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Travaux Diriges Moment Cinetique Forces Centrales (1632 Mécanique

Le document traite de la cinétique chimique et de l'oscillateur spatial. Il présente des exercices sur la décomposition du peroxyde d'hydrogène, l'effet des catalyseurs, et les équations régissant le mouvement d'un point matériel dans un champ de forces. Les solutions incluent des calculs de constantes de vitesse, d'énergie d'activation, et d'équilibre chimique.

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Travaux Diriges Moment Cinetique Forces Centrales (1632 Mécanique

Le document traite de la cinétique chimique et de l'oscillateur spatial. Il présente des exercices sur la décomposition du peroxyde d'hydrogène, l'effet des catalyseurs, et les équations régissant le mouvement d'un point matériel dans un champ de forces. Les solutions incluent des calculs de constantes de vitesse, d'énergie d'activation, et d'équilibre chimique.

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MPSI 1 - DS 3 - 30/11/2023

1- CINETIQUE CHIMIQUE
EXERCICE 1
En solution aqueuse, le peroxyde d'hydrogène* H2O2 se décompose lentement suivant : H2 O2 → H2 O + O2 .
On étudie l’effet d’un catalyseur sur cette réaction.
* la solution est usuellement appelée « eau oxygénée » et peut servir d’antiseptique à usage externe.
1. À température constante de 25 °C, la concentration d’une solution en peroxyde d'hydrogène passe en 30
minutes de 1 mol/L à 0,79 mol/L.
Dans l’hypothèse d’un ordre 1, calculer la constante de vitesse et le temps de demi-réaction.
2. Sachant qu'à 50°C la constante de vitesse vaut 0,13 min–1, calculer l'énergie d'activation Ea, celle-ci étant
constante dans le domaine de température étudié ; on rappelle que R = 8,31 JK–1mol–1.
___________________

EXERCICE 2
Une réaction s’écrit en solution aqueuse : A ↔ B + H2 O ; les vitesses de la réaction directe et de la
réaction inverse sont respectivement 𝑣1 = 𝑘1 [A] et 𝑣2 = 𝑘2 [B].
On raisonne à une date 𝑡 quelconque, où le système n’est pas en situation d’équilibre a priori.
d[A] d[B]
1. Exprimer en fonction de 𝑣1 et 𝑣2 la vitesse d’apparition de A (soit d𝑡
) et celle de B (soit d𝑡
).
2. On envisage l’état initial [A]0 = a et [B]0 = 0 ; quelles sont les pentes à l’origine respectives des courbes
représentant [A](𝑡) et [B](𝑡) ?
3. On note 𝑥(𝑡) l’avancement volumique tel que [A](𝑡) = 𝑎 − 𝑥(𝑡) et [B](𝑡) = 𝑥(𝑡).
Établir puis résoudre l’équation différentielle régissant 𝑥(𝑡) ; on pourra noter 𝑘 = 𝑘1 + 𝑘2 .
4. Quelles sont les valeurs finales (asymptotiques) des concentrations de A et B ?
Quelle est la durée caractéristique de la réaction ?
5. En déduire l’expression de la constante 𝐾° de l’équilibre en fonction de 𝑘1 et 𝑘2 .
𝑘 𝑘
Représenter [A](𝑡) et [B](𝑡) si 𝑘2 = 3 et si 𝑘1 = 3, avec 𝑎 = 100.
1 2

