Cours de Droit Des Affaires DROIT COMMERCIAL S5 ECONOMIE DE GESTION
Cours de Droit Des Affaires DROIT COMMERCIAL S5 ECONOMIE DE GESTION
CASABLANCA
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Définitions du droit commercial :
Le droit commercial est une branche
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Caractère du droit commercial
Droit spécial
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Caractère du droit commercial
5
Domaine du droit commercial
Le droit commercial s'applique aux opérations
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Domaine du droit commercial
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Sources formelles
Les sources formelles:
La loi
la constitution de 2011, article 35: la liberté d’entreprendre
et la libre concurrence demeurent garantis.
L’article 71 : sont du domaine de la loi « le régime des
obligations civiles et commerciales, le droit des sociétés et
des coopératives ».
L’activité commerciale est réglementée par les lois civiles et
commerciales. Plusieurs dispositions du Dahir des Obligations
et des Contrats interviennent pour réglementer la preuve en
matière commerciale, le contrat de société, la responsabilité
dans les contrats commerciaux.
La loi 15-95 de 1996 portant code de commerce comprends
les thèmes suivants: le commerçant, le fonds de commerce;
les effets de commerce, les contrats commerciaux, les
difficultés d’entreprise.
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Sources
Les sources formelles
Les conventions internationales :
la convention de Vienne de 1980 en matière de
vente internationale de marchandises.
les conventions destinées à créer une
organisation internationale (OMC).
L'Organisation Mondiale du Commerce ayant
pour objectif de réguler le commerce
international.
Les traités d'intégration économique: le droit
européen. un abandon d'une partie de la
souveraineté étatique en faveur des institutions
communes. L'objectif est d'harmoniser et de
coordonner l'ensemble des règles.
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Sources
Sources formelles
les usages :
l'ensemble des règles créées de manière
spontanée et dégagées de la pratique dans une
branche d'activité économique et/ou
commerciale donnée.
Les usages de commerce sont des normes
s'appliquant dans le domaine contractuelles
lieux de paiement, la date et le délai, les
obligations des deux partis.
deux types d’usages, les usages conventionnels
et les usages de droit.
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Sources
Sources formelles
la jurisprudence :
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Sources
les institutions professionnelles
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Sources
les groupements professionnels :
Les commerçants et les industriels sont groupés dans
tribunaux de commerce.
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Plan
Chapitre 1 : les actes de commerce
Paragraphe 1 : Les différentes catégories d’actes de
commerce
1. Les actes de commerces par nature
A/Les activités de production
B/Les activités de distribution
C/Les activités de services
2. Les actes de commerce par accessoire
3. Les actes de commerce par la forme
Paragraphe 2 : Le régime juridique des actes de commerce
1. La preuve des actes de commerce
2. Les règles relatives à l’exécution des obligations
commerciale
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Plan
Chapitre 2 : les commerçants
Paragraphe 1 : Les commerçants personnes physiques
1. l’exercice professionnel d’une activité commerciale
2. l’exercice personnel d’une activité commerciale
Paragraphe 2 : Le statut du commerçant
1. La capacité
2. L’incompatibilité, l’interdiction et la déchéance
Paragraphe 3 : les droits et les obligations des commerçants
1. Les droits des commerçants
2. L’immatriculation au registre de commerce
3. La tenue de la comptabilité
Paragraphe 4 : Les commerçants personnes morales
A/Les sociétés de personne
B/La SARL
C/LA SA
D/Autres sociétés
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Plan
Chapitre 3 : le fonds de commerce
Paragraphe 1: Les éléments constitutifs
du fond de commerce
Paragraphe 2: Les opérations relatives au
fond de commerce
A/La vente
B/Le nantissement
C/La gérance libre
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Plan
Chapitre 4 : les contrats commerciaux
1/ Contrat de nantissement
2/Contrat d’agence commerciale
2/Contrat de cession de créance
3/Contrat de courtage
4/Contrat de commission
5/Contrat de transport
6/Contrat de gage commercial
7/contrat de crédit bail
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Plan
Chapitre 5 : les moyens de paiement :
Paragraphe 1 : le chèque
1-conditions
2-transmission
3-paiement
Paragraphe 2 : le virement
1-nature du virement
2- l’exécution du virement
Paragraphe 3 : la lettre de change
1-conditions
2-transmission
3-paiement
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Chapitre 1: Les Actes De
Commerce
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Chapitre 1: les actes de
commerce
Paragraphe 1 : Les différentes catégories d’actes de
commerce
1. Les actes de commerces par nature
A/Les activités de production
B/Les activités de distribution
C/Les activités de services
2. Les actes de commerce par accessoire
3. Les actes de commerce par la forme
Paragraphe 2 : Le régime juridique des actes de
commerce
1. La preuve des actes de commerce
2. Les règles relatives à l’exécution des obligations
commerciale
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Chapitre I - Les actes de
commerce
1. Les actes de commerces par nature :
- Acte de production
- Acte de distribution
- Acte de service
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Les actes de commerce
Article 6 : La qualité de commerçant s'acquiert par
l' exercice habituel ou professionnel des activités
suivantes:
1) l' achat de meubles corporels ou incorporels en
vue de les revendre soit en nature soit après les
avoir travaillés et mis en oeuvre ou en vue de les
louer;
2) la location de meubles corporels ou incorporels
en vue de leur sous-location;
3) l' achat d' immeubles en vue de les revendre en l'
état ou après transformation;
4) la recherche et l' exploitation des mines et
carrières;
5) l' activité industrielle ou artisanale;
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Les actes de commerce
6) le transport;
7) la banque, le crédit et les transactions financières;
8) les opérations d' assurances à primes fixes;
9) le courtage, la commission et toutes autres opérations
d' entremise;
10) l' exploitation d' entrepôts et de magasins généraux;
11) l' imprimerie et l' édition quels qu'en soient la forme
et le support;
12) le bâtiment et les travaux publics;
13) les bureaux et agences d' affaires, de voyages, d'
information et de publicité;
14) la fourniture de produits et services;
15) l' organisation des spectacles publics:
16) la vente aux enchères publiques;
17) la distribution d' eau, d' électricité et de gaz;
18) les postes et télécommunications.
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Les actes de commerce
Article 7 : La qualité de commerçant
s'acquiert également par l’exercice
habituel ou professionnel des activités
suivantes:
1) toutes opérations portant sur les navires
et les aéronefs et leurs accessoires;
2) toutes opérations se rattachant à l'
exploitation des navires et aéronefs et au
commerce maritime et aérien.
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Les actes de commerce
A/Les activités de production :
l’activité industrielle: transformer les
matériaux appartenant à autrui ou à
l’industriel lui-même.
tous les types de production qui relève du
secteur secondaire : sidérurgie, métallurgie,
construction mécanique, fabrication de
produits chimiques, industrie
agroalimentaire…
la recherche et l’exploitation des mines et
carrières, l’imprimerie et l’édition et le
bâtiment et les travaux publics.
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Les actes de commerce
B- Les activités de distribution
L’activité est qualifiée comme activité commerciale si elle
réunie les trois éléments constitutifs suivants :
les achats qui doivent être réalisés
avec une intention de revente et non de consommation,
et but lucratif.
Peu importe les méthodes de distributions, gros, détail,
indépendant, intégré,…,
il suffit que ces trois conditions soient réunies pour que
l’activité soit commerciale.
Concernant la nature du bien vendu, le Code de
Commerce cite les meubles corporels ou incorporels,
c'est-à-dire les valeurs mobilières, la propriété littéraire
et artistique, brevets d’invention, marque…de même que
les immeubles.
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Les actes de commerce
C- les activités de services
les activités de transport, de location,
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Les actes de commerce
2. Les actes de commerce par accessoire :
Ce sont des actes qui accèdent à la commercialité
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Les actes de commerce
3. Les actes de commerce par la forme :
actes pris isolément sont commerciaux à
raison de leur forme ou de leur objet, quelle
que soit la personne qui les a accomplis.
la lettre de change
Le billet à ordre même s’il est émis par un
non
commerçant mais pour la réalisation d’une
transaction commerciale.
des actes de société commerciales.
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Le régime juridique des
actes departiculières
Ces règles commerce apparaissent au
niveau de la preuve et au niveau de
l’exécution des obligations.
le régime juridique des actes de commerce
ne joue pleinement que lorsque les actes de
commerce sont conclus entre commerçants
pour le besoin de leur commerce.
Il s’applique partiellement pour les actes
mixtes c'est-à-dire conclus entre
commerçant et un non commerçant.
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Le régime juridique des
actes
1. deactes
La preuve des commerce
de commerce
En matière commerciale, la preuve est libre contrairement au
droit civil, la preuve doit être écrite.
-la preuve d’un contrat commercial peut se faire par tous les
moyens : factures, livres et documents comptables,
témoignages, support informatiques…
-au cas ou un écrit est dressé, la preuve est recevable par tous
les moyens contre et outre le contenu de cet écrit,
contrairement à ce qui est prévu dans le droit civil, il n’est reçu
entre les parties aucune preuve par témoins contre ou outre le
contenu des actes…
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Le régime juridique des
actes de commerce
2. Les règles relatives à l’exécution
des obligations commerciales
le droit commercial attache
beaucoup d’importance à la
bonne exécution des obligations
et au respect des échéances,
pour les raisons de la protection
des parties et la sécurité des
tiers.
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Le régime juridique des
actes
premièrede commerce
règle : la solidarité.
En matière civile le principe posé par l’article
164 du DOC, est que la solidarité ne se
présume pas, elle doit résulter expressément
du titre constitutif de l’obligation, de la loi ou être
la conséquence de la nature de l’affaire.
En matière commerciale, l’article 335 du code
de commerce dispose que « en matière
d’obligation commerciale, la solidarité se
présume ». : les codébiteurs d’une obligation
commerciale sont tenus solidairement; l’un
quelconque des codébiteurs peut être actionné
en paiement pour le tout par le créancier.
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Le régime juridique des
actes de règle:
Deuxième commerce
la mise en demeure
-la mise en demeure qui est une injonction
adressée au débiteur d’exécuter son
obligation
en matière civile, elle doit résulter d’une
interpellation formelle si aucune échéance
n’est établie.
au regard des actes de commerce, elle
peut se faire par tous les moyens.
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Le régime juridique des
actes de commerce
Troisième règle: délai de grâce
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Chapitre 2 : Les
Commerçants
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plan du chapitre 2
Chapitre 2 : les commerçants
Paragraphe 1 : Les commerçants personnes physiques
1. l’exercice professionnel d’une activité commerciale
2. l’exercice personnel d’une activité commerciale
Paragraphe 2 : Le statut du commerçant
1. La capacité
2. L’incompatibilité, l’interdiction et la déchéance
Paragraphe 3 : les droits et les obligations des commerçants
1. Les droits des commerçants
2. L’immatriculation au registre de commerce
3. La tenue de la comptabilité
Paragraphe 4 : Les commerçants personnes morales
A/Les sociétés de personne
B/La SARL
C/LA SA
D/Autres sociétés
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Chapitre 2 : les
commerçants
la qualité du commerçant est double,
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Chapitre 2 : les
commerçants
Paragraphe 1 : Les commerçants
personnes physiques
L’élément constitutif : l’article 6 du code
de commerce qui dispose:
« la qualité de commerçant s’acquiert par
l’exercice habituel et professionnel des
activités suivantes… ».
la qualité de commerçant est conditionnée
par l’exercice d’une activité commerciale à
titre professionnel et à titre personnel.
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Chapitre 2 : les
commerçants
1. l’exercice professionnel d’une activité
commerciale :
l’une des activités qui sont visées par
l’article 6 du code de commerce.
implique la répétition des actes et des
opérations.
ne doit pas être l’accessoire d’une autre
activité, par exemple une activité civile.
Suppose une entreprise organisée ou au moins
un fonds de commerce et une clientèle.
N’exige pas l’exclusivité.
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Chapitre 2 : les
commerçants
2. l’exercice personnel d’une activité
commerciale :
le commerçant court le risque du commerce et
qu’il agisse de manière indépendante. C'est-à-
dire en son nom et pour son compte
personnel.
les professionnels qui exercent une activité
commerciale au nom et pour le compte d’autrui
ne sont pas des commerçants: ex, des salariés
de l’entreprise, le lien de subordination est
incompatible avec l’indépendance de la
profession commerciale.
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Chapitre 2 : les
commerçants
A titre d’exemple: les agents
commerciaux que l’on qualifie
aussi de représentants
mandataires.
ne sont pas liés à l’entreprise qu’ils
représentent par un contrat de travail
mais par un contrat de mandat qui
leur laisse toute liberté notamment
dans l’organisation de leur travail.
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Chapitre 2 : les
commerçants
Paragraphe 2 : Le statut du
commerçant
Le statut comporte des obligations et
des droits, de même que certaines
limitations à l’exercice du commerce
1. La capacité
2. L’incompatibilité, l’interdiction et la
déchéance
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Chapitre 2 : les
commerçants
1/ La capacité:
Les incapacités sont principalement
destinées à la protection du commerçant,
ont pour effet d’empêcher le mineur et
l’incapable d’avoir la qualité de
commerçant.
a- Le statut du mineur :
Le droit marocain distingue entre le mineur
étranger et le mineur marocain.
