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Le Contrôle Externe Des Marchés Publics

Le document décrit le contrôle externe des marchés publics en Algérie, notamment le rôle des commissions des marchés publics dans le contrôle a priori des projets de marchés. Il présente la composition et le fonctionnement de ces commissions, ainsi que les seuils de compétence pour chaque type de commission.
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Le Contrôle Externe Des Marchés Publics

Le document décrit le contrôle externe des marchés publics en Algérie, notamment le rôle des commissions des marchés publics dans le contrôle a priori des projets de marchés. Il présente la composition et le fonctionnement de ces commissions, ainsi que les seuils de compétence pour chaque type de commission.
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Le contrôle externe des marchés

publics

L’Animation: TOUITOU DJALAL


[email protected] 1
RÉFÉRENTIEL JURIDIQUE

Règlementation des marchés publics et les


commissions des marchés publics
 Décret présidentiel n° 15-247du 16-09-2015 portant réglementation des marchés publics et
des délégations de service public.
 Décret présidentiel n°10-236 du 7.10.2010 modifié et complété.
 Décret exécutif n°11-118 du 16.03.2011 portant approbation du règlement-type de la
commission des marchés publics.
Le contrôle financier Le comptable public
- décret exécutif n°92/414 du 14-11-1992 relatif au contrôle préalable des dépenses engagées,
modifier et compléter par décret exécutif n°.9-374 du 16 nov.2009 pris en application de la loi
n°90/21 du 15-8-1990 relative à la comptabilité publique,
La cour des comptes
- L’ordonnance 95-20 du 17-07-1995 modifié et complété relative à la cours des comptes.

Inspection générale des finances


- Décret exécutif 08-272 du 6 septembre 2008

[email protected] 2
Dispositions générales

Les marchés publics conclus par le service contractant sont

soumis au contrôle, préalablement à leur mise en vigueur,

avant et après leur exécution.

Les contrôles aux quels sont soumis les marchés publics

s’exercent sous la forme de contrôle interne, de contrôle

externe et de contrôle de tutelle

[email protected] 3
LE CONTRÔLE EXTERNE A PRIORI

Objectifs du contrôle externe :

1. Vérification de la conformité des marchés à la législation et à la

règlementation en vigueur.

2. Vérification si l’engagement du Service Contractant correspond à une

action régulièrement programmée.

3. Assistance à la préparation et à la formalisation des marchés publics.

[email protected] 4
Le contrôle exercé
par Les commissions
des marchés publics

[email protected] 5
Les COMMISSIONS DES MARCHES
Organismes interministériels chargés de vérifier la régularité des
projets de marchés au regard de la réglementation des marchés
publics.
Elles émettent des :
•siéger valablement qu’en présence de la majorité absolue de ses membres

•Quand ce quorum n’est pas atteint, elle se réunit à nouveau dans les huit (8)
jours qui suivent et délibère valablement, quel que soit le nombre des membres
présents

•décisions toujours prises à la majorité des membres présents

•Un membre de la commission est désigné pour analyser et rapporter le dossier


qui lui est transmis au moins huit (8) jours avant la tenue de la réunion

•peuvent faire appel, à titre consultatif, à toute personne experte susceptible


d’éclairer ses travaux

[email protected] 6
Démarche de contrôle

Présentation d’un dossier complet


- Projet du marché
- les différents PV (COP/CEO)
- Fiche analytique du projet
- note de présentation……

VISA REFUS
DE VISA
VISA AVEC
RESERVES
Ajournement
(Complément
d’informations) PASSER
- suspensives (fond)
OUTRE
- Non suspesnives (forme)

[email protected] 7
La commission est un centre de décision en

matière de contrôle des marchés publics

relevant de sa compétence. A ce titre, le visa de

la commission peut-être accordé ou refusé. En

cas de refus, celui-ci doit être motivé.

[email protected] 8
Le passé outre ?...

En cas de refus de visa par la commission des marchés du service contractant :


- le ministre ou le responsable de l’institution publique concerné, sur rapport du service
contractant, peut passer outre par décision motivée ;
- le wali, dans les limites de ses attributions, sur rapport du service contractant, peut
passer outre par décision motivée dont il informe le ministre de l’intérieur et des
collectivités locales ;
- le président de l’assemblée populaire communale, dans les limites de ses attributions,
sur rapport du service contractant, peut passer outre par décision motivée dont il
informe le wali compétent. Dans tous les cas, une copie de la décision de passer outre,
établie dans les conditions fixées par la législation et la réglementation en vigueur, est
transmise à la Cour des comptes, au ministre chargé des finances (l’autorité de régulation
des marchés publics et des délégations de service public et l’inspection générale des
finances), et à la commission des marchés concernée.

