0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues31 pages

Cours de Soins de Santé Primaires

Le document présente un cours sur les soins de santé primaires en République Démocratique du Congo, visant à former les élèves sur les structures et rôles du système de santé. Il décrit les composantes essentielles des soins de santé primaires, leur historique, ainsi que les principes de base et l'organisation des services de santé dans le pays. L'objectif final est d'assurer un accès universel et équitable aux soins de santé pour tous les citoyens congolais.

Transféré par

mays kabey
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues31 pages

Cours de Soins de Santé Primaires

Le document présente un cours sur les soins de santé primaires en République Démocratique du Congo, visant à former les élèves sur les structures et rôles du système de santé. Il décrit les composantes essentielles des soins de santé primaires, leur historique, ainsi que les principes de base et l'organisation des services de santé dans le pays. L'objectif final est d'assurer un accès universel et équitable aux soins de santé pour tous les citoyens congolais.

Transféré par

mays kabey
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
Vous êtes sur la page 1/ 31

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE LA SANTE
INCLUDEPICTURE
"http://www.cei-rdc.org/logos/drapeau_rdc.jpg" \*
MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE
"http://www.cei-rdc.org/logos/drapeau_rdc.jpg" \*
MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE
"http://www.cei-rdc.org/logos/drapeau_rdc.jpg" \*
MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE
"http://www.cei-rdc.org/logos/drapeau_rdc.jpg" \*
MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE
"http://www.cei-rdc.org/logos/drapeau_rdc.jpg" \*
MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE
"http://www.cei-rdc.org/logos/drapeau_rdc.jpg" \*
MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE
"http://www.cei-rdc.org/logos/drapeau_rdc.jpg" \*
MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE
"http://www.cei-rdc.org/logos/drapeau_rdc.jpg" \*

MERGEFORMATINET
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES DE SANTE
INSTITUT TECHNIQUE MEDICAL DE KABONDO
B.P. 156/Boma

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 1


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
COURS D’INTRODUCTION
COURS D’INTRODUCTION AUX
AUX SSP
SSP
AA LL’USAGE DES
DES ELEVES
ELEVES DE
DE LA
LA 11ere
ere
’USAGE
ANNEE A2
ANNEE A2
ACCOUCHEUSE
ACCOUCHEUSE

Année scolaire 2019-2020

COURS DE SOINS DE SANTE PRIMAIRES

Objectifs

A la fin de ce cours, l’apprenant doit être capable :


 d’identifier les structures du système de soins de santé primaires
en charge des problèmes de la communauté.
 de déterminer leurs rôles spécifiques
 de situer la collecte des données par rapport à l’ensemble de la
démarche diagnostic.

CHAPITRE I : LES SOINS DE SANTE PRIMAIRES.

1.1 DEFINITION :
Les soins de santé primaire sont des soins essentiels reposant sur
des méthodes et des techniques pratiques scientifiquement valables et
socialement acceptables, rendus universellement accessibles à tous les
individus et à toutes les familles de la communauté avec leur pleine
participation et à un coût que la communauté et le pays peuvent

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 2


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
supporter à tous les stades de leur développement dans un esprit
d’auto responsabilité et d’autodétermination

1.2. HISTORIQUE
a) Dans le Monde
La conférence internationale sur les soins de Santé Primaires s’est
tenue du 06 au 12/09/1978 en ex U.R.S.S/Alma- Ata dans la République
de KAZAKHE. Cette conférence réagissait à un sentiment général
d’impuissance devant les inégalités observées dans tous les pays dans
le domaine de la santé et des soins de santé.
La Conférence répondait à un appel en faveur d’un changement
radical du contenu et de la conception des services de santé afin
d’atteindre l’objectif fixé : santé pour tous d’ici l’an 2000 = niveau
de santé acceptable pour tous.
Elle regroupait 134 états membres et les représentants des
organisations des nations unies, institutions spécialisées et
organisations non gouvernementales.
La documentation de base fournie par la conférence s’intitule : « SOINS
DE SANTE PRIMAIRES ».

Dix ans après (1988) : s’est tenue une réunion d’experts de toutes
les régions de l’O.M.S, PNUD et les organisations non gouvernementales
pour examiner les problèmes non résolus par la déclaration d’Alma Ata
à 2 ans du delai fixé et envisager ce que serait la situation vers l’an
2000 et au delà.
La documentation élaborée à cette réunion s’intitule : « Riga : La
réaffirmation d’Alma Ata déclaration réitérant et renforçant
l’engagement en faveur de la santé pour tous en l’an 2000 et au-delà. »
b) En Afrique
L’Afrique à adhérer à la stratégie de soins de santé primaires à
partir de la Charte de Développement sanitaire de 1980 y compris le
Zaïre (R.D.C).
c) En République Démocratique du Congo
La stratégie des soins de santé primaires a été adoptée par le
conseil exécutif et ratifié par la décision N°010/CC/81 du comité central
du parti état.

1.3. LES COMPOSANTES DE SOINS DE SANTE PRIMAIRES.


1.3.1. Les composantes essentielles de soins de santé
primaires (8)
1) L’éducation pour la promotion de la santé et prévention des
maladies
Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 3
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
La prévention des maladies dépend d’un changement des
habitudes personnelles et collectives.
Dans cette composante, le SSP consiste à apprendre, former et
informer la population sur les mesures à prendre pour lutter contre les
maladies.

Quelques activités liées à la composante


- laver les mains après l’utilisation des installations sanitaires
- l’importance d’éviter la consommation d’alcool et tabac
- l’utilité de porter les souliers

2) La Promotion des bonnes conditions alimentaires et


nutritionnelles
Dans le tiers-monde le 2/3 environ des enfants de moins de 5 ans
sont mal nourris (malnutrition protéino-calorique).

Les S.S.P c’est assurer une alimentation suffisante à un prix


abordable et un régime équilibré.
Une nourriture suffisante et complète donne la force et favorise la
santé. Ce principe consiste également à faire acquérir les bonnes
habitudes dans la façon de produire, de s’approvisionner, de conserver,
de cuire et de manger ces aliments.

