la fin nous
renvoyaient à une image saisissante :

À l'image d'une brebis perdue qui attend que son propriétaire vienne vers
elle pour la conduire dans des verts pâturages : " Je suis errant comme une
brebis perdue..." (v. 176)

Voyez cette âme en détresse qui, depuis longtemps, longtemps, longtemps..., crie
pour signaler sa présence et ne cesse de le faire !
- Que mon cri parvienne jusqu'à toi, ô Éternel ! (v. 169)
- Que ma supplication arrive jusqu'à toi ! (v. 170)
- Que ta main me soit en aide ! (v. 173)

Écoutez cette brebis qui bêle continuellement afin de se faire entendre par le bon
Berger.
La reconnaissez-vous comme celle qui aurait pu vous représenter ? Comme celle
qui vous ressemble en ce moment parce que vous êtes dans une épreuve
interminable ?
Remarquez, comme inlassablement, elle s'attend au secours de l'Éternel et
l'invoque continuellement malgré ses silences.

Ah ! les silences de Dieu !


Qui ne les a pas connus ?
Qui n'en n'a pas souffert ?
Ces silences bénis qui peuvent être interrompus par la présence réconfortante du
Bon Berger pour soutenir celui qui a gardé la foi.
Une présence au travers de laquelle passent des mots inaudibles que l'on voudrait
bien entendre, des mots qui se matérialisent (seulement) par une paix qui
s'installe dans le coeur.
Une paix qui "surpasse toute intelligence" (Philippiens 4: 7) et qui permet, pour
un temps, de comprendre que l'Éternel est proche, très proche : "Tu es proche ô
Éternel", disait le Psalmiste au verset 151 alors qu'auparavant il venait juste de
relever que ceux qui poursuivent le crime s'approchaient de lui. Sans doute avait-
il compris que :

"L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent
avec sincérité" Psaume 145:18.

Et nous ! L'avons-nous bien compris ?


Le croyons-nous lorsque le silence de Dieu n'est interrompu que par la
cacophonie de nos pensées qui perturbent la paix que Dieu avait placée dans
notre coeur ou qui l'empêche de nous la donner ?

Comme l'auteur du Psaume 119, nous pouvons être surpris par la manière de
faire de Dieu ! Surpris qu'il puisse donner sa paix sans que rien d'apparent ne se
passe pour changer les circonstances extérieures qui nous éprouvent. Sans même
qu'une parole ne sorte de sa bouche pour nous rassurer !
Sa présence vaut certainement mieux que des paroles qui seraient prononcées
par un Dieu lointain, des paroles qui pourraient être déformées. CHRIST EN
NOUS ! "Christ en vous" ! (Colossiens 1: 27). Voilà ce qu'il nous faut retenir:
"Christ présent en nous!" Amen?

Sa présence est donc faite pour ceux et celles qui craignent son nom ! Une
présence qui calme les tempêtes intérieures et extérieures.

Sa présence, au travers de SA paix, ne devrait-elle pas nous remplir de joie


indépendamment des épreuves ? "Tu m'as fais connaître les sentiers de la vie, Tu
me rempliras de joie par ta présence" (Actes 2: 28).

Mais voilà, notre esprit, encore trop cartésien, trop rationnel, ne comprend pas
toujours que Dieu seul sait employer les bonnes méthodes ! "C'est dans la
tranquillité et le repos que sera votre salut, C'est dans le calme et la confiance
que sera votre force..." (Esaïe 30: 15)

Si nous ne comprenons pas..., ce qui est compréhensible, ne restons pas


ignorants et rejoignons l'auteur du Psaume 119 lorsqu'il demande (v. 169b) :

Donne-moi l'intelligence...
(pour que je comprenne et que je vive le texte d'Esaïe 30: 15)

Cette demande du Psalmiste peut fort bien rejoindre la nôtre... (la mienne
parfois) lorsque, dans des conditions de détresse, nos réflexions n'aboutissent
qu'à nous demander comment notre Père céleste pourrait bien nous délivrer !
À tort, l'action visible nous semble être souvent plus porteuse de fruits que
l'action invisible provenant des lieux célestes.
N'avons-nous pas tendance à oublier que les anges, serviteurs de Dieu, sont
utilisés en faveur de ceux et celles qui doivent hériter du salut (Hébreux 1: 14)?

"Oui Seigneur, j'ai besoin de cette intelligence pour comprendre que tu agis
même lorsque je ne vois pas ta main à l'oeuvre. J'ai besoin de cette intelligence
pour comprendre de mieux en mieux que lorsque tu donnes TA paix, c'est déjà
la preuve que tu approuves ton enfant et que tu fais en sorte que toutes choses
concourent à son bien au moment choisi par toi. "
Donne-moi l'intelligence...
Une demande qui va nous obliger à confesser notre ignorance tout comme Agur
a su le faire : Je suis stupide !

... je suis plus stupide que personne, Et je n'ai pas l'intelligence d'un homme ; Je
n'ai pas appris la sagesse, Et je ne connais pas la science des saints." Proverbes
30: 2

Je suis le plus borné des mortels, l'intelligence humaine me fait défaut... (v.
Sefarim, Bible du Rabbinat français)

Nous hésitons sans doute à nous mettre dans cette catégorie de personnes ?

Donne-moi l'intelligence...
Assurément cette demande n'est pas inconsidérée lorsque l'on pense à notre
manque de fermeté dans la foi, nos hésitations à faire confiance en Dieu. De
même elle n'aurait pas été inconsidérée dans la bouche de Salomon, lui qui
termina sa vie, en péchant contre l'Éternel pour s'être laissé séduire par ses
femmes afin d'aller vers des dieux étrangers (1 Rois 11: 4-6 ; Néhémie 13: 26).
Dieu lui avait pourtant donné une sagesse, une intelligence et des connaissances
multipliées comme personne n'avait jamais reçu auparavant et comme personne
ne recevra ! Comment en est-il arrivé là? (1 Rois 4: 29 - 34)

Cette demande n'est pas inconsidérée si nous nous reconnaissons être une des
brebis du Seigneur. Brebis stupides qui suivent un maître sans toujours
comprendre ses paroles : "Êtes-vous encore sans intelligence" disait Jésus à ses
disciples qui auraient dû comprendre de quelle sorte de nourriture il était
question lorsqu'il leur parlait de levain (Matthieu 16: 6 et suivants).

