2. Contexte historique et économique
• La Révolution industrielle, initiée au XVIIIᵉ siècle,
marque un tournant majeur avec l’introduction des
machines et la mécanisation du travail, transformant
profondément les modes de production.
L’industrialisation entraîne l’émergence des grandes
entreprises, où les ateliers artisanaux sont remplacés
par des usines centralisant la production à grande
échelle. Les enjeux de cette période se concentrent
sur l’augmentation de la productivité, l’optimisation
des flux de travail et l’instauration d’une discipline
rigoureuse au sein des organisations. Face à la
complexité croissante des processus industriels, le
besoin d’une gestion plus scientifique devient
impératif. Cela pousse les théoriciens et les praticiens
à concevoir des modèles visant à structurer les
entreprises, rationaliser les tâches et établir des
méthodes de travail standardisées, jetant ainsi les
bases de l’école classique de management.
3. Emergence de
la pensée
classique du
management
• Face à ces défis, des penseurs comme Frederick
Taylor, Henri Fayol et Max Weber ont proposé
des approches systémiques pour rationaliser les
processus de production et améliorer l'efficacité
organisationnelle. Taylor a introduit
l'Organisation Scientifique du Travail (OST),
Fayol a développé une théorie administrative,
articulée autour de principes tels que la division
du travail, l'autorité et la discipline, Weber,
quant à lui, a mis en avant la bureaucratie
comme modèle d'organisation rationnelle.
• Ces contributions ont jeté les bases de l'école
classique de management, qui considère
l’organisation comme une entité hiérarchique et
mécaniste, mettant l’accent sur l’ordre, la
rationalité et l’efficacité.
5. Orientation sur
l'efficacité et
la rationalité
L'orientation sur l'efficacité et
la rationalité constitue le pilier
central de l'école classique de
management. Elle vise à
maximiser la productivité tout
en réduisant les pertes de
temps et de ressources grâce à
une organisation méthodique
et une standardisation des
processus.
6. Vision mécaniste des
organisations
La vision mécaniste des organisations,
caractéristique de l'école classique de
management, perçoit l’entreprise comme
une machine bien huilée où chaque
composant (employé, tâche, structure) a
une fonction précise et indispensable.
Dans ce modèle, les rôles sont
strictement définis, la hiérarchie est
claire, et les processus sont standardisés
pour garantir une performance optimale.
Les relations humaines sont souvent
réduites à des interactions fonctionnelles,
et l’accent est mis sur l’ordre, la
discipline et le contrôle
7. Hiérarchisation stricte et
spécialisation des tâches.
La hiérarchisation stricte et la spécialisation
des tâches sont des principes clés de l’école
classique de management. Chaque individu
dans l’organisation occupe une position
clairement définie au sein d’une structure
hiérarchique, garantissant un flux d’autorité
descendant. Parallèlement, les tâches sont
divisées et attribuées en fonction des
compétences spécifiques, permettant une
expertise accrue et une productivité optimale.
Cette approche favorise un contrôle
rigoureux des opérations et une coordination
efficace des activités
8. Les écoles de pensée en Management
École
classique
Frederick
W. Taylor
Ford
Max Weber
Henri Fayol
10. Frederick W.
Taylor et le
Taylorisme
• L'idée centrale de Frederick W. Taylor pour développer le
Taylorisme provient de ses observations personnelles
en tant qu'ingénieur et ouvrier dans les ateliers et
usines à la fin du XIXᵉ siècle. Taylor a travaillé comme
apprenti, mécanicien et contremaître dans plusieurs
entreprises américaines, notamment la Midvale Steel
Company et la Bethlehem Steel Company, où il a
observé des problèmes de productivité et de gestion des
travailleurs.
• Taylor a constaté que les ouvriers avaient tendance à
travailler au "minimum acceptable" (ce qu'il a appelé la
"flânerie ouvrière"), souvent en raison d’un manque de
coordination, de méthodes inefficaces et d’une mauvaise
supervision. Il a également remarqué que les tâches
étaient réalisées de manière empirique, sans analyse
scientifique ni standardisation, ce qui entraînait un
gaspillage de temps et de ressources.