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Chapitre 2 : les
commerçants
-le mineur étranger article 15 et 16 du CC:
tout étranger ayant atteint vingt ans peut
exercer le commerce, même si sa loi nationale
prévoit un âge de majorité supérieur à celui qui
est édicté par la loi marocaine.
Lorsqu'un étranger n'a pas l'âge de majorité
requis par la loi marocaine et qu'il est réputé
majeur par sa loi nationale, il ne peut exercer le
commerce qu'après autorisation du président
du tribunal du lieu où il entend exercer et
inscription de cette autorisation au registre du
commerce.
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Chapitre 2 : les
commerçants
-le mineur marocain :
L’article 12 du code de commerce prévoit
que « … la capacité pour exercer le commerce
obéit aux règles du statut personnel. »
le code de commerce renvoi expressément
aux règles de la moudawana pour cette
question. L’article 209 de ce même texte
prévoit que « L’âge de la majorité légale est
fixé à dix-huit années grégoriennes révolues. »
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Chapitre 2 : les
commerçants
Deux exceptions légales:
Le mineur de 12 ans doué de discernement (art
214):
le mineur qui atteint l’âge de discernement (12 ans),
« peut prendre possession d’une partie de ses biens
pour en assurer la gestion, à titre d’essai.
Une autorisation est accordée, par le tuteur légal ou
par décision du juge chargé des tutelles
Le juge chargé des tutelles peut annuler
l’autorisation de remise des biens, sur demande du
tuteur testamentaire ou datif, du ministère public ou
d’office, en cas de mauvaise gestion, dûment
établie, des biens autorisés. »
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Chapitre 2 : les
commerçants
Le mineur de 16 ans, l’émancipé (art 218):
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Chapitre 2 : les
commerçants
b- Le majeur incapable :
-l’incapable majeur étranger :
Le code de commerce est muet au sujet de l’incapable
majeur étranger. On doit se reporter à sa loi nationale.
-l’incapable majeur national :
Le droit marocain met sur le même plan, le dément, le
faible d’esprit et le prodigue.
Il leur retire toute capacité et partant leur interdit
l’exercice de toute opération commerciale.
Seul le représentant légal peut agir en leur nom et à leur
place. L’interdiction peut être levée, à compter de la date
où les motifs qui l’ont justifiée ont cessé d’exister.
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Chapitre 2 : les
commerçants
2/ L’incompatibilité, l’interdiction et la
déchéance :
a- L’incompatibilité :
Consiste à se trouver simultanément dans deux
situations juridiques exclusives.
La réalisation de l’une empêche la possibilité de
l’autre. Par exemple la profession commerciale est
incompatible avec la fonction publique (article 16
du statut de la fonction publique), avec la profession
d’avocat, de médecin, de notaire.
C’est que l’exercice de ces professions déclaré
incompatible avec le commerce afin de protéger leur
dignité qui s’accommoderait mal avec l’esprit de
spéculation propre à celui-ci.
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Chapitre 2 : les
commerçants
b- l’interdiction
Est une défense d’exercer l’activité
commerciale.
Par exemple les associations et les
syndicats ne peuvent se livrer à des
activités commerciales.
Les étrangers qui désirent exercer le
commerce au Maroc doivent être
muni d’une autorisation spéciale.
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Chapitre 2 : les
commerçants
c- la déchéance
Est une mesure privative de la liberté
d’exercice d’une profession commerciale.
Selon l’article 711 du code de commerce : « La
déchéance commerciale emporte interdiction de
diriger, gérer, administrer ou contrôler,
directement ou indirectement, toute entreprise
commerciale ou artisanale, et toute société
commerciale ayant une activité économique. »
la déchéance a un caractère sanctionnateur,
tout commerçant qui contrevient à ses obligations
légales risque d’être frappé d’une déchéance.
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Chapitre 2 : les
commerçants
Paragraphe 3 : Les droits et Les obligations
des commerçants
1/ Les droits des commerçants
Ces droits réservés aux commerçants
régulièrement immatriculés au registre du
commerce:
Le droit d’être électeurs et éligibles aux
chambres de commerce, d’industrie et de
service ;
Le droit d’insérer dans leurs contrat une clause
compromissoire (c’est la clause par laquelle les
parties à un contrat commercial conviennent de
soumettre à un arbitre les contestations qui
viendront à se produire) ;
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Chapitre 2 : les
commerçants
Le droit de se prévaloir du bénéfice
de la propriété commerciale ;
Le droit de donner leur fonds de
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Chapitre 2 : les
commerçants
a- l’organisation du registre du
commerce :
elle comprend les registres locaux et le
registre central.
a/1 - le registre local :
est tenu auprès du secrétariat greffe du
tribunal de commerce. Il se divise en
deux parties distinctes : le registre
chronologique model 5 et le registre
analytique model 6.
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Chapitre 2 : les
commerçants
-le registre chronologique model 5:
il recueille toutes les demandes et
déclarations d’inscription dans l’ordre ou elles
interviennent.
On y porte :
le numéro d’ordre de l’inscription,
la date et l’heure du dépôt,
les noms et prénoms ou les raisons sociales ou
les dénominations commerciales
les domiciles des déclarants, l’adresse de
l’établissement ou du siège social.
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Chapitre 2 : les
commerçants
- le registre analytique/ model 6 :
pour l’enregistrement des renseignements
modificatifs et complémentaires et à la fin
de l’activité pour mentionner les radiations
nécessaires.
le registre analytique est constitué de deux
recueils, l’un affectés aux personnes
physiques, l’autres aux personnes
morales.
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Chapitre 2 : les
commerçants
a/2- le registre central :
Il est destiné en vertu de l’article 33 du code de
commerce à :
centraliser pour l’ensemble du royaume, les
renseignements mentionnés dans les divers
registres locaux,
délivrer les certificats relatifs aux inscriptions
des noms des commerçants, dénominations
commerciales et enseignes ainsi que les
certificats et copies relatifs aux inscriptions qui y
sont portées,
Il est tenu par les soins de l’administration,
compétence est confié au ministère de
commerce.
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Chapitre 2 : les
commerçants
b- Les inscriptions au registre du
commerce :
Elles constituent une forme de
publicité en matière commerciale et
servent par conséquent à
renseigner les tiers.
Les inscriptions au registre du
commerce comprennent les
immatriculations, les inscriptions
modificatives et les radiations.
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Chapitre 2 : les
commerçants
b 1 - l’immatriculation :
elle présente un caractère personnel, l’article 38
précise que « L' immatriculation du commerçant ne peut
être requise que sur demande écrite du commerçant
lui-même ou de son mandataire muni d' une procuration
écrite qui doit être jointe à la demande.
L’immatriculation d’une société ne peut être requise que
par les gérants ou par les membres des organes
d’administration, de direction ou de gestion et, par le
directeur, s'il s'agit d’un établissement public, d’une
succursale, d’une agence ou d’une représentation
commerciale. »
L’immatriculation est attachée au commerçant
personne physique ou à la personne morale
assujettie, non à l’entreprise.
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Chapitre 2 : les
commerçants
Les personnes assujetties à l’immatriculation sont
énumérées à l’article 37 du code de commerce,
Toutes les personnes physiques et morales, marocaines
ou étrangères exerçant une activité commerciale sur le
territoire du Royaume.
toute succursale ou agence d' entreprise marocaine ou
étrangère;
toute représentation commerciale ou agence
commerciale des Etats, collectivités ou établissements
publics étrangers;
Les établissements publics marocains à caractère
industriel ou commercial, soumis par leurs lois à
l’immatriculation au registre du commerce;
tout groupement d’intérêt économique.
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Chapitre 2 : les
commerçants
Les assujettis à l’immatriculation doivent requérir leur
immatriculation dans les trois mois:
de l’ouverture de l’établissement commerciale ou
de l’acquisition du fonds de commerce pour les
personnes physiques,
de leur création ou de leur constitution pour les
personnes morales de droit publics ou de droit privé,
de leur ouverture pour les succursales ou agences
marocaines ou étrangères, ainsi que les
représentations commerciales ou agences
commerciales des Etats, collectivités,
établissements publics étrangers.
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Chapitre 2 : les
commerçants
b 2-les inscriptions modificatives et les radiations :
les modifications concernent le changement de
régime matrimonial pour les étrangers,
l’incapacité du commerçant, le nantissement du
fonds de commerce, sa vente ou son apport en
société, le déplacement du siège social, le
transfert de la société, la fluctuation du capital.
L’article 50 du code de commerce prévoit que :
« Tout changement ou modification se
rapportant aux faits dont l'inscription sur le
registre du commerce est prescrite…doit faire
l'objet d’une demande d'inscription
modificative. »
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Chapitre 2 : les
commerçants
les radiations concernent quant à elle
la cessation de l’exercice de l’activité,
soit volontairement,
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Chapitre 2 : les
commerçants
b 3 - les sanctions du défaut d’inscription :
Toute personne tenue de requérir, en vertu d’une mise en
demeure adressée par le ministère du commerce, une
immatriculation ou des inscriptions obligatoires au registre de
commerce s’expose à une amende de 1000 à 5000 DH (art
62).
La même sanction est applicable à ceux qui omettent
d’indiquer sur leur papier de commerce destiné aux tiers, le
numéro et le lieu de leur immatriculation au registre
analytique.
donner des indications inexactes en vue de l’immatriculation
ou de l’inscription au registre de commerce, s’expose à une
peine d’emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende
de 1000 à 5000 DH ou de l’une de ces deux peines
seulement;
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Chapitre 2 : les
commerçants
C- les effets des inscriptions
commerce:
au registre du
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Chapitre 2 : les
commerçants
-à l’égard des sociétés commerciales :
les sociétés commerciales ne jouissent de la
personnalité morale qu’à compter de leur immatriculation
au registre du commerce.
L’immatriculation produit donc à l’égard des sociétés
commerciales un effet constitutif de droit : dès l’instant
ou elle est opérée, la personne morale apparaît, la
qualité de commerçant découlant automatiquement
de la forme de la société .
Pour le GIE c’est l’immatriculation qui lui donne
naissance, mais à la différence des sociétés
commerciales, il n’est pas automatiquement
commerçant. C’est la nature de son activité qui
détermine sa qualité, selon qu’elle est commerciale ou
civile, il est ou non commerçant.
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Chapitre 2 : les
2. La tenue de la comptabilité :
commerçants
La tenue d’une comptabilité est la
deuxième obligation importante qui
caractérise l’entreprise commerciale.
Elle trouve ses bases textuelles dans
le code de commerce et dans le
DOC (art 433 à 439). Cette obligation
présente un intérêt aussi bien pour
l’Etat, pour l’entreprise que pour les
particuliers.
70
Chapitre 2 : les
commerçants
2. La tenue de la comptabilité :
-Pour l’Etat, la comptabilité est directement
utilisée pour déterminer l’assiette des impôts
calculée sur le CA, le fisc pour imposer les
entreprises en connaissance de cause, doit
pouvoir connaître les opérations traitées par les
entreprises et les bénéfices réalisés par celles-
ci.
-pour l’entreprise, la comptabilité permet de
maîtriser le contrôle de l’état de sa caisse,
l’évolution de ses dettes et de ses créances ou
son passif et actif, des prix, de la conjoncture du
marché.
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Chapitre 2 : les
commerçants
-pour les tiers, elle sert à informer tous ceux qui
font partie de l’entreprise, vivent dans sa
mouvance et ont intérêt à suivre la marche de
ses affaires :
les associés ou les actionnaires qui lui ont
apporté leurs capitaux et leur épargne,
le salariés qui contribuent à sa prospérité mais
qui sont les premiers à souffrir de ses mauvais
résultats,
les banquiers et les fournisseurs qui avant de
traiter avec l’entreprise ont besoin de se
renseigner sur sa solvabilité et ses capacités de
développement.
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Chapitre 2 : les
commerçants
Paragraphe 4 : Les commerçants personnes morales
Les sociétés commerciales, telles la
SA, SNC, SCS, SCA et la SARL sont
commerciales par la forme quelque
soit leur objet.
Le sens de cette commercialisation
signifie que ces sociétés ont la
qualité de commerçant.
A côté des sociétés commerciales,
d’autres personnes morales peuvent
exercé le commerce, comme les GIE.
73
Chapitre 2 : les
commerçants
Les différentes sociétés commerciales :
La réglementation des sociétés
commerciales comprend:
la loi 17-95 1996 sur les sociétés
anonymes modifiée en 2008 et 2015.
la loi 5-96 de 1997 sur la société en nom
collectif, la société en commandite
simple, la société en commandite par
actions, la société à responsabilité limitée
et la société en participation, modifiée en
2006 et 2011.
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Chapitre 2 : les
commerçants
Définition de la société commerciale :
le Dahir des Obligations et des contrats du 12 août 1913
définit la société dans son article 982 comme suit :
« la société est le contrat par lequel deux ou plusieurs
personnes mettent en commun leurs biens ou leur
travail, ou tous les deux à la fois en vue de partager le
bénéfice qui pourra en résulter ».
trois éléments se dégagent :
des apports effectués pas les associés, (soit en argent,
soit en industrie, soit en nature,
la vocation de chacun d’eux à participer aux bénéfices
et aux pertes réalisés en commun,
la volonté commune, les associés doivent avoir
l’intention de se traiter comme des égaux et de
poursuivre ensemble l’œuvre commune.