Donne-moi l'intelligence...
Non pas pour avoir une meilleure connaissance de mon environnement ou de
toute la science des hommes, mais une intelligence :

- Pour garder les acquis que le Fils de Dieu nous a donnés le jour où nous avons
décidé de le suivre et de faire sa volonté (119: 34).

- Pour saisir la pensée profonde qu'il y a dans certains textes bibliques qui
dépassent ma compréhension (119: 66 ; 125).
- Pour mieux comprendre les "mouvements" de Dieu en ma faveur et ne pas
toujours y voir la main de l'adversaire, lorsque lui, le Seigneur, veut éprouver ma
foi (1 Pierre 1: 7).

- Pour que je vive la vraie vie, celle qui consiste à le servir (notre Père céleste)
dans la joie en pratiquant les oeuvres qu'il a préparées d'avance pour que nous
les pratiquions (Éphésiens 2: 10).

Donne-nous de ton intelligence...


Afin que la nôtre ne s'obscurcisse pas en raison d'un affaiblissement de notre foi
dû à la durée interminable d'une épreuve ou de sa répétition.

Pensons à Joseph qui passa de longues années en étant privé de famille, de


liberté, en étant dans l'impossibilité d'imaginer un avenir glorieux selon les
songes qu'il avait reçus de Dieu.
Privé de tout, excepté de la présence de l'Éternel qui appréciait sa fidélité
lorsqu'il résistait à la séduction du péché.
L'attachement de Joseph au Dieu de ses pères fit qu'il reçut l'intelligence pour
comprendre l'incompréhensible, pour comprendre les divers songes des
prisonniers et de pharaon. Vous connaissez la suite ...
Une suite qui contraste avec celle de ceux qui ont démissionné de la foi, ceux qui
n'ont pas persévéré ou qui, simplement, ont fermé délibérément leur coeur à
l'action du Saint-Esprit dans leur vie.

À force de résister à l'amour de Dieu, ils ont fini par "fatiguer" son infinie
patience et se sont retrouvés à avoir des coeurs imperméables à sa Parole.
Certains sont tombés si bas que leur exemple devrait nous interpeller chaque fois
qu'il y a un refroidissement ou un laisser-aller dans notre vie spirituelle qui, s'il
n'était pas pris au sérieux, pourrait nous conduire à retourner dans la voie large
de la perdition. "Tu anéantis tous ceux qui te sont infidèles." (Psaume 73: 27)

L'auteur du Psaume 119, conscient de ses faiblesses, de sa "non-intelligence"


reconnaissait qu'il avait besoin d'un plus pour sa vie, un plus que l'Éternel était
en mesure d'accorder puisque c'était lui-même, le Dieu qui ne peut mentir, qui
avait promis de pourvoir aux déficiences humaines ! (v. 169)

Donne-moi l'intelligence, SELON TA PROMESSE !


Comment Dieu pourrait-il oublier ses promesses ?

Il se rappelle à toujours son alliance, Ses promesses pour mille générations"


Psaume 105: 8 (v. L. S)

Alors..., sur la base de la Parole de Dieu, allons de l'avant, non seulement pour
que SA promesse s'accomplisse dans notre vie, mais pour que TOUTES ses
promesses trouvent le terrain favorable de la foi pour qu'elles passent du stade de
promesses à celui de réalités vécues en Jésus-Christ !

... pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui (en Jésus)
qu'est le oui ; c'est pourquoi encore l'Amen (qu'il en soit ainsi) par lui est
prononcé par nous à la gloire de Dieu. 2 Corinthiens 1: 20 (v. L. S)

***

Tous ceux qui espèrent en toi ne seront point confondus;


Ceux-là seront confondus qui sont infidèles sans cause. Psaume 25: 3 (v. L. S)
(Et, nous n'avons aucune raison d'être infidèle!)

***
Mon seul abri, c'est toi,
Toujours mon coeur te chantera,
Car tu me délivres
Et chaque fois que j'ai peur,
Je m'appuie sur toi,
Je m'appuie sur toi,
Et dans ma faiblesse,
Le Seigneur me rend fort.
(JEM 1 - n° 354)

J-M Ravé 29 mars 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(49) (Tav) - Ps. 119: 169-176

49 - (2) Les mots de la fin

Ce que je veux....

Voici ce que je veux repasser en mon coeur, Ce qui me donnera de l'espérance.


Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur
terme...
L'Éternel est mon partage, dit mon âme ; C'est pourquoi je veux espérer en lui.
Lamentations de Jérémie 3: 21-24 (v. L. S)

J'ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. Job 23: 12

Puisque nous sommes à la fin de notre voyage dans le Psaume 119, il serait
opportun de se demander quel choix nous allons faire pour la suite de notre vie.

- D'abord, que repassons-nous dans notre coeur ?


Les soucis, les épreuves, les injustices, les persécutions dont nous sommes
victimes, ou faisons-nous l'effort de maintenir notre espérance en celui qui peut
tout ?

- Ensuite, quel est notre plus profond désir ? (En avons-nous encore un ?)
Je veux repasser dans mon coeur...., je veux espérer...

Souvent nous sommes limités dans nos entreprises terrestres. C'est avec peine
que nous parvenons aux objectifs que nous nous sommes fixés. Enfin, si nous
arrivons à atteindre notre but, c'est, il faut le reconnaître, grâce à la persévérance
et au prix de quelques sacrifices.
Les jeunes en formation savent ce qu'il en coûte pour obtenir un diplôme. Ils
réalisent qu'il y a des choix à faire et qu'il faut parfois une bonne dose de volonté
pour ne pas se laisser séduire par des activités qui les empêcheraient de travailler
pour leur avenir.

