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Devoir Fondement Egyptien

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Université d’État d’Haïti

Faculté de Droit des Sciences Économiques et de Gestion du Cap-Haïtien (FDSEG-CH)

Nom: ISAAC

Prénom: Carmi Odashcar

Option: 1ère Année Droit AM

Cours : Fondement Égyptien du droit civil romain

Professeur: Me Osno MONCHER

SUJET: Présentez un compte rendu de lecture des livres suivants: Nations , nègres et
cultureas de Cheik Anta Diop, La philosophie africaine et l école d'Alexandra de
Théophile Obenga.

Date de Remise : Le 24 mars 2025

Compte rendu de Nations Nègres et Culture de Cheikh Anta Diop

Dans Nations Nègres et Culture, Cheikh Anta Diop se livre à une analyse approfondie
des contributions de l’Afrique, en particulier des civilisations africaines, à l’histoire du
monde et à la culture universelle. Cet ouvrage, publié pour la première fois en 1954, est
un jalon dans la pensée panafricaniste et la réhabilitation de l’héritage africain, en
particulier de l’Égypte ancienne, que Diop considère comme le berceau de la culture
noire.
L’argument central du livre est que la civilisation égyptienne n’était pas seulement une
civilisation “noire” mais aussi une des sources fondamentales de la culture mondiale.
Diop défend l’idée que l’Égypte ancienne, loin d’être isolée ou déconnectée des autres
civilisations africaines, a contribué de manière significative à la science, à la
philosophie, à l’art, à la religion et à la politique. Il remet ainsi en question les idées
dominantes de l’époque coloniale et de l’orientalisme qui prétendaient que les Africains
n’avaient pas d’histoire ou de culture.

Un autre aspect important du livre est la critique des thèses racistes et eurocentriques
qui ont historiquement marginalisé les contributions des Africains à l’histoire de
l’humanité. Diop s’appuie sur des preuves linguistiques, culturelles et anthropologiques
pour démontrer l’unité et la continuité des cultures africaines, et il plaide pour une
revalorisation de l’histoire et des cultures africaines, notamment à travers l’étude des
langues et des civilisations anciennes.

Diop introduit également sa théorie de l’africanité de l’Égypte, et il soutient que la


civilisation égyptienne doit être vue comme une civilisation noire. Il explore les relations
entre les civilisations africaines, en particulier celles du Nil, et d’autres cultures
anciennes, comme celles de la Méditerranée et du Proche-Orient.

Enfin, Nations Nègres et Culture a une dimension politique forte, puisqu’il préconise
l’unité africaine, tant sur le plan culturel que politique. Diop appelle à une renaissance
de la culture africaine, notamment à travers un retour aux racines culturelles et à une
conscience nationale africaine unifiée, qui pourrait contrecarrer l’impact destructeur du
colonialisme et de l’impérialisme occidental.

Compte rendu de La Philosophie africaine de la période pharaonique de Théophile


Obenga

Dans La Philosophie africaine de la période pharaonique, Théophile Obenga propose


une analyse approfondie de la philosophie égyptienne et de son rôle central dans le
développement de la pensée humaine, en soulignant l’influence majeure de l’Égypte
ancienne sur d’autres civilisations antiques. Cet ouvrage cherche à rétablir la place de
l’Afrique dans l’histoire de la pensée philosophique et à démontrer que la civilisation
égyptienne est la source de nombreuses idées philosophiques et scientifiques qui ont
marqué l’histoire du monde.

1. La philosophie égyptienne comme matrice de la pensée universelle

Obenga commence par poser un postulat central : la philosophie africaine, loin d’être
un phénomène extérieur ou tardif, est profondément enracinée dans l’Égypte ancienne.
La philosophie égyptienne, selon lui, ne se limite pas à des spéculations abstraites,
mais s’incarne dans des principes éthiques, sociaux et cosmologiques, qui ont
influencé l’ensemble du monde antique. Il démontre que des concepts tels que la
justice, l’harmonie (Maat), la vérité, et l’équilibre cosmique étaient au cœur de la
pensée égyptienne.

2. Les contributions de l’Égypte ancienne à la pensée mondiale

L’ouvrage s’attaque aux idées reçues selon lesquelles les contributions philosophiques
et scientifiques de l’Égypte ancienne auraient été limitées. Obenga met en lumière les
apports fondamentaux de l’Égypte à la pensée grecque et à la culture méditerranéenne.
Par exemple, il soutient que des philosophes grecs comme Pythagore et Platon ont été
influencés par les enseignements des prêtres égyptiens, en particulier dans les
domaines des mathématiques, de l’astronomie, de la géométrie et de la philosophie
morale.

3. Les textes philosophiques égyptiens

Obenga examine également des textes anciens, tels que les Maximes de Ptahhotep, les
Textes des pyramides et les Textes des sarcophages, qui révèlent les bases morales et
éthiques de la pensée égyptienne. Ces écrits abordent des valeurs telles que la sagesse,
la justice, le respect des ancêtres, et l’importance de maintenir l’équilibre et l’harmonie
dans la société. Ces principes montrent que la philosophie égyptienne était très
pratique et orientée vers l’amélioration de la vie quotidienne.
4. La vision unifiée de la philosophie africaine

Obenga plaide pour une vision holistique de la philosophie africaine, soulignant que
l’Égypte ancienne fait partie d’une longue tradition intellectuelle du continent africain. Il
remet en cause les conceptions qui limitent l’histoire de la philosophie à l’Occident et
qui marginalisent les apports des civilisations africaines. En ce sens, l’ouvrage est un
appel à une réévaluation de l’héritage intellectuel africain et à une reconnaissance de
l’Afrique comme un centre majeur du savoir dans l’Antiquité.

