CHAPITRE 12:
LES ORGANES SENSORIELS
Le gout
L’odorat
La structure et la fonction de l’œil
La structure et le fonction de l’oreille
Exercice corrigés
Les organes sensoriels sont des extensions spécialisés du système
nerveux qui contiennent des neurones sensoriels adaptés à des
stimuli spécifiques, qui conduisent les influx nerveux jusqu'à
l'encéphale. Les organes sensoriels sont spécifiques des stimuli
auxquels ils répondent.
On distingue les sensations générales et les sensations
spécifiques perçues par le corps . Les sensations générales sont
perçues par les récepteurs cutanés du toucher situés au niveau de
la peau (toucher, pression, chaud, froid et douleur). Les
sensations spécifiques sont captées par des organes récepteurs
complexes et transitent par les voies nerveuses associées à ces
récepteurs. Les sens spécifiques sont : le gout, l'odorat, la vue,
l'ouïe et l'équilibre.
LE GOUT
Les récepteurs du gout sont situés dans les bourgeons
du gout a la surface de la langue. Ils sont localisés dans
des saillis qu’on appelle les papilles linguales(figure
12.I).
ON TROUVE EGALEMENT QUELQUE BOURGEONS
DANS LES MEMBRANES MUQUEUSES DU PALAIS ET
PHARYNX.UN BORGEON DU GOUT CONTIENT UN
AMAS DE 40 A 60 CELLULES GUSTATIVES,CHACUNE
ENERVÉE PAR UN NEURONE SENSITIF,ET UN GRAND
NOMBRE DE CELLULES DE SOUTIEN.
Les quatres saveurs fondamentales sont:
Le sucré(conféré par les sucres,les alcools,les aldehides);
L’acide(conferé par les H+,liberés par tous les acides);
L’amer(conferé par les alcaloides)et
le salé(conferé par les anions des sels ionosables).
Les fibres sensorielles qui partent de la langue et du pharynx se
trouvent dans les nerfs suivant:le nerf facial (7) innerve les 2/3
antérieure de la langue;le nerf glosso –pharyngienne(9) innerve le
1/3 posterieure t le nerf cerebral,transite par le thalamus et arrive
au cortex cérévral ou a lieu le lieu de la perception du gout.
-
LA STRUCTURE ET LA FONCTION DE L’OEIL.
Les structures annexes de l’œil interviennent dans la
protection ou les mouvement de l’œil.
Ces structures sont: l’orbite, les sourcils, les cils, l’appareil
lacrymal et les muscles occulaires (responsables des
mouvement de l’œil). Les secrétions lacrymales et les
larmes sont produites par les glandes lacrymales, s'écoulent
dans le sac lacrymal par les canalicules lacrymaux, puis
dans la cavité nasale par le conduit lacrymo-nasal.
LES RÉCEPTEURS DE L’ODORAT SONT SITUÉS DANS LA MUQUEUSE DU
CORNET NASAL SUPÉRIEUR .COMME LES RÉCEPTEURS DU GOUT, LES
RÉCEPTEURS DE L’ODORAT SONT DES CHÉMORÉCEPTEURS C’EST-À-DIRE
DES NEURONES SPÉCIALISÉES QUI RÉPONDENT A DES STIMULI CHIMIQUES.
LEUR FONCTIONNEMENT NÉCESSITE UN CERTAIN DEGRÉ
D’HYDRATATION ET, POUR STIMULER LES CHÉMORÉCEPTEURS, LES
COMPOSÉS CHIMIQUES DE L’AIR SONT HYDRATÉS DANS LE MUCUS QUI
TAPISSE LA PARTIE SUPÉRO-LATERALE DE LA CAVITÉ NASALE. LE NERF
OLFACTIF(1) CONDUIT LA PLUPART DES INFLUX SENSORIELS DE L’ODORAT.
LES SENSATIONS OLFACTIVES SONT CONDUITES PAR LES FIBRES DU NERF
OLFACTIF JUSQU’AUX RÉGIONS OLFACTIVES DU CORTEX CÉRÉBRAL OU CES
SENSATIONS SONT PERÇUES.
La structure et la fonction de l’oeil .
Les structures annexes de l’œil interviennent dans la protection ou les mouvement
de l’œil.
