Adaptation du dispositif d’auscultation à
l’ouvrage
Le dispositif d’auscultation est spécifique à chaque
barrage, il dépend de son type, de ses dimensions et
des points particuliers à surveiller. Il a vocation à
évoluer (par ajout d’appareils ou élimination d’autres
après la mise en eau) durant la vie de l’ouvrage.
Pour les barrages poids
Ce type de barrage est sensible au passage d’une crue extrême, au colmatage des
drains de fondation, au vieillissement de la maçonnerie en béton et à la
dégradation par fissuration au niveau des joints. Tous ces phénomènes peuvent
provoquer des déplacements brutaux et irréversibles.
De ce fait, les mesures de déplacements se font en utilisant :
Les pendules pour les grands barrages.
Les mesures d’alignement pour les petits et moyens barrages.
Des extensomètres multipoints et des fissuromètres pour les trois types de
barrages.
Les débits de fuites sont identifiés par la mise en place de seuils de mesure dans
un caniveau en galerie ou en pied aval.
Thermocouples réparties dans la majorité des plots
Thermomètres dans des plots types
Vinchons au niveau des joints (en crête et en galerie)
Repères planimétriques
Extensomètres en forage sous les plots de grande hauteur
Piézomètres aveugles, à manomètres ou directs sous lesdits plots
Drains du corps à l’aval immédiat des joints du masque amont
Pour les barrages voûtes
C’est le type de barrage le plus hyperstatique, ainsi, l’état de la fondation et des
appuis doit être contrôlée en permanence.
Les déplacements sont évalués par des mesures topographiques (repères
planimétriques), mais vu leur coût, le pendule reste le plus utilisé.
L’ouverture des fissures au pied amont des consoles de clé est un phénomène
connu sur ce type d’ouvrage, son suivi nécessite des dispositions sophistiquées
sur les plus grands, ainsi, des élongamètres multipoints doivent être installés à
partir de la galerie de pied. (ou Extensomètres noyés dans la voûte mince et aux
appuis).
La mesure des températures du béton (thermosondes et thermocouples)
On tient à signaler que la mesure de la piézométrie en fondation et aux appuis
est exigée surtout pour cette variante de barrage, accompagnée d’une mesure
des débits de fuites dans les drains par zone et à fréquence élevée.
Vinchons au niveau des joints en une seule ligne.
Pour les barrages en remblai avec
étanchéité en terre
Ces barrages sont prédisposés surtout aux pressions interstitielles excessives lors de la construction
du remblai ou sa première mise en eau, aux tassements de la crête, au colmatage des drains ainsi
qu’aux fuites à travers le remblai ou la fondation.
Ces charges mettent en danger le barrage par les tassements qu’il subit, l’augmentation du niveau
piézométrique dans les drains et l’érosion interne conduisant au phénomène de renard.
Ainsi, et pour faire face à ces dégradations, les dispositifs d’auscultation suivants sont
préconisés :
- Un dispositif topographique constitué de bornes placées en crête tous les 20 à 30m dans le sens
rive – rive et de piliers d’observation placés sur les rives dans des zones non susceptibles d’être
affectées par des mouvements.
- Des cellules de pression interstitielle réparties sur un ou plusieurs profils amont – aval pour la
mesure de la piézométrie dans le corps de remblais.
Pression de construction dues au poids des remblais
Pression d’écoulement à travers le barrage
Pression induite par une vidange rapide
Des cellules de pression
Pressions au contact fondation
Pressions à une fondation très perméable
Pressions aux organes de drainage
- Des dispositifs de mesure de débits pour l’évaluation du débit de fuite.
Pour les barrages en enrochement à
masque
On distingue deux cas de figure selon la hauteur du
barrage en enrochement :
Dans le cas d’un barrage en enrochement à masque en
béton ou en béton bitumineux avec une hauteur
inférieure à 20 m construit sur une fondation non
compressible, il est inutile de prévoir des mesures de
tassement.
Dans le cas où la hauteur dépasse les 20 m, on prévoit la
mesure du tassement au moyen de bornes implantées
sur le couronnement, sur le masque amont et sur les
risbermes du talus aval.
Barrage en terre à masque amont
Extensomètres noyés notamment en partie centrale du masque
Fissuromètres automatiques à une direction aux joints du
masque
Fissuromètres automatiques à 3 directions aux joints masque-
plinthe
Chaînes extensométriques reliant l’aval immédiat du masque au
parement aval
Téléniveaux aux profils les plus hauts
Repères topographiques :
Alignement (Repères au Fil invar en crête)
Nivellement ( téton en crête )
Planimétrie (voyants en crête et aux parements)
Barrage en béton à contreforts
Thermomètres dans les plots types
Extensomètres noyés dans les alvéoles
Vinchons au niveau des joints en crête entre
contreforts
Pendules directs et inversés au niveau des contreforts
Clinomètres au niveau des contreforts
Extensomètres en forage aux pieds des contreforts
Piézomètres aveugles, à manomètres ou directs sous
les contreforts
Repères planimétriques
Merci pour votre attention