PSYCHOLOGIE ET FORMATION AU
PRESBYTERAT
• DE PLUS EN PLUS, LA NÉCESSITÉ DES CONNAISSANCES
ET TECHNIQUES EN PSYCHOLOGIE SE FAIT SENTIR
DANS LE PARCOURS FORMATIF QUI MÈNE AU
SACERDOCE MINISTÉRIEL
• QU’EST CE QUE LA PSYCHOLOGIE APPORTE T-ELLE À LA
P Paul Z.
FORMATION DES PRÊTRES?
APPORT DE LA PSYCHOLOGIE À LA
FORMATION PRESBYTÉRALE
• LE PAPE JEAN-PAUL II 2002,
RECONNAÎT LA CONTRIBUTION QUE PEUVENT APPORTER LES DONNÉES DE LA PSYCHOLOGIE DANS
LE DISCERNEMENT ET L´ACCOMPAGNEMENT DES CANDIDATS AU SACERDOCE À CONDITION QUE :
- LA RÉALITÉ DU SACERDOCE,
- DE L´IDENTITÉ DU PRÊTRE
- DE LA VOCATION DU PRÊTRE
SOIT BIEN COMPRISE
JEAN PAUL II PROPOSE AINSI L’INTERVENTION DES EXPERTS EN PSYCHOLOGIE DANS LA
SÉLECTION ET LA FORMATION DES CANDIDATS AU SACERDOCE
P Paul Z.
APPORT DE LA PSYCHOLOGIE À LA
FORMATION PRESBYTÉRALE
• LA RATIO UNIVERSELLE DE L’EGLISE SITUE CETTE INTERVENTION DES SCIENCES
PSYCHOLOGIQUES À TROIS NIVEAUX ESSENTIELLEMENT :
1. LES PROCÉDURES ET TECHNIQUES DE SÉLECTION QUI PERMETTRAIENT DE FIXER,
ÉVALUER ET VÉRIFIER LES APTITUDES AVEC DES CRITÈRES SPÉCIFIQUES NÉCESSAIRES
POUR PARVENIR AU SACERDOCE MINISTÉRIEL (CF RFIS 122; 189; 192).
2. CONTENU DES PROGRAMMES ET LES TECHNIQUES PÉDAGOGIQUES AFFÉRENTES POUR
L’EFFICACITÉ DE LA FORMATION (CF RFIS 163)
3. LA FOURNITURE DES OUTILS ET DES INFORMATIONS PERMETTANT AUX SÉMINARISTES
D’AVOIR UNE CONNAISSANCE D’EUX-MÊMES AFIN D’APPRÉHENDER ET MAÎTRISER LEUR
FONCTIONNEMENT PSYCHIQUE EN LIEN AVEC LEUR VOCATION (RFIS 157).
P Paul Z.
APPORT DE LA PSYCHOLOGIE À LA
FORMATION PRESBYTÉRALE
• PAR AILLEURS, LA FORMATION AU SACERDOCE EST UN DOMAINE DANS LEQUEL LA
PSYCHOLOGIE PEUT RENDRE UN SERVICE IRREMPLAÇABLE.
CAR:
LES INSTRUMENTS PSYCHOLOGIQUES ET LES ENTREVUES DIAGNOSTIQUES PERMETTENT DE VOIR
S´IL EXISTE DES OBSTACLES DE NATURE
- PSYCHIQUE,
- ÉMOTIONNELLE
- ORGANIQUE
QUI EMPÊCHENT LE POSTULANT DE PRENDRE LIBREMENT UNE DÉCISION CONCERNANT SA
VOCATION.
LA DÉCISION CONCERNANT LA VOCATION DOIT ÊTRE LIBRE, BASÉE SUR L´AMOUR. IL Y A DES
POSTULANTS CONVAINCUS D´AVOIR LA VOCATION MAIS DONT LA MOTIVATION VIENT PARFOIS D
´UN DÉSIR
P Paul Z. INCONSCIENT D’ÉVITER LES RÉALITÉS DU MONDE. LA PSYCHOLOGIE AIDE À CLARIFIER
CES OBSTACLES, ET REND AINSI UN GRAND SERVICE NON SEULEMENT À L´EGLISE MAIS AUSSI AU
POSTULANT.
APPORT DE LA PSYCHOLOGIE À LA
FORMATION PRESBYTÉRALE
• LA FORMATION SACERDOTALE EST LONGUE
• ELLE DEMANDE UN NIVEAU D´INTROSPECTION ET D´EXAMEN DE SOI TRÈS INTENSE.
• CETTE PÉRIODE DE FORMATION PEUT ÊTRE ÉMAILLÉE DE PHÉNOMÈNES DE TYPE PSYCHOLOGIQUE DIVERS:
ANGOISSES, ANXIÉTÉ, MOMENTS DÉPRESSIFS,
QUI S´ÉCLAIRCISSENT DANS LA DIRECTION SPIRITUELLE. ILS PEUVENT ÊTRE LE RÉSULTAT D´UNE
INTENSIFICATION DE LA CONNAISSANCE DE SOI ET PEUVENT REQUÉRIR L´AIDE DES SCIENCES
PSYCHOLOGIQUES. DANS CE CAS, LA CONSULTATION D´UN PSYCHOLOGUE PEUT ENCORE SAUVER LA
VOCATION.
P Paul Z.
APPORT DE LA PSYCHOLOGIE À LA
FORMATION PRESBYTÉRALE
• C’EST POURQUOI LE PSYCHOLOGUE INTERVENANT DANS LA FORMATION DEVRA:
CONNAÎTRE À FOND LES DERNIÈRES AVANCÉES DE LA SCIENCE,
COMPRENDRE CLAIREMENT LA VISION INTÉGRALE DE L´ÊTRE HUMAIN TOUT COMME L´ASPECT
SURNATUREL DE LA VOCATION.
CAR, IL EST POSSIBLE QUE DES PÉRIODES D´ANXIÉTÉ OU DE DÉPRESSION NE SOIENT PAS LE REFLET D´UN
DYSFONCTIONNEMENT MENTAL PATHOLOGIQUE, MAIS UNE MANIFESTATION D´UNE PÉRIODE TRANSITOIRE
DE LA VIE SPIRITUELLE
EN EFFET, DANS LA PERSPECTIVE CONSTRUCTIVISTE, LES MOMENTS DE CRISE ÉMOTIONNELLE,
SURMONTÉS PAR LE SÉMINARISTE, DONNERAIENT LIEU À UNE MATURATION HUMAINE ET
SPIRITUELLE
ET SI EN REVANCHE, IL S´AGIT D´UN PROBLÈME PSYCHOLOGIQUE, C´EST UNE ERREUR DE LE TRAITER
COMMEPUN PaulPROBLÈME
Z. SPIRITUEL. C´EST POUR CELA QUE DES PSYCHOLOGUES BIEN FORMÉS SUR LE
PLAN INTELLECTUEL ET SPIRITUEL PEUVENT RENDRE UN GRAND SERVICE AUX SÉMINAIRES, PAS
SEULEMENT POUR LA SÉLECTION MAIS AUSSI POUR LA FORMATION SACERDOTALE.
LE CONTEXTE
• NE PAS OUBLIER LE CONTEXTE: LE NÔTRE
C’EST BIEN DANS CE CONTEXTE QU’IL FAUT
SITUER LA TRIADE AFFECTIVITÉ – IDENTITÉ -
RELATION
P Paul Z.
CONTEXTE & JUSTIFICATION
• CONTEXTE ECCLÉSIAL---- DYNAMIQUE DANS LAQUELLE LA MISSION ET LA
COMMUNAUTÉ SONT SOURCES DE SANCTIFICATION.
• LE CHRIST CHOISIT DES DISCIPLES ET LES ENVOIE DEUX PAR DEUX (CF MC
6, 7-13). A CE TITRE LA MISSION DU CHRIST EXIGE L’EFFECTIVITÉ D’UNE
COMMUNAUTÉ D’ÊTRE ET D’ACTION ET DONC DE RELATIONS ET
D’INTERACTIONS. AU CŒUR DE CETTE COMMUNAUTÉ D’ÊTRE, D’ACTION,
DE RELATIONS ET D’INTERACTIONS PLUS OU MOINS COMPLEXES, LA
QUESTION DE LA VARIABILITÉ INTERINDIVIDUELLE S’IMPOSE ET L’INDIVIDU
DOITP PaulPOUVOIR
Z. SE DÉFINIR PAR RAPPORT À L’ALTÉRITÉ. CECI PASSE PAR LA
DÉCOUVERTE DE SON IDENTITÉ PERSONNELLE PRISE DANS L’ENSEMBLE
CONTEXTE & JUSTIFICATION
• DANS LE FONCTIONNEMENT INSTITUTIONNEL, TOUT PART ET DÉPEND DE LA
RELATION.
• TOUT DYSFONCTIONNEMENT DANS LA RELATION EST SOURCE DE PATHOLOGIE.
• NÉCESSITÉ DE DÉVELOPPER CHEZ LE SÉMINARISTE, LA COMPÉTENCE SOCIALE
• GRAVITÉ DES PROBLÈMES AFFECTIFS ET SEXUELS (SAPEC)
AUJOURD’HUI, ON NE PEUT PLUS ESPÉRER QUE LA SEULE BONNE VOLONTÉ ET UNE
PIÉTÉ SINCÈRE PUISSENT EN VENIR À BOUT.
IL NE SUFFIT PAS, EN EFFET, DE DONNER DES COURS THÉORIQUES. ILS RESTENT
SANS PEFFET
Paul Z. TANT QUE L’AUDITEUR NE PEUT PAS ET/OU NE VEUT PAS ENTRER DANS
UNE ATTITUDE D’ACCEPTATION ET DE CHANGEMENT.
DANS CE CONTEXTE,
• BCP PENSENT D’ABORD QUE LES RESPONSABLES DES SÉMINAIRES ONT UN RÔLE DU PREMIER
PLAN.
MAEDER ET J-B FELLAY :
ILS DOIVENT ÊTRE EUX-MÊMES DES PERSONNALITÉS MATURES ET DOTÉES
D’ÉQUILIBRE PSYCHOAFFECTIF. ILS DOIVENT AVOIR REÇU UNE FORMATION SÉRIEUSE
ET S’ASTREINDRE À UN PERFECTIONNEMENT EN MATIÈRE DE CONNAISSANCE DES
PROBLÈMES AFFECTIFS ET SEXUELS. ILS DOIVENT AVOIR PASSÉ PAR UN TRAVAIL
COURIR DE MANIÈRE RÉGULIÈRE À DES PERSONNES COMPÉTENTES POUR TRAITER
LES CAS PROBLÉMATIQUES (SUPERVISION)
P Paul Z.
ENSUITE, NÉCESSITÉ DU BILAN PSYCHOAFFECTIF DES SÉMINARISTES
INTRODUCTION
• JE VEUX CONNAÎTRE L’HOMME QUE JE SUIS.
• L’ENFANT EST LE PÈRE DE L ’HOMME. POUR
CONNAÎTRE L’HOMME, IL FAUT CONNAÎTRE L’ENFANT.
(FREUD)
• L’APPROCHE DE L’ENFANCE PERMET DE
COMPRENDRE QUE « TOUT SE JOUE AVANT 6
ANS (DODSON,1970) LA CONNAISSANCE
DE SOI RENVOIE AUX PREMIÈRES ANNÉES DE LA VIE
• PLUS JE ME CONNAIS, MIEUX J’APPRÉCIE L’ALTÉRITÉ
P Paul Z.