11. Principes fondamentaux du Taylorisme
Taylor a
formulé
quatre
principes
centraux
pour
organiser
le travail :
Étude scientifique des tâches
Sélection et formation scientifique des employés
Collaboration entre direction et employés
Division du travail
12. Étude scientifique
des tâches
Elle repose sur une analyse
minutieuse et systématique des
différentes étapes nécessaires
pour accomplir une tâche
donnée, dans le but d’identifier
la méthode la plus efficace.
Cette démarche consiste à
décomposer chaque activité en
mouvements élémentaires, à
chronométrer leur exécution, et
à éliminer les gestes inutiles ou
redondants.
13. Sélection et
formation
scientifique des
employés
La sélection des travailleurs se fait sur la
base de critères scientifiques, où l'on
cherche à choisir des individus qui
possèdent les caractéristiques
nécessaires pour accomplir des tâches
spécifiques de manière efficace. Une
fois les travailleurs sélectionnés, ils sont
formés selon des méthodes
scientifiques, notamment par le biais
d'une formation axée sur l'acquisition de
gestes techniques spécifiques et sur
l'optimisation de la manière de réaliser
les tâches.
14. Collaboration
entre direction
et employés
L’OST repose sur une structure où la
direction joue un rôle clé dans la
planification, l’analyse et l’optimisation
des processus, tandis que les employés
sont responsables de l'exécution des tâches
selon des méthodes précises et
standardisées. Toutefois, même dans ce
modèle, une collaboration efficace entre la
direction et les employés reste cruciale
pour le succès de l’approche.
15. Division du
travail
Dans le cadre de l'OST, la division du
travail est envisagée comme une manière
de décomposer les tâches complexes en
activités plus simples et spécialisées, afin
d’améliorer l'efficacité et la productivité.
Cette approche permet d'optimiser les
processus en réduisant les gestes inutiles,
en augmentant la rapidité et en réduisant
le temps de travail global.
18. La division du travail
Le taylorisme repose sur la double division du travail:
- Division horizontale = La division horizontale, dans le contexte de
l'Organisation Scientifique du Travail, implique la décomposition du travail en
unités élémentaires distinctes, visant à spécialiser chaque travailleur dans des
tâches spécifiques pour accroître l'efficacité et la productivité.
- Division verticale = La division verticale, selon Taylor, implique de séparer la
conception du travail de son exécution, attribuant la planification des tâches aux
experts et la réalisation aux travailleurs. Cette division cherche à optimiser la
spécialisation pour améliorer l'efficacité et la productivité. Elle vise également à
éliminer le besoin de compétences spécialisées chez les travailleurs d'exécution
19. Les limites du taylorisme :
Certaines
activités ne
peuvent pas être
divisées,
- Vision
mécanique de
l’Homme
- Exécution
d’un simple
travail
répétitif et
ennuyeux
-
Déshumanisation
et pas de
réflexion
psychosomatique
(Les Temps
Modernes,
Charlie Chaplin)
- L'argent n’est
pas la seule
source de
motivation
20. Le Fordisme :
Industrialisation
de la Production
(Début du XXe
siècle)
Le fordisme, du nom de Henry Ford, a
été inspiré par le taylorisme mais a
introduit une innovation majeure : la
chaîne de montage. Introduite en 1913,
cette méthode de production
révolutionnaire a transformé la
fabrication de masse et permis une
production à grande échelle de biens
standardisés, notamment l’automobile.
ENSEIGNER UN COURS 20
25. L’école classique: la rationalisation de
l’administration management
Henri Fayol, un ingénieur français et le principal fondateur de la théorie
d’administration dans laquelle il a précisé que chaque entreprise est
organisée en 6 Activités : activités techniques ; activités commerciales ;
activités financières ; activités liées à la sécurité ; activités comptables et
enfin des activités administratives/managériale dans lesquelles Fayol a
proposé cinq principes de BON management les POCCC : Prévoir ;
Organiser ; Commander ; Coordonner et Contrôler). En résumé, la
théorie Administrative de Fayol s’intéresse à l’organisation globale de
l’entreprise.
26. • Les activités de l’entreprise selon Fayol:
• Technique: fabrication ;
• Commerciale : achats et ventes ;
• financière: financement ;
• sécurité : protection des personnes et des biens ;
• comptable : établissement des comptes ;
• Administrative: direction de l’entreprise (la plus importante
selon Fayol)
27. • Les Cinque principe de BON management:
➢ Prévoir: Anticiper les événements futurs et élaborer des plans en
conséquence.
