La nutrition hydrique
et minérale
Réalisé par: Encadré par :
O UA DA A t i q a EL-HASSANY Brahim
E L YA KO U B I S o k ay n a
ELABSI Mohamed
KDIDOU Idriss
MOQRAN Mustapha Au 2024/2025
Plan
Introduction
I. La nutrition
hydrique
II. La nutrition
minérale
Conclusion
Introduction
Pour assurer sa croissance et sa survie, les plantes requièrent certains
éléments de leur environnement, notamment l'eau, l'air et les sels
minéraux. L'eau, dotée de propriétés spécifiques en raison de sa structure
polaire, agit comme un solvant et est facilement transportée à travers la
plante. Elle joue un rôle essentiel dans divers processus mécaniques et
physiologiques tels que la photosynthèse, la croissance, la turgescence,
l’évapotranspiration, ainsi que l'absorption et le transport des nutriments.
Le flux d'eau absorbée par les racines permet le transport des minéraux
dissous. Ces éléments nutritifs sont absorbés sous forme dissoute dans le
sol, constituant ainsi la sève brute. L'objectif est d'identifier les besoins des
plantes en eau et en éléments minéraux, ainsi que de comprendre les
La nutrition végétale est l'ensemble des processus
qui permettent aux végétaux d'absorber dans le
milieu ambiant et d'assimiler les éléments nutritifs
nécessaires à leurs différentes fonctions
physiologiques: Croissance Développement
Reproduction etc
I. La nutrition hydrique
1. Importance de l’eau pour les plantes
L’eau dans la plante: L'eau joue un rôle essentiel à deux niveaux
dans la plante :
Au niveau cellulaire : Elle constitue le milieu où se déroulent
toutes les réactions du métabolisme et permet la diffusion des
ions et métabolites.
Au niveau de l'organisme entier : Elle circule dans les vaisseaux
conducteurs en transportant les sèves (brute et élaborée) et
assure la turgescence des cellules, Transport de chaleur :
refroidissement par évapotranspiration …
I. La nutrition hydrique
2. L’eau dans le sol
Le sol est pour le végétal la source presque exclusive de l’eau et de ses
minéraux. La plus grande quantité d'eau absorbée provient du sol, mais il
ne faut pas oublier l'eau qui est absorbée au niveau des feuilles (l’eau
L’eau est présente dans le sol sous trois états
atmosphérique).
particuliers:
I. La nutrition hydrique
3. Absorption de l'eau
Quelle que soit la structure considérée, l’absorption d’eau se
fait toujours à travers une paroi cellulaire. Pour expliquer ces
mécanismes, il faut se rappeler que les échanges d’eau entre le
milieu intra-cellulaire et le milieu extra-cellulaire se font à travers
la membrane cytoplasmique conformément aux lois physiques de
la diffusion
I. La nutrition hydrique
3. Absorption de l'eau
Chez les végétaux, la membrane
plasmique, ou plasmalemme, est une
structure semi-perméable qui permet le
contrôle du transport de l'eau et d'autres
substances à l'intérieur et à l'extérieur de
la cellule. L'eau se déplace à travers cette
membrane par osmose, suivant un
gradient de potentiel hydrique, c'est-à-dire
du milieu le plus dilué vers le milieu le plus
concentré.
Des canaux spécifiques, les aquaporines,
facilitent également le passage de l'eau.
Cette membrane est semi-perméable, ce qui
signifie qu'elle laisse passer certaines
substances tout en en bloquant d'autres.
I. La nutrition hydrique
3. Absorption de l'eau
Le parcours de l'eau à travers la plante débute au niveau des sites
d'absorption par les racines. À partir de là, l'eau est ensuite transportée
radialement à travers la racine et longitudinalement vers les parties
aériennes via le xylème. Une fois parvenue au niveau des feuilles, l'eau
circule des espaces intercellulaires vers les stomates, puis est libérée
dansA.Localisation
l'atmosphère.