• PLUS JE SAIS ÉVALUER MES FORCES ET MES
BREF HISTORIQUE DE LA PSYCHOLOGIE
NAISSANCE DE LA PSYCHOLOGIE-BRANCHES-DOMAINES-OBJET-MÉTHODES-FINALITÉS
QUELS SONT LES FACTEURS RESPONSABLES DU DÉVELOPPEMENT ?
• BIOLOGIQUES
• ENVIRONNEMENTAUX
• COGNITIFS
P Paul Z.
ETUDE DE LA PERSONNALITE
P Paul Z.
ETUDES DE LA PERSONNALITÉ
• LA PERSONNALITÉ
•
• OBJECTIFS
• •CONNAÎTRE LA DÉFINITION DE LA PERSONNALITÉ •SAVOIR
DIFFÉRENCIER LES NOTIONS DE : –TEMPÉRAMENT –CARACTÈRE –
PERSONNALITÉ •CONNAÎTRE LES PRINCIPALES THÉORIES DU
DÉVELOPPEMENT DE LA PERSONNALITÉ •COMPRENDRE LA NOTION DE
PERSONNALITÉ PATHOLOGIQUE
P Paul Z.
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ
• LA PERSONNALITÉ
• DÉFINITION
• •«LA PERSONNALITÉ EST L’ENSEMBLE STRUCTURÉ DES
DISPOSITIONS INNÉES ET DES DISPOSITIONS ACQUISES SOUS
L’INFLUENCE DE L’ÉDUCATION, DES INTERRELATIONS COMPLEXES DE
L’INDIVIDU DANS SON MILIEU, DE SES EXPÉRIENCES PRÉSENTES ET
PASSÉES, DE SES ANTICIPATIONS ET DE SES PROJETS» (N. SILLAMY,
DICTIONNAIRE DE PSYCHOLOGIE, 1980)
P Paul Z.
PERSONALITÉ
• A. VEXLIARD :
• « LA PERSONNALITÉ EST UNE STRUCTURE DYNAMIQUE
INTÉGRATIVE ET INTÉGRANTE, ASSURANT UNE UNITÉ
RELATIVE ET LA CONTINUITÉ DANS LE TEMPS DE L'ENSEMBLE
DES SYSTÈMES QUI RENDENT COMPTE DES PARTICULARITÉS
PROPRES À UN INDIVIDU, DE SA MANIÈRE DE SENTIR, DE
PENSER, D'AGIR ET DE RÉAGIR DANS DES SITUATIONS
CONCRÈTES. »
P Paul Z.
ETUDE DE LA PERSONNALITE
• LA PERSONNALITÉ
• •LA PERSONNALITÉ EST : –UNE UNITÉ INTÉGRATIVE –UNE STRUCTURE STABLE, POSSÉDANT UNE
CERTAINE CONSTANCE –UNE STRUCTURE AUTONOME ET DYNAMIQUE QUI FAIT DE CHAQUE INDIVIDU
UN SUJET UNIQUE
• •LES «FONCTIONS» DE LA PERSONNALITÉ :
• –SENTIR, PERCEVOIR, PENSER, AGIR
P Paul Z.
ETUDE DE LA PERSONNALITE
NOTION DE TRAIT DE
PERSONNALITÉ
DÉFINITION DE TRAIT DE PERSONNALITÉ:
• FAÇON PERMANENTE DE RESSENTIR, PERCEVOIR, PENSER ET AGIR
PROPRE À CHAQUE INDIVIDU ET FONCTION DU CONTEXTE
D’ENVIRONNEMENT
P Paul Z.
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ
COMPRÉHENSION DE LA PERSONNALITÉ DU POINT DE VUE
STRUCTURALISTE:
SUR LE POINT DE VUE STRUCTURALISTE
• LA PERSONNALITÉ EST CONSTITUÉE DU TEMPÉRAMENT, DU
CARACTÈRE ET DE L’INTELLIGENCE –
• TEMPÉRAMENT = ASPECTS BIOLOGIQUES DE LA PERSONNALITÉ –
• CARACTÈRE = ASPECTS SOCIO-CULTURELS –
• INTELLIGENCE = ASPECTS INTELLECTUELS DE LA PERSONNALITÉ
P Paul Z.
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ:
TEMPÉRAMENT
• TEMPÉRAMENT
CORRESPOND AUX DIFFÉRENCES INDIVIDUELLES,
BIOLOGIQUEMENT DÉTERMINÉES, DANS LES FAÇONS
- D’AGIR,
- DE RÉAGIR
- ET DANS LES DISPOSITIONS ÉMOTIONNELLES
P Paul Z.
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ:
DIFFÉRENTS TYPES DE TEMPÉRAMENT:
TEMPÉRAMENT
LE MÉLANCOLIQUE
• •SUR LE PLAN PHYSIQUE, LE NERVEUX OU
MÉLANCOLIQUE EST PLUTÔT PETIT, MINCE, TENDU.
SES GESTES SONT RAPIDES ET SACCADÉS. SON
REGARD UN PEU INQUIET, ET SEMBLANT TOURNÉ
VERS L’INTÉRIEUR. SA SANTÉ DÉPEND
ESSENTIELLEMENT DE SON CERVEAU ET DE SON
P Paul Z.
SYSTÈME NERVEUX.
• LE MÉLANCOLIQUE
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ:
• TEMPÉRAMENT
•SUR LE PLAN PSYCHOLOGIQUE, LE NERVEUX EST UN INTELLECTUEL, DOTÉ D’UN SENS
CRITIQUE DÉVELOPPÉ ET D’UN BON ESPRIT D’ANALYSE. IL POSSÈDE UN VRAI TALENT
POUR TRAVAILLER DANS LA PRÉCISION ET LA MINUTIE.
• SENSIBLE, VIF, IL AIME LE MOUVEMENT ET ÉVOLUE LUI-MÊME DANS UNE CERTAINE
AGITATION.
• TRÈS ÉMOTIF, IL A BESOIN DE SE PROTÉGER DES AUTRES SUR LE PLAN RELATIONNEL.
• SES DÉFAUTS? LA SUSCEPTIBILITÉ, L’ANXIÉTÉ, L’IRRITABILITÉ…
• •VOS RELATIONS AVEC LE NERVEUX : SOYEZ CALME ET POSÉ. ET ÉVITEZ DE LUI FAIRE
P Paul Z.
DES REPROCHES
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ:
LE FLEGMATIQUE
TEMPÉRAMENT
• LE TEMPÉRAMENT LYMPHATIQUE, APPELÉ ÉGALEMENT FLEGMATIQUE,
EST LA RÉSULTANTE D’UNE PRÉDOMINANCE DANS LE CORPS D’UNE
DES QUATRE HUMEURS HIPPOCRATIQUE : LA PHLEGME, OU LYMPHE.
• •SUR LE PLAN PHYSIQUE, LE LYMPHATIQUE EST PLUTÔT ÉPAIS, ROND,
DÉCONTRACTÉ, RELÂCHÉ. SON REGARD EST DOUX, PARFOIS UN PEU
VAGUE. SA SANTÉ DÉPEND ESSENTIELLEMENT DU SYSTÈME DIGESTIF.
P Paul Z.
• IL LUI EST CONSEILLÉ DE S’ADONNER À DES ACTIVITÉS PHYSIQUES
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ:
TEMPÉRAMENT
• SUR LE PLAN PSYCHOLOGIQUE, LE LYMPHATIQUE EST UN PERSONNAGE FLEGMATIQUE ET
INSOUCIANT. TRÈS PEU ÉMOTIF, IL EST DIFFICILE À IMPRESSIONNER ET FAIT PREUVE D’UN
REMARQUABLE SANG-FROID DANS LA PLUPART DES SITUATIONS.
• IL POSSÈDE DE BONNES QUALITÉS D’ORGANISATION, EST TRÈS ADAPTABLE ET D’UNE
GRANDE PATIENCE. IL SAIT ALLER AU BOUT DES CHOSES, MAIS À SON ALLURE, QUI EST
PLUTÔT NONCHALANTE!
• CONTEMPLATIF, RÊVEUR, C’EST LE ROI DE LA RELAXATION. IL EST ÉGALEMENT FIN
GOURMET.
• SES DÉFAUTS? L’INDOLENCE, LA NÉGLIGENCE, L’INDIFFÉRENCE, LE DÉSORDRE…
P Paul Z.
• •VOS RELATIONS AVEC LE LYMPHATIQUE : SOYEZ EXIGEANT ET STIMULANT. VOUS POUVEZ
LE SANGUIN
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ:
TEMPÉRAMENT
LES CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES D’UN TEMPÉRAMENT SANGUIN :
• – LEUR PHYSIQUE EST GÉNÉRALEMENT PUISSANT ET ENVELOPPÉ.
• – ILS DÉGAGENT SOUVENT UNE IMPRESSION D’EUPHORIE.
• – LEUR PRÉSENTATION EST SOIGNÉE.
• – LEUR VOIX EST AVENANTE ET CHALEUREUSE.
• – CE SONT DE BONS ORATEURS.
• – DES MOUVEMENTS DE MAINS ACCOMPAGNENT SOUVENT LEURS PROPOS.
PRÉDISPOSITIONS NATURELLES D’UN TEMPÉRAMENT SANGUIN :
• COMMERCIAL, AVOCAT, FORMATEUR, FONCTIONS D’ACCUEIL
P Paul Z.
TEMPÉRAMENT SANGUIN :
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ:
• LES TEMPÉRAMENTSTEMPÉRAMENT
SANGUINS ONT UN GOÛT PRONONCÉ
POUR L’ACTION ET AIMENT DIRIGER LES AUTRES. ILS
POURRONT SE RÉVÉLER D’EXCELLENTS MENEURS SI JAMAIS
ILS PARVIENNENT À EN PRENDRE CONSCIENCE.
• PLUTÔT PHYSIQUES QU’INTELLECTUELS, LES SANGUINS
SONT TRÈS SOUCIEUX DE LEUR IMAGE, C’EST AINSI QU’ILS
ACCORDENT UNE GRANDE IMPORTANCE À LEUR APPARENCE
ET À LEUR SANTÉ.
• EGOCENTRIQUES ET AYANT BESOIN DE L’ATTENTION DE
LEURS SEMBLABLES, LES SANGUINS SERONT HEUREUX
P Paul Z.
LORSQU’ILS SE TROUVERONT DEVANT UN PUBLIC, OU PLUS
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ: TEMPÉRAMENT
• ILS ONT LES DÉFAUTS DE LEURS QUALITÉS, ILS PEUVENT ÊTRE AMENÉS À
EXAGÉRER LES CHOSES, EN ALLANT MÊME JUSQU’À MENTIR. ILS PEUVENT
S’EMPORTER FACILEMENT ET AGIR AVEC PRÉCIPITATION. QU’IMPORTE, ILS
N’AGISSENT JAMAIS AVEC MÉCHANCETÉ, ILS ESSAIERONT TOUJOURS, AU
CONTRAIRE, DE RÉPANDRE LA JOIE AUTOUR D’EUX; LEUR PRÉSENCE EST EN
GÉNÉRAL RECHERCHÉE CAR AGRÉABLE.
• SENSUELS, DÉMONSTRATIFS ET VOLONTIERS CHARMEURS, LES SANGUINS ONT
GÉNÉRALEMENT UN BON CONTACT AVEC LES GENS. AIMANT RIRE ET FAIRE RIRE,
ILS APPRÉCIENT GÉNÉRALEMENT D’ÊTRE EN COMPAGNIE DU SEXE OPPOSÉ ET
USENT SOUVENT D’UN SENS DE L’HUMOUR ASSEZ DÉVELOPPÉ. AYANT DU MAL À
SE FIXER SUR DU LONG TERME, LES SANGUINS SONT TOUTEFOIS TRÈS FIDÈLES
P Paul Z.