Ces structures sont: l’orbite, les sourcils, les cils, l’appareil lacrymal et les muscles
occulaires (responsables des mouvement de l’œil). Les secrétions lacrymales et les
larmes sont produites par les glandes lacrymales, s'écoulent dans le sac lacrymal
par les canalicules lacrymaux, puis dans la cavité nasale par le conduit lacrymo-
nasal.
Noter
Les muscles qui assurent les mouvement de l’œil.
Droit supérieur: mouvement de l’œil vers le haut.
Droit médial: mouvement de l’œil vers l’intérieur
Droit latéral: mouvement de l’œil vers l’extérieur.
Droit inferieur: mouvement de l’œil vers le bas.
Oblique supérieur: mouvement de l’œil vers l’extérieur et vers le bas.
Oblique inférieur: mouvement de l’œil vers l’extérieur et vers le haut
La structure de l’œil.
La structure de loeil est d’environ 25 mm.il est composé de trois
tuniques(couches),du cristallin et de deux cavités principales(figure 12.2)
La tunique fibreuse(couche externe)
La tunique fibreuse est composée de deux parties. La sclère est formée de
tissu conjonctif dense régulier qui soutient et protège l'œil et qui constitue
le point d'ancrage des muscles extrinsèques de l'œil. La cornée
transparente forme la face antérieure de l'œil. Sa forme convexe permet la
réfraction des rayons lumineux incidents.
La tunique vasculaire (couche moyenne). La tunique vasculaire est
composée de trois parties. La choroïde est une fine membrane très
vascularisée qui approvisionne l'œil en nutriments et en oxygène, et qui
absorbe la lumière et l'empêche d'être reflétée. Le corps ciliaire est la
partie antérieure épaissie de la tunique vasculaire. Il contient des fibres
musculaires lissent qui modifient la taille du cristallin. L'iris est la partie
la plus antérieure de la tunique vasculaire et est composé d'un pigment
(qui donne à l'œil sa couleur) et de muscles lisses organisés en rayons et
en cercles qui font varier le diamètre et la pupille , l'ouverture centrale de
La tunique interne (couche interne ou rétine).
Les récepteurs de l'œil, photorécepteurs, sont de deux sortes. Les cônes (environ 7
milliards par œil) reçoivent la lumière de haute intensité et sont responsables de la vision
diurne et de l'acuité visuelle. Les bâtonnets (environ 100 milliards par œil) reçoivent la
lumière de faible intensité et sont responsables de la vision nocturne (vision en noir et
blanc). La rétine contient également des cellules bipolaires, qui font synapse avec les
cônes et les bâtonnets, et les cellules ganglionnaires qui font synapse avec les cellules
bipolaires. Les axones des cellules ganglionnaires parcourent la rétine jusqu'au disque du
nerf optique, ou ils forment le nerf optique (2). La fovéa centralis est une petite dépression
dans la région postérieure de la rétine, qui contient uniquement des cônes. C'est la zone
responsable de l'acuité visuelle. La macula lutea, elle aussi riche en cônes, entoure la
fovéa centralis.
Le cristallin.
Le cristallin est une structure transparente, biconvexe et composée de protéines accolées
les unes aux autres. Il est enveloppé dans une capsule et maintenu en place par le ligament
suspenseur qui le relie au corps ciliaire. Le cristallin réalise la convergence des rayons
lumineux pour la vision éloignée et la vision rapprochée.
Les cavités de l'œil.
Le cristallin divise l'œil en deux cavités ; la cavité antérieure et la cavité postérieure
(chambre vitrée). La cavité antérieure est elle-même subdivisée par l'iris en deux
chambres postérieure et antérieure. La cavité antérieure contient un fluide aqueux,
l'humeur aqueuse. La cavité postérieure contient une substance transparente, gélatineuse,
appelée humeur vitrée.
Attention!
Ne confondez pas les chambres antérieure et postérieure et les cavités antérieure
et postérieure ! Les chambres sont des subdivisions de la cavité antérieure.
La vision.
Le champ visuel est la région perçue visuellement. Il existe trois champs visuels : le
champ maculaire, ou l'acuité visuelle est maximale, le champ binoculaire, la région
vue par les deux yeux, mais aussi avec une précision moindre et le champ monoculaire,
la région visualisée par un œil mais pas par un autre.