Pour ce qui concerne notre vie chrétienne, nous devons constater que le parcours
du croyant n'est guère différent de celui que nous venons de voir :
- Limitations humaines,
- Difficultés à avancer,
- Persévérance et sacrifices,
- Diverses séductions pour nous écarter de la voie que nous avons choisie.

Ajoutons encore que, malgré les bonnes dispositions de coeur, l'enfant de Dieu
n'arrive pas toujours à faire ce qu'il veut, d'où le triste constat de voir de
nombreux échecs jalonner sa route. Échecs constructifs si nous savons en tirer
les leçons.

L'apôtre Paul a su exprimer ce que beaucoup ressentent lorsqu'ils s'aperçoivent


qu'ils ont raté le but à atteindre, lorsqu'ils se retrouvent à être là où ils ne
voulaient pas aller, ou quand ils se surprennent à faire ce qu'ils ne voulaient pas
faire : "Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair :
j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien" (Romains 7: 18).

Nous sommes donc limités dans notre pouvoir personnel, mais, quant à la
volonté, personne ne peut la diriger à notre place sans notre consentement.

Si par hasard mes actions ne sont pas conformes à ma volonté, si j'ai pu me


laisser piéger, ma volonté doit rester intacte et ma décision de marcher avec
Dieu - ou de la chercher - doit rester la même quoiqu'il me soit arrivé.

(Bien entendu, nous prenons maintenant en considération uniquement des


personnes ayant accepté Jésus comme Sauveur et Seigneur de leur vie ou en
chemin pour le faire. Nous restons dans le domaine de la foi et non dans celui
des activités humaines ou réussites et échecs s'entremêlent aussi).

Personne ne devrait avoir autorité sur ma volonté pour me faire fléchir et


changer de direction. Le Seigneur lui-même, n'oblige personne à le suivre dans
son Royaume et ne pousse personne dans l'Enfer !

Peu importe la pression extérieure ! Si j'ai pris une décision qui va dans une
direction que Dieu peut approuver, je me dois de la garder quand bien même j'ai
pu trébucher lors de ma marche.

Ne te réjouis pas à mon sujet, mon ennemi (e) ! Car si je suis tombé (e), je me
relèverai ; Si je suis assis (e) dans les ténèbres, L'Éternel sera ma lumière.
Michée 7: 8 (v. L. S)

Toute personne qui fait un faux pas, qui glisse sur une peau de banane, fera tout
pour se relever. Si par hasard, elle n'en n'a pas la capacité, elle acceptera
volontiers un bras secourable. Dans le cas où il n'y aurait personne autour d'elle,
il est certain qu'elle criera "au secours" et qu'elle le fera d'autant plus fort que sa
blessure sera grave.
Il est rare qu'un "accidenté" veuille à tout prix rester sur le chemin jusqu'à la fin
de ses jours ! Seuls les morts restent à la place où ils sont tombés de leur vivant !

Mieux encore ! Et cela s'adresse particulièrement à ceux et celles qui se sont


levés pour aller à la rencontre du Seigneur, ceux et celles qui ont déjà fait
quelques pas dans la bonne direction et qui, tout-à-coup ont envie de baisser les
bras parce que le chemin semble trop difficile à leurs yeux.
Ces bébés spirituels, dans lesquels un embryon de foi s'est trouvé, doivent se
comporter comme le jeune enfant qui apprend à marcher. Ils doivent persévérer,
se relever, retrouver l'équilibre, et tenter un nouveau pas. Existe-t-il des bambins
qui ont refusé de marcher sous prétexte qu'ils sont tombés plusieurs fois ?

Dans la vie quotidienne comme dans la vie avec le Seigneur, ce sont donc ceux
qui en veulent qui progressent et qui finissent par obtenir ce que leur coeur
désirait.

Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé,
et ce sont les violents qui s'en emparent. Matthieu 11. 12 (v. L. S)

Il est clair que la violence dont il est question dans ce texte, est une violence qui
est faite contre les habitudes de cette vieille nature soumise au prince des
ténèbres. C'est contre elle qu'il faut agir, en ne lui permettant plus de conduire
nos décisions.

L'exercice de la volonté est donc essentiel pour choisir la direction générale que
nous allons donner à notre vie : "Moi et ma maison, nous servirons l'Éternel",
pouvait dire Josué au peuple d'Israël alors qu'il venait de lui faire une
rétrospective de son passé - celui des descendants d'Abraham - en montrant, tour
à tour, les bénédictions et les malédictions qu'ils avaient reçues en fonction de
leur conduite (Josué, chapitre 24).
De notre côté, nous ne sommes pas ignorants qu'à la fin de notre parcours
terrestre, notre vie se poursuivra dans l'éternité : "les uns pour la vie éternelle, et
les autres pour l'opprobre, pour la honte éternelle » (Daniel 12: 2).

Dès lors un choix est constamment devant nous :

- Pour les uns, le choix de s'engager dans le chemin étroit ou de rester sur la
route large qui mène à la perdition (appels réitérés du Seigneur qui VEUT que
tous les hommes soient sauvés (1 Timothée 2: 4).

- Pour les autres, le choix de poursuivre leur route dans ce chemin étroit et cela,
quels que soient les passages difficiles, où alors démissionner de la foi comme
quelques-uns l'ont fait : "Combats le bon combat de la foi..." (1 Timothée 6: 12),
"Démas m'a abandonné (Paul), par amour pour le siècle présent..." (2 Timothée
4: 10)

Qu'est-ce que je veux ?


Si la situation dans laquelle je me trouve me laisse un peu confus parce que mes
yeux et mes pensées font le va-et-vient entre mes difficultés (épreuves,
persécutions, tout ce que je ne peux plus gérer) et le trône de la grâce où le
Seigneur semble être indifférent à ma situation...

... le moment est alors venu de savoir ce que voulait l'auteur du psaume 119, lui
qui a été confronté à la persécution active et au silence prolongé de l'Éternel qui
semblait être indifférent aux multiples prières et supplications montant vers lui.