[email protected] 9
suite

La décision de passer outre ne peut intervenir en cas de refus de visa motivé par la
non conformité à des dispositions législatives. En cas de refus de visa motivé par la
non conformité à des dispositions réglementaires, la décision de passer outre
s’impose au contrôleur financier et au comptable public assignataire.

La décision de passer outre ne peut intervenir après un délai

de quatre-vingt-dix (90) jours, à compter de la date de

notification du refus de visa.

[email protected] 10
SEUIL DE COMPETENCE DES COMMISSIONS DES MARCHES

travaux fournitures Services Études

C. Sectorielle >1.000.000.000+ >300.000.000 + >200.000.000+ >100.000.000 +


des Marchés marchés de Marchés de l’AC> Marchés de Marchés de
l’AC>12.000.000 12.000.000 l’AC>6000.000 l’AC>6000.000
La C régionale <1.000.000.000 <300.000.000 <200.000.000 <100.000.000
des marchés
C. des marchés =ou<1.000.000.000 =ou<300.000.000 =ou<300.000.000 =ou<100.000.000
de Wilaya + Marchés des +Marchés des +Marchés des +Marchés des
communes > ou communes > ou communes > ou = communes > ou =
=200.000.000 =200.000.000 50.000.000 20.000.000

C. DES =ou<1.000.000.000 =ou<300.000.000 =ou<300.000.000 =ou<100.000.000


MARCHES DU
SERVICE
CONTRACTANT

C. Communale <200.000.000 <200.000.000 <50.000.000 <20.000.000


des Marchés
C.M. de l’EPL <50.000.000 <50.000.000 <50.000.000 <20.000.000

[email protected] 11
1- COMPOSITIN DE LA COMMISSION DES MARCHES

La commission sectorielle des


marchés est composée comme suit :

1- du ministre concerné ou de son représentant, président ;


2- du représentant du ministre concerné, vice-président ;
3- du représentant du service contractant ;
4- de deux (2) représentants du secteur concerné ;
5- de deux (2) représentants du ministre chargé des finances (direction générale du budget
et direction générale de la comptabilité) ;
6- d’un représentant du ministre chargé du commerce.

[email protected] 12
La commission régionale

La commission est composée :


1- du ministre concerné ou de son représentant, président ;
2- du représentant du service contractant ;
3- de deux (2) représentants du ministre chargé des finances, (service du budget et
service de la comptabilité) ;
4- d’un représentant du ministre concerné par la prestation, en fonction de l’objet du
marché (bâtiment, travaux publics, hydraulique), le cas Echéant ;
5- d’un représentant du ministre chargé du commerce.

La liste des structures autorisées à créer cette


commission est fixée par arrêté du ministre
concerné.

[email protected] 13
La commission des marchés de l’établissement public national, la structure déconcentrée
de l’établissement public à caractère administratif national

La commission est composée :


1- d’un représentant de l’autorité de tutelle, président ;
2- du directeur général ou du directeur de l’établissement ou de son représentant ;
3- de deux (2) représentants du ministre chargé des finances, (direction générale du budget et
direction générale de la comptabilité) ;
4- d’un représentant du ministre concerné par la prestation, en fonction de l’objet du marché
(bâtiment, travaux publics, hydraulique), le cas Echéant ;
5- d’un représentant du ministre chargé du commerce.

La liste des structures déconcentrées des Etablissements


publics nationaux, suscitées, est fixée par arrêté du
ministre concerné.

[email protected] 14
La commission des marchés de wilaya

La commission est composée comme suit :


1- du wali ou de son représentant, président ;
2- du représentant du service contractant ;
3- de trois (3) représentants de l’assemblée populaire de wilaya ;
4- de deux (2) représentants du ministre chargé des finances, (service du budget et
service de la comptabilité) ;
5- du directeur de wilaya du service technique concerné par la prestation, en fonction de
l’objet du marché (bâtiment, travaux publics, hydraulique), le cas Echéant ;
6- du directeur de wilaya du commerce.

