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Organo 2 Cordophones 3

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Cordophones

 Type
 Vièle
 Luth
 Harpe
 Cithare
Type vièles : cordes frottées
 vièle
 gigue
 rebec
 violes
 lyra da braccio
 vielle à roue
Les recherches
sur les vièles
Auguste Tolbecque
(1830-1919)
Werner Bachmann
Die Anfange Des Streichinstrumentenspiels
Breitkopf & Härtel
1964, 1966

Werner Bachmann
The origins of bowing
and the development of bowed instruments up to the 13th century
Oxford University Press
1969
Au Royaume uni…

Dr Mary Remnant

Bernard Ellis
(décédé en 2000)
En France…
Bernard RAVENEL
Vièles à archet et rebecs en Europe au Moyen Age
Thèse de doctorat d'Etat - Université de Strasbourg
1982.
Julien SKOWRON
L’art de la vièle à archet
1977
Pierre BEC
Vièles ou violes?: Variations philologiques et
musicales autour des instruments à archet du
Moyen Age : XIe-XVe siècle
1992
Christian RAULT
. 1985, L’organistrum. Les origines de la vielle à
roue.
. 1987, L’évolution du dessin des cordophones
du XIe au XIIIe siècle révélatrice de l’évolution
de leur procédé de construction.
. 1991, Les instruments du Porche de la gloire:
fantaisie ou réalité ?
. 1994, les modifications structurelles radicales
des instruments à cordes au XVIe s.
. 2002, La gigue, l’autre vièle médiévale
……………………………………………..

1994 : organisation du colloque de Royaumont


CERIMM – Fondation ROYAUMONT
Les archets
 Instruments à archet inconnus dans
l’Antiquité…introduits en Europe par
des musiciens des pays islamo-
islamiques.
 Premières représentations au Xe
siècle dans les mss mozarabes ou
catalans.
 L'apparition de l'archet, à la fin du premier
millénaire, a transformé considérablement
la musique instrumentale.
 Dans l'art roman occidental, couvrant la
France et la région du chemin de
Compostelle en Espagne, les vièles
supplantent totalement les instruments à
cordes pincées avant un retour de ces
derniers au XIIe siècle.
Ivoire sculpté byzantin
(vers 1000)
Museo Nazionale, Florence
Manuscrit byzantin
XIe s.
Bibliothèque vaticane
Ms gr 333 f°46
Codex byzantin
1066
British Library - add. 19352 f°191
Psautier Barberini
XIe
Bibliothèque apostolique vaticane
Barb grec 372 f°249
BNF, Latin 2508
Odo Astensis, expositio in psalmos
(Farfa, Italie, 1er quart 12e), f°2v.
Chapelle palatine de Palerme -11e s.
Cliché : Lorenzo Daniele – Mauro Italia
Fresque de la tour nord de la Basilique Sainte Sophia
Kiev
Vers 1020
Klosterneuburg, bibliothèque de Augustiner-Chorherrenstift,
codex 987 (Hildesheim), XIe s.
BNF Ms Latin1118
Gigue – Vièle en 8
 Gigue
 (> fin XIIIe)
 caisse en 8,
 3 cordes
sans touche.
 Vièles (oïl / XIe au XVIe siècle) :
construites dans une pièce de bois
creuse (lignum concavum habent – Ms.
144) jouées à l’aide d’un archet, baguette
à cordes (vigula cordate – Ms. 144) pour
faire danser.
 5 cordes dont 2 chœurs sur la touche et un
bourdon
 Autres accordages pour les 5 cordes (Cf. Traité
de J. de Moravie, ca 1250).
 Oloron-
Sainte-
Marie
(Pyrénées-
Atlantiques)
, vièle, fond
bombé
 Bransat (Allier),
jongleur, vièle
piriforme à manche
Vièle ovale
Ses principales
caractéristiques sont:
• une caisse de forme ovale,
chantournée dans une épaisse
planche de bois.
• une table et un fond voûtés.
• deux ouïes opposées en
forme de B ou de demi-lune.
• un manche séparé de la
caisse.
• une touche permettant
d'appuyer sur les cordes, et
non de les "crocheter".
• Généralement 5 cordes, le
bourdon le plus grave passant
souvent à l'extérieur de la
 Ensemble Obsidienne touche.
une caisse de forme ovale,
chantournée dans une épaisse planche de bois.