LORSQU’ILS DÉCIDENT DE S’ENGAGER PROFESSIONNELLEMENT, AMICALEMENT ET
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ: TEMPÉRAMENT
LE BILIEUX
LES CARACTÉRISTIQUES PSYCHOLOGIQUES D’UN TEMPÉRAMENT BILIEUX :
• LES BILIEUX DÉGAGENT UNE IMPRESSION DE FORCE ET DE CONTRÔLE. LEUR SÉRIEUX, LEUR
ÉNERGIE, LEUR DISCIPLINE, LEUR EFFICACITÉ ET LEUR COURAGE FONT QUE LES TEMPÉRAMENTS
BILIEUX SONT DES PERSONNES SOLIDES AIMANT SE DONNER DES OBJECTIFS ET METTANT TOUT
EN OEUVRE POUR LES ATTEINDRE.
• LES TEMPÉRAMENTS BILIEUX ATTEIGNENT SOUVENT LES SOMMETS.
• COMME LES SANGUINS, ILS AIMENT DIRIGER ET N’HÉSITERONT D’AILLEURS PAS À PRENDRE DES
DÉCISIONS,
• DUR SUR LE PLAN MENTAL, LES TEMPÉRAMENTS BILIEUX PEUVENT FAIRE PREUVE D’IMPATIENCE,
DE CYNISME ET D’ORGUEIL. ILS N’ACCEPTENT PAS QUE L’ON FASSE SEMBLANT. LEUR DÉSIR DE
P Paul Z.
RÉUSSITE EST TRÈS FORT, LES TEMPÉRAMENTS BILIEUX SONT EN GÉNÉRAL TRÈS AMBITIEUX
ETUDE DE LA PERSONNALITÉ: TEMPÉRAMENT
• TOUJOURS À L’AFFUT, ILS SONT SOUVENT INQUIETS DE CE QUI POURRAIT
LEUR ARRIVER, À EUX COMME AUX AUTRES. D’AILLEURS, ILS ONT
TENDANCE À VOIR DES DIFFICULTÉS PARTOUT EN LES AMPLIFIANT
EXAGÉRÉMENT. TRÈS SUSCEPTIBLES, LES BILIEUX POURRONT PRENDRE
À COEUR UNE REMARQUE APPAREMMENT INSIGNIFIANTE SUR LEUR
PERSONNE.
• CALMES ET DISCRETS, SOUVENT TRÈS CULTIVÉS, LES TEMPÉRAMENTS
BILIEUX PRENNENT SOIN D’EUX TOUT EN AYANT ÉNORMÉMENT DE
COMPASSION POUR LES PERSONNES QUI LES ENTOURENT.
P Paul Z.
• CE SONT DES PERSONNES MANIAQUES DE L’ORDRE ET DE LA PROPRETÉ.
• •LES DISPOSITIONS TEMPÉRAMENTALES SONT GÉNÉTIQUEMENT DÉTERMINÉES –
MANIFESTES DÈS LES PREMIERS MOIS DE LA VIE –STABLES DANS LE TEMPS –LES
EXPRESSIONS EN SONT NÉANMOINS MODULÉES PAR L’EXPÉRIENCE ET LE CONTEXTE
• •LES TRAITS DE PERSONNALITÉ (UNITÉS FONCTIONNELLES) RÉSULTENT DE
L’INTERACTION ENTRE DISPOSITIONS TEMPÉRAMENTALES ET LES CONTRAINTES
COGNITIVES ET SOCIALES
CARACTÈRE
• •NOTION PLUS ÉTROITE QUE CELLE DE PERSONNALITÉ •LE CARACTÈRE CORRESPOND
AUX DIMENSIONS OBSERVABLES DE LA PERSONNALITÉ •POUR LES PSYCHANALYSTES (A.
FREUD), LES TRAITS DE CARACTÈRE REPRÉSENTENT DES RÉSIDUS DE MÉCANISMES DE
DÉFENSE ARCHAÏQUES, DÉTACHÉS DES CONFLITS INFANTILES, QUI PERSISTENT DE FAÇON
DURABLE
P Paul Z. •LES TRAITS DE CARACTÈRE SONT “EGO-SYNTONIQUES”
DÉVELOPPEMENT DE LA PERSONNALITÉ
DIFFÉRENTES THÉORIES ONT PROPOSÉ DES MODÈLES
EXPLICATIFS DU DÉVELOPPEMENT DE LA PERSONNALITÉ ET DE
SON FONCTIONNEMENT
•– THÉORIES PSYCHANALYTIQUES (PSYCHODYNAMIQUES)
•– THÉORIES COMPORTEMENTALES ET COGNITIVES
•– THÉORIES SOCIOCULTURELLES
•- THÉORIE DE L’ATTACHEMENT
P Paul Z.
•- THÉORIE SYSTÉMIQUE
THÉORIE PSYCHANALYTIQUE
POUR LA PSYCHANALYSE, LA PERSONNALITÉ SE CONSTITUE AU
TRAVERS DES STADES INFANTILES ET EST PLACÉE SOUS LE PRIMAT DE
L’INCONSCIENT LE MOI EN EST LA FONCTION INTÉGRATRICE.
LE DÉVELOPPEMENT DE LA PERSONNALITÉ SE FAIT AU TRAVERS DE
STADES “LIBIDINAUX”. IL PENSE QUE EST GOUVERNÉ PAR SES DÉSIRS
INCONSCIENTS BASÉS SUR LA SEXUALITÉ ET L’AGRESSIVITÉ
STADE ORAL –STADE ANAL –STADE OEDIPIEN
•CARACTÉRISÉS PAR : UN MODE SPÉCIFIQUE D’INVESTISSEMENT DE LA
LIBIDO –UN TYPE DE RELATION SPÉCIFIQUE (“RELATION D’OBJET”) –
P Paul Z.
L’UTILISATION DE PROCESSUS PSYCHIQUES PARTICULIERS
THÉORIE PSYCHANALYTIQUE
• STADE ORAL
• •DE LA NAISSANCE À 12-18 MOIS (ENVIRON)
• •CENTRÉ PAR LES SATISFACTIONS LIÉES À L’ALIMENTATION (ÉROTISATION DE LA ZONE
ORALE)
• •PASSAGE DE L’INDIFFÉRENCIATION DU MONDE EXTÉRIEUR À LA PERCEPTION DE LA MÈRE
EN TANT QU’AU TRE –ACQUISITION PARALLÈLE PROGRESSIVE D’UNE RELATIVE AUTONOMIE
(MARCHE)
• •PROCESSUS CARACTÉRISTIQUES DE CE STADE –L’INTROJECTION (INCORPORATION ORALE)
• •VISE À MAINTENIR À L’INTÉRIEUR LES EXPÉRIENCES POSITIVES •À LA BASE DE TOUS LES
MÉCANISMES
P Paul Z. ULTÉRIEURS D’IDENTIFICATION –LA PROJECTION
• •VISE À MAINTENIR HORS DE SOI LES EXPÉRIENCES NÉGATIVES –RELATION À L’AUTRE (LA
THÉORIE PSYCHANALYTIQUE
• STADE ANAL
• •DE 1 AN À 2-3 ANS (ENVIRON)
• •CENTRÉ PAR L’APPRENTISSAGE DE LA PROPRETÉ (ÉROTISATION
ANALE)
• •LES MODALITÉS RELATIONNELLES SONT MARQUÉES PAR
L’AMBIVALENCE –FAIRE PLAISIR (ÊTRE PROPRE) / S’OPPOSER (ÊTRE
SALE) –SE SOUMETTRE / DOMINER
P Paul Z.
• •MISE EN PLACE DE MÉCANISMES DE DÉFENSE CONTRE L’ANGOISSE
THÉORIE PSYCHANALYTIQUE
• STADE OEDIPIEN
• FREUD A UTILISÉ LE MYTHE D’OEDIPE
APPARTENANT À L’ANTIQUITÉ GRECQUE
(SOPHOCLE, IV°SIÈCLE AVANT JC)
JACQUES BONNAFÉ «OEDIPE» D’APRÈS SOPHOCLE ET EURIPIDE,
TEXTE ET MISE EN SCÈNE JOËL JOUANNEAU THÉATRE DE LA COMMUNE,
AUBERVILLIERS, 2010
P Paul Z.
THÉORIE PSYCHANALYTIQUE
• LE MYTHE D’OEDIPE
LAÏOS ET JOCASTE, ROI ET REINE DE THÈBES, APPRENNENT, APRÈS AVOIR CONSULTÉ LA
PYTHIE (L'ORACLE D'APOLLON), QUE S'ILS AVAIENT UN FILS, CE DERNIER TUERAIT SON
PÈRE ET ÉPOUSERAIT SA MÈRE. A LA NAISSANCE DE LEUR FILS, LAÏOS ET JOCASTE
CHARGENT UN SERVITEUR DE L’ABANDONNER SUR LE MONT CITHÉRON. UN COUPLE DE
BERGERS LE TROUVE, LE DÉTACHE ET EN PREND SOIN AVANT DE LE CONFIER À UN
VOYAGEUR, LEQUEL CONDUIT L'ENFANT À LA COUR DE CORINTHE OÙ LE ROI L’ÉLÈVE
COMME SON PROPRE FIL. ŒDIPE IGNORE SES ORIGINES MAIS APPREND, EN CONSULTANT
APOLLON, LA MALÉDICTION DONT IL EST VICTIME. IL DÉCIDE ALORS DE S’ÉLOIGNER DE
SA FAMILLE AFIN D'ÉCHAPPER À SON DESTIN ET QUITTE CORINTHE. EN CHEMIN, IL
P Paul Z.
RENCONTRE UN HOMME AVEC SES SERVITEURS. ŒDIPE LE TUE LE PRENANT POUR UN
VOLEUR.
• IL APPRENDRA PLUS TARD QUE CET HOMME ÉTAIT LAÏOS, SON PÈRE. EN
ARRIVANT À THÈBES, ŒDIPE SE TROUVE CONFRONTÉ AU SPHINX QUI
ASSIÈGE LA VILLE ET RÉSOUD L’ÉNIGME QUE CELUI-CI LUI POSE. LES
HABITANTS, POUR LE REMERCIER D’AVOIR DÉBARRASSÉ LE PAYS DU
SPHINX, LE FONT ROI DE THÈBES ET LUI DONNENT LA MAIN DE LA REINE
QUI EST VEUVE. ALORS QUE THÈBES EST AFFLIGÉ D’UNE ÉPIDÉMIE DE
PESTE, L’ORACLE DE DELPHES ANNONCE QUE CETTE ÉPIDÉMIE DURERA
TANT QUE LE TUEUR DE LAÏOS NE SE SERA PAS DÉNONCÉ. ŒDIPE
DÉCOUVRE QU’IL S’AGIT DE LUI ET DE DÉSESPOIR IL SE CRÈVE LES YEUX
AVEC LA BROCHE DE SON ÉPOUSE ET MÈRE JOCASTE, PUIS RENONCE À
LACorinne
ROYAUTÉ. IL EST CHASSÉ DE THÈBES QUELQUES ANNÉES PLUS TARD.
BERNARDEAU, psychologue UPPEA CH Sainte Anne Paris 14ème
(SOPHOCLE, IV°SIÈCLE AVANT JC)
THÉORIE PSYCHANALYTIQUE
STADE ŒDIPIEN
• •VERS L’ÂGE DE 4-6 ANS
• •INAUGURÉ PAR LA PRISE DE CONSCIENCE DE LA DIFFÉRENCE DES SEXES
(STADE PHALLIQUE 3-4 ANS)
• •“ENSEMBLE ORGANISÉ DES DÉSIRS AMOUREUX ET HOSTILES QUE
L’ENFANT ÉPROUVE À L’ÉGARD DE SES PARENTS” –ŒDIPE “POSITIF” :
INVESTISSEMENT AMOUREUX DU PARENT DU SEXE OPPOSÉ ET HOSTILITÉ À
L’ÉGARD DU PARENT DU MÊME SEXE –ŒDIPE “NÉGATIF” : ATTACHEMENT AU
P Paul Z.