Le trajet nerveux des stimuli visuels est le suivant ; les rayons lumineux frappent les
photorécepteurs sur la rétine et provoquent la conduction d'influx nerveux le long du
nerf optique jusqu'au chiasma optique. Après le chiasma optique, les fibres du nerf
optique forment la bandelette optique, qui conduit les influx jusqu'aux aires visuelles
situées sous les lobes cérébraux occipitaux.
Pour qu'il y ait convergence de l'image sur la rétine, plus l'objet est distant et plus le
cristallin doit être aplati. L'accommodation correspond aux ajustements de la taille du
cristallin, réalisés par les muscles ciliaires au niveau du corps ciliaire. Lorsque les
muscles lisses se contractent, les fibres du ligament suspenseur se détendent et
provoquent l'épaississement du cristallin qui devient plus convexe.
La structure et la fonction de l'oreille.
L'oreille est l'organe de l'ouïe et de l'équilibre. Elle comprend trois structures
principales : l'oreille externe, l'oreille moyenne et l'oreille interne (figure 12.3).
L'oreille externe est ouverte sur l'extérieur et conduit les ondes sonores jusqu'à l'oreille
moyenne. Les structures qui composent l'oreille externe sont ; l'auricule (ce qu'on
appelle oreille), le conduit auditif externe, et la membrane tympanique (ou tympan).
L'auricule conduit les ondes sonore jusqu'aux conduit auditif externe, un tube de 2,5 cm
de long qui s'adapte au méat acoustique externe osseux. La fibre membrane du tympan
transmet les sons à l'oreille moyenne.
L'oreille moyenne, ou cavum tympanique, est une petite cavité remplie d'air, dont la
limite externe est le tympan. Les structures qui forment l'oreille moyenne sont ; les
osselets de l'ouïe, les muscles de l'ouïe et la trompe auditive (trompe d'Eustache). Les
osselets sont trois petites os qui s'étendent du tympan à la fenêtre vestibulaire (fenêtre
ovale) ; ce sont ; le malleus (marteau), l'incus (enclume) et le stape (étrier). Ces petits os
amplifient les sons. Les muscles de l'ouïe sont de petits muscles squelettiques qui se
contractent par un mécanisme réflexe pour diminuer la pression des ondes trop intenses
qui pourraient abimer l'oreille interne. La trompe auditive (trompe d'Eustache) relie la
cavité de l'oreille moyenne au pharynx. Elle draine l'humidité de la cavité de l'oreille
moyenne et équilibre les pressions de part et d’autre du tympan.
L'oreille interne contient des organes de l'ouïe (cochlée) et de
l'équilibre (vestibule).
Les structures de l'oreille interne sont décrites ci-après.
Le labyrinthe osseux est un réseau de cavités constitué de trois
canaux semi circulaires osseux, de l'ampoule, à la base de chaque
canal semi-circulaire, du vestibule, au centre du labyrinthe, et de la
cochlée.
Le labyrinthe membraneux, situé dans le labyrinthe osseux, est un
réseau de conduits membraneux qui communiquent entre eux. Les
structures qui le constituent portent le même nom que celles du
labyrinthe osseux. Les canaux semi-circulaires membraneux et les
ampoules présentent des récepteurs sensoriels des mouvements
de rotation de la tête.
Le vestibule comprend deux vésicules reliées entre elle, le saccule
et l'utricule, qui possèdent des récepteurs sensoriels de la gravité
et des mouvements linéaires de la tête.
Le labyrinthe membraneux est rempli
d'un liquide, l'endolymphe, et baigne
dans la périlymphe. La fenêtre
vestibulaire (fenêtre ovale) est un
orifice situé à la base du stapes, dans
la paroi osseuse entre l'oreille
moyenne et l'oreille interne, ou il
assure le transfert des sons d'un
milieu solide, les osselets de l'ouïe, à
un milieu liquide, la cochlée. Dans la
cochlée, se trouvent les organes de
l'ouïe : le conduit cochléaire
membraneux et l'organe spiral
(organe de Corti). La fenêtre
cochléaire (fenêtre ronde) se trouve
se trouve juste au dessous de la
fenêtre vestibulaire qui vibre en
réponse aux sons de faibles intensités
Mécanismes de l'audition.
1. Les sons qui arrivent au niveau de l'oreille externe sont canalisés vers le
conduit auditif externe.