Il est temps de découvrir comment, à la fin de sa longue "épître", il entend


poursuivre sa route, ceci, afin que nous soyons en mesure de suivre son exemple.
Soyons attentifs surtout si nous sommes dans une impasse et que nous avons les
mains liées face à des géants qui en veulent à notre vie, ou du moins qui la
méprise, n'étant, à leurs yeux, que de simples numéros.

En lisant la dernière lettre (Tav) qu'il a écrite dans cet "Abécédaire", nous
pouvons relever que sa détermination est claire. Il sait ce qu'il veut !

- Que mes lèvres publient ta louange ! (v. 171)


- Que ma langue chante ta parole ! (v. 172)
- Que mon âme vive et qu'elle te loue ! (v. 175)
- Je soupire après ton salut, ô Éternel ! Et ta loi fait mes délices. (v. 174)
Le but de sa vie est de glorifier le Seigneur par les paroles, par le chant, par
l'abandon de son coeur à la volonté de l'Éternel. Il n'a jamais changé d'idée
malgré l'oppression. Il ne s'est pas laissé séduire par toutes sortes de voix qui
auraient pu l'inviter à faire comme tout le monde, à faire comme le monde !

Mon désir est-il semblable au sien ou suis-je plus sensible aux voix extérieures
qui m'invitent à partager leurs activités qu'à la voix du Seigneur qui m'invite à
faire un pas de plus dans la sanctification ? (ou un pas vers la porte étroite, selon
que je lui appartienne ou qu'il m'appelle à lui pour passer des ténèbres à la
Lumière !)

Quelle est MA volonté ? Qu'est-ce que je désire prioritairement ?


Si parfois le choix peut être difficile entre deux options attirantes, par contre, en
ce qui concerne le domaine qui touche à notre âme, le choix n'est pas difficile car
une seule voie est attirante, celle qui conduira dans le Royaume de Dieu. Qui
hésiterait entre l'Enfer et le Paradis ?

Que mes lèvres publient ta louange !


Que ma langue chante ta parole !

Celui qui offre pour sacrifice des actions de grâces me glorifie, Et à celui qui
veille sur sa voie Je ferai voir le salut de Dieu. Psaume 50: 23 (v. L. S)

Il peut paraître étrange qu'il nous soit demandé de louer le Seigneur même
lorsque tout va mal. Néanmoins c'est bien dans ces moments-là que nous avons
besoin de proclamer son Nom.
La proclamation, en elle-même, sera un puissant réconfort qui, d'un balbutiement
peut-être, s'amplifiera au fur et à mesure que nos lèvres continueront à louer
Dieu pour sa fidélité, son amour, ses promesses, ses compassions et pour tout ce
qu'il a en réserve pour le bien de SES enfants.

La louange est l'antidote de la dépression !


Par elle, l'espérance renaît et la victoire se dessine en pointillé à l'horizon de
notre avenir que nous envisagions tellement sombre que la vie, à nos yeux,
n'avait guère d'intérêt.
Par la louange et la reconnaissance pour les bienfaits que nous avons déjà reçus
dans le passé, il nous sera plus facile d'entrevoir des lendemains qui chantent, car
les bontés de l'Éternel se renouvellent CHAQUE MATIN tandis que Jésus lui-
même a promis d'être AVEC nous TOUS LES JOURS jusqu'à la fin du monde
(Matthieu 28: 20).

Je m'écrie : Loué soit l'Éternel ! Et je suis délivré de mes ennemis.


Les liens de la mort m'avaient environné, Et les torrents de la destruction
m'avaient épouvanté ;
Les liens du sépulcre m'avaient entouré, Les filets de la mort m'avaient surpris...
Il étendit sa main d'en haut, il me saisit, Il me retira des grandes eaux
Il me délivra de mon adversaire puissant, De mes ennemis qui étaient plus forts
que moi.
Il m'a mis au large, Il m'a sauvé, parce qu'il m'aime ... Psaume 18 (à lire
surtout si l'on passe par des moments difficiles)

La suite du Psaume 18 met aussi en évidence la droiture de coeur qu'il faut avoir
pour obtenir la délivrance dont il est question, une droiture de coeur que l'on
retrouve dans la dernière lettre du Psaume 119, une droiture VOULUE : "J'ai
choisi tes ordonnances..., je n'oublie point tes commandements (v. 173 & 176) !
Un choix qui a été fait et maintenu en dépit des circonstances dramatiques !

Quelle est MA volonté ? Qu'est-ce que je désire prioritairement ?

Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon coeur. Psaume
40:8

Évidemment, le désir ardent de faire la volonté de Dieu ne va pas empêcher


l'adversaire de nos âmes d'être irrité contre nous et de tout faire pour nous
déstabiliser dans notre foi, cela aussi longtemps que Dieu le lui permettra.
Souvenons-nous, une fois encore, de Joseph qui fut vendu comme esclave et qui,
durant 13 longues années, dut subir les conséquences des privations de liberté
sans que cela ne l'empêchât de rester attaché fermement à son Dieu.

Sa foi et sa crainte (respectueuse) de l'Éternel firent qu'il fut béni même dans sa
privation de liberté ! L'apôtre Paul, lui aussi dans les liens, connaissait la
présence de Dieu à tel point que diverses épîtres ont été écrites en prison
(Éphésiens, Philippiens, Colossiens...).
Nos liens, représentés par les difficultés par lesquelles nous passons, nous
empêchent-ils d'être de fidèles témoins ou, au contraire, sont-ils des moyens de
glorifier le Seigneur au travers de notre fidélité, de notre volonté à rester dans la
volonté de Dieu ?

Si tu faiblis au jour de la détresse, Ta force n'est que détresse. Proverbes 24: 10


(v. L. S)

Si tu perds courage au jour de la détresse, ta force est mince. (v. D)

Dans la détresse..., dans ma détresse, dans ta détresse..., dans cette détresse où


personne ne te comprend, où tout le monde a d'autres choses à faire que de te
tirer de l'embarras, de qui dois-tu attendre le secours ?

Regarder aux hommes ?