L’ensemble de l’instrument (tête, manche et éclisses)


est chantourné à la scie dans une épaisse planche de
bois.
 un manche séparé de la caisse.
 une touche permettant d'appuyer sur les cordes, et
non de les "crocheter".

 François Moser émet une hypothèse


judicieuse : la touche pourrait être née sur
les tables en peau sur lesquelles on ne peut
presser les doigts puis conservée par
habitude sur les tables en bois. Sa présence,
également liée à la hauteur du chevalet,
varie donc en fonction du son que l'on
souhaite obtenir de l'instrument.
Crochetage >>>
 LE CROCHETAGE
 Le crochetage est une technique utilisée sur les
instruments à cordes frottées orientaux. A la
différence de la vièle médiévale ou du violon, où la
corde est bloquée entre le doigt et la touche de
l'instrument, on obtient les différentes notes en
appuyant le doigt sur la corde seule.
 Cette technique était utilisée pour les instruments de
la famille de la gigue, qui ne comportaient pas de
touche.

 Deux techniques pouvaient être utilisées :

1- La technique du crochetage direct est la plus pratique :


le doigt vient appuyer fermement le côté de la
corde.
2 - La technique d'appui avec l'ongle :
celle-ci limite cependant les possibilités de jeu.
La technique du crochetage direct est la plus pratique:
le doigt vient appuyer fermement le côté de la corde.

La technique d'appui avec


l'ongle:
celle-ci limite cependant les
possibilités de jeu.
Généralement 5 cordes,
le bourdon le plus grave passant

souvent à l'extérieur de la touche.

 Cette corde-bourdon placée à l’extérieur


du manche pose certaines questions à
l’observateur et au musicien. Plusieurs
hypothèses sont proposées par les
interprètes actuels, et certains luthiers
pensent même, que ce bourdon extérieur
au manche jouerait un rôle acoustique
particulier dans l’équilibre général
de tensions des cordes.
 Quelques constatations sont faites : cette
corde peut être frottée avec l’archet ou
non, utilisée pincée par le pouce gauche
pour des effets rythmiques ; sa longueur
peut aussi être raccourcie en y
appliquant le pouce de la main gauche
tel qu’on peut d’ailleurs l’observer dans
l’iconographie jusqu’à la Renaissance, de
Bible Maciejowski façon à obtenir d’autres notes, par
exemple une sous-tonique, selon le choix
de l’accord.
L'accord de la vièle
selon
JEROME DE MORAVIE

 JEROME DE MORAVIE était un moine dominicain vivant dans la


deuxième partie du XIII° siècle. Dans son "TRACTATUS DE MUSICA
" rédigé vers 1270, il apparaît comme le premier théoricien à
s'intéresser aux instruments et à leur accord.
 Jérôme de Moravie définit trois
règles générales d'accord pour
une vièle à cinq cordes.
 Celles-ci s’appuient sur des
intervalles de QUARTE et de
QUINTE.

 PREMIER ACCORD

 Cet accord permet de renforcer


les notes aiguës, mais limite la
tessiture de l'instrument.
 Il semble avoir surtout été
utilisé pour les
accompagnements liturgiques.

 DEUXIEME ACCORD

 "Cet accord est nécessaire aux


laïcs qui veulent parcourir
fréquemment dans toute lla
main tous les chants
irréguliers." Il permet une plus
grande tessiture et ouvre la
 porte à un jeu "en positions".

 TROISIEME ACCORD

 Celui-ci annonce l'accord en


quintes successives qui se
généralise à la
 Renaissance.
Tenue de la vièle
(sculpture romane : Lionel
Dieu)
La vièle présentée
Accordée
Sur l’épaule sans le cou
Sur l’épaule et le cou
 ° A braccio, c’est-
à-dire à l’épaule
(tête penchée sur la
caisse ou tournée à
l’opposé,
instrument appuyé
sur le creux du bras
et de l’épaule ou
sur l’avant-bras
gauche).
http://www.instrumentsmedievaux.org
Saumu
r
 ° A petto :
l’instrument est
appuyé contre la
poitrine, comme
en jouent encore
aujourd’hui
certains
violoneux, ou
même contre le
ventre.
 A gamba : l’instrument est posé sur
un genou ou entre les jambes s’il est
petit, sur le sol s’il est grand.