➢ Organiser: Mettre en place la structure et les éléments constitutifs de
l'entreprise.
➢ Commander: Diriger le personnel en lui donnant des instructions
claires et en veillant à ce qu'il puisse accomplir efficacement ses
tâches assignées.
➢ Coordonner: Harmoniser les efforts et les travaux de chacun dans un
ensemble ;
➢ Contrôler: Veiller au respect des ordres et des règles établis
• Si Taylor s’intéresse à l’ingénierie industrielle, en vue de l’utilisation
optimale des facteurs de production.
H. Fayol (consacre ses réflexions au travail de la haute direction : dans son
ouvrage «Administration Industrielle et Générale »,
28. L’école classique: la rationalité structurelle
Le sociologue allemand Max WEBER est le fondateur principal
du modèle d’organisation bureaucratique. Dans sa théorie, Weber
défend le cadre du travail formel, estimant que la bureaucratie est le seul
moyen pour maintenir l’ordre et atteindre l’efficacité. Pour lui
l’organisation bureaucratique repose sur 6 principes :
•La division du travail
•La structure hiérarchique
•La sélection du personnel
•Les règlements normalisés
•Caractères impersonnels des relations
29. • Pour éliminer les sources d'inefficacité organisationnelle,
Weber propose l'application des six (6) principes suivants :
1) Division du travail : le poste, les taches et les
responsabilités de chacun doivent être clairement
définis.
2.Structure hiérarchique : la relation entre un patron et ses
subordonnés doit être définie d'une manière explicite et les
limites de l'autorité de chacun, établies avec précision.
3.Sélection du personnel : le choix d'un nouvel employé
doit être fondé sur sa formation et ses connaissances
techniques, que l'on aura vérifiées à l'aide de tests.
30. 4. Règles et règlements normalisés : des règles et des règlements
précis doivent être appliqués pour garantir l'uniformité du travail et
la normalisation des actes accomplis.
5. Caractère impersonnel des relations : les relations entre les
différents membres de l'organisation doivent être
impersonnelles. L'application de règles et de règlements est
de nature à éviter tout conflit de personnalités.
6. Avancement : les employés doivent recevoir un salaire à taux fixe et
obtenir de l'avancement d'après leur compétence et leur ancienneté.
31. Max Weber né le 21
avril 1864 et mort le
14 juin 1920
Sociologue et économiste
allemand, sont centrés sur
la compréhension des
mécanismes de la société
moderne, la
rationalisation et les
relations entre
l'économie, la culture et
la politique
33. La bureaucratie
Weber a analysé la bureaucratie comme un
système administratif fondé sur des règles
impersonnelles, des hiérarchies claires et des
processus de décision rationnels. Il a souligné
que la bureaucratie était essentielle pour le bon
fonctionnement des sociétés modernes, car elle
permet de gérer efficacement les grandes
organisations et les États. Cependant, Weber a
aussi averti que ce système, en se généralisant,
pourrait conduire à une domination
rationnelle qui priverait les individus de leur
autonomie.
34. Rationalisation de la
société
La rationalisation de la société
signifie que de plus en plus
d’aspects de notre vie sont
organisés de manière logique et
planifiée, ce qui permet de rendre
les choses plus efficaces, mais
cela peut aussi rendre la vie moins
spontanée et plus prédictible.
35. Les limites de l’école classique:
1)-Simplification de la réalité : L'école classique adopte une vision simpliste de l'organisation en
considérant l'entreprise comme un système fermé, ne tenant pas compte de sa complexité réelle.
2)- Approche mécaniste : Elle tend à traiter les employés comme des éléments interchangeables et à
négliger les aspects humains et sociaux du travail, conduisant à des problèmes de motivation et de
satisfaction.
3)- Focus sur la productivité : L'accent mis sur l'efficacité et la productivité peut entraîner des
conditions de travail déshumanisées, affectant négativement le bien-être des employés.
4)- Non-implication des employés : L'école classique accorde peu d'importance à l'implication des
employés dans le processus décisionnel, ce qui peut conduire à un manque d'engagement et de
loyauté