PARENT DE MÊME SEXE ET JALOUSIE À L’ÉGARD DU PARENT DU SEXE
OPPOSÉ
DIFFÉRENCE DES SEXES
• LA DÉCOUVERTE DE LA DIFFÉRENCE DES SEXES EST
LE MOMENT LE PLUS FÉCOND DANS LA VIE DE
L'ENFANT. LA PRÉSENCE ET L'ABSENCE DE PÉNIS
CHEZ LA PETITE FILLE SERA AU CENTRE DE CE QUI
EST APPELÉ EN PSYCHANALYSE LA « PHASE
PHALLIQUE ».
P Paul Z.
FREUD POSE LA NOTION D'UN PRIMAT PHALLIQUE SUR LES AUTRES
PULSIONS PARTIELLES DÈS 1908 : LA ZONE ÉROGÈNE PRINCIPALE CHEZ LA
FILLE RESTE LE CLITORIS, HOMOLOGUE DU PÉNIS CHEZ LE GARÇON.
CES DEUX TERMES, LE PHALLUS ET LA CASTRATION, ORGANISENT CE
STADE PHALLIQUE D'UNE MANIÈRE DIFFÉRENTE CHEZ LE GARÇON ET LA
FILLE, ALORS QUE JUSQUE-LÀ NOUS POUVONS DIRE QU'ILS ONT TRAVERSÉ
LES STADES ORAL ET ANAL DE FAÇON ANALOGUE. VOILÀ POURQUOI LE
STADE PHALLIQUE VA INTRODUIRE L'ENFANT À LA QUESTION
FONDAMENTALE DE LA DIFFÉRENCE DES SEXES ET À L'IDENTITÉ
SEXUELLE.
P Paul Z.
• CHEZ LE PETIT GARÇON, LA DÉCOUVERTE DU PÉNIS COMME SOURCE DE
SATISFACTION ÉROTIQUE ET COMME SYMBOLE DE VALORISATION L'AMÈNE
À SURINVESTIR LE PÉNIS ET À CONSIDÉRER QUE, COMME LUI, TOUT LE
MONDE EN A UN. AINSI, LA DÉCOUVERTE DE L'ABSENCE DE PÉNIS CHEZ LA
PETITE FILLE N'EST PAS ACCEPTÉE NI RECONNUE COMME UNE ÉVIDENCE.
LEQUEL D'ENTRE NOUS N'A PAS REMARQUÉ DEUX PETITS GARÇONS
ESSAYANT DE PISSER LE PLUS LOIN POSSIBLE, OU UNE PETITE FILLE
ESSAYANT DE PISSER SUR LE MUR COMME LE FAIT SON PETIT FRÈRE.
DEVANT L'ANGOISSE QUE SUSCITE L'ABSENCE DE PÉNIS CHEZ LA FILLE, LE
GARÇON SE FORGE ALORS UNE SORTE DE FICTION : ÇA LEUR POUSSERA
BIEN UN JOUR. LE PÉNIS DE LA PETITE FILLE EST ENCORE PETIT, MAIS IL
P Paul Z.
FINIRA BIEN PAR GRANDIR.
LORSQUE LE PETIT GARÇON SE REND À L'ÉVIDENCE QUE LES DIFFÉRENTES
FILLES QU'IL A PU OBSERVER SONT EFFECTIVEMENT DÉPOURVUES DE PÉNIS
ET QUE CHEZ AUCUNE LE PÉNIS N'A ENCORE POUSSÉ, IL SE RABAT ALORS
SUR UNE DERNIÈRE FICTION : SEULE MA MÈRE EST POURVUE D'UN PÉNIS,
COMME MOI. AINSI, L'IDÉALISATION D'UNE MÈRE RENDUE TOUTE-PUISSANTE
PERMETTRA ENCORE AU GARÇON DE NIER LA DIFFÉRENCE DES SEXES.
CETTE FICTION TENACE, CETTE CONVICTION QUE FREUD RANGERA DANS CE
QU'IL APPELLE LES « THÉORIES SEXUELLES INFANTILES » NE TOMBERA QUE
LORSQUE QU'IL SE REND DÉFINITIVEMENT À L'ÉVIDENCE DE L'ABSENCE DE
PÉNIS CHEZ LA FEMME, ET MÊME CHEZ SA MÈRE. LA BRISURE DE CETTE
FICTION,
P Paul Z.DE CETTE CONVICTION PROVOQUE UNE ANGOISSE TERRIBLE QUE
FREUD APPELLE L'ANGOISSE DE CASTRATION.
• LE PETIT GARÇON SE CONSTRUIT ALORS UNE NOUVELLE THÉORIE POUR RÉPONDRE À
L'ÉNIGME QUE LUI POSE LA DIFFÉRENCE DES SEXES JUSQUE-LÀ NIÉE. SI LA FILLE N'A
PAS DE PÉNIS, C'EST QU'IL LUI A ÉTÉ ARRACHÉ, COUPÉ. CETTE NOUVELLE THÉORIE EST
FAVORISÉE PAR L'ÉMERGENCE PENDANT CETTE PÉRIODE DE DÉSIRS INCESTUEUX À
L'ÉGARD LA MÈRE. IL VA DONC PENSER : LE PÉNIS DE MA SŒUR LUI A ÉTÉ ARRACHÉ,
ELLE A ÉTÉ CASTRÉE PARCE QU'ELLE S'EST RENDUE COUPABLE, COMME MOI, DE
DÉSIRS INTERDITS À L'ÉGARD DE MA MÈRE. « JE NE DOIS DONC PLUS DÉSIRER MA
MÈRE, SINON JE RISQUE DE SUBIR LE MÊME SORT », PENSE AVEC CONVICTION LE PETIT
GARÇON. L'ANGOISSE DE CASTRATION EST TELLE QU'IL EST CONTRAINT DE RENONCER
À SES DÉSIRS INCESTUEUX, IL VA LES REFOULER.
CORRÉLATIVEMENT À SES DÉSIRS INCESTUEUX POUR LA MÈRE, AUXQUELS IL SE VOIT
CONTRAINT DE RENONCER, C'EST AUSSI SA HAINE POUR LE PÈRE, CONSIDÉRÉ COMME
P Paul Z.
LE PRINCIPAL RIVAL QUI LUI BARRE LA ROUTE DE LA MÈRE, QUI EST AUSSI FRAPPÉE DE
• L'ANGOISSE DE CASTRATION PROVOQUE CHEZ LE PETIT GARÇON LE REFOULEMENT
DES DÉSIR ŒDIPIENS QUI N'ONT PAS CESSÉ DE LE HANTER PENDANT TOUTE CETTE
PÉRIODE DITE PHALLIQUE. L'ANGOISSE DE CASTRATION A UNE FONCTION
STRUCTURANTE, ET SON ADVENUE N'EST EN RIEN PATHOLOGIQUE. ELLE TÉMOIGNE
QUE L'ENFANT, ICI LE PETIT GARÇON, RENONCE À POSSÉDER SA MÈRE ET ACCEPTE
LA LOI DU PÈRE QUI POSE CET INTERDIT. EN MÊME TEMPS QU'IL RENONCE À SA
MÈRE, LE PETIT GARÇON CESSE DE HAÏR SON PÈRE POUR S'IDENTIFIER À LUI ET
ASSUMER AINSI SON IDENTITÉ SEXUELLE MASCULINE. L'ANGOISSE DE CASTRATION,
SOURCE DU REFOULEMENT DES DÉSIRS ŒDIPIENS DU GARÇON, LE FAIT ENTRE DANS
LE MONDE DES ADULTES. LA POSITION DES PARENTS VIS-À-VIS DES QUESTIONS QUE
SE POSENT LEURS ENFANTS QUANT À LA DIFFÉRENCE DES SEXES DÉTERMINERA
P Paul Z.
L'INFRASTRUCTURE DE LEUR FUTURE NÉVROSE, HYSTÉRIE, HYSTÉRO-PHOBIE ET
NÉVROSE OBSESSIONNELLE, NÉVROSES QUE NOUS VERRONS DANS LE DÉTAIL PLUS
LOIN.
D'ŒDIPE POSITIF UN COMPLEXE D'ŒDIPE NÉGATIF QUI N'A PAS
LA MÊME PUISSANCE QUE LE PREMIER. LE PETIT GARÇON
DÉSIRE AUSSI SON PÈRE, ET CONSIDÈRE SA MÈRE COMME UNE
RIVALE. ET C'EST AUSSI À CES DÉSIRS-LÀ QU'IL DOIT
RENONCER, FAUTE DE QUOI SE CREUSE LE TERRAIN D'UNE
CERTAINE HOMOSEXUALITÉ QUI TÉMOIGNE QUE LE GARÇON
N'A PAS PU RENONCER DÉFINITIVEMENT À UNE ATTITUDE
FÉMININE À L'ÉGARD DE SON PÈRE.
LA PPROCHAINE
Paul Z.
FOIS, NOUS VERRONS COMMENT LA PETITE
FILLE ARRIVE À GÉRER SA SORTIE DE L'ANGOISSE DE
THÉORIE PSYCHANALYTIQUE
• STADE ŒDIPIEN
• •LE STADE ŒDIPIEN MET EN JEU DES MÉCANISMES DIFFÉRENTS SELON LE SEXE –
CHEZ LE GARÇON : LE DÉSIR PREMIER EST DE RESTER L’OBJET D’AMOUR DE LA MÈRE
–CHEZ LA FILLE : RESSENTIMENT VIS À VIS DE LA MÈRE QUI N’A PAS DONNÉ LE PÉNIS
• •DIVERSIFICATION DES PROCESSUS PSYCHIQUES : IDENTIFICATIONS, REFOULEMENT,
DÉPLACEMENT, ETC ....
• •L’ “INTERDIT DE L’INCESTE” (TABOU) MET UN TERME AUX FANTASMES ŒDIPIENS ET
PERMET L’IDENTIFICATION AU PARENT DE MÊME SEXE
P Paul Z.
THÉORIE PSYCHANALYTIQUE
PÉRIODE DE LATENCE
• •DE LA PÉRIODE ŒDIPIENNE (5-6 ANS) À L’ADOLESCENCE
• •DÉSINVESTISSEMENT DES INTÉRÊTS ŒDIPIENS ET ORIENTATION VERS LE MONDE EXTÉRIEUR –
REFOULEMENT, SUBLIMATION, COMPENSATION
• •SOCIALISATION –PÉRIODE DES ACQUISITIONS SCOLAIRES ET DU DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES
SOCIALES
P Paul Z.
THÉORIE PSYCHANALYTIQUE
• ADOLESCENCE
• •RÉACTIVATION DES INTÉRÊTS SEXUELS DU FAIT DE LA MATURATION PHYSIOLOGIQUE –RÉACTIVATION
DU CONFLIT ŒDIPIEN
• •ENGAGEMENT DANS UNE SEXUALITÉ ADULTE
• •RECONNAISSANCE DE L’“AUTRE” ET CONSTRUCTION D’UN PROJET DE VIE AUTONOME
P Paul Z.