3) Approvisionnement suffisant en eau potable et mesures


d’assainissement de base.
Les S.S.P c’est garantir à chacun de l’eau potable et assurer les
mesures d’assainissement.
Il s’agit également de prendre des mesures nécessaires pour assurer la
protection des lieux de captage, de traitement d’eau à boire.
Cette composante vise à diminuer certaines maladies dont la
transmission se fait par l’eau.

4) La Protection maternelle, infantile y compris la planification


familiale
D’une façon générale, la population est composée de :
- 20 % d’enfants de moins de 5 ans
- 22 % de femmes en âge d’avoir un ou les enfants.

Cette composante vise à protéger les mères et les enfants par


l’organisation de la consultation préscolaire (C.P.S), la consultation
prénatale et le programme des naissances désirables.

Les buts visés sont les suivants :


Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 4
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
 Diminuer la mortalité des enfants en dessous de 5 ans
 Diminuer la mortalité liée à l’accouchement
 Limiter les naissances

5) La Vaccination contre les grandes maladies infectieuses


Cette composante est sous responsabilité du programme élargi de
la vaccination.
Les principales maladies visées sont :
- Tuberculose - Hépatite virale B
- Rougeole - Haemophilus Influenza
- Coqueluche - Pneumonie
- Tétanos - Diphtérie
- Poliomyélite - Fièvre Jaune

L’objectif est de diminuer la mortalité et la morbidité par


l’immunisation des enfants de 0-5 ans et Les femmes
enceintes.

6) Prévention et contrôle des endémies locales


En RDC, un certain nombre de maladies microbiennes ou
parasitaires sévissent à l’état endémique, c’est à dire en permanence
dans certaines provinces.
Il s’agit de :
- Trypanosomiase
- Les Filarioses
- La schistosomiase

Ces endémies dépendent d’un pays à l’autre. Le but visé par les
S.S.P est d’empêcher la propagation et l’expansion vers d’autres sites.

7) Traitement des maladies, lésions ou traumatisme courants .

Dans le traitement des maladies et lésions, les S.S.P visent à


prévenir de décès et incapacités qu’elles entraînent. Nous citerons les
maladies diarrhéiques, paludisme et les verminoses.

8) La Fourniture en médicaments essentiels


C’est une approche capitale dans cette stratégie, car à quoi
servirait un bon diagnostic, si les médicaments nécessaires pour traiter
le malade ne sont pas disponibles.
Dans l’optique des S.S.P, les médicaments doivent être accessibles à
tous, à un prix abordable.

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 5


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
N.B : Les 8 composantes essentielles de soins de santé se
résument en trois actions :
 Actions préventives

1. Education pour la protection de la santé et prévention


des maladies.
2. Protection maternelle, infantile et la planification
familiale.
3. Vaccination et contrôle des endémies locales.
4. Préventions.

 Actions curatives

1. Traitement des maladies et lésions courantes.


2. Fournitures des médicaments essentiels.

 Actions promotionnelles

1. Promotion de bonnes conditions alimentaires et


nutritionnelles.
2. Approvisionnement suffisant en eau potable et mesures
d’assainissement

1.3.2. Les composantes Ajoutées par la R.D.C.

Au regard des réalités du pays, les autorités compétentes avaient


trouvées l’opportunité d’adjoindre aux 8 composantes les composantes
suivantes :
1) La santé mentale
2) Le processus gestionnaire
3) La formation du personnel de santé
4) Le développement du partenariat

1.4. LES CARACTERISTIQUES DES S.S.P

a) Accessibles : la distance géographique ne doit pas dépasser 1O-15


Km, il faut considérer la possibilité pour la population à atteindre le
lieu de soins ou de soi même. Aussi, l’apport de soins à la population
compte tenu de leur moyen.

b) Continues: Il faut avoir un rapport entre le centre de santé et


l’hôpital de référence (sans interruption du début à la fin de l’épisode
qui a occasionné la consultation).
c) Intégrés : Les soins sont globaux, c’est à dire curatif, préventifs et
promotionnels.
d) La participation communautaire
Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 6
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
e) Acceptables : les soins doivent être acceptés par la population
f) Globaux : il faut que les soins touchent tous les aspects de la vie de
la personne concernée .l’équipe de santé doit tenir compte des
plaintes physiques, les aspects psychologiques, des réalités
communautaires et familiales du malade.
g) Simples : fait usage d’une technologie appropriée.
h) Primaires : au niveau de la base (centre de santé, poste de santé).
i) Rationalisation : les services de santé doivent être organiser de
façons à délivrés les soins continuent, globaux et intégrés à une
population donnée.
La rationalisation des services consistera à faire de sorte que les
services de santé de la base soient déployés équitablement là que
les besoins se font sentir.
Les ressources y afférentes devront être judicieusement reparties.
Au niveau du centre de santé, les soins doivent s’administrer selon
les stratégies claires pour éviter les soins non raisonnés (excès de
placebo, prescription excessive et coûteuse)

1.5. LES PRINCIPES DE BASE DES S.S.P.


Les soins de santé primaires sont la clé de la santé pour tous, ils
doivent obéir aux cinq principes suivants :
1) Couverture universelle de la population par des soins
répondant aux besoins.
C’est un appel à l’équité. Nul ne doit être laissé à l’écart, aussi démuni
ou isolé soit-il.
2) Les services doivent être axés sur la promotion, la
prévention, le traitement et la réadaptation
Les services ne doivent pas seulement être curatifs, mais contribuer
aussi à mieux sensibiliser la population aux problèmes de santé et à
une vie saine, et aller jusqu’aux causes profondes de la maladie en
mettant l’accent sur la prévention.
3) les services doivent être efficaces, acceptables sur le plan
culturel abordable sur le plan financier et facile à gérer
Les programmes élaborés en matières de santé doivent être adaptés
aux problèmes locaux. L’efficacité marche aussi de pair avec
l’acceptabilité culturelle et le coût abordable.
4) La communauté doit participer au développement des
services afin d’encourager l’auto responsabilité et diminuer
la dépendance.
L’élaboration des programmes doit se faire suivant les problèmes
ciblés et les solutions qui en découlent, puis l’évaluation (n’est pas

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 7


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
appliquer les programmes conçus à l’extérieur et qui ne concordent pas
aux réalités).