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Chapitre 2 : les
commerçants
A- Les sociétés de personnes:
la personnalité des participants est
importante.
Le participant s’engage personnellement
et son risque est illimité.
il est poursuivi sur la totalité de son
patrimoine si la société n’est pas en état
de faire face à ses engagements.
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Chapitre 2 : les
commerçants
SOCIETE EN NOM
COLLECTIF
« SNC »
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Chapitre 2 : les
commerçants
1- la société en non collectif
Cette une société qui unit deux ou
plusieurs personnes prenant la qualité de
commerçant en vue d’une exploitation
commerciale et répondant indéfiniment
et solidairement des dettes sociales.
La société est valablement désignée par
une dénomination sociale, qui doit être
précédée ou suivie des mots société en
nom collectif.
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Chapitre 2 : les
commerçants
a/ Caractéristiques
Engagement des associés
Les associés sont tenus personnellement et
solidairement. Ils sont solidaires entre eux et aussi avec
la personne morale.
Les poursuites engagées contre l’un des associés
produisent effet contre tous les autres.
L’engagement solidaire des associés a une
conséquence importante :
celui qui entre dans une société en nom collectif déjà
constituée prend la charge personnelle du passif
existant, sauf clause contraire régulièrement publiée.
L’associé qui se retire de la société reste tenu du
passif envers les créanciers à l’exclusion de celui
qui naîtra postérieurement à son départ pour le cas
d’un redressement judiciaire de la société.
79
Chapitre 2 : les
commerçants
Limite des engagements des associés :
Le passif de la société incombe en premier lieu à celle-
ci, qui doit le payer avec son patrimoine propre.
Ce n’est que dans le cas où la société ne veut pas
où ne peut pas payer que les associés sont tenus
indéfiniment des dettes sociales sur leur patrimoine
personnel.
Encore faut il respecter certaines conditions :
la dette doit être une dette sociale et doit avoir été
contractée par un gérant agissant en nom de la société
et dans la limite de l’objet de la société.
le créancier doit commencer par mettre la société en
demeure.
80
Chapitre 2 : les
commerçants
Caractère personnel des parts
sociales :
Le capital est constitué de parts
sociales,
Les parts sociales sont nominatives
et elles ne peuvent être cédées à des
tiers ou à des associés qu’avec le
consentement de tous les associés
qui acceptent cette modification du
contrat et toute clause contraire est
nulle.
81
Chapitre 2 : les
b- Le gérant :
commerçants
Définition:
Le gérant est chargé de la gestion quotidienne de la société.
organe social essentiel car la collectivité des associés n’est
consultée habituellement qu’une fois par an.
Le gérant peut être un associé ou une tierce personne.
Dans ce cas, il agit comme un mandataire non commerçant.
Les statuts peuvent prévoir les pouvoirs du gérant en
précisant notamment les actes importants que le gérant ne
peut accomplir qu’avec l’autorisation des associés sous peine
d’engager sa responsabilité. En l’absence de clause, le gérant
peut accomplir seul tous les actes de gestion dans l’intérêt de
la société.
En cas de pluralité des gérants, ceux-ci détiennent
séparément les pouvoirs prévus sauf le droit pour chacun de
s'opposer à toute opération avant qu'elle ne soit conclue.
82
Chapitre 2 : les
commerçants
La responsabilité
Le gérant est civilement responsable envers la
société de ses fautes (violation de la loi ou les
statuts ou faute de gestion).
Les gérants sont responsables individuellement
ou solidairement vis-à-vis des associés des
actes accomplis contrairement à la loi et aux statuts
de la société.
Le gérant engage sa responsabilité pénale s’il
détourne les fonds de la société (abus de
confiance).
83
Chapitre 2 : les
commerçants
Pouvoirs des associés non gérants
La loi reconnaît aux associés quelques
attributions qui ne sauraient être réduites
par l’acte de société :
nomination et révocation des gérants,
modification des statuts,
approbation annuelle des comptes, contrôle
individuel des comptes et de la gestion.
84
Chapitre 2 : les
commerçants
Assemblées des associés
Les associés doivent se réunir en assemblée
générale ordinaire dans les 6 mois de la clôture de
l’exercice, soit au plus tard le 30 juin de l’exercice
suivant.
Lors de cette AGO, le rapport de gestion,
l’inventaire et les états de synthèse, établis par les
cogérants et le projet de résolutions, le rapport du
CAC, doivent être soumis à l’approbation des
associés.
La réunion de l’AGO est présidée par la personne
remplissant les conditions fixées par les statuts. Les
délibérations des associés sont consignées dans un
PV signé par chaque associé présent.
85
Chapitre 2 : les
commerçants
Commissaires aux comptes:
Les associés peuvent décider de nommer un
commissaire aux comptes (à l’unanimité ou à
la condition de la majorité fixée par statuts).
Mais la désignation est obligatoire pour les
SNC dont le CA, à la clôture de l’exercice
social dépasse le montant de 50 Millions DH
hors taxes.
86
Chapitre 2 : les
commerçants
SOCIETE EN
COMMANDITE
SIMPLE
« SCS »
87
Chapitre 2 : les
commerçants
2-la société en commandite simple
a- caractéristiques
La SCS est constituée par deux types d’associés
soumis à des régimes juridiques différents :
-Les commandités qui sont des associés en non
collectif, responsables indéfiniment et
solidairement, ayant la qualité de commerçant.
-les commanditaires qui apportent un capital et
reçoivent en contrepartie une part de bénéfice
sans toutefois que leur engagement dans la
société ne dépasse le montant de leur mise (ils ne
participent pas à la gestion de la société (bailleurs
de fonds)).Ils n’ont pas la qualité de commerçant.
88
Chapitre 2 : les
commerçants
Situation des commanditaires :
Le commanditaire est un associé qui peut
accomplir des actes de gestion interne. Il
délibère et vote dans les assemblées.
Mais ne peut prendre aucun acte de
gestion engageant la société vis-à-vis
des tiers, même par procuration.
En prenant le rôle du commandité, il perd l
’avantage de la limitation de
responsabilité.
89
Chapitre 2 : les
commerçants
Situation des commandités
Les rapports entre eux sont ceux des
associés en non collectif en ce qui concerne
le régime des parts sociales:
Les parts sociales sont nominatives;
La cession des parts sociales obéit à un
certain formalisme.
la part sociale est intransmissible.
90
Chapitre 2 : les
commerçants
b- la gestion de la société :
Les décisions sont prises dans les conditions fixées
par les statuts.
Pour participer à la gestion interne, les
commanditaires ont le droit, de prendre
connaissance des livres, de l’inventaire, des états
de synthèses, du rapport de gestion et de poser des
questions sur la gestion sociale.
La modification des statuts est décidée avec le
consentement de tous les commandités et de la
majorité en nombre et en capital des
commanditaires.
91
Chapitre 2 : les
commerçants
SOCIETE A
RESPONSABILITE
LIMITE
« SARL »
92
Chapitre 2 : les
commerçants
B : la SARL
93
Chapitre 2 : les
commerçants
§1La constitution de la SARL :
1-conditions relatives aux associés :
La SARL peut être constituée par la
décision d’un seul associé.
cette société peut être constitué par
une ou plusieurs personnes à
condition que le nombre ne puisse
être supérieur à cinquante. Si ce
nombre est dépassé, elle a deux ans
pour se transformer en SA.
94
Chapitre 2 : les
commerçants
2-conditions relatives aux formalités :
Les statuts doivent être établis par écrit, datés et
signés par l’associé unique ou par les associés.
Ils doivent contenir les mentions obligatoires
requises par la loi sur les sociétés
commerciales, ( nom, domicile des associés,
siège social des personnes morales associés,
l’objet social, dénomination, le montant du
capital, le siège social, l’apport de chaque
associé, l’évaluation de l’apport en nature, la
répartition des parts sociale entre les associés,
la durée, le greffe du tribunal où les statuts
seront déposés. la gérance, le mode de
consultation des associés, …
95
Chapitre 2 : les
commerçants
3-conditions relatives au capital social :
-les apports :
Pour les apports en argent, ils doivent être déposés
dans un compte bancaire bloqué lorsque le capital social
fixé par les associés dépasse 100 mille DH; Les fonds
ne sont retirés qu’après la production d’une attestation
du greffe du tribunal après immatriculation au RC.
Les apports en industrie ne peuvent être représentés
dans le capital sauf dans le cas de l’apport d’un Fonds
de Commerce ou d’une entreprise artisanale.
Les apports en nature doivent être évalués par un
Commissaire aux apports choisi parmi les commissaires
aux comptes.
96
Chapitre 2 : les
commerçants
-les parts sociales :
La SARL peut émettre des parts sociales qui
sont librement transmissibles par succession
et cessibles entre conjoints et alliés;
Les parts sociales sont également librement
cessibles entre associés.
Elles peuvent être cédées à des tiers avec
le consentement de la majorité des
associés représentant les ¾ des parts (soit
75%).
97
Chapitre 2 : les
commerçants
Paragraphe 2 l’assemblée générale de la SARL
En général, les décisions sont prises en assemblée
générale.
Une AG annuelle doit obligatoirement se tenir dans les 6mois
de la fin de l’exercice pour l’approbation des comptes
annuels.
Les délibérations des AG doivent être consignées dans un
PV contenant toutes les informations exigées par la loi.
Le quorum dans l’AG est de : -la moitié des parts sociales
lors de la 1ère convocation, -pas de quorum lors de la 2ème
convocation sauf stipulation contraire des statuts.
la majorité, elle est de 50%+une voix en assemblée
générale ordinaire pour les décisions ordinaire, et trois
quarts du capital des voix en assemblée générale
extraordinaire (AGE) pour les modifications du capital.
98
Chapitre 2 : les
commerçants
Paragraphe 3 - La gérance et le contrôle de la
SARL
1 / la gérance :
La SARL est gérée par une ou plusieurs personnes
physiques. Ils peuvent, être choisis en dehors des
associés.
Leur nomination et la durée de leur mandat sont
fixées soit dans les statuts. A défaut, le gérant est
réputé être nommé pour 3 ans.
Les pouvoirs des gérants sont fixés dans les statuts.
Ils sont habilités à effectuer tout acte de gestion.
Dans les rapports avec les tiers, le gérant est investi
des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute
circonstance au nom de la société.
99
Chapitre 2 : les
commerçants
Les gérants doivent présenter à l’approbation
de l’AGO:,
le rapport de gestion, l’inventaire et les états de
synthèse.
le rapport du commissaire aux comptes, s’il en
existe un,.
Les gérants ou le CAC doivent également
présenter à l’AGO un rapport sur les
conventions intervenues entre la SARL et l’un
des gérants ou associés.
100
Chapitre 2 : les
commerçants
Les gérants sont responsables,
individuellement ou solidairement envers la
société ou les tiers soit des : des infractions aux
dispositions légales applicables aux SARL, soit
des violations des clauses des statuts, soit
fautes commises par eux dans la gestion.
Le gérant est révocable par décision des
associés représentant au moins les trois quart
du capital. Toute clause contraire est réputée
non écrite.
Dans le cas où la révocation est faite sans juste
motif, elle peut entraîner des dommages et
intérêts.
101
Chapitre 2 : les
commerçants
2/ le contrôle :
La nomination d’un CAC pour le contrôle de la
SARL n’est pas obligatoire. Les associés peuvent
librement nommer un CAC à la majorité des ¾ des
parts sociales. Cependant cette nomination peut
revêtir un caractère obligatoire si :
-le Chiffre d’affaires HT de la SARL dépasse
cinquante millions de DH,
-un ou plusieurs associés représentant au moins le
quart (1/4) du capital demandent au Tribunal,
statuant en référé, soit la désignation d’un CAC ou
d’un ou plusieurs experts pour présenter un rapport
sur une ou plusieurs opérations de gestion.
102
Chapitre 2 : les
commerçants
SOCIETE ANONYME
« S.A »
103
Chapitre 2 : les
commerçants
Paragraphe 2/ La Société Anonyme :
La SA est la forme idéale de sociétés de
capitaux.
C’est une société commerciale par la forme,
quelque soit son objet.
Les associés sont appelés des actionnaires,
104
Chapitre 2 : les
commerçants
La loi 17-95 sur la SA a connu deux
réformes,
La plus récente date de 2015, par le
105
Chapitre 2 : les
commerçants
1. Simplification des procédures relatives aux sociétés
anonymes ;
retirer les fonds par la simple remise d’une attestation
justifiant que la société a été immatriculée au registre du
commerce.
Le dépôt en ligne des états de synthèse au secrétariat
greffe du tribunal.
2. Refonte du système des conventions réglementées;
information sur les conventions portant sur des
opérations courantes, portée au président du conseil , aux
autres membres du conseil, aux commissaires aux comptes,
et aux actionnaires , et la publication de rapport du CAC sur
les conventions réglementées, pour les sociétés faisant appel
public à l’épargne .
106
Chapitre 2 : les
commerçants
3. Amélioration de la gouvernance dans la gestion des sociétés
anonymes;
un caractère facultatif à la nomination d’un vice-président du
conseil de surveillance ,
impose aux sociétés dont les actions sont inscrites à la cote de la
bourse des valeurs l’institution d’un comité d’audit chargé,
notamment, d’assurer le suivi de l'élaboration de l'information
destinée aux actionnaires, au public et au AMMC, ainsi que le suivi
de l'efficacité des systèmes de contrôle interne.