Attendre qu'un "puissant" intervienne pour te sortir des sables mouvants où tu
t'enfonces toujours un peu plus chaque fois que tu essaies de t'en sortir par toi-
même ?
Les hommes, s'ils ne sont pas envoyés comme des anges de Dieu, ne se saliront
pas les mains ; leurs intérêts personnels passent avant ceux d'un inconnu, d'un
numéro.
Fort heureusement Dieu nous connaît par notre nom, c'est nominativement qu'il
nous a sauvés, c'est individuellement qu'il s'intéresse à nous, que nous soyons
dans la joie ou dans la peine ! "Je t'appelle par ton nom : tu es à moi !" (Esaïe
43: 1) " Toi suis-moi" (Jean 21: 22), "même les cheveux de votre tête sont tous
comptés" (Matthieu 10: 30).

Dieu ne nous a pas oubliés ! Il connaît sa place de Père... et nous DEVONS


croire qu'il ne sera jamais pris en défaut dans cette fonction !
N'a-t-il pas payé le prix fort pour nous acquérir ?
Si, à ses yeux, mon âme vaut plus que l'or du monde..., si mon âme a une telle
valeur, va-t-il être sourd à mes appels de détresse ?

Maintenant, de mon côté, est-ce que je connais ma place ?


Est-ce que je sais encore que je suis son enfant, son serviteur, sa brebis, aussi
bien lorsque je suis dans la joie que lorsque je suis dans la détresse ?
L'auteur du Psaume 119 savait très bien où il en était et ne se faisait pas
d'illusion quand à sa situation (v. 176) :
Je suis errant comme une brebis perdue ;
cherche ton serviteur

Je suis errant comme une brebis perdue...


"Je ne sais plus comment agir pour m'en sortir ! Je vais de droite à gauche,
j'explore tous les chemins, je suis un vagabond qui a perdu son port d'attache,
une frêle coquille de noix qui est ballottée par les tempêtes extérieures et
intérieures ! Je suis errant en proie au doute à chaque instant lorsque le ciel
amasse sur ma tête de sombres nuages qui n'annoncent rien de bon pour les
prochaines heures, les prochains jours ! "

Combien d'entre nous, ou autour de nous, dans le monde chrétien, ne se


trouvent-ils pas prisonniers de circonstances qu'ils n'ont ni voulues, ni cherchées,
et dont ils ne peuvent plus se dépêtrer ?
Combien peuvent-ils prendre à leur compte ce qui vient d'être dit et y ajouter de
tout leur coeur: "Ne me livre pas au bon plaisir de mes adversaires ..." (Psaume
27: 12)?

Ont-ils encore, tout comme David, la possibilité de mettre en avant leur foi ?
"Oh ! si je n'étais pas sûr de voir la bonté de l'Éternel Sur la terre des vivants !..."
(Psaume 27: 13)

Peuvent-ils dire à leur âme qu'ils ont fait un choix et que ce choix ne dépend pas
des circonstances ? "Espère en l'Éternel ! Fortifie-toi et que ton coeur
s'affermisse ! Espère en l'Éternel !" (Psaume 27: 14)

Je suis errant comme une brebis perdue, cherche ton serviteur !


N'est-ce pas parce qu'il lui reste toujours une étincelle d'espérance, que l'auteur
du psaume 119 supplie le Bon berger de venir chercher sa brebis, son serviteur ?
N'est-ce pas parce qu'il a entretenu cette espérance en faisant en sorte que ses
lèvres publient les louanges de l'Éternel, que sa langue chante la Parole de Dieu
(v. 171, 172), qu'il peut maintenant avoir suffisamment de foi et de force pour
crier à Dieu ?
Non seulement crier pour être délivré de ses ennemis, mais pour qu'il soit
éloigné de leur présence : "Viens chercher ton serviteur !"
Peut-être n'as-tu plus beaucoup d'ardeur pour crier à ton Seigneur, mais les
soupirs inexprimables ont tout autant de valeur, si ce n'est plus, que des paroles
qui pourraient passer pour de vaines redites.
Peut-être que ta flamme vacille, que les forces te manquent... ?
Cherche ton serviteur, Seigneur, toi qui n'éteins pas le lumignon qui fume, qui ne
brise pas le roseau froissé (Matthieu 12: 20).

Prière d'un malheureux, lorsqu'il est abattu et qu'il répand sa plainte


devant l'Éternel.
Éternel, écoute ma prière, Et que mon cri parvienne jusqu'à toi !
Ne me cache pas ta face au jour de ma détresse !
Incline vers moi ton oreille quand je crie ! Hâte-toi de m'exaucer !
Car mes jours s'évanouissent en fumée... Psaume 102 (v. L. S)

***
Je (l'Éternel) chercherai celle ( la brebis) qui était perdue,
je ramènerai celle qui était égarée,
je panserai celle qui est blessée,
et je fortifierai celle qui est malade.
Ézéchiel 34:16 (v. L. S)

***

Confie-toi en l'Éternel de tout ton coeur, Et ne t'appuie pas sur ta sagesse ;


Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers.
Ne sois point sage à tes propres yeux,
Crains l'Éternel, et détourne-toi du mal :
Ce sera la santé pour tes muscles, Et un rafraîchissement pour tes os. Proverbes
3: 5 et suivants (v. L. S)

J-M Ravé 5 avril 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/
(50) (Tav) - Ps. 119: 169-176

Conclusion:

50 - Les mots de la fin serviront-ils à la fin de nos maux?

Mieux vaut la fin d'une chose que son commencement... Ecclésiaste : 7. 8 (v. L.
S)

Quand il (le filet) est rempli, les pêcheurs le tirent et, après s'être assis sur le
rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais
ils jettent ce qui est mauvais.
Il en sera de même à la fin du monde.
Les anges viendront séparer les méchants d'avec les justes, et ils les jetteront
dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Matthieu 13: 48-50 (v. L. S)

Si d'un côté l'Ecclésiaste nous dit que la fin est préférable au commencement, le
Seigneur Jésus ne manque pas de préciser que la fin ne sera pas la même pour
tout le monde.
Il n'hésite pas à dire que, pour certains, ce sera la fin de leurs maux, tandis que,
pour d'autres, commencera une "vie infernale" consécutive au choix qu'ils auront
fait durant leur séjour terrestre.

