MPSI 1 - DS 3 - 30/11/2023
1- CINETIQUE CHIMIQUE
EXERCICE 1
En solution aqueuse, le peroxyde d'hydrogène* H2O2 se décompose lentement suivant : H2 O2 → H2 O + O2 .
On étudie l’effet d’un catalyseur sur cette réaction.
* la solution est usuellement appelée « eau oxygénée » et peut servir d’antiseptique à usage externe.
1. À température constante de 25 °C, la concentration d’une solution en peroxyde d'hydrogène passe en 30
minutes de 1 mol/L à 0,79 mol/L.
Dans l’hypothèse d’un ordre 1, calculer la constante de vitesse et le temps de demi-réaction.
2. Sachant qu'à 50°C la constante de vitesse vaut 0,13 min–1, calculer l'énergie d'activation Ea, celle-ci étant
constante dans le domaine de température étudié ; on rappelle que R = 8,31 JK–1mol–1.
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EXERCICE 2
Une réaction s’écrit en solution aqueuse : A ↔ B + H2 O ; les vitesses de la réaction directe et de la
réaction inverse sont respectivement 𝑣1 = 𝑘1 [A] et 𝑣2 = 𝑘2 [B].
On raisonne à une date 𝑡 quelconque, où le système n’est pas en situation d’équilibre a priori.
d[A] d[B]
1. Exprimer en fonction de 𝑣1 et 𝑣2 la vitesse d’apparition de A (soit d𝑡
) et celle de B (soit d𝑡
).
2. On envisage l’état initial [A]0 = a et [B]0 = 0 ; quelles sont les pentes à l’origine respectives des courbes
représentant [A](𝑡) et [B](𝑡) ?
3. On note 𝑥(𝑡) l’avancement volumique tel que [A](𝑡) = 𝑎 − 𝑥(𝑡) et [B](𝑡) = 𝑥(𝑡).
Établir puis résoudre l’équation différentielle régissant 𝑥(𝑡) ; on pourra noter 𝑘 = 𝑘1 + 𝑘2 .
4. Quelles sont les valeurs finales (asymptotiques) des concentrations de A et B ?
Quelle est la durée caractéristique de la réaction ?
5. En déduire l’expression de la constante 𝐾° de l’équilibre en fonction de 𝑘1 et 𝑘2 .
𝑘 𝑘
Représenter [A](𝑡) et [B](𝑡) si 𝑘2 = 3 et si 𝑘1 = 3, avec 𝑎 = 100.
1 2
6. La théorie précédente étant connue, on envisage l’exploitation de résultats expérimentaux une fois la
réaction terminée (compte tenu de la précision des mesures) ; on dispose alors d’un tableau de valeurs de
[𝐵](𝑡) et connaît les valeurs [𝐵]𝑒𝑞 = [𝐵]∞ et [𝐴]𝑒𝑞 = [𝐴]∞ .
Montrer que la fonction [𝐵]𝑒𝑞 − [𝐵](𝑡) peut se prêter à une régression linéaire qui donnera accès à 𝑘.
Comment déterminer alors les valeurs respectives de 𝑘1 et 𝑘2 ?
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1
2- OSCILLATEUR SPATIAL
On se place en référentiel galiléen. Un point matériel 𝑀 de masse 𝑚
est mobile dans le plan de figure 𝑂𝑥𝑦.On pose 𝑟⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀.
Lorsque 𝑟 > 𝑅, le mobile est pseudo-isolé ; lorsque 𝑟 ≤ 𝑅, la
résultante des forces est 𝐹⃗ (𝑟) = −𝑘 𝑟⃗ (avec 𝑘 constante positive).
1. En justifiant sans calculs, répondre à ces questions qualitatives :
- Quel est le mouvement lorsque 𝑟(𝑡) > 𝑅 ?
Désormais 𝑀 passe en 𝐴(𝑥𝐴 = 𝑅, 𝑦𝐴 = 0) à 𝑡 = 0, avec la vitesse 𝑣⃗0 ,
telle que 0 ≤ 𝛼 ≤ 𝜋/2.
- Quel est le mouvement si 𝑣0 est très grande ?