 Enfin, une quatrième position, plus
rare, apparaît parfois dans
l’iconographie, surtout dans les
enluminures allemandes :
l’instrument est perpendiculaire à la
poitrine et soutenu par une
bandoulière autour du cou.
Rebec
 Rebec vient du terme arabe rabâb
(prononcé r’ebeb et entendu rebebe au
Moyen Age) qui désigne depuis le Xe
siècle tous les instruments à cordes
frottées à l’archet, au Moyen Orient puis
au Maghreb.
 Rebec est cité pour la première fois dans
le bon berger de Jean de Brie, en 1370
puis dans le Roman de la Rose.
Rebec XIVe
 3 cordes frottées en
boyau (5tes)
 Caisse étroite
piriforme et monoxyle
 Chevillier renversé
 Manche doté d’une
touche
Rebec réalisé par Olivier
Féraud d’après « la pala di
San Gobbe » de Giovanni
Bellini (vers 1487)

D’après - Guido da
Serravallino, 1488, Pise
(Italie), Musée du
Duomo, longueur : 26,5
cm
cordes crochetées par le
doigt, poussées par
l’ongle ou modifiées par
simple pression.

Photographies tirées du site : http://www.s-hamilton.k12.ia.us/antiqua/rebec.htm


La Bernardina
de Josquin des Prez (c.1450-
1521)
 CD 10
 alto
 ténor
 basse
Violes
vièle en langue d’oc
 Alto
 Ténor
 Basse
 Violone
 CD19
 D’où vient cela de
Claudin de Sermisy (c. 1495-1562)
 Alto, ténor, basse +
violone

 viols
Lyra da braccio

Lira (Lyra) : < XIVe


nom de le vièle en
Italie
7 cordes dont 5 sur la
touche et 2 bourdons.

Romanesca CD 22
 (passamezzo

moderno anonyme
XVIe)
Organistrum
Vielle à roue

 Cantiga : Como poden per sas culpas os


omes
d’Alphonse le Sage ( 1221-1284) CD 24
 Hurdy gurdy
The Blind Leading the Blind, 1568, Naples
CRWTH

Cet instrument comporte cinq


ou six cordes frottées par
l'archet, les plus graves
sonnant en bourdon , et deux
autres cordes, sans appui sur
la touche, qui sont pincées par
le pouce.
Cordes pincées,
Cordes frottées ?

Trompette marine
l’Encyclopédie de Diderot
et d’Alembert fascicule
intitulé lutherie
Le monocorde
>
Cordes pincées
 Luth
 Harpe
 Cithares
Famille des luths
Origine
 Histoire uniforme jusqu’à la fin de l’Empire
Ottoman
 Développement des nationalismes :
 Origines persane, égyptienne, sumérienne,
aryenne, berbère, juive, syrienne, élamite,
accadienne (3e millénaire avant J.-C.)
 Preuves iconographiques : mais il ne faut pas
confondre les luths à manches longs (Tunbur ;
Irak 2170 avant JC) et les luths à manches courts
(UD) ;
Luth à manche court Luth à manche long

 Non fretté  Fretté


 Forme conique du  Manche de même
manche et donc les épaisseur : maintien
ligatures ne tiennent des ligatures de frettes
pas
 pour faciliter la
pression sur les cordes  la technique de
 Traditionnellement on
démanché est plus
ne changeait pas de
récente.
position
Origine du UD
 Ud : bois ou traduction du mot tortue

 New grove :
 Barbat = lyre ou le nom du plectre (Christian
Poché)
 Le barbitos grec devient barbat (Erlander)
 Barbat est aussi en persan : poitrine de canard.

 Il existe aussi une vina-luth à manche court


au IIIe ap. JC (Empire d‘Alexandre le Grand)
UD manche court
 décrit par un philosophe arabe au IXe
après JC : Al Kindi
 instrument creusé dans une pièce de bois
 Caisse de résonance moins profonde pour des
raisons de maniabilité
 chevalet posé sur la table à cause de
l’usage de la peau (impossible de coller un
cordier)
 Chevalet mobile pour modifier l’accord
UD
 5 ou 6 rangs de cordes
 Tempérer un instrument ou une échelle = fixer les sons
 Pythagoricien
 Zalzalien
 Égal ou inégal
 Cordes en soie filée ou en boyau.
 Épaisseur de la corde : diamètre mais le calcul du diamètre
n’était pas toujours maîtrisé (diamètre ou la section ?)