La zone pilifère émet des
poils absorbants. Ce sont
eux qui permettent
l'absorption de l'eau et
des sels minéraux.
I. La nutrition hydrique
3. Absorption de l'eau
Les poils absorbants sont des cellules très allongées, de 0.7 à 1 mm sur
1.2 à 1.5 μm de dimensions qui forment un chevelu visible à l’œil nu un
peu
en arrière de l’apex
les poils absorbants ne possèdent pas
de mécanismes spécifiques d’absorption
mais seulement présentent des
caractères morphologiques
particulièrement favorables aux
échanges d’eau :
✓ Paroi pectocellulosique très mince.
✓ Vacuoles volumineuse.
I. La nutrition hydrique
B. Le mécanisme d'absorption
Les mécanismes d'absorption d'eau par les plantes sont essentiels à leur
survie et à leur croissance. Ils impliquent une série de processus
complexes au niveau des racines, qui sont adaptés pour extraire l'eau et
les nutriments du sol.
L’osmose :
Conformément aux lois physiques de la diffusion, les échanges d’eau
ont lieu lorsque la concentration de solutés à l'intérieur des cellules
racinaires est plus élevée « Hypertonique » que celle du sol
environnant « Hypotonique », l'eau diffuse à travers la membrane
cellulaire du milieu extra-cellulaire vers le milieu intra-cellulaire,
I. La nutrition hydrique
C. Le mécanisme d'absorption
Le potentiel hydrique permet de déterminer le sens des échanges
hydriques entre: - différentes parties de la plante (organes, cellules...) - le
sol et la plante. - La plante et l’atmosphère
Le mouvement d’eau va du potentiel le
plus haut vers le plus bas et donc de la
zone retenant de le moins l’eau vers
celle qui la retient le plus.
l'absorption d'eau ne se produit que si le
potentiel hydrique du poil absorbant est
inférieur à celui du sol.
I. La nutrition hydrique
C. Les facteurs contrôlant l'absorption de l’eau
Les facteurs qui influencent l'absorption d'eau par les plantes
comprennent :
❖ Facteurs climatiques :
o La température et l'humidité de l'air modifient indirectement
l'absorption en régulant la quantité d'eau perdue par la transpiration.
o La température du sol a un impact significatif sur l'absorption ; une
baisse en dessous de 5 à 10 °C réduit l'absorption.
❖ Facteurs pédologiques :
o Les sols trop lourds ou trop humides peuvent provoquer l'asphyxie des
racines, entravant ainsi l'absorption.
o La teneur en eau du sol est un facteur crucial, en particulier l'eau libre
disponible pour les plantes.
I. La nutrition hydrique
4. Le transport de l’eau
les vaisseaux conducteurs des plantes sont essentiels pour le transport
efficace de l’eau sur de longues distances, garantissant la survie et la
croissance de ces organismes.
Les tissus conducteurs
Les tissus conducteurs permettent le transport de
l’eau et des autres éléments absorbés ainsi que
les différents produits de la photosynthèse vers
toutes les parties de la plante.
Les cellules du tissu conducteur sont de longues
cellules mises bout à bout formant ainsi de
longues colonnes. Ces cellules permettent le
passage de la sève dans tout l'organisme végétal.
Il existe 2 types de vaisseaux conducteurs :
Le xylème primaire et le phloème primaire sont
Le xylème
Le xylème assure la circulation de la sève brute (eau et sels minéraux provenant du sol); à
partir des racines jusqu'aux organes de la photosynthèse.
Le xylème est constitué de cellules mortes très allongées présentant des parois épaissies
par des dépôts de lignine, interrompus par endroit pour permettre le passage de la sève
brute. Le xylème présente deux types de cellules :
1. Les trachées, sont constituées de cellules mortes et dont leurs parois transversales ont
disparu, assez courtes disposées bout à bout et parallèles entre elles, où la circulation
de la sève brute se fait essentiellement verticalement.