CRITIQUES À LA THÉORIE DE FREUD
• POSITION SEXISTE
• ATTRIBUTION DE LA SEXUALITÉ AUX ENFANTS
• THÉORIE DIFFICILE À TESTER
• CONCEPTS AMBIGÜS ET NON OPÉRATIONNELLES
• LES FEMMES SONT PRÉSENTÉES COMME FRUSTRÉES PAR L’ABSENCE DU PHALLUS
P Paul Z.
THÉORIE COMPORTEMENTALE
• IVAN PAVLOV (1849-1936), PRIX NOBEL 1904 : LES RÉFLEXES CONDITIONNÉS
• •COURANT THÉORIQUE COMPORTEMENTALISTE –J.B. WATSON («PSYCHOLOGY
AS THE BEHAVIORIST VIEWS IT», 1913) –LE COMPORTEMENT D’UN INDIVIDU
EST UNE RÉPONSE À UN STIMULUS ISSU DE L’ENVIRONNEMENT
• •LE COMPORTEMENTALISME NE FAIT AUCUNE HYPOTHÈSE SUR LA NATURE
DES PROCESSUS PSYCHIQUES SOUS-JACENTS AU COMPORTEMENT –HENRI
PIERON (1907) : «IL EST NÉCESSAIRE D’IGNORER LA CONSCIENCE» –WILLIAM
JAMES (1912) : «LE MOMENT ME SEMBLE VENU DE NIER LA CONSCIENCE»
P Paul Z.
THÉORIE COMPORTEMENTALE
• •LA PERSONNALITÉ EST L’ENSEMBLE DES COMPORTEMENTS
OBSERVABLES –“NOUS SOMMES CE QUE NOUS FAISONS”
• •ELLE EST LE RÉSULTAT DES “HABITUDES” ACQUISES AU COURS DU
DÉVELOPPEMENT –L’HABITUDE EST LE LIEN ENTRE LA RÉPONSE ET LE
STIMULUS –L’ACQUISITION DES HABITUDES EST LE FAIT DE
L’APPRENTISSAGE
• •APPRENTISSAGE PAR CONDITIONNEMENT CLASSIQUE OU RÉPONDANT
(PAVLOV)
• •APPRENTISSAGE PAR CONDITIONNEMENT OPÉRANT (B.F. SKINNER) –
MODELAGE DU COMPORTEMENT PAR LE RENFORCEMENT (POSITIF OU
P Paul Z.
NÉGATIF)
•
THÉORIES COGNITIVES DE LA
• •LE COGNITIVISMEPERSONNALITÉ
MET L’ACCENT SUR LES PROCESSUS
DE PENSÉE (CONTENUS ET MÉCANISMES DE LA
PENSÉE)
• •LES COMPORTEMENTS SONT DÉTERMINÉS PAR LES
REPRÉSENTATIONS MENTALES DE SOI ET DE
L’ENVIRONNEMENT
• •EXISTENCE DE “STYLES” COGNITIFS INVARIANTS
CARACTÉRISTIQUES
• –THOMAS ET CHESS (1987) : STYLE DE COMPORTEMENT
P Paul Z.
(«COMMENT») PAR OPPOSITION À LA MOTIVATION
LES STADES DE DÉVELOPPEMENT COGNITIF SELON
J. PIAGET
• LE STADE SENSORI-MOTEUR (DE LA NAISSANCE À ENVIRON 2 ANS)
• IL CORRESPOND AU DÉVELOPPEMENT ET À LA COORDINATION DES CAPACITÉS SENSORIELLES ET
MOTRICES DU BÉBÉ.
• A CET ÂGE, L’INTELLIGENCE DU BÉBÉ EST ESSENTIELLEMENT PRATIQUE. ELLE EST LIÉE À L’ACTION : LE
BÉBÉ TOUCHE LES OBJETS, MET À LA BOUCHE IL APPREND PEU À PEU À COMPRENDRE LE
FONCTIONNEMENT DE SON CORPS ET À FAIRE LA DIFFÉRENCE ENTRE SON CORPS ET LES OBJETS.
• A LA FIN DE CE STADE, LE BÉBÉ VA COMMENCER À AVOIR DES « REPRÉSENTATIONS MENTALES », C’EST-À-
DIRE UNE IDÉE DES OBJETS. IL PEUT PENSER À UN OBJET, À UNE PERSONNE EN SON ABSENCE. AVANT, CE
N’EST PAS SI CLAIR : LE BÉBÉ QUI VOIT TOMBER UN NOUNOURS DERRIÈRE LE LIT NE S’ATTEND PAS
FORCÉMENT À LE RETROUVER, COMME S’IL AVAIT DISPARU.
• DE MÊME, LE BÉBÉ VA AVOIR DU MAL À PENSER, À SE REPRÉSENTER CE QU’IL NE PERÇOIT PLUS : SI
P Paul Z.
MAMAN N’EST PLUS DANS LA PIÈCE, C’EST QU’ELLE A DISPARU, ELLE « N’EXISTE PLUS » D’UNE CERTAINE
FAÇON…
LES STADES DE DÉVELOPPEMENT COGNITIF
SELON
LE STADE J. PIAGET
PRÉ-OPÉRATOIRE (DE 2 À 7 ANS)
• A CE STADE, LES ACQUISITIONS DE L’ENFANT AU NIVEAU DE LA FONCTION SYMBOLIQUE SONT
NOMBREUSES (NE SERAIT-CE QUE LE DÉVELOPPEMENT DU LANGAGE).
• C’EST ÉGALEMENT L’ÂGE D’UNE PLUS GRANDE INTÉRIORISATION DE L’ACTION (L’ENFANT PEUT
PENSER À SES GESTES SANS AVOIR BESOIN DE LES RÉALISER DANS LA RÉALITÉ IMMÉDIATEMENT).
• A CE STADE, L’ENFANT EST ENCORE DÉCRIT COMME « ÉGOCENTRIQUE ». IL A DU MAL À
COMPRENDRE QUE D’AUTRES PUISSENT NE PAS AVOIR LES MÊMES PENSÉES QUE LUI. IL A, PAR
EXEMPLE, DU MAL À MENTIR, À GARDER UN SECRET (DE CE POINT DE VUE, L’APPARITION DU
MENSONGE EST UN PROGRÈS DE L’INTELLIGENCE…). PEU À PEU, VONT SE METTRE EN PLACE CE
QUE L’ON NOMME DES « THÉORIES DE L’ESPRIT » (DU TYPE : « IL PENSE QUE… », « IL SAIT
QUE… » ETC.), COMME IL Y EN A DANS LES JEUX DE SOCIÉTÉ. PAR EXEMPLE, POUR JOUER À LA
BATAILLE, IL FAUT CACHER SES CARTES, C’EST-À-DIRE COMPRENDRE QUE SI L’ON CACHE SES
P Paul Z.
CARTES, L’AUTRE JOUEUR NE PEUT PAS « DEVINER » NOS PROPRES PENSÉES. CE N’EST D’ABORD
PAS SI SIMPLE À SE REPRÉSENTER POUR LE PETIT ENFANT.
LES STADES DE DÉVELOPPEMENT COGNITIF
SELON J. PIAGET
STADE OPÉRATOIRE CONCRET (7 – 12 ANS)
• A CE STADE, L’ENFANT ACQUIERT UNE « MOBILITÉ CROISSANTE AU NIVEAU DE SES STRUCTURES MENTALES » ET DE SES
RÉFLEXIONS. SES THÉORIES DE L’ESPRIT DEVIENNENT PLUS SUBTILES.
• IL PEUT DÉSORMAIS ENVISAGER D’AUTRES POINTS DE VUE QUE LES SIENS (PAR EXEMPLE, IL VA COMPRENDRE QU’UN
CHEVALIER DU MOYEN-ÂGE NE POUVAIT PAS COMPRENDRE CE QUE SIGNIFIE LES MOTS « TÉLÉPHONE » OU « INTERNET »). IL
PROCÈDE ÉGALEMENT À CE QUE PIAGET NOMME DES « OPÉRATIONS MENTALES » (PAR EXEMPLE IL PEUT FAIRE UNE
ADDITION DANS SA TÊTE, CE QUI SUPPOSE UNE CAPACITÉ D’ABSTRACTION QU’UN ENFANT DE 4 ANS NE POUVAIT PAS AVOIR).
• PAR CONTRE, LES RAISONNEMENTS ONT ENCORE BESOIN D’UN SUPPORT CONCRET. IL EST PLUS FACILE, PAR EXEMPLE,
D’UTILISER DES PIÈCES OU DES JETONS POUR COMPRENDRE LE MÉCANISME DE LA MULTIPLICATION MÊME S’IL PEUT
APPRENDRE LA « CONTINE » DES TABLES DE MULTIPLICATION PAR CŒUR. CE BESOIN DE PASSER PAR UN SUPPORT CONCRET,
P Paul Z.
PRATIQUE ET MANIPULABLE EST IMPORTANT DANS L’ACQUISITION DES APPRENTISSAGES SCOLAIRES EN PRIMAIRE
LES STADES DE DÉVELOPPEMENT COGNITIF
SELON J. PIAGET
LE STADE FORMEL (12 – 16 ANS)
• IL S’AGIT POUR PIAGET, DU DERNIER STADE. PAR LA SUITE, L’ADOLESCENT OU L’ADULTE POURRA
CONTINUER À ACQUÉRIR DES CONNAISSANCES MAIS IL NE CHANGERA PLUS RADICALEMENT DE
VISION DU MONDE.
• A L’ADOLESCENCE, LE MANIEMENT DES OPÉRATIONS MENTALES PROGRESSE DE FAÇON
IMPORTANTE, NOTAMMENT PARCE QUE L’ENFANT COMMENCE À RAISONNER SUR DE L’ABSTRAIT.
CELA EST ASSEZ PERCEPTIBLE EN MATHÉMATIQUE PAR EXEMPLE, OÙ LES ADOLESCENTS VONT
POUVOIR COMPRENDRE DES THÉORÈMES OU DES NOTIONS ABSTRAITES (UNE DROITE CE N’EST
PAS UN TRAIT BIEN DROIT SUR UNE FEUILLE, C’EST UNE ABSTRACTION).
• LES ADOLESCENTS NE SONT DONC PLUS OBLIGÉS DE PASSER PAR LE CONCRET. ILS PEUVENT
RÉFLÉCHIR SUR DES NOTIONS EN SOI (LE BIEN ET LE MAL, L’INFINI, LA MORT ETC.). TOUTEFOIS,
P Paul Z.
DANS LA PRATIQUE LES THÉORIES ACTUELLES SOULIGNENT QUE POUR LES APPRENTISSAGES
SCOLAIRES REPASSER PAR LE CONCRET RESTE UNE BONNE IDÉE
THÉORIES SOCIO-CULTURELLES
• L’ENVIRONNEMENT SOCIAL ET CULTUREL EST UN FACTEUR
DÉTERMINANT DE L’ORGANISATION DE LA PERSONNALITÉ
• •APPROCHE ETHNOLOGIQUE (ANTHROPOLOGIE CULTURELLE) :
RÔLE DES CONTINGENCES SOCIALES
• •CULTURALISME : INFLUENCE DE LA CULTURE DANS LE
DÉVELOPPEMENT DE LA PERSONNALITÉ
P Paul Z.
THÉORIE DE L’ATTACHEMENT
• APRÈS LE SECONDE GUERRE MONDIALE, LES PSYCHOLOGUES VONT
S’INTÉRESSER DE TRÈS PRÈS AUX QUESTIONS DE LA PERTE ET DE LA
SÉPARATION CHEZ LE JEUNE ENFANT ET CELLE DE LEURS EFFETS SUR
SON DÉVELOPPEMENT.