 La ligature autour du manche joue le rôle de frette pour


arrêter la corde.
 Lorsqu’on parle de jeu entre ou sur les frettes, il s’agit de
frettes virtuelles parfois tracée au crayon pour faciliter
l’apprentissage ( pour la guitare c’est la frette qui détermine le
son et il n’est pas possible de jouer sur la frette)
Luth

 Luth basse - CD 29
 Tastar de corde – recercar
 Imprimé par Petrucci en
1508

 Luth ténor- CD 31
Gaillarde pour deux luths

Anonyme Fin XVIe

 lute
Médiéval Renaissance
:

Plectre Sans plectre


Luth avec plectre
 La perra mora, Pedro Gerrero
(c1520), Renaissance
educated music. Popular
spanish music, Jordi Savall
Hesperion XX, Veritas, 1994.
 Si l’utilisation d’un plectre était courante, certains
se servaient aussi d’un seul ou de plusieurs doigts
pour leur usage personnel, et il est aussi possible
qu’une technique combinant les deux ait existé.

 Antoine Furetière donne quelques indications


concernant la technique de main droite utilisée :
la mélodie serait jouée sur le premier chœur par
le plectre, relié à l’index ; les autres chœurs
seraient pincés par le pouce.
 Dans le New Grove Dictionary, James Tyler révèle
qu’il y avait une bonne variété de techniques de
main droite :
 pouce, index et majeur ;
 l’index seul, avec une plume attaché dessus ;
 un plectre glissé entre l’index et le majeur, utilisé seul ou
en conjonction avec le médium ou troisième doigt.
Worcester
Bristol
Sans plectre
 6 : Fantasia, Luis
de Milan (c1500-
1561), Renaissance
educated music.
Popular spanish
music, Jordi Savall
Hesperion XX,
Veritas, 1994.
Ulm
Amiens
Maigrauge-Fribourg
Amiens
Ange luthiste
1500 >

Eglise Saint-Genest
Flavigny-sur-Ozerain

(Côte-d’or)
Stalles de Gaillon à Saint-Denis
 Eléments constitutifs [1] :

 BRAGUE : Elle donne de la rigidité à l’arrière de la caisse et cache


l’extrémité des côtes.
 CAISSE : Les anciens l’appelaient "dos" ou "donte". C’est
"l’enceinte acoustique" de l’instrument. Elle est constituée d’un
nombre impair de côtes (ou éclisses), faites dans un bois dur
(érable, if) et d’une très faible épaisseur (environ 1,5 mm).
 CHANTERELLE : Double ou simple, c’est la plus aiguë de
l’instrument.
 CHEVALET : Il sert à attacher les cordes et à transmettre leurs
vibrations à la table d’harmonie. Sa forme varie avec l’époque et le
lieu de fabrication. Il est en bois dur.
 CHEVILLER : Il a autant de chevilles, que le luth de cordes.
 CHŒUR OU RANG : Ces noms désignent une paire de cordes.
 FRETTES : Elles divisent le manche en 1/2 tons. Faites avec des
cordes de boyau.
 TABLE D’HARMONIE : C’est "l’amplificateur" de l’instrument. Elle
doit être faite dans un bois résonnant (épicéa principalement).
Epaisseur variable inférieure à 2 mm.

[1] http://perso.wanadoo.fr/soc.fr.luth/luthdoc.f.4.html voir


schéma
Théorbe
Guiterne
La GUITERNE, ou CITTERN,ou encore
GUITARE LATINE, est parfois aussi
appelée CITOLE. Elle semble être
l'ancêtre direct de la guitare. Sans
doute apparu en Espagne, cet
instrument aux cordes doublées en
boyau et à fond plat a précédé le
luth.
L'instrument ici reconstitué
comporte quatre cordes doublées
(8), accordées à la quinte puis à la
quarte

 Cantigas de Santa Maria


© Peter Kirnbauer
Fresques de la cathédrale du mans
Vers 1375
Eglise de Saint-Sulpice-sur-Risle
Couronnement de la Vierge
Fra Angelico – 1435
Musée du Louvre
Catalogne : "guitarra" et "llaüt guitarrenc"
© Laura de Castellet
© Laura de Castellet
 Guitare mauresque!
Guitare sarrasine!
Maurache! Morisca!
Des noms qui montrent bien l'origine
orientale de l'instrument. Là encore
une variante du luth, avec un manche
long sur lequel sont tendues 4 cordes,
généralement métalliques et doublées.
 > Saz
Guitare