6. La théorie précédente étant connue, on envisage l’exploitation de résultats expérimentaux une fois la
réaction terminée (compte tenu de la précision des mesures) ; on dispose alors d’un tableau de valeurs de
[𝐵](𝑡) et connaît les valeurs [𝐵]𝑒𝑞 = [𝐵]∞ et [𝐴]𝑒𝑞 = [𝐴]∞ .
Montrer que la fonction [𝐵]𝑒𝑞 − [𝐵](𝑡) peut se prêter à une régression linéaire qui donnera accès à 𝑘.
Comment déterminer alors les valeurs respectives de 𝑘1 et 𝑘2 ?
___________________
1
2- OSCILLATEUR SPATIAL
On se place en référentiel galiléen. Un point matériel 𝑀 de masse 𝑚
est mobile dans le plan de figure 𝑂𝑥𝑦.On pose 𝑟⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀.
Lorsque 𝑟 > 𝑅, le mobile est pseudo-isolé ; lorsque 𝑟 ≤ 𝑅, la
résultante des forces est 𝐹⃗ (𝑟) = −𝑘 𝑟⃗ (avec 𝑘 constante positive).
1. En justifiant sans calculs, répondre à ces questions qualitatives :
- Quel est le mouvement lorsque 𝑟(𝑡) > 𝑅 ?
Désormais 𝑀 passe en 𝐴(𝑥𝐴 = 𝑅, 𝑦𝐴 = 0) à 𝑡 = 0, avec la vitesse 𝑣⃗0 ,
telle que 0 ≤ 𝛼 ≤ 𝜋/2.
- Quel est le mouvement si 𝑣0 est très grande ?
- Quel est le mouvement si 𝑣0 = 0 ?
2. Écrire les équations différentielles régissant les coordonnées
𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) de 𝑀 lorsque 𝑟 ≤ 𝑅. On fera apparaître par homogénéité une pulsation 𝜔.
3. En déduire les équations horaires du mouvement 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡), en fonction de 𝑅, 𝑣0 , 𝜔, 𝛼.
4. Étudier complètement le cas 𝑣0 = 0 : déterminer la trajectoire, déterminer la période du mouvement,
déterminer les points de vitesses extrémales.
5. Étudier de même le cas 𝑣⃗0 = 𝑣0 𝑢
⃗⃗𝑦 , 𝑣0 = 𝑅𝜔. Pourquoi cette trajectoire est-elle instable ?
6. Exprimer 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) dans le cas 𝑣⃗0 = 𝑣0 𝑢
⃗⃗𝑦 , avec 0 < 𝑣0 < 𝑅𝜔.
Exprimer la distance 𝑟(𝑡) et montrer que la trajectoire reste à l’intérieur du cercle de centre O et de rayon
𝑅 ; on précisera les distances maximale et minimale. Représenter l’allure de cette trajectoire.
7. Étudier dans ce dernier cas l’évolution de la vitesse sur une période.
–––––––––––––––

3- SINGING IN THE RAIN

2
3
4
-
a) Exprimer le nombre N de gouttes de toutes tailles (0 ≤ 𝐷) par unité de volume.
b)

5
6
1- CINETIQUE CHIMIQUE – correction
EXERCICE 1
1. Loi de vitesse d’ordre 1 : v = –d[H2O2] / dt = k[H2O2] => ln( [H2O2] / [H2O2]0 ) = –k×t.
k = (1/t) ln([H2O2]0 / [H2O2](t) ) = –ln(0,79) / (30*60)  1,3×10–4 s–1  7,9×10–3 min–1.
[H2O2]() = ½ [H2O2]0 =>  = ln2 / k  5,3×103 s  88 min.
𝐸 𝐸
2. Loi d’Arrhenius : 𝑘 = 𝐴 exp (− 𝑅𝑇𝑎 ) ⟺ ln 𝑘 = ln 𝐴 − 𝑅𝑇𝑎 .
𝐸 𝐸
On a donc à deux températures distinctes : ln 𝑘1 = ln 𝐴 − 𝑅𝑇𝑎 et ln 𝑘2 = ln 𝐴 − 𝑅𝑇𝑎 .
1 2
𝒌
𝑘 𝐸𝑎 1 1 𝐥𝐧 𝟏
≈ 𝟗𝟎 kJ mol−𝟏 .
𝒌𝟐
On élimine 𝐴 inconnue par différence : ln 𝑘1 = − (𝑇 − 𝑇 ) ⟺ 𝑬𝒂 = 𝑹 𝟏 𝟏
1 𝑅 1 2 −
𝑻𝟏 𝑻𝟐