• ON S’INTÉRESSE AUSSI AUX EFFETS DE L’INSTITUTIONNALISATION
(HOSPITALISME)
• L’ATTACHEMENT EST UN LIEN AFFECTIF ET SOCIAL DÉVELOPPÉ PAR UNE
PERSONNE ENVERS UNE AUTRE.
• DANS LA THÉORIE DE L’ATTACHEMENT DÉVELOPPÉE PAR J. BOWLBY, À
PARTIR DE TRAVAUX D’OBSERVATION, « LA PROPENSION À ÉTABLIR DES
LIENS FORTS AVEC DES PERSONNES PARTICULIÈRES EXISTE DÈS LA
NAISSANCE
P Paul Z. ET SE MAINTIENT TOUT AU LONG DE LA VIE »
• LE BESOIN D’ATTACHEMENT EST UN BESOIN PRIMAIRE, INNÉ CHEZ
THÉORIE DE L’ATTACHEMENT
• AGRIPPEMENT CHEZ LES PRIMATES (HARLOW)
• RÉFLEXE D’AGRIPPEMENT LORS DE DANGER CHEZ LES
PRIMATES
• LACUNES DANS LE DÉVELOPPEMENT SOCIAL SI LE BÉBÉ A
ÉTÉ ISOLÉ DE SA MÈRE DE 6 À 12 MOIS
• BÉBÉS ISOLÉS AVEC MÈRES « ARTIFICIELLES »
PRÉFÉRENCE POUR LES MÈRE AYANT DE LA FOURRURE
P Paul Z.
THÉORIE DE L’ATTACHEMENT
• CET ATTACHEMENT SE DÉVELOPPE À PARTIR DE COMPORTEMENTS INNÉS :
PLEURS, SUCCION, AGRIPPEMENT QUI PERMETTENT DE MAINTENIR LA
PROXIMITÉ PHYSIQUE ET L’ACCESSIBILITÉ À LA FIGURE D’ATTACHEMENT
PRIVILÉGIÉE QUI EST LE PLUS SOUVENT REPRÉSENTÉE PAR LA MÈRE.
• LES FONCTIONS DE CET ATTACHEMENT SONT LA PROTECTION, LE
RÉCONFORT ET LA CONSOLATION QUAND L’INDIVIDU PERÇOIT DES MENACES
EXTÉRIEURES OU INTERNES.
• SI LES RÉPONSES DE L’ENTOURAGE SONT ADÉQUATES AU BESOIN
D’ATTACHEMENT
P Paul Z. DE L’ENFANT, CELUI-CI DÉVELOPPERA UNE BASE DE
SÉCURITÉ ET UNE IMAGE DE LUI-MÊME POSITIVE.
THÉORIE DE L’ATTACHEMENT
• A PARTIR DE CETTE BASE DE SÉCURITÉ, DE NOUVELLES
COMPÉTENCES APPARAISSENT :
• LA CAPACITÉ DE SE SÉPARER POUR EXPLORER
L’ENVIRONNEMENT,
• LA CAPACITÉ D’ATTENDRE UNE RÉPONSE ET PLUS TARD DE
RÉPONDRE À SON TOUR AUX BESOINS D’ATTACHEMENT
D’UN PLUS PETIT OU D’UN PLUS FAIBLE.
P Paul Z.
• CECI CARACTÉRISE UN ATTACHEMENT SÉCURE.
THÉORIE DE L’ATTACHEMENT
• QUAND LES RÉPONSES DE L’ENTOURAGE AUX
BESOINS D’ATTACHEMENT NE SONT PAS ADÉQUATES
• LA BASE DE SÉCURITÉ DE L’ENFANT, L’IMAGE DE LUI-
MÊME, SA CONFIANCE EN LUI ET EN L’AUTRE NE
SERONT PAS SATISFAISANTES.
• IL VA DÉVELOPPER UN ATTACHEMENT ANGOISSÉ
P Paul Z.
AMBIVALENT, ÉVITANT OU DÉSORGANISÉ.
THÉORIE D’ATTACHEMENT
4 TYPES D’ATTACHEMENT
** SECURE: ENFANT EN CONFIANCE PAR RAPPORT À LA DISPONIBILITÉ DE LA FA
EN CAS D’ALERTE
** ÉVITANT: ENFANT SEMBLANT AUTONOME PAR RAPPORT À LA FA (PEU DE
SOLLICITATIONS)
** AMBIVALENT: ENFANT PRÉSENTANT UN HYPER ATTACHEMENT ANXIEUX
(RÉPONSE VARIABLE DE LA FA EN CAS D’ALERTE)
** CONFUS: MANIFESTATION VIOLENTE LORS DE L’ABSENCE DE LA FA MAIS PEU
P Paul Z.
D’ÉCHANGE EN SA PRÉSENCE
THÉORIE D’ATTACHEMENT
ATTACHEMENT SÉCURE
ATTACHEMENT INSECURE
• INTÉRIORISATION DES FA • RISQUE DE DÉVELOPPER UNE
• DÉVELOPPEMENT DE PATHOLOGIE DU LIEN
L’AUTONOMIE • ANGOISSE DE SÉPARATION,
• CAPACITÉ D’ALLER VERS DE • DIFFICULTÉ À
NOUVEAUX OBJETS L’AUTONOMISATION
D’ATTACHEMENT
P Paul Z.
THÉORIE D’ATTACHEMENT
NOTION DE BASE DE SÉCURITÉ
• CETTE NOTION RENVOIE À LA CONFIANCE , POUR UNE
PERSONNE, DANS L’IDÉE QU’UNE FIGURE DE SOUTIEN,
PROTECTRICE, SERA ACCESSIBLE ET DISPONIBLE EN CAS DE
BESOIN, ET CELA, QUEL QUE SOIT L’ÂGE DE L’INDIVIDU.
• SI L’ENFANT A CONSTRUIT UNE BASE DE SÉCURITÉ, ALORS IL
PEUT FORT DE CETTE CONFIANCE DANS LA DISPONIBILITÉ DE
LA P Paul
FIGURE
Z. D’ATTACHEMENT, EXPLORER LE MONDE QUI
L’ENTOURE PARCE QU’IL PEUT Y REVENIR EN CAS DE BESOIN
THÉORIE D’ATTACHEMENT
SÉPARATION/INDIVIDUATION
• CHEZ TOUT ENFANT SE DÉROULE UN PROCESSUS D'INDIVIDUATION ET
DE SÉPARATION (PSYCHIQUE), QUI PERMET LE DÉVELOPPEMENT DU
SENTIMENT DE CONSCIENCE DE SOI.
• CE CONCEPT INTRODUIT PAR M. MAHLER DISTINGUE NETTEMENT LA
NAISSANCE BIOLOGIQUE DE LA "NAISSANCE PSYCHOLOGIQUE".
• SI LA COUPURE DU CORDON OMBILICAL AMÈNE UNE DISTANCIATION
PHYSIQUE DU BÉBÉ PAR RAPPORT À SA MÈRE, LE SENTIMENT
P Paul Z.
D'EXISTER COMME ÊTRE INDIVIDUALISÉ APPARAÎT PROGRESSIVEMENT
THÉORIE D’ATTACHEMENT
SÉPARATION/INDIVIDUATION
• L'ÉVOLUTION DU PROCESSUS D’INDIVIDUATION EST
BIEN SÛR LIÉ AUX RÉPONSES DE L'ENTOURAGE, ET À
LA QUALITÉ DE L'ATTACHEMENT MIS EN PLACE.
• AUTANT DIRE QU'IL EST INDISPENSABLE « DE BIEN
S'ATTACHER » POUR DEVENIR CAPABLE DE « BIEN SE
DÉTACHER » CE QUI EST LA VOIE NORMALE DE
P Paul Z.
L'INDIVIDUATION.
L’APPROCHE ÉCOLOGIQUE (BRONFENBRENNER,1979)
• LES APPROCHES TRADITIONNELLES DU DÉVELOPPEMENT ET L’APPROCHE ÉCOLOGIQUE
• PREND SES RACINES DANS LE DOMAINE DE LA BIOLOGIE ET DES SCIENCES
NATURELLES
• ADOPTE UNE PERSPECTIVE MULTIDISCIPLINAIRE :
• PERSPECTIVE SYSTÉMIQUE DE LA RÉALITÉ
• UNE CONCEPTION PHÉNOMÉNOLOGIQUE
• UNE CONCEPTION CONSTRUCTIVISTE
• PERMET DE COMPRENDRE LA NATURE DES INTERRELATIONS QUI RELIENT
L’INDIVIDU ET SON ENVIRONNEMENT
P Paul Z.
• MET L’ACCENT SUR LA RELATION QUI S'ÉTABLIT ENTRE LES NIVEAUX
D’ENVIRONNEMENT ET LES INDIVIDUS (PERSPECTIVE SYSTÉMIQUE DE LA RÉALITÉ)
APPROCHE ÉCOLOGIQUE
• ELLE SE DIFFÈRE DES APPROCHES TRADITIONNELLES
PARCE QU’ ELLE NE SITUE LES CAUSES PROFONDES
DU DÉVELOPPEMENT ET DE L’ APPRENTISSAGE NI DANS
L’ INDIVIDU NI HORS DE L’INDIVIDU, MAIS BIEN DANS
LES INTERACTIONS ENTRE L’ INDIVIDU ET SON MILIEU.
P Paul Z.
POUR BRONFENBRENNER, LE DÉVELOPPEMENT INTÉGRAL DE
L'ENFANT AUX NIVEAUX SOCIAL, COGNITIF ET AFFECTIF EST
CORRÉLATIF À LA NATURE DE PLUS EN PLUS COMPLEXES DES
ACTIVITÉS D'ÉCHANGES RÉCIPROQUES PAR LESQUELLES
L'ENFANT ÉTABLIT, AUPRÈS DES PERSONNES AUTOUR DE LUI,
UN SENTIMENT POSITIF D'ATTACHEMENT AFFECTIF. RELATIONS
DYADIQUES (COMPLÉMENTAIRE).
• LE RÔLE DE L'ADULTE EST ALORS INDISPENSABLE POUR
ASSURER
P Paul Z. CE DÉVELOPPEMENT.
Le développement
de la personne est
conçu en tant que
processus à travers
LE DÉVELOPPEMENT
lequel l’être humain
acquiert une
conception plus
large de
l’environnement
Résultat des
interactions
chacun s’adaptant en
réciproques et
fonction de
continuelles
changement de l’autre
interactions entre
l’individu et son milieu
P Paul Z.
L’ APPROCHE ÉCOLOGIQUE ET DÉVELOPPEMENT
DE L’ENFANT
LE DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT EST RELIÉ AUX
INTERACTIONS QU’IL MAINTIENT AVEC SON
ENVIRONNEMENT :
ÉCOLE, FAMILLE, AMIS, CENTRE DE LOISIRS,
LES MÉDIAS, ETC.
P Paul Z.
LE MODÈLE ÉCOLOGIQUE EN TANT QU’APPROCHE SYSTÉMIQUE DE
LA RÉALITÉ
PROPOSE DIFFÉRENTS NIVEAUX D’ANALYSE DE MULTIPLES SYSTÈMES QUI
COMPOSENT UNE NICHE ÉCOLOGIQUE
LA NICHE ÉCOLOGIQUE EST COMPOSÉE DE DIFFÉRENTES COUCHES SYSTÉMIQUES
IMBRIQUÉES LES UNES DANS LES AUTRES, À LA MANIÈRE DE POUPÉES RUSSES
LE MODÈLE ÉCOLOGIQUE PROPOSE DIFFÉRENTS NIVEAUX D’ANALYSE:
- LE MICROSYSTÈME
- LE MESOSYSTÈME
- L’EXOSYSTÈME
- LE MACROSYSTÈME
- LE CHRONOSYSTÈME
P Paul Z.
