L’appareil locomoteur
Définition
L'appareil locomoteur humain ou appareil musculo-squelettique est le système
d'organes qui confère à l'homme l'aptitude à se mouvoir physiquement. Il se
compose du système musculaire, du squelette osseux et cartilagineux ainsi que les
éléments rattachés (ligaments, tendons...).
Le système osseux
Le système osseux désigne l’ensemble des os du corps et les articulations qui les
rattachent, les tissus prédominants dans le système osseux sont les tissus osseux, les
tissus cartilagineux et les tissus hématopoïétiques. Le squelette humain est composé
de 206 à 208 os, ces os présentent des bords, des faces, des angles et des saillies.
Les os sont constitués de cellules vivantes et une substance interstitielle inerte qui
prédomine sur les, mais cette substance est calcifiée, dans cette substance on
trouve le collagène. Le tissus osseux est disposé en lamelles avec un canal central
qui contient les vaisseaux sanguins, on distingue deux types d’os: os compacts
(calcium prédomine et peu de cellule), les os spongieux (bcp de cellule et peu de
calcium).
Le cartilage est composé de substance interstitielle et des cellules et des fibres
collagènes, mais dans le cartilage les fibres sont logées dans un gel solide plutôt
que dans des substances calcifiées.
Fonctions de l’os
• Soutien : Le squelette est une structure rigide qui permet l'ancrage
des tissus mous et des organes.
• Protection : Le crâne, la colonne vertébrale, la cage thoracique
et la ceinture pelvienne renferment et protègent les organes
vitaux ; les sites de production des cellules du sang sont protégés
à l'intérieur de la cavité médullaire de certains os.
• Mouvement : Les os agissent comme des leviers lorsque les muscles
auxquels ils sont attachés se contractent, provoquant un
mouvement de l'articulation.
• Hématopoïèse : Chez l'adulte, la moelle osseuse rouge produit les
globules rouges, les cellules blanches du sang et les plaquettes.
•
Structure macroscopique des os
TYPES D’OS
On distingue plusieurs variétés de pièces squelettiques qui différent entre elles par la
forme extérieure et l’architecture interne :
 Les os longs: ont un corps long et 2 épiphyses ;
 Les os courtes: formés de tissus compacts qui recouvre les tissus
spongieux ;
 Les os plats: couche mince de tissus spongieux entre deux lames
de tissus compact ;
 Les os pneumatiques : contiennent des cavités aériennes sans
moelle et entourées de tissus compact.
ASPECTS EXTERIEURS DES OS
On distingue :
 Les surfaces articulaires;
 Les surfaces non articulaires.
STRUCTURE D’UN OS
 La diaphyse: partie centrale de l’os;
 Les épiphyses: les extrémités de l’os ( sup et inf);
 Le cartilage articulaire: tissus cartilagineux qui couvre la surface
articulaire de chaque épiphyse;
 La cavité médullaire: occupe presque toute la longueur de l’os;
 Le périoste : membrane fibreuse blanchâtre qui recouvre l’os sauf
au niveau des surfaces articulaires.
LA VASCULARISATION DES OS
Les os longs sont vascularisés à partir de trois artères :
 L’artère nourricière: qui se divise dans la cavité médullaire en deux
branches ascendantes et descendantes qui vascularisent le 1/3
interne du tissu;
 Les artères périostes: pénètrent à la périphérie du corps de l’os par
des petits orifices nourriciers et vascularisent le 2/3 externe du tissus;
 Les artères ostéo articulaires: pénètrent dans les extrémités et
vascularisent les tissus de l’articulation.
Parties squelettiques
Le système squelettique comporte deux divisions : le squelette axial et le squelette
appendiculaire
Le squelette axial se nomme ainsi parce qu’il comprend les os situés le long de l’axe
central du corps divisé communément en trois régions, à savoir les os de la tête, la
colonne vertébrale et la cage thoracique. La principale fonction du squelette axial
est de créer une charpente qui soutient et protège les organes. De plus, l’os
spongieux qui entre dans la composition de la plupart des os du squelette axial
contient la moelle osseuse rouge qui assure la production des cellules sanguines
Le squelette appendiculaire comprend les os des membres supérieurs et inférieurs
ainsi que les ceintures osseuses qui relient ces membres au squelette axial. La
ceinture scapulaire comprend les os qui maintiennent les membres supérieurs en
place, tandis que la ceinture pelvienne comprend les os qui maintiennent les
membres inférieurs en place. Le squelette appendiculaire permet à l’organisme
d’effectuer une multitude de mouvements, par exemple se déplacer ou porter la
nourriture à la bouche.
Le squelette axial
Le squelette axial se nomme ainsi parce qu’il comprend les os situés le
long de l’axe central du corps divisé communément en trois régions, à
savoir les os de la tête, la colonne vertébrale et la cage thoracique. La
principale fonction du squelette axial est de créer une charpente qui
soutient et protège les organes. De plus, l’os spongieux qui entre dans la
composition de la plupart des os du squelette axial contient la moelle
osseuse rouge qui assure la production des cellules sanguines
Les os et les caractéristiques du squelette de la tête :
Le squelette de la tête compte 22 os. La présente section passe en revue l’anatomie
générale et les repères anatomiques du squelette de la tête, les sutures (articulations
fibreuses) qui unissent les os du crâne ainsi que les caractéristiques spécialisées des
sinus paranasaux et des complexes orbital et nasal.
Le squelette de la tête est composé des os du crâne (au nombre de 7) et des os de
la face (au nombre de 14). Les os du crâne (kranion = tête) forment la partie
arrondie de la tête et protègent l’encéphale. Les os de la face forment le visage.
o L’os frontal, formant le front et le haut des orbites
o L’os occipital, formant l’arrière du crâne
o Les 2 os pariétaux, formant les parties latérales du haut du crâne
o Les 2 os temporaux, situés sous les pariétaux
o L’os sphénoïde situé à la base du crâne, percé d’orifices au travers desquels
passent les nerfs crâniens
La face est essentiellement composée par :
o La mandibule (ou maxillaire inférieur)
o Le maxillaire supérieur
o Les deux malaires qui forment les pommettes
o Les os propres du nez
Auxquels s’ajoute une partie de l’os frontal
L'appareil locomoteur humain ou appareil musculo-squelettique
La colonne vertébrale
La colonne vertébrale, ou rachis, est un empilement de 33 ou 34 os articulés : les vertèbres. Elle supporte la
tête et transmet le poids du corps jusqu’aux articulations des hanches. C’est sur la colonne vertébrale que sont
fixées les côtes en arrière. Le rachis, qui contient et protège la moelle épinière, est traditionnellement divisé
en cinq zones :
o Le rachis cervical : 7 vertèbres
o Le rachis thoracique (dorsal) : 12 vertèbres
o Le rachis lombaire : 5 vertèbres
o Le rachis sacré (ou sacrum) : 5 vertèbres soudées
o Le rachis coccygien (ou coccyx) : 4 ou 5 vertèbres soudée
La colonne vertébrale se divise en cinq sections ou régions. Les vertèbres sont désignées par une lettre
majuscule indiquant la région dans laquelle elles sont situées, suivie d’un indice numérique indiquant leur
ordre de la partie supérieure à la partie inférieure de la région concernée. Sept vertèbres cervicales (cervix =
cou) (désignées C1 à C7) forment les os du cou (région cervicale). La première vertèbre cervicale (C1)
s’articule vers le haut avec les condyles de l’os occipital du crâne. La septième vertèbre cervicale (C7)
s’articule vers le bas avec la première vertèbre thoracique (T1).
Douze vertèbres thoraciques (désignées T1 à T12) forment la région supérieure du
dos (région thoracique). Chaque vertèbre thoracique s’articule latéralement avec
une ou deux paires de côtes. La douzième vertèbre thoracique (T12) s’articule vers le bas avec la première
vertèbre lombaire (L1).
Cinq vertèbres lombaires (désignées L1 à L5) forment la région cambrée du bas du dos (région lombaire). La
cinquième vertèbre lombaire (L5) s’articule vers le bas avec la première vertèbre sacrale (S1).
Le sacrum se compose de cinq vertèbres sacrales, ou vertèbres sacrées, (désignées S1 à S5) qui se soudent
vers le milieu ou la fin de la vingtaine pour former une seule structure osseuse. Le sacrum s’articule vers le
haut avec la cinquième vertèbre lombaire (L5), vers le bas avec la première vertèbre coccygienne (Co1) et
latéralement avec les deux os coxaux (os des hanches).
Le coccyx, vestige de l’évolution des mammifères, comprend quatre vertèbres coccygiennes (désignées Co1-
Co4) qui commencent à se souder au cours de la puberté. La première vertèbre coccygienne (Co1) s’articule
avec l’extrémité inférieure du sacrum. Il arrive, chez les personnes âgées, que le coccyx se soude au sacrum.
La cage thoracique
La charpente osseuse du thorax se nomme cage thoracique et comprend les vertèbres thoraciques sur la face
postérieure, les côtes de chaque côté et le sternum sur la face antérieure. La cage thoracique constitue une
enceinte de protection autour des organes de la cavité thoracique et de certains organes de la cavité
abdominale. Elle sert également de point d’attache à nombreux muscles.
Le sternum
Le sternum (sternon = poitrine) est un os plat qui forme la ligne médiane antérieure de la paroi thoracique. Sa
forme rappelle celle d’une épée. Le sternum comporte trois parties : le manubrium, le corps et le processus
xiphoïde.
Le manubrium sternal (manubrium = poignée) est la partie supérieure et la plus large du sternum (la « poignée
» de l’épée osseuse). Deux incisures claviculaires permettent au sternum de s’articuler avec les clavicules
gauches et droite. L’incisure supérieure peu profonde située entre les incisures claviculaires se nomme
incisure jugulaire (ou fourchette sternale). Des incisures costales permettent l’articulation avec les cartilages
costaux des premières côtes.
Le corps sternal est la partie la plus longue du sternum et orme l’essentiel de l’os (la « lame » de l’épée
osseuse).
Chaque cartilage costal des côtes 2 à 7 est fixé au corps du sternum par l’intermédiaire des incisures costales
articulaires dentelées. L’articulation du corps et du manubrium forme l’angle sternal, aussi appelé angle de
Louis, une crête horizontale palpable sous la peau. L’angle sternal est un important repère anatomique en ce
sens que les cartilages costaux des deuxièmes côtes se fixent à cet endroit ; il peut donc servir à dénombrer les
côtes.