5) Les approches de la santé doivent prendre en compte


d’autres secteurs du développement.
Les interactions entre la santé et les autres secteurs donnent une
évolution généralisée des problèmes du développement, d’où il faut
insister sur les autres aspects tels que :
- Alphabétisation
- Accroissement des revenus
- L’eau potable et l’assainissement
- L’amélioration du logement
- Le soutien écologique, etc. …

1.6. ORGANISATION DES S.S.P EN R.D.C.


a) La politique sanitaire en R.D.C. et ses objectifs.
Le bien être et la qualité de la vie constituent l’objectif
fondamental à atteindre pour le peuple congolais. La santé pour tous
d’ici 2000 et au-delà visée par les S.S.P constitue une option pour y
parvenir.

b) Le fondement de la politique sanitaire en R.D.C


Le Congo s’est choisi un type d’organisation de S.S.P basé sur la
zone de santé. Selon les milieux (urbain et rural), nous pouvons avoir :
- La zone de santé urbaine.
- La Zone de santé rurale

c) La définition de la stratégie générale.


L’objectif principal est de rendre les S.S.P accessibles
géographiquement économiquement et culturellement.
- L’accessibilité géographique : veut dire que la
distribution physique des services de santé doit épargner
des grandes distances à la communauté.
- L’accessibilité économique : c’est la possibilité pour
l’individu ou la communauté de faire face au coût des soins.
- L’accessibilité culturelle : implique que les services
fournis soit acceptables aux destinataires.

d) La Zone de Santé
Définition
Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 8
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
C’est une unité opérationnelle de planification sanitaire,
géographiquement identifiée et officiellement reconnue permettant de
procurer les soins intégrés à une population de 100.000 habitants en
milieu rural et 150.000 habitants en milieu urbain.
Actuellement, le pays est subdivisé en 515 zones de santé.

Structure d’une zone de santé.


Par ordre croissant, la structure d’une zone de santé est
constituée des échelons ci-après :
1. Poste d’animation pour la santé (P.A.S)
2. Poste de santé (P.S)
3. Centre de santé (C.S)
4. Centre de santé de référence (C.S.R)
5. Hôpital général de référence (H.G.R)

HGR

CSR
CS

PS
PAS

L’organigramme fonctionnel d’une zone de santé

HGR
Service de santé

CSR CSR

CS CS/PS CS CS CS CS/ CS
PS

Communaut P. A. S.
é

Organes de gestion d’une zone de santé


 Le conseil d’administration de la zone de santé
 Le comité de gestion de la zone de santé
Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 9
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
 Le bureau central de la zone de santé
 Le Conseil de gestion de l’HGR
 Le Comité de développement

Les activités des soins de santé primaires par niveau


d’exécution
a) Le Poste d’Animation pour la Santé (P.A.S)
- Animation pour la santé
- Soins élémentaires
- sensibilisation de la population
- Education pour la santé

b) Poste de Santé (P.S) C’est une structure semi-durable. C’est


un C.S qui ne remplit pas toutes les fonctions dévolues au C.S. Il a pour
fonction de promouvoir quelques activités des S.S.P au niveau de la
communauté. Un infirmier dirige un P.S.

Le Centre de Santé (C.S) : c’est une structure durable dotée


d’une maternité, capable de prendre en charge toutes les activités des
S.S.P (C.P.S, C.P.N, Cpon, P.E.V ; N.D).

Il a pour fonctions :
- Assainissement du milieu et approvisionnement en eau
potable.
- Contrôle des maladies endémiques
- Education pour la santé.
- Médecine intégrée.
- Réhabilitation nutritionnelle.
- Soins aux nouveaux-nés.
- Accouchement et soins post partum
- Activités des naissances désirables
- Petite chirurgie
- Prévention et contrôle des endémies locales
- Examens de laboratoire
- Vaccination
- Aménagement des sources d’eau et des puits d’eau
- Encadrement de la population à la destruction des gîtes
larvaires
- Transfert des femmes à haut risque et les cas graves.
-
Centré de Santé de Référence (C.S.R) : C’est un échelon
facultatif qui peut évoluer en hôpital général de référence.

L’Hôpital Général de Référence (H.G.R) : Il reçoit tous les


malades transférés par les C.S. Il constitue le sommet de l’action

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 10


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
médico - sanitaire de la zone de santé. Il soigne les malades référés
par le centre de santé environnants
Les fonctions et activités :
- Soins de médecine et de chirurgie générale
- Soins bucco-dentaires
- Soins de Pédiatrie

LE CENTRE DE SANTE
Le Centre de Santé est une formation sanitaire de base au niveau
de la communauté où est intégrées la médecine curative, préventive et
promotionnelle.
L’ensemble de ces activités constituent le paquet minimum d’activités
(PMA) dont les taches sont délégués au personnel infirmier sous la
supervision de l’équipe cadre de la zone de santé.

a) Action ou rôle de C.S


- Aider les familles à recouvrir leur santé.
- Travailler auprès des familles ou/de la communauté pour la
consultation des villageois.
- Collaborer avec l’hôpital de référence.

b) La Composition de l’équipe du centre de santé.


Les facteurs à considérer :
 L’importance du C.S (volumes d’activités, organisation)
 Disponibilité du personnel qualifié
 Etendue de la collectivité et le nombre de la population
à desservir /besoin de la population

Bref, la composition dépend d’un C.S à l’autre et des besoins


rencontrés dans chaque centre.
D’une façon générale l’équipe du C.S doit être compétente et complète.
Elle comprendra :
1. Le personnel diplômé A1/A2/A3 : Celui-ci joue le rôle
de chef d’équipe. Ce dernier peut être suivi d’un ou deux
autres selon la grandeur et les activités du C.S. S’il y a la
maternité, on ajoutera une ou plusieurs infirmières
accoucheuses.