2. Les sons frappent la membrane tympanique et provoquent sa vibration.
3. Les vibrations de la membrane tympanique sont amplifiées par le malleus,
l'incus et la base du stape
4. La base du stape fait bouger d'avant en arrière la fenêtre vestibulaire qui
génère des ondes de pression dans la périlymphe de la cochlée.
5. Les ondes de pression se propagent jusqu'à l'endolymphe du canal
cochléaire.
6. La stimulation des cellules liées de l'organisme spiral de la cochlée génère
des influx nerveux qui se propagent le long du nerf vestibulo-cochléaire(8)
et atteignent l'encéphale, au niveau du pont.
Exercices
1 Vrai ou faux ?
a) Les bourgeons du gout sont situés à la surface de la langue, et on en trouve
également un petit nombre dans la muqueuse du palais et du pharynx.
b) La constriction du muscle droit latéral provoque un mouvement de l'œil vers
l'extérieur.
c) La cavité antérieure est située entre la cornée et l'iris et contient l'humeur
aqueuse.
d) Le malleus est un os de l'oreille moyenne relié à la fenêtre du vestibule.
e) Les canaux de la lame criblée ont un rôle olfactif.
2 Associer chaque structure à sa fonction.
(1) La cornée. (a) Produit une image nette.
(2) La glande tarsale. (b) Secrète le liquide lacrymal (les larmes).
(3) La fovéa centralis. (c) Vibre en réponse aux ondes sonores.
(4) Nerf optique. ( d) Relié à la capsule du cristallin.
(5) Trompe auditive. (e) Réfracte les rayons lumineux.
(6) la glande lacrymale. (f) Secrète le cérumen.
(7) Le ligament suspenseur . (g) Equilibre les pressions de l'air.
(8) La glande cérumineuse. (h) Secrète une substance huileuse.
(9) Le corps ciliaire . (i) Conduit des influx sensoriels.
10) La membrane basilaire. (j) Sécrète l'humeur aqueuse.
Solutions
2
1
a) vrai.
b) vrai.
(1) (e)
c) vrai.
(2) (h)
d) faux.
(3) (a)
e) vrai.
(4) (i)
(5) (g)
(6) (b)
(7) (d)
(8) (f)
(9) (j)
(10) (c)
LE SYSTÈME ENDOCRINIEN.
• LES HORMONES.
Le système endocrinien est composé des glandes
endocrines qui sécrètent, dans le sang ou dans le liquide
interstitiel, des messagers chimiques spécifiques, les
hormones.
Le système endocrinien fonctionne en relation étroite
avec le système nerveux pour assurer la régulation et
l'intégration des processus de l'organisme. Chaque
système a un mode d'action spécifique. Les hormones
provoquent des changements dans les activités
métaboliques des cellules cibles spécifiques et les influx
nerveux provoquant la contraction des muscles ou
déclenchent les sécrétions glandulaires.
En général, les hormones agissent relativement
lentement et leurs effets sont prolongés, alors que les
influx neveux agissent rapidement et que leurs effets
sont de courte durée.
LES HORMONES
Une hormone est un messager chimique sécrété par une glande
endocrine. En fonction de sa nature chimique, elle agit sur les
récepteurs spécifiques de la cellule cible, provoquant une
séquence d'événements biochimiques conduisant à une réponse
spécifique .
On classe les hormones en fonction de leur structure chimique et
de la localisation des récepteurs au niveau de la cellule cible. Voir
le Tableau ci dessous
Les différents types d'hormones et leur composition chimique.
Types d’hormones composition
Acide et dérivés d’acide C,H et N, fonction amine
aminés (NH2)
polypeptides Longues chaines d’acide
aminé
glycoprotéines Grosses protéines glycolyses
stéroïdes lipides
Acides gras et dérivés Longue chaines
hydrocarbonées portant une
fonction acide
On classe les hormones en deux groupes en fonction de la
localisation du récepteur au niveau de la cellule cible.
Les hormones du groupe 1, liposolubles, se lient à des
récepteurs intracellulaires. Les hormones stéroïdes sont
classées dans le groupe 1.
Les hormones du groupe 2 hydrosolubles, se lient à des
récepteurs situés à la surface de cellules cibles. Ce groupe
comprend les hormones de nature polypeptidique et
glycoprotéique et les catécholamines.
Les glandes endocrines et leurs sécrétions.
Les glandes endocriniennes et leurs sécrétions sont
distribuées dans tout l'organisme sans continuité anatomique.