4. Renforcement des droits des actionnaires;
intégrant les nouvelles technologies de l’information et de la
communication, pour simplifier les procédures de convocation des
assemblées, en incitant ces dernières à s’engager dans la voie de
la dématérialisation,
107
Chapitre 2 : les commerçants
1 : La constitution et l’administration de la SA :
I : la constitution de la SA :
au moins cinq associés,
109
Chapitre 2 : les commerçants
II : l’administration et la direction de la SA :
La SA peut être administrée selon deux modes :
avec un conseil d’administration ou
110
Chapitre 2 : les commerçants
- La SA à conseil d’administration :
La SA peut être administrée par un conseil
d’administration qui doit comprendre au moins 3
membres ou 12 au plus ou encore 15 si la société est
inscrite à la cote de la Bourse.
Les administrateurs sont nommés par l’assemblée
générale ordinaire, pour une durée maximale de 6 ans,
ou par les statuts pour une durée maximale de 3 ans.
Chaque administrateur doit être propriétaire d’un
nombre d’actions de la société, déterminé par les
statuts.
la direction générale est assurée par le Président du
Conseil d’administration ou le directeur général.
111
Chapitre 2 : les commerçants
Le Conseil d’administration est un organe collectif qui se réunit:
Lorsque l’intérêt de la société l’exige,
obligatoirement au moins une fois chaque année pour
l’examen des comptes annuels, l’adoption du rapport de
gestion et la convocation de l’assemblée générale ordinaire
annuelle qui doit obligatoirement se réunir dans les six mois de
la clôture de l’exercice.
pour statuer sur les autorisations concernant les conventions et
garanties à donner au nom de la société.
Pour les délibérations du Conseil d’administration, le
quorum est la moitié (1/2) de ses membres. Les décisions sont
prises à la Majorité des membres présents ou représentés
Les décisions du Conseil sont obligatoirement constatées par
des procès verbaux, coté et paraphé par le greffier du tribunal du
siège social.
112
Chapitre 2 : les commerçants
- La SA à directoire et conseil de
surveillance :
La SA peut être administrée par un
directoire et un conseil de
surveillance,
cette formule repose sur la
distinction entre les fonctions de
direction et le contrôle de cette
direction,
113
Chapitre 2 : les commerçants
A- le directoire :
Il est composé de membres nommés par le Conseil de
surveillance dont le nombre ne peut dépasser cinq ou
sept personnes si la société est cotée en bourse.
le directoire peut être exercée par une seule personne
avec le titre de directeur général unique, si le capital de
la SA est inférieur à 1.500.000DH.
Le directoire est investi des pouvoirs les plus étendus
pour agir au nom de la société. Le directoire doit
présenter un rapport au Conseil de surveillance au
moins une fois par trimestre.
Ce sont les statuts qui fixent la durée du mandat des
membres du directoire dans la limite de 2 ans à 6 ans.
A défaut de précision, la durée du mandat est de 4 ans.
114
Chapitre 2 : les commerçants
B- le Conseil de surveillance :
Cet organe collectif est composé comme le Conseil
d’administration de 3 à 12 membres et 15 si la société est cotée
en bourse.
Ils sont nommés soit par les statuts, soit par l’assemblée générale
ordinaire au cours de la vie sociale.
Aucun membre du Conseil de surveillance ne peut faire partie du
directoire.
Leur mandat ne peut dépasser 6 ans s’ils sont nommés par l’AGO
et 3 ans s’ils sont nommés par les statuts.
Pour les délibérations du Conseil, le quorum est de la moitié des
membres comme pour le Conseil d’administration, et ils sont
constatés par des PV.
Le Conseil de surveillance a pour fonction de contrôler la
gestion du directoire,
Après la clôture de chaque exercice, le Conseil de surveillance
vérifie et contrôle le rapport de gestion et les comptes annuels qui
lui sont présentés par le directoire dans le délai de 3 mois à compter
de la clôture de l’exercice;
115
Chapitre 2 : les commerçants
-Les assemblées des actionnaires :
Les plus importantes assemblées des
actionnaires, sont les assemblées générales
ordinaires et les assemblées générales
extraordinaires.
Les premières se tiennent au cours de la vie
de la société, pour le contrôle de la gestion et
les autorisations à donner au Conseil.
Les secondes quant à elles sont appelées à
décider les modifications des statuts.
116
Chapitre 2 : les commerçants
- L’AGO :
Elle prend toutes les décisions relatives aux
approbations des comptes et nominations des
organes de gestion.
Les statuts peuvent exiger un minimum d’actions pour
participer à l’AGO mais qui ne peut être supérieur à 10.
Elle ne délibère valablement que si les actionnaires
présents ou représentés possèdent au moins le quart
¼ des actions ayant des droits de vote sur 1ère
convocation. Sur deuxième convocation, aucun quorum
n’est requis.
Elle statue à la majorité des voix dont disposent les
actionnaires présents ou représentés.
117
Chapitre 2 : les commerçants
- L’AGE :
Elle est seule habilitée à modifier les statuts.
118
Chapitre 2 : les commerçants
2-le contrôle de la SA et La répartition des
dividendes :
I : le contrôle de la SA :
119
Chapitre 2 : les commerçants
Le CAC a pour mission permanente de vérifier,:
les documents comptables de la société et de
vérifier la conformité de sa comptabilité, aux règles
en vigueur.
la sincérité et la concordance, avec les états de
synthèse, des informations données dans le rapport
de gestion du conseil d'administration ou du
directoire ;
Le rapport du CAC est présenté à l’AGO
(remettre au siège de la société 15 jours avant la
tenue de l’AGO). Ce rapport doit : soit certifier la
régularité des comptes, soit faire mention de
réserve, soit refuser la certification des comptes.
Les délibérations prises par l’AGO, à défaut du CAC
sont nulles.
120
Chapitre 2 : les
commerçants
II : La répartition des
dividendes :
a/les titres des actionnaires ou
les valeurs mobilières :
On distingue deux types de
valeurs mobilières :
Les actions ;
Les obligations ;
121
Chapitre 2 : les
commerçants
1-les actions :
Une action est un titre de propriété négociable, représentatif d
’une fraction du capital d’une société.
le montant nominal d’une action ne peut plus être inférieur à
50dh pour les SA ordinaires et inférieur à 100dh pour les SA
faisant appel public à l’épargne.
L’action confère à son porteur des droits :
Le droit de vote lors de l’assemblée générale de la société,
Le droit d’accès à certaines informations sur la société
(comptes annuels, modification de la situation patrimoniale de
l’entreprise, tout événement pouvant avoir des conséquences
sur le cours de l’action),
Le droit aux bénéfices, (les dividendes) le montant des
dividendes est fixé lors de l’assemblée générale. Le dividende
peut être payé sous forme numéraire ou en actions.
122
Chapitre 2 : les
commerçants
2- les obligations :
Une Obligation est un titre négociable qui représente
une créance. Cela équivaut à un prêt consenti sur une
certaine durée au terme de laquelle l’obligation est
remboursée. Avec une action, on détient une part de l
’entreprise, alors qu’avec une obligation, on prête
de l’argent à une entreprise.
La rémunération d’une obligation, versé annuellement
sous forme de coupons. Le coupon est égal au montant
des intérêts versés chaque année pour chaque
obligation d’un emprunt donné ; il est dû quels que
soient les résultats de la société;
L’obligataire a droit à un intérêt et au remboursement de
ses fonds après un délai. Il ne participe pas à la gestion
de la société;.
123
Chapitre 2 : les
commerçants
b- l’affectation des bénéfices
A la clôture de chaque exercice social, les états de
synthèse sont arrêtés dans les 3 mois qui suivent la fin de
l’exercice, soit le 31 mars de l’exercice suivant. Et un projet d
’affectation de bénéfice est arrêté pour être soumis à l’AGO
qui doit se tenir avant la fin du 6ème mois suivant la fin de
l’exercice, soit le 30 juin de l’exercice N+1.
L’affectation des bénéfices est conditionnée par la constitution
des réserves légales ou statutaires.
Aucune distribution de dividende n’est possible lorsque la
situation nette est inférieure à la moitié du montant du capital+
réserves.
Le paiement des dividendes doit avoir lieu au maximum dans
les neuf mois suivant la clôture de l’exercice.
124
Chapitre 2 : les
commerçants
3 : La modification du capital :
L’AGE peut décider:
soit de l’augmentation,
125
Chapitre 2 : les
commerçants
A : l’augmentation du capital :
L’augmentation du capital ne peut être opérée qu’après décision de
l’AGE prise sur le rapport du Conseil d’administration, soit du
directoire.
A compter de la date de la décision de l’AGE, l’augmentation du
capital doit être réalisée dans un délai maximum de 3ans, à peine
de nullité.
Elle est faite:
soit par émission d’actions nouvelles,
soit par majoration de la valeur nominale des actions
existantes.
soit par apport en numéraire,
soit par compensation avec des créances liquides et exigibles,
soit par incorporation de réserves, bénéfices,
soit par conversion d’obligations en actions.
126
Chapitre 2 : les
commerçants
B : la réduction du capital :
Elle doit être opérée après une décision de
l’AGE. Elle est faite :
-soit en abaissant la valeur nominale de
chaque action sans descendre au dessous du
minimum légal de 10 ou 50 DH selon le cas.
-soit en diminuant dans la même proportion
pour tous les actionnaires le nombre d’actions
existantes.
-soit par l’annulation des actions achetées, si
la réduction n’est pas motivée par des pertes.
127
Chapitre 2 : les
commerçants
4 : transformation de la société :
Toute SA peut être transformée en société d’une autre
forme : si elle a au moins 1an d’existence, ou si elle a
établi et fait approuver les états de synthèse du 1èr
exercice.
Cette transformation ne peut être décidée que par une
AGE, sur rapport du CAC, avec des conditions
dépendant de la nature de la nouvelle société en
respectant les formalités de constitution et notamment la
modification du registre de commerce et la publicité.
Toute transformation suppose l’accord de tous les
associés ou actionnaires, ceux qui s’opposent à
l’opération ont le droit de se retirer de la SA, ils recevront
à ce titre la contrepartie équivalente de leurs droits fixés.
128
Chapitre 2 : les
commerçants
5: La dissolution et liquidation :
I : La dissolution :
La dissolution anticipée de la SA est décidée, en
général, par l’assemblée générale extraordinaire
(AGE) dans les trois cas suivants :
En cas de perte, quand la situation nette devient
inférieure au quart du capital.
Si le nombre des actionnaires devient inférieur à
cinq associés depuis 1 an.
En cas de réduction du capital à un montant
inférieur au minimum légal, surtout dans le cas où
il n’est pas suivi dans le délai d’un an d’une
augmentation du capital.
129
Chapitre 2 : les
commerçants
II : liquidation :
La SA est en liquidation dès sa dissolution. Sa dénomination
est immédiatement suivie de « société anonyme en
liquidation ». Cependant, sa personnalité morale subsiste
pour les besoins de cette liquidation.
L’acte de nomination des liquidateurs est publié dans un
JAL et au BO pour la société qui fait appel public à l’épargne.
Il doit contenir des renseignements obligatoires sur les
liquidateurs et le tribunal compétent.
Les actionnaires sont convoqués en AG pour statuer sur le
compte définitif, le quitus du liquidateur et constater la
clôture de la liquidation. Toutefois, en cas de refus
d’approbation des comptes, il est statué sur la liquidation par
décision de justice.
130
Chapitre 2 : les
commerçants
AUTRES FORMES
DE SOCIETES
131
Chapitre 2 : les
commerçants
b- SAS entre sociétés :
La SAS est une forme de société instituée par la loi sur
la SA. Elle a pour particularité :
elle se forme exclusivement entre personnes
morales en vue de créer ou de gérer une filiale
commune ou bien de créer une société qui deviendra
leur mère commune.
La création de ce type de société suppose un capital
minimum de deux millions de dirhams.
La SAS est une société fermée, elle ne peut faire
appel public à l’épargne.
Ses statuts déterminent librement ses modes de
direction, de fonctionnement et de contrôle. La SAS doit
avoir un président qui peut être une personne morale.
132
Chapitre 2 : les
commerçants
c- SCA :
C’est une société très rare au Maroc. Il en est de
même en France.
Contrairement à la SCS, son capital est divisé en
actions.
Le minimum des associés de la SCA est de quatre
associés, proche de la SA dont le minimum,
comme on le sait, est de cinq, soit :
un ou plusieurs commandités ayant la qualité de
commerçant et répondant indéfiniment et
solidairement des dettes sociales.
Trois commanditaires au moins répondant des
dettes sociales à concurrence de leurs apports et
ayant la qualité d’actionnaires.
133
Chapitre 2 : les
commerçants
c- Société en participation :
C’est une société qui n’existe que dans les rapports entre les
associés, elle ne se révèle pas au tiers.
elle n’a pas de personnalité morale, elle n’est soumise à
aucune formalité de publicité, ni à l’immatriculation au
RC.
En cas de litige son existence peut être prouvée par tous
moyens.
Les associés conviennent librement de l’objet social, de leurs
droits et obligations.
A l’égard des tiers, chaque associé contracte en son nom
personnel même s’il révèle le nom des autres associés.
Les apports de chaque associé sont conservés par leur
propriétaire sauf convention contraire.