2. Le personnel Exécutant : sélectionné selon la


formation et l’expérience. Il joue le rôle d’aider les
titulaires dans toutes les activités du C.S.

Les tâches :
 Participer :

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 11


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
- Aux visites de la communauté actives éducatives,
inspections sanitaires et visites à domiciles.
- Aux séances de vaccinations

 Participer aux soins aux malades : administration des


médicaments par voie orale, prise de température.
 Réaliser certains examens simples de laboratoire.
 Autres responsabilités administratives : rédaction de
rapports, responsable de pharmacie.

N.B : Le programme de formation de cette catégorie est surtout


pratique.

3. Le personnel ouvrier : veillera à l’entretien et la


propreté du C.S. Ce personnel assurera les tâches de
sentinelle et planton.

c) Rayon d’action du C.S

En général, le C.S peut desservir :


- Une population de 5.000 personnes au maximum.
- Une région d’un rayon d’action de 10 Km

Il est à noter que cette disposition s’applique difficilement dans les


milieux ruraux, mais toute fois la distance peut être réduite dans les
milieux urbains ou la population est dense.

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 12


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
CHAPITRE II : LA PARTICIPATION COMMUNAUTAIRE

2.1. Définition des concepts


a. Partenaire :
C’est l’ensemble des personnes ou groupes qui s’associent
pour la réalisation d’un projet.
Le processus de collaborer ensemble, de façon active à la conception, à
la réalisation et à l’appréciation des résultats d’un programme constitue
le partenariat.

b. Participation communautaire :
C’est le processus par lequel la population s’engage
activement et volontairement par ses propres initiatives, à mener des
actions visant à l’amélioration de son niveau de vie. C’est de cela qu’il
est surtout question dans notre thème sur le partenariat.

c. Intervenant
C’est toute personne ou groupe qui apporte des ressources
dans la réalisation d’un programme sans nécessairement participer à sa
conception ou à son évaluation.

d. Collaboration intra sectorielle


Est la collaboration de différents acteurs du secteur de la
santé.

e. Collaboration intersectorielle :
Est la collaboration des acteurs de la santé avec ceux des
autres secteurs contribuant à l’amélioration de la santé de la
population.

2.2. Importance de la participation communautaire dans le


contexte de SSP
- Soutien du public aux services sanitaires et connexes

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 13


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
- Mobilisation des ressources financières lorsque la communauté
apporte les ressources humaines et matérielles ;
- La participation revêt une valeur intrinsèque pour la communauté
quand celle-ci a joué un rôle actif dans le processus gestionnaire
(analyse de situation, planification, mise en œuvre, suivi et
évaluation)
- Joue le rôle catalyseur pour de nouveaux efforts de
développement ;
- favorise le sens de responsabilité à l’égard du projet (la
communauté le considérant comme sien) ;
- La participation garantit le besoin réel et donc favorise l’utilisation
de services fournis ;
- Permet l’utilisation des connaissances et compétences locales.
- Permet à la communauté de mieux comprendre la nature des
contraintes qui l’empêchent de se développer (population
conscientisée).
- la participation communautaire réveille un sentiment
d’appartenance à une communauté ou à un groupe.

2.3. Structures de la participation communautaire.


2.3.1. RELAIS COMMUNAUTAIRE
Un relais communautaire (RC ou RECO) est une personne
volontaire s’occupant des problèmes de santé d’une Rue,
avenue ou village donné.
Il est l’intermédiaire entre sa rue, son avenue ou son village et la cellule
d’animation communautaire.

2. 2.2. CAC (cellule d’animation communautaire)


L’ensemble de 3 ou 4 RC constitue une CAC pour la résolution
commune des problèmes de santé d’un groupe des rues ou des
villages.

2.3.3. LE COMITE DE DEVELOPPEMENT

a. Son rôle
 Etudier les problèmes relatifs au développement de la
communauté.

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 14


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
 Chercher des solutions pratiques à ces problèmes et faire
appliquer les solutions par la population.
 Cogestionnaire
 Animateur pour la santé

b. Ses fonctions
- Assurer le dialogue avec le CS, concernant les problèmes en
relation avec la santé ;
- Gérer, avec l’équipe du CS et le propriétaire, les ressources et les
activités du CS ;
- Participer à l’animation de la population pour la santé

c. Sa création
- La constitution du Comité de développement est un processus
dynamique et à long terme, qui demande un minimum de contact
avec la population concernée (3 à 6 mois environs).
- Le premier Comité de Santé peut être provisoire
- Le nombre des membres du CODEV varie : il est bon de prévoir
une vingtaine de membres pour que le groupe reste suffisamment
représentatif malgré les absents.

d. Critères de choix :
 Appartenir à l’aire de santé
 Etre crédible et bénéficier de la confiance de la population
 faire montre d’un sens de responsabilité et de stabilité sociale
 Etre volontaire et accepter le bénévolat.

Les réunions du CODEV seront ouvertes aux personnes


intéressées qui désirent y assister le CODEV se choisira un président qui
n’est un membre de l’équipe du CS. L’appartenance au CODEV ne
procurera à ses membres ni gratuité aux soins, ni autres avantages
financiers. Des solutions locales sont à rechercher pour stimuler la
motivation du CODEV.