Le processus xiphoïde (xiphos = épée) représente la « pointe » de l’épée.
L’ossification de cette petite saillie cartilagineuse pointant vers le bas se poursuit souvent jusque dans la
quarantaine.
Au cours des manœuvres de réanimation cardiorespiratoire, il est important de ne pas appliquer de pression
sur le processus xyphoïde pour éviter une fracture et son enfoncement
Les côtes
Les côtes sont des os aplatis, courbés et allongés qui prennent naissance sur les vertèbres thoraciques ou entre
celles-ci et qui se terminent sur la ace antérieure du thorax. La cage thoracique compte 12 paires de côtes tant
chez l’homme que chez la femme. Les côtes 1 à 7 se nomment vraies côtes. Elles sont reliées
individuellement au sternum par des prolongements cartilagineux distincts appelés cartilages costaux (Costa =
côte). La première vraie côte est la plus petite. Les côtes 8 à 12 se nomment fausses côtes, car leurs cartilages
costaux ne se fxent pas directement au sternum. En effet, les cartilages costaux des côtes 8 à 10 se soudent au
cartilage costal de la septième côte. Ces côtes s’articulent donc indirectement avec le sternum. Les deux
dernières paires de fausses côtes (11e et 12e côtes) se nomment côtes flottantes, car elles ne s’attachent
d’aucune façon au sternum.
L’extrémité vertébrale d’une côte typique s’articule avec la colonne vertébrale par la tête de la côte. La surface
articulaire de la tête se divise en deux surfaces articulaires supérieure et inférieure séparées par une crête
interarticulaire. Ces surfaces s’articulent avec les facettes ou les demi-facettes situées sur le corps des
vertèbres thoraciques. Le col de la côte s’étend entre la tête et le tubercule. Le tubercule de la côte présente
une surface articulaire pour la facette costale du processus transverse de la vertèbre thoracique appelée
surface articulaire du tubercule de la côte. La figure B, C et D illustre la façon dont la plupart des côtes
s’articulent avec les vertèbres thoraciques.
Le squelette appendiculaire
Comparaison entre les membres supérieurs et inférieurs
Le squelette appendiculaire comprend les os des ceintures scapulaire et pelvienne et les os des Membres
supérieurs et inférieurs. Les ceintures relient les membres au squelette axial.
Le squelette des membres supérieurs et inférieurs présente certaines caractéristiques communes fondées sur
cette histoire évolutive et certaines différences liées aux fonctions de chaque membre.
Une « ceinture » osseuse soutient la partie proximale des membres supérieurs et inférieurs ; la ceinture
scapulaire (composée des clavicules et scapulas) maintient les membres supérieurs en place, tandis que la
ceinture pelvienne (constituée des deux os coxaux) s’articule avec les membres inférieurs. La partie
proximale de chaque membre possède un os de grande taille : l’humérus dans le membre supérieur et le fémur
dans le membre inférieur. La partie distale des membres supérieurs (avant-bras) et inférieurs (jambes) contient
deux os ; ces os peuvent pivoter légèrement l’un sur l’autre. Le poignet et le pied proximal contiennent de
multiples os (os du carpe et os du tarse, respectivement) qui permettent une amplitude des mouvements.
Enfin, le pied et la main sont très similaires, car les deux sont formés de cinq os allongés : les métacarpiens
dans la paume de la main et les métatarsiens dans l’arche du pied. De plus, la main et le pied comptent chacun
un total de 14 phalanges (os des doigts ou des orteils).
La ceinture scapulaire est constituée de deux scapulas (omoplates) et de deux clavicules qui sont reliées au
squelette axial au niveau du manubrium du sternum. La ceinture scapulaire constitue un site d'insertion pour
de nombreux muscles qui permettent le mouvement des bras et des avant-bras. La clavicule en forme de S
relie le membre supérieur au squelette axial et maintient l'articulation de l'épaule éloignée du tronc pour
permettre la liberté de mouvement. Les muscles du tronc et du cou sont attachés à la clavicule. La scapula
s'étend le long de la région postérieure de la paroi thoracique et s'attache au squelette axial par des muscles.
La clavicule
La clavicule (clavicula = petite clé) est un os allongé en forme de « S » qui est convexe vers l’avant dans sa
partie la plus médiale. Son extrémité sternale (extrémité médiale) a une forme plus ou moins pyramidale et
s’articule avec le manubrium du sternum, formant l’articulation sternoclaviculaire. L’extrémité acromiale
(extrémité latérale) de la clavicule est large et aplatie.
Elle s’articule avec l’acromion de la scapula, formant l’articulation acromio-claviculaire. La clavicule peut
être localisée par la palpation de la partie supérieure du sternum, suivie du déplacement de la main
latéralement. L’os courbe repéré sous la peau près de l’encolure est la clavicule.
La scapula
La scapula, aussi appelée omoplate, est un os plat, large et triangulaire FIGURE 8.25. Il est possible de la
palper en plaçant une main sur la partie supérieure latérale du dos et en bougeant le bras ; l’os qui bouge est la
scapula. L’épine de la scapula est une crête osseuse située sur sa face postérieure. Elle est facilement
décelable sous la peau. Cette épine s’étend jusqu’à un processus plus gros appelé acromion (akros = extrémité,
ômos = épaule), qui forme la pointe osseuse de l’épaule. L’acromion est la bosse proéminente palpable sur le
dessus de l’épaule. Il s’articule avec l’extrémité acromiale de la clavicule. Le processus coracoïde de la
scapula est une petite saillie antérieure qui sert de point d’attache à certains muscles.
Les os des membres supérieurs
Le membre supérieur comprend le bras, l’avant-bras et la main. La structure complexe de la main
confère à l’humain des capacités plus nombreuses par rapport à celles de la plupart des autres
vertébrés.
Chaque membre supérieur compte en tout 30 os :
• 1 humérus situé dans le bras ;
• 1 radius et 1 ulna qui forment l’avant-bras ;
• 8 os du carpe qui forment le poignet ;
• 5 métacarpiens qui forment la paume de la main ;
• 14 phalanges qui forment les doigts.
L’humérus
L’humérus est l’os du membre supérieur le plus long et le plus volumineux. Son extrémité proximale présente
une tête hémisphérique qui s’articule avec la cavité glénoïdale de la scapula. Le tubercule majeur proéminent
est en position latérale par rapport à la tête de l’humérus et contribue à former le contour arrondi de l’épaule.
Le tubercule mineur est plus petit et est en position plus médiale par rapport à la tête de l’humérus. Entre les
deux tubercules se trouve le sillon intertuberculaire (ou gouttière bicipitale ou coulisse bicipitale), une
dépression qui contient le tendon du chef long du muscle biceps brachial.
Scapula et l’articulation acromio-claviculaire droite. Vue antérieure
Le radius et l’ulna
Le radius et l’ulna (aussi nommé cubitus) forment l’avant-bras. En position anatomique, ces os sont parallèles,
et le radius (radius = rayon) se trouve en position latérale. L’extrémité proximale du radius présente une tête
caractéristique en frme de disque qui s’articule avec le capitulum de l’humérus. Un col étroit s’étend de la tête
du radius à la tubérosité radiale (ou tubérosité bicipitale). La tubérosité radiale sert de point d’attache au
muscle biceps brachial.
Le corps du radius forme une légère courbe qui mène à une extrémité distale plus large comportant le
processus styloïde en position latérale. Cette saillie osseuse est palpable du côté latéral du poignet, tout juste
en amont du pouce. Sur la face médiale de l’extrémité distale du radius se trouve une incisure ulnaire qui
s’articule avec la face médiale de l’extrémité distale de l’ulna.
L’ulna (ôlenê = coude) est l’os le plus long de l’avant-bras et se trouve en position médiale. À l’extrémité
proximale de l’ulna, une incisure trochléaire en forme de « C » s’emboîte avec la trochlée de l’humérus. La
partie postérosupérieur de l’incisure trochléaire présente une saillie proéminente appelée olécrâne. L’olécrâne
s’articule avec la fosse olécrânienne de l’humérus et forme la bosse postérieure du coude. La lèvre inférieure
de l’incisure trochléaire, appelée processus coronoïde, s’articule avec la fosse coronoïdienne de l’humérus,
vers l’intérieur de l’articulation du coude. Située latéralement par rapport au processus coronoïde, une
incisure radiale concave et lisse reçoit la tête du radius et contribue à former l’articulation radio-ulnaire
proximale. Également à l’extrémité proximale de cet os se trouve la tubérosité ulnaire qui sert de point
d’attache au muscle biceps brachial. À l’extrémité distale de l’ulna, le corps de l’os se rétrécit et se termine
par une tête en forme de pommeau qui présente un processus styloïde. Le processus styloïde de l’ulna est
palpable du côté médial (auriculaire) du poignet.
Le radius et l’ulna présentent des bords interosseux qui se font face ; le bord interosseux de l’ulna fait face au
côté latéral (pouce) de l’avant-bras, tandis que le bord interosseux du radius dense régulier, relie ces bords
interosseux. Cette membrane contribue à maintenir le radius et l’ulna à une distance fixe l’un de l’autre et sert
de pivot de rotation pour l’avant-bras. Les articulations osseuses sollicitées au cours de cette rotation sont les
articulations radio-ulnaires proximale et distale.
Les os du carpe, les métacarpiens et les phalanges
Les os qui forment le squelette du poignet et de la main sont les os du carpe, les métacarpiens et les phalanges.
Les os du carpe (karpos = jointure) sont de petits os courts qui forment le poignet. Ils sont disposés en deux
rangées de quatre os, une rangée proximale et une rangée distale, et permettent au poignet d’accomplir de
nombreux mouvements.
Les os du carpe de la rangée proximale sont (du bord latéral au bord médial) le scaphoïde (skapho = barque,
eidos = semblable à), le lunatum (luna = lune), aussi nommé semi-lunaire, le triquetrum (triquetrus =
triangulaire), aussi nommé pyramidal, et le pisiforme (pisum = pois, forma = Forme). Les os du carpe de la
rangée distale sont (du bord latéral au bord médial) le trapèze (trapeza = table), le trapézoïde, le capitatum, aussi
nommé grand os, et l’hamatum (hamus = crochet), ou os crochu.
Les os de la paume de la main sont les métacarpiens (meta = après, karpos = jointure). Cinq métacarpiens s’
articulent avec les os distaux du carpe et soutiennent la paume. Les chiffres de I à V désignent les métacarpiens,
le métacarpien I correspondant à la base du pouce et le métacarpien V à la base de l’auriculaire.