5. Une critique de l’eurocentrisme

Un autre point central de l’ouvrage est la critique de l’eurocentrisme qui a


historiquement minimisé l’importance de l’Égypte et des autres civilisations africaines.
Obenga rejette l’idée que les Africains n’ont pas participé activement à l’histoire de la
pensée et des sciences, et il défend l’idée que la civilisation égyptienne a joué un rôle
clé dans la transmission de savoirs fondamentaux à d’autres civilisations, y compris la
Grèce antique.

Compte rendu de “L’Égypte, la Grèce et l’école d’Alexandrie” de Théophile Obenga

Dans cet ouvrage, Théophile Obenga explore les liens profonds entre l’Égypte ancienne
et la Grèce, en mettant l’accent sur l’influence mutuelle des deux civilisations et
l’importance de l’école d’Alexandrie dans cette dynamique. Obenga, spécialiste des
langues et des civilisations africaines, cherche à déconstruire les idées reçues sur
l’antiquité et à replacer l’Égypte au centre de l’histoire du savoir et de la culture.

Le livre analyse notamment la transmission du savoir égyptien vers la Grèce, en


insistant sur les apports majeurs des prêtres égyptiens et des sages d’Alexandrie aux
philosophes grecs comme Pythagore, Platon et Aristote. Obenga défend l’idée que la
philosophie grecque a été largement influencée par les enseignements égyptiens, ce qui
a souvent été minimisé dans les récits historiques traditionnels.
L’école d’Alexandrie, fondée au IIIe siècle avant J.-C., est au cœur de l’ouvrage. Obenga
souligne son rôle crucial dans la préservation et la diffusion des connaissances, qu’il
s’agisse des sciences, des mathématiques, de la philosophie ou de la médecine. Cette
institution a joué un rôle de carrefour culturel, où les savoirs égyptiens, grecs, et
d’autres traditions antiques se sont croisés et enrichis mutuellement.

Obenga critique également l’historiographie occidentale, qui a souvent effacé ou


marginalisé l’importance de l’Égypte dans le développement intellectuel mondial. Il
défend ainsi une vision de l’histoire plus inclusive, où l’Afrique, et en particulier l’Égypte,
tient une place centrale dans l’origine du savoir.

En résumé, “L’Égypte, la Grèce et l’école d’Alexandrie” est une réflexion importante qui
invite à repenser l’histoire des idées et des civilisations. L’ouvrage souligne la nécessité
de reconnaître les contributions essentielles de l’Égypte à la culture grecque et à la
pensée occidentale, tout en valorisant l’école d’Alexandrie comme un lieu fondamental
d’échange et de transmission du savoir.

CONCLUSION GÉNÉRALE

Les ouvrages de Théophile Obenga et Cheikh Anta Diop constituent une véritable
révolution intellectuelle dans l’étude des civilisations africaines. Ils ne se contentent
pas de réfuter les thèses eurocentristes qui ont longtemps nié l’apport de l’Afrique à la
pensée universelle, mais ils proposent également une reconstruction méthodique de
l’histoire intellectuelle africaine. En étudiant des sources variées (textes anciens,
linguistique, anthropologie, philosophie, archéologie), ils démontrent que l’Afrique
ancienne – en particulier l’Égypte pharaonique – a été un foyer majeur de savoir,
influençant des civilisations aussi emblématiques que la Grèce antique.

L’un des points centraux de leurs travaux est la démonstration du caractère africain de
la civilisation égyptienne. Là où l’historiographie dominante cherchait à isoler l’Égypte
du reste du continent, Diop et Obenga rétablissent une continuité culturelle et
intellectuelle entre l’Afrique ancienne et l’Afrique subsaharienne. Cette reconnaissance
est essentielle non seulement pour la vérité historique, mais aussi pour la
reconstruction de l’identité africaine. En effet, une civilisation qui ignore ses racines est
condamnée à l’aliénation et à la dépendance culturelle.

Sur le plan philosophique, La Philosophie africaine de la période pharaonique et


L’Égypte, la Grèce et l’école d’Alexandrie montrent que la pensée rationnelle ne s’est pas
développée spontanément en Grèce, mais qu’elle trouve ses premières formes dans la
conception du monde égyptienne. La notion de Maât – qui incarne l’harmonie, la justice
et la vérité – est une véritable matrice philosophique et éthique qui précède et influence
des concepts que l’on retrouvera chez Platon ou Aristote. Cette continuité entre l’Égypte
et la Grèce, bien que souvent occultée par les historiens occidentaux, est mise en
évidence par Obenga avec des preuves textuelles et conceptuelles solides.

D’un point de vue politique et culturel, ces travaux ne sont pas seulement des
recherches historiques abstraites. Ils s’inscrivent dans un projet de renaissance
africaine. Diop, notamment dans Nations nègres et culture, insiste sur le fait que la prise
de conscience du passé glorieux de l’Afrique est une condition nécessaire pour son
développement futur. Il ne s’agit pas d’un simple retour nostalgique, mais d’une base
solide pour restaurer une confiance collective et favoriser une dynamique
d’émancipation politique, économique et culturelle.

Ainsi, ces trois livres, bien que différents dans leur approche, convergent vers une
même finalité : replacer l’Afrique au centre de son propre récit historique et intellectuel.
Ils nous invitent à dépasser les discours dominants qui ont longtemps marginalisé
l’Afrique dans l’histoire des civilisations et à reconnaître l’apport fondamental de ce
continent à la pensée humaine. Leur lecture est essentielle pour quiconque cherche à
comprendre les origines de la philosophie, de la science et de la culture en général,
mais aussi pour toute personne engagée dans la valorisation de l’héritage africain et la
construction d’un avenir fondé sur la connaissance et la dignité.

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