En plus des organes exclusivement endocriniens, il existe des
organes mixtes qui présentent, en plus d'autres fonctions, une
fonction endocrine. Les thymus, l'estomac, le duodénum, le
placenta et le cœur des organes mixtes.
L'hypophyse :
Localisation et structure :
située à la base du cerveau, dans la selle turcique de l'os
sphénoïde. La tige pituitaire relie cette glande à
l'hypothalamus. L'hypophyse est divisée en deux lobes, le
lobe antérieur, l'adénohypophyse (antéhypophyse), et le lobe
postérieur, la neurohypophyse.
Sécrétions et actions.
1) Sécrétion de l'adénohypophyse.
• L'hormone de croissance humaine (HGH): Agit sur les os
et les tissus mous. Accélère la croissance du corps ;
a) en stimulant la captation des acides aminés par les
cellules ;
b) en augmentant la synthèse des ARNt ;
c) en augmentant le nombre des ribosomes, ce qui active la
synthèse des protéines.
• La thyréotrophine (TSH): Agit sur la thyroïde. Stimule la
synthèse et la sécrétion des hormones thyroïdiennes.
• La corticotrophine (ACTH): Agit sur le cortex surrénalien.
Stimule la sécrétion des glucocorticoïdes
• La prolactine (PRL). Agit sur les glandes mammaires.
Favorise le développement des glandes mammaires.
Stimule la production de lait. Régulée par la production des
hormones placentaires durant la grossesse et la stimulation du
mamelon pendant la lactation.
• L'hormone folliculostimulante (FSH). Agit sur les ovaires
et les testicules. Stimule la croissance des follicules ovariens
et la spermatogenèse.
• L'hormone lutéinisante (LH). Agit sur les ovaires et les
testicules.
Stimule la maturation des follicules ; déclenche l'ovulation et stimule
la sécrétion d'œstrogènes et de progestérone par le corps jaune.
Chez l'homme, elle stimule la sécrétion de testostérone par les
cellules interstitielles.
SÉCRÉTIONS DE LA
NEUROHYPOPHYSE
• L'hormone antidiurétique (ADH). Agit sur les tubules
rénaux.
Favorise la réabsorption de l'eau sur les tubules
contournés distaux et les tubes collecteurs.
Stimule la contraction des muscles utérins et la sécrétion
de lait.
Sécrétion stimulée par la déshydratation et l'augmentation
de l'osmolarité plasmatique. Régulée par feedback négatif.
• L'ocytocine. Agit sur l'utérus et les glandes
mammaires.
Sécrétion stimulée par l'étirement de l'utérus à la fin de la
grossesse et par la stimulation mécanique du mamelon
pendant l'allaitement.
Régulée par feedback positif.
La glande thyroïde.
Localisation et structure : situé dans le cou, de chaque côté du
cartilage thyroïdien, au sommet de la trachée.
Sécrétions et actions : La sécrétion de la triiodothyronine (T3) et
de la tétraïodothyronine (T4 ou thyroxine), est stimulée par la TSH
produite par l'adénohypophyse.
Ces hormones augmentent la vitesse du métabolisme, la
consommation d'oxygène et l'absorption du glucose ;
elles augmentent la température corporelle ;
elles agissent sur la croissance et le développement ;
elles renforcent les effets du système nerveux sympathique.
Les glandes parathyroïdes:
Localisation et structure : Petites glandes incrustées sur la face
postérieure de la glande thyroïde.
Sécrétions et actions : la parathormone (PTH) augmente le taux de
calcium plasmatique :
en stimulant la formation et l'activité des ostéoclastes qui dégradent le
tissu osseux et libèrent du calcium dans le sang ;
en agissant sur les tubules rénaux pour augmenter la réabsorption du
calcium ;
en augmentant la synthèse du 1,25 dihydoxycholécalciférol, qui
augmente l'absorption du calcium dans le tractus gastro-intestinal.
Sécrétion stimulée par une diminution de la concentration en en
calcium plasmatique.
Les glandes surrénales.
Localisation et structure : glandes de forme triangulaire
enveloppées dans du tissu adipeux au sommet des reins. Formés d'une
région externe, la corticosurrénale, et d'une région interne, la
médullosurrénale.
Sécrétions et actions.
Les sécrétions de la corticosurrénale.
Les glucocorticoïdes (corticostérone, cortisol)).