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 15


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
e. Son fonctionnement

Le CODEV peut fonctionner en commissions, par exemple :

1. Commission finance
2. Commission NAC
3. Commission CLAP
4. Commission DECO/ onchocercose
5. Commission Médicament
6. Commission DBC
7. Commission accoucheuse traditionnelle
8. Commission eau et assainissement
9. Commission RAC
10. Commission CAD
11. Commission CDV

2.3.4. LE COMITE COMMUNAL DE DEVELOPPEMENT


(COCODEV)
Il est constitué de Président des différents CODEV
Il se réuni une fois le mois, comprend en son sein les
représentants des

Autres secteurs clés de la vie courante de la population :


 Education
 Environnement
 Agriculture
 Administration du territoire

COCODEV

CODEV CODEV CODEV

CAC CAC CAC CAC CAC CAC

RC RC RC RC RCRCRC RC RC RC RC RC RC
RC RC

2.4. Etapes de la mise en œuvre des activités de la


participation
communautaire
1. Définition des besoins

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 16


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
Premier contact
Avant la décision d’implanter le CS dans une aire donnée, l’Infirmier
Titulaire du futur CS contacte les autorités locales et leur parle du
programme de la Zone de Santé. Il préparer avec eux les séances de
sensibilisation de la population.

Au cours des contacts de sensibilisation


- L’infirmier Titulaire explique à la population les objectifs poursuivis
par son équipe dans le cadre des SSP
- Il suscite la constitution d’un groupe d’interlocuteurs avec lesquels
il poursuivra le dialogue
- Partant des problèmes concrets exposés par la population, il
suscite l’expression des besoins de la communauté et détermine
avec elle les priorités. Une fois les priorités définies, les
interlocuteurs explorent les possibilités des solutions et ébauchent
un plan de programme.

2. Susciter une relation de partenaire entre le service de


santé et la communauté
Amorcer la collaboration autour d’une action concrète
Au départ, les membres de l’équipe du CS et la communauté
(que nous considérons ici comme étant synonyme de « population prise
en charge ») ne se connaissent pas ou peu. Une enquête faite dans ces
conditions sur les besoins ressentis par la communauté risque d’être
faussée ; les personnes interrogées risquent de répondre ce que
l’enquêteur souhaite entendre ou de répondre ce qui peut apporter le
plus prestige, etc … Ce qui compte au départ c’est de travailler
ensemble à un objectif commun ; ce travail en commun sera la base de
la confiance nécessaire à toute relation valable.
Dans le choix de l’action à entreprendre, considérez les caractéristiques
suivantes :
1. elle doit être entreprise de commun accord avec la
communauté

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 17


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
2. elle doit apporter des bénéfices évidents pour la communauté
3. elle doit être concrète et avoir des résultats tangibles
4. elle ne doit pas bouleverser l’organisation sociale existante
5. Elle ne doit pas exiger d’efforts trop importants de la part de la
communauté
6. le service de santé doit être capable de tenir ses engagements
pour mener à bien l’action.
Exemple : Ainsi certains comités se sont-ils formés pour construire leur
Centre de Santé ; d’autres se sont constitués pour améliorer
l’assainissement des villages ; d’autres encore se sont constitués pour
lancer une campagne de vaccination antirougeoleuse, etc.

2.2.. Constituer le Comité


Pour aboutir à des résultats escomptés, il faut une
participation active de la population aux différentes activités de
développement sanitaire. Sans cette participation, tous les efforts
risquent d’être voués à l’échec. Le premier rôle, non négligeable, que la
population est appelée à jouer est la création (constitution) d’un Comité
de développement (CODEV) représentatif de différentes couches de la
communauté.

La constitution du CODEV est un processus dynamique et à


long terme, qui demande un minimum de contact avec la population
concernée. Le type des membres choisi ou à choisir et la crédibilité du
Comité de Santé vis-à-vis de la population dépendront, à plus forte
raison, de la manière dont les membres ont été SELECTIONNES.

Les membres devront toujours être choisis par la


communauté qu’ils appelés à représenter. L’organisation (BCZS, Eglise,
ONG, Agence) jouera alors le rôle de faciliter la sélection mais les
décisions finales doivent provenir de la collectivité elle-même. La
sélection des membres du COSA devra être sous la responsabilité du
Bureau Central de la Zone de Santé (BCZS) en collaboration avec
l’équipe du Centre de Santé. la procédure est simple et est représentée
ci-dessous :

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 18


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
1ère ETAPE : L’équipe conjointe du BCZS-CS passe village par village
(de l’aire de santé concernée) pour y rencontrer la population suivant
un calendrier préétabli communiqué aux intéressés. Les heures de la
matinée ou celles du soir sont les lieux indiqués pour rencontrer tout le
monde aux villages.

2ème ETAPE : Réunir toute la population du village (femmes, hommes,


enfants, jeunes et vieux) pour l’entretenir sur les points suivants :
 Importance du CODEV
 Rôles et attributions du CODEV

3ème ETAPE : Fixer, de commun accord avec la population, les critères


de sélection à observer, c'est-à-dire, les conditions que dit tout un
chacun sans distinction de sexe, d’âge, d’instruction ou de religion,
ethnie, … pour être élu membre du COSA. Les critères de sélection ci-
après doivent guider les équipes chargées de l’encadrement des
CODEV:
 La sobriété (ne pas être un ivrogne)
 Appartenir à l’aire de santé concernée
 Etre crédible et bénéficier de la confiance de la population
 Faire montre de sens de stabilité sociale et de responsabilité
(respectueux et responsable)
 Etre volontaire, donc bénévole, cela veut être voué à défendre les
intérêts des autres et surtout de plus démunis ;
 Etre disposé à répondre aux différentes réunions du COSA
 Etre ouvert au progrès
N.B. : Cette liste n’est pas exhaustive et pourra être par chaque BCZS
en fonction des réalités du terrain. Toutefois, il faut éviter des
critères qui risquent d’exclure certaines catégories de la
population tels que niveau d’instruction, appartenance à la
confession religieuse qui gère le CS, et bien d’autres encore.
 La présence des femmes au CODEV est recommandée et devra
être encouragée à tout prix lors de la tournée de sélection.

4ème ETAPE : Après la fixation des critères, l’équipe invite la population


à procéder au vote sous sa supervision. Par ailleurs, les personnes

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 19


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
influentes et les autorités tant coutumières que religieuses devront
laisser l’occasion à la l’occasion de s’exprimer Librement.