Les doigts comptent en tout 14 os appelés phalanges (phalanx = rangée de soldats). Chaque doigt compte trois
phalanges, sauf le pouce qui n’en compte que deux. La phalange proximale s’articule avec la tête d’un
métacarpien, tandis que la phalange distale est l’os du bout du doigt. La phalange moyenne de chaque doigt s’
étend entre ses phalanges proximale et distale ; toutefois, le pouce ne possède aucune phalange moyenne.
Radius et ulna ❯ Vues A. antérieure et B. postérieure des os de l’avant-bras droit , soit le radius et l’ulna ; C. supination et D.
pronation de l’avant-bras droit.
La ceinture pelvienne et ses fonctions
Le bassin adulte se compose de quatre os : le sacrum, le coccyx et les os coxaux droit et gauche. Le bassin
protège et soutient les viscères de la partie inférieure de la cavité abdominale.
Le terme ceinture pelvienne fait uniquement référence aux os coxaux gauche et droit. Cette ceinture s’articule
avec le tronc et sert de point d’attache aux membres inférieurs. Lorsqu’une personne se tient debout, le bassin
présente une légère inclinaison vers l’avant.
L’os coxal
L’os coxal porte souvent les noms os de la hanche ou os iliaque. Chaque os coxal se compose de trois os
distincts, à savoir l’ilium (ilion), l’ischium (ischion) et le pubis. Les structures anatomiques de l’os coxal portent
les qualificatifs iliaque, ischiatique ou pubien en référence à ces trois os. L’ilium, l’ischium et le pubis se soudent
autour de l’âge de 13 à 15 ans pour former l’os coxal.
Chaque os coxal s’articule vers l’arrière avec le sacrum formant l’articulation sacro-iliaque. Le fémur s’articule
avec une cavité profonde et arrondie sur la face latérale de l’os coxal appelée acétabulum. L’acétabulum
comporte une surface arrondie et lisse appelée surface semi-lunaire, qui a la forme d’un croissant de lune et s’
articule avec la tête du fémur. L’acétabulum se compose d’une partie de l’ilium, de l’ischium et du pubis. Il
représente donc une région où ces os se sont soudés.
Le plus gros des trois os de la hanche est l’ilium (ilium = fanc), qui forme la partie supérieure de l’os coxal et une
partie de la surface semi-lunaire. La partie large de l’ilium en forme d’éventail se nomme aile. L’aile se termine
vers le bas par une crête appelée ligne arquée (arcus = arc) sur la face médiale de l’ilium.
Du côté médial de l’aile se trouve une dépression appelée fosse iliaque. Sur la face latérale de l’ilium, les lignes
glutéales (gloutos = fesse) antérieure, postérieure et inférieure servent de points d’attache aux muscles fessiers
(glutéaux).
Bassin ❯ A. Le bassin comprend les deux os coxaux, le sacrum et le coccyx.
B. La radiographie montre une vue antérieure de l’articulation entre le bassin et le fémur.
Os coxal ❯ Chaque os coxal est formé par la soudure de trois os : l’ilium, l’ischium et le pubis.
Ces schémas montrent les caractéristiques de ces os en vues A. latérale et médiale.
L’évolution de l’os coxal en fonction de l’âge
Les os coxaux peuvent servir d’indicateur du sexe et de l’âge d’une personne, et peuvent également
permettre d’effectuer une estimation de l’âge au décès. Ces estimations sont obtenues par tranches d’
âge (par opposition à un âge précis), car il peut y avoir certaines variations dans la façon dont s’opèrent
les changements que subit l’os coxal en fonction de l’âge. De plus, l’obtention de résultats concordants,
par l’étude en parallèle d’autres os, permet de renforcer la validité de l’estimation obtenue par l’étude
de l’os coxal.
La surface auriculaire de l’ilium évoluerait en fonction de l’âge (Falys, Schutkowski & Weston, 2006 ;
Igarashi, Useu, Wakebe et al., 2005). Chez les jeunes personnes, elle présente généralement une
texture ondulée à grains fins. Avec le vieillissement, ces ondulations s’aplanissent, et la surface devient
de plus en plus grossière et granulaire. Chez les personnes très âgées, elle est encore plus rugueuse,
plus irrégulière et peut présenter des signes d’arthrose.
La surface symphysaire du pubis subit aussi des changements uniformes liés à l’âge. Chez le jeune
adulte, la surface symphysaire présente des ondulations et un pourtour peu défini. Avec le
vieillissement, cette ondulation s’aplanit et un bord osseux commence à se former sur son pourtour. Ce
bord est généralement totalement formé vers l’âge de 35 à 50 ans. Une fois ce bord bien formé, la
surface symphysaire se creuse et devient concave, et elle peut présenter des trous chez les personnes
très âgées. Ce bord ou cette bordure peut commencer à se désagréger, et des signes d’arthrose
apparaissent sur le pourtour de la surface symphysaire. Ces derniers stades surviennent généralement
après l’âge de 50 ans.
Les os des membres inférieurs
Chaque membre inférieur comprend la cuisse, la jambe et le pied. La structure du pied lui permet de
supporter le corps pendant la marche et la course. Le nombre d’os et leur disposition dans le membre
inférieur sont similaires à ceux du membre supérieur. Chaque membre inférieur compte en tout 30 os :
• 1 fémur, situé dans la région de la cuisse
• 1 patella, située dans la région du genou
• 1 tibia et 1 fibula, qui forment la région jambière
• 7 os du tarse, qui forment les os de la cheville et du pied proximal
• 5 métatarsiens, qui forment la partie arquée du pied
• 14 phalanges, qui forment les orteils
Le fémur et la patella
Le fémur est l’os le plus long, le plus solide et le plus lourd du corps FIGURE 8.32. La tête du fémur,
quasi sphérique, s’articule avec l’acétabulum de l’os coxal. La tête du fémur présente une cavité
minuscule dépourvue de cartilage articulaire appelée fossette de la tête fémorale (fossette pour le
ligament de la tête du fémur ou fovéa capitis). À cet endroit, un tout petit ligament unit la tête du
fémur à l’acétabulum. Un col rétréci et allongé relie la tête du fémur au corps du fémur en formant un
angle. Grâce à cette caractéristique angulaire, les genoux sont plus près de la ligne médiane.
Le grand trochanter (trokhantêr = courir) fait saillie latéralement à la jonction entre le col et le corps du
fémur. Un petit trochanter se situe sur la face postéro-médiale du fémur. Il s’agit d’une saillie rugueuse
qui sert de point d’attache aux muscles puissants de la fesse et de la cuisse. Les grand et petit
trochanters sont reliés à la face postérieure du fémur par une crête oblique et épaisse d’os appelée
crête intertrochantérique.
La tubérosité glutéale et la ligne pectinée se fondent en une crête médiane surélevée appelée ligne
âpre, qui sert de point d’attache à de nombreux muscles de la cuisse. Sur la partie distale du fémur.
À l’extrémité de la partie distale du fémur se trouvent deux surfaces articulaires ovales et lisses
appelées condyles médial et latéral. Des saillies appelées épicondyle médial et épicondyle latéral,
respectivement, surmontent chaque condyle. Une flexion du genou permet de palper ces épicondyles
dans la cuisse, sur les côtés de l’articulation du genou.
La patella (patella = petit plat), ou rotule, est un gros os sésamoïde plus ou moins triangulaire logé
dans le tendon du muscle quadriceps fémoral. La patella permet au tendon de bien glisser et protège
l’articulation du genou. La base supérieure de la patella est large, tandis que son apex inférieur est
pointu. La face postérieure de la patella présente une surface articulaire qui s’articule avec la surface
patellaire du fémur.
Patella ❯ La patella est un os sésamoïde situé dans le tendon du muscle quadriceps Fémoral. Les vues A. antérieure et
B. postérieure montrent la patella droite.
Le tibia et La fibula
Le tibia (tibia = flûte) est l’os situé du côté médial de la jambe et est le seul os de la région jambière qui
supporte le poids du corps. Sa tête proximale est large et présente deux surfaces relativement planes,
les condyles médial et latéral, qui s’articulent avec les condyles médial et latéral du Fémur,
respectivement. Une crête proéminente appelée éminence intercondylaire sépare les condyles du tibia.
Du côté postérolatéral de la partie proximale du tibia se trouve une Facette articulaire fibulaire, où vient
s’articuler la tête de la fibula pour former l’articulation tibio-fibulaire proximale (ou supérieure).
La fibula (fibula = agrafe), aussi appelée péroné, est l’os long et mince situé du côté latéral de la jambe.
La fibula ne supporte pas le poids du corps, mais plusieurs muscles s’y attachent. La tête arrondie en
forme de pommeau de la fibula est en position légèrement postéro-inférieure par rapport au condyle
latéral du tibia. Au-dessous de la tête de la fibula se trouve le col, suivi du corps de l’os. L’extrémité
distale de la fibula, appelée malléole latérale, s’étend latéralement vers l’articulation de la cheville,
Fémur ❯ Le fémur est l’os de la cuisse. A. La vue antérieure permet de bien voir la surface patellaire et la ligne intertrochantérique. B.
La vue postérieure permet de bien voir le petit trochanter et la surface poplitée.
fournissant ainsi une stabilité latérale. La palpation du côté latéral de la cheville révèle la bosse qui
constitue la malléole latérale de la fibula.
Les os du tarse, les métatarsiens et les phalanges
Les os qui forment la base de la cheville ainsi que le pied sont les os du tarse, les métatarsiens et les
phalanges. À certains égards, les sept os du tarse (tarsos = pied) de la base de la cheville et du pied
proximal sont similaires aux huit os du carpe du poignet, bien que leur forme et leur disposition
diffèrent de celles des parties correspondantes du carpe.
Le talus (astragale), le calcanéus (calcanéum) et le naviculaire forment la rangée proximale des os du
tarse. Le talus est l’os de la partie supérieure du tarse et le deuxième os du tarse en importance quant
à sa grosseur. Il s’articule avec le tibia.
La rangée distale des os du tarse comprend quatre os, à savoir trois os cunéiformes et le cuboïde. Les
os cunéiformes médial (cuneus = coin), intermédiaire et latéral sont des os en forme de coin placés en
position antérieure par rapport au naviculaire avec lequel ils s’articulent. Le cuboïde (cubus = cube),
Tibia et fbula ❯ Le tibia et la fibula sont les os de la région jambière. Les schémas et les
photos de cette figure montrent A. une vue antérieure et B. une vue postérieure de la fibula
et du tibia droit.
situé latéralement, s’articule sur sa face médiale avec l’os cunéiforme latéral et sur sa face postérieure
avec le calcanéus.