___________________

EXERCICE 2
d[B] d[A]
1. ∀𝑡, =− = 𝒗𝟏 − 𝒗𝟐 .
d𝒕 d𝒕
𝒅[𝑩] 𝒅[𝑨]
2. Les vitesses initiales sont 𝑣1,0 = 𝑘1 [𝐴]0 = 𝑘1 𝑎 et 𝑣2,0 = 𝑘2 [𝐵]0 = 0, donc ( ) = −( ) = 𝒌𝟏 𝒂.
𝒅𝒕 𝟎 𝒅𝒕 𝟎
d[B] dx dx
3. ∀𝑡, = = 𝑘1 (𝑎 − 𝑥) − 𝑘2 𝑥 ⟺ + 𝒌𝒙 = 𝒌𝟏 𝒂 avec 𝒌 = 𝒌𝟏 + 𝒌𝟐 .
d𝑡 d𝑡 d𝒕
𝒌𝟏
Comme 𝑥0 = 0, la solution en est 𝒙(𝒕) = 𝒂 𝒌
(𝟏 − 𝒆−𝒌𝒕 ) : durée caractéristique 𝝉 = 𝟏/𝒌.
𝑘1 𝒌𝟐 𝒌𝟏
4. Comme 𝑥∞ = 𝑎 (avec 𝑘 = 𝑘1 + 𝑘2 ), on a : [𝑨]∞ = 𝒂 et [𝑩]∞ = 𝒂 .
𝑘 𝒌 𝒌
[𝑩] 𝒌
5. L’équilibre macroscopique correspond à des concentrations qui n’évoluent plus, donc 𝑲° = [𝑨]∞ = 𝒌𝟏.
∞ 𝟐
𝑘2 𝑘1
Courbes [A](𝑡) et [B](𝑡) si = 3 et si 𝑘 = 3 ; axes gradués en pourcentage de 𝑎 et en rapport de 𝑡/𝜏 :
𝑘1 2

𝑘1
6. On sait que [𝐵](𝑡) = 𝑥(𝑡) = 𝑎 𝑘
(1 − 𝑒 −𝑘𝑡 ) = [𝐵]𝑒𝑞 (1 − 𝑒 −𝑘𝑡 ), donc [𝐵]𝑒𝑞 − [𝐵](𝑡) = [𝐵]𝑒𝑞 𝑒−𝑘𝑡 , ce qui se

linéarise en 𝐥𝐧 ([𝑩]𝒆𝒒 − [𝑩](𝒕)) = 𝐥𝐧[𝑩]𝒆𝒒 − 𝒌 𝒕.

Le tracé de 𝒀 = 𝐥𝐧 ([𝑩]𝒆𝒒 − [𝑩](𝒕)) en fonction de 𝑿 = 𝒕 donnera une droite de pente 𝒌.


[𝑩]𝒆𝒒 𝒌𝟏
Par ailleurs, on a [ = ; avec ces deux informations, on pourra effectivement calculer 𝑘1 et 𝑘2 .
𝑨]𝒆𝒒 𝒌𝟐

___________________

7
2- OSCILLATEUR SPATIAL – correction
1. Si 𝑟(𝑡) > 𝑅, M est pseudo-isolé donc en MRU, selon le principe d’inertie ou 1re loi de Newton.
M passe en 𝐴(𝑥𝐴 = 𝑅, 𝑦𝐴 = 0) à 𝑡 = 0, avec la vitesse 𝑣⃗0 .
- si 𝑣0 est très grande, la durée d’action de la force sera très faible et le mouvement peu perturbé, le
mouvement sera légèrement dévié mais proche d’un MRU de vitesse 𝑣⃗0 .
- si 𝑣0 = 0, M est attiré vers O, s’en rapproche suivant 𝑂𝑥 en accélérant, passe en O sans s’arrêter
(inertie !) et se retrouve ensuite freiné de façon symétrique pour s’arrêter en A’ diamétralement
opposé à A (𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗′ = −𝑅 𝑢
⃗⃗𝑥 ), repartir en sens contraire… et donc osciller entre A et A’, sans fin car
modèle sans frottement.
2. Les ED s’obtiennent par la 2e loi de Newton : 𝑚𝑎⃗ = −𝑘 𝑟⃗ ⟺ 𝑟⃗′′ = −𝜔2 𝑟⃗ avec 𝝎 = √𝒌/𝒎.
Il vient donc : 𝒙̈ (𝒕) = −𝝎𝟐 𝒙(𝒕) et 𝒚̈ (𝒕) = −𝝎𝟐 𝒚(𝒕).
3. Par intégration : 𝑥(𝑡) = 𝜆 cos 𝜔𝑡 + 𝜇 sin 𝜔𝑡 avec 𝑥(0) = 𝑅 et 𝑥̇ (0) = −𝑣0 cos 𝛼, et de même pour 𝑦(𝑡) avec
𝑦(0) = 0 et 𝑦̇ (0) = 𝑣0 sin 𝛼, d’où :
𝒗𝟎 𝐜𝐨𝐬 𝜶 𝒗𝟎 𝐬𝐢𝐧 𝜶
𝒙(𝒕) = 𝑹 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 − 𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕 𝑒𝑡 𝒚(𝒕) = 𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕 .
𝝎 𝝎
𝟐𝝅 𝒎
NB : dans tous les cas où 𝑟(𝑡) ≤ 𝑅 pour tout 𝑡, le mouvement est périodique et 𝑻 = 𝝎
= 𝟐𝝅√ 𝒌 .