5ème ETAPE : Les membres choisis à travers tous les villages de l’aire
d’action du CS sont par la suite invités au CS au cours d’une
assemblée générale à l’issue de laquelle le CODEV définitif est
constitué. Les postes à pourvoir lors de ces assises sont :
 Le président
 Le vice-président
 Le secrétaire et son adjoint
 Le trésorier et son adjoint
 Les membres élus par la population de leurs villages respectifs
deviennent automatiquement les conseillers du Comité de Santé.
N.B. : Les chefs coutumiers (localités, groupements, collectivité) ne sont
pas membres effectifs du CODEV, mais plutôt des membres
d’honneur (de droit)

6ème ETAPE : Emettre, au cours de cette assemblée, de suggestions sur


les modalités de fonctionnement du CODEV. Ces modalités doivent être
fixées par tous les participants. Les modalités ci-dessous doivent être
observées au niveau du BCZS et des CS

3. Les activités.
Cogestion de programme de santé
Eduquer les communautés
Assister la communauté à la mise en œuvre
Superviser les activités de la participation communautaire

CHAPITRE 3 : LA DEMARCHE DE DIAGNOSTIC COMMUNAUTAIRE.


I. DEFINITION DES CONCEPTS CLES

Communauté : C’est l’ensemble des individus vivant ensemble et ayant


des besoins et des intérêts communs dans un village ou dans une aire
de santé donnée.

Problème : Le problème est défini comme un écart entre la situation


vécue et celle qui devrait être dans sa forme idéalisée. Cet écart
entraîne un malaise, une perturbation du bien être de la communauté.

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 20


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
Exemple : dans le village Libabe, situé au sommet d’une colline, les
hommes s’approvisionnent en eau dans une rivière qui serpente le pied
de cette colline.

Il n’existe pas de sources d’eau aménagées. Pendant la


saison de pluie, l’on a toujours observé plusieurs cas de diarrhée et des
nombreux décès dus à cette diarrhée. En outre, les habitants du village
ont l’habitude de déposer les matières fécales à même le sol en
brousse.

Que peut-on considérer comme problème ? Absence de l’eau


potable. Elle constitue en soit un problème dans la communauté
entraînant la diarrhée, une perturbation de la santé par rapport à un
état de santé normal.

Il existe des problèmes de plusieurs ordres, sanitaire,


économique, social, culturel etc. Pour ce cas d’espèce, il s’agit d’un
ordre problème sanitaire.

Besoin :
Le besoin est défini comme une déficience, comme ce qui est
requis pour remédier au problème identifié.

Il existe des besoins ressentis et exprimés par les villageois


eux-mêmes et d’autres non moins importants, mais ignorés de la
communauté. Pour cette dernière catégorie, l’agent communautaire
doit avoir des connaissances techniques nécessaires et être à mesure
de donner l’information à la communauté pour l’aider à découvrir ces
types de besoin.

Les besoins sont également de plusieurs types : besoins de


manger, de s’habiller, de se soigner, d’étudier, de s’informer etc.
Milieu : Environnement dans lequel on vit, par exemple le village,
l’école, l’hôpital.

2. IMPORTANCE DE LA CONNAISSANCE DE LA
COMMUNAUTE

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 21


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
La connaissance de la communauté permet de déblayer le
terrain avant d’entreprendre toute action dans la communauté. Elle
présente comme avantages suivants :- faire connaissance avec les
habitants de l’aire de santé : les chefs, les
Notables, les vieux, les hommes, les femmes …
- de s’informer sur ce qu’ils font, ce qu’ils sot, ce qu’ils ont, leurs
besoins, leurs difficultés, leurs projets.
- D’identifier les personnes ressources qui peuvent être mises à
contribution en faveur de l’action que vous comptez
entreprendre
- D’éviter les erreurs qui ont été à la base de l’échec des actions
analogues menées précédemment.
- D’apporter les informations et expériences nouvelles à la
communauté
- D’identifier les différents partenaires oeuvrant sur le terrain et
de faciliter la collaboration et/ou l’intégration entre eux.

3. LES ETAPES A SUIVRE POUR CONNAITRE LA


COMMUNAUTE

Il existe deux étapes principales recommandées à tout


animateur communautaire de suivre. Il s’agit de :

Connaissance de la communauté.

A ce niveau, l’agent communautaire est placé en position


d’observateur avec une vision de l’extérieur. Cette position lui permet
d’obtenir les informations sur les différents éléments qui caractérisent
le milieu, sur ce que els gens font, ce que les gens ont. Ceci l’aidera à
mieux aider les villageois ou à mieux orienter son action. Ces
informations peuvent se résumer en ceci :

Situation géographique :

- Superficie : délimitation de l’espace ou la surface occupée par le


village
- Localisation : l’emplacement et la distance par rapport aux autres
villages
Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 22
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
- Climat : les différentes saisons (de pluie, sèche), leur périodicité
ainsi que la durée de chaque saison.
- Sol : l’étendue de terre occupée par les villageois.
- Relief : est-il caractérisé par des plaines, des savanes ou de forêt,
des collines ou e montagnes.
- Voies de communication existantes : routes, pistes, rivière etc.
- Points d’eau : existence des cours d’eau, des sources aménagées,
distance à parcourir pour y arriver.

Situation économique

- Agriculture : différentes cultures, moyens de production utilisées,


destination : est-ce la subsistance (consommation) ou pour la
commercialisation.
- Elevage : type d’élevage (animaux, volaille), destination :
consommation ou la commercialisation
- Chasse ou pêche
- Artisanat : différents métiers pratiqués, leurs produits et
destination (utilisation locale ou commercialisation)
- Autre activité commerciale : existence des commerçants
vendeurs des produits de première nécessité (savon, pétrole,
sel, habit), leurs sources d’approvisionnement ; existence des
marchés et leur fréquence, existence d’une coopérative ou
boutique gérée par les paysans.
- Sources d’argent au niveau du village et existence éventuelle
des mécanismes d’entraide du genre de mutuelle, ristourne et
leur fonctionnement.