Les métatarsiens du pied comptent cinq os longs dont la disposition et le nom sont similaires à ceux
des métacarpiens de la main. Ils forment la plante arquée du pied et sont désignés par les chiffres I à V,
du côté médial au côté latéral du pied. La partie proximale des métatarsiens s’articule soit avec les os
cunéifformes, soit avec le cuboïde. La partie distale de chaque métatarsien s’articule avec une
phalange proximale.
Les os des orteils, tout comme ceux des doigts et du pouce, se nomment phalanges. Les orteils
comptent en tout 14 phalanges. Le gros orteil se nomme également hallux (hallus = gros orteil) et ne
compte que deux phalanges (proximale et distale), contrairement aux quatre autres orteils qui en
comptent trois chacun (proximale, moyenne et distale).
Os du tarse, métatarsiens et phalanges ❯ Les os du tarse forment la base de la cheville et le pied proximal, les métatarsiens forment
la plante arquée du pied et les phalanges entrent dans la composition des orteils. Ces schémas montrent les vues A. supérieure et B.
inférieure du pied droit.
L’arthrologie
L'Arthrologie [grec. arthron = articulation; logia=théorie] est l'étude des différentes unions et/ ou liaisons
osseuses appelées articulations. Les articulations sont formées de pièces osseuses en contact et des fibreux
interposés.
Le squelette protège les organes vitaux et soutient les tissus mous. Ses cavités médullaires sont la source des
nouvelles cellules sanguines. En interaction avec le système musculaire, le squelette aide le corps à se
mouvoir. Les os sont trop rigides pour plier, mais ils se rencontrent à des jointures que les anatomistes
appellent articulations.
Une articulation est la jonction entre deux os, entre un os et un cartilage ou entre un os et une dent. Les os
s’articulent au site de l’articulation.
Les articulations sont classées selon leurs caractéristiques structurales et le type de mouvement qu’elles
permettent. Les articulations sont catégorisées sur le plan structural en fonction du type de tissu conjonctif qui
unit les surfaces articulaires des os et de la présence ou non d’un espace entre les os de l’articulation.
• L’articulation fibreuse ne possède aucune cavité articulaire, et du tissu conjonctif dense régulier
(fibreux) unit les os de l’articulation. Les articulations qui unissent les os du crâne sont des
articulations fibreuses.
• L’articulation cartilagineuse ne possède aucune cavité articulaire, et du cartilage unit les os de
l’articulation. La ligne épiphysaire qui unit l’épiphyse à la diaphyse est un exemple d’articulation
cartilagineuse.
• L’articulation synoviale possède une cavité articulaire remplie de liquide qui sépare les surfaces
articulaires de chaque os. Une capsule de tissu conjonctif entoure les surfaces articulaires, et divers
ligaments unissent les os de l’articulation. Le genou est un exemple d’articulation synoviale.
Sur le plan fonctionnel, les articulations sont classées selon leur mobilité :
• les articulations immobiles (ou synarthroses ; sun = usion) ;
• les articulations semi-mobiles (ou amphiarthroses ; amphi =autour) ;
• les articulations mobiles (ou diarthroses ; di = deux). Les articulations fbreuses et
cartilagineuses sont immobiles ou semi-mobiles, alors que les articulations synoviales sont mobiles.
La mobilité d’une articulation va d’immobile, comme l’emboîtement de deux os crâniens à une suture, à une
grande diversité de mouvements, comme dans le cas de l’épaule où l’humérus s’articule avec la scapula
(omoplate). La structure de chaque articulation détermine sa mobilité et sa stabilité. Il existe une relation
inverse entre la mobilité et la stabilité des articulations.
Lorsque la mobilité d’une articulation augmente, sa stabilité diminue. À l’inverse, si une articulation est
immobile, sa stabilité est maximale. La FIGURE ci-dessous illustre la corrélation négative entre la mobilité et
la stabilité de différentes articulations. Elle permet de constater et de comparer les classifcations structurale et
onctionnelle de certaines articulations courantes.
L'appareil locomoteur humain ou appareil musculo-squelettique
Dynamique articulaire
Les mouvements simples :
• Les mouvements autour d’un axe transversal : flexion et extension
• Les mouvements autour d’un axe vertical : rotation latérale et médiale
• Les mouvements autour d’un axe sagittal : abduction et adduction
Les mouvements complexes:
La circumduction : association de plusieurs types de mouvements : Autres types de mouvements :
• Pronation : (tourner la main vers le bas)
• Supination : (tourner la main vers le haut)
• Inversion : (tourner le pied vers l’intérieur)
• Eversion : (tourner le pied vers l’extérieur)
Flexion, extension, hyperextension et flexion latérale ❯ Dans un plan antéropostérieur, la flexion diminue l’angle articulaire, tandis que l’extension augmente
l’angle articulaire. L’hyperextension est l’extension d’une articulation au-delà de 180°. La flexion latérale diminue l’angle articulaire, mais dans un plan frontal.
Cette Figure montre des exemples d’articulations qui permettent certains de ces mouvements : A. articulation atlanto-occipitale ; B. articulation du coude ; C.
articulation radiocarpienne ; D. articulation du genou ; E. articulations intervertébrales.
Abduction et adduction ❯ L’abduction écarte latéralement du tronc une partie du corps, tandis que l’adduction la rapproche vers le
tronc. En voici quelques exemples : A. articulation scapulohumérale ; B. articulation radiocarpienne ; C. articulation de la hanche ; D.
articulations métacarpo-phalangiennes.
Mouvements de rotation ❯ La rotation permet à un os de tourner autour de son axe longitudinal. Les articulations suivantes
permettent ce mouvement : A. articulation atlanto-axoïdienne ; B. articulation scapulohumérale ; C. articulation de la hanche. D. La
pronation et la supination se produisent aux articulations de l’avant-bras.
Mouvements particuliers des articulations synoviales ❯
A. Abaissement et élévation à l’articulation scapulohumérale ;
B. dorsiflexion et flexion plantaire à l’articulation tibio-tarsienne
C. inversion et éversion aux articulations inter-tarsiennes
D. protraction et rétraction à l’articulation temporo-mandibulaire
E. opposition aux articulations carpo-métacarpiennes.
La myologie
• Définition de la myologie : Partie de l’anatomie qui étudie des muscles ;
• Définition d’un muscle : Les muscles sont des organes charnus (formés de chair) dont le rôle est,
par leur contraction, de mouvoir activement les segments osseux sur lesquels ils s’insèrent ou les
viscères auxquels ils sont affectés.
• Fonction des muscles : Ils exercent quatre fonctions importantes :
• Ils produisent le mouvement,
• Ils maintiennent la posture,
• Ils stabilisent les articulations,
• Ils dégagent de la chaleur.
On distingue deux grandes catégories de muscles : les muscles striés et les muscles lisses.
Les muscles stries ou volontaires :
Ils sont ainsi nommés parce qu’ils sont sous le contrôle de la volonté. On les appelle aussi muscles striés
parce que ses cellules semblent striées sous le microscope, et beaucoup d’anatomiste les nomment
muscles du squelette parce qu’ils se fixent surtout sur le squelette. D’une façon générale, chaque muscle
strié comporte : une partie moyenne (le corps charnu), et deux extrémités par lesquelles ils s’insèrent.
Selon la forme du corps charnu, on distingue :
• Les muscles longs : le corps charnu est fusiforme et se termine à chaque extrémité par un tendon.
Quelque fois, le corps charnu donne naissance à une de ses extrémités à plusieurs tendons ; il est
appelé, selon le nombre de ces tendons, muscle biceps, triceps, quadriceps ;
• Les muscles plats : le corps charnu est étalé en éventail et le muscle ne présente pas de tendon à
une ou à ses deux extrémités, les fibres musculaires s’insérant directement sur une grande surface
;
• Les muscles courts : le corps charnu est très court, les tendons font défaut, les fibres charnus
s’insèrent directement ;
• Les muscles annulaires : le corps charnu est circulaire et entoure soit un orifice naturel
(paupières, bouche), on l’appelle alors muscle orbiculaire, soit un viscère creux (utérus, anus),
on l’appelle alors sphincter.
Les muscles lisses ou involontaires :
Ils se trouve partout où un mouvement se produit sans la volonté ; Leur commande est entièrement sous la
dépendance du système nerveux végétatif qui règle tout le fonctionnement des viscères. Ce type de muscles
borde principalement les organes creux qui doivent se contracter automatiquement tel que les viscères creux du
tube digestif, les voies biliaires, les voies urinaires, les voies respiratoires, l’appareil génital et même dans les
vaisseaux sanguins. Comme il n’y a pas de bandes dans les fibres comme il en existe dans les muscles striés, on
les appelle aussi les muscles lisses ou non striés.
La physiologie des muscles :
Bien que l’unité de structure du muscle strié soit la fibre musculaire, l’unité fonctionnelle est l’unité motrice.
Une unité motrice commence avec une cellule nerveuse ou neurone dont le corps est dans le système nerveux
central. La cellule nerveuse a un long prolongement ou fibre nerveuse qui chemine avec des centaines d’autres
dans un nerf moteur, pénètre dans le muscle, chaque rameau terminal d’une fibre nerveuse finit sur une fibre
musculaire (voir schéma). Les propriétés essentielles du muscle sont : l’excitabilité, la contractilité, l’élasticité,
la tonicité.
• L’excitabilité : C’est la propriété que possède le muscle de répondre par sa réponse naturelle, la
contraction, à toute excitation portée sur lui. Le muscle est soumis à l’action de son nerf moteur
qui lui transmet les influx nerveux générateurs des contractions musculaires. Le muscle réagit
également à d’autres excitations mécaniques (pincement), thermique, chimique et/ou électrique.
• LA contractilité : C’est la faculté que possède le muscle de se raccourcir, donc de rapprocher ses
extrémités, ce phénomène permet de mouvoir les éléments squelettiques où elles sont fixées. La
contraction musculaire est caractérisée au niveau du muscle par : le raccourcissement, le
durcissement, l’épaississement de celui-ci.
• L’élasticité : C’est la propriété que possède le muscle de se laisser allonger par traction et de
revenir à sa position première lorsque cesse cette traction.