- ONTOSYSTÈME
STRUCTURE ÉCOLOGIQUE DU MODÈLE
ÉCOLOGIQUE
macrosystème
exosystème
cron
Chronosystème
mésosystème
cron
microsystème
ontosystème
La personne se trouve au centre d’une configuration
P Paul Z.
SANTE MENTALE
DES
SEMINARISTES
NECESSITE DU BILAN PSYCHOAFFECTIF
P Paul Z.
PLAN
•I SANTÉ MENTALE
• II BILAN PSYCHOLOGIQUE
• III BILAN PSYCHOLOGIQUE DES
SÉMINARISTES ET SON CONTENU
• IV L’INTÉRÊT POUR LES FORMATEURS
P Paul Z.
I- DÉFINITION DE LA
SANTÉ MENTALE
• LA SANTÉ MENTALE EST UN ÉTAT DE BIEN-ÊTRE, INDISPENSABLE
POUR SE SENTIR EN BONNE SANTÉ. ELLE NE SE DÉFINIT PAS
SEULEMENT PAR L’ABSENCE DE TROUBLE MENTAL OU
PSYCHOLOGIQUE.
• COMME LE FAIT D’ÊTRE EN BONNE SANTÉ PHYSIQUE, ÊTRE EN
BONNE SANTÉ MENTALE PERMET DE SE SENTIR BIEN DANS SA
PEAU, DE S’ÉPANOUIR, D’AGIR, DE S’INTÉGRER DANS UNE
COMMUNAUTÉ FAMILIALE, AMICALE, SCOLAIRE, PROFESSIONNELLE
P Paul Z.
ET DE PARTICIPER À LA VIE SOCIO-ÉCONOMIQUE.
DÉFINITION DE LA SANTÉ
MENTALE
• SANTÉ MENTALE ET SANTÉ PHYSIQUE SONT INDISSOCIABLES L’UNE DE L’AUTRE ET SONT
D’AILLEURS SOUVENT IMBRIQUÉES, L’UNE INFLUENÇANT L’AUTRE ET INVERSEMENT.
• « IL N’Y A PAS DE SANTÉ PHYSIQUE SANS SANTÉ MENTALE (OMS)
• LA SANTÉ MENTALE N’EST PAS UN ÉTAT FIGÉ, ELLE EST UNE RECHERCHE PERMANENTE D’UN ÉTAT
D’ÉQUILIBRE PSYCHIQUE, PROPRE À CHAQUE PERSONNE, SELON SES CONDITIONS DE VIE ET LES
ÉVÈNEMENTS QU’ELLE VIT OU QU’ELLE A VÉCUS.
• UNE PERSONNE PEUT NE SOUFFRIR D'AUCUNE MALADIE PSYCHIQUE SANS POUR AUTANT SE
SENTIR EN BONNE SANTÉ MENTALE. À L'INVERSE, UNE PERSONNE PEUT BÉNÉFICIER D'UN BIEN-
ÊTRE MENTAL SATISFAISANT TOUT EN AYANT UN TROUBLE PSYCHIQUE BIEN TRAITÉ.
• MAINTENIR UNE BONNE SANTÉ MENTALE EST AUSSI L'UNE DES MEILLEURES FAÇONS DE SE
PRÉPARER
P Paul Z. À TRAVERSER LES MOMENTS PLUS DIFFICILES DE LA VIE, SUR LE PLAN PERSONNEL OU
PROFESSIONNEL
LES FACTEURS EN JEU DANS LA SANTÉ MENTALE
• LE MILIEU DE VIE
• LE LIEU DE RÉSIDENCE OU D’HÉBERGEMENT, LA QUALITÉ DU LOGEMENT ET L’ENVIRONNEMENT SONT
PLUS OU MOINS PROPICES À UNE BONNE SANTÉ MENTALE. AINSI, QU’IL S’AGISSE DE L’ENVIRONNEMENT
PROCHE OU D’UN ENVIRONNEMENT ÉTENDU À LA POPULATION D’UN PAYS OU MÊME DU MONDE, TOUTES
LES MENACES ENVIRONNEMENTALES (HÉBERGEMENT PRÉCAIRE, RÉCESSION ÉCONOMIQUE,
FLAMBÉE ÉPIDÉMIQUE COMME CELLE DUE AU COVID-19, SITUATION D’URGENCE HUMANITAIRE,
DÉPLACEMENTS) SONT DES AGRESSIONS POUR LA SANTÉ MENTALE
• LES FACTEURS SOCIO-ÉCONOMIQUES
• LES RESSOURCES FINANCIÈRES ET LE TRAVAIL ONT UN RÔLE DANS LA SANTÉ PSYCHIQUE. AINSI LA
PAUVRETÉ EST UN FACTEUR DÉFAVORABLE.
• LES CONDITIONS DE TRAVAIL, LES FACTEURS PSYCHOSOCIAUX (STRESS, POSSIBILITÉ DE PRENDRE DES
DÉCISIONS
P Paul Z. LIÉES À SES TÂCHES, LIENS AVEC LES COLLÈGUES, RECONNAISSANCE DE L’EXPERTISE ET
DES COMPÉTENCES, ETC.), AINSI QUE LA SÉCURITÉ DES LIEUX, LA PRÉCARITÉ DU TRAVAIL OU LE
CHÔMAGE… INFLUENT SUR LE BIEN-ÊTRE PSYCHIQUE
LES FACTEURS EN JEU DANS LA SANTÉ MENTALE
• L’HISTOIRE PERSONNELLE ET RELATIONNELLE
• LES ÉVÉNEMENTS (HEUREUX OU MALHEUREUX) PRÉSENTS OU VÉCUS DANS LE PASSÉ INFLUENT SUR LE PSYCHISME.
CERTAINS ÉVÈNEMENTS DOULOUREUX QUI SURVIENNENT PENDANT LES PÉRIODES CRITIQUES DU DÉVELOPPEMENT,
NOTAMMENT AU COURS DE LA PETITE ENFANCE, SONT PARTICULIÈREMENT NOCIFS POUR LE PSYCHISME. PAR EXEMPLE,
DES PRATIQUES ÉDUCATIVES SÉVÈRES, DES CHÂTIMENTS ET VIOLENCES CORPORELS, LE HARCÈLEMENT
COMPROMETTENT LA SANTÉ MENTALE DE L’ENFANT, PUIS DE L’ADULTE.
• UN ENVIRONNEMENT RELATIONNEL BIEN STRUCTURÉ EN FAMILLE, ENTRE AMIS, DANS UNE COMMUNAUTÉ, AVEC DES
COLLÈGUES DE TRAVAIL EST UN FACTEUR PROTECTEUR.
• L’USAGE DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES EST UN FACTEUR DE DÉSÉQUILIBRE PSYCHIQUE.
• LES FACTEURS BIOLOGIQUES ET GÉNÉTIQUES
• LES FACTEURS BIOLOGIQUES ET NOTAMMENT GÉNÉTIQUES (HÉRÉDITÉ) EXPLIQUENT LA FRÉQUENCE DE CERTAINS
TROUBLES PSYCHIQUES (AUTISME PAR EXEMPLE).
• L’ÉTAT DE SANTÉ PHYSIQUE
• UNE MALADIE
P Paul Z. PHYSIQUE, SURTOUT LORSQU’ELLE EST CHRONIQUE, PEUT ALTÉRÉE LA SANTÉ MENTALE (DÉPRESSION,
ANXIÉTÉ, ETC .).
INVERSEMENT, DES TROUBLES PSYCHIQUES PEUVENT AGGRAVER L’ÉVOLUTION D’UNE MALADIE.
LES CRITÈRES D'UNE BONNE SANTÉ
PSYCHIQUE
• EXPRIMER SES TALENTS ET QUALITÉS MAIS AUSSI SES DÉFAUTS
• SE SENTIR CAPABLE DE RÉALISER SES PROJETS ET DE GÉRER SA VIE
• SUPPORTER LES TENSIONS NORMALES DE LA VIE ET LES TRACAS DU
QUOTIDIEN
• JOUER UN RÔLE ACTIF AU SEIN DE SA FAMILLE, DE SES AMIS, DE SA
COMMUNAUTÉ ET DANS SON TRAVAIL (OU DANS SES ÉTUDES)
• AVOIR UNE PENSÉE JUSTE, UNE ACTION JUSTE, UNE BONNE ESTIME
DE SOI
• ÊTRE
P Paul Z.
CAPABLE DE SE RÉALISER, SURMONTER DES TENSIONS
NORMALES DE LA VIE, ACCOMPLIR UN TRAVAIL PRODUCTIF ET
LES DIFFÉRENTS TROUBLES
QUI ALTÈRENT LA SANTÉ MENTALE
• UNE BAISSE DE MORAL ET LA SOUFFRANCE PSYCHOLOGIQUE
• MOMENTS DE STRESS, DE TRISTESSE, DE DÉPRÉCIATION, DE
DÉCOURAGEMENT, ETC. : CHACUN CONNAÎT CES SENTIMENTS PAR
MOMENTS, MAIS LE PLUS SOUVENT, ILS SONT TEMPORAIRES ET LE BIEN-
ÊTRE PSYCHOLOGIQUE S’INSTALLE À NOUVEAU. CES FLUCTUATIONS DE
L’HUMEUR ET DU « MORAL » SONT NORMALES.
• LORSQUE
P Paul Z. LA SOUFFRANCE PSYCHOLOGIQUE DEVIENT IMPORTANTE ET
DURABLE, LA SANTÉ MENTALE EST ALTÉRÉE.
• LA DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE RÉACTIONNELLE
• ELLE EST INDUITE PAR LES SITUATIONS ÉPROUVANTES ET
DIFFICULTÉS EXISTENTIELLES (DEUIL, ÉCHEC RELATIONNEL,
SCOLAIRE...) ET ELLE N’EST PAS FORCÉMENT RÉVÉLATRICE D’UN
TROUBLE MENTAL.
• LES SYMPTÔMES, RELATIVEMENT COMMUNS ET LE PLUS
SOUVENT ANXIEUX OU DÉPRESSIFS, APPARAISSENT
GÉNÉRALEMENT DANS UN CONTEXTE D’ACCIDENTS DE LA VIE OU
P Paul Z.
D’ÉVÉNEMENTS STRESSANTS ET PEUVENT ÊTRE TRANSITOIRES.
• LORSQU’ELLE EST TEMPORAIRE ET FAIT SUITE À UN ÉVÉNEMENT STRESSANT,
CETTE DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE EST CONSIDÉRÉE COMME UNE
RÉACTION ADAPTATIVE NORMALE. EN REVANCHE, LORSQU’ELLE DEVIENT
INTENSE ET PERDURE, ELLE PEUT CONSTITUER L’INDICATEUR D’UN TROUBLE
PSYCHIQUE.
• LES PERSONNES EN DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE NÉCESSITENT D’ÊTRE
ACCOMPAGNÉES MÉDICALEMENT ET PSYCHOLOGIQUEMENT JUSQU’À LA
GUÉRISON. MAL REPÉRÉE OU MAL ACCOMPAGNÉE, LA DÉTRESSE
PSYCHOLOGIQUE PEUT FAIRE BASCULER LA PERSONNE DANS UNE MALADIE,
VERS UN COMPORTEMENT AUTO-AGRESSIF (TENTATIVE DE SUICIDE) OU PEUT
ENTRAÎNER LES DIFFICULTÉS SOCIALES.
P Paul Z.