[email protected] 15
La commission communale

La commission est composée comme suit :


1- du président de l’assemblée populaire communale ou son représentant, président ;
2- d’un représentant du service contractant ;
3- de deux (2) Elus représentants de l’assemblée populaire communale ;
4- de deux (2) représentants du ministre chargé des finances (service du budget et service
de la comptabilité) ;
5- d’un représentant du service technique de la wilaya intéressé par la prestation, en
fonction de l’objet du marché (bâtiment, travaux publics, hydraulique), le cas Echéant.

[email protected] 16
la commission des marchés de l’établissement public local, de la structure
déconcentrée de l’établissement public national à caractère administratif

La commission est composée comme suit :


1- du représentant de l’autorité de tutelle, président ;
2- du directeur général ou du directeur de l’établissement ou leurs représentants;
3- d’un représentant Elu de l’assemblée de la collectivité territoriale concernée ;
4- de deux (2) représentants du ministre chargé des finances (service du budget et
service de la comptabilité) ;
5- d’un représentant du service technique de la wilaya intéressé par la prestation, en
fonction de l’objet du marché (bâtiment, travaux publics, hydraulique), le cas
Echéant.

[email protected] 17
2- Les membres des commissions

 Les membres des commissions sont nommément désignés en

cette qualité par leur administration pour une durée de trois (3)
ans renouvelable.
Le représentant du service contractant, avec voix consultative,
siège ponctuellement aux commissions . Il est chargé de fournir
toutes informations nécessaires à la compréhension du marché
dont il assure la présentation.

[email protected] 18
3- Réunions de la commission des marchés publics

Fonctionnement de la commission des marchés publics


se réunit à l’initiative de son président en séances non publiques.

 En cas d’absence ou d’empêchement du président d’une commission sectorielle

des marchés, la commission se réunit à l’initiative de son vice-président.


 En cas d’absence ou d’empêchement du président de la commission des marchés

publics, le premier responsable du service contractant ou l’autorité de tutelle,


selon le cas, peuvent désigner un membre suppléant, en dehors de la
commission, pour le remplacer.

[email protected] 19
4- Ordre du jour
 Sont inscrits à l’ordre du jour les projets de cahiers des charges des
appels d’offres et des gré à gré après consultation, des projets de marchés et
d’avenants et les recours.

 Les dossiers sont programmés en fonction de l’ordre de leur arrivée. En


cas d’urgence, un changement dans l‘ordre de programmation. peut être
opéré par le président

 Les dossiers ayant fait l’objet d’un renvoi pour complément d’information
sont examinés dans un délai de huit (8) jours à compter de la date de dépôt
du dossier complet.

 Les recours sont examinés en priorité, et au plus tard quinze (15) jours
après la date de réponse du service contractant , pour avis.( Le service
contractant est tenu de répondre au plus tard dix (10) jours après sa saisine).

 Sont également inscrites à l‘ordre du jour toutes questions en rapport


avec les attributions de la commission. Outre le président, tout membre de la
commission peut demander l’inscription d’une question à l’ordre du jour.

[email protected] 20
5- Délibérations

 Les interventions dans les débats se font sur simple


demande adressée au président pendant la séance.

Après la clôture des débats, le président de la commission


formule, s’il y a lieu, les propositions sur lesquelles il s’agit de
délibérer.

Pour chaque dossier, l’avis est adopté à l’issue d’un vote. Le vote a
lieu à main levée

Le résultat des votes est acquis à la majorité simple des


membres présents. En cas de partage égal des voix, celle
du président est prépondérante.

[email protected] 21
 Les délibérations doivent être inscrites par ordre de date sur un registre coté et

paraphé par le président de la commission. Il doit y être précisé les détails des votes.

 Chaque délibération doit être signée par tous les membres présents à la séance ou à

défaut mention est faite de la cause qui les a empêchés de signer.

 Les avis sont réputés adoptés dès la fin de la séance. Tous les participants aux séances

de la commission signent une feuille de présence mentionnant leurs noms et qualités.