2. Les trachéides, sont constituées de cellules allongées et parallèles, leurs extrémités
sont en biseau, possédant une paroi transversale ce qui provoque une circulation en
zigzag.
Le phloème
Il assure essentiellement la circulation de la sève élaborée, c'est-à-dire la sève enrichie
des substances issues de la photosynthèse. Ce tissu conducteur est constitué cellules
vivantes appelées ; les tubes criblés et les cellules compagnes
1. Les tubes criblés, Cellules vivantes sans noyau, allongées dans le sens longitudinal
placées bout à bout, à parois pectocellulosiques épaisses. Les parois transversales
sont criblées de pores appelés cribles, permettant le transit de la sève
. 2. Les cellules compagnes, ce sont des cellules vivantes avec noyau, étroites allongée
le long du tube criblé, parois cellulosiques non criblées qui participent au contrôle de
la circulation de la sève dans les tubes criblés.
Les tissus conducteurs secondaires
Chez les plantes ligneuses, entre le xylème primaire et le phloème primaire,
se met en place une zone de cellules peu différenciées à divisions actives.
Cette zone génératrice appelée cambium libéroligneux produit des cellules
qui se différencient pour donner les tissus conducteurs secondaires qui sont le
xylème secondaire (le bois, d'où le qualificatif ligneux) et le phloème
secondaire (ou liber). Ces tissus secondaires vont se développer et permettre
la croissance en épaisseur du végétal.
Ils prennent beaucoup d'importance. Ils remplacent petit à petit le xylème et
le phloème primaires, ils vont assurer le transport de la sève et auront un rôle
de soutien du végétal (le tronc de l'arbre)
2.1. Le xylème secondaire (bois) Il se développe vers l’intérieur. Il a une
croissance rythmique centripète, synchronisée avec les saisons. Il forme
donc des couches annuelles
2.2. Le phloème secondaire (liber) Il est disposé vers l’extérieur. Sa
formation, centrifuge, est rythmique et donne des couches concentriques
minces de cellules aplaties. Elles ressemblent à des feuilles d’un livre,
d’où le nom de liber (= livre).
I. La nutrition hydrique
4. Le transport de l’eau
A .Le transport radial
Le transport radial de l'eau dans la plante se fait selon trois voies distinctes
:
1. La voie symplastique : Les cytoplasmes des cellules sont connectés par
de petits canaux appelés plasmodesmes, qui traversent les parois
cellulaires. Cela permet à l'eau de circuler à travers le réseau
cytoplasmique des cellules.
2. La voie apoplasmique : L'eau se déplace à travers les parois cellulaires,
les espaces entre les cellules et à l'intérieur des cellules mortes
I. La nutrition hydrique
4. Le transport de l’eau
A .Le transport radial
3. La voie transmembranaire : L'eau et les sels minéraux traversent
directement les membranes cellulaires et les parois pectocellulosiques
pour atteindre les cellules adjacentes
I. La nutrition hydrique
4. Le transport de l’eau, la sève brute et la sève
élaborée
A .Le transport vertical
Le transport vertical dans la plante comprend deux types de sève : la
sève brute, riche en sels minéraux, circule des racines vers les feuilles à
travers le xylème, puis la sève élaborée, concentrée en sucres et en
acides aminés, se déplace de manière descendante ou latérale vers les
autres organes de la plante à travers le phloème.
Le xylème transporte la sève brute, tandis que le phloème transporte la
sève élaborée. Ce transport est facilité par trois forces importantes :
4. Le transport de l’eau, Mécanismes d’ascension de la
sève
A .Lebrute:
transport vertical
La poussée racinaire
La poussée racinaire ou radiculaire, ou encore pression racinaire est la
pression qui est exercée par l'eau au niveau de la racine des plantes
terrestres. C'est une des forces qui permet de faire circuler l'eau dans
celles-ci. Indépendante de la transpiration. Elle est due à l’accumulation
d’ions dans les racines et implique donc un processus actif, lié au
métabolisme. Cette accumulation d’ions augmente la concentration en
ions dans les cellules ce qui provoque une augmentation de l’absorption
osmotique d’eau par les poils absorbants. .