• LA tonicité : C’est la propriété que possède le muscle vivant, en dehors de tous mouvement actif,
de demeurer dans un état de tension, de légère contraction permanente involontaire : c’est le
tonus musculaire. Cette propriété dépend des connections nerveuses du muscle avec son nerf
moteur et la moelle épinière, toute altération de la moelle, du nerf ou toute inaction prolongée du
muscle diminuant ou supprimant la tonicité.

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L'appareil locomoteur humain ou appareil musculo-squelettique

  • 1. L’appareil locomoteur Définition L'appareil locomoteur humain ou appareil musculo-squelettique est le système d'organes qui confère à l'homme l'aptitude à se mouvoir physiquement. Il se compose du système musculaire, du squelette osseux et cartilagineux ainsi que les éléments rattachés (ligaments, tendons...). Le système osseux Le système osseux désigne l’ensemble des os du corps et les articulations qui les rattachent, les tissus prédominants dans le système osseux sont les tissus osseux, les tissus cartilagineux et les tissus hématopoïétiques. Le squelette humain est composé de 206 à 208 os, ces os présentent des bords, des faces, des angles et des saillies. Les os sont constitués de cellules vivantes et une substance interstitielle inerte qui prédomine sur les, mais cette substance est calcifiée, dans cette substance on trouve le collagène. Le tissus osseux est disposé en lamelles avec un canal central qui contient les vaisseaux sanguins, on distingue deux types d’os: os compacts (calcium prédomine et peu de cellule), les os spongieux (bcp de cellule et peu de calcium). Le cartilage est composé de substance interstitielle et des cellules et des fibres collagènes, mais dans le cartilage les fibres sont logées dans un gel solide plutôt que dans des substances calcifiées. Fonctions de l’os • Soutien : Le squelette est une structure rigide qui permet l'ancrage des tissus mous et des organes. • Protection : Le crâne, la colonne vertébrale, la cage thoracique et la ceinture pelvienne renferment et protègent les organes vitaux ; les sites de production des cellules du sang sont protégés à l'intérieur de la cavité médullaire de certains os. • Mouvement : Les os agissent comme des leviers lorsque les muscles auxquels ils sont attachés se contractent, provoquant un mouvement de l'articulation. • Hématopoïèse : Chez l'adulte, la moelle osseuse rouge produit les globules rouges, les cellules blanches du sang et les plaquettes.
  • 2. • Structure macroscopique des os TYPES D’OS On distingue plusieurs variétés de pièces squelettiques qui différent entre elles par la forme extérieure et l’architecture interne :  Les os longs: ont un corps long et 2 épiphyses ;  Les os courtes: formés de tissus compacts qui recouvre les tissus spongieux ;  Les os plats: couche mince de tissus spongieux entre deux lames de tissus compact ;  Les os pneumatiques : contiennent des cavités aériennes sans moelle et entourées de tissus compact. ASPECTS EXTERIEURS DES OS On distingue :  Les surfaces articulaires;  Les surfaces non articulaires. STRUCTURE D’UN OS  La diaphyse: partie centrale de l’os;  Les épiphyses: les extrémités de l’os ( sup et inf);  Le cartilage articulaire: tissus cartilagineux qui couvre la surface articulaire de chaque épiphyse;  La cavité médullaire: occupe presque toute la longueur de l’os;  Le périoste : membrane fibreuse blanchâtre qui recouvre l’os sauf au niveau des surfaces articulaires.
  • 3. LA VASCULARISATION DES OS Les os longs sont vascularisés à partir de trois artères :  L’artère nourricière: qui se divise dans la cavité médullaire en deux branches ascendantes et descendantes qui vascularisent le 1/3 interne du tissu;  Les artères périostes: pénètrent à la périphérie du corps de l’os par des petits orifices nourriciers et vascularisent le 2/3 externe du tissus;  Les artères ostéo articulaires: pénètrent dans les extrémités et vascularisent les tissus de l’articulation. Parties squelettiques Le système squelettique comporte deux divisions : le squelette axial et le squelette appendiculaire Le squelette axial se nomme ainsi parce qu’il comprend les os situés le long de l’axe central du corps divisé communément en trois régions, à savoir les os de la tête, la colonne vertébrale et la cage thoracique. La principale fonction du squelette axial est de créer une charpente qui soutient et protège les organes. De plus, l’os spongieux qui entre dans la composition de la plupart des os du squelette axial contient la moelle osseuse rouge qui assure la production des cellules sanguines Le squelette appendiculaire comprend les os des membres supérieurs et inférieurs ainsi que les ceintures osseuses qui relient ces membres au squelette axial. La ceinture scapulaire comprend les os qui maintiennent les membres supérieurs en place, tandis que la ceinture pelvienne comprend les os qui maintiennent les membres inférieurs en place. Le squelette appendiculaire permet à l’organisme d’effectuer une multitude de mouvements, par exemple se déplacer ou porter la nourriture à la bouche.
  • 4. Le squelette axial Le squelette axial se nomme ainsi parce qu’il comprend les os situés le long de l’axe central du corps divisé communément en trois régions, à savoir les os de la tête, la colonne vertébrale et la cage thoracique. La principale fonction du squelette axial est de créer une charpente qui soutient et protège les organes. De plus, l’os spongieux qui entre dans la composition de la plupart des os du squelette axial contient la moelle osseuse rouge qui assure la production des cellules sanguines Les os et les caractéristiques du squelette de la tête : Le squelette de la tête compte 22 os. La présente section passe en revue l’anatomie générale et les repères anatomiques du squelette de la tête, les sutures (articulations fibreuses) qui unissent les os du crâne ainsi que les caractéristiques spécialisées des sinus paranasaux et des complexes orbital et nasal. Le squelette de la tête est composé des os du crâne (au nombre de 7) et des os de la face (au nombre de 14). Les os du crâne (kranion = tête) forment la partie arrondie de la tête et protègent l’encéphale. Les os de la face forment le visage. o L’os frontal, formant le front et le haut des orbites o L’os occipital, formant l’arrière du crâne o Les 2 os pariétaux, formant les parties latérales du haut du crâne o Les 2 os temporaux, situés sous les pariétaux o L’os sphénoïde situé à la base du crâne, percé d’orifices au travers desquels passent les nerfs crâniens La face est essentiellement composée par : o La mandibule (ou maxillaire inférieur) o Le maxillaire supérieur o Les deux malaires qui forment les pommettes o Les os propres du nez Auxquels s’ajoute une partie de l’os frontal
  • 6. La colonne vertébrale La colonne vertébrale, ou rachis, est un empilement de 33 ou 34 os articulés : les vertèbres. Elle supporte la tête et transmet le poids du corps jusqu’aux articulations des hanches. C’est sur la colonne vertébrale que sont fixées les côtes en arrière. Le rachis, qui contient et protège la moelle épinière, est traditionnellement divisé en cinq zones : o Le rachis cervical : 7 vertèbres o Le rachis thoracique (dorsal) : 12 vertèbres o Le rachis lombaire : 5 vertèbres o Le rachis sacré (ou sacrum) : 5 vertèbres soudées o Le rachis coccygien (ou coccyx) : 4 ou 5 vertèbres soudée La colonne vertébrale se divise en cinq sections ou régions. Les vertèbres sont désignées par une lettre majuscule indiquant la région dans laquelle elles sont situées, suivie d’un indice numérique indiquant leur ordre de la partie supérieure à la partie inférieure de la région concernée. Sept vertèbres cervicales (cervix = cou) (désignées C1 à C7) forment les os du cou (région cervicale). La première vertèbre cervicale (C1) s’articule vers le haut avec les condyles de l’os occipital du crâne. La septième vertèbre cervicale (C7) s’articule vers le bas avec la première vertèbre thoracique (T1).
  • 7. Douze vertèbres thoraciques (désignées T1 à T12) forment la région supérieure du dos (région thoracique). Chaque vertèbre thoracique s’articule latéralement avec une ou deux paires de côtes. La douzième vertèbre thoracique (T12) s’articule vers le bas avec la première vertèbre lombaire (L1). Cinq vertèbres lombaires (désignées L1 à L5) forment la région cambrée du bas du dos (région lombaire). La cinquième vertèbre lombaire (L5) s’articule vers le bas avec la première vertèbre sacrale (S1). Le sacrum se compose de cinq vertèbres sacrales, ou vertèbres sacrées, (désignées S1 à S5) qui se soudent vers le milieu ou la fin de la vingtaine pour former une seule structure osseuse. Le sacrum s’articule vers le haut avec la cinquième vertèbre lombaire (L5), vers le bas avec la première vertèbre coccygienne (Co1) et latéralement avec les deux os coxaux (os des hanches). Le coccyx, vestige de l’évolution des mammifères, comprend quatre vertèbres coccygiennes (désignées Co1- Co4) qui commencent à se souder au cours de la puberté. La première vertèbre coccygienne (Co1) s’articule avec l’extrémité inférieure du sacrum. Il arrive, chez les personnes âgées, que le coccyx se soude au sacrum. La cage thoracique La charpente osseuse du thorax se nomme cage thoracique et comprend les vertèbres thoraciques sur la face postérieure, les côtes de chaque côté et le sternum sur la face antérieure. La cage thoracique constitue une enceinte de protection autour des organes de la cavité thoracique et de certains organes de la cavité abdominale. Elle sert également de point d’attache à nombreux muscles.