-régulent le métabolisme glucidique et le métabolisme lipidique,
activent la dégradation des protéines ;
-à fortes concentrations, inhibent la réponse inflammatoire ;
-favorisent la vasoconstriction ;
-favorisent la résistance de l'organisme au stress.
La sécrétion contrôlée par l'ACTH produite par l'adénohypophyse et par
les mécanismes de feedback négatif.
Les minéralcorticoïdes (désoxycorticostérone, aldostérone).
Régulent les concentrations extracellulaires en électrolytes,
notamment celles du sodium et du potassium.
La sécrétion d'aldostérone est contrôlée par le système rénine-
angiotensine (figure13, 1), la concentration plasmatique en K+et
Les sécrétions de la médullosurrénale.
Les catécholamines (adrénaline et noradrénaline)
Eléments de réponse du système sympathique (voir chapitre11).
Stimulent la sécrétion de l'ACTH et de la TSH par l'adénohypophyse.
Sécrétion activée par la stimulation du système sympathique.
Le pancréas.
Localisation et structure. Situé dans l'abdomen, sous l'estomac. La
région endocrine est constituée d'amas cellulaires disséminés, les îlots
pancréatiques (îlots de Langerhans).
Sécrétion et effets :
Le glucagon, sécrété par les cellules alpha, innervés par des fibres
cholinergiques. Il stimule la glycogénolyse et maintient les taux de
glucose sanguin pendant le jeûne et la privation.
L'insuline, sécrétée par les cellules bêta, innervés par des fibres
adrénergiques. Elle stimule le transport du glucose sanguin dans les
cellules, elle stimule la glycolyse et abaisse le taux de glucose sanguin.
La somatostatine, sécrétée par les cellules delta, stimule
l'incorporation de souffre dans les cartilages et la production de
collagène.
Les sécrétions endocrines des glandes
mixtes.
Le thymus: Sécrète la thymosine ; stimule l'activité des
lymphocytes T.
La glande pinéale: Sécrète la mélatonine ; agit sur la sécrétion
des gonadotrophines et de l'ACTH par l'adénohypophyse.
La muqueuse gastrique: Les cellules G secrètent la gastrine ;
stimule la sécrétion du suc gastrique et la mobilité gastrique.
La muqueuse duodénale: Sécrète la sécrétine ; stimule la
sécrétion du suc pancréatique.
Le placenta: Sécrète la gonadotrophine chorionique humaine
( HCG), la somatomammotrophine (HCS), des œstrogènes et de la
progestérone
SAVOIR:
Le nom, la localisation et les sécrétions de chaque organe
endocrinien.
Exercices
Vrai ou faux ?
1. On ne trouve jamais deux hormones différentes en même
temps dans le sang.
2. Les cellules des glandes parathyroïdiennes sont activées
directement par les variations du taux du glucose
sanguin.
3. La neurohypophyse n'est pas composée de 'vrai' tissu
endocrinien.
Solutions
4. faux, 2 faux, 3 faux.
Le système lymphatique et l'immunité.
Les structures lymphatiques.
Les défenses non spécifiques.
L'immunité à médiation humorale.
L'immunité à médiation cellulaire.
La réaction transfusionnelle.
Exercices et corrigés.
En relation avec le système cardiovasculaire, le système lymphatique
joue un rôle dans :
Le transport de la lymphe (excédent de liquide interstitiel
provenant des tissus) dansles vaisseaux lymphatiques jusqu'à la
circulation sanguine, ou elle contribue à la composition du
plasma ;
L'absorption des graisses dans l'intestin grêle ;
La protection du corps contre les infections bactériennes.
Les structures lymphatiques.
Les vaisseaux lymphatiques.
Le liquide interstitiel pénètre dans le système lymphatique en
franchissant la paroi des capillaires lymphatiques constituée d'un
épithélium pavimenteux simple. La lymphe est ensuite transportée
dans des vaisseaux plus gros, les vaisseaux collecteurs lymphatiques.
Les vaisseaux collecteurs lymphatiques déversent ensuite leur
contenu dans l'un des deux principaux vaisseaux : le conduit
lymphatique droit, qui draine la lymphe du quart supérieur droit du
corps, et le canal thoracique, beaucoup plus gros, qui draine la lymphe
du reste du corps. Ceux-ci déversent la lymphe respectivement dans
les veines sous-clavières droite et gauche. La lymphe se déplace dans
les vaisseaux lymphatiques grâce à la contraction des muscles
squelettiques, du péristaltisme intestinal et de la gravité. La présence
de valvules dans les vaisseaux lymphatiques empêche les reflux à
Les nœuds (ganglions) lymphatiques.
