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9.diag Bio Des Syndr Myéloprolifératifs

Les syndromes myéloprolifératifs (SMP) sont des hémopathies malignes chroniques caractérisées par une hyperproduction de cellules myéloïdes matures, entraînant des complications comme la thrombose et l'infection. Le diagnostic repose sur des examens biologiques, y compris l'hémogramme et le myélogramme, et il existe plusieurs entités distinctes comme la leucémie myéloïde chronique et la thrombocytémie essentielle. La leucémie myéloïde chronique, en particulier, est associée à une anomalie génétique acquise, la translocation t(9;22), et nécessite un traitement spécifique pour améliorer la survie des patients.
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9.diag Bio Des Syndr Myéloprolifératifs

Les syndromes myéloprolifératifs (SMP) sont des hémopathies malignes chroniques caractérisées par une hyperproduction de cellules myéloïdes matures, entraînant des complications comme la thrombose et l'infection. Le diagnostic repose sur des examens biologiques, y compris l'hémogramme et le myélogramme, et il existe plusieurs entités distinctes comme la leucémie myéloïde chronique et la thrombocytémie essentielle. La leucémie myéloïde chronique, en particulier, est associée à une anomalie génétique acquise, la translocation t(9;22), et nécessite un traitement spécifique pour améliorer la survie des patients.
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DIAGNOSTIC BIOLOGIQUES DES

SYNDROMES MYELOPROLIFERATIFS
(SMP)

1
OBJECTIFS

1°) Définir les SMP

2°) énumérer 2 caractères en commun

3°) Poser le diagnostic des SMP

4°) Interpréter la NFS d’une LMC

2
I-1 DÉFINITION
Les syndromes myéloprolifératifs (SMP) est un ensemble
d’hémopathies malignes chroniques caractérisées par une
hyperproduction de cellules myéloïdes matures par la
moelle osseuse et qui se traduisent sur l’hémogramme par
une augmentation des cellules sanguines circulantes et
cliniquement par une SPM, un risque de thrombose et un
risque infectieux

3
I-2 Intérêt

Épidémiologique

Diagnostique

Thérapeutique

Pronostique
 Améliore la qualité de survie
 Évolution fatale en absence de traitement

4
I-3 Rappels
1-3-1 Hématopoïèse et facteurs de
régulation CS

SCF
CSL GEMM GEMM-CSF

GM-CSF

EPO BFU-Eo
TPO Il-6 Il-5 GM
BFU-E BFU-MK

CFU-E CFU-MK G-CSF G M-CSF M

:::

GR Plaq PB PE PN Mono
5
I-3 Rappels (suite)

Rôles des cellules sanguines

Anti bactériens, anti parasite, Allergie

 Épuration du sang (élimination de cellules mortes),

 Transport des gaz du sang

Equilibre hémostatique

Homéostasie sanguine

6
Physiopathologie
Il s’agit d’une anomalie monoclonale de la cellule souche
multipotente qui associe parfois

 Des anomalies chromosomiques de type translocation,

monosomie ou trisomie, delétions, syndrome 5q-

 La prolifération cellulaire est toujours monoclonale

 La fibrose médullaire est réactionnelle, constante soit

au début de la maladie soit au cours de son évolution

7
II- POINTS COMMUNS

1°) Prolifération monoclonale sans blocage de maturation


2°) Point de départ médullaire
3°) Anomalies chromosomiques
4°) Parfois une fibrose médullaire
5°) Hyperleucocytose
6°) Myélémie
7°) Hyperviscosité sanguine
8°) Insuffisance médullaire
9°) Organomégalie (SPM, HPM)
10°) évolution vers les fromes aigues
8
III- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE

III-1 CIRCONSTANCES DE DECOUVERTES


Hémogramme de routine
Bilan systémique
Pesanteur abdominale
Crise de goutte
Thrombose
Rarement une AEG
Adulte et adulte jeune

9
III-2 MOYENS DIAGNOSTIQUES
Hémogramme + taux de réticulocytes
Myélogramme
Examen cytogénétique
Biologie moléculaire
Immunophénotypage
Examen cytochimique
Scintigraphie/ MET

10
III-3 CLASSIFICATION
5 entités distinctes
• Leucémie myéloïde chronisque
• Splénomégalie myéloïde
• Myélodysplasies
 Leucémie myélomonocytaire chronique
 Syndromes préleucémiques (HPN)
 Anémies réfractaires
• Thrombocytémie essentielle
• Maladie de Vaquez

11
III-4 Aspects morphologiques des SMP
Maladie Aspect morphologique

LMC Myélémie, blastose sanguine, thrombocytose,


hyperplasie myéloïde, augmentation des
mégacaryocytes
Splénomégalie myéloide Anémie normocytaire, érythroblastose
sanguine, dacryocytes, fibrose médullaire,
augmentation des mégacaryocytes
Myélodysplasie Neutrophilie, ou neutropénie modérée,
myélémie, hyperplasie myéloïde avec
augmentation des précurseurs myéloïdes et
monocytaires