  • 8. Le sternum Le sternum (sternon = poitrine) est un os plat qui forme la ligne médiane antérieure de la paroi thoracique. Sa forme rappelle celle d’une épée. Le sternum comporte trois parties : le manubrium, le corps et le processus xiphoïde. Le manubrium sternal (manubrium = poignée) est la partie supérieure et la plus large du sternum (la « poignée » de l’épée osseuse). Deux incisures claviculaires permettent au sternum de s’articuler avec les clavicules gauches et droite. L’incisure supérieure peu profonde située entre les incisures claviculaires se nomme incisure jugulaire (ou fourchette sternale). Des incisures costales permettent l’articulation avec les cartilages costaux des premières côtes. Le corps sternal est la partie la plus longue du sternum et orme l’essentiel de l’os (la « lame » de l’épée osseuse). Chaque cartilage costal des côtes 2 à 7 est fixé au corps du sternum par l’intermédiaire des incisures costales articulaires dentelées. L’articulation du corps et du manubrium forme l’angle sternal, aussi appelé angle de Louis, une crête horizontale palpable sous la peau. L’angle sternal est un important repère anatomique en ce sens que les cartilages costaux des deuxièmes côtes se fixent à cet endroit ; il peut donc servir à dénombrer les côtes. Le processus xiphoïde (xiphos = épée) représente la « pointe » de l’épée. L’ossification de cette petite saillie cartilagineuse pointant vers le bas se poursuit souvent jusque dans la quarantaine. Au cours des manœuvres de réanimation cardiorespiratoire, il est important de ne pas appliquer de pression sur le processus xyphoïde pour éviter une fracture et son enfoncement
  • 9. Les côtes Les côtes sont des os aplatis, courbés et allongés qui prennent naissance sur les vertèbres thoraciques ou entre celles-ci et qui se terminent sur la ace antérieure du thorax. La cage thoracique compte 12 paires de côtes tant chez l’homme que chez la femme. Les côtes 1 à 7 se nomment vraies côtes. Elles sont reliées individuellement au sternum par des prolongements cartilagineux distincts appelés cartilages costaux (Costa = côte). La première vraie côte est la plus petite. Les côtes 8 à 12 se nomment fausses côtes, car leurs cartilages costaux ne se fxent pas directement au sternum. En effet, les cartilages costaux des côtes 8 à 10 se soudent au cartilage costal de la septième côte. Ces côtes s’articulent donc indirectement avec le sternum. Les deux dernières paires de fausses côtes (11e et 12e côtes) se nomment côtes flottantes, car elles ne s’attachent d’aucune façon au sternum. L’extrémité vertébrale d’une côte typique s’articule avec la colonne vertébrale par la tête de la côte. La surface articulaire de la tête se divise en deux surfaces articulaires supérieure et inférieure séparées par une crête interarticulaire. Ces surfaces s’articulent avec les facettes ou les demi-facettes situées sur le corps des vertèbres thoraciques. Le col de la côte s’étend entre la tête et le tubercule. Le tubercule de la côte présente une surface articulaire pour la facette costale du processus transverse de la vertèbre thoracique appelée surface articulaire du tubercule de la côte. La figure B, C et D illustre la façon dont la plupart des côtes s’articulent avec les vertèbres thoraciques.
  • 10. Le squelette appendiculaire Comparaison entre les membres supérieurs et inférieurs Le squelette appendiculaire comprend les os des ceintures scapulaire et pelvienne et les os des Membres supérieurs et inférieurs. Les ceintures relient les membres au squelette axial. Le squelette des membres supérieurs et inférieurs présente certaines caractéristiques communes fondées sur cette histoire évolutive et certaines différences liées aux fonctions de chaque membre. Une « ceinture » osseuse soutient la partie proximale des membres supérieurs et inférieurs ; la ceinture scapulaire (composée des clavicules et scapulas) maintient les membres supérieurs en place, tandis que la ceinture pelvienne (constituée des deux os coxaux) s’articule avec les membres inférieurs. La partie proximale de chaque membre possède un os de grande taille : l’humérus dans le membre supérieur et le fémur dans le membre inférieur. La partie distale des membres supérieurs (avant-bras) et inférieurs (jambes) contient deux os ; ces os peuvent pivoter légèrement l’un sur l’autre. Le poignet et le pied proximal contiennent de multiples os (os du carpe et os du tarse, respectivement) qui permettent une amplitude des mouvements. Enfin, le pied et la main sont très similaires, car les deux sont formés de cinq os allongés : les métacarpiens dans la paume de la main et les métatarsiens dans l’arche du pied. De plus, la main et le pied comptent chacun un total de 14 phalanges (os des doigts ou des orteils). La ceinture scapulaire est constituée de deux scapulas (omoplates) et de deux clavicules qui sont reliées au squelette axial au niveau du manubrium du sternum. La ceinture scapulaire constitue un site d'insertion pour de nombreux muscles qui permettent le mouvement des bras et des avant-bras. La clavicule en forme de S relie le membre supérieur au squelette axial et maintient l'articulation de l'épaule éloignée du tronc pour permettre la liberté de mouvement. Les muscles du tronc et du cou sont attachés à la clavicule. La scapula s'étend le long de la région postérieure de la paroi thoracique et s'attache au squelette axial par des muscles.
  • 11. La clavicule La clavicule (clavicula = petite clé) est un os allongé en forme de « S » qui est convexe vers l’avant dans sa partie la plus médiale. Son extrémité sternale (extrémité médiale) a une forme plus ou moins pyramidale et s’articule avec le manubrium du sternum, formant l’articulation sternoclaviculaire. L’extrémité acromiale (extrémité latérale) de la clavicule est large et aplatie. Elle s’articule avec l’acromion de la scapula, formant l’articulation acromio-claviculaire. La clavicule peut être localisée par la palpation de la partie supérieure du sternum, suivie du déplacement de la main latéralement. L’os courbe repéré sous la peau près de l’encolure est la clavicule. La scapula La scapula, aussi appelée omoplate, est un os plat, large et triangulaire FIGURE 8.25. Il est possible de la palper en plaçant une main sur la partie supérieure latérale du dos et en bougeant le bras ; l’os qui bouge est la scapula. L’épine de la scapula est une crête osseuse située sur sa face postérieure. Elle est facilement décelable sous la peau. Cette épine s’étend jusqu’à un processus plus gros appelé acromion (akros = extrémité, ômos = épaule), qui forme la pointe osseuse de l’épaule. L’acromion est la bosse proéminente palpable sur le dessus de l’épaule. Il s’articule avec l’extrémité acromiale de la clavicule. Le processus coracoïde de la scapula est une petite saillie antérieure qui sert de point d’attache à certains muscles.
  • 12. Les os des membres supérieurs Le membre supérieur comprend le bras, l’avant-bras et la main. La structure complexe de la main confère à l’humain des capacités plus nombreuses par rapport à celles de la plupart des autres vertébrés. Chaque membre supérieur compte en tout 30 os : • 1 humérus situé dans le bras ; • 1 radius et 1 ulna qui forment l’avant-bras ; • 8 os du carpe qui forment le poignet ; • 5 métacarpiens qui forment la paume de la main ; • 14 phalanges qui forment les doigts. L’humérus L’humérus est l’os du membre supérieur le plus long et le plus volumineux. Son extrémité proximale présente une tête hémisphérique qui s’articule avec la cavité glénoïdale de la scapula. Le tubercule majeur proéminent est en position latérale par rapport à la tête de l’humérus et contribue à former le contour arrondi de l’épaule. Le tubercule mineur est plus petit et est en position plus médiale par rapport à la tête de l’humérus. Entre les deux tubercules se trouve le sillon intertuberculaire (ou gouttière bicipitale ou coulisse bicipitale), une dépression qui contient le tendon du chef long du muscle biceps brachial. Scapula et l’articulation acromio-claviculaire droite. Vue antérieure
  • 13. Le radius et l’ulna Le radius et l’ulna (aussi nommé cubitus) forment l’avant-bras. En position anatomique, ces os sont parallèles, et le radius (radius = rayon) se trouve en position latérale. L’extrémité proximale du radius présente une tête caractéristique en frme de disque qui s’articule avec le capitulum de l’humérus. Un col étroit s’étend de la tête du radius à la tubérosité radiale (ou tubérosité bicipitale). La tubérosité radiale sert de point d’attache au muscle biceps brachial. Le corps du radius forme une légère courbe qui mène à une extrémité distale plus large comportant le processus styloïde en position latérale. Cette saillie osseuse est palpable du côté latéral du poignet, tout juste en amont du pouce. Sur la face médiale de l’extrémité distale du radius se trouve une incisure ulnaire qui s’articule avec la face médiale de l’extrémité distale de l’ulna. L’ulna (ôlenê = coude) est l’os le plus long de l’avant-bras et se trouve en position médiale. À l’extrémité proximale de l’ulna, une incisure trochléaire en forme de « C » s’emboîte avec la trochlée de l’humérus. La partie postérosupérieur de l’incisure trochléaire présente une saillie proéminente appelée olécrâne. L’olécrâne s’articule avec la fosse olécrânienne de l’humérus et forme la bosse postérieure du coude. La lèvre inférieure de l’incisure trochléaire, appelée processus coronoïde, s’articule avec la fosse coronoïdienne de l’humérus, vers l’intérieur de l’articulation du coude. Située latéralement par rapport au processus coronoïde, une incisure radiale concave et lisse reçoit la tête du radius et contribue à former l’articulation radio-ulnaire proximale. Également à l’extrémité proximale de cet os se trouve la tubérosité ulnaire qui sert de point d’attache au muscle biceps brachial. À l’extrémité distale de l’ulna, le corps de l’os se rétrécit et se termine
  • 14. par une tête en forme de pommeau qui présente un processus styloïde. Le processus styloïde de l’ulna est palpable du côté médial (auriculaire) du poignet. Le radius et l’ulna présentent des bords interosseux qui se font face ; le bord interosseux de l’ulna fait face au côté latéral (pouce) de l’avant-bras, tandis que le bord interosseux du radius dense régulier, relie ces bords interosseux. Cette membrane contribue à maintenir le radius et l’ulna à une distance fixe l’un de l’autre et sert de pivot de rotation pour l’avant-bras. Les articulations osseuses sollicitées au cours de cette rotation sont les articulations radio-ulnaires proximale et distale.
  • 15. Les os du carpe, les métacarpiens et les phalanges Les os qui forment le squelette du poignet et de la main sont les os du carpe, les métacarpiens et les phalanges. Les os du carpe (karpos = jointure) sont de petits os courts qui forment le poignet. Ils sont disposés en deux rangées de quatre os, une rangée proximale et une rangée distale, et permettent au poignet d’accomplir de nombreux mouvements. Les os du carpe de la rangée proximale sont (du bord latéral au bord médial) le scaphoïde (skapho = barque, eidos = semblable à), le lunatum (luna = lune), aussi nommé semi-lunaire, le triquetrum (triquetrus = triangulaire), aussi nommé pyramidal, et le pisiforme (pisum = pois, forma = Forme). Les os du carpe de la rangée distale sont (du bord latéral au bord médial) le trapèze (trapeza = table), le trapézoïde, le capitatum, aussi nommé grand os, et l’hamatum (hamus = crochet), ou os crochu. Les os de la paume de la main sont les métacarpiens (meta = après, karpos = jointure). Cinq métacarpiens s’ articulent avec les os distaux du carpe et soutiennent la paume. Les chiffres de I à V désignent les métacarpiens, le métacarpien I correspondant à la base du pouce et le métacarpien V à la base de l’auriculaire. Les doigts comptent en tout 14 os appelés phalanges (phalanx = rangée de soldats). Chaque doigt compte trois phalanges, sauf le pouce qui n’en compte que deux. La phalange proximale s’articule avec la tête d’un métacarpien, tandis que la phalange distale est l’os du bout du doigt. La phalange moyenne de chaque doigt s’ étend entre ses phalanges proximale et distale ; toutefois, le pouce ne possède aucune phalange moyenne. Radius et ulna ❯ Vues A. antérieure et B. postérieure des os de l’avant-bras droit , soit le radius et l’ulna ; C. supination et D. pronation de l’avant-bras droit.