134
Chapitre 2 : les
commerçants
GIE:
Les groupements d’intérêt économique correspondent à
une structure juridique nouvelle qui été introduite dans le
droit marocain par la loi n°13-97 promulgué par le Dahir
du 5 février 1999, modifiée par la loi n° 69-13 publiée
au Bulletin officiel n° 6348 du 2 avril 2015.
Le principal apport de cette loi est la possibilité de
constitution des GIE aux personnes physiques, leur
permettant ainsi de bénéficier des avantages accordées
pour ce type de forme juridique, en particulier, une
création sans capital, l'exonération d'impôt sur les
sociétés et une gestion du groupement plus souple.
135
Chapitre 2 : les
commerçants
GIE:
Ils représentent les caractéristiques suivantes :
-ils n’acquièrent la personnalité morale que par
l’immatriculation au RC, sans que cette
immatriculation emporte présomption de leur
commercialité.
-Ils engagent la responsabilité indéfinie et solidaire de
leurs membres sauf convention conclues avec les tiers.
-leur constitution et leur fonctionnement obéissent à des
règles très souples, ils peuvent crées sans capital et
ils sont administrés pour l’essentiel selon les stipulations
contenues dans le contrat constitutif.
136
Chapitre 2 : les
commerçants
GIE:
137
Chapitre 3 : le fonds de
commerce
138
Chapitre 3/ le fonds de
commerce
Chapitre 3 : le fonds de commerce
139
Chapitre 3/ le fonds de
commerce
Du point de vue du droit commercial, le
commerçant peut disposer de certains
biens spécifiques adaptés aux besoins du
commerce.
Le principal dont peut il se prévaloir est le
fonds de commerce.
140
Chapitre 3/ le fonds de
commerce
En principe, tout commerçant
possède un fond de commerce ce
qui constitue une propriété cessible
et transmissible.
L’article 79 du code de commerce
définit le fonds de commerce comme:
un bien meuble incorporel affectés
à l’exercice d’une ou de plusieurs
activités commerciales.
141
Chapitre 3/ le fonds de
commerce
le fonds de commerce est
composé d’un ensemble
d’éléments mobiliers corporels
(marchandises et outillage) et
incorporels (nom, enseigne, droit
au renouvellement du bail)
regroupé et mis en œuvre par le
commerçant pour répondre aux
besoins de la clientèle.
142
Chapitre 3/ le fonds de
commerce
Paragraphe 1/ Les éléments constitutifs du fond de
commerce :
Le code de commerce donne une énumération des éléments
constitutifs du fonds de commerce. Dans son article 80, il
dispose : « Le fonds de commerce comprend obligatoirement
la clientèle et l’achalandage…»
tous autres biens nécessaires à l’exploitation du fonds tels
que :
le nom commercial,
I' enseigne,
le droit au bail,
le mobilier commercial, les marchandises,
le matériel et l’outillage,
les brevets d’invention, les licences, les marques de fabrique,
de commerce et de service, les dessins et modèles industriels
et, généralement, tous droits de propriété industrielle, littéraire
ou artistique qui y sont attachés.
143
Chapitre 3/ le fonds de commerce
A- la clientèle et l’achalandage :
La clientèle est constituée par les clients
permanents et fidèles de l’entreprise qui
sont attirés par les qualités personnelles
du commerçant et les clients de passage
attirés par l’implantation du fonds de
commerce.
Conformément aux dispositions du code
de commerce, le fond de commerce ne
peut exister sans clientèle (art 80).
-la clientèle doit être réelle et certaine
-la clientèle doit être personnelle
144
Chapitre 3/ le fonds de commerce
Le caractère personnel de la clientèle soulève deux
ordres de problèmes :
des clientèles appartenant à autrui. principalement pour
ceux qui exercent une activité commerciale dans le
Périmètre d’une gare ou dans un aéroport, les
tribunaux refusent en Général d’admettre qu’ils
possèdent une clientèle personnelle et autonome.
les Commerçants intégrés dans un espace
géographique, par ex un centre commercial où
coexistent multiples commerces. Pour ces
commerçants, il s’agit de savoir s’ils ont une clientèle
propre . La jurisprudence a accepté le raisonnement
selon lequel les commerçants en question auraient une
clientèle personnelle non commune.
145
Chapitre 3/ le fonds de commerce
B- les éléments incorporels :
-le nom commercial :
est l’appellation sous laquelle le commerçant
personne physique ou personne morale exerce
son activité. Le nom commercial est un des
moyens de ralliement de la clientèle et même
si c’est un nom patronymique il fait partie du
fonds de commerce, il est donc cessible avec
lui.
-l’enseigne :
est un signe extérieur qui permet
d’individualiser l’établissement, le magasin. le
nom patronymique du commerçant, une
dénomination de fantaisie ou un emblème.
146
Chapitre 3/ le fonds de commerce
-le droit au renouvellement du bail :
le droit à la jouissance des lieux loués ou s’exerce le
commerce. Dans certaines branches d’activité
notamment celle de la distribution, le droit au bail joue un
rôle capital car le CA et la valeur du fonds dépendent de
son implantation.
- les droits de la propriété industrielle :
Désignent les brevets d’invention, les marques de
fabrique, de commerce ou de service, les dessins et
les modèles. Ce sont des biens de nature incorporelle
qui procurent à leurs titulaires un monopole
d’exploitation.
On peut ajouter à ces éléments incorporels, d’autres
éléments incorporés au fonds de commerce, comme les
licences et autorisations administratives, les contrats de
travail, les contrats d’assurance relatifs au fonds de
commerce…
147
Chapitre 3/ le fonds de commerce
C- les éléments corporels :
-le matériel et l’outillage :
C’est l’ensemble des biens mobiliers corporels
qui servent durablement à l’exploitation et qui de ce
fait présentent une stabilité réelle : outillage
industriel, matériel d’équipement, meubles de
bureaux, mobiliers…ils sont plus important dans
l’industrie que dans le commerce, dans le
commerce que dans les services.
-les marchandises :
Ce sont les matières premières destinées à être
transformées ou les produits et les biens
destinés à la vente. En raison de leur instabilité
elles ne sont pas comprises dans le nantissement
du fonds de commerce.
148
Chapitre 3/ le fonds de commerce
Paragraphe 2. Les opérations
relatives au fond de
commerce :
Les principales opérations
dont le fonds de commerce
peut être l’objet sont : la
vente, le nantissement et la
mise en gérance libre.
149
Chapitre 3/ le fonds de commerce
A/La vente du fonds de commerce :
Le code de commerce soumet la vente du fonds de
commerce à un formalisme qui vise la protection
des créanciers du vendeur et la protection du
vendeur à crédit et de l’acheteur.
Il subordonne ainsi la vente à des conditions de
forme précises. L’article 81 précise que : « Toute
vente ou cession de fonds de commerce ainsi que
tout apport en société…est constatée par acte en la
forme authentique ou sous seing privé.
Un extrait de cet acte est inscrit au registre du
commerce, est publié en entier et sans délai par le
secrétaire-greffier, aux frais des parties, au Bulletin
officiel et dans un journal d’annonces légales.
150
Chapitre 3/ le fonds de commerce
1- la protection du vendeur du fonds de
commerce :
Le code de commerce octroie au vendeur à
crédit, un privilège de ce faire payer en cas de
concours de plusieurs créanciers de l’acheteur
et une action résolutoire qui permet d’effacer
juridiquement et rétroactivement le contrat de
vente de fonds de commerce. Elle a lieu lorsque
le vendeur veut reprendre le fonds de commerce
pour défaut de paiement du prix des mains de
l’acquéreur ou du tiers qui lui succède. .
151
Chapitre 3/ le fonds de commerce
2-la protection de l’acheteur du fonds de
commerce :
La protection concerne surtout les obligations
que le vendeur doit remplir vis-à-vis de
l’acquéreur du fonds de commerce.
le transfert de la propriété du fonds de
commerce.
à garantir l’acquéreur contre son fait personnel,
ce qui se concrétise par les clauses de non
rétablissement ou de non concurrence au profit
de l’acquéreur.
152
Chapitre 3/ le fonds de commerce
B/Le nantissement :
Le nantissement permet au
propriétaire du fonds de
commerce de le donner en
garantie de ses dettes.
Il obéit à des conditions qui
sont prévus par le code de
commerce et produit certains
effets.
153
Chapitre 3/ le fonds de commerce
les conditions du nantissement :
L’assiette du nantissement ne comprend pas
les marchandises. ( la clientèle, le nom
commercial, l’enseigne, le droit au bail, le
mobilier commercial, les brevets d’invention…).
Les marchandises ne sont jamais comprises
dans le nantissement parce qu’elles sont
destinées à la vente.
Le nantissement doit être constaté par un
acte écrit, notarié ou sous seing privé,
dûment enregistré. Un extrait de l’acte doit être
inscrit au registre du commerce dans les
quinze jours de sa date.
154
Chapitre 3/ le fonds de commerce
les effets du nantissement :
le nantissement confère une garantie réelle au créancier
nanti, produit plusieurs effets :
le droit de s’opposer à la dépréciation ou à la
désintégration du fonds de commerce, si le commerçant est
tenté de déplacer le fonds ou de vendre séparément un de
ses éléments.
Le droit de préférence :
Les créanciers inscrits ont un droit de préférence sur le prix
de vente du fonds que cette vente soit amiable ou judiciaire.
Ils sont payés avant les autres créanciers ne disposant pas
de garantie.
-Le droit de suite :
Le nantissement suit le fonds en quelque main qu’il passe,
même si le fonds a été vendu, les créanciers inscrits
antérieurement peuvent le saisir et le faire vendre
judiciairement pour se payer sur le prix.
155
Chapitre 3/ le fonds de commerce
157
Chapitre 3/ le fonds de commerce
2-les effets du contrat :
le gérant libre est tenu d’exploiter le fonds en
bon père de famille, c'est-à-dire maintenir le
matériel et le mobilier en bon état, garnir le
fonds de marchandises de même nature, ne pas
modifier sa destination, assurer la réparation et
l’entretien.
Le gérant libre ne peut prétendre à la fin du
bail à une indemnité compensatrice pour la
plus value procurée au fonds.
Le bailleur bénéficie des accroissements dus
à son activité, qu’il s’agisse du développement
de la clientèle ou de la création d’une enseigne.
158
Chapitre 3/ le fonds de commerce
Le gérant libre n’est pas le sous locataire de
l’immeuble dans lequel le fonds de commerce
est exploité, il n’a donc aucun droit à l’égard
du bailleur de cet immeuble et ne peut pas
prétendre au renouvellement du bail
commercial, seul le propriétaire du fonds de
commerce peut le demander.
Le gérant libre n’a également aucun droit
opposable à l’acquéreur du fonds de
commerce ou à un créancier du bailleur à qui
celui-ci consentirait un nantissement sur le
fonds.
159
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
160
plan du chapitre 4
Chapitre 4 : les contrats commerciaux
/Contrat de nantissement
/Contrat de gage commercial
/Contrat de courtage
/Contrat de commission
/Contrat d’agence commerciale
/Contrat de transport
/contrat de crédit bail
161
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
On distingue plusieurs contrats commerciaux,
162
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
I/Le nantissement et le gage commercial :
163
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
1/Le nantissement
La garantie la plus courante dans les relations commerciales,
que le commerçant débiteur affecte à son créancier un bien
meuble à ce titre.
Le nantissement sans dépossession intéresse les entreprises
qui ne peuvent pas laisser la possession du bien nanti entre
les mains du créancier à cause de son immobilisation dans
leurs locaux ou à cause de son utilisation quotidienne dans
l’exploitation.
Le fonds de commerce et le matériel et outillage sont les
principales applications du nantissement.
En dehors, le CC donne une réglementation au
nantissement de certains produits et matières figurant sur une
liste établie par l’administration. Art 378
164
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Formation du contrat
Conditions de fond :
Aux termes de l’article 378, les produits et
matières faisant l’objet du nantissement peuvent
soit rester entre les mains de l’emprunteur
qui en est constitué gardien, soit être confiés
par convention expresse à la garde des tiers.
Le créancier nanti n’a pas de possession
comme dans le gage.
165
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Pour prévenir le risque d’anéantissement de la
garantie par le fait du débiteur, la loi réagit de deux
manières :
-La publicité afin d’avertir les tiers acquéreurs
d’objets nantis, et sanctionne pénalement le
détournement, la dissipation et l’altération du gage.
-ce genre de nantissement ne vaut que pour une
durée courte. Il ne peut être consenti que pour
un an. Renouvelable une seule fois pour la même
durée dans les trois mois de son échéance.
166
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Condition de forme :
168
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
La protection des tiers par la publicité se concrétise
par l’obligation imposée par l’art 382 au secrétariat
greffe de délivrer à tout demandeur un état des
nantissements inscrits depuis un an et trois
mois au nom de l’emprunteur ou un certificat
attestant qu’il n’existe pas d’inscription.
L’inscription demeure pour la durée d’un an et trois
mois. Elle radié en conséquence, sur demande
de l’emprunteur après justification du
remboursement de la créance garantie par le
nantissement ou la production de la main levée.
169
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Effet du nantissement :
170
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
La réalisation du nantissement :
Le remboursement et la radiation de
l’inscription.
En cas de non-paiement dans un délai de 10 jours
à dater de l’échéance, le prêteur peut saisir le
président du tribunal pour la vente publique de
la marchandise engagée.