Les nœuds lymphatiques sont de petits corps ovales enveloppés dans
des capsules fibreuses. Ils sont constitués de tissu cortical
phagocytaire adapté à la filtration de la lymphe. Les vaisseaux
lymphatiques afférents amènent la lymphe jusqu'au nœud
lymphatique et les vaisseaux lymphatiques efférents transportent la
lymphe filtrée par le nœud.
Les nœuds lymphatiques contiennent des lymphocytes (leucocytes
qui interviennent dans l'immunité(spécifique) et des cellules
phagocytaires, les macrophages.
Les nœuds lymphatiques sont organisés en amas ou en chaines.
Quelques uns des principaux nœuds lymphatiques sont :
● Nœuds inguinaux et nœuds poplités des membres inférieurs ;
● Nœuds lombaires dans la région pelvienne.
● Nœuds cubitaux et nœuds axillaires des membres supérieurs ;
● Nœuds cervicaux du cou ;
● Nœuds mésentériques associés à l'intestin grêle.
Les organes lymphoïdes.
Les organes lymphoïdes sont :
Les tonsilles (amygdales) : les trois tonsilles (pharyngées
(végétations adénoïdes), palatines et inguinales) sont des organes
lymphoïdes de la région pelvienne. Elles interviennent dans la lutte
contre les infections du nez, de l'oreille et de la gorge.
La rate : la rate est située dans la partie supérieure gauche de la
cavité abdominale. Chez l'adulte elle n'est pas un organe vital, mis
elle assiste d'autres organes dans la production des lymphocytes,
dans la filtration du sang et dans la dégradation des érythrocytes .
Elle constitue également un réservoir d'érythrocytes.
Le thymus : le thymus est situé dans la partie antérieure du
thorax, en profondeur sous le manubrium sternal. Il est beaucoup
plus gros chez l'enfant que chez l'adulte. Chez l'enfant, il intervient
dans la différenciation des lymphocytes T et il constitue un réservoir
de lymphocytes.
Les défenses non spécifiques.
Les différents types de mécanismes de défense non spécifique, sont
les suivants :
Les barrières mécaniques : la peau et les muqueuses.
Les barrières chimiques : les enzymes, l'HCl dans l'estomac,
le lysozyme.
Les interférons : protéines qui inhibent le développement
viral.
Les phagocytes : neutrophiles, monocytes et macrophages.
La résistance propre à l'espèce.
L'immunité à médiation humorale;
L'immunité spécifique correspond à la résistance du corps à des
agents étrangers spécifiques (les antigènes). Ceux-ci comprennent les
microorganismes, les virus, et les toxines qu'ils produisent, ainsi que
des tissus étrangers. Las antigènes sont de grosses molécules de
structure complexe (protéines, polysaccharides) de la paroi cellulaire
ou de la membrane des agents étrangers
Dans l'immunité à médiation humorale, l'antigène stimule la
production de protéines spécifiques, les anticorps, qui conduisent
à la destruction de l'agent étranger par la réaction antigène-
anticorps. Les anticorps sont des gammaglobulines formées par
l'association de quatre chaines de polypeptidiques, deux chaines
courtes (chaines légères) et de deux chaines plus longues
(chaines lourdes) (figure 17, 1).
Tous les anticorps présentent des régions constantes, de
structure similaire, et des régions variables ou sont localisés les
sites de réaction antigène-anticorps Ce sont de petites variations
dans cette région variable qui confèrent une grande spécificité
vis à vis d'un antigène donné. La réaction antigène-anticorps
augmente la production d'anticorps dirigés contre l'antigène
ayant initié la réaction.
SAVOIR.
L'immunité active : le corps fabrique des anticorps en réponse
à un contact direct avec l'antigène. Lorsque l'organisme
rencontre à nouveau cet antigène, il se souvient et répond plus
rapidement. La vaccination est basée sur ce principe.
L'immunité passive : est le résultat du transfert d'anticorps
d'un individu à un autre , par exemple par injection ou par
transfert à travers le placenta.