  • 16. La ceinture pelvienne et ses fonctions Le bassin adulte se compose de quatre os : le sacrum, le coccyx et les os coxaux droit et gauche. Le bassin protège et soutient les viscères de la partie inférieure de la cavité abdominale. Le terme ceinture pelvienne fait uniquement référence aux os coxaux gauche et droit. Cette ceinture s’articule avec le tronc et sert de point d’attache aux membres inférieurs. Lorsqu’une personne se tient debout, le bassin présente une légère inclinaison vers l’avant. L’os coxal L’os coxal porte souvent les noms os de la hanche ou os iliaque. Chaque os coxal se compose de trois os distincts, à savoir l’ilium (ilion), l’ischium (ischion) et le pubis. Les structures anatomiques de l’os coxal portent les qualificatifs iliaque, ischiatique ou pubien en référence à ces trois os. L’ilium, l’ischium et le pubis se soudent autour de l’âge de 13 à 15 ans pour former l’os coxal. Chaque os coxal s’articule vers l’arrière avec le sacrum formant l’articulation sacro-iliaque. Le fémur s’articule avec une cavité profonde et arrondie sur la face latérale de l’os coxal appelée acétabulum. L’acétabulum comporte une surface arrondie et lisse appelée surface semi-lunaire, qui a la forme d’un croissant de lune et s’ articule avec la tête du fémur. L’acétabulum se compose d’une partie de l’ilium, de l’ischium et du pubis. Il représente donc une région où ces os se sont soudés.
  • 17. Le plus gros des trois os de la hanche est l’ilium (ilium = fanc), qui forme la partie supérieure de l’os coxal et une partie de la surface semi-lunaire. La partie large de l’ilium en forme d’éventail se nomme aile. L’aile se termine vers le bas par une crête appelée ligne arquée (arcus = arc) sur la face médiale de l’ilium. Du côté médial de l’aile se trouve une dépression appelée fosse iliaque. Sur la face latérale de l’ilium, les lignes glutéales (gloutos = fesse) antérieure, postérieure et inférieure servent de points d’attache aux muscles fessiers (glutéaux). Bassin ❯ A. Le bassin comprend les deux os coxaux, le sacrum et le coccyx. B. La radiographie montre une vue antérieure de l’articulation entre le bassin et le fémur.
  • 18. Os coxal ❯ Chaque os coxal est formé par la soudure de trois os : l’ilium, l’ischium et le pubis. Ces schémas montrent les caractéristiques de ces os en vues A. latérale et médiale.
  • 19. L’évolution de l’os coxal en fonction de l’âge Les os coxaux peuvent servir d’indicateur du sexe et de l’âge d’une personne, et peuvent également permettre d’effectuer une estimation de l’âge au décès. Ces estimations sont obtenues par tranches d’ âge (par opposition à un âge précis), car il peut y avoir certaines variations dans la façon dont s’opèrent les changements que subit l’os coxal en fonction de l’âge. De plus, l’obtention de résultats concordants, par l’étude en parallèle d’autres os, permet de renforcer la validité de l’estimation obtenue par l’étude de l’os coxal. La surface auriculaire de l’ilium évoluerait en fonction de l’âge (Falys, Schutkowski & Weston, 2006 ; Igarashi, Useu, Wakebe et al., 2005). Chez les jeunes personnes, elle présente généralement une texture ondulée à grains fins. Avec le vieillissement, ces ondulations s’aplanissent, et la surface devient de plus en plus grossière et granulaire. Chez les personnes très âgées, elle est encore plus rugueuse, plus irrégulière et peut présenter des signes d’arthrose. La surface symphysaire du pubis subit aussi des changements uniformes liés à l’âge. Chez le jeune adulte, la surface symphysaire présente des ondulations et un pourtour peu défini. Avec le vieillissement, cette ondulation s’aplanit et un bord osseux commence à se former sur son pourtour. Ce bord est généralement totalement formé vers l’âge de 35 à 50 ans. Une fois ce bord bien formé, la surface symphysaire se creuse et devient concave, et elle peut présenter des trous chez les personnes très âgées. Ce bord ou cette bordure peut commencer à se désagréger, et des signes d’arthrose apparaissent sur le pourtour de la surface symphysaire. Ces derniers stades surviennent généralement après l’âge de 50 ans. Les os des membres inférieurs Chaque membre inférieur comprend la cuisse, la jambe et le pied. La structure du pied lui permet de supporter le corps pendant la marche et la course. Le nombre d’os et leur disposition dans le membre inférieur sont similaires à ceux du membre supérieur. Chaque membre inférieur compte en tout 30 os : • 1 fémur, situé dans la région de la cuisse • 1 patella, située dans la région du genou • 1 tibia et 1 fibula, qui forment la région jambière • 7 os du tarse, qui forment les os de la cheville et du pied proximal • 5 métatarsiens, qui forment la partie arquée du pied • 14 phalanges, qui forment les orteils Le fémur et la patella Le fémur est l’os le plus long, le plus solide et le plus lourd du corps FIGURE 8.32. La tête du fémur, quasi sphérique, s’articule avec l’acétabulum de l’os coxal. La tête du fémur présente une cavité minuscule dépourvue de cartilage articulaire appelée fossette de la tête fémorale (fossette pour le ligament de la tête du fémur ou fovéa capitis). À cet endroit, un tout petit ligament unit la tête du fémur à l’acétabulum. Un col rétréci et allongé relie la tête du fémur au corps du fémur en formant un angle. Grâce à cette caractéristique angulaire, les genoux sont plus près de la ligne médiane. Le grand trochanter (trokhantêr = courir) fait saillie latéralement à la jonction entre le col et le corps du fémur. Un petit trochanter se situe sur la face postéro-médiale du fémur. Il s’agit d’une saillie rugueuse qui sert de point d’attache aux muscles puissants de la fesse et de la cuisse. Les grand et petit
  • 20. trochanters sont reliés à la face postérieure du fémur par une crête oblique et épaisse d’os appelée crête intertrochantérique. La tubérosité glutéale et la ligne pectinée se fondent en une crête médiane surélevée appelée ligne âpre, qui sert de point d’attache à de nombreux muscles de la cuisse. Sur la partie distale du fémur. À l’extrémité de la partie distale du fémur se trouvent deux surfaces articulaires ovales et lisses appelées condyles médial et latéral. Des saillies appelées épicondyle médial et épicondyle latéral, respectivement, surmontent chaque condyle. Une flexion du genou permet de palper ces épicondyles dans la cuisse, sur les côtés de l’articulation du genou. La patella (patella = petit plat), ou rotule, est un gros os sésamoïde plus ou moins triangulaire logé dans le tendon du muscle quadriceps fémoral. La patella permet au tendon de bien glisser et protège l’articulation du genou. La base supérieure de la patella est large, tandis que son apex inférieur est pointu. La face postérieure de la patella présente une surface articulaire qui s’articule avec la surface patellaire du fémur. Patella ❯ La patella est un os sésamoïde situé dans le tendon du muscle quadriceps Fémoral. Les vues A. antérieure et B. postérieure montrent la patella droite.
  • 21. Le tibia et La fibula Le tibia (tibia = flûte) est l’os situé du côté médial de la jambe et est le seul os de la région jambière qui supporte le poids du corps. Sa tête proximale est large et présente deux surfaces relativement planes, les condyles médial et latéral, qui s’articulent avec les condyles médial et latéral du Fémur, respectivement. Une crête proéminente appelée éminence intercondylaire sépare les condyles du tibia. Du côté postérolatéral de la partie proximale du tibia se trouve une Facette articulaire fibulaire, où vient s’articuler la tête de la fibula pour former l’articulation tibio-fibulaire proximale (ou supérieure). La fibula (fibula = agrafe), aussi appelée péroné, est l’os long et mince situé du côté latéral de la jambe. La fibula ne supporte pas le poids du corps, mais plusieurs muscles s’y attachent. La tête arrondie en forme de pommeau de la fibula est en position légèrement postéro-inférieure par rapport au condyle latéral du tibia. Au-dessous de la tête de la fibula se trouve le col, suivi du corps de l’os. L’extrémité distale de la fibula, appelée malléole latérale, s’étend latéralement vers l’articulation de la cheville, Fémur ❯ Le fémur est l’os de la cuisse. A. La vue antérieure permet de bien voir la surface patellaire et la ligne intertrochantérique. B. La vue postérieure permet de bien voir le petit trochanter et la surface poplitée.
  • 22. fournissant ainsi une stabilité latérale. La palpation du côté latéral de la cheville révèle la bosse qui constitue la malléole latérale de la fibula. Les os du tarse, les métatarsiens et les phalanges Les os qui forment la base de la cheville ainsi que le pied sont les os du tarse, les métatarsiens et les phalanges. À certains égards, les sept os du tarse (tarsos = pied) de la base de la cheville et du pied proximal sont similaires aux huit os du carpe du poignet, bien que leur forme et leur disposition diffèrent de celles des parties correspondantes du carpe. Le talus (astragale), le calcanéus (calcanéum) et le naviculaire forment la rangée proximale des os du tarse. Le talus est l’os de la partie supérieure du tarse et le deuxième os du tarse en importance quant à sa grosseur. Il s’articule avec le tibia. La rangée distale des os du tarse comprend quatre os, à savoir trois os cunéiformes et le cuboïde. Les os cunéiformes médial (cuneus = coin), intermédiaire et latéral sont des os en forme de coin placés en position antérieure par rapport au naviculaire avec lequel ils s’articulent. Le cuboïde (cubus = cube), Tibia et fbula ❯ Le tibia et la fibula sont les os de la région jambière. Les schémas et les photos de cette figure montrent A. une vue antérieure et B. une vue postérieure de la fibula et du tibia droit.