- Quel est le mouvement si 𝑣0 = 0 ?
2. Écrire les équations différentielles régissant les coordonnées
𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) de 𝑀 lorsque 𝑟 ≤ 𝑅. On fera apparaître par homogénéité une pulsation 𝜔.
3. En déduire les équations horaires du mouvement 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡), en fonction de 𝑅, 𝑣0 , 𝜔, 𝛼.
4. Étudier complètement le cas 𝑣0 = 0 : déterminer la trajectoire, déterminer la période du mouvement,
déterminer les points de vitesses extrémales.
5. Étudier de même le cas 𝑣⃗0 = 𝑣0 𝑢
⃗⃗𝑦 , 𝑣0 = 𝑅𝜔. Pourquoi cette trajectoire est-elle instable ?
6. Exprimer 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) dans le cas 𝑣⃗0 = 𝑣0 𝑢
⃗⃗𝑦 , avec 0 < 𝑣0 < 𝑅𝜔.
Exprimer la distance 𝑟(𝑡) et montrer que la trajectoire reste à l’intérieur du cercle de centre O et de rayon
𝑅 ; on précisera les distances maximale et minimale. Représenter l’allure de cette trajectoire.
7. Étudier dans ce dernier cas l’évolution de la vitesse sur une période.
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3- SINGING IN THE RAIN
2
3
4
-
a) Exprimer le nombre N de gouttes de toutes tailles (0 ≤ 𝐷) par unité de volume.
b)
5
6
1- CINETIQUE CHIMIQUE – correction
EXERCICE 1
1. Loi de vitesse d’ordre 1 : v = –d[H2O2] / dt = k[H2O2] => ln( [H2O2] / [H2O2]0 ) = –k×t.
k = (1/t) ln([H2O2]0 / [H2O2](t) ) = –ln(0,79) / (30*60) 1,3×10–4 s–1 7,9×10–3 min–1.
[H2O2]() = ½ [H2O2]0 => = ln2 / k 5,3×103 s 88 min.
𝐸 𝐸
2. Loi d’Arrhenius : 𝑘 = 𝐴 exp (− 𝑅𝑇𝑎 ) ⟺ ln 𝑘 = ln 𝐴 − 𝑅𝑇𝑎 .
𝐸 𝐸
On a donc à deux températures distinctes : ln 𝑘1 = ln 𝐴 − 𝑅𝑇𝑎 et ln 𝑘2 = ln 𝐴 − 𝑅𝑇𝑎 .
1 2
𝒌
𝑘 𝐸𝑎 1 1 𝐥𝐧 𝟏
≈ 𝟗𝟎 kJ mol−𝟏 .
𝒌𝟐
On élimine 𝐴 inconnue par différence : ln 𝑘1 = − (𝑇 − 𝑇 ) ⟺ 𝑬𝒂 = 𝑹 𝟏 𝟏
1 𝑅 1 2 −
𝑻𝟏 𝑻𝟐
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EXERCICE 2
d[B] d[A]
1. ∀𝑡, =− = 𝒗𝟏 − 𝒗𝟐 .
d𝒕 d𝒕
𝒅[𝑩] 𝒅[𝑨]
2. Les vitesses initiales sont 𝑣1,0 = 𝑘1 [𝐴]0 = 𝑘1 𝑎 et 𝑣2,0 = 𝑘2 [𝐵]0 = 0, donc ( ) = −( ) = 𝒌𝟏 𝒂.
𝒅𝒕 𝟎 𝒅𝒕 𝟎
d[B] dx dx
3. ∀𝑡, = = 𝑘1 (𝑎 − 𝑥) − 𝑘2 𝑥 ⟺ + 𝒌𝒙 = 𝒌𝟏 𝒂 avec 𝒌 = 𝒌𝟏 + 𝒌𝟐 .
d𝑡 d𝑡 d𝒕
𝒌𝟏
Comme 𝑥0 = 0, la solution en est 𝒙(𝒕) = 𝒂 𝒌
(𝟏 − 𝒆−𝒌𝒕 ) : durée caractéristique 𝝉 = 𝟏/𝒌.