4. Le transport de l’eau, Mécanismes d’ascension de la
sève
A .Lebrute:
transport vertical
La poussée racinaire
ce qui crée une augmentation du potentiel osmotique dans le xylème des
racines.
Cette augmentation du Pos entraîne une diminution du potentiel
hydrique, ce qui
crée une force motrice au transport de l’eau.
• La pression racinaire peut entraîner dans certains cas la guttation
4. Le transport de l’eau, Mécanismes d’ascension de la
sève
A .Lebrute:
transport vertical
La Capillarité
Les forces de cohésion (entre molécules
d'eau) et d'adhésion (entre l'eau et les
parois du xylème) permettent à l'eau de
monter spontanément dans les tubes
capillaires. Bien que ce phénomène
contribue à l'ascension de l'eau, il joue
un rôle limité dans les plantes de
grande taille
4. Le transport de l’eau, Mécanismes d’ascension de la
A .Lebrute:
sève transport vertical
L'aspiration foliaire
La transpiration est la perte
d’eau sous forme de vapeur à
travers les stomates des feuilles.
Ce processus génère une force
transpiratoire, qui tire l’eau
depuis les racines jusqu’aux
feuilles via le xylème. C’est le
mécanisme principal dans les
I. La nutrition hydrique
5. Transpiration végétale
La transpiration végétale est un mécanisme essentiel qui
permet le maintien de l’équilibre hydrique chez les plantes. Ce
mécanisme est continu et défini comme l’émission d’eau à l’état de
vapeur par les feuilles dans l’atmosphère. En revanche, les plantes
absorbent la quantité d’eau qui y correspond par les racines.
Rôle de la transpiration végétale :
Assurer les mouvements d’eau à l’intérieur de la plante ;
Contrôler de l’équilibre hydrique ;
Transférer les sels minéraux aux feuilles ;
Contribuer aux mouvements de la sève élaborée.
I. La nutrition hydrique
5. Adaptation des plantes à la sécheresse
Etendre ses racines Certains végétaux optimisent l’absorption d’eau:
soit en étendant leurs racines horizontalement sur une grande superficie
soit en développant un réseau de racines souterraines qui s’enfoncent
profondément jusqu’à la nappe phréatique
Stocker l’eau D’autres plantes constituent des réserves d’eau dans des
organes spécifiques comme les tiges épaissies (plantes grasses, cactées).
Economiser l’eau Pour lutter contre le manque d’eau, les végétaux
réduisent le nombre de leurs feuilles ou les remplacent par des écailles ou
des épines. La chute des feuilles à la saison chaude et sèche permet
également d’économiser l’eau..
La nutrition
minérale
Π La nutrition minérale
La nutrition minérale se définit comme l’ensemble des processus
biologiques qui permettent aux végétaux d’assimiler essentiellement
par leur racine, les éléments nutritifs nécessaires à leurs différentes
fonctions physiologiques : développement, croissance et reproduction.
Π La nutrition minérale
1. le sol
Le sol est la région la plus superficielle de la croûte terrestre, constamment
remaniée par les agents atmosphériques (pluie, vent, alternances chaud,
froid etc.)
et par des contient aussi des êtres vivants qu’il abrite (bactéries,
champignons, vers, et autres) qui y jouent un rôle important.
La composition chimique du sol est le résultat d’un équilibre dynamique.
Un sol fertile est constitué d'une partie minérale et d'une partie organique.
• Composante minérale : se forme à partir de l'érosion de la roche mère,
• Composante organique : c'est l'humus du sol, c'est à dire la matière
organique en décomposition.
Π La nutrition minérale
2. Matière minérale et organique/ différence.
La différence principale entre la matière organique et la matière
minérale est leur origine et leur composition. La matière organique est
d’origine végétale ou animale et contient du carbone, tandis que la
matière minérale est inorganique et ne contient pas de carbone et
l’hydrogène rassemblés en même temps.