 7 cordes en boyau
 Suite de branles
d’Adrian Leroy
(+1589) CD 35-36

 guitar
Cordes métalliques
pincées
Citole
Cistre
Mandore
Psaltérion
Dulcimer
Citole
 Danse royale anonyme XIIIe – CD 40
Autre modèle
 Piriforme mais à
fond plat
 4 cordes
métalliques
Cistre

 Corrente prima
 d’ Alessandro Piccinini
(c. 1565-1638)
CD 43

 cittern
 Pandura > Mandurar >
Mandore :
 Petit luth à 3, 4 cordes
 Caisse monoxyle
oblongue
 Chevillier en faucille
 « Petit instrument de tessiture soprane, membre de la
famille du luth, avec un accord et un répertoire
spécifiques, qui était principalement utilisé en France,
depuis le milieu du XVIe siècle, jusqu’à la fin du XVIIe.
 Dans quelques exemples, le corps piriforme, le manche et
le chevillier sont taillés dans un seul et même bloc de bois.
Les corps de la plupart, néanmoins, étaient construits par
des bandes séparées, comme pour le luth. La touche était
encastrée avec la table d’harmonie plate, à laquelle le
chevalet était collé.
 Il y avait ordinairement quatre cordes simples de boyau,
mais cinq ou six ont aussi été retrouvées, parfois avec les
plus graves d’entre elles en double chœur, comme un luth
(d’où le terme contemporain de « mandore luthée »).
James Tyler
Mandore reconstituée
 trois cordes
doublées, en
métal.
 il faut savoir que la première description de la
mandore est due à Juan Bermudo, dans sa
« Déclaration de instrumentos »(1555): celui-ci
décrit en fait le rabel, petit instrument populaire
espagnol, dont il est possible que la mandore soit
issue. Auparavant, celle-ci avait été représentée
par Sebastian Virdung (dans le « Musica
getutscht » -1511) et par Martin Agricola (dans le
« Musica Intrumentalis Deutsch » -1528/1545)
sous le nom de « quintern ». Il n’y a cependant
pas de documents écrits datant des XIVe et XVe
siècles qui traitent du sujet.
Définition tirée de l’ouvrage « De Organographia » de Michael
Praetorius, p.53 (1619) :
Michael Praetorius, De Organographia, 1619 (détail "Mandöraen")

http://le.luth.free.fr/mandore/index.html
la première source établissant un accord et un diapason pour la mandore
est le « Syntagma Musicum » de Praetorius (1619). Quatre accords
différents sont mentionnés :
 L’accord employé était une combinaison de quartes et de
quintes avec des alternatives pour la chanterelle: do-sol-do2-
sol2. Celle-ci pouvait être baissée d’un ton jusqu’au fa2
(”cordes avalées”) ou d’une tierce mineure jusqu’au mi2
(accord en tierce).
 Ces accords sont donnés par Mersenne (Harmonicorum Libri,
1635), mais Praetorius (Syntagma musicum, ii, 1618,
2/1619/R) donne deux solutions différentes pour mandore à
cinq cordes :
 do-sol-do1-sol1-do2;
 et do-fa-do1-fa1-do2,
 plus un dernier accord pour instruments à quatre cordes: sol-ré1-
sol1-ré2;
 tout cela implique l’existence d’un modèle quelque peu plus
grand mais de la même tessiture. Alors que les
caractéristiques quartes et quintes sont trouvées dans toutes
les sources de musique pour mandore, une exception fait
partie du manuscrit écossais de John Skene, dans lequel un
groupe de pièces requièrent « l’ancien accord du luth: do1-fa1-
la1-ré2-sol2. Le diapason n’est pas précisé chez Skene, mais
on est renseigné par James Talbot, dont le manuscrit montre
que c’était le même que l’accord standard des cinq premiers
choeurs d’un luth de la Renaissance, à l’octave supérieure.
Mandore à quatre chœurs
avec tablature
de François de Chancy.
Marin Mersenne :
« Harmonie Universelle,
Livre second des
instruments à chordes,
p93 »
Copie par Carlos Gonzales inspirée de la mandore de Boissart,
1640

http://le.luth.free.fr/mandore/imgcol/_00016.htm
Reconstitution d’une mandore de Gaspare Vimercati, (Milan c.1770).
A gauche, telle qu’elle a été retrouvée, et ci-dessous après
restauration pour le musée de Nice. Il est précisé dans le rapport

d’expertise de la restauration que la rosace était en parchemin .