[email protected] 22
6- OBLIGATIONS DES MEMBRES

1. participer personnellement aux réunions de la commission (représentés


éventuellement par leurs suppléants )

2. Le rapporteur désigné est tenu de présenter un rapport d’analyse du dossier


(transmis 08j avant la séance)
3. Toute personne siégeant à la commission est tenue au secret professionnel
4. Obligation d’accorder le visa en cas de conformité du dossier à la législation et
réglementation en vigueur
5. Obligation de refus de visa en cas de non-conformité à la législation et
réglementation en vigueur
6. Obligation de donner un visa avec réserves non suspensives lorsqu’elles
s’attachent à la forme du marché

[email protected] 23
7. Obligation de vérification de l’apurement des réserves émises

8. Obligation de motiver le refus le cas échéant

9. Obligation d’accorder le visa dans les délais réglementaires

10. Après expiration des délais limite de visa et après saisine du S/C, obligation de
réunir la commission dans les 08j qui suivent cette saisine et de statuer séance
tenante, à la majorité des membres présents

[email protected] 24
7- Discipline

Les absences doivent être justifiées par lettre adressée au


président de la commission. Toute absence non justifiée est portée
à la connaissance de l’autorité ayant désigné le membre.

Après trois (3) absences consécutives non justifiées, le président


peut demander le remplacement du membre défaillant.

[email protected] 25
8- Secret professionnel et devoir de réserve

Les membres de la commission et toute personne siégeant à la commission, à


quelque titre que ce soit, sont tenus au secret professionnel.

Ils sont astreints à l’obligation de réserve et ne doivent en aucun cas divulguer


des informations dont ils auront eu connaissance du fait de leur qualité.

[email protected] 26
Composition du dossier

1. Pour l’examen des cahiers des charges :

• le projet de cahier des charges de l’appel d’offres


•l’estimation administrative du projet,
•un rapport de présentation explicite.

[email protected] 27
2. Pour l’examen du projet de marché :

* le cahier des charges de l’appel d’offres visé ou celui de la consultation le cas


échéant,
*l’avis AO publié au BOMOP et au moins dans deux organes de presse (quotidiens),
*les P.V respectifs de la C.O.P et de la C.E.O
-l’avis d’attribution provisoire,
-l’avis de la commission compétente, émis éventuellement en cas de recours
précontractuel,
-le projet de marché comportant l’ensemble des pièces le constituant.
-Un rapport d’analyse du dossier préparé par un membre de la commission désigné
par le président ( son économie générale et les différentes informations y afférentes)
*la fiche d’individualisation du projet et la décision de financement correspondante le
cas échéant,
*une fiche analytique du projet de contrat,
*un rapport ou une note de présentation du dossier résumant le projet du marché ou
de *l’avenant,
3- Les projets d’avenants: sont accompagnés de toutes les pièces justificatives à
l’exception de celles jointes au dossier du contrat de base

[email protected] 28
recours

 Les recours relatifs aux marchés publics relevant de la compétence de la

commission des marchés des établissements publics , sont introduits, selon le seuil

de compétence de la commission des marchés de l’autorité de tutelle, auprès de la

Commission des marchés de la commune, de la wilaya ou sectorielle.

[email protected] 29
Attributions du secrétariat

 Le secrétariat de la commission ,placé sous l’ autorité du président, assure l’ensemble


des tâches matérielles nécessitées par sa fonction et notamment;

 l’enregistrement des dossiers des projets de cahiers des charges des appels d’offres et
des gré à gré après consultation, des projets de marchés et d’avenants et des recours
ainsi que tout document complémentaire pour lesquels il est délivré un accusé de
réception ;

 . La vérification que le dossier présenté est complet ;

 Après vérification de la composition matérielle du dossier, un accusé de réception,


attestant que le dossier est complet, est délivré, par le secrétariat, au service
contractant ou au requérant, selon le cas.

 Dans le cas où il est constaté que le dossier est incomplet, il est établi un avis de retour
au service contractant. L.’avis de retour, contresigné par le service contractant, auquel
une copie est remise, doit énumérer les pièces et documents manquants.

 . L’établissement de l’ordre du jour ;

[email protected] 30
 . L’établissement des convocations des membres de la commission,

 La transmission des dossiers aux rapporteurs ;

 La rédaction des décisions de visas, notes et procès-verbaux de séances ;

 Le suivi de l’apurement des réserves en relation avec le rapporteur ;

 L’élaboration des rapports trimestriels d’activités ;

 L’organisation de l’accès, pour les membres de la commission, aux informations et


documents qu’il détient

 . La tenue et l’organisation des archives de la commission.