Thrombocytémie Taux des hématies et des neutrophiles normal,


essentielle augmentation des mégacaryocytes et des
plaquettes sanguines
HPN Hémolyse épisodique, pancytopénie,
hypoplasie ou aplasie médullaire
12
IV- LEUCEMIE MYELOIDE CHRONIQUE (LMC)

IV-1 Définition
LMC = syndrome myéloprolifératif est
caractérisé par une prolifération monoclonale
de la lignée myéloïde due à une anomalie
génétique acquise, la translocation t(9;22) et
qui se traduit sur l’hémogramme par une
hyperleucocytose à polynucléaires
neutrophiles matures associant une basophilie,
une hyperplaquettose et une myélémie
13
importante polymorphe
IV-2 Intérêt
Epidémiologique:

3ème forme d’hémopathie maligne (10 à 20%

des leucémies)

Incidence 12 cas/100 000 habitants /an

sujet adulte jeune (55 à 60ans)

Légère prédominance masculine (1,5 à 2)

14
Diagnostique:
Idiopathique (99%), radiations, benzène
Bénéficie des avancées de la biologie
Poser les bases thérapeutiques
Thérapeutique:
Améliorer la survie
Guérison dans certains cas
Évolution sans traitement vers une LA

15
1V-3 Physiopathologie

LMC = est une anomalie génétique acquise de


la CS myéloïde
Translocation réciproque et équilibrée entre
chromosome 9 et chromosome 22 on note
t(9;22)(q34; q11) dans plus de 90% des cas.
IL s’agit d’échange de matériel génétique entre
les bras longs des chromosomes 22 et 9

16
1V-3 Physiopathologie

Le gène Abelson (abl) du chromosome 9 se fixe


sur le gène bcr du chromosome 22 donnant
ainsi un chromosome hybride appelé
chromosome philadelphie (Ph1)

17
18
19
 Gene Abelson (abl) du chromosome 9 code
pour une protéine (p145) à activité tyrosine
kinase
 Gene bcr (chromosome 22) stimule le cycle
cellulaire
La translocation t(9;22) donne un nouveau gène
hybride qui transcrit une protéine de fusion
(P210) dont l’activité est constitutive et durable.

20
Conséquences:
Le gène hybride bcr-abl active en
permanence le cycle cellulaire
Expansion clonale,
Immortalité
Augmentation masse tumorale,
Étouffement des autres lignées cellulaires

21
IV-4 DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE

IV-4-1 CIRCONSTANCES DU DIAGNOSTIC


 Hémogramme fortuit( 40%): asthénie, AEG,
Bilan annuel

 Signes fonctionnels
i. Splénomégalie modérée à volumineuse,
isolée
ii. Crise de goutte
iii. Douleurs de l’hypochondre gauche
iv. Troubles digestifs 22
IV-2 EXAMENS BIOLOGIQUES D’ORIENTATION

III-2-1 Hémogramme

Hyperleucocytose faite de PN matures,

Hyperéosinophilie et hyperbasophilie (valeur

absolue)

Thrombocytose modérée à importante

Myélémie abondante et polymorphe sans

hiatus
23
III-2-2 Myélogramme

Moelle très riche , hyperplasie à prédominance


granuleuse, majoritairement faite de PN mature
Un excès de blastose importante est en faveur d’une
transformation aigue
Fibrose médullaire varie selon le type de SMP

III-2-3 Bilan métabolique

Hyperuricémie
Hyperkalièmie
Augmentation des LDH
PAL effondrée 24
III- 3 EXAMENS DE CERTITUDE
III-3-1 Examens cytogénétiques
Recherche du chromosome Phyladelphie
(Ph1)
Recherche d’anomalies chromosomiques
additionnelles

III- 3-2 Biologie moléculaire


Mise en évidence du gène hybride par PCR
Mise en évidence de la protéine de fusion par
Westernblot 25
IV- EVOLUTION
IV-1 PHASE CHRONIQUE
État général est bon
Elle dure en moyenne 5 ans, marquée par des
crises de goutte, infections, et des signes
d’hyperviscosité sanguine
IV-2 PHASE D’ACCELERATION
Pronostic défavorable
Elle dure en moyenne 12 à 18 mois
Amaigrissement, fièvre, AEG, douleurs osseuses,
SPM
Sueur nocturne
Blastose importante (>10%)
Augmentation de l’hyperbasophilie (sanguine et 26
IV-3 PHASE DE TRANSFORMATION AIGUE
Très mauvais pronostic
Transformation vers la leucémie aigue
myéloblastique LAM dans 2/3 des cas ou vers
la leucémie aigue lymphoblastique (LAL)
dans1/3 des cas
Blastose >20%