𝑘1 𝒌𝟐 𝒌𝟏
4. Comme 𝑥∞ = 𝑎 (avec 𝑘 = 𝑘1 + 𝑘2 ), on a : [𝑨]∞ = 𝒂 et [𝑩]∞ = 𝒂 .
𝑘 𝒌 𝒌
[𝑩] 𝒌
5. L’équilibre macroscopique correspond à des concentrations qui n’évoluent plus, donc 𝑲° = [𝑨]∞ = 𝒌𝟏.
∞ 𝟐
𝑘2 𝑘1
Courbes [A](𝑡) et [B](𝑡) si = 3 et si 𝑘 = 3 ; axes gradués en pourcentage de 𝑎 et en rapport de 𝑡/𝜏 :
𝑘1 2
𝑘1
6. On sait que [𝐵](𝑡) = 𝑥(𝑡) = 𝑎 𝑘
(1 − 𝑒 −𝑘𝑡 ) = [𝐵]𝑒𝑞 (1 − 𝑒 −𝑘𝑡 ), donc [𝐵]𝑒𝑞 − [𝐵](𝑡) = [𝐵]𝑒𝑞 𝑒−𝑘𝑡 , ce qui se
linéarise en 𝐥𝐧 ([𝑩]𝒆𝒒 − [𝑩](𝒕)) = 𝐥𝐧[𝑩]𝒆𝒒 − 𝒌 𝒕.
Le tracé de 𝒀 = 𝐥𝐧 ([𝑩]𝒆𝒒 − [𝑩](𝒕)) en fonction de 𝑿 = 𝒕 donnera une droite de pente 𝒌.
[𝑩]𝒆𝒒 𝒌𝟏
Par ailleurs, on a [ = ; avec ces deux informations, on pourra effectivement calculer 𝑘1 et 𝑘2 .
𝑨]𝒆𝒒 𝒌𝟐
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7
2- OSCILLATEUR SPATIAL – correction
1. Si 𝑟(𝑡) > 𝑅, M est pseudo-isolé donc en MRU, selon le principe d’inertie ou 1re loi de Newton.
M passe en 𝐴(𝑥𝐴 = 𝑅, 𝑦𝐴 = 0) à 𝑡 = 0, avec la vitesse 𝑣⃗0 .
- si 𝑣0 est très grande, la durée d’action de la force sera très faible et le mouvement peu perturbé, le
mouvement sera légèrement dévié mais proche d’un MRU de vitesse 𝑣⃗0 .
- si 𝑣0 = 0, M est attiré vers O, s’en rapproche suivant 𝑂𝑥 en accélérant, passe en O sans s’arrêter
(inertie !) et se retrouve ensuite freiné de façon symétrique pour s’arrêter en A’ diamétralement
opposé à A (𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗′ = −𝑅 𝑢
⃗⃗𝑥 ), repartir en sens contraire… et donc osciller entre A et A’, sans fin car
modèle sans frottement.
2. Les ED s’obtiennent par la 2e loi de Newton : 𝑚𝑎⃗ = −𝑘 𝑟⃗ ⟺ 𝑟⃗′′ = −𝜔2 𝑟⃗ avec 𝝎 = √𝒌/𝒎.
Il vient donc : 𝒙̈ (𝒕) = −𝝎𝟐 𝒙(𝒕) et 𝒚̈ (𝒕) = −𝝎𝟐 𝒚(𝒕).
3. Par intégration : 𝑥(𝑡) = 𝜆 cos 𝜔𝑡 + 𝜇 sin 𝜔𝑡 avec 𝑥(0) = 𝑅 et 𝑥̇ (0) = −𝑣0 cos 𝛼, et de même pour 𝑦(𝑡) avec
𝑦(0) = 0 et 𝑦̇ (0) = 𝑣0 sin 𝛼, d’où :
𝒗𝟎 𝐜𝐨𝐬 𝜶 𝒗𝟎 𝐬𝐢𝐧 𝜶
𝒙(𝒕) = 𝑹 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 − 𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕 𝑒𝑡 𝒚(𝒕) = 𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕 .
𝝎 𝝎
𝟐𝝅 𝒎
NB : dans tous les cas où 𝑟(𝑡) ≤ 𝑅 pour tout 𝑡, le mouvement est périodique et 𝑻 = 𝝎
= 𝟐𝝅√ 𝒌 .
4. Cas 𝑣0 = 0 : 𝒙(𝒕) = 𝑹 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 et 𝒚(𝒕) = 𝟎, ce qui décrit des oscillations harmoniques sur Ox, centrées sur
O, d’amplitude 𝑅 (entre A et son symétrique A’), avec la période 𝑻.
La vitesse est 𝑣(𝑡) = √𝑥̇ 2 + 𝑦̇ 2 = 𝑅𝜔|sin 𝜔𝑡|, nulle pour 𝜔𝑡 = 0[𝜋], donc en A et A’, aux extrémités de la
trajectoire, quand le mobile s’arrête pour repartir dans l’autre sens.
La vitesse est maximale pour 𝜔𝑡 = 𝜋/2[𝜋], donc aux passages en O, dans l’un ou l’autre sens.
5. Cas 𝑣⃗0 = 𝑅𝜔 𝑢
⃗⃗𝑦 : 𝒙(𝒕) = 𝑹 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 et 𝒚(𝒕) = 𝑹 𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕, ce qui décrit une trajectoire circulaire de centre O
et de rayon R ; la vitesse est constante et la période est 𝑻.
Cette trajectoire est instable car si la moindre perturbation rend 𝑟 > 𝑅, la force s’annule alors et le
mobile s’éloigne à vitesse constante sur la tangente au cercle au point concerné.
𝒗𝟎
6. Cas 𝑣⃗0 = 𝑣0 𝑢
⃗⃗𝑦 , 0 < 𝑣0 < 𝑅𝜔 : 𝒙(𝒕) = 𝑹 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 et 𝒚(𝒕) = 𝝎
𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕, soit une trajectoire elliptique de
𝑣0
centre O, d’axes 𝑂𝑥 et 𝑂𝑦 ; le grand axe est 𝐴’𝐴 = 2𝑅, le petit axe est 2𝑦𝑚𝑎𝑥 = 𝜔
.
𝑣 2 𝑣 2 𝑣 2
Calculons 𝑟(𝑡) = √𝑥 2 + 𝑦 2 = √(𝑅 cos 𝜔𝑡)2 + ( 𝜔0 sin 𝜔𝑡) = √(𝑅2 − ( 𝜔0 ) ) cos2 𝜔𝑡 + ( 𝜔0 ) .
𝑣
La valeur minimale de 𝒓(𝒕) est 𝜔0 pour 𝜔𝑡 = 𝜋/2[𝜋], aux extrémités du petit axe.
La valeur maximale de 𝒓(𝒕) est 𝑅 pour 𝜔𝑡 = 0[𝜋], aux extrémités du grand axe.
La trajectoire est une ellipse tangente intérieurement au cercle de centre O passant par A.
Rq : à chaque passage en A ou A’, le mobile risque de quitter l’ellipse s’il est perturbé.
7. La vitesse est 𝑣(𝑡) = √𝑥̇ 2 + 𝑦̇ 2 = √(−𝑅𝜔 sin 𝜔𝑡)2 + (𝑣0 cos 𝜔𝑡)2 , que l’on simplifie en
𝑣(𝑡) = √𝑅 2 𝜔 2 (1 − cos 2 𝜔𝑡) + 𝑣02 cos 2 𝜔𝑡 ou 𝑣(𝑡) = √𝑅 2 𝜔 2 sin2 𝜔𝑡 + 𝑣02 (1 − sin2 𝜔𝑡).
Raisonnons par exemple sur 𝑣(𝑡) = √𝑣02 + (𝑅 2 𝜔 2 − 𝑣02 ) sin2 𝜔𝑡.
La valeur minimale de 𝒗(𝒕) est 𝑣0 pour 𝜔𝑡 = 0[𝜋], aux extrémités du grand axe.
La valeur maximale de 𝒗(𝒕) est 𝑅𝜔 pour 𝜔𝑡 = 𝜋/2[𝜋], aux extrémités du petit axe.
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