La matière organique est également décomposable (combustible), ce
qui signifie qu’elle peut être décomposée par des micro-organismes
dans des conditions appropriées. La matière minérale, en revanche, ne
se décompose pas et reste dans l’environnement pendant des milliers
Π La nutrition minérale
3. Éléments essentiels, macro- et micro-éléments.
Pour qu'un élément minéral soit considéré comme essentiel pour une
plante, il doit remplir trois critères distincts :
- Il doit être vital pour la croissance et le développement de la plante,
de sorte que son absence entrave le cours normal du cycle de vie
végétal.
- Cet élément doit être directement impliqué dans la nutrition des
plantes, son
action ne pouvant être indirecte, comme par exemple en favorisant
l'absorption d'un autre élément ou en réduisant les effets toxiques d'un
autre élément.
3. Éléments essentiels, macro- et micro-éléments.
Les éléments essentiels peuvent également être regroupés en deux
catégories distinctes :
1. Les macro-éléments : sont ceux qui sont requis en grande quantité
par la plante afin d’assurer sa croissance et son développement. Les
macro-éléments sont l’azote, le phosphore et le potassium. Ils
comprennent entre autres le calcium, le magnésium et le soufre.
2. Les oligo-éléments: ils comprennent le bore, le cuivre, le fer, le
manganèse, le molybdène et le zinc. Les quantités d’oligo-éléments
assimilées par les plantes sont infimes par rapport à celles des éléments
fertilisants majeurs que sont l’azote, le phosphore, le potassium, le
calcium et le magnésium, mais leur rôle dans la nutrition globale de la
4. les éléments non essentiels .
Les éléments non essentiels, également appelés facultatifs, sont
généralement classés en deux catégories distinctes :
Les éléments utiles ou essentiels pour certaines plantes uniquement,
tels que le sodium (Na), le silicium (Si), le cobalt (Co), l'aluminium (Al),
le sélénium (Se) et le titane (Ti).
Les éléments toxiques, qui ont tendance à inhiber la croissance et le
développement des plantes en bloquant souvent des systèmes
enzymatiques. Il est important de noter que la concentration élevée
d'un élément minéral peut rendre cet élément toxique, affectant ainsi
la croissance et le développement des plantes.
5. Rôle des minéraux dans la plante (Les
macroéléments).
L’azote est indispensable à la croissance et au développement
de toutes les plantes cultivées. En tant que composant de la
chlorophylle, il joue un rôle vital dans la photosynthèse. L’azote
entre également dans la composition des acides aminés, des
protéines et des enzymes
Phosphore: Comme l’azote, le phosphore intervient dans la
photosynthèse et la synthèse d’enzymes et des protéines. Il
joue aussi un rôle important dans la division des cellules et la
synthèse et le transport des sucres et des amidons.
Le potassium est un constituant important des cellules
végétales. Il influe également sur l’absorption de l’eau par les
racines et joue un rôle dans la respiration des plantes et dans la
photosynthèse. Les concentrations de potassium dans le sol
peuvent influer sur la teneur en sucres et en amidons de
5. Rôle des minéraux dans la plante (Les
macroéléments).
Le calcium est un constituant essentiel des parois cellulaires. Il intervient
également dans le métabolisme et la formation
du noyau cellulaire. Le pectinate de calcium présent dans les parois
cellulaires fournit une barrière physique à l’entrée des agents pathogènes.
Le calcium migre peu à l’intérieur de la plante.
Le magnésium est un constituant essentiel de la chlorophylle. Il
intervient aussi dans la synthèse des sucres, des huiles et des graisses.
Le soufre est un élément constitutif important de la chlorophylle. Il
intervient dans la formation des graines et participe à la fixation de l’azote
chez les légumineuses
5. Rôle des minéraux dans la plante (Les olégo-
éléments).