[email protected] 31
LE PRESIDENT

 Veille à l’application des dispositions réglementaires ainsi qu’à


l’application du règlement intérieur

 veiller à la participation personnelle des membres aux réunions et que


leur remplacement, le cas échéant, soit assuré par leurs suppléants
dûment désignés

 assurer la bonne tenue des débats et la discipline des réunions

 veiller à ce que tous les membres de la commission puissent s’exprimer


et à ce que le temps de parole soit réparti équitablement

32
32
[email protected] 32
 désigne le rapporteur

 Réunie la commission, dans les huit (8) jours, sur saisine du


service contractant, dans le cas où la décision de visa n’est
pas émise dans les délais réglementaires

 fixer l’ordre du jour de la commission

 signe les convocations des membres de la commission et


toutes les décisions émises par la commission et tous les avis
et rapports adoptés par celle-ci.

33
33
[email protected] 33
Attributions du rapporteur

 Les rapports d’analyse des dossiers sont présentés, lors de l’examen du dossier
par la commission, par un rapporteur désigné spécifiquement pour chaque
dossier.

 Les rapporteurs sont désignés parmi les membres de la commission.

 Le président peut également, en tant que de besoin, désigner un expert pour


rapporter un dossier (pour la commission sectorielle) .

 Le rapport d’analyse signé obligatoirement par le rapporteur est versé au


dossier.

 Le rapport d’analyse doit contenir une synthèse du rapporteur sur le dossier,


ainsi que toute observation, décision et/ou réserve sur le dossier étudié.

[email protected] 34
 Le rapporteur s’assure, en relation avec le secrétariat de la commission, de la levée des

réserves.

 La levée des réserves suspensives qui relève de l’appréciation doit être approuvée par la

commission.
 En cas d’absence ou d’empêchement du rapporteur, pour une période de plus de huit (8)

jours, il est procédé à son remplacement pour les dossiers considérés.

 Pour éviter de reporter l’examen d’un dossier inscrit à l’ordre du jour, en cas d’absence

ou d’empêchement du rapporteur, ce dernier doit informer le président de la


commission, dans des délais suffisants, pour permettre de procéder à son remplacement
en temps utile.

[email protected] 35
compétence des commissions des marchés

Une copie de la décision de visa est déposée obligatoirement, contre


accusé
de les réception, par le service contractant, dans les
quinze (15 ) jours qui suivent sa délivrance, auprès des services
territorialement compétents de l’administration fiscale et de la sécurité
sociale

Le service contractant est tenu de notifier le marché au


soumissionnaire retenu, avant l’expiration du délai de validité
des offres. Dans le cas, où le service contractant n’est pas en
mesure d’attribuer le marché et le notifier avant l’expiration du
délai de validité des offres, il peut le proroger, après accord des
soumissionnaires concernés.

[email protected] 36
Le contrôle des
marches publics
(Lors de l’ exécution
et à priori)
Le contrôle des
dépenses engagés

[email protected] 3737
LE CONTRÔLE FINANCIER ou contrôle préalable des
dépenses engagées ( la loi 90.21 et le décret exécutif 92.414)

 nomme par arrêté et rattachés à la direction générale


du budget ;
 présent auprès de chaque ministère et institution de
l’Etat et dans chaque wilaya et commune…

 Dispose d'une totale indépendance et


sont protégés contre toute pression

 susceptible d'encourir des sanctions et


des poursuites en cas de non respect des
règles de discipline budgétaire et
financière

[email protected] 38
Missions du contrôleur financier

1- Veille à la régularité de 2-d'empêcher, au stade de l'engagement


l'emploi des crédits budgétaires mis à de la dépense publique, que les
la disposition de l'ordonnateur irrégularités ne produisent leurs effets.

3-de conseiller l’ordonnateur au plan financier

Contrôle s’applique aux :

budgets des
budgets des
établissement budgets comptes Budget des
institutions et budgets
s publics à des spéciaux communes
administrations annexe
caractère wilayas du trésor
de l’Etat
administratif
[email protected] 39
CONTENU DU CONTROLE
(9 et 23 du décret exécutif n°92/414)

qualité de l’ordonnateur

la conformité des engagements et des actes avec les lois et règlements en vigueur

disponibilité des crédits budgétaires

disponibilité des postes budgétaires

régularité de l’imputation de la dépense

existence des visas ou des avis prescrits

concordance du montant de l’engagement avec les


documents justificatifs.
[email protected] 40
En matière de contrôle préalable des projets de marchés publics, le visa délivré par
la commission des marchés compétente s’impose au contrôleur financier, dans se
cadre le contrôle préalable des dépenses engagées est sanctionné par un visa
garantissant:

1- la disponibilité de l’AP ou des crédits budgétaires;

2- l’imputation de la dépense;

3- la concordance du montant de l’engagement avec les éléments contenus dans le


projet de marchés;

4- la qualité de l’ordonnateur

En cas de constatation d’anomalies, et après visa du projet de


marché par le contrôleur financier, ce dernier doit informer, par
note d’observation, le ministre chargé du budget, le président de la
commission des marchés compétente et l’ordonnateur concerné.