Le débiteur peut arrêter l’exécution jusqu’à
l’adjudication finale en offrant de rembourser la
créance garantie par le nantissement.
Le préteur est payé par préférence sur le prix de la
vente, sous déduction des frais de vente.
171
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
le nantissement est un contrat consenti par un acte sous
172
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
2/Le gage commercial :
173
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Selon l’article 1170 du DOC, le gage est un
contrat par lequel le débiteur affecte une
chose mobilière à la garantie d’une
obligation, et confère au créancier le droit de
se payer sur cette chose.
C’est un contrat aux termes duquel le débiteur
ou un tiers remet au créancier la possession d
’une chose et lui donne le droit de la retenir
jusqu’à paiement intégral de sa créance, sinon
de la faire vendre à l’échéance et de se payer
par préférence sur le prix de la vente.
174
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
La possession du bien objet du gage ne s’étend pas à
la jouissance du bien ou de l’usage du bien ou des
fruits qu’il peut produire pendant le temps de la
rétention.
Le créancier n’acquiert ni droit de propriété ni
droit de jouissance en vertu du gage.
Le créancier gagiste bénéficie d’un droit de
préférence par rapport aux autres créanciers. Son
droit passe en premier mais n’élimine pas celui des
autres.
Le créancier ou le tiers détenteur de ladite chose, doit
répondre des pertes et détériorations dont il se
rend responsable.
175
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Sur le plan de la forme, le gage
commercial reste un acte consensuel et sa
formation n’a pas besoin d’écrit, art 334 ;
mais en réalité, la condition de l’écrit
s’impose dès que la valeur de la créance
dépasse dix mille dirhams, art 443 du
DOC.
Dans plusieurs cas, l’enregistrement et
la publicité impose l’écrit.
176
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Sur le plan des effets, le créancier bénéficie
177
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
II/Le courtage, la commission et l’agence
commerciale :
Les activités d’entremise concernent le courtage, la
commission et l’agence commerciale.
Elles interviennent dans le cadre d’une intermédiation
entre opérateurs différents. Entre des entreprises qui
éprouvent le besoin de recourir au service
d’intermédiaires professionnels, pour la recherche de
clients ou produits particuliers, la négociation entre les
opérateurs et la représentation des intérêts d’autrui.
Elles constituent de véritables activités commerciales
caractérisées par la permanence, le
professionnalisme et l’indépendance .
178
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Le courtier se distingue par la recherche et le
rapprochement ou la mise en contact de deux
commerçants, l’un intéressé par la vente et l’autre par
l’achat.
Le commissionnaire assiste l’une ou les deux
parties à une transaction à la conclusion de l’affaire
en agissant en son nom propre mais pour le compte
de celui ou de ceux dont il a reçu mandat.
L’agent commercial représente un opérateur d’une
manière permanente avec ou sans exclusivité, sans
être nécessairement un concessionnaire.
179
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
1/ le courtage :
180
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Les obligations du courtier :
Il est tenu envers chacune des personnes contractantes de
présenter les affaires avec exactitude, précision et bonne
foi et de les renseigner sur toutes les circonstances
relatives à l’affaire. Il répond envers chaque partie de son
dol ou de sa faute. Art 406.
Il ne répond pas ni de la solvabilité de ses clients, ni de
l’exécution qu’ils font des contrats passés par son
entremise, ni de la valeur ou de la qualité des objets sur
lesquels portent lesdits contrats.
Ses charges se limitent strictement au rapprochement des
parties en vue de la conclusion d’un contrat.
Cependant, lorsqu’il a un intérêt personnel dans l’affaire, il
répond de l’accomplissement ou de l’exécution de l’objet du
contrat, solidairement avec son client. Art 413 cc.
181
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Le courtier s’oblige à révéler les noms des
parties à chacune d’entre elles. L’omission le
rend personnellement responsable de
l’inexécution du contrat par la partie dont il n’a
pas communiqué le nom.
Il répond des effets, objets ou valeurs et
documents qui lui sont confiés et qui
concernent les affaires par lui traitées. Il ne
dégage sa responsabilité qu’en apportant la
preuve qu’ils ont été perdus par un cas de force
majeure.
182
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
La rémunération du courtier
L’obligation principale des parties est le paiement de la
commission du courtier.
L’accord des parties fixe le montant de la
rémunération et les accessoires qui l’accompagnent
et désigne la partie qui doit la payer.
Lorsqu’un courtier a été constitué par plusieurs
personnes pour une affaire commune, chacune d’elles
est tenue solidairement envers lui de tous les effets du
contrat y compris le paiement de la rémunération.
La rémunération est du dès que le contrat est conclu
par son entremise ou par suite aux informations qu’il a
fournies aux parties.
183
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Le courtage maritime et le courtage d’assurance sont deux
formes particulières de courtage.
Le courtage maritime est régi par le Dahir 22 juillet de
1953, sur l’organisation et les attributions des courtiers
maritimes
Le courtier maritime est tenu de prêter serment devant
le tribunal du ressort ou il exerce son activité. Il est
astreint à des obligations de loyauté et de transparence
sous peine de sanctions pénales.
Le courtier maritime n’intervient pas seulement pour le
rapprochement des parties. Sa mission porte sur
l’affrètement, la conduite des navires, l’exécution des
obligations et formalités auprès des tribunaux, de la
douane, des officiers des ports.
184
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Le courtage d’assurance, est réglementé par
le code des assurances (loi 17-99), il est
obligatoirement exercé par une société
anonyme ou une SARL, titulaire d’un agrément
administratif et dirigée par une personne
physique.
Il consiste dans la présentation au public des
opérations pratiquées par une entreprise
d’assurances et de réassurances.
Il doit constituer l’activité exclusive de
l’intermédiaire qui ne peut intervenir que dans
les opérations liées à l’assurance.
185
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Mandataire de ses propres clients, les assurés, il
s’engage à trouver l’assureur susceptible de les
couvrir dans les conditions qu’ils souhaitent.
L’objet de son mandat, l’oblige à éclairer ses
clients sur les obligations et les garanties
découlant du contrat d’assurance à conclure. Il
est habilité à délivrer à l’assuré des notes de
couverture et des attestations d’assurance au nom
de la compagnie d’assurance qu’il représente.
Il est rémunéré par des commissions
conventionnellement fixées avec les sociétés
concernées.
186
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
2/La commission :
La commission est le contrat par lequel le
commissionnaire reçoit pouvoir pour agir en
son propre nom pour le compte du commettant.
Art 422 .
Le commissionnaire est un mandataire chargé de
conclure un contrat en son nom mais pour le
compte d’un opérateur, mandant dont il ne révèle
pas nécessairement le nom ou l’identité au moment
de l’acte. Ce contrat est un mandat commercial. Il
porte sur un objet précis : la représentation des
intérêts des commerciaux du mandant.
187
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Le commissionnaire exerce les prérogatives de
négociation, de renseignement, de
vérification, de fixation du prix, et des autres
conditions.
il agit comme le ferait le commettant lui-même.
Il intervient en son nom propre, sans
divulguer le nom de son commettant.
Celui-ci n’apparaitra qu’à la signature ou à
l’accomplissement de la publicité légale.
188
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Les droits du commissionnaire :
189
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
La loi accorde le bénéfice d’un privilège sur
les choses en sa possession ou sur le produit de
la vente, pour la récupération des dépenses qu’il
a effectuées en vue de l’exécution de sa
mission.
Il bénéficie du droit de rétention des choses
frappées par le privilège.
Le commissionnaire est autorisé à faire
vendre les choses en sa possession et se
faire payer les dépenses par préférence aux
autres créanciers du commettant.
190
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Les obligations du commissionnaire :
192
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Elle est fondée sur le contrat de mandat, à la différence
du courtage, il ne revient pas au rapprochement de deux
contractants
et à la différence de la commission, il ne se fonde pas
sur une procuration pour une ou plusieurs opérations
déterminées , elle porte sur un ensemble plus large et
plus variable d’actes allant de la négociation à la
conclusion des contrats relatifs à l’activité
professionnelle du mandant.
c’est-à-dire une véritable distribution professionnelle
continue ou permanente des produits et services du
mandant.
193
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Objet du contrat :
195
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Durée du contrat :
Il peut être conclu pour une durée déterminée ou
indéterminée.
Lorsque le contrat est à durée indéterminée, il prend
fin par la décision unilatérale de toute partie à la
condition d’en donner un préavis à l’autre. Il est
d’un mois pendant la première année du contrat, de
deux mois pendant la deuxième année, de trois
mois pendant les trois années suivantes à partir de
l’expiration de la deuxième.
Le mandant peut ne pas observer ce délai en cas
de faute grave de l’agent commercial.
196
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Rémunération de l’agent commercial :
l’agent commercial a droit à la rémunération fixé par le contrat ou
par les usages de la profession.
Elle consiste en pratique en un pourcentage du produit du nombre
ou de la valeur des opérations conclues par l’agent. Elle prend aussi
la forme d’une somme forfaitaire.
Le mandant bénéficie d’un délai minimum de quatre mois pour
payer effectivement la rémunération due à l’agent à compter de
la conclusion de l’opération ;
En cas de cessation par rupture du contrat, l’agent commercial a en
plus droit à un dédommagement. Une indemnité compensatrice
du préjudice qu’il subit par l’effet de cette rupture.
Il dispose d’un délai d’un an à partir de la rupture pour notifier sa
décision au mandant. En cas de faute grave, l’agent n’ a droit à
aucune indemnité.
197
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
III/Le contrat de transport et le crédit-bail :
1/ Le transport :
Est la convention par laquelle le transporteur
s’engage, moyennant un prix à faire lui-
même parvenir une personne ou une chose
en un lieu déterminé.
Il est régi par les règles de droit civil relatives au
louage d’ouvrage et les règles du code de
commerce.
198
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Pour le transport des choses :
199
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Le transporteur doit restituer à l’expéditeur le double du titre
de transport signé par lui.
Il a le droit, également de constater sur le titre de transport l
’état des choses à transporter au moment de leur
réception.
Il doit effectuer le transport dans l’ordre indiqué.
Si le transport n’a pu être effectué par un cas de force
majeure, il doit en aviser l’expéditeur immédiatement.
Le transporteur est responsable des dommages résultant
de l’avarie ou de la perte des choses qui lui sont confiées,
mais pas d’objets précieux et autres objets d’art dont
l’existence n’a pas été constatée par lui lors de la remise.
De même, il doit aviser immédiatement le destinataire de
l’arrivé des choses transportées.
200
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Après l’arrivée des choses, le destinataire peut exercer
tous les droits résultant du contrat de transport soit en sa
faveur, soit en faveur des tiers, y compris l’action en
dommages et intérêts.
Le droit de rétention du transporteur a lieu pour toutes les
créances résultant du contrat de transport. Les sommes
consignées remplacent la marchandise en matière de
rétention.
Le destinataire a droit comme le transporteur au moment
de la remise de vérifier ou de faire vérifier par experts
l’état et la qualité des choses transportées même si ces
dernières ne présenterait aucun signe extérieur d’avarie.
Les frais sont à la charge de la partie demandant la
vérification.
201
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Si le transporteur ne trouve pas le destinataire, et en
cas de refus, de contestation ou d’empêchement à la
remise des choses transportées, il doit avertir
immédiatement l’expéditeur et attendre ses instructions.
S’il n’a pas de réponse et en cas d’urgence, le
transporteur peut déposer la chose dans un lieu sûr ou
la consigner aux frais de l’expéditeur.
Le paiement du prix du transport et la réception sans
réserve des choses éteignent toutes actions contre
le transporteur sauf si l’avarie n’est pas
reconnaissable au moment de la réception.
Auquel cas, l’action contre le transporteur est possible
dès que le dommage a été découvert dans les 7jours
suivant la réception.
202
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Pour le transport des personnes :
Le transporteur est tenu, tout d’abord, de se conformer au
règlement intérieur de l’autorité compétente. On distingue plusieurs
cas :
-voyage rompu avant le départ :
si le voyageur vient en retard, il a le droit de partir dans le voyage
suivant.
Si le voyage est rompu par la volonté du voyageur, le prix du
voyage entier est du, il en est de même, en cas de décès, maladie
ou autre.
Si le voyage est rompu par la faute du transporteur, la restitution
du prix au voyageur s’impose avec les dommages et intérêts.
Si le voyage est rompu par un cas fortuit ou de force majeure,
le contrat est résolu sans dommages et intérêts. Mais, le
transporteur doit restituer le prix déjà payé.
203
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
-voyage rompu après le départ :
204
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
-Si le voyage a été retardé :
205
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
-le prix du transport : comprend en principe les
206
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
2/ Le crédit-bail :
Le crédit-bail, appelé communément leasing ou
location avec option d’achat (LOA) est un contrat
de location tant des biens d’équipement que des
biens immobiliers.
Dans la pratique, l’entreprise contacte
l’établissement de crédit concerné, qui est une filiale
de l’une des banques, pour lui acheter tel bien
meuble ou immeuble et le lui louer pour une période
allant de 2ans à 20ans dans certains cas.
207
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Pendant cette période de crédit-bail,
l’entreprise n’est que locataire du bien
meuble ou immeuble qu’elle se propose
d’acheter à terme.