Le bore joue un rôle important dans la structure des parois cellulaires, la
fructification et le développement des graines. Il intervient également
dans la
synthèse des protéines et dans le métabolisme des glucides.
Le cuivre joue un rôle dans la production de la chlorophylle. Il peut aussi
contribuer à tenir certaines maladies en échec.
Le fer est indispensable à formation de la chlorophylle, à la respiration de
la plante et à a synthèse de certaines protéines.
Le manganèse intervient dans la photosynthèse et la production de la
chlorophylle. Il aide à activer les enzymes intervenant dans la distribution
Π La nutrition minérale
6. Absorption et transport des éléments minéraux
Les racines absorbent les éléments minéraux (comme le nitrate, le
phosphate, le potassium...) présents dans le sol sous forme ionique. Cette
absorption se fait par diffusion facilitée ou transport actif à travers des
protéines spécifiques de la membrane (canaux et pompes ioniques).Le
transport actif nécessite de l'énergie (ATP) pour faire entrer les ions
contre leur gradient de concentration.
o Une fois absorbés, les ions sont transportés à travers les cellules
racinaires jusqu’au xylème, le tissu conducteur de la sève brute. Ce
transport peut être symplastique (à travers le cytoplasme via les
plasmodesmes) ou apoplastique (à travers les parois cellulaires jusqu'à
Π La nutrition minérale
7. Rôles d’eau
L'eau joue un rôle fondamental : elle entraîne les ions minéraux en
solution vers la plante grâce à la transpiration (flux de sève brute).Elle
facilite aussi le passage des éléments minéraux à travers les membranes
par osmose et pression.
✓ le liquide au sein duquel s’effectuent toutes les réactions du
métabolisme
✓ Turgescence : le liquide responsable de la turgescence de toutes les
cellules et donc du port dressé des végétaux non ligneux.
✓ L’absorption et transport des solutés.
Π La nutrition minérale
8. Symbioses favorisant la nutrition minérale :
Une mycorhize est une association entre un champignon et les racines
d'une plante. Les champignons optimisent l'absorption d'eau et de sels
minéraux pour la plante. En échange la plante lui fournit de la matière
organique. Cette association est donc bénéfique pour les 2 partenaires de
l'association.
Une nodosité est un petit renflement situé sur les racines des plantes
(notamment les légumineuses), qui abrite des bactéries appelées
Rhizobium.
Les bactéries Rhizobium, présentes dans les nodosités, sont capables de
Π La nutrition minérale
9. Le carence et l’excès en éléments minéraux
essentiels
La carence et l'excès en éléments minéraux provoquent une réduction de
la croissance, de la productivité et des symptômes spécifiques. Les
besoins des espèces varient considérablement en qualité et en quantité
de minéraux.
Courbe des
carences et des
excès des ions
minéral sur la
croissance de
plante
Π La nutrition minérale
7. Le carence et l’excès en éléments minéraux
essentiels
Le cycle de
l'azote
L'azote est un élément essentiel à la croissance et au développement
des plantes. Il entre dans la composition de nombreuses molécules
biologiques fondamentales, telles que les acides aminés, les protéines,
les enzymes, la chlorophylle et les acides nucléiques. Les plantes
acquièrent l'azote principalement sous deux formes :
L’azote minéral : qui se présente principalement sous forme de nitrates
(NO₃⁻) ou d’ammonium (NH₄⁺), que les racines des plantes absorbent
directement.
L’azote atmosphérique : qui fixé par certaines plantes, grâce à des
bactéries symbiotiques telles que Rhizobium, formant des nodules
racinaires.