Lyre
Harpe

Psautier (783-795), Abbaye de


Soissons

Montpellier, Bibl. de la faculté de médecine, ms. 409, fol. 1v


Lyre et harpe triangulaire

Psautier d’Utrecht, école de Reims


(vers 820-830)
Utrecht, Universiteitsbibliotheek, ms. 32, fol. 1v.
Psautier, Milan (fin du 10ème s.)
Munich, Bayerische Staatsbibl., ms. clm 343, fol. 12v
Lectionnaire, Reichenau (?)
(fin du 11ème s.)

Hildesheim, Dom-Bibl. Hs.688, fol. 84


Harpe

 Patriae pacis
Anonyme c 1350
 Pour harpe et voix d’alto

 CD 26

 harp
 Le nombre de cordes varie de 21 à 28.
Celles-ci étaient le plus souvent en
boyau, mais de nombreuses harpes
irlandaises sont décrites avec des
cordes métalliques.
 Vingt-deux cordes
en boyau
Longueur totale:
70 cm
Largeur totale :
42 cm
Largeur de la caisse:
10 cm
Epaisseur de la caisse:
11 cm

 Dimensions sur
http://www.instrumentsmedievaux.org
Un exemple de clarseach, la harpe dite de Brian-Boru, XIVème-XVIème. Dublin, Trinity-
College.

La harpe irlandaise, tout comme la harpe écossaise, comporte une caisse de résonance
monoxyle large et profonde. La console est épaisse et la colonne incurvée. Elle comprend entre
30 et 50 cordes en cuivre ou en bronze, que le harpiste pince avec ses ongles pour produire un
son brillant. On appelle ce type de harpe « clarseach ».

Catherine HOMO-LECHNER, Sons et instruments de musique au Moyen Age, Paris, éditions


Errance, 1996, p. 89-90.
Christian Brassy
Leon
Right hand fingers

Harpion
Harpe allemande ca 1700
Harpions nommés « Brays »
MFA Boston
 1 : La falla by
Françoise Johannel,
harpe & Pascale
Boquet, luth
 Chansonnier
nivelle de la
chaussée,
Ensemble Amadis,
Adda, 1992.
La rote
 La rote est un instrument très populaire pendant l'art
roman. Principalement jouée par les jongleurs, elle se
trouve aussi dans les mains de David.
 Son appellation est débattue. Pierre Bec proposa
l'appellation moderne de harpe-psalterion. Christian Rault
qui termine une thèse sur cet instrument l'adopte en
précisant que le nom médiéval de cet instrument reste une
énigme. Lionel Dieu fait remarquer que la dénomination
médiévale rote s'applique certainement à cet instrument
antérieur à ses descendants : la harpe (même si elle existe
dans les Iles Britanniques) et le psaltérion.
 Connue des Carolingiens, la "harpe - psaltérion" se
présente sous la forme d'un psaltérion triangulaire muni de
cordes sur les deux faces. L'instrument se tient comme une
harpe, chaque main du musicien agissant sur l'un des plans
de cordes en boyau.
Type cithare
Psaltérion

 Le psaltérion prend sa forme définitive « en groin de porc » en Ile de


France
 Cordes métalliques en chœurs (parfois boyaux)
 Danse royale anonyme XIIIe CD 49

 psaltery
FOG Harvard
Psaltérion finlandais (XIXe siècle) – MFA Boston
Tympanon

Praembulum anonyme fin XVIe CD 52


Dulcimer -
Invention du XIXe siècle
Epinette des Vosges Dulcimer
Percussions
 Tintinnabulum
 Triangle
 Tambour
 Tambourin
 Tabor
 Nacaires
 Timbales
Tintinnabulum
Cluny
Triangle
CD 56
Tambourin
CD 59
Tabor
 + timbre
Nacaires

CD 62
Timbales
Zabomba

Rommelpot
Le combat de carnaval et carême 1559 Vienne
Zabomba from Spain
 ouvrage « The early mandoline » de James Tyler, via :
http://books.google.fr/books?
id=p4JFbUqIGPcC&pg=PA7&lpg=PA7&dq=mandore+frette&source=web&ot
s=pvAbRwynjq&sig=0JrI5RTnR37moLDlTrK7j9Ri65I&hl=fr#PPA9,M1
 pages et sites internet :
 http://www.jstor.org/pss/3126587 et http://www.jstor.org/pss/3126587
 http://del.icio.us/bibliparis4/musicologie
 http://www.library.appstate.edu/music/lute/mandlst.html et
http://www.library.appstate.edu/music/lute/mcomp.html
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