27
TRAITEMENT
1ère génération = Imatinib (Glyvec)
2ème génération plus puissants et spécifiques =
dasatinib et nilotinib
Guérison à 5 ans sans rechute

28
V DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

V-1 HYPERLEUCOCYTOSE MODÉRÉE (avec ou


sans myélémie)
- Régénération médullaire
- Infection grave
- Agranulocytose médicamenteuse ou
toxique
V-2 THROMBOCYTOSE RÉACTIONNELLE
- Splénectomie
- Carence en fer
29
-
V-3 SPLÉNOMÉGALIE MYÉLOÏDE ou
Myélofibrose primitive ou Métaplasie
myéloïde de la rate

Maladie rare 0,5 pour 100 000 habitants


/an
Age médian: 55-60 ans
Légère prédominance masculine
Clinique
AEG, SPM et HPM, fièvre, crise de goutte,
sueurs nocturnes, prurit et douleurs 30
Hémogramme:
Anémie avec une anomalie morphologique
des hématies (dacryocytes)
Hyperleucocytose à PN
Myélémie polymorphe + Érythroblastose
circulante
(érythromyélémie)
Thrombopénie
Myélogramme:
Os dur, à cause de la fibrose médullaire
Moelle pauvre voire même désertique
Pas de Ph1 mais dans 50% mutation Jak2 31
Rate : Splénomégalie
Avec une métaplasie myéloïde
Examen cytochimie
PAL augmentées ou normales
Examen cytogénétique
Anomalies chromosomiques multiples
Diagnostic différentiel
LMC, maladie de Vaquez

32
V-4 THROMBOCYTHÉMIE ESSENTIELLE
 Age médian 50 an
 Sex ratio 1
 Causes inconnues ou secondaires chez la
femme jeune pendant la grossesse (évolution
favorable spontanée)
Clinique
 Thrombose de la microcirculation
 Syndrome hémorragique
 SPM modérée
 érythromélalgie
33
Hémogramme
 Thrombocytose > 600 000/ul
 Discrète hyperleucocytose à PN, Myélémie
discrète,
 Pas d’anémie
 Éliminer une thrombocytose secondaire
(carence en fer, syndrome inflammatoire,
splénectomie)

Myélogramme
 Pas de myélofibrose
 Pas de myélodysplasie
34
V-5 MALADIE DE VAQUEZ ou POLYGLOBULIE
PRIMITIVE
Syndrome myéloprolifératif à prédominance
érythrocytaire
 Incidence: 0,5 à 2 pour 100 000 habitants par an
 Age médian : 60 ans
 Sex ratio: 1,2
 Causes idiopathiques
Clinique
 Érythrose du visage
 Signes d’hyperviscosité sanguine: Thrombose, Prurit
35
aquagénique
Hémogramme:
Hémoglobine et hématocrite augmentées,
VGT > 125% de la normale
VS = 0
Hyperleucocytose
hyperplaquettose

Myélogramme : hyperplasie érythroblastique

Examens cytogénétiques:

pas de Ph1, mais anomalie du gène JAK2


36
Culture de BFU et CFU peut se faire en absence
d’érythropoïétine (baisse de synthèse de Epo

Mécanisme d’action de JAk2


Jak 2 muté active en continu dans 90 % des cas
le récepteur de l’Epo (R-EPO) d’où la prolifération
de la lignée érythroblastique en absence de
synthèse de l’Epo

37
Récepteur Epo
non activé

38
Récepteur Epo Récepteur Epo
non activé activé après fixation

39
Récepteur Epo Récepteur Epo Récepteur Epo
non activé activé après fixation sans être activé

40
Diagnostic différentiel: Polyglobulies

secondaires

Altitude, tabagisme,

Thalassémies,

Cardiopathie cyanogène chronique,

kystes et tumeurs sécrétant une érythropoïétine-


Diagnostic de certitude
like
Polyglobulie + VGT + mutation JAK2 + EPO
basse
41
V-5 LEUCEMEIE MYELOMONOCYTAIRE CHRONIQUE
Prolifération de cellules matures granulocytaires et
monocytaires parfois avec ou sans excès de blastes
Hémogramme
Monocytose constante (> 10%)
Monoblastes circulants (6- 30%)
 Neutropénie
Biologie moléculaire
Absence de Ph1
pas de gène fusion bcr-abl
42
Examen cytochimique
Lysosyme sérique augmentée
PAL augmentée
Diagnostic différentiel
LMC et Splénomégalie (SPM)

43
CONCLUSION

LMC est une anomalie cytogénétique de la cellule

souche médullaire avec une prolifération

monoclonale de PN matures

Le diagnostic est facilité par la mise en évidence

du chromosome Ph1 ou du gène hybride par PCR

ou de la protéine de fusion

Le diagnostic différentiel se pose avec d’autres


44
MERCI

45

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