L’assimilation de
l’azote
L’assimilation de l’azote par les végétaux assure le
passage des formes azotées minérales absorbées à partir
de l’environnement ambiant des végétaux aux
aminoacides et autres composés organiques nécessaires
à ces organismes vivants. Elle se fait par 3 phases :
o Ammonification.
o Nitrification.
o Réduction des nitrates.
o Ammonification:
Les micro-organismes décomposent les matières organiques mortes,
libérant de l'ammoniac (NH₃), qui se transforme en ammonium (NH₄⁺)
dans le sol. Cet ammonium est ensuite absorbé par les racines des
plantes .
o Nitrification:
Certaines bactéries du sol transforment l'ammonium en nitrites puis en
nitrates, la forme d'azote que les plantes peuvent stocker.
o Réduction des nitrates:
Les plantes réduisent les nitrates absorbés en nitrites, puis en
ammonium, grâce aux enzymes nitrate-réductase et nitrite-réductase,
utilisant l'énergie de la photosynthèse .
Le métabolisme
de l’azote
Transamination :
Synthèse des acides Les groupes amine des acides
aminés : aminés sont transférés à d'autres
composés pour former de
L'ammonium NH, contribue à la nouveaux acides aminés,
synthèse des premiers acides permettant une flexibilité dans la
aminés glutamine et glutamate composition des protéines.
sous l'action combinée de deux
enzymes: la glutamine
synthétase (GS) et la glutamate
synthase
Le cycle de l'azote chez les plantes
Un processus biologique qui permet la transformation de l'azote
atmosphérique, généralement inassimilable, en formes utilisables par les
végétaux. Cet élément est essentiel pour la synthèse des protéines, des
acides aminés et de l'ADN, jouant ainsi un rôle central dans la croissance
et le développement des plantes.
Les principaux processus qui se déroulent lors du cycle de l'azote sont les
suivants:
o La fixation de l'azote
o La nitrification
o L'absorption d'azote par les végétaux et les animaux
o La décomposition des déchets
o La dénitrification
o La fixation de l'azote
Certaines bactéries, vivant
dans le sol ou dans l’eau,
notamment du genre
Rhizobium, établissent une
relation symbiotique avec les 1
racines des légumineuses et
transforment l'azote
atmosphérique (N₂) en
ammoniac (NH₃) qui est 1
utilisée par les végétaux et
les animaux, puis en
ammonium par la réaction
avec l’hydrogène.
o La nitrification
Des bactéries oxydent
l’ammonium
(NH4+)pour former
des nitrites (NO2−) et
d’autres bactéries
oxydent les nitrites
(NO2−)pour former 2
des nitrates (NO3−).
Ce sont deux réactions
d’oxydation.
o L'absorption d'azote par les végétaux et les
animaux
Les plantes absorbent l'azote du
sol ou de l'eau sous forme de
nitrate et d'ammonium grâce à
leurs racines.
Les végétaux représentent la 3
seule source primaire d’azote
disponible pour les animaux
herbivores. C’est en mangeant
les végétaux que les animaux
herbivores ingèrent leur azote.
L’azote suit ensuite la chaîne
alimentaire. Les carnivores
ingèrent leur azote en se
nourrissant des animaux
herbivores ou d’autres animaux.
o La décomposition des
déchets
On retrouve de l’azote dans
les déchets végétaux et
animaux (urine, selles,
organismes morts, etc.).
Certains champignons et
bactéries décomposent ces
substances et produisent 4
alors de l’ammoniac. Cet
ammoniac va pouvoir se
dissoudre pour former de
l’ammonium
o La dénitrification
Les bactéries dites
dénitrifiantes transforment
les nitrates en diazote. Le 5
diazote retourne alors dans
l’atmosphère. Cette réaction
chimique produit aussi du
dioxyde de carbone (CO2)et
de l’oxyde d’azote (N2O)
Conclusion
La nutrition hydrique et minérale constitue un
processus fondamental pour le maintien de la vie. L’eau
assure le transport et la régulation, tandis que les
minéraux interviennent dans des fonctions biologiques
cruciales. Un équilibre hydrique et minéral est
indispensable pour garantir une croissance optimale et le
bon fonctionnement des organismes vivants, qu’ils soient
végétaux ou animaux.
MERCI