Situation sociale

La communauté regroupe un certain nombre des personnes


qui vivent ensemble et qui ont des relations entre elles. La vie dans une
communauté est comparable à une toile tissée par le tisserand dont les
fils sont les relations entre els individus qui y vivent. Si ces fils tiennent
bon, la toile sera solide, dans le cas contraire la toile se déchire vite.
Il en est de même pour les hommes ; la qualité des relations entre eux
détermine la chance de réussite ou l’échec d’une action dans la
communauté.
Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 23
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
L’animateur communautaire a donc intérêt à :
- Connaître la population
- A mieux comprendre les enjeux qui déterminent leur vie
commune. Pour savoir de quelle toile est tissée, il doit
regarder les différentes sortes les relations, comment les
chefs sont écoutés, leur influence dans la communauté.

Si vous ne tenez pas compte de ces relations, votre travail sera bloqué,
il faut rechercher parmi eux ceux qui peuvent soutenir votre action. Ces
relations peuvent être définies comme suit :

1° Relations des membres de la communauté entre eux :

a) Au niveau des familles, l’agent communautaire, doit observer :


- l’organisation
- le processus de prise des décisions, la place des hommes,
des femmes et des jeunes dans ce processus.

b) Le rôle des autorités traditionnelles :


- Chef du village et personnes influentes autour de lui, réunies
en conseil ou pas
- Autorités traditionnelles : chef de terre, chef religieux, chef
de l’ethnie, guérisseur, responsable des femmes
c) Le rôle des autorités modernes :
- au niveau de la communauté : Infirmier, instituteur, délégué
d’un mouvement ou d’un parti
- en dehors de la communauté : Chef de groupement, Chef de
quartier, Administrateur du territoire/Commune.
d) Le rôle des personnes influentes : ces personnes n’ont pas un rôle
de chef, elles n’ont pas de pouvoir, mais elles ont de l’autorité sur
les autres et sont suivies. Il est important de chercher à les
découvrir. Ils vivent dans la communauté ou dehors.
e) Les différents groupes qui existent dans la communauté.

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 24


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
Il existe en plus des familles, tant bien d’autres au village à
savoir des groupes traditionnels (classe d’âge, danseurs, cultivateurs)
et modernes (groupements d’achat, de vente, de crédit, club de loisirs,
école,).

Pour les connaître, prenez une personne parmi les jeunes,


les femmes, les hommes et les vieux et demandez à chacun ce qu’il
fait. Ils vous parlerons des groupes auxquels ils appartiennent, de leurs
activités, des membres et s’ils sont actifs ou pas.

2° Les influences nouvelles :


La vie nouvelle apporte des nouveautés à la communauté :
nouveaux moyens de transport, nouvelles façon de se soigner, partis
politiques. Ces nouveautés ont de l’influence sur la vie et les idées des
membres de la communauté. Parmi elles, nous pouvons citer les écoles
et les jeunes, les groupements nouveaux, commerce et les
communications.

Toutes ces influences, il faut les rechercher. Elles peuvent


être favorables ou défavorables à votre action. Favorables dans la
mesure où leur connaissance peuvent vous permettre de vous adapter,
pourquoi pas de vous intégrer pour une cause commune. Défavorable si
l’on s’en passe pour faire cavalier seul sans tenir compte des réalités
locales et des forces en présence.

Situation sanitaire

L’animateur communautaire doit savoir comment la population


se fait soigner : existe-t-il un centre de santé, une maternité ou un
hôpital et à quelle distance, sinon comment les gens se font soigner ?
Les conditions d’hygiène sont-elles réunies (existence des latrines).
Existe-t-elle des points d’approvisionnement en eau potable, des
sources aménagées par exemple ? Quels sont les principaux problèmes
de santé qui s’y posent.

Connaissance des hommes

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 25


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
Si dans la première étape nous avons cherché à connaître la
communauté, dans la deuxième nous allons chercher à connaître le
point de vue des habitants de cette communauté. Ici la tâche de
l’argent communautaire sera celle d’entrer en contact avec les
villageois, de les entretenir et de les interroger sur leurs problèmes,
leurs difficultés, leurs projets.

En effet, connaître le villageois, c’est :


- connaître et comprendre leurs coutumes ;
- comprendre leur façon de réagir face aux changements
qu’on leur propose ;
- essayer de trouver els raisons de leurs actions ;
- voir pourquoi ils pensent qu’une chose est possible ou
impossible.

Très souvent le villageois est perçu comme un pauvre en


tout, comme quelqu’un qu’il fait assister.

Pour comprendre sa vie et mieux vus informer, il faut


l’écouter longuement, aller doucement avec modestie. Si vous y aller
avec votre tête croyant tout savoir, tout connaître, vous risquer de
passer à côté du problème. Le villageois a ses problèmes, ses priorités,
ses moyens d’action, il faut en tenir compte et à partir de cette base
l’impliquer dans la démarche pour obtenir sa contribution à la réussite
aux nouvelles actions.

4. LA METHODE POUR LA CONNAISSANCE DE LA


COMMUNAUTE

Les méthodes pour la connaissance de la communauté


s’applique selon qu’il s’agit de la connaissance du milieu tel qu’il se
présente ou de la connaissance de la vie de la communauté, à savoir
des villageois.