Ce n’est qu’au bout de la période que
l’entreprise peut lever l’option, si elle le désire, et
payer une valeur résiduelle pour devenir
propriétaire du bien loué jusqu’à maintenant.
La valeur résiduelle fixée d’un commun accord
est souvent comprise entre 1% à 5% de la
valeur du bien.
208
Chapitre 4 : les contrats
commerciaux
Le bailleur conserve la propriété, mais doit mettre le bien
loué à la disposition du crédit preneur en tant que locataire.
Le crédit preneur, a l’obligation de payer les loyers
convenus et celle d’utiliser le bien conformément à son
usage normal car toute utilisation défectueuse risque d
’engager sa responsabilité sans le décharger de son
engagement au paiement des redevances.
En cas d’inexécution par le preneur de ses obligations de
paiement des loyers exigibles, il encourt la déchéance du
terme et même la résiliation automatique du crédit-bail.
Le tribunal peut prononcer la restitution de l’immeuble,
l’exécution forcée du paiement des loyers avec les
intérêts de retard.
209
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
210
plan du chapitre 5
Chapitre 5 : les moyens de paiement :
Paragraphe 1 : le chèque
1-conditions
2-transmission
3-paiement
Paragraphe 2 : le virement
1-nature du virement
2- l’exécution du virement
Paragraphe 3 : la lettre de change
1-conditions
2-transmission
3-paiement
211
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
Ensemble de moyens et techniques qui
permettent à toute personne de transférer
des fonds quel que soit le procédé ou le
support.
des instruments de transfert de fond pratique
Des moyens juridiques qui garantissent une
simplification et une rationalisation des
échanges commerciaux.
des opérations juridiques à trois personnes.
La circulation de ces moyens est facilitée par
les voies du droit commercial.
212
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
Paragraphe 1 : Le chèque
213
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
1 : Les conditions :
A/ les parties:
214
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
Le tireur peut également tirer pour le compte
d’un tiers. Ex: C’est le cas de la personne
morale qui tire le chèque par l’intermédiaire des
organes, personnes physiques qui la
représentent. (Art 244).
Le tireur ne doit pas être frappé d’une
interdiction bancaire (défaut de provision) ou
judiciaire (redressement ou liquidation
judiciaire).
le mineur non émancipé, frappé d’une incapacité
absolue de disposer ne peut émettre un chèque.
215
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
le tiré :
216
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
le bénéficiaire :
Le bénéficiaire doit avoir la capacité de recevoir un
paiement. Cela veut dire que le chèque ne peut être
émis aux personnes incapables. Mais si tel est le cas, le
chèque n’est pas nul pour autant. Il devra être payé au
représentant légal.
Le code de commerce prévoit 3 modes de désignations
pour le chèque (art 243) :
-à une personne dénommée avec ou sans clause
expresse « à ordre ».
-à une personne dénommée avec la clause « non à
ordre » ou une clause équivalente.
-au porteur ou sans indication du bénéficiaire.
217
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
B/ les formes du chèque
forme classique
a- l’écrit :
Le chèque est un écrit,
les chèques sont fortement réglementés et
contrôlés par la Banque centrale. Par exemple, les
chèques standardisés sont dotés d’une bande
magnétique destinée à les lire et à les traiter.
Les Banques disposent d’un monopole de
délivrance des chèques se présentant sous
l’aspect d’une formule imprimée détachée d’un
carnet de souches.
218
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
b- les mentions figurants dans le chèque :
-les mentions obligatoires :
219
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- le nom du tiré :
le chèque ne peut être tiré que sur un
établissement bancaire.
-l’indication du lieu ou le paiement doit
s’effectuer :
à défaut d’indication spéciale, le lieu désigné à
côté du nom du tiré est réputé être le lieu de
paiement.
Si plusieurs lieux sont indiqués à côté du nom
du tiré, le chèque est payable au premier lieu
indiqué. En l’absence d’indications, le chèque
est payable au lieu où le tiré a son
établissement principal.
220
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
-l’indication de la date et du lieu ou le
chèque est créé.
Le tireur qui émet un chèque ne portant
pas l’indication du lieu de l’émission ou sans
date est passible d’une amende de 6% du
montant du chèque sans que cette amende
puisse être inférieure à 100 DH.
-le nom et la signature du tireur :
la signature du tireur doit être manuscrite.
La fausseté de la signature entraîne la
nullité du chèque.
221
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- les mentions facultatives :
la désignation du bénéficiaire :
l’insertion du nom de la tierce personne à l’ordre de laquelle
le paiement doit être opéré n’est pas obligatoire ; (article
243) ;
-la domiciliation :
consiste à rendre l’effet payable non au domicile du tiré mais
auprès d’une tierce personne appelée domiciliataire. Le
chèque peut être payable dans la localité ou le tiré a son
domicile ou dans une autre localité, à condition toutefois que
le tiers soit un établissement bancaire. (art 246);
-la clause non à ordre :
le chèque peut être payable à une personne dénommée,
avec la clause non à ordre ou à une clause équivalente. Cette
clause vaut en réalité une interdiction de l’endossement. (art
252)
222
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- Clause de retour sans frais ou sans protêt :
223
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
formes particulières :
-le chèque barré :
224
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- le chèque certifié :
225
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
2/la transmission du chèque:
226
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
a- Endossement translatif :
227
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- Les effets de l’endossement translatif :
L’endossement translatif transfert tous les droits résultant
du chèque.
Le porteur acquiert la propriété de la provision et si le
chèque était certifié, il bénéficie du blocage de la provision.
Le porteur acquiert contre le tireur et éventuellement les
endosseurs antérieurs, un droit direct, personnel, et
purgé des exceptions opposables au précédent porteur.
Le dernier endosseur s’oblige envers le nouveau porteur
et les porteurs ultérieurs à garantir le paiement du chèque.
l’endosseur est garant du paiement, c’est la règle de la
solidarité cambiaire qui rend l’endosseur avec tous les
signataires du titre garants solidaires de son paiement.
228
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
2- Endossement de procuration :
230
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
3- le paiement du chèque
231
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
a- la notion de provision :
232
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
b- la preuve de la provision
En cas de doute sur la constitution et la
suffisance de la provision, c’est au tireur de
démontrer le contraire. L’article 241 précise:
« Le tireur seul est tenu de prouver, en cas
de dénégation, que ceux sur qui le chèque
était tiré avaient provision au moment de la
création du titre;. »
La certification du chèque dispense le
tireur de prouver l’existence de la
provision à l’égard du tiré.
233
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
c- la propriété de la provision :
En cas d’émission du chèque, le tireur n’a pas le droit
de retirer ou de bloquer la provision. Le chèque émis
est donc irrévocable. De cette irrévocabilité, la
propriété de la provision appartient au porteur. Le
transfert de la provision est réalisé par l’émission du
chèque.
-la sanction en cas d’insuffisance de provision :
Le code de commerce prévoit une sanction assez
dissuasive, c’est l’interdiction d’émettre des chèques
pendant 10 ans, art 313, et en cas de violation de
cette interdiction, la sanction encourue en sus c’est
l’emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une
amende de 1000 à 10.000DH. art 318.
234
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
B- les incidents de paiement :
L’encaissement direct par le bénéficiaire d’un chèque
ordinaire auprès du guichet de la banque est
l’hypothèse simple. Mais l’encaissement du chèque
peut faire défaut. Si le chèque n’est pas payé à la
présentation, le porteur doit dresser protêt faute de
paiement.
a- La présentation au paiement :
235
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- Le paiement à vue :
L’article 267 du code du commerce règle les modalités du
paiement du chèque.
Il est payable à vue et toute mention contraire est
réputée non écrite. Si on fait figurer un délai de paiement,
celui-ci changerait la nature du chèque le transformant en
titre de crédit.
On n’arriverait même pas à retarder le paiement en
postdatant le chèque,
la loi prévoit que le chèque présenté au paiement avant
le jour indiqué comme date d’émission est payable le jour
de la présentation.
Le chèque est payable à celui qui en est le porteur
légitime.
236
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- le lieu de présentation :
Le chèque doit être présenté au paiement
237
Chapitre 5 : les moyens de
-paiement
le délai de présentation :
239
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
b- Le défaut de paiement et le recours :
241
Chapitre 5 : les moyens de
-paiement
le recours et la prescription de l’action en
paiement :
242
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- Procédure et délais:
Les agents du secrétariat-greffe sont tenus de prévenir le
tireur dans les quatre jours du protêt, par lettre
recommandée, des motifs du refus de payer.
Chaque endosseur doit, dans les quatre jours
ouvrables qui suivent le jour où il a reçu l’avis, faire
connaître à son endosseur l’avis qu'il a reçu, en indiquant
les noms et adresses de ceux qui ont donné les avis
précédents, et ainsi de suite, en remontant jusqu'au tireur.
Ces délais courent de la réception de l'avis. Celui qui ne
donne pas l'avis dans le délai ci-dessus indiqué n'encourt
pas la déchéance. Il est responsable, du préjudice causé
par sa négligence, sans que les dommages intérêts
puissent dépasser le montant du chèque.
243
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- En cas de clause de retour sans frais,
Le porteur doit aviser les autres obligés le jour de la
présentation.
Si la clause est inscrite par le tireur elle produit ses
effets, à l’égard de tous les signataires;
si elle est inscrite par un endosseur ou un avaliseur,
elle produit ses effets seulement à l’égard de celui-ci.
Si, malgré la clause inscrite par le tireur, le porteur fait
établir le protêt, les frais en restent à sa charge.
Quand la clause émane d'un endosseur ou d'un avaliseur,
les frais du protêt, s'il en est dressé un, peuvent être
recouvrés contre tous les autres signataires.
244
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
Le porteur peut réclamer à celui contre lequel il
exerce son recours:
1) le montant du chèque non payé;
2) les intérêts à partir du jour de la
présentation dus au taux légal pour les
chèques émis et payables au Maroc;
3) les frais de protêt, ceux des avis donnés
ainsi que les autres frais.
245
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
Les délais de prescription des recours sont
assez brefs.
Dans le rapport porteur/tiré, l’action se prescrit
par un an à partir de l’expiration du délai de
présentation (art 295).
Dans les rapports du porteur/ tireur/endosseur
et autres, l’action se prescrit par 6 mois à partir
de l’expiration du délai de présentation.
Dans les rapports des autres signataires,
l’action se prescrit par 6mois à partir du jour ou
l’obligé a remboursé le chèque ou du jour où il a
été lui-même actionné.
246
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- l’échange non physique du chèque :
La dématérialisation des chèques a été rendu effective au
Maroc en juin 2007.
Cette opération permet, l’échange des chèques par
transfert des images scannées des valeurs entre les
membres de l’Association pour un système interbancaire
marocain de téléchargement (ASIMT). L’association
comprend, outre Bank Al-Maghreb, les banques
commerciales, la Trésorerie générale du Royaume et Barid
al-Maghreb.
Cette dématérialisation des chèques se traduit par la
réduction du délai de règlement interbancaire des chèques
à J+2. Et ce, quel que soit le lieu d’émission et de paiement
de la valeur.
La compensation des chèques s’effectue au niveau
national et sans échange physique.
247
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
Paragraphe 2 : le virement bancaire
249
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
Cette opération permet la réalisation de
transfert de fonds:
-entre deux personnes distinctes
ayant leurs comptes chez le même
établissement bancaire ou chez deux
établissements bancaires différents;
-entre deux comptes différents
ouverts par une même personne chez le
même établissement bancaire ou
chez deux établissements bancaires
différents.
250
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
1- la nature du virement :
un simple moyen de transfert de fond, supposant
l’existence de deux comptes, repose sur le simple jeu
d’écritures : une inscription au débit du compte du donneur
d’ordre et au crédit du compte du bénéficiaire.
une technique qui repose sur :
251
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
a- l’ordre de virement :
l’existence de deux comptes bancaires.
un mandat, les conditions générales de validité des
contrats s’appliquent (consentement, capacité, objet et
cause). le mandat est révocable. L’ordre de virement
devient caduc en cas de survenance d’une incapacité ou
de décès du donneur d’ordre.
la théorie de la provision s’applique-t-elle au virement ?
l’expression provision concerne seulement le chèque,
il reste que le mandat donné au banquier ne pourra être
exécuté que si le solde de compte bancaire à débiter est
suffisant et disponible. A défaut, l’ordre de virement n’en
est pas moins valable, il est suspendu jusqu’à fourniture
d’une provision suffisante.
252
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
b- les effets de l’ordre de virement :
L’effet sur le bénéficiaire :
253
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
L’effet sur le banquier du donneur d’ordre :
le banquier du donneur d’ordre est constitué
mandataire de son client par l’émission de l’ordre de
virement.
Le banquier est tenu par trois obligations :
254
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
2-l’execution du virement ou le virement proprement
dit :
a- modalité d’exécution :
L’ordre de virement est marqué par la pluralité des
intervenants, dans le cas le plus simple, si le banquier du
donneur d’ordre est en même temps celui du bénéficiaire,
le banquier cumule deux mandats.
Il est responsable du déroulement de l’opération. Si
deux banquiers différents interviennent, l’Article 523
précise que : « La banque du donneur d'ordre répond des
fautes des banques qu'il se substitue pour l' exécution du
virement, qu'il les ait choisies ou non, sauf son recours
contre celles-ci. »
255
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
L’opération de virement se dénoue par un
simple jeu d’écritures qui se manifeste par une
écriture au débit du compte du donneur d’ordre
et une écriture au crédit du compte du
bénéficiaire.