LES DIFFÉRENTS TROUBLES
QUI ALTÈRENT LA SANTÉ MENTALE
• LA SOUFFRANCE PSYCHOLOGIQUE LIÉE À DES TROUBLES PSYCHIATRIQUES
• LA SOUFFRANCE PSYCHOLOGIQUE PEUT ÊTRE EN RAPPORT AVEC UNE
MALADIE PSYCHIATRIQUE, PLUS OU MOINS SÉVÈRE ET/OU HANDICAPANTE
(TROUBLE OBSESSIONNEL COMPULSIF, TROUBLES ANXIEUX GRAVES,
TROUBLE BIPOLAIRE, ETC). CELLE-CI NÉCESSITE UN TRAITEMENT ADAPTÉ.
• LES CONSÉQUENCES LIÉES AUX AFFECTIONS PSYCHIATRIQUES PEUVENT
ÊTRE IMPORTANTES (HANDICAPS, AUTO-AGRESSION, DISCRIMINATION ET
EXCLUSION SOCIALE). C’EST POURQUOI UNE PRISE EN CHARGE
SPÉCIALISÉE EST NÉCESSAIRE.
P Paul Z.
II- BILAN/ EXAMEN PSYCHOLOGIQUE
• LE BILAN PSYCHOLOGIQUE
• “UNE ÉVALUATION APPROFONDIE DU FONCTIONNEMENT PSYCHOLOGIQUE D’UNE
PERSONNE, EN RÉPONSE À UNE DEMANDE D’AIDE OU DE CONSEIL, AU MOYEN
D’OUTILS SPÉCIFIQUES (TESTS, QUESTIONNAIRES) AFIN D’OBTENIR DES DONNÉES «
OBJECTIVANTES » SUR UN SUJET (CRONBACH, 1990 ; AERA, APA ET NCME, 2014).
• IL SE DIFFÉRENCIE DE L’ENTRETIEN (DIT DE SOUTIEN) ET DE LA PSYCHOTHÉRAPIE.
P Paul Z.
L’EXAMEN PSYCHOLOGIQUE ET SON CADRE
CLINIQUE
DÉFINITION DU BILAN
PARMI LES DÉFINITIONS FRANÇAISES DE L’EXAMEN
PSYCHOLOGIQUE NOUS RETIENDRONT CELLE DE
SANGLADE ET GIBELLO (1983) QUI RÉSUME LES
APPORTS SUCCESSIFS DES SPÉCIALISTES DU BILAN
P Paul Z.
EXAMEN / BILAN OU ÉVALUATION
L’EXAMEN PSYCHOLOGIQUE ET SON CADRE
CLINIQUE
« L’EXAMEN PSYCHOLOGIQUE EST UNE SITUATION RELATIONNELLE AU COURS
DE LAQUELLE UN SPÉCIALISTE APPLIQUE DES CONNAISSANCES THÉORIQUES ET
DES MÉTHODES PSYCHOLOGIQUES À LA COMPRÉHENSION DYNAMIQUE D’UN
INDIVIDU PRÉSENTANT OU NON DES DIFFICULTÉS À UN MOMENT DONNÉ DE SON
ÉVOLUTION. L’EXAMEN PSYCHOLOGIQUE S’INSCRIT NÉCESSAIREMENT DANS
UNE CONCEPTION HOLISTIQUE DE L’INDIVIDU, EN TANT QU’IL EST UN SUJET
PHYSIQUE, AFFECTIF, INTELLECTUEL, PSYCHOMOTEUR ET SOCIAL, ET OBJET DE
PROJETS ET DE DÉSIRS CONSCIENTS ET INCONSCIENTS DE LA PART DE SON
ENTOURAGE.
P Paul Z. SUJET EN CONSTRUCTION, SUJET EN CRISE PARFOIS, IL SE PRÉSENTE
À L’EXAMEN PSYCHOLOGIQUE DANS TOUTE SA COMPLEXITÉ ET SON UNICITÉ…. »
CADRE DÉONTOLOGIQUE ET ÉTHIQUE
DU BILAN
RÉACTUALISATION DU CODE DE DÉONTOLOGIE EN 1996:
IL PERMET AUX PSYCHOLOGUES DE PRÉCISER LEUR IDENTITÉ ET AUX AUTRES
PROFESSIONS ET AU PUBLIC DE LES IDENTIFIER PLUS AISÉMENT
5 ARTICLES SONT CONSACRÉS À LA PRATIQUE DES TESTS ET DE L’EXAMEN:
- ARTICLE 9 RELATIF AU CONSENTEMENT ET À L’INFORMATION
- ARTICLE 12 RELATIF À LA RESPONSABILITÉ DES CONCLUSIONS ET DES
MODALITÉS DE RESTITUTION
P Paul Z.
CADRE DÉONTOLOGIQUE ET ÉTHIQUE
DU BILAN
- ARTICLE 17 : « LA PRATIQUE DU PSYCHOLOGUE NE SE RÉDUIT PAS AUX MÉTHODES ET
AUX TECHNIQUES QU’IL MET EN ŒUVRE. ELLE EST INDISSOCIABLE D’UNE
APPRÉCIATION CRITIQUE ET D’UNE MISE EN PERSPECTIVE THÉORIQUE DE CES
TECHNIQUES »
- ARTICLE 18 RELATIF À L’UTILISATION DE TECHNIQUES «
SCIENTIFIQUEMENT VALIDÉES »
- ARTICLE 19 : « LE PSYCHOLOGUE EST AVERTI DU CARACTÈRE RELATIF DE SES
ÉVALUATIONS ET INTERPRÉTATIONS. IL NE TIRE PAS DE CONCLUSIONS RÉDUCTRICES
OU PDÉFINITIVES
Paul Z. SUR LES APTITUDES OU LA PERSONNALITÉ DES INDIVIDUS
NOTAMMENT LORSQUE SES CONCLUSIONS PEUVENT AVOIR UNE INFLUENCE SUR
OBJECTIFS DU BILAN PSYCHOLOGIQUE :
LA RÉALISATION D’UN BILAN PSYCHOLOGIQUE AIDE FRÉQUEMMENT À
L’ATTEINTE DE 6 OBJECTIFS (BOUVET, BOUDOUKHA, 2014)
EVALUATION DE L’INTELLIGENCE, DU FONCTIONNEMENT COGNITIF
Intérêt(s) : Aider à l’orientation scolaire, professionnelle
DIAGNOSTIC DES TROUBLES PSYCHIQUES
Intérêt(s) : Mettre en place des objectifs thérapeutiques concrets ;
COMPRÉHENSION
P Paul Z.
GLOBALE DE LA PERSONNALITÉ
Intérêt(s) : Faire l’inventaire des troubles et/ou de leur intensité ;
CIBLER LE TRAVAIL PSYCHOTHÉRAPEUTIQUE
Intérêt(s) : Déterminer quels aspects ont évolué ou non,
dans quelle mesure et avec quelle intensité.
EVALUER LES EFFETS D’UNE PRISE EN CHARGE
Intérêt(s) : Evaluation des points forts et des faiblesses,
de la qualité de vie et de l’environnement ;
PRONOSTIC
Intérêt(s) : Renforcer les prédictions éventuelles sur
P Paul Z.
l’évolution du consultant.
ETAPES D’UN BILAN PSYCHOLOGIQUE :
SCHÉMATIQUEMENT, IL SE DÉROULE EN 5 ÉTAPES (COGNET ET
BACHELIER, 2017)
RECUEIL DE PHASE ETAPE DE INTERPRÉTATI BILAN FINAL
ON DES
LA DESCRIPTIV LIAISON Evocation
RÉSULTATS
DEMANDE E Comparaison de
des attitudes Mise en
Histoire de Anamnèse,
observation
perçues lors perspective recommand
vie du de la passation
des ations, tant
consultant du patient, en
épreuves, sur le
recueil de comparaison
, de son des propos de de leurs pronostic
ses points
environne forts et la famille, de résultats que sur les
ment et de points l’école et des
dans une stratégies
scores
ses P Paul Z. faibles, approche thérapeuti
dégagés des
problèmes spécificité épreuves du globale du ques à
de ses bilan mettre en
III- CONTENU DU BILAN PSYCHOLOGIQUE DES
SEMINARISTES
• LE BILAN PSYCHOLOGIQUE DES SÉMINARISTES EST UN BILAN
PSYCHOAFFECTIF QUI SE VEUT EXPLORATEUR DE TROIS RÉALITÉS:
NIVEAU AFFECTIF
NIVEAU IDENTITAIRE/PERSONNALITÉ
NIVEAU RELATIONNEL
CAR:
LE VÉCU TOUT COMME LA PROGRESSION OU LA MATURATION DU
SÉMINARISTE VA SE FAIRE DANS UNE ARTICULATION TRILOGIQUE:
P Paul Z.
AFFECTIVITÉ-
IDENTITÉ-
RELATION
DÉCOUVRIR SON IDENTITÉ DANS UNE
PERSPECTIVE SYSTÉMIQUE
P Paul Z.
MÉTHODE ET CONTENU DU
BILAN
• MÉTHODES
OBSERVATION
TEST PSYCHOLOGIQUE DE
PERSONNALITÉ
P Paul Z.
ENTRETIEN PSYCHOLOGIQUE
MÉTHODE ET CONTENU
•CONTENU DU TEST DE
PERSONNALITÉ
P Paul Z.
P Paul Z.
MÉTHODE ET CONTENU
• CONTENU DE L’ENTRETIEN
IDENTITÉ DU PRÊTRE
MOTIVATION AU SACERDOCE
CONSCIENCE DES FORCES ET FAIBLESSES
VIE RELATIONNELLE
RAPPORT À L’AUTORITÉ
VIE FAMILIALE/ BLESSURES AFFECTIVES/ TRAUMATISMES ÉVENTUELS
VIE AMOUREUSE/ VÉCU PSYCHOSEXUEL
ACTUALITÉ DE L ’EGLISE / LES SCANDALES
RAPPORT AUX RÉSEAUX SOCIAUX, À L’ALCOOL, À L’ARGENT
P Paul Z.
QUELS INTÉRÊTS ?
POUR LE SÉMINARISTE
• ÊTRE CAPABLE DE RELIRE SON • ÊTRE CAPABLE
HISTOIRE PERSONNELLE
D’APPRÉHENDER, ANALYSER
• SE DÉFINIR DANS SON PROPRE ET COMPRENDRE SON PROPRE
FONCTIONNEMENT PSYCHIQUE À
FONCTIONNEMENT PSYCHIQUE
LA LUMIÈRE DES EXPÉRIENCES
EN RELATION AVEC AUTRUI
QUI ONT MARQUÉ SA
TRAJECTOIRE • ÊTRE CAPABLE D’IDENTIFIER
DÉVELOPPEMENTALE
P Paul Z. SES FAIBLESSES ET SES
• DÉFINIR ET S’APPROPRIER LA POTENTIALITÉS.
AFFECT
• DÉFINITION
• L'AFFECT EST UN TERME UTILISÉ EN PSYCHOLOGIE ET EN
PSYCHANALYSE ENGLOBANT LES SENTIMENTS, LES HUMEURS
ET LES ÉMOTIONS.
• L'AFFECT A UNE INFLUENCE SUR NOS COMPORTEMENTS.
• EN PSYCHANALYSE, FREUD CONSIDÈRE QU'IL S'AGIT DE LA
COMPOSANTE
P Paul Z.
AFFECTIVE DE LA PULSION, AVEC LA
REPRÉSENTATION
IDENTITÉ
• FAÇON DONT L’INDIVIDU SE PERÇOIT OU
EST PERÇU DANS SON ENVIRONNEMENT
• JEUX DE REPRÉSENTATION DE SOI ET DU
MONDE
P Paul Z.
RELATION
•LIEN AVEC
L’ENVIRONNEMENT
P Paul Z.