  • 23. situé latéralement, s’articule sur sa face médiale avec l’os cunéiforme latéral et sur sa face postérieure avec le calcanéus. Les métatarsiens du pied comptent cinq os longs dont la disposition et le nom sont similaires à ceux des métacarpiens de la main. Ils forment la plante arquée du pied et sont désignés par les chiffres I à V, du côté médial au côté latéral du pied. La partie proximale des métatarsiens s’articule soit avec les os cunéifformes, soit avec le cuboïde. La partie distale de chaque métatarsien s’articule avec une phalange proximale. Les os des orteils, tout comme ceux des doigts et du pouce, se nomment phalanges. Les orteils comptent en tout 14 phalanges. Le gros orteil se nomme également hallux (hallus = gros orteil) et ne compte que deux phalanges (proximale et distale), contrairement aux quatre autres orteils qui en comptent trois chacun (proximale, moyenne et distale). Os du tarse, métatarsiens et phalanges ❯ Les os du tarse forment la base de la cheville et le pied proximal, les métatarsiens forment la plante arquée du pied et les phalanges entrent dans la composition des orteils. Ces schémas montrent les vues A. supérieure et B. inférieure du pied droit.
  • 24. L’arthrologie L'Arthrologie [grec. arthron = articulation; logia=théorie] est l'étude des différentes unions et/ ou liaisons osseuses appelées articulations. Les articulations sont formées de pièces osseuses en contact et des fibreux interposés. Le squelette protège les organes vitaux et soutient les tissus mous. Ses cavités médullaires sont la source des nouvelles cellules sanguines. En interaction avec le système musculaire, le squelette aide le corps à se mouvoir. Les os sont trop rigides pour plier, mais ils se rencontrent à des jointures que les anatomistes appellent articulations. Une articulation est la jonction entre deux os, entre un os et un cartilage ou entre un os et une dent. Les os s’articulent au site de l’articulation. Les articulations sont classées selon leurs caractéristiques structurales et le type de mouvement qu’elles permettent. Les articulations sont catégorisées sur le plan structural en fonction du type de tissu conjonctif qui unit les surfaces articulaires des os et de la présence ou non d’un espace entre les os de l’articulation. • L’articulation fibreuse ne possède aucune cavité articulaire, et du tissu conjonctif dense régulier (fibreux) unit les os de l’articulation. Les articulations qui unissent les os du crâne sont des articulations fibreuses. • L’articulation cartilagineuse ne possède aucune cavité articulaire, et du cartilage unit les os de l’articulation. La ligne épiphysaire qui unit l’épiphyse à la diaphyse est un exemple d’articulation cartilagineuse. • L’articulation synoviale possède une cavité articulaire remplie de liquide qui sépare les surfaces articulaires de chaque os. Une capsule de tissu conjonctif entoure les surfaces articulaires, et divers ligaments unissent les os de l’articulation. Le genou est un exemple d’articulation synoviale. Sur le plan fonctionnel, les articulations sont classées selon leur mobilité : • les articulations immobiles (ou synarthroses ; sun = usion) ; • les articulations semi-mobiles (ou amphiarthroses ; amphi =autour) ; • les articulations mobiles (ou diarthroses ; di = deux). Les articulations fbreuses et cartilagineuses sont immobiles ou semi-mobiles, alors que les articulations synoviales sont mobiles. La mobilité d’une articulation va d’immobile, comme l’emboîtement de deux os crâniens à une suture, à une grande diversité de mouvements, comme dans le cas de l’épaule où l’humérus s’articule avec la scapula (omoplate). La structure de chaque articulation détermine sa mobilité et sa stabilité. Il existe une relation inverse entre la mobilité et la stabilité des articulations. Lorsque la mobilité d’une articulation augmente, sa stabilité diminue. À l’inverse, si une articulation est immobile, sa stabilité est maximale. La FIGURE ci-dessous illustre la corrélation négative entre la mobilité et la stabilité de différentes articulations. Elle permet de constater et de comparer les classifcations structurale et onctionnelle de certaines articulations courantes.
  • 26. Dynamique articulaire Les mouvements simples : • Les mouvements autour d’un axe transversal : flexion et extension • Les mouvements autour d’un axe vertical : rotation latérale et médiale • Les mouvements autour d’un axe sagittal : abduction et adduction Les mouvements complexes: La circumduction : association de plusieurs types de mouvements : Autres types de mouvements : • Pronation : (tourner la main vers le bas) • Supination : (tourner la main vers le haut) • Inversion : (tourner le pied vers l’intérieur) • Eversion : (tourner le pied vers l’extérieur) Flexion, extension, hyperextension et flexion latérale ❯ Dans un plan antéropostérieur, la flexion diminue l’angle articulaire, tandis que l’extension augmente l’angle articulaire. L’hyperextension est l’extension d’une articulation au-delà de 180°. La flexion latérale diminue l’angle articulaire, mais dans un plan frontal. Cette Figure montre des exemples d’articulations qui permettent certains de ces mouvements : A. articulation atlanto-occipitale ; B. articulation du coude ; C. articulation radiocarpienne ; D. articulation du genou ; E. articulations intervertébrales. Abduction et adduction ❯ L’abduction écarte latéralement du tronc une partie du corps, tandis que l’adduction la rapproche vers le tronc. En voici quelques exemples : A. articulation scapulohumérale ; B. articulation radiocarpienne ; C. articulation de la hanche ; D. articulations métacarpo-phalangiennes.
  • 27. Mouvements de rotation ❯ La rotation permet à un os de tourner autour de son axe longitudinal. Les articulations suivantes permettent ce mouvement : A. articulation atlanto-axoïdienne ; B. articulation scapulohumérale ; C. articulation de la hanche. D. La pronation et la supination se produisent aux articulations de l’avant-bras. Mouvements particuliers des articulations synoviales ❯ A. Abaissement et élévation à l’articulation scapulohumérale ; B. dorsiflexion et flexion plantaire à l’articulation tibio-tarsienne C. inversion et éversion aux articulations inter-tarsiennes D. protraction et rétraction à l’articulation temporo-mandibulaire E. opposition aux articulations carpo-métacarpiennes.
  • 28. La myologie • Définition de la myologie : Partie de l’anatomie qui étudie des muscles ; • Définition d’un muscle : Les muscles sont des organes charnus (formés de chair) dont le rôle est, par leur contraction, de mouvoir activement les segments osseux sur lesquels ils s’insèrent ou les viscères auxquels ils sont affectés. • Fonction des muscles : Ils exercent quatre fonctions importantes : • Ils produisent le mouvement, • Ils maintiennent la posture, • Ils stabilisent les articulations, • Ils dégagent de la chaleur. On distingue deux grandes catégories de muscles : les muscles striés et les muscles lisses. Les muscles stries ou volontaires : Ils sont ainsi nommés parce qu’ils sont sous le contrôle de la volonté. On les appelle aussi muscles striés parce que ses cellules semblent striées sous le microscope, et beaucoup d’anatomiste les nomment muscles du squelette parce qu’ils se fixent surtout sur le squelette. D’une façon générale, chaque muscle strié comporte : une partie moyenne (le corps charnu), et deux extrémités par lesquelles ils s’insèrent. Selon la forme du corps charnu, on distingue : • Les muscles longs : le corps charnu est fusiforme et se termine à chaque extrémité par un tendon. Quelque fois, le corps charnu donne naissance à une de ses extrémités à plusieurs tendons ; il est appelé, selon le nombre de ces tendons, muscle biceps, triceps, quadriceps ; • Les muscles plats : le corps charnu est étalé en éventail et le muscle ne présente pas de tendon à une ou à ses deux extrémités, les fibres musculaires s’insérant directement sur une grande surface ;
  • 29. • Les muscles courts : le corps charnu est très court, les tendons font défaut, les fibres charnus s’insèrent directement ; • Les muscles annulaires : le corps charnu est circulaire et entoure soit un orifice naturel (paupières, bouche), on l’appelle alors muscle orbiculaire, soit un viscère creux (utérus, anus), on l’appelle alors sphincter.
  • 30. Les muscles lisses ou involontaires : Ils se trouve partout où un mouvement se produit sans la volonté ; Leur commande est entièrement sous la dépendance du système nerveux végétatif qui règle tout le fonctionnement des viscères. Ce type de muscles borde principalement les organes creux qui doivent se contracter automatiquement tel que les viscères creux du tube digestif, les voies biliaires, les voies urinaires, les voies respiratoires, l’appareil génital et même dans les vaisseaux sanguins. Comme il n’y a pas de bandes dans les fibres comme il en existe dans les muscles striés, on les appelle aussi les muscles lisses ou non striés. La physiologie des muscles : Bien que l’unité de structure du muscle strié soit la fibre musculaire, l’unité fonctionnelle est l’unité motrice. Une unité motrice commence avec une cellule nerveuse ou neurone dont le corps est dans le système nerveux central. La cellule nerveuse a un long prolongement ou fibre nerveuse qui chemine avec des centaines d’autres dans un nerf moteur, pénètre dans le muscle, chaque rameau terminal d’une fibre nerveuse finit sur une fibre musculaire (voir schéma). Les propriétés essentielles du muscle sont : l’excitabilité, la contractilité, l’élasticité, la tonicité. • L’excitabilité : C’est la propriété que possède le muscle de répondre par sa réponse naturelle, la contraction, à toute excitation portée sur lui. Le muscle est soumis à l’action de son nerf moteur qui lui transmet les influx nerveux générateurs des contractions musculaires. Le muscle réagit également à d’autres excitations mécaniques (pincement), thermique, chimique et/ou électrique. • LA contractilité : C’est la faculté que possède le muscle de se raccourcir, donc de rapprocher ses extrémités, ce phénomène permet de mouvoir les éléments squelettiques où elles sont fixées. La contraction musculaire est caractérisée au niveau du muscle par : le raccourcissement, le durcissement, l’épaississement de celui-ci. • L’élasticité : C’est la propriété que possède le muscle de se laisser allonger par traction et de revenir à sa position première lorsque cesse cette traction. • LA tonicité : C’est la propriété que possède le muscle vivant, en dehors de tous mouvement actif, de demeurer dans un état de tension, de légère contraction permanente involontaire : c’est le tonus musculaire. Cette propriété dépend des connections nerveuses du muscle avec son nerf moteur et la moelle épinière, toute altération de la moelle, du nerf ou toute inaction prolongée du muscle diminuant ou supprimant la tonicité.