La Parole de Dieu est suffisamment claire pour que l'on comprenne que la mort
n'est pas la fin de tout. Elle débouchera sur une éternité qui sera le point final
d'une vie terrestre où larmes et souffrances laisseront la place à un bonheur qui
ne pourra plus être troublé par quoi que ce soit !
Pas même par les cris et les grincements de dents de ceux et celles qui auront été
jetés dans la fournaise ardente ! (Tu es juste, toi qui es, et qui étais ; tu es saint,
parce que tu as exercé ce jugement - Apocalypse 16. 5)
Ainsi ceux qui n'auront pas aimé Dieu, ceux qui auront refusé de suivre Jésus, se
retrouveront en compagnie de Satan, des anges déchus, des injustes, des
impudiques (vie sexuelle non conforme à la Parole de Dieu), des idolâtres, des
adultères..., des voleurs, des ivrognes, des parjures, des voleurs d'hommes, des
meurtriers, des lâches etc... (1 Corinthiens 6: 9-10 ; Apocalypse 21: 8)
Alors, si aujourd'hui nous semons avec larmes, que notre coeur se réjouisse
quand même tout en restant fermement attaché à notre Sauveur et Seigneur !
Sachons qu'un jour, nous récolterons avec allégresse les fruits de notre fidélité,
de notre engagement, de notre fermeté !
Ne retournons jamais à ce que nous avons vomi (2 Pierre 2: 21-22) !
L'Écriture nous enseigne qu'il est préférable de ne pas avoir connu la voie de
Dieu plutôt que d'avoir bénéficié, pour un temps, de son amour et de sa justice et
ensuite de s'en détourner.

Sans doute, comme l'auteur du Psaume 119, avons-nous eu à subir des


injustices ? Peut-être sommes-nous en ce moment sous le feu de l'adversaire qui,
par divers moyens, essaie de nous faire abandonner la foi ?
Mais est-ce bien une raison suffisante pour se détourner du Seigneur et prendre
le risque de perdre son âme ?

Si les épreuves peuvent nous attrister un temps (1 Pierre 1: 6), l'apôtre a bien
précisé que ce n'était que pour un temps !
Rien que pour un temps ! Ceci, afin que notre foi soit éprouvée et nous conduise
à chercher davantage le secours de l'Éternel.

En aucun cas l'épreuve n'a été destinée à nous faire perdre la foi puisque
l'Écriture nous dit que DIEU NE PERMETTRA PAS que nous soyons tentés
au-delà de nos forces, c'est-à-dire jusqu'à en perdre la foi !

Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est
fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais
avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez
la supporter. 1 Corinthiens 10: 13 (v. L. S)

Ainsi, parce que Dieu ne permet pas que nous soyons anéantis par une épreuve,
parce qu'il est fidèle (à sa Parole), nous devons croire que le chemin difficile par
lequel nous passons va contribuer à notre éducation. Il nous permettra de
découvrir notre compagnon de marche, Celui qui a promis d'être avec nous
jusqu'à la fin du monde et d'expérimenter sa paix ! Cette paix que les gens du
monde ne peuvent connaître lorsqu'ils passent par des difficultés.

L'auteur du Psaume 119 n'a pas manqué de nous faire part de ses tribulations, des
craintes qu'il avait, mais il a TOUJOURS fait valoir la foi qu'il avait placée en
l'Éternel.

Si la Bible déclare "qu'Élie était un homme de la même nature que nous" pour
souligner l'efficacité de la prière (Jacques 5: 17), nous pouvons faire la même
réflexion au sujet de notre Psalmiste qui nous dépeint si bien son parcours. Un
chemin semé de pièges (v. 61, 110) où l'attendent des ennemis qui en veulent à
sa vie (v. 95), tandis que d'autres le salissent par des mensonges, des calomnies
(v. 69).
Notre vie de pèlerin voyageant dans un monde étranger ne ressemble-t-elle pas
un peu à la sienne ?

Si ces hommes étaient de notre nature, sommes-nous de la leur ?


Sommes-nous des personnes qui croient ce que Dieu dit ?
Avons-nous la foi dans ses promesses ?

S'ils étaient de même nature que nous, ils n'avaient rien de particulier qui puisse
les différencier des autres hommes, ils n'étaient ni des géants, ni des
surhommes ! Élie n'a-t-il pas eu un moment de profonde dépression au point de
réclamer la mort ? (pas de se la donner ! 1 Rois 19: 4)

Quant à l'auteur du plus long Psaume, nous avons vu qu'à de nombreuses


reprises, il n'en menait pas large et que, jusqu'à la fin de son Psaume, il ne
cessera pas de réclamer le secours de son Dieu.

Pour lui, Dieu a TOUJOURS ÉTÉ LE DIEU DE SON ESPÉRANCE !


Est-il toujours le nôtre, le mien ?

Pour moi, je regarderai vers l'Éternel, Je mettrai mon espérance dans le Dieu de
mon salut ; Mon Dieu m'exaucera. Michée 7: 7 (v. L. S)

Si Michée pouvait prendre cette position, nous voyons que le Psalmiste avait la
même détermination. S'il n'avait pas eu la même pensée, il n'aurait pas terminé
son Psaume en rappelant qu'il n'oublie pas (au présent) les commandements de
Dieu.
Par sa position, sa fermeté, sa foi, il était donc en mesure de réclamer son aide,
d'agir pour que Dieu agisse comme il l'a lui-même promis à ceux qui craignent
son nom.

Marchons-nous dans les pas de foi de ces hommes, de toute cette nuée de
témoins (Hébreux 11) qui ont accompli l'exploit de garder la foi en dépit des
circonstances ?

Souvent notre intelligence est aveuglée par nos raisonnements, c'est pourquoi il
est bon de se rappeler la pensée d'Asaph déclarant qu'il était le plus stupide des
hommes (Proverbes 30: 2). Une stupidité que nous partageons chaque fois que
nous nous appuyons sur nos raisonnements plutôt que sur la Parole de Dieu, que
nous regardons aux circonstances plutôt qu'aux promesses de CELUI QUI NE
PEUT MENTIR.