[email protected] 41
LES SANCTIONS DU CONTROLE
PREALABLE DES DEPENSES ENGAGEES

Octroi d’un visa pour les dépenses


régulières refus de visa dans le cas contraire

visa :apposition du cachet Acte écrit(note de rejet) refusant


et signature (ou paraphe) l’admission d’un engagement
sur les documents portant pour cause d’irrégularité.
engagements des dépenses
pour certifier leur
régularité.
• sur la fiche d’engagement rejet rejet
• sur les pièces et documents provisoire définitif
justificatifs ;
• comptabilisation de Passé outre
l’engagement
visé.
[email protected] 42
rejet

provisoire définitif

• la non conformité des propositions


d’engagement aux lois et règlements en
•proposition d’engagement
vigueur ;
entachée d’irrégularités
susceptibles d’être corrigées ;
• l’indisponibilité des crédits ou des postes
budgétaires ;
• absence ou insuffisance des
pièces justificatives requises ;
• le non respect par l’ordonnateur des
observations consignées dans la note de
• omission d’une mention
rejet provisoire.
substantielle sur les documents y
annexés.
Passer outre

[email protected] 43
«Passer outre »

Def.: décision écrite et motivée par laquelle l’ordonnateur


oblige le contrôleur financier à viser un acte
d’engagement de dépenses ayant fait l’objet d’un rejet
définitif.

ordonnateur substitue sa responsabilité à celle du contrôleur financier.

*copie de la décision de passer outre est


transmise au ministre des finance(+dossier) et
selon le cas:
 au ministre
 ou l wali concerné,
les institutions spécialisées de contrôle sont rendues
destinataires d’une copie du dossier par le
ministre des finances.
[email protected] 4444
Le contrôle exercé par
les comptables publics

[email protected] 45
Le comptable public (la loi 90.21 du 15/08/1990 m/c)
Art
33,44….

Est comptable public, toute personne régulièrement nommée pour effectuer les
opérations suivantes :
- recouvrement de recettes et paiement de dépenses,
- garde et conservation des fonds, titres, valeurs, objets ou matières dont il a la charge,
- maniement de fonds, titres, valeurs, biens, produits et matières,
- mouvement de comptes de disponibilité.

Les comptables publics sont nommés par le ministre


chargé des finances. Ils relèvent exclusivement de son
autorité.
Certains comptables publics peuvent être agréés par le
ministre chargé des finances.

[email protected] 46
Avant d’admettre toute dépense le comptable public doit s’assurer :

1- de la conformité de l’opération avec les lois et les règlements en vigueur ;

2- de la qualité de l’ordonnateur ou de son délégué ;

3- de la régularité des opérations de liquidation de la dépense ;

4- de la disponibilité des crédits ;

5- que la créance n’est pas atteinte par une déchéance ou frappée d’opposition ;

6- du caractère libératoire du paiement :

7- des visas des contrôles prévus par les lois et règlements en vigueur ;

8- de la validité de l’acquit libératoire.

[email protected] 47
Responsabilité des comptables

La responsabilité personnelle et pécuniaire du comptable public s’applique à


toutes les opérations du poste qu’il dirige depuis la date de son installation
jusqu’à la date de cessation de ses fonctions.
Toutefois, cette responsabilité ne peut être mise en jeu en raison de la
gestion de ses prédécesseurs que pour des opérations prises en charge après
vérifications sans réserves, ni contestations, lors de la remise de service
effectuée.

la responsabilité
personnelle et pécuniaire du comptable public ne
peut être mise en jeu que par le ministre chargé
des finances ou par la Cour des comptes.

[email protected] 48
Réquisition des comptables
En cas de refus de payer par le comptable public, l’ordonnateur peut
requérir par écrit et sous sa responsabilité, qu’il soit passé outre à ce
refus selon les conditions fixées ci-dessous.