Cette écriture a pour effet de rendre l’ordre de
virement irrévocable.
les fonds correspondants sont considérés être
sortis du patrimoine du donneur d’ordre le jour
de la passation de l’écriture au débit du
compte.
L’écriture au crédit du compte du bénéficiaire
achève l’opération de virement.
256
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
b- Les incidents de l’exécution :
En cas d’insuffisance du solde du créditeur du compte
du donneur d’ordre, le banquier a la possibilité de ne pas
donner suite à l’ordre de virement.
Le banquier doit en plus arrêter l’exécution du virement
lorsque le donneur d’ordre vient à être dessaisi par le
jugement ouvrant une procédure de redressement ou de
liquidation judiciaire.
Seuls sont paralysés les virements qui au jour du
jugement d’ouverture n’ont pas encore fait l’objet d’une
écriture au débit du compte du donneur d’ordre.
Les ordres de virement qui seraient exécutés en période
suspecte sont considérés comme les modes normaux de
paiement.
257
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
c- les formes de virement :
- les virements urgents :
Les virements accélérés sont ceux opérés entre
les différents établissements bancaires,
directement, via leur compte respectif tenu à bank el
maghreb.
- Les virements périodiques et permanents :
Ce sont ceux qui servent aux paiements
d’échéances identiques, généralement à la fin de
chaque mois (remboursement de crédit ou paiement
de loyer). Ils peuvent également être utilisés pour
alimenter des comptes d’épargne.
258
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- les avis de prélèvement :
Ce sont des virements particuliers ou le donneur d’ordre
accepte de régler par prélèvement sur son compte, des
échéances différentes qui sont fixées à l’initiative du
bénéficiaire. Ex/ les avis de prélèvement pour régler des
redevances ou des factures.
Comme pour les virements permanents, le client ne
s’engage qu’une seule fois en sachant que l’ordre émis
sert en permanence aux différentes échéances. Il peut
toutefois arrêter la chaîne de ces opérations répétitives en
résiliant son engagement.
L’annulation prend effet à partir de la date de résiliation
dûment portée à la connaissance de l’établissement
bancaire concerné.
259
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- la mise à disposition des fonds :
Il s’agit de transfert de fonds en faveur d’un
bénéficiaire qui ne dispose pas de compte auprès d’un
autre guichet de la banque du donneur d’ordre. Le
bénéficiaire peut être par exemple un parent ou un agent
du donneur d’ordre qui est dans une autre ville ou encore le
client lui-même lorsqu’il souhaite disposer de fonds quand il
est en déplacement dans un autre centre.
- les virements internationaux
Le virement bancaire international est le transfert d'un
compte à un autre, opéré par une banque sur ordre du
débiteur (l'importateur), au profit du créancier
(l’exportateur). L'ordre peut être libellé en monnaie
nationale ou en devises étrangères.
260
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
Paragraphe 3 : la lettre de change
Définition :
la Lettre de change ou traite, est un
écrit par lequel le tireur (créancier)
ordonne à un tiré (le débiteur) de payer
une certaine somme à une personne
tierce (le bénéficiaire), à une date
déterminée, indiquée à l’avance (terme
de la lettre de change).
261
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
Utilité:
La lettre de change est un moyen de paiement à
terme, utile en matière de transaction
commerciale,
Donne lieu à des opérations d’escompte: c’est
un contrat par lequel la banque s’oblige à payer
par anticipation au porteur le montant du titre.
L’opération comporte au profit de la banque la
retenue d’un intérêt et la perception d’une
commission. En cas de défaut de paiement par le
tiré, le porteur s’engage à rembourser. (art526).
262
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
La Lettre de change est en principe basée sur un rapport
tripartite (tireur, tiré, bénéficiaire).
Le tireur: c’est celui qui émet le titre,
Le tiré: c’est le débiteur, c’est celui qui doit payer le titre
à la date d’échéance,
Le bénéficiaire: c’est celui à l’ordre duquel le paiement
doit être fait.
Ce principe connaît des exceptions légales:
La lettre de change peut être à l' ordre du tireur lui-
même. (tireur et bénéficiaire sont la même personne)
Elle peut être tirée sur le tireur lui-même. (tireur et tiré
sont la même personne)
Elle peut être tirée pour le compte d' un tiers.
263
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
1/ Les conditions
-Conditions de formes
264
Chapitre 5 : les moyens de paiement
265
Chapitre 5 : les moyens de paiement
B- les mentions facultatives :
- La domiciliation :
266
Chapitre 5 : les moyens de paiement
267
Chapitre 5 : les moyens de paiement
Conditions de fond
Comme tout acte juridique, la lettre de change doit
répondre aux conditions de fond de validité qui sont le
consentement, l’objet, la capacité et la cause.
Le consentement des différents intervenants dans le
rapport lettre change doit être libre et non entaché d’un
vice de consentement, l’erreur, la violence, le dol et la
lésion.
L’objet de la lettre de change est le paiement d’une
somme déterminée à la date d’échéance; l’article 159
précise que la lettre doit contenir un mandat pure et simple
de payer une somme déterminée et fixe.
268
Chapitre 5 : les moyens de paiement
A- la capacité :
- Le statut du mineur :
269
Chapitre 5 : les moyens de paiement
B- la cause et les effets de complaisance :
La cause d’une lettre de change consiste:
2/ La transmission
271
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
1-l’endossement :
273
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- Transmission des droits résultant de la lettre
de change :
Aux termes de l’article 168 « l’endossement
transmet tous les droits résultant de la lettre de
change » :
droit de demander l’acceptation et le paiement,
droit d’endosser le titre qui appartient à tout
porteur,
Le droit à la propriété de la provision, qui est
transmise de droit aux porteurs successifs de la
lettre de change.
274
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- La garantie solidaire des endosseurs :
à chaque endossement l’effet s’enrichit d’une garantie
supplémentaire qui accroît la sécurité du porteur.
L’article 201 du code de commerce établit une
solidarité entre tous les signataires.
275
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
B- l’endossement par procuration :
C’est le type d’endossement qui vise à charger le
nouveau porteur de pouvoir, comme simple
mandataire de l’endosseur à l’encaissement de
la traite. Sa forme est définie à l’article 172 du CC.
Il s’exprime par la mention « valeur en
recouvrement » ou « pour encaissement » ou
« par procuration ».
Il est tenu de faire tout ce qui est nécessaire pour
la mise en œuvre des droits attachés à la lettre de
change : présentation au paiement à la date
d’échéance, le cas échéant, protêt, exercice
des recours cambiaires.
276
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
C- l’endossement pignoratif :
277
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
3/ Le paiement de la lettre de
change
278
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- Les garanties de paiement :
1- La provision :
La provision est une créance du tireur contre le tiré. elle doit
présenter certains caractères essentiels :
elle doit exister, non pas nécessairement le jour du tirage de la traite, mais le jour
de son échéance.
le jour d’échéance, elle doit être certaine, liquide et exigible.
la preuve la provision:
elle est la charge du tireur. Mais, le tireur n’est pas tenu de prouver la
provision en cas d’acceptation. « L’acceptation suppose la provision. Elle en
établit la preuve à l’égard des endosseurs ».
Le bénéficiaire de la provision:
est le porteur de la lettre de change
Il a un droit de propriété sur la provision.
279
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
2- L’acceptation :
L’acceptation est l’engagement pris par le tiré de
payer la lettre de change à l’échéance.
l’acceptation fait naître un droit direct au profit du porteur
280
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
3- La solidarité cambiaire :
La solidarité cambiaire trouve sa source dans
l’article 201 du CC : « tous ceux qui ont tiré,
accepté, endossé ou avalisé une LC sont tenus
solidairement envers le porteur ».
4- L’aval
Est un engagement cambiaire souscrit par un
tiers ou un précédent signataire de la LC en
vue de garantir l’exécution de l’obligation
contractée par un débiteur de la LC.
Le donneur d’aval est considéré comme la
caution solidaire de celui dont il garantit
l’engagement.
281
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
a- forme de l’aval:
La mention d’aval peut être inscrite à un emplacement
quelconque du titre cambiaire, sur la LC elle-même ou sur
l’allonge, au recto ou au verso.
Si l’aval est donné au recto, la signature du donneur
d’aval est suffisante. Il n’est fait exception que si l’aval est
donné par le tiré ou le tireur. La loi exige alors une formule
exprimant l’aval : « bon pour aval ».
Quand l’aval est donné au verso, les termes « bon pour
aval » sont obligatoires quelle que soit la qualité de
l’avaliseur. A défaut, la signature est interprétée comme un
endossement en blanc.
L’avaliseur doit être suffisamment identifié. A cet effet, il
est indispensable que la signature de l’avaliseur soit
accompagnée de l’indication claire de son nom et de
son adresse.
282
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
b- les effets de l’aval :
Vis-à-vis
du porteur, l’avaliseur est tenu
comme tout signataire de la LC :
283
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- Présentation au paiement :
Le paiement de la lettre de change obéit à des règles
spéciales :
a- l’échéance :
Présenter au paiement le jour ou elle est payable, soit l’un
des cinq jours ouvrables qui suivent.
le porteur d’une LC est obligé de se présenter au
paiement à l’échéance (art 184).
Le respect rigoureux de l’échéance qui s’impose au tiré
comme au porteur;
Si le porteur ne présente pas la LC au paiement à la date
d’échéance, il peut être déchu comme il peut encourir une
responsabilité civile à cause du défaut de présentation
pouvant causé un préjudice au tiré.
284
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- forme de l’échéance:
Payable à vue: dès sa présentation au tiré (1an à partir de
l’émission),
Payable à un certain délai de vue: à l’expiration d’un
285
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
2- le refus de paiement :
Si le tiré refuse de payer, le porteur peut exercer un recours
contre les divers signataires de la traite, en se montrant
diligent et en observant certaines conditions à défaut
desquelles il encourt les déchéances du porteur négligent.
A- les protêts :
On appelle protêt un acte authentique dressé par un officier
ministériel, ou un auxiliaire de justice habilité, pour constater
le refus du tiré d’accepter une LC ou d’en effectuer le
paiement. Il y a donc deux sortes de protêts : le protêt faute
d’acceptation et le protêt faute de paiement.
l’acte de protêt: contient la transcription littérale de la lettre
de change avec toutes les mentions comme l’acceptation et
les endossements, et la sommation d’accepter ou de payer
selon le cas. Il énonce les motifs du refus.
286
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
-le protêt faute d’acceptation doit être dressé dans
les délais fixés pour la présentation à l’acceptation.
En principe le protêt peut être dressé entre sa date
d’émission et la date d’échéance, (art 174),
-le protêt faute de paiement doit être établi dans le
délai fixé pour la présentation au paiement, s’il s’agit
d’une lettre de change à vue.
Pour la lettre de change à jour fixe ou à un certain
287
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
B- le recours faute de paiement :
Tous ceux qui ont tiré, accepté, endossé ou
avalisé une lettre de change sont tenus
solidairement envers le porteur, cela veut dire
qu’il a le droit d’agir contre toutes ces
personnes, individuellement ou
collectivement.
Celui qui a été contraint de payer une traite a
les mêmes droits contre ceux qui sont engagés
envers lui.
288
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- Exercice du recours :
Le recours est exercé par le porteur soit à l’échéance, si le
paiement n’a pas eu lieu, soit avant l’échéance dans les
trois cas suivants : s’il y a refus d’acceptation, en cas de
cessation des paiements du tiré, en cas de cessation des
paiements du tireur d’une lettre de change non acceptable.
Le porteur doit exercer ses recours après avoir présenter
la LC au paiement à la date d’échéance et après avoir
dresser un protêt. A défaut, le porteur est qualifié de
négligeant, et il sera déchu de tous ses droits à
l’exception de ceux qu’il a contre l’accepteur et le
tireur qui ne justifie pas avoir fait provision à
l’échéance.
289
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- Procédure préalable :
Le porteur doit donner avis du défaut d’acceptation ou de
paiement à son endosseur dans les 6 jours ouvrables qui
suivent celui du protêt. Chaque endosseur doit lui-même
dans les trois jours ouvrables qui suivent le jour où il reçu
l’avis, faire connaître à son endosseur l’avis qu’il a reçu en
indiquant les avis précédents et ainsi de suite, en
remontant jusqu’au tireur. Les avaliseurs sont avisés en
même temps que ceux dont ils ont garanti la signature.
- L’objet du recours :
Le porteur est en droit de réclamer à celui contre qui il
exerce son recours : le montant de la LC, les intérêts au
taux légal à partir de l’échéance, les frais du protêt, ceux
des avis donnés et les autres frais.
290
Chapitre 5 : les moyens de
paiement
- La prescription des recours :
Toutes les actions résultant de la lettre de change contre
l’accepteur se prescrivent par trois ans, à compter de la
date d’échéance.
Les actions contre les endosseurs et contre le tireur se
prescrivent par un an à compter du protêt, ou à partir de la
date d’échéance si la LC prévoit une clause de retour sans
frais.
Les actions des endosseurs les uns contre les autres
et contre le tireur se prescrivent par 6 mois à partir du
jour où l’endosseur a remboursé la LC ou du jour où lui-
même a été poursuivi en paiement.
291