Point n'est besoin de dire que ma "stupidité" a souvent été un boulet bien pénible
à tirer ! Que c'est un soulagement d'avoir pu enfin déposer ce fardeau de doutes
au pied de la Croix !

Je prie le Seigneur qu'il me garde de reprendre quoique ce soit de ce que j'ai


déposé un jour. Je n'ai pas envie de perdre cette paix qu'il a mis dans mon coeur
dès l'instant où j'ai enfin pu accepter qu'il défende ma cause (Jérémie 51: 36)
sans que j'aie besoin de m'en mêler ! Tout comme il défendra celle de tous ses
enfants lorsqu'ils le laisseront faire !

Puissions-nous nous rappeler - et apprendre par coeur - ces quelques textes qui,
vécus dans la foi, feront barrage au doute ainsi qu'à tous nos raisonnements.

- Rien n'est impossible à Dieu (Luc 1: 37).


- Tout est possible à Dieu (Marc 10: 27).
- Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu (Luc 18: 27).
- Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l'Éternel (Genèse 18: 14) ?

Et que penser de ces paroles donner au peuple de Dieu, à l'Israël terrestre, nous
qui sommes aussi fils et filles d'Abraham en raison de notre foi ? (Galates 3: 7)

Ne crains rien, car je suis avec toi ; Ne promène pas des regards inquiets, car je
suis ton Dieu ; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite
triomphante.

Voici, ils seront confondus, ils seront couverts de honte, Tous ceux qui sont
irrités contre toi ; Ils seront réduits à rien, ils périront, Ceux qui disputent contre
toi.
Tu les chercheras, et ne les trouveras plus, Ceux qui te suscitaient querelle ; Ils
seront réduits à rien, réduits au néant, Ceux qui te faisaient la guerre.

Car je suis l'Éternel, ton Dieu, Qui fortifie ta droite, Qui te dis : Ne crains rien, Je
viens à ton secours. Esaïe 41: 10-13 (v. L. S)

Quel pouvait bien être le secret de l'auteur de Psaume 119 pour garder
l'espérance dont nous sommes devenus les témoins ? Cette espérance que
nous envions peut-être !
C'est une question que nous pourrions nous poser en pensant à tous les moments
où nous avons été fatigués d'espérer, tous les moments où il s'en est fallu de peu
pour que l'on bascule dans l'incrédulité.

Son secret est facile à découvrir !


Il est écrit en lettre de feu tout au long de son Psaume ! Il se nourrissait de la
Parole de Dieu ! Non pas à la petite cuillère, non pas de temps à autre lorsqu'il
avait besoin d'un remontant, d'un médicament !
Non ! La Parole de Dieu était comme une table garnie où il se servait à
profusion, en en demandant et redemandant toujours plus ! Son âme était
insatiable !
Quelle différence avec certains qui prennent le Saint Livre à doses
homéopathiques, juste ce qu'il faut pour se donner bonne conscience !

Pour ce qui concerne le Psalmiste, j'ai été surpris de voir que chacune des lettres
de cet "abécédaire" se terminait par une pensée qui le ramenait aux
commandements, à la loi : À LA PAROLE DE DIEU !

Quelques fussent ses déclarations dans le contenu de ses paragraphes, le mot de


la fin a toujours été et de mettre en avant son espérance et sa foi dans ce que
Dieu a dit !
Quels sont mes mots de la fin lorsque je termine un paragraphe de ma vie,
lorsque s'achève une journée dont le parcours a été un peu chaotique ?
Suis-je en mesure de dire :

Je me couche et je m'endors en paix, Car toi seul, ô Éternel ! tu me donnes la


sécurité dans ma demeure. Psaume 4. 8 (v. L. S)

Ou, au contraire, l'Esprit doit-il me prévenir :

... que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas accès au
diable. Éphésiens 4: 26-27 (v. L. S)

La qualité de mon sommeil dépendra de mes "mots de la fin", des dernières


pensées qui me berceront pour que je trouve un sommeil doux et agréable. Des
pensées qui seront en harmonie avec la Parole de Dieu qui, elle-même, restera
pour moi une lumière qui éclairera mon sentier aussi longtemps que je garderai
la foi dans ce qu'elle dit.

... que ces enseignements ne s'éloignent pas de tes yeux (de nos yeux), Garde
la sagesse et la réflexion : Elles seront la vie de ton âme, Et l'ornement de ton
cou. Si tu te couches, tu seras sans crainte ; Et quand tu seras couché, ton
sommeil sera doux. Proverbes 3: 21-24 (v. L. S)

Comment le psalmiste nous invite-t-il à finir nos... tranches de vie" ? Comment


termine-t-il lui-même ses paragraphes ?
J'ai classé ses réflexions en 5 catégories .

1) Apprendre à garder et respecter la Parole de Dieu :

- En apprenant les lois de ta justice (v.7).


- Je veux garder tes statuts (v. 8).
- Je n'oublie point ta parole (v. 16).
- Enseigne-moi tes statuts (v. 64).
- Afin que j'observe les préceptes de ta bouche (v. 88).
- Je crains tes jugements (v. 120).
- Je garde tes ordonnances et tes préceptes (v.168).
- Je n'oublie point tes commandements (v. 176).

C'est en apprenant que l'on peut garder l'instruction. C'est en désirant apprendre,
en ayant faim et soif de la connaissance de Dieu que nous pourrons être rassasiés
car Dieu donne en abondance à celui qui le cherche d'un coeur sincère.
Qu'ai-je appris pendant ces 12 derniers mois durant lesquels le Psaume 119 a été
mon compagnon ?

2) Réfléchir, méditer sur la Parole de Dieu

- Je veux méditer tes statuts (v. 48).


- Je vois des bornes à tout ce qui est parfait : Tes commandements n'ont point de
limite (96).
- Je trouve justes toutes tes ordonnances (v. 128).
- Je sais par tes préceptes que tu les as établis pour toujours (v. 152).