Il s’agit de la méthode d’Enquête


METHODE : PROCEDES
ENQUETE
L’agent communautaire se base d’un
Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 26
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
Les étapes de la questionnaire conçu à l’avance et on
méthode : oublie en même temps quel est le point de
1 Contact avec vue des villageois. Toutefois, l’enquête
les personnes clés. peut être complétée par une interview
2 Relever les pour recueillir les points de vue de la
données population concernée.
statistiques Avec les éléments de l’observation
3 Fixer les participante, vous remplissez le cahier en
objectifs notant jour après jour :
4 Choisir les - les résultats de vos observations
priorités selon - les réflexions de gens sur certaines
les critères : difficultés, vos réflexions sur ce que vous
-fréquence observez.
-gravité Ce cahier contient une série des questions.
-Perception Il ne faut jamais le remplir en présence
-Vulnérabilité des gens, mais quand vous êtes seul. Il
-Chance de vous permet de commencer à réfléchir sur
réussir. votre travail actuel.
5 Identifier les
besoins-
ressentis et non
ressentis

6 Elaboration et
exécution du
programme.

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 27


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
CHAPITRE 4 : EDUCATION THERAPEUTIQUE DU PATIENT

4.1. INTRODUCTION

Se centrer sur le bénéficiaire de l’éducation implique


immanquablement de s’interroger sur la manière de transmettre les
connaissances et de faire acquérir les compétences de façon efficace.
Pour ce faire, dès l’élaboration du programme éducatif pour le patient,
les questions suivantes émergent :
- Quelles notions faut-il transmettre,
- Par quoi commencer ?
- Comment transmettre les connaissances et faire acquérir des
notions qui aient le sens pour la personne.

Ainsi l’éducation du patient comporte trois étapes :


1) Le partenariat
Celui-ci fait appel à la collaboration du patient et sa famille (faire
participer le patient, sa famille ou d’autres personnes clés de sa vie et
tous les membres de l’équipe soignante)
2) Le processus thérapeutique
Consiste à expliquer et/ou discuter le plan de soins avec le patient
et / ou sa famille.
3) La promotion de la santé.

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 28


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
C’est une éducation sanitaire par rapport à son problème afin
d’obtenir une prévention secondaire ainsi éviter de récidive.
L’apprenant demandera au patient de relater les symptômes qu’il
récent.

4.2. CODUITE A TENIR LORS DE L’ENSEIGNEMENTAU


PATIENT.

Si l’on part du postulat que c’est le patient qui apprend en se


construisant lui-même les connaissances, il faut que le soignant lui
propose des situations qui favorisent cette construction.
C’est pourquoi les séances d’éducation utilisent essentiellement des
méthodes actives.

A. COLLECTE DE DONNEES

La collecte est possible en procédant par l’évaluation de la volonté du


patient.
Une série d’interrogation est possible pour atteindre le but :
- Quels sont les comportements du patient relatifs à la santé et ses
croyances à cet égard ?
- Quel est le degré d’adaptation psychosocial du patient ?
- Le patient est-il prêt d’apprendre ?
- Quelles sont ses attentes ?
- Que veut-il apprendre ?
B. ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES.

Cette étape consiste à :


- Formuler des diagnostics infirmiers qui reflètent les besoins
d’apprentissage du patient.
- Déterminer les besoins d’apprentissage du patient, leurs
caractéristiques et leur origine.
- Enoncer les diagnostics infirmiers concis et précis.

C. PLANIFICATION

- Etablir les priorités des diagnostics infirmiers selon les besoins.


- Fixer les objectifs d’apprentissage à court, moyen et long terme en
collaboration avec le patient.
- Inventorier les stratégies d’enseignements qui peuvent aider le
patient à atteindre les objectifs fixés.
- Etablir les résultats escomptés
- Rédiger un plan d’enseignement

D. EXECUTION

- Mettre en œuvre le plan d’enseignement


Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 29
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
- Utiliser le langage compréhensible
- Faire usage des matériels didactiques (surtout rencontrer dan le
milieu du patient)
- Encourager le patient à participer
- Inscrire toutes les réactions lors de l’enseignement.
- Donner une rétroaction

E. EVALUATION

- Recueillir les données objectives par l’observation, des questions et


en utilisant les échelles d’évaluation, des listes des critères, des
notes descriptives, l’interrogatoire écrite du patient si possible
- Evaluer les réactions par rapport aux résultats escomptés
- Faire participer le patient, sa famille ou d’autres personnes clés.
- Déterminer les modifications qu’il faut apporter au plan
d’enseignement

4.3 QUELQUES EXEMPLES DE L’EDUCATION THERAPEUTIQUE


AUX
PATIENTS

1) Education du patient insulinotraité :

- Expliquer au patient et/ ou à sa famille les signes du Diabète et la


nécessité du Traitement à Vie et de la surveillance médicale.
- Apprendre à faire une injection sous cutanée
- Prévenir que les dosages ne sont pas identiques.
- Apprendre à changer les doses en fonction des résultats des
glycémies
- Apprendre à faire les analyses des urines
- Apprendre à dépister les effets indésirables du traitement : sueur,
pâleur, sensation de faim et spécifier qu’une boisson sucrée ou
quelques morceaux de sucre peuvent corriger.
- Apprendre à connaître les signes de l’hyperglycémie.

2) Education du patient sous les antibiotiques

- Respecter les doses, horaires, et les modalités de traitement.


- Prévenir le médecin en cas des effets indésirables
- Ne pas utiliser les antibiotiques d’une prescription antérieure

3) Education du patient sous antiretroviraux

- Prendre le traitement avant le repas, pendant où après


- Connaître les boissons autorisées
- Apport liquidien important selon le traitement
- pas d’automédication sans avis du médecin
Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 30
Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005
- ne pas interrompre le traitement sans avis du médecin

4) Education du patient avec hypertension artérielle

- Respecter les doses, l’heure de prise des médicaments et examens


de laboratoire.
- Ne pas prendre d’autres médicaments sans l’avis du médecin
- Régime hyposodé
- Avoir une activité physique régulière
- Se lever lentement le matin.

5) Education au patient sous antituberculeux

 Insister sur la nécessité de la prise régulière des médicaments


 Durée de sommeil suffisant
 Eviter l’alcool,
 Eviter d’interrompre le traitement brutalement sans l’avis du
médecin
 Informer le patient de la coloration des secrétions et des selles par
la rifampicine.
 Hygiène de la vie alimentaire équilibrée.

Atelier de mise en œuvre de la reforme du programme infirmier 31


Cours de Soins de Santé primaires
Juillet 2005

Vous aimerez peut-être aussi