L'immunité à médiation cellulaire.
L'immunité à médiation cellulaire est un autre mécanisme de
l'immunité spécifique. Dans ce cas, les cellules sont le support des
stratégies de défense mises en œuvre. Les lymphocytes (T ou B)
circulants ou tissulaires sont sensibilisés par l'antigène, se lient à
cet antigène et le détruisent. Les lymphocytes T sont à l'origine de
l'immunité à médiation cellulaire. Par l'interaction avec un
antigène donné, ils sont sensibilisés, prolifèrent et leur
différentiation produit des lignées cellulaires différentes.
Tableau 17.1 Les différents types de cellules T et leurs fonctions
Types de cellules T Fonction
Cellules T mémoires Inactives jusqu’à un nouveau contact avec l’antigène
Cellules T cytotoxiques Se lient a l’antigène, provoquent la lyse de la cellule
étrangère et secrètent des cytokines
Cellules T auxiliaires Permettent l'activation des lymphocytes T ou B
Cellules T de l’hypersensibilité retardée Secrètes des cytokines
Les lymphocytes B sont à l'origine de l'immunité à médiation
humorale. Les lymphocytes B sont sensibilisés à l'antigène,
prolifèrent et se différencient pour former des clones de cellules
filles.
Tableau 17.2 Les différents types de cellules B et leurs
fonctions.
Types de cellules B Fonction
plasmocytes Produisent des anticorps
spécifiques de l’antigène
Cellules B mémoires Se différencient en plasmocyte
au cours d’une autre exposition
au même antigène
Les autres éléments du système immunitaire.
Les autres éléments du système immunitaire sont :
• Les cytokines (interférons, facteurs chimiotactiques, facteur
d'activation des macrophages (MAF), facteur d'inhibition de la
migration, facteurs de transfert) : messagers chimiques utilisés
par le système immunitaire pour renforcer la
réponseimmunitaire.
• Le système du complément : précurseurs d'enzymes qui
participent à a réponse immunitaire par la lyse des cellules
étrangères, provoquent le recrutement des cellules
phagocytaires et renforcent leur action, augmentent la réaction
inflammatoire et neutralisent les virus.
La réaction transfusionnelle.
Les érythrocytes présentent à leur surface de nombreux
antigènes ; ceux-ci peuvent provoquer la production
d'anticorps et par suite une réaction antigène-anticorps. L'un
de ces groupes d'antigènes, le système ABO, peut provoquer
une réaction de ce type au cours d'une transfusion sanguine.
Les antigènes qui sont présents à la surface des GR à la
naissance sont des facteurs héréditaires. Si le receveur et le
donneur ont des groupes sanguins incompatibles, une réaction
antigène-anticorps (réaction transfusionnelle) se déclenche au
cours de la transfusion (tableau 17.3) et provoque
l'agglutination des GR et une hémolyse
Tableau 17.3 Le système ABO et les donneurs compatibles
Groupe Antigène Anticorps Donneurs
sanguin compatibles
A Anti-B A ou O
B Anti -A B ou O
AB A et B Aucun A,B,O
• - Aucun Anti-A et Anti-B • -
Il existe un autre groupe d'antigènes associés à la membrane
des GR, le système rhésus (système Rh). Environ 85% des
individus portent des antigènes Rh à la surface de leur GR. Ces
individus sont dits Rh positif (RH+). Les 15% restants sont dits
Rh négatif, (Rh-). Les individus Rh- ne produisent pas d'anticorps
contre les antigènes Rh jusqu'à ce qu'ils soient exposés à ces
antigènes Rh.
Exercices
Vrai ou faux ?
1. Un individu du groupe B produit des anticorps anti-B.
2. Un individu au contact d'un agent pathogène développe une
réponse primaire à l'origine d'une immunité passive.
3. L'interaction d'un antigène et d'un anticorps est une réaction
très spécifique.
4. Il existe des valvules dans les vaisseaux lymphatiques.
5. L'immunité passive résulte du transfert d'anticorps d'un individu
à un autre.
6. Après une stimulation antigénique, les lymphocytes B prolifèrent
et se différencient en plasmocytes.
7. Les antigènes sont de petites molécules de nature lipidique qui
déclenchent la réponse immunitaire.
Solutions
8. Faux.
9. Faux.
10.Vrai
11.Vrai.
12.Vrai.
13.Faux
14.Faux