-- Lorsque le comptable public défère à la réquisition, sa responsabilité personnelle


et pécuniaire se trouve dégagée; un compte rendu est transmis par ses soins dans
les conditions et modalités qui seront fixées par voie réglementaire.
Cependant, tout comptable doit refuser de déférer à la réquisition lorsque le refus
est motivé par :

1- l’indisponibilité des crédits et, sauf pour l’Etat, l’indisponibilité de trésorerie,

2- l’absence de justification du service fait,

3- le caractère non libératoire du paiement,

4- l’absence de visa du contrôle des dépenses engagées ou de la commission des


marchés habilitée, lorsqu’un tel visa est prévu par la réglementation en vigueur.
[email protected] 49
Contrôle de
tutelle

[email protected] 50
 Le contrôle de tutelle, exercé par l'autorité de tutelle, a pour finalité,
au sens de la réglementation des marchés publics, de vérifier la
conformité des marchés passés par le service contractant aux
objectifs d'efficacité et d'économie et de s'assurer que l'opération,
objet du marché, entre effectivement dans le cadre des
programmes et priorités assignés au secteur.
 Un rapport d'évaluation portant sur les conditions de réalisation du
projet et son coût global par rapport à l'objectif initial, est établi par
le service contractant à sa réception définitive.
 Ce rapport est adressé, selon la nature de la dépense engagée, au
ministre, au wali ou au président de l'assemblée populaire
communale concerné ainsi qu'à l'organe de contrôle externe
compétent
[email protected] 51
le contrôle de la cours

des comptes

[email protected] 52
définition

• La Cour des comptes est l’institution supérieure de contrôle à postériori des finances de
l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics.

la Cour des comptes est une institution à compétence administrative et juridictionnelle.

• La Cour des comptes exerce son contrôle, dans les conditions prévues par

l’ordonnance 95-20 du 17/07/1995 M/C, sur la gestion des sociétés,

entreprises et organismes, quel que soit leur statut juridique, dans lesquels

l’État, les collectivités territoriales, les établissements, entreprises ou autres

organismes publics détiennent, conjointement ou séparément, une

participation majoritaire au capital ou un pouvoir prépondérant de décision.


[email protected] 53
Missions de la CDC

De s’ assurer de l’obligation de la
De s’assurer de l’utilisation régulière
reddition des comptes ainsi que la
et efficiente des deniers publics et à
transparence dans la gestion des
promouvoir
finances de l’État.

[email protected] 54
MODALITÉS DE CONTRÔLE ET SANCTION DES
INVESTIGATIONS DE LA COUR DES COMPTES

La Cour des comptes peut requérir la Elle peut également procéder à toute
communication de tous documents investigation nécessaire, pour prendre
susceptibles de faciliter le contrôle connaissance des questions réalisées en
des opérations financières et relation avec les administrations et les
comptables, ou nécessaire à entreprises du secteur public, quelle que soit la
l’appréciation de la gestion des partie avec laquelle elle traité, sous réserve de
services et organismes soumis à son la législation en vigueur.
contrôle.

Elle bénéficie pour l’exercice de sa mission, du droit de


communication et du pouvoir d’investigation accordés par
la loi aux services financiers de l’État.

Elle a pouvoir d’entendre tout agent des collectivités et


organismes, soumis à son contrôle.
[email protected] 55
Suite…
la Cour des comptes contrôle la qualité de la
gestion des organismes et La Cour des comptes contrôle les
services publics ,et apprécie à ce titre, les conditions d’octroi et d’utilisation
conditions d’utilisation et de gestion des des subventions et concours
ressources, moyens matériels et fonds financiers accordés par l’État, les
publics par ces organismes et services, au collectivités territoriales, les
plan de l’efficacité, de l’efficience et de établissements et organismes
l’économie, par référence aux missions, aux publics, soumis à son contrôle.
objectifs et aux moyens mis en œuvre.

[email protected] 56
la Cour peut sanctionner :

1- la violation délibérée des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l’exécution


des recettes et des dépenses.
2- L’utilisation de crédit ou de concours financiers octroyés par l’État, les collectivités
territoriales, les établissements publics ou accordés, avec leur garantie, à des fins autres que
celles pour lesquelles ils ont été expressément accordés,

3- L’engagement de dépenses effectuées sans qualité ni pouvoirs ou en violation des règles


applicables en matière de contrôle préalable.
4- Les actions de gestion entreprises en violation des règles de conclusion et d’exécution des
contrats prévus par le code des marchés publics,

5- Refus de visas non fondé ou les entraves caractérisées imputables aux organes de
contrôle préalable ou les visas accordés dans des conditions irrégulières,


[email protected] 57
etc.
l'Inspection générale
des finances

[email protected] 58
l'Inspection générale des finances

Créée en 1980: organisme permanent de contrôle,


Décret exécutif 08-272 du 6 placé sous l’autorité directe du
septembre 2008 (Journal officiel du Ministre chargé des Finances.
7 septembre).