Ces temps de méditations sont indispensables pour saisir la richesse des


enseignements bibliques. Lire la bible sans réfléchir à son contenu n'apportera
rien à l'âme. Combien de personnes n'ont-elles pas lu la Bible sans rien en
recevoir ?
Avons-nous réfléchi lors de notre dernière lecture ?
Étions-nous en position d'étudiants ou de simples lecteurs prenant rapidement
connaissance du verset du jour ?

3) Pratiquer, observer les commandements de Dieu :

- Je désire pratiquer tes ordonnances (v. 40).


- J'observe tes ordonnances (v.56).
- J'incline mon coeur à pratiquer tes statuts (v. 112).
- Mes yeux répandent des torrents d'eaux, parce qu'on n'observe point ta loi (v.
136).

Toute étude serait vaine si elle n'était pas suivie de mise en pratique. Un refus de
mettre en pratique la Parole de Dieu démontrerait que notre lecture n'a pas porté
de fruit, tout cela parce qu'elle n'aurait pas été méditée suffisamment pour
comprendre l'importance qu'il y a à suivre ses enseignements.
À chacun de voir ce qu'il a fait de ce qu'il a lu ou entendu !

4) La loi de Dieu est un délice pour son âme :

- Je fais mes délices de tes statuts (v.16).


- Tes préceptes font mes délices, Ce sont mes conseillers (v. 24).
- Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche que mille objets d'or et d'argent (v.
72).
- Que tes paroles sont douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche (v.
103).

L'apprentissage, l'étude, la réflexion et la mise en pratique de ce que Dieu a dit,


vont nous conduire à aimer davantage les Saintes Écritures. Au fur et à mesure
de notre progression nous nous rendrons compte de leur qualité et comprendrons
que les délices du monde ne peuvent se mélanger avec la Parole de Dieu sans
gâter la saveur de cette dernière.
Nos propres choix sont là pour démontrer si nous aimons l'Écriture plus que ce
que le monde propose, que ce que les gens du monde proposent !
Peut-être est-il temps de regarder dans notre "assiette spirituelle" et de faire, une
bonne fois pour toute, l'inventaire de ce que nous donnons comme nourriture à
notre âme ?

5) Reconnaissance absolue que la Parole de Dieu est la vérité et qu'à cause de


cela, il désire s'y conformer :

- Tes préceptes sont éternellement justes (v. 144).


- Le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice sont
éternelles (v. 160).
- Je cours dans la voie de tes commandements (v.32).
- Ce sont mes conseillers (v.24).

Que mon coeur soit sincère dans tes statuts,


Afin que je ne sois pas couvert de honte ! (v. 80)

Ce n'est qu'à partir du moment où nous avons compris que Dieu ne peut pas
mentir que nous accepterons sa Parole comme la vérité, TOUTE SA PAROLE, et
que nous la garderons comme telle quoiqu'il puisse arriver !

N'est-ce pas encourageant de constater que toutes ces paroles que nous avons
relevées dans le Psaume 119, toutes ces réflexions, toutes ces prières, sortent de
la bouche d'un homme qui attend le secours de l'Éternel ! Qu'il l'attend sans
faiblir dans la foi ! Qu'il l'attend depuis longtemps sans perdre l'espoir que le
secours viendra au moment opportun !

À notre de tour de croire que plus le temps d'attente a été long, plus la délivrance
est proche !

"Quand je pense à ma détresse et à ma misère" (Lamentations de Jérémie 3: 19),


ce n'est pas un péché, loin de là ! C'est plutôt l'occasion de reconnaître notre
impuissance et de se reposer sur celui qui peut tout.

"Quand je pense à ma détresse et à ma misère", je veux quand même me coucher


avec l'espérance dans le coeur et m'endormir avec la pensée que celui qui espère
en l'Éternel ne sera pas confus.

En lisant le Psaume 119, en passant d'une lettre à l'autre, en sachant nous arrêter
sur des pensées fortes, nous avons découvert ce que cet homme avait dans le
coeur.
S'il a pu parler de sa misère, de ses craintes, de son désespoir face à la
méchanceté de ceux qui le poursuivaient, son coeur n'était pas rempli
d'amertume !

Sa bouche parlant de l'abondance de son coeur, nous comprenons bien qu'il


aimait la Parole de Dieu et que l'Éternel était le sujet principal de ses
préoccupations.

Si nous ne savons pas trop de quoi est rempli notre coeur, tournons-nous vers
notre voisin, notre conjoint, nos enfants, nos amis et demandons-leur ce qu'ils en
pensent !
Demandons-leur ce qu'ils ont retenu de nos conversations ou du moins des sujets
abordés !
Demandons..., et n'oublions pas que nous devrons rendre compte de toutes
paroles vaines que nous aurons prononcées !

Sans doute est-il urgent de confesser nos péchés de la langue tout en demandant
à ce qu'il nous soit donné la force de la mettre en bride afin que nous ne
tombions pas sous la condamnation du grand Juge :

Je (JÉSUS) vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de


toute parole vaine (oiseuse) qu'ils auront proférée. Matthieu 12: 36 (v. L. S)

Attention... ! Nos "mots de la fin" pourraient bien être des paroles vaines car
nous ne connaissons pas l'heure de notre départ. Il serait vraiment triste de finir
notre vie sur une fausse note ou sur une note qui serait en désharmonie avec la
foi que nous avons voulu vivre.

Pour cette raison : "entretenons-nous par des psaumes, par des hymnes, et par
des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre coeur les louanges du
Seigneur" (Éphésiens 5: 19).

Cette bonne habitude, recommandée par le Saint-Esprit, nous aidera à garder une
foi ferme, semblable à celle de l'auteur du Psaume 119.

Comme lui nous pourrons, sans mentir et sans crainte pour l'avenir, conclure
notre journée ou notre vie en disant :

Cherche ton serviteur Psaume 119: 176

Viens, Seigneur Jésus ! Apocalypse 22: 20

***

Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d'allégresse. Psaume
126: 5

Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! Apocalypse 22: 21

J-M Ravé 12 avril 2008 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse


Vous pouvez retrouver ce message sur : http://www.regard.eu.org/

Vous aimerez peut-être aussi