4. Cas 𝑣0 = 0 : 𝒙(𝒕) = 𝑹 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 et 𝒚(𝒕) = 𝟎, ce qui décrit des oscillations harmoniques sur Ox, centrées sur
O, d’amplitude 𝑅 (entre A et son symétrique A’), avec la période 𝑻.
La vitesse est 𝑣(𝑡) = √𝑥̇ 2 + 𝑦̇ 2 = 𝑅𝜔|sin 𝜔𝑡|, nulle pour 𝜔𝑡 = 0[𝜋], donc en A et A’, aux extrémités de la
trajectoire, quand le mobile s’arrête pour repartir dans l’autre sens.
La vitesse est maximale pour 𝜔𝑡 = 𝜋/2[𝜋], donc aux passages en O, dans l’un ou l’autre sens.
5. Cas 𝑣⃗0 = 𝑅𝜔 𝑢
⃗⃗𝑦 : 𝒙(𝒕) = 𝑹 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 et 𝒚(𝒕) = 𝑹 𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕, ce qui décrit une trajectoire circulaire de centre O
et de rayon R ; la vitesse est constante et la période est 𝑻.
Cette trajectoire est instable car si la moindre perturbation rend 𝑟 > 𝑅, la force s’annule alors et le
mobile s’éloigne à vitesse constante sur la tangente au cercle au point concerné.
𝒗𝟎
6. Cas 𝑣⃗0 = 𝑣0 𝑢
⃗⃗𝑦 , 0 < 𝑣0 < 𝑅𝜔 : 𝒙(𝒕) = 𝑹 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 et 𝒚(𝒕) = 𝝎
𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕, soit une trajectoire elliptique de
𝑣0
centre O, d’axes 𝑂𝑥 et 𝑂𝑦 ; le grand axe est 𝐴’𝐴 = 2𝑅, le petit axe est 2𝑦𝑚𝑎𝑥 = 𝜔
.

𝑣 2 𝑣 2 𝑣 2
Calculons 𝑟(𝑡) = √𝑥 2 + 𝑦 2 = √(𝑅 cos 𝜔𝑡)2 + ( 𝜔0 sin 𝜔𝑡) = √(𝑅2 − ( 𝜔0 ) ) cos2 𝜔𝑡 + ( 𝜔0 ) .
𝑣
La valeur minimale de 𝒓(𝒕) est 𝜔0 pour 𝜔𝑡 = 𝜋/2[𝜋], aux extrémités du petit axe.
La valeur maximale de 𝒓(𝒕) est 𝑅 pour 𝜔𝑡 = 0[𝜋], aux extrémités du grand axe.
La trajectoire est une ellipse tangente intérieurement au cercle de centre O passant par A.
Rq : à chaque passage en A ou A’, le mobile risque de quitter l’ellipse s’il est perturbé.
7. La vitesse est 𝑣(𝑡) = √𝑥̇ 2 + 𝑦̇ 2 = √(−𝑅𝜔 sin 𝜔𝑡)2 + (𝑣0 cos 𝜔𝑡)2 , que l’on simplifie en

𝑣(𝑡) = √𝑅 2 𝜔 2 (1 − cos 2 𝜔𝑡) + 𝑣02 cos 2 𝜔𝑡 ou 𝑣(𝑡) = √𝑅 2 𝜔 2 sin2 𝜔𝑡 + 𝑣02 (1 − sin2 𝜔𝑡).

Raisonnons par exemple sur 𝑣(𝑡) = √𝑣02 + (𝑅 2 𝜔 2 − 𝑣02 ) sin2 𝜔𝑡.


La valeur minimale de 𝒗(𝒕) est 𝑣0 pour 𝜔𝑡 = 0[𝜋], aux extrémités du grand axe.
La valeur maximale de 𝒗(𝒕) est 𝑅𝜔 pour 𝜔𝑡 = 𝜋/2[𝜋], aux extrémités du petit axe.
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3- SINGING IN THE RAIN – correction

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