Contrôle la gestion financière et


comptable des services de l'Etat, Contrôle également les établissements à
des caractère industriel et commercial et les
organes et établissements soumis organismes de sécurité sociale.
aux règles de la comptabilité
générale.
contrôle aussi sur toute personne morale bénéficiant du concours
financier de l'Etat.
Ce contrôle peut s’ étendre à l'utilisation des ressources collectées à
l'occasion de campagnes de solidarité par des organismes ou associations
quel que soit leur statut juridique.
[email protected] 59
organisation de l'IGF

10 inspections régionales qui gèrent un nombre


défini de wilayas

les missions de vérification et enquêtes portant sur :

De La conformité des
Les conditions opérations contrôlées
De L’exactitude, de la aux prévisions des
d’application de la sincérité et de la
législation budgets et
régularité des programmes
financière et comptabilités ;
comptable d’investissements

Ces vérifications et enquêtes s’effectuent sur


place et sur pièce, après notifications préalables
ou d’une manière inopinée.
[email protected] 60
Décret exécutif n° 08-272 du 6 septembre 2008 fixant les
attributions de l’inspection générale des finances

 Art. 2. . Le contrôle de l’inspection générale des finances s'exerce sur


la gestion financière et comptable des services de l'Etat, des
collectivités territoriales ainsi que sur les institutions, organes et
établissements soumis aux règles de la comptabilité publique. Le
contrôle s'exerce également sur :
 . les établissements publics à caractère industriel et commercial ;
 . les organismes de sécurité sociale relevant du régime général et
obligatoire ainsi que tous les organismes à vocation sociale et
culturelle bénéficiant du concours de l'Etat ou d'organismes publics
 . tout autre établissement public quel que soit son statut juridique

[email protected] 61
 Art. 4. . Les interventions de l’inspection générale des finances peuvent porter sur :
. l'évaluation des performances des systèmes budgétaires ;
. l'évaluation économique et financière d'une activité globale, sectorielle ou de branche ou
d'une entité économique ;
. l'audit, les études, les enquêtes ou les expertises à caractère économique, financier et
comptable ;
. l'évaluation des conditions de gestion et d'exploitation des services publics par les
entreprises concessionnaires, quel que soit leur statut.
.L'inspection générale des finances peut également procéder à l'évaluation des conditions
de mise en œuvre des politiques publiques ainsi que des résultats y afférents.
 A ce titre, elle est chargée notamment :
. de procéder aux études et analyses financières et économiques en vue d'apprécier
l'efficience, l'efficacité de l'administration et la gestion des ressources financières et
autres moyens publics ;
. de faire des études comparatives et évolutives des ensembles sectoriels ou intersectoriels
;
. d'évaluer l'application des dispositifs législatifs, réglementaires et organisationnels du
point de vue de leur cohérence et leur adaptation aux objectifs fixés ;
. de déterminer le niveau des réalisations par rapport aux objectifs fixés, d'identifier les
insuffisances et contraintes de gestion et d'en analyser les causes.
[email protected] 62
 Art. 5. . Pour la mise en œuvre des articles 2, 3 et 4 ci-dessus, les interventions
de l’inspection générale des finances consistent en des missions de contrôle,
d'audit,
 d'évaluation, d'enquête ou d'expertise portant, selon le cas, notamment, sur :
 . le fonctionnement du contrôle interne et l'efficacité des structures d'audit
interne ;
 . les conditions d'application de la législation financière et comptable ;
 . la gestion financière, comptable et patrimoniale ;
 . la passation et l'exécution des marchés et commandes publics ;
 . l'exactitude, la sincérité et la régularité des comptabilités ;
 . le niveau des réalisations par rapport aux objectifs ;
 . les conditions de mobilisation des ressources financières ;
 . la gestion des crédits budgétaires et l'utilisation des moyens de
fonctionnement ;
 . les conditions d'octroi et d'utilisation des concours et subventions accordés
par l'Etat, les collectivités territoriales et les organismes et établissements
publics ;
 . la conformité des dépenses effectuées par rapport aux objectifs pour suivis
par l